Mahmoud Khalil Al-Hussary fait réciter le coran entier aux enfants

Lors de l'annonce de la prière


Le prophète صلى الله عليه وسلم prenait le temps de ranger les fidèles lui-même, faisant reculer celui qui est trop en avant et avancer celui qui est trop en retrait en passant sa main sur les épaules et les poitrines d'un bout à l'autre du rang .
Sachant ce qui menace ceux qui négligent les rangs, les imams doivent se montrer patients et insister pour que les fidèles s'habituent à prier en rangs correctement alignés.
L'agencement des rangs est donc une obligation extérieure à la prière ; quand on y manque on est fautif mais cela n'annule pas la prière.
Tout comme l'adhane est obligatoire avant la prière mais une prière sans adhane reste valable, bien que cela soit répréhensible.


1 - L'enfant risque de hair la mosquée dans laquelle on lui a fait l'affront de le sortir des rangs, surtout s'il était préparé et était venu à la mosquée heureux de bien faire.
2 - L'enfant risque d'en vouloir à la personne adulte qui l'a humilié en le faisant sortir du rang.
3 - Le hadith cité précédemment qui demande aux adultes de se mettre derrière le Prophète صلى الله عليه وسلم est une incitation pour les adultes et non une interdiction pour les enfants.
Question :
Quels sont les métiers acceptables qu'une femme musulmane peut exercer sans être en contradiction avec les enseignements de sa religion ?
Réponse :
Les lieux de travail permis pour les femmes sont les secteurs qui sont spécifiques aux femmes.
Par exemple, elle peut travailler dans l'éducation des filles ou l'administration ou la bureaucratie.
Elle peut travailler chez elle comme tailleur pour femmes et ce qui ressemble à cela.
Quant à travailler dans les secteurs spécifiques aux hommes, cela n'est pas permis, car cela la mélangera avec les hommes et cela sera une grande discorde à laquelle il est obligatoire de prendre garde.
Et il est obligatoire de savoir ce qui a été authentifié du Prophète صلى الله عليه وسلم qui a dit :
« Je n'ai laissé derrière moi aucune tentation plus néfaste pour les hommes que les femmes.
Certes, la première épreuve qui a affligé les fils d'Israël était les femmes. »
Et certes, l'homme doit éviter à sa famille et à son épouse de tomber dans de telles tentations et circonstances en toutes situations.
Kitâb « Fatâwa al-Mar'â al-Mouslima » 2/406-407
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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-'Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
copié de baiyt-essalafyat.com
Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبدالمحسن بن حمد العبَّاد البدر
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-'Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Louange à Allah à qui nous demandons de nous aider, de nous pardonner.
Nous implorons Allah de bien vouloir nous défendre contre le mal que nous pouvons faire contre nous et les mauvaises actions que nous pourrions commettre.
Celui qu'Allah dirige dans la bonne voie, nul ne peut l’égarer, et celui qu’Il égare, nul ne peut le diriger.
Et je témoigne qu’il n’y a d’autres divinités qu’Allah, et que Mouhammad est Son serviteur messager et messager, et que la bénédiction et la paix soient sur lui.
Après cela, je dis que la bonne parole est la parole d’Allah, et le meilleur chemin est le chemin de Mouhammad .
Toute nouveauté est une innovation. Et toute innovation est un égarement. Et tout égarement mène en enfer.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم reçut un jour une délégation de la tribu de Bani Salama, il leur demanda :
«Qui est votre chef?».
Ils lui répondirent «Djedou bnou Qaïs et nous le trouvons fort avare».
Alors le Prophète صلى الله عليه وسلم leur rétorqua : «Il n'y a point de remède à l’avarice. Dorénavant, votre chef est Amer ben el Djamouh».
من سيدكم يا بني سلمة ؟
قالوا: الجد بن قيس؛ على أنا نبخله
, فقال النبي صلى الله عليه وعلى آله وسلم: أي داء أدوأ من البخل ؟ سيدكم عمرو بن الجموح
Voici deux conclusions dont la plus importante de ce hadith, sert de jurisprudence et permet la critique.
الغيبة - El ghaïba, c’est de dire de ton frère ce qu’il n’aimerait pas entendre.

La critique n’est permise que dans ces six cas :
-Subir une injustice.
-Se renseigner sur une personne.
-Avertir.
-Vis à vis d’une personne dévoilant son dévergondage.
-Demander une fatwa.
-Demander de l’aide pour mettre fin à un mal.
Les savants disent que la critique n’est pas de la médisance dans ces six cas :
1er cas : Subir une injustice - متظلم
Celui qui a subi une injustice a le droit de la dénoncer et user de tous les moyens en son pouvoir pour défendre son droit.
C’est pour cela que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit que le retard de paiement de salaire par un employeur, est une injustice.
Celle-ci autorise l’employé à entacher la réputation de cet employeur et à le punir, sans mentir ni exagérer.
Par contre la punition est appliquée par un juge musulman.
Ce juge a le droit de convoquer le transgresseur et de le punir pour ne pas avoir payé son employé.
Soit il le mettra en prison, soit il le flagellera selon la correction permise par la Chari’a vis-à-vis d’une telle infraction sans récidive.
Le Hadith est clair.
Il autorise à comprendre qu’il est permis de s’attaquer à son intégrité.
L’opprimé peut se plaindre publiquement.
Ce droit n’est pas seulement autorisé par le hadith mais aussi par le verset du Coran qui dit :
لَّا يُحِبُّ ٱللَّهُ ٱلۡجَهۡرَ بِٱلسُّوٓءِ مِنَ ٱلۡقَوۡلِ إِلَّا مَن ظُلِمَۚ وَكَانَ ٱللَّهُ سَمِيعًا عَلِيمًا
(Traduction rapprochée)
«Allah n’aime pas qu’on profère de mauvaises paroles sauf quand on a été injustement provoqué. Et Allah est Audient et Omniscient.» (Sourate An-Nissa verset 148)
2ème cas : Le droit de se renseigner - معرّف
Il y a de nombreux exemples dans les Hadiths tel que le premier cité.
Quand le Prophète صلى الله عليه وسلم se renseigna auprès des Banou Salami ou lorsqu’une femme venue le voir lui dit : «Untel et untel ont demandé ma main, Abou Jahr et Mou'awiya».
La manière dont elle a posé la question, le Prophète صلى الله عليه وسلم a compris qu’elle voulait demander conseil sur le choix de son futur époux.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم lui a décrit les deux prétendants pour qu’elle puisse choisir.
Car les femmes ont des buts et des points de vue très différents.
Il dit صلى الله عليه وسلم : «Abou Jahr est un homme dont le bâton ne quitte pas l’épaule et Mou'awiya est pauvre».
Nous pouvons déduire de cet exemple, que le Prophète صلى الله عليه وسلم a rappelé les défauts des deux prétendants pour bien informer cette femme.
Les exégètes ont interprété «le bâton ne quitte pas l’épaule» par : il est prompt à battre ses femmes à la moindre erreur.
Il est évident que ces deux hommes n’auraient pas aimé qu’on dise pour l’un qu’il bat ses femmes et pour l’autre qu’il est pauvre.
Dans l’intérêt général, si le musulman demande conseil, c'est son droit d’être conseillé.
Par exemple, un musulman peut se renseigner sur un éventuel associé.
Si celui-ci est un escroc, il ne faut pas le couvrir en pensant que vous faites de la délation.
Car la religion est conseil comme le dit le Prophète صلى الله عليه وسلم.
3ème cas : Le fait d'avertir - محذّر
Je connais, par exemple, une personne qui fréquente un dévoyé, je lui dirai : "Pourquoi fréquentes-tu cette personne ?"
Là ce n’est pas de la médisance, c’est avertir un musulman, de bon comportement, de ne pas fréquenter un tel individu.
Le but est de prévenir le jeune (Salih) de l’autre (façid), tels des fruits sains mélangés à des fruits véreux.
C’est pourquoi le Prophète صلى الله عليه وسلم a conseillé à une personne de bien de ne pas fréquenter une personne dévoyée:
"La fréquentation d’une personne de bien est semblable à celle d’un vendeur de musc (parfum) : Soit tu humes le parfum, soit tu le reçois en cadeau soit tu l’achètes.
Le dévoyé est comme celui qui fréquente un forgeron : Ou celui-ci te brûle tes vêtements, ou tu respires chez lui de mauvaises odeurs."
Le premier exemple se rapporte à la bonne fréquentation et le second à la mauvaise.
Par ce hadith nous comprenons que nous devons avertir toute personne de bien vue en compagnie d’un dévoyé.
Et ne pas tourner le dos de crainte de critiquer ce dévoyé.
Ceci ne constitue pas une médisance blâmable mais un acte encore plus que permis : c'est obligatoire.
4ème cas : Le dévergondé - مجاهر فسقا
Par exemple une personne qui boit de l’alcool devant tout le monde sans craindre Allah et sans respecter ses serviteurs ('Ibad) : Il est permis de dévoiler son dévergondage.
Selon la règle générale il ne faut pas médire de son frère mais ce cas entre dans les six exceptions.
5ème cas : Demander une fatwa (avis juridique) - مستفت
Il y a beaucoup d’exemple.
Une personne vient chez un savant et lui dit : «Ma femme fait ceci et cela, quelle mesure dois-je prendre ?».
La femme petit faire de même.
Donc chacun d’eux petit décrire l’autre en son absence.
Cela est permis.
L’histoire de Hind conforte ceci.
Elle est allée demander conseil au Prophète صلى الله عليه وسلم en qualifiant son mari d’avare.
C’est à dire ne prenant pas sa famille en charge comme il se doit :
"Est-ce qu’il m’est permis de prendre de son argent pour ma satisfaction et celle de mes enfants ?".
Le Prophète صلى الله عليه وسلم lui a répondit : "Prends de son argent le nécessaire, raisonnablement pour toi et tes enfants".
Dans ce hadith nous allons prendre ce qui conforte notre argumentation.
Cette femme a qualifié son mari d’avare devant le Prophète صلى الله عليه وسلم qui n’a pas répliqué.
Pourquoi le Prophète صلى الله عليه وسلم n’a pas désapprouvé cette critique si ce n’est qu’elle est permise.
Cette femme lui a bien demandé s’il lui est permis de prendre de l’argent de son mari et le Prophète صلى الله عليه وسلم a répondu "oui" mais sous certaines conditions:
-La première c'est que ce que tu avances soit vrai,
-La seconde c'est que tu ne prennes de ses biens que le nécessaire raisonnablement.
C’est à dire que tu ne profites pas exagérément du droit que la religion t’a donné.
6ème cas : Demander de l’aide pour mettre fin à un mal - طلب الإعانة في إزالة المنكر
Exemple : Quelqu’un organise chez lui une beuverie.
Un frère va voir son voisin (‘zayed). (le musulman est fort avec l’aide de son frère).
Il lui demande son soutien pour arrêter le dévergondage de leur voisin commun : «Viens! on va essayer de le raisonner jusqu’à l’arrêt de son comportement». lui dira-t-il.
Dans ce dernier cas, l’intéressé n’exhibe pas au grand jour son dévergondage (fisq).
Ceci est le sixième cas.
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Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Question :
Il arrive que les mécréants nous saluent en premier sans que nous leur passions le salâm.
Mais est-ce que nous pouvons commencer, nous, à les saluer sans leur passer le salâm ?
Et devons-nous (dans la rue) les acculer dans la partie la plus étroite du chemin conformément au hadith, sachant que nous vivons en Angleterre, ou bien cela dépend-il des bienfaits et méfaits (de la situation) ?
Réponse :
Ce qui m'apparaît, c'est que le fait de les acculer à la partie la plus étroite du chemin s'applique dans un pays gouverné par les lois des musulmans, et cela ne s'applique pas sur vous, car ce sont eux qui vous dirigent.
Vous vivez sous leur responsabilité et vous devez montrer les bienfaits de l'islam : la véracité, le respect de la promesse, du dépôt, le bon voisinage.
Vous devez les appeler avec sagesse et bonne parole et discuter avec eux de la meilleure manière, et fait partie de cela le fait de les saluer par les salutations du matin, du soir, et d'autres salutations en dehors du salâm.
Sauf si vous arrivez dans un endroit où il y a des musulmans et des mécréants, alors, vous passez le salâm, et celui-ci sera pour les musulmans.
Et c'est Allâh qui accorde le succès.
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري
Question :
Réponse :
La louange est à Allâh et que la prière et le salut soient sur le messager d'Allâh, sa famille et ses compagnons, ceci dit : Allâh nous a ordonné de Lui obéir et d'obéir à Son messager dans Son livre (traduction rapprochée) :
« Suivez ce qu'on vous a révélé de la part de votre Seigneur et ne suivez personne en dehors de Lui, mais vous êtes peu à vous souvenir »
et il dit (traduction rapprochée) :
« Puis nous t'avons mis sur une législation, suis-la et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas, ils ne te seront d'aucune utilité devant Allâh et les injustes sont alliés les uns des autres, et Allâh est l'allié des pieux »
Allâh nous a averti contre le suivi des passions et Il a blâmé ceux qui suivent leurs désirs et nous a informé qu'ils étaient dans l'égarement lorsqu'Il dit (traduction rapprochée) :
« N'as-tu pas vu celui qui prend sa passion pour divinité, et qu'Allâh a égaré avec science et dont il a scellé l'ouïe et le cœur et a mis un voile sur la vue. Qui pourra le guider après Allâh ? Ne vous rappellerez-vous donc pas ? »
Et Allâh a même averti ses prophètes contre le fait de suivre les passions (traduction rapprochée) :
« Ô dâwûd Nous avons fait de toi un successeur sur terre, ne suis pas tes passions, car elles t'éloigneront de la voie d'Allâh. Et ceux qui s'égarent de la voie d'Allâh auront un châtiment douloureux pour avoir oublié le jour du jugement »
Et Il a blâmé tous ceux qui suivent leurs passions :
« Ils ne font que suivre leurs passions et ce que leur dictent leurs âmes »
Tout cela montre que le fait de suivre les désirs et ce qui va contenter l'âme est un suivi des passions.
Certains peuvent dire : le fait de suivre les madha'ib avec toutes leurs divergences peut être difficile pour l'étudiant moyen (débutant) car il ne connaît pas les avis prépondérants (râjih) et que cela peut demander de longue recherche, s'il en est capable.
Je dis : Allâh nous a ordonnés lors des divergences de ramener ces divergences à Allâh et Son prophète, lorsqu'Il dit (traduction rapprochée) :
« Et si vous divergez en quoi que ce soit, ramenez-le à Allâh et Son messager, cela est meilleur pour vous et de meilleure interprétation »
Ainsi, si une question te pose une difficulté, soit tu cherches (seul) la vérité jusqu'à ce que tu connaisses la vérité avec sa preuve et tu prends alors l'avis qui est conforme à la preuve.
Soit tu n'es pas capable de le faire, il t'est alors obligatoire de chercher avec les hommes de science qui utilisent les preuves et que tu les interroges sur la preuve qu'ils utilisent pour l'avis qu'ils ont choisi.
Tu t'accroches à cela, que cela soit en conformité avec tes passions ou non, sachant que dans la plupart des cas la vérité pèse sur les âmes et qu'elle diverge des passions.
Mais il t'est obligatoire, lorsque tu as connu la vérité avec sa preuve, de la mettre en pratique, que cela soit difficile à l'âme ou facile, sachant que supporter cette difficulté dans le suivi de la législation amène une grande récompense.
D'après ce qui a été rapporté par Muslim dans le chapitre de la purification (et d'autres parmi les compilateurs de hadith), d'après Abû Hurayra :
« Voulez-vous que je vous indique ce par quoi Allâh effacera vos péchés et vous élèvera en degré ? Les compagnons dirent : certainement, ô messager d'Allâh ! Il dit : Bien accomplir les ablutions même quand cela peut être désagréable, marcher souvent vers les mosquées, attendre la prière suivante, c'est cela qui vous préservera, c'est cela qui vous préservera, c'est cela qui vous préservera »
Et dans un autre hadith rapporté par At-Tirmidhi d'après ibn 'Abbas :
« Deux yeux ne seront pas touchés par le feu, un œil qui a pleuré par crainte d'Allâh et un œil qui est resté ouvert a surveillé dans le sentier d'Allâh »
« Le feu ne touchera pas...un œil qui s'est mis en colère pour les interdits d'Allâh et un œil qui a été crevé dans le sentier d'Allâh »,
et d'autres preuves encore.
Celui qui croit en Allâh et suit Sa législation doit obligatoirement suivre la vérité, que cela soit conforme ou non à ses passions, c'est cela qui amène l'entrée au paradis et la récompense :
« Dis : si vraiment vous aimez Allâh, alors suivez-moi, Allâh vous aimera et vous pardonnera vos péchés. », « Allâh a acheté des croyants leurs personnes et leurs biens en échange du paradis, ils combattent sur le sentier d'Allâh, ils tuent et se font tuer, c'est une promesse véridique dans la Thora, l'Evangile et le Qur'an. Ceux qui remplissent ce pacte, qu'ils reçoivent la bonne nouvelle pour leur commerce, et c'est cela l'immense récompense »
Sachant aussi que les salafs ont dit que celui qui suit les permissions (rukhas) devient pervers et d'autres ont dit qu'il devient libertin (ndt :voire mécréant, car le terme zindîq peut désigner celui qui a peu de religion, mais aussi le mécréant, selon le contexte).
Prends garde, toi l'étudiant en science, de suivre les permissions et ainsi tomber dans le précipice qui mène à l'enfer et à la colère d'Allâh.
Et que la prière et le salut d'Allâh soient sur notre prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.
Fath Ar-Rab Al-Wadûd (p.105-107)
✅ Publié par salafs.com
Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي
Question :
-parole de la langue,
-reconnaissance du cœur,
-acte du cœur,
-acte des membres
L’eau de « Zamzam » est au sommet des eaux, car elle est la plus noble, la plus glorieuse, la plus estimée, la plus onéreuse et la plus précieuse, car elle a été creusée par l’Ange Djibrîl (’alayhi as-salam) et a désaltéré Ismâ-îl (’alayhi as-salam).
Dans les deux Sahîh [al-Bukhârî et Muslim] il est rapporté que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit à Abî Dhar lorsqu’il a séjourné quarante jours et quarante nuits entre la Ka’bah et ses limites, ne disposant d’autre nourriture que l’eau de Zamzam :
« Elle est une nourriture entière ».
Et Muslim ajouta : « Elle est une nourriture des maladies ».
Dans les « Sounans » de Ibn Mâdja sont mentionnées ces paroles de Djâbir Ibn ’Abdullâh (radhiallâhu ’anhu), rapportant du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) qu’il a dit :
« L’eau de Zamzam convient à tout chose ».
L’authenticité de ce hadîth a été affaiblie par un groupe [de savant] du fait de son rapporteur ’Abdullâh Ibn al-Mouamal.
[…]
D’après l’expérience de certains, j’ai essayé de me soigner avec l’eau de « Zamzam » et l’expérience fut convaincante pour beaucoup de maladies dont j’ai été guéri de manière miraculeuse par la grâce d’Allâh.
J’ai également vu des personnes se nourrir d’eau de « Zamzam », tout au long d’un demi-mois ou d’un mois entier sans éprouver la moindre faim, participant au Tawaf [autour de la Ka’bah] au même titre que le reste des gens, et [ces personnes] m’ont raconté qu’elles auraient pu demeurer ainsi quarante jours tout en préservant la force d’avoir des rapports sexuels avec leurs femmes, de jeûner et de faire le Tawaf [autour de la Ka’bah] à plusieurs reprises.
Zâd ul-Mi’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd de Ibn al-Qayyîm, 4/392-393
copié de manhajulhaqq.com
Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Allah nous dit (traduction relative) Sourate 4 / Verset 131
Un homme dit un jour au chef des croyants omar ibn al khattab (raDi allah 3anho) :
"Crains Allah !
Omar lui répondit :
Il n' y aurait aucun bien en vous si vous ne nous rappeliez pas à la crainte d'Allah et il n'y aurait aucun bien en nous si n' acceptions pas ce rappel"
Et médite bien sur cette parole «concernant cette parole» :
Si vous ne nous rappeliez pas à la crainte d'Allah, si en effet il n'y avait aucun appel, aucun conseil, aucune exhortation aucune d'importance accordée à la crainte pieuse d'Allah alors le bien disparaîtrait des gens.
Tu vas t'interdire ,
T ' éloigner ,
Et éviter les choses qui entraîneront le châtiment d'Allah.
(qu'il soit glorifié et exalté.)
Et si une personne demande quelles sont les choses qui aident la personne à la taqwah, et à la réaliser en lui-même, répond lui qu'il il y a plusieurs choses qui aident à la réaliser ; parmi elles le fait de savoir qu'Allah est dur en punition car si tu sais qu'Allah est dur en châtiment, cette croyance ferme,cette science va susciter dans ton coeur le rejet de tout ce qui peut déclencher le Courroux d'Allah c'est-à-dire les choses qui provoquent Sa Colère.
Ainsi la parole d'Allah (traduction relative) Sourate 2 / Verset 196

Concernant la définition de la taqwah
La meilleure parole à son sujet fut celle prononcée par Talq ibn habib un tabi'i, ainsi que de nombreux savants qui s'accordèrent sur le fait que cette parole était celle qui définissait le mieux AT TAQWAH ( la crainte pieuse d'Allah ).
Talq ibn Habib était un tabi'i* il appartenait à la *génération de ceux qui n'ont pas connu le prophète sallahu alayhi wa salam mais qui ont étudiés avec les sahabah (les compagnons du Prophète sallah Alayhi wa salam).
Ainsi à l'époque des tabi'in , lorsqu'apparurent des troubles, des fitans, que le sang fut versé, certains se rendirent aupres de Talq , et lui dirent :
« la fitna est apparue comment nous en préserver ? »
Il leur répondit :
« Protégez vous-en par la taqwah, mettez la taqwah (crainte pieuse d'Allah) comme rempart entre la fitna et vous. »
Ils lui dirent :
« définit nous la taqwah ? » « qu'est ce que la taqwah ? »
Il répondit :
la taqwah c'est d'agir dans l'obéissance d'Allah selon une lumière venant d'Allah en espérant la récompense d'Allah, et c'est également abandonner la désobéissance d'Allah selon une lumière venant d'Allah par crainte du châtiment d'Allah voici la définition de la taqwah, c'est une définition globale considéré comme une des meilleures définitions de ce qu'est la taqwa.
(Et je vais vous la répéter 3 fois afin que vous vous en souveniez :" taqwah Allah c'est d'agir dans l’obéissance d'Allah selon une lumière venant d'Allah en espérant la récompense d'Allah, et c'est également abandonner la désobéissance d'Allah selon une lumière venant d'Allah par crainte du châtiment d'Allah" 3(fois) )
De nombreux savants ont complimentés cette définition et parmi eux Shaykh al islaam ibn Taymiyah , ibn al qayyim , adh dhahaby, ibn rajab qu’Allah leur fasse miséricorde, donc un grand nombre s'est entendu sur le fait que cette définition est une des meilleures des définitions concernant at-taqwah, et effectivement c'est véritablement une définition complète, globale et pertinente.
Ainsi la crainte pieuse d’Allah c'est de mettre en pratique les ordres (de la religion) et s’écarter des interdits, mais pour cela l'adorateur à besoin d'une chose qu'elle est elle ?
Réponse : !!! la lumière !!!!
Il a besoin d'une lumière ... par cette lumière tu sauras quelles sont les obligations et quels sont les interdits et cette lumiere c'est la lumière de la science.
Tiré du travail du DVD du site de Ahloul hadith
✅ Publié par as-salat.over-blog.com
Cheikh 'Abder Razzâq Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر
Question :
Est-ce qu’une femme qui a ses menstrues peut lire le coran ?
Réponse :
Il lui est autorisé de lire le Coran en cas de nécessité.
Par exemple, dans le cas où elle serait enseignante, elle le lirait pour l'enseigner, ou dans le cas où elle serait étudiante dans le but de l'apprendre.
Ou encore, dans le cas où elle enseignerait le Coran à ses enfants, petits ou grands, pour les corriger et le lire avant eux (dans le but de leur montrer).
En résumé, si la nécessité de lire le Coran pour la femme qui a ses menstrues s'impose, elle peut le lire et il n'y a pas de mal à cela.
Tout comme si elle craint d'oublier le Coran, elle le lit de sorte à se le rappeler et il n'y aura pas de mal à celà même si elle a ses menstrues.
-Certains savants parmi les gens de science soutiennent qu'il est autorisé à la femme ayant ses menstrues de lire le Coran sans nécessité...
-D'autres disent qu'il est interdit (haram) pour elle de lire le Coran même en cas de nécessité.
-Et le troisième avis, et c'est ce qu'il faut dire est que si la femme a besoin de lire le Coran pour l'enseigner, pour l'apprendre ou de peur de l'oublier, il n'y a pas de mal à le lire.
Fatawi arkan al islam (Chapître : Fatawi as-salat, question 172, page 255)
Traduction : Abu Abdillah
copié de sounna.com
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي
Question :
Est-il permis à une personne de s'auto-proclamer juge des gens dans toutes les situations ?
Et, quand est-il religieusement toléré de dire : « Untel est mauvais, untel est comme ci, ... » ?
Réponse :
Il ne sied pas à une personne de s'auto-proclamer juge, alors qu'elle s'oublie elle-même...
Il est plutôt de son devoir de chercher ses propres défauts d'abord, avant de regarder ceux des autres.
Par contre, si le musulman décide de conseiller ses frères, en ordonnant le bien, et en interdisant le mal, ceci est une bonne chose.
Dans ce cas, on ne dit pas : « Il s'est autoproclamé juge des gens. »
Allah le Très-Haut dit (traduction rapprochée) :
« Les croyants ne sont que des frères. Établissez la concorde entre vos frères » (1)
Et, le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, dit :
« Les croyants sont comparables à une construction dont les éléments se fortifient l'un l'autre. » (2)
Allah le Très-Haut dit aussi (traduction rapprochée) :
« Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. » (3)
Le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a dit aussi :
« La religion, c'est le bon conseil. »
Les Compagnons demandèrent : « Envers qui, Ô Messager d'Allah ? » Il dit :
« Envers Allah, Son Livre, Son Messager, et envers les dirigeants des musulmans et la communauté en général. » (4)
Le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, dit encore :
« Aucun d'entre vous n'atteindra la foi parfaite jusqu'à ce qu'il aime pour son frère ce qu'il aime pour lui-même. » (5)
Il est donc nécessaire de s'améliorer soi-même dans un premier temps, puis d'essayer d'améliorer la condition des autres, par amour du bien pour eux et pour les conseiller.
Il ne faut pas que ce soit fait dans le but de rabaisser les autres ou pour dévoiler leurs défauts, car ça, l'islam l'interdit.
Il faut donc que ce soit fait par amour du bien pour autrui.
Quant au fait de dire : « Untel est mauvais et untel est comme ça ... », ce n'est pas toléré religieusement pour le musulman de dire cela de son frère musulman, sauf dans le cas où il est connu pour sa déviation et ses mauvaises intentions.
Celui qui sait cela à son sujet doit dire ce qu'il sait de sa perversion et sa déviation, à condition qu'il y ait un intérêt religieux, comme le fait de mettre les gens en garde contre cette personne afin de repousser le danger qu'il représente.
Par contre, s'il dit cela dans le seul but de porter atteinte à son honneur ou de le critiquer, alors ce n'est pas permis, car cela correspondrait à une attaque personnelle dans laquelle il n'y a aucun bienfait.
De plus, il n'y a aucun doute que le fait de juger les gens nécessite retenue et vérification.
Il ne faut donc pas se baser sur sa propre opinion car Allah le Très-Haut dit (traduction rapprochée) :
« Ô vous qui avez cru ! Évitez de trop conjecturer [sur autrui] car la plus grande partie des conjectures est péché. Et, n'espionnez pas ; et ne médisez pas les uns des autres. » (6)
De même, il ne faut pas se baser sur l'information donnée par un pervers, car Allah le Très-Haut dit (traduction rapprochée) :
« Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, assurez-vous (de son authenticité) [de crainte] que par ignorance, vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait. » (7)
C'est pour cette raison qu'il faut s'éloigner des mauvais doutes et il ne convient donc pas de juger en ne se basant que sur ces doutes. Pareillement, il ne faut pas accepter d'informations de qui que ce soit sans contrôle, ni vérification.
On ne juge les gens qu'en se basant sur la science religieuse.
Ainsi, si l'on est doué de science religieuse, on juge en fonction de ce qui nous est apparu vrai.
Par contre, si l'on est ignorant des règles religieuses, il est interdit de juger les agissements des gens.
Il convient aussi de ne pas s'embourber dans les domaines à propos desquels on n'a aucune science (traduction rapprochée) :
« Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance. L'ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé. » (8)
Allah le Très-Haut dit aussi (traduction rapprochée) :
« Dis : 'Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l'agression sans droit, et d'associer à Allah ce dont Il n'a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas'. » (9)
En outre, celui qui n'a pas de science ne doit pas prononcer de jugements en se basant uniquement sur son opinion ou son avis, ou sur ce que lui dicte son ego (Nafs).
Il lui incombe plutôt de s'abstenir, car la situation présente un grand danger : quiconque accuse son frère d'une chose dont il est innocent, ou le décrit par une caractéristique qui ne correspond pas à la réalité, verra, en retour, ces choses s'appliquer à lui, comme cela a été rapporté dans le hadith :
« Si l'on maudit une personne qui ne mérite pas la malédiction, elle s'appliquera sur celui qui l'a prononcée. » (10)
De même, il n'est pas permis au musulman de dire à son frère : « Ô pervers ! Ô mécréant ! » ou « Ô mauvais ! »... et tout ce qui correspond à ce genre de mauvais qualificatifs.
Allah le Très-Haut dit (traduction rapprochée) :
« Et ne vous lancez pas mutuellement des sobriquets (injurieux). Quel vilain mot que 'perversion' lorsqu'on a déjà la foi. » (11)
Il est donc du devoir du musulman de se préserver de ce genre de situations.
Il faut qu'il soit doué de la science et de la clairvoyance qui lui permettront de juger sa propre âme avant tout, puis de juger les autres, dans un second temps.
Enfin, il est nécessaire qu'il soit posé, réfléchi, fasse preuve de retenue et qu'il ne se précipite pas dans les choses.
(1) Les Appartements, v. 10.
(2) Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre des injustices (2446) et Muslim chapitre du bon comportement (2585).
(3) La Table Servie, v. 2.
(4) Rapporté par Muslim, chapitre de la foi (55).
(5) Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre de la foi (13) et Muslim, chapitre de la foi (45).
(6) Les Appartements, v. 12.
(7) Les Appartements, v. 6.
(8) Le Voyage Nocturne, v. 36.
(9) Al A'râf, v. 33.
(10) Rapporté par Abû Dâwûd chapitre des bonnes manières (4908) ; At-Tirmidhî, chapitre du bon comportement (1978) d'après Ibn 'Abbâs ; Abû Dâwûd (4905) d'après Abû ad-Dardâ.
(11) Les Appartements, v. 11.
Kitâb ud-Da'wa, n°7, vol. 2, pages 168 et 170.
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Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
Question :
Réponse :
Si le prédicateur qui appelle vers une bonne action n'est pas capable de la faire lui-même, alors [il vaudrait mieux] que ce soit quelqu'un d'autre qui invite à la faire - ou qu'il invite les gens à faire une autre bonne action (qu'il est capable de faire).
Mais, supposons que celui qui appelle à prier de nuit, mais il n'arrive pas à prier la nuit, il ne faut pas dire : si tu n'arrives pas à prier la nuit, alors n'incite pas les autres à prier la nuit.
(Un autre exemple :) Un homme incite à faire l'aumône, mais il ne possède pas de quoi faire l'aumône, mais nous disons : incite-les.
Quant à celui qui invite les gens à une chose alors qu'il est capable de la faire et il ne la fait pas, il n'y a pas de doute que c'est de la stupidité et de l'égarement dans la religion.
Fatwa de cheikh Otheimine (2/173)
Kitâb ud-Da'wa (5)
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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين