La valeur, la grandeur et la force d’incidence du Coran sont telles que, si on l’avait fait descendre sur une montagne douée de raison, à l’instar des humains, tu l’aurais vue -en dépit de son extrême dureté et solidité- se soumettre et se fissurer par crainte d’Allah.
Comme Allah le Très Haut dit (traduction rapprochée) :
« Si Nous avions fait descendre ce Coran sur une montagne, tu l’aurais vu s’humilier et se fendre par crainte d’Allah » (al-Hashr, 21).
C’est-à-dire que la montagne aurait écouté les avertissements, et ses rochers se seraient fissurés tant elle aurait été ébranlée par la crainte d’Allah.
- La soumission (khushu’) : C’est le fait de courber la tête et de s’incliner.
C’est-à-dire, que tu la verrais poser son sommet sur le sol.
- La fissuration : C’est le fait de se fendre.
C’est-à-dire qu’elle tremblerait et se fendrait par crainte d’Allah le Très Haut.
(Al-Tahrir wa al-tanwir, 28/104)
Comment se fait-il que vos cœurs ne se soumettent, ni se fendent par crainte d’Allah, alors que vous avez compris l’injonction d’Allah et que vous avez réfléchi sur Son Livre ?
(Tafsir ibn kathir, 4/343-344)
L’intention, en produisant un signe, est de faire ressortir la grandeur du Noble Coran, d’inciter à la méditation de ses sublimes exhortations, car personne n’a d’excuse à ce sujet pour ne pas s’acquitter du droit d’Allah le Très-Haut en exaltant Son Livre et admonestant celui qui ne respecte pas ce Sublime Coran.
La Grandeur du Noble Coran - Page 35-36
Retranscription: Oumomeya
✅ Publié par la-ilaha-illallah.over-blog.com
Cheikh Mahmud ibn Ahmad ibn Salih Al-Dowsary - الشيخ محمود بن أحمد الدوسري
J'étudie avec quelques étudiants en science qui affirment : "Nous sommes sur le minhaj des savants de la da'wa (najdiya), mais nous ne prenons pas de plusieurs savants" et ils calomnient Cheikh Al-Islam Ibn Taymiya, l'Imam Adh-Dhahabî et ils mettent en garde sur l'œuvre : "Al-'Aquida At-Tahâwiyya", sur le fait de l'étudier et de l'expliquer.
Ils affirment aussi le tabdi' de l'imam At-Tahâwi.
Quel est donc votre opinion à leur sujet, est-ce que ce qu'ils affirment est vrai et correct de sorte que l'on puisse le prendre ?
Réponse :
Ils se disent de ahl as-sounna et ils insultent les savants ?
Où, où sont-ils de ahl as-sounna ?
Ce sont des menteurs, ils ne sont pas de ahl as-sounna !
Plutôt, ils se disent de ahl as-sounna sous la forme du mensonge et de la dissimulation.
S'il montre une attitude hostile envers Cheikh Al-Islam Ibn Taymiya, envers les commentateurs de la Tahâwiyya et envers les savants, alors ils ne sont pas de ahl as-sounna, mais ils se disent de ahl as-sounna sous la forme de la tromperie.
Alors méfiez-vous d'eux et éloignez-vous deux !
Na'am...
Retranscrit par une sœur de l'équipe du site 3ilmchar3i.net
✅ Publié par Les gens du athar
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan -الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
«Une part de la punition pour un péché est en raison du fait qu’il mène vers un autre péché, puis un autre, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il détruise complètement la personne si elle ne se repent pas.»
Madarij as-Salikine
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
Imam Muhammad Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية
Il y a différentes sortes de poupées parmi lesquelles certaines sont fabriquées en coton.
C’est en fait un sac qui représente les formes de la tête, des mains et des pieds.
Certaines de ces poupées ressemblent parfaitement à l’homme, et d’autres parlent, pleurent ou marchent même. Quel est donc le statut juridique de la fabrication ou l’achat de ce genre de jouets pour les petites filles, avec l’objectif d’apprendre et de se divertir ?
Réponse :
Il n’y a pas de doute que les poupées qui sont représentées juste avec quelques membres et la tête, mais sans être une représentation parfaite des caractéristiques humaines, sont permises, car elles sont du même genre que les poupées avec lesquelles jouaient Aicha, qu’Allâh l’agrée.
Quant à la poupée qui ressemble parfaitement à l’être humain au point où l’on se croirait face à une vraie personne, surtout si elle bouge ou parle, j’éprouve quelques réticences sur la permission de ces jouets, car ils ressemblent parfaitement à la création d’Allâh, or, il semblerait que les jouets de Aisha n’étaient pas de ce genre.
Je pense donc qu’il vaut mieux les éviter, même si je ne prononce pas d’interdiction formelle à leur propos, puisqu’il y a une certaine latitude donnée aux enfants, plus qu’aux adultes dans ce domaine.
En effet, l’enfant a une disposition naturelle à jouer et à s’amuser, et n’a pas à accomplir les actes d’adoration.
On ne peut donc pas dire qu’il perd son temps dans le divertissement et le jeu.
Toutefois, si une personne veut prendre plus de précautions à ce sujet, elle pourrait alors enlever la tête de la poupée ou bien la faire chauffer pour la ramollir, puis la presser pour effacer les traits. »
Tirés du livre des fatawas relatives à l'enfant musulman - fatwa/page 133/ (Madjmouou fatwa wa rassa'il ach-cheikh (3/156))
✅ Publié par fatawaislam.com
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine -الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Quel est le jugement sur le rapport sexuel avec la femme enceinte, cela est-il détestable ?
Réponse :
Il est permis à l'homme d'avoir des rapports sexuels avec son épouse si elle est enceinte, sauf si cela lui cause du tort, car il lui est interdit de faire ce qui lui cause du tort.
Si cela ne lui cause aucun mal mais que cela lui est pénible, il est meilleur de ne pas le faire, car cela fait partie du bon comportement entre les époux de ne pas faire ce qui lui est pénible, car Allah dit (traduction rapprochée):
« Vivez avec elles dans la bienfaisance ».
Fatawa muhima li nisa al-umma, p.160
copié de true.salaf.over-blog.com
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine -الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Votre Eminence [Sheikh], qu'Allah prolonge votre bienfaisance et vous récompense par le bien : La personne qui pose la question dit ceci :
« Est-il permis à l’étudiant en science religieuse de donner des cours aux gens de la masse afin de corriger leur Croyance et cela en s’appuyant sur la méthode de l'argumentation et en rapportant les paroles des savants reconnus et il ne parle qu’en citant les paroles des gens de science ? ».
Réponse :
Seulement qui garantira s’il parviendra à comprendre les paroles des gens de science ?
Seul un savant peut s’exprimer dans ces domaines-là.
Quant à l’étudiant en science religieuse qui se contente juste de diffuser des avis juridiques (Fatawas), ceci n’est pas suffisant parce qu’il est probable qu’il ne les comprenne pas ou qu’il les emploie là où il ne le faut pas.
Il est donc nécessaire de revenir aux gens de science pour cela, na’am !
Question :
Dans sa seconde question, la personne dit ceci :
« Et est-ce qu’on peut se contenter de lire des livres uniquement, sans pour autant se rapprocher des savants et les mashayeikh ? »
Réponse :
Non, ceci n’est pas le chemin à emprunter pour demander la science, [il faut] lire les livres tout en les relisant auprès des mashayeikh.
Quant à lire uniquement des livres, ceci est plutôt un gâchis et non une quête de la science car [la personne] n’a pas connaissance de ce que peut renfermer ces livres et il est même probable qu’elle interprète leur contenu de manière erronée au point de la conduire à de grandes erreurs et à s’imaginer qu’elle est sur la vérité.
Il est [par conséquent] indispensable de prendre la science auprès des savants connus pour la science [qu’ils ont] et non pas auprès des "pseudo-savants" ou des ignorants ou encore à travers les livres, na’am !
Question :
Que signifie le terme "At-Ta’aloum" ?
Et quel conseil donneriez-vous aux jeunes qui sont épris par les "pseudo-savants" ?
Réponse :
Le terme "At-Ta’aloum" signifie prétendre avoir de la science, cela signifie prétendre avoir de la science.
C’est-à-dire que la personne prétend avoir de la science alors qu’elle n’est pas savante, on n’a jamais attesté qu’elle a prit la science auprès des savants.
Par contre, elle a prit la science dans les livres et au travers de la lecture [dans les livres] uniquement ; et elle n’a pas de règles scientifiques sur lesquelles elle puisse s’appuyer mais elle se base sur la lecture des livres et avance selon sa propre compréhension et certes, ses erreurs augmenterons plus que ses réussites !
Voilà ce qu’est un "Mouta’alim", ce "pseudo-savant" est [avant tout] un danger pour lui-même et un danger pour les gens car il utilise insidieusement la religion d’Allah – Le Très Haut -.
Si un individu venait à dire soudainement : « je suis médecin, je suis docteur, je promulgue des soins…», alors qu’il n’a pas avec lui de diplômes médicaux, il n’en a pas, doit-on le laisser promulguer des soins ?
Doit-on le laisser opérer et ouvrir le ventre des gens et réaliser des opérations [chirurgicales] et procéder à une opération à l'intérieur du cœur ?
Celui-là, on ne peut pas le laisser [faire] car ceci représente un véritable danger !
Eh bien comment peut-on donc laisser ce "pseudo-savant" se jouer ainsi de la religion ?!
Se jouer de la religion est plus grave que de manipuler des corps, donc ceux-là doivent craindre Allah et ne doivent pas parler sur Allah sans science car Allah a établi la parole sur Lui sans science au dessus du Shirk (traduction rapprochée) :
« Dis: "Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l'agression sans droit et d'associer à Allah ce dont Il n'a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas" » [Sourate Sourate Al-'A'râf V.33].
Il est donc obligatoire pour ceux-là (ces pseudo-savants) de craindre Allah et il leur est indispensable d’apprendre avant tout, ils doivent apprendre avant de s’exprimer, na’am !
Source : www.alfawzan.af.org.sa | www.sahab.net
Question/réponse du 06 / 01 / 1433 de l’Hégire.
Traduction adaptée & rapprochée : AbuKhadidja Al Djazairy
يقول السائل: ما هُوَ التّعَالُم؟ ومَا نَصِيحتُكم للشّبَاب المَفْتُون بالمُتَعَالِمِيْن؟
الجواب: التعالم: ادعاء العلم، ادعاء العلم، أن الإنسان يدعي العلم وهو ليس بعالم لم يسبق له أن تلقى العلم عن العلماء، وإنما تلقى العلم عن الكتب، والمطالعة فقط، وليس عنده قواعد علمية يبني عليها وإنما يطالع في الكتب ويمشي على فهمه، وقد يكون ما يخطئ فيه أكثر مما يصيب هذا هو.
المتعالم: وهو خطر على نفسه وخطر على الناس لأنه يتلاعب بدين الله -عز وجل-، لو خرج واحد على الناس وقال: أنا طبيب أنا دكتور أنا أعالج وهو ما معه شهادات طبية ما معه شهادات طبية هل يُمَكّن من العلاج؟ هل يمكن من الجراحة وشق بطون الناس والعمليات وإجراء العملية في القلب؟ ما يمكن هذا لأن هذا خطر، فكيف يُمكّن هذا المتعالم يتلاعب بالدين! التلاعب بالدين أشد من التلاعب بالأبدان، فيجب على هؤلاء أن يتقوا الله وأن لا يقولوا على الله بغير علم فإن الله جعل القول عليه بغير علم فوق الشرك
Lorsqu'un individu a oublié de prier la Râtibah du Fajr et qu'il s'en ait rappelé qu'après un ou deux jours, que doit-il faire?
Doit-il la prier ou non? BârakaAllah fîkoum.
Réponse :
Je dis: si le serviteur a oublié une prière; qu'il la prie dès qu'il s'en rappelle. Il n'y a aucun rattrapage pour elle si ce n'est ceci. Et cela englobe aussi bien la prière obligatoire que surérogatoire.
Lorsqu'il se rappelle de cette prière oubliée que tu as mentionné; qui est la Râtibah du fajr et qu'il s'en est rappelé que deux jours après, qu'il la prie dès qu'il s'en rappelle.
Source: Fatâwah Fadhîlati As-Sheykh Rabee' Al-Madkhalî, Tome 2, page 304
copié de sounnah-publication.com
Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي
" Ahl As-Sounna oua Al Jama'a " désigne un seule faction et ils sont nommé ainsi par [Ahl As-Sounna], parce qu’ils sont fermement attachés à la Sounna et [Al Jama'a], car ils s'unissent [moudjtami'oûn] dans le fait de suivre celle-ci.
Donc, si une personne venait à dire : « qui sont " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a " ? »
alors la réponse est, ce sont ceux qui suivent le chemin sur lequel étaient les compagnons [As-Sahâba] et ceux qui sont venus après eux [At-Tabi’in], c’est dire les Pieux prédécesseurs [As-Salaf].
Nous dirons que celui qui innove après cela, n’est pas un des leurs.
De même, si une personne dit « pourquoi trouvons- nous donc dans certains livres que " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a " sont As-Salaf, les Acharites et les Maturidites ? »
alors la réponse est que ces gens-là " Ahl As-Sounna " sont à l’opposé de [Ar-Râfid] et c’est la raison pour laquelle on dit distinctement Sounna et sectes [Chiya’].
En ce qui concerne le fait de suivre les traditionalistes, que celui qui s’écarte de leur chemin, alors il n’en fait pas partie et appelez-les comme bon vous semble.
Car les Gens de la Sounna et du Consensus [Ahl As-Sounna oua Al Jama'a], sont en réalité ceux qui suivent les Pieux prédécesseurs [As-Salaf], d’entre les compagnons [As-Sahâba] et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, et les imams d’entre les musulmans qui sont venu après eux.
Dans les paroles de l’auteur du livre – qu’Allah lui fasse miséricorde (ndt : Il s’agit du livre « Al 'Aquida Al Wassitiya – de Sheikh Al Islam Ibn Taymiyya), se trouve la preuve que le groupe victorieux [Al-Firqatou An-Najiya] est en effet celui qui restera clair sur la vérité, jusqu’au jour où l'Heure arrivera.
On les désigne par les Gens de la Sounna et du Consensus [Ahl As-Sounna oua Al Jama'a], car il n’existe pas deux factions mais bien une seule et c’est ainsi par ces qualificatifs, qu’elle est définie.
"Ahl As-Sounna oua Al Jama'a" désigne [Ahl As-Sounna], parce qu’ils sont fermement rattachés à la Sounna et [Al Jama'a], car ils s'unissent [moudjtami'oûn] dans le fait de suivre celle-ci.
Donc, si vous me dites : « Comment est-il possible de dire " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a " ? », c'est-à-dire qu’ils constituent la Communauté [Al Jama'a], « comment pouvons nous alors additionner, une même chose qui est en fait elle-même ? »
A la base, l’expression [Al Jama'a] a pour signification le rattachement [Al Ijtima’], l’union [Al Ijtima’]…il s’agit d’un nom qui exprime une description définie. Ensuite, c’est à partir de cela qu’on a apposé cette parole à ceux qui se sont réunis, d’où l’appellation " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a " c'est-à-dire le rattachement à la Sounna ; c'est-à-dire l’union.
Donc, on a nommé ainsi [Ahl As-Sounna] les gens de la Sounna, parce qu’ils sont fermement rattachés à la Sounna et on a nommé [Ahl Al Jama'a] les gens du Consensus, parce qu’ils s'unissent [moudjtami'oûn] dans le fait de suivre celle-ci et c’est ainsi qu’ils se définissent par ces qualificatifs.
[Ahl As-Sounna] sont donc fermement rattachés à la Sounna de manière apparente ou cachée et [Al Jama'a], s'unissent [moudjtami'oûn] dans le fait de suivre celle-ci. {ndt : Le rattachement à la Sounna de manière apparente, est la mise en application de la Sounna par les bonnes œuvres de manière apparente (à l’exemple de la prière et de ses piliers etc.) et de manière cachée par les bonnes œuvres que renferme le cœur (à l’exemple de la crainte et l’espoir etc.)}
C’est la raison pour laquelle ce groupe [ou cette faction] ne s’est pas divisé (e) à la manière des gens de l’innovation. Si vous examinez les partisans de l'innovation [Ahl Al Bida’], vous trouverez qu'ils sont tous divisés (Al Jahmiya, Al Mou’tazila, Ar-Rawafid, et d’autres sectes de ce, genre…).
Quant à cette faction, elle est parfaitement unie, cohérente sur la vérité même si parfois, il arrive qu’entre eux, il y ait des désaccords. Certes, mais cela n’est pas préjudiciable, car ce désaccord n’est en rien pour l’un comme pour l’autre, une source d’égarement. Ce qui signifiait également que leurs poitrines demeuraient encore bien large sur le sujet auquel cas, cela voulait dire qu'ils différaient sur des choses qui touchaient au Dogme [Al 'Aquida] à l’exemple de genre de question : « est-ce le Prophète - prière et salut sur lui – a réellement vu son Seigneur de ses propres yeux ou ne l’a pas vu ? » ou « quant au supplice dans la tombe, est-ce le corps et l’âme qui le subiront ou l’âme seulement ? » et à l’exemple de sujets divers qui sont en fait matière à divergence et qui sont considérés comment étant des questions d'ordre secondaire en comparaison avec les Fondements [de la religion]… Et quand bien même ils divergeraient, alors cela ne sera en rien pour l’un comme pour l’autre, une source d’égarement à l’inverse des gens de l’innovation.
Donc, ils s'unissent [moudjtami'oûn] dans le fait de suivre la Sounna, ils sont donc " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a ". Nous comprenons des dires de l’auteur du livre – qu’Allah lui fasse miséricorde, que sont exclus de ce groupe ceux qui s’opposent à eux quant à la voie qu’ils suivent (Il s’agit du livre « Al 'Aquida Al Wassitiya – de Sheikh Al Islam Ibn Taymiyya).
Les Acharites et les Maturidites par exemple, ne sont pas considérés comme faisant partie de " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a " sur ce point, car ils s'opposent à ce sur quoi était le Prophète - prière et salut sur lui – et ses compagnons concernant le fait d'interpréter de façon métaphorique les Attributs d’Allah – gloire et pureté à Lui.
En conséquence, se trompe toute personne qui dit que " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a "forment trois catégories, c'est-à-dire Salafiyoun, Acharites et Maturidites.
Ceci est une erreur ! Et comment seraient-ils tous " Ahl As-Sounna " alors que chacun d’eux diverge?
« …Au delà de la vérité qu'y a-t-il donc sinon l'égarement ? » [Sourate Younus – v 32]
Et comment seraient-ils tous " Ahl As-Sounna " alors que chacun d’eux réplique à l’autre ?
Ceci n’est donc pas possible, sauf si nous pouvons additionner les deux contraires…alors seulement dans ce cas, oui. Sinon, dans le cas contraire et sans le moindre doute, l’un d’eux est celui qui suit réellement la Sounna, lequel est-il donc ? Les Acharites ? Les Maturidites ? Les Salafi ?
Examinons donc, celui qui est en conformité avec la Sounna alors, il est celui qui suit réellement la Sounna et celui qui est en opposition avec la Sounna alors, il n’est pas celui qui suit réellement la Sounna ! Est-ce que c’est clair ?
Nous disons donc, que les traditionalistes As-Salaf ce sont eux " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a ", et en aucun cas nous les positionnons au dessus des autres car sachez, que les paroles n’ont une valeur qu’à travers leur sous-entendu qu’elles comportent.
Voyons donc, comment pouvons nous désigner ceux qui s’opposent à la Sounna : " Ahl As-Sounna " ?
Ceci n’est pas possible ! Et comment serait-il possible de dire de ces trois factions différentes, qu’elles sont unies [moudjtami'oûn] ? Où se trouve donc l’union [Al Ijtima’] ?
Par conséquent, " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a " sont les traditionalistes As-Salaf.
Mais les Pieux prédécesseurs [As-Salaf] quant à leur Historique ou bien alors par rapport à leur croyance et leurs actes ?
Les Pieux prédécesseurs [As-Salaf] de part leur croyance et leurs actes, et ceux qui sont venu après eux [At-Tabi’in]...Et ceci est valable, jusqu’au Jour de la Résurrection, si cela est en conformité avec la voie du Prophète - prière et salut sur lui – et celle de ses compagnons ; alors il est considéré comme étant un Salafi car il suit [Salaf].
De ce fait, qui sont " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a " ?
[Le Sheikh dit qu’il va répondre à la question et demande à l’assistance de le corriger s’il se trompe] :
- « " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a ", sont les Salafiyoun, les Acharites et Maturidites » ?
[L’assemblée répond par] : - Ceci est faux !
Très bien alors : " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a ", sont donc les Salafi [As-Salafiyoun].
D’accord, ceci est correct, ce sont les Salafi [As-Salafiyoun].
Donc, " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a ", sont ceux qui suivent ce sur quoi était le Prophète - prière et salut sur lui – et ses compagnons uniquement et tous ceux qui s’opposent à eux, alors Il n’en font pas partie.
Sharh - Explication de "Sharh Al 'Aquida Al Wassitiya" par Sheikh Muhammad Ibn Salih Al 'Outhaymine (rahimahou Allah).
Traduit par AbuKhadidja Al Djazairy
✅ Publié par alghourabaa.com
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine -الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Le mot ikhtilaf vient de la racine arabe (kha - lam - fa), qui porte trois sens linguistiques de base, comme Ibn Faris l’a mentionné (qu’Allah lui fasse miséricorde) :
1 - la succession, quelque chose vient et en prend la place ce qui est venu avant
2 - derrière, après
3 - changement, variation
-Succession : Le premier sens, la succession, peut être trouvé dans la Parole d'Allah, le Béni et Glorifié (traduction rapprochée) :
« Et c’est Lui qui a assigné une alternance (khilfa) à la nuit et au jour pour quiconque veut y réfléchir ou montrer sa reconnaissance » [sourate Al-Furqan :62]
La nuit vient après le jour et prend sa place, de même que le jour vient plus tard et prend la place de la nuit.
Ce sens peut aussi être trouvée dans la Parole d'Allah, le Béni et Glorifié (traduction rapprochée) :
« C’est Lui qui a fait de vous les successeurs (kahla’if) sur terre » [sourate Al-An'am :165]
Cela signifie que les nouvelles nations de gens viennent et prennent la place des anciennes.
Ce sens est aussi trouvée dans la Parole d'Allah le Très-Haut (traduction rapprochée) :
« Et Moïse dit a Aaron son frère : “Remplace-moi (ukhluf-li) auprès de mon peuple » [sourate Al-A'raf :142]
-Derrière ou Après : Ce sens est trouvé dans la Parole d'Allah, le Béni et Glorifié (traduction rapprochée) :
« Il connaît ce qui est devant eux et ce qui est (khalfahum) derrière eux » [sourate Al-Baqara :255]
Il peut aussi faire référence à quelque chose qui vient après que d'autres en raison de ses vertus moindres.
Comme cela est trouvé dans la Parole d'Allah, le Très-Haut (traduction rapprochée) :
« Puis leur succédèrent (khalafa) des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions » [sourate Maryam :59]
-Changement ou Variation : Ce troisième sens est trouvé dans la parole du messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) :
« En vérité l’haleine (khuluf) de la bouche du jeûneur est meilleur à Allah que l'odeur de musc. » [1]
khuluf signifie ici le changement de l'odeur du souffle d'une personne qui jeûne en raison de sa faim et soif et que ceci est meilleur à Allah que l'odeur de musc.
En conclusion : Ibn Faris (rahimahullah) a dit : « Le premier sens mentionné (la succession) est ce qui est signifié quand les gens disent, ' les gens sont dans al-ikhtilaf sur telle et telle question. '
Cela signifie que les gens divergent et la source de cette divergence est que chaque personne a réfuté ou écarté l’argument de l'autre et s’est mis là où l’autre a essayé de se mettre. » [2]
Ce qui m’est apparent et Allah est plus savant, est que ces trois sens de base mentionnées par Ibn Faris viennent d'un thème principal - quelque chose vient et en prend la place de ce qui est venu avant, ou "la succession".
Comme si Ibn Faris avait voulu expliquer le mot en employant ces trois sens de base dans un effort pour faire apparaître clairement la signification du mot.
Sens de Ikhtilaf dans le Livre et la Sunna
Le mot ikhtilaf n'est pas trouvé dans Shari'a avec le sens linguistique précédemment exposé.
Il porte seulement la signification spécifique de "contradiction et opposition." [3]
La contemplation prudente des textes du Livre et de la Sunna sur la manière dont le mot ikhtilaf est employé amène aux conclusions suivantes :
- Al-Ikhtilaf après avoir eu connaissance des preuves claires d'Allah est une divergence blâmable et un comportement coupable.
Allah, le Béni et Glorifié, dit (traductions rapprochées) :
« Mais, ce sont ceux-là mêmes à qui il avait été apporté, qui se mirent à en disputer, après que les preuves leur furent venues, par esprit de rivalité » [sourate Al-Baqara :213]
« Ceux auxquels le Livre a été apporté ne se sont disputés, par agressivité entre eux, qu’après avoir reçu la science » [sourate Al-'Imran :19]
« Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment » [sourate Al-'Imran :105]
« Nous avons effectivement apporté aux Enfants d’Israël le Livre, la sagesse, la prophétie, et leur avons attribué de bonnes choses, et les préférâmes aux autres humains [leurs contemporains. Et Nous leur avons apporté des preuves évidentes de l’Ordre. Ils ne divergèrent qu’après que la science leur fut venue, par agressivité entre eux. Ton Seigneur décidera parmi eux, au Jour de la Résurrection, sur ce en quoi ils divergeaient. » [sourate Al-Jatiya :16-17]
- Il est possible qu'un ikhtilaf ait lieu entre des musulmans, mais Allah les guide vers la vérité tant qu'ils la cherchent de Lui, le Puissant et Magnifique.
Allah dit (traductions rapprochées) :
« Puis Allah, de par Sa Grâce, guida ceux qui crurent vers cette Vérité sur laquelle les autres disputaient » [sourate Al-Baqara :213]
« Et Nous n’avons fait descendre sur toi le Livre qu’afin que tu leur montres clairement le motif de leur dissension » [sourate Nahl :64]
« Sur toutes vos divergences, le jugement appartient à Allah » [sourate As-Shura :10]
« Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleur interprétation (et aboutissement). » [sourate An-Nisa :59]
-Les divergences dans la compréhension d'une situation donnée ne sont pas blâmables.
Il y a des accords corrects et incorrects.
Celui qui tient une compréhension correcte est récompensé comme celui qui est arrivé à une conclusion incorrecte, car tous les deux ont honnêtement essayé d'atteindre la vérité de la question.
Allah, Béni et Glorifié, dit (traduction rapprochée) :
« Et David, et Salomon, quand ils eurent à juger au sujet d’un champ cultivé où des moutons appartenant à une peuplade étaient allés paître, la nuit. Et Nous étions témoin de leur jugement. Nous la fîmes comprendre à Salomon. Et à chacun Nous donnâmes la faculté de juger et le savoir » [sourate Al-Anbiya :78-79]
-Al-Ikhtilaf qui porte le sens de contradictions ou de déclarations qui s'opposent directement ne fait pas partie de l'islam.
Allah, le Béni et Glorifié, dit (traduction rapprochée) :
« Ne méditent-ils donc pas sur le Coran ? S'il provenait d’un autre qu’Allah, ils y trouveraient certes maintes contradictions »[sourate An-Nisa :82]
-Al-Ikhtilaf, signifiant les différences parmi les diverses actions approuvées en islam, existe dans Shari'a. Quelqu'un qui choisit une variation que d'autres n'ont pas choisi ne doit pas être blâmé.
Il est établi que le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) avait l'habitude d'ouvrir ses prières avec un certain nombre de différentes invocations.
Le tashahud a été aussi exécuté avec un certain nombre de formulations différentes.
Diverses choses peuvent être dites dans ruku' et sujud et il y a des variations dans la manière d’accomplir la prière du Witr.
Il y a beaucoup d'autres exemples.
Accomplir n'importe quelle variation est parfaitement acceptable, car celui qui le fait accomplit une bonne action.
Cela peut être compris du hadith d'Ibn Mas'ud (radiallahu ‘anhu) des différences des récitations du Qur'an.
Il a dit qu'il a entendu un homme réciter un verset d’une façon qu'il n'avait pas entendue du messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam), donc il l'a emmené au messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) et lui a mentionné ceci.
Ibn 'Abbas a alors remarqué la désapprobation sur le visage du prophète lorsqu’il (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit :
« Vous deux faites bien, seulement ne divergez pas !
Ceux qui sont venus avant vous ont divergé et ainsi ils ont été détruits. » [4]
-Al-Ikhtilaf qui cause l'animosité, la haine, ou la division des musulmans ne fait pas partie de l'islam.
A ce propos, Allah, le Béni et Glorifié, dit (traduction rapprochée) :
« Ô les croyants ! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission. Et cramponnez-vous tous ensemble au “Habl” (câble) d’Allah et ne soyez pas divisés; et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c’est Lui qui réconcilia vos cœurs. Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d’un abîme de Feu, c’est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi, Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés. Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront . Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment. » [sourate Al-'Imran :102-105]
Certains des savants ont dit :
Nous connaissons toute question sur laquelle les musulmans ont différé sans se fâcher l'un avec l'autre ou se diviser comme faisant partie des affaires de l’islam.
Et toutes les questions qui ont causé l'animosité, la colère, le détournement et le boycottage des musulmans l'un de l'autre, comme ne faisant aucunement partie de l’islam.
Et en effet c'est ce à quoi le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a fait référence quand il a expliqué le verset (traduction rapprochée) :
« Ceux qui émiettent leur religion et se divisent en sectes, de ceux-là tu n’es responsable en rien » [sourate Al-An'am :159]
As-Shatibi a mentionné ceci [5] et a ensuite dit :
« Et il est évident que l'islam appelle à réparer les liens brisés, l'amour mutuel, le respect et à être aimable l'un envers l'autre. Donc tout avis qui mène à autre que cela ne fait pas partie de l'islam. »
[1] Hadith authentique sur l'autorité d'Abû Hurayra (radiallahu ‘anhu). Rapporté par Al-Bukhari dans le Livre du jeûne, dans le Chapitre de la Vertu du jeûne (1894) et en d'autres endroits. Muslim l'a rapporté dans le Livre du jeûne, dans le Chapitre Préserver la Langue (1151). Voir Jami'ul-Ussul (9/450).
[2]Mu'jam Maqayis Al-Lugha (2/213)
[3]Majmu' Al-Fatawa (13/19)
[4] Rapporté par Al-Bukhari (2410, 3476, 5062). Voir Jami'ul-Ussul (2/484). Ce hadith est aussi trouvé dans Sahih Al-Bukhari avec une différence légère : « …ils étaient destructifs, » au lieu de, « …ils ont été détruits. » Voir Fathul-Bari (9/102).
[18]Al-I'tisam (2/232-233)
Article tiré du site bakkah.net
Source : son livre Ikhtilaf wa ma ilayhi (p.7-12)
Traduit par Abul-'Abbas
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Cheikh Mouhammad Ibn 'Omar Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر سالم بازمول
D’après Abou Hourayra, d’après le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam et plus d’une personne, d’après Al Hassan et Ibn Sîrîn, d’après le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam qui dit :
« Il y avait un homme avant vous, qui n’avait fait aucun acte de bien, à part le monothéisme.
Lorsque la mort lui parvint, il dit à sa famille : « Lorsque je mourrai, brûle-moi jusqu’à ce que je devienne cendre, puis réduit là en poudre et jette là un jour de vent.»
Lorsqu’il mourut, ils firent ce qu’il eu demandé.
Mais une foi entre les mains d’Allâh, Allâh lui dit « Ô fils d’Âdam, qu’est ce qui t’a poussé à faire cela ? »
Il dit « La peur de Toi Ô Seigneur ! »
Alors Allâh lui pardonna bien qu’il n’avait pas fait un seul acte de bien autre que le monothéisme. »
Ceux qui ont rapporté ce hadith
● L'Imam Al-Boukhari n° 3481, 7506;
● L'Imam Muslim n° 2756;
● L'Imam Ahmed n° 7591, 7980;
● L'Imam Malik n° 568;
● L'Imam An-Nassai n° 2079, 2080.
Les leçons tirées de ce hadith
● La confirmation de la résurrection après la mort même si les parties (du corps) se dispersent et se consument (s'anéantissent)
● La grandeur de la puissance d'Allâh
● Le mérite de la peur d'Allâh le Très-Haut, qu'elle fait partie des stations de la Foi et des piliers de l'Islam ; et que c'est à travers elle que ce fauteur a tiré profit et le pardon lui a été accordée
● Il n'y a aucun méfait pour l'homme du fait de la prédominance de la peur même si c'est à l'approche de la mort bien que ce qu'il soit demandé à l'homme dans cette situation d'avoir une bonne opinion de Son Seigneur d'après ce que Muslim a rapporté dans son "sahîh" selon Jabir Ibn Abdillah An-Ansâri qu'Allâh soit satisfait d'eux qui a dit :
"J'ai entendu le messager d'Allâh salla llahou ‘alayhi wa sallamdire trois jours avant sa mort :
" Qu'aucun d'entre vous ne meurt, sans avoir une bonne opinion d'Allâh qu'Il soit glorifié et Exalté !"
● Ceci prouve la peur du serviteur à cause de ses péchés et non pas sa détestation de la rencontre d'Allâh le Très-Haut; car la personne qui a peur à cause de ses péchés demande à ce que son destin à La Dernière Demeure soit de manière satisfaisante qui le rapproche d'Allâh et par conséquent, il a détesté son état dans lequel il se trouvait, et il n'a absolument pas détesté la rencontre d'Allâh le Très-Haut, bien au contraire, il a aimé Sa rencontre, mais en étant dans un autre état que celui-là
● Les actes ne valent que par leurs intentions et leurs desseins, puisqu'Allâh n'a pas regardé cet acte, mais plutôt l'intention, Il lui dit : "Pourquoi as-tu agis ainsi?" mais comme la crainte a pris le dessus, cela a été la cause du pardon et si cela avait été une autre cause mauvaise, l'affaire aurait été autrement de ce qu'il apparait et Allâh est Le plus Savant
● Cela démontre la largesse de la miséricorde et du pardon d'Allâh le Très-Haut et que le fauteur ne doit pas désespérer de cela, Allâh le Très-Haut a dit (traduction rapprochée) :
"Dis : Ô Mes serviteurs, qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allâh. Car Allâh pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux." (Sourate Az-Zoumar, verset 53).
Il a été rapporté que ce verset est le verset qui donne le plus d'espoir dans le livre d'Allâh le Très-Haut.
Ô Seigneur Allâh !
Pardonne-nous nos péchés et absous-nous nos mauvaises actions et Fais-nous entrer au Paradis par Ta miséricorde, ô Toi qui est le plus Miséricordieux de tous !
Et c'est Allâh qui est le plus Savant de la vérité et c'est vers Lui que se fera le retour.
Cheikh Mohammed Al-Ithiopi a dit après avoir cité plusieurs avis ce qui suit
"Ce qui prédomine pour moi, c'est la parole qui dit que cet homme a parlé ainsi en étant dans un état de forte peur, alors Allâh le Très-Haut lui a pardonné sa faute à cause de cela comme Il a pardonné celui qui, à cause de sa grande joie a dit : "Ô Seigneur Allâh ! Tu es mon serviteur et je suis Ton Seigneur !"
Et Allâh le Très-Haut est le plus Connaisseur de la vérité et c'est vers Lui que se fera le retour.
Parmi les avis que le cheikh donne, il y a :
● Cet homme s'attachait à la législation de son époque et qui stipulait que le mécréant peut être pardonné contrairement à notre législation.
● Cet homme a employé un style propre à la langue arabe qui consiste à mêler le doute avec la certitude comme dans la parole d'Allâh (traduction rapprochée) :
"C'est nous ou bien vous qui sommes sur une bonne voie, ou dans un égarement manifeste." (Sourate Saba, verset 24)
son apparence est une apparence de doute, mais le sens voulu est la certitude.
● Il y a une différence entre nier un attribut d'Allâh par ignorance et le nier en étant renégat.
Char Sounnan Nassa'i, volume 20, page 160
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Cheikh Mohamed ibn 'Aly ibn Adam al-Ithyoûby - الشيخ محمد بن علي بن آدم الأثيوبي
Un homme et sa femme ont adopté une fille parmi les enfants que l’État prend en charge, en l’inscrivant dans le statut personnel comme étant leur fille.
Cette fille est actuellement adulte.
Un homme connaissant sa situation a demandé sa main.
Prière de clarifier ce qui suit en détail si possible, et qu’Allah vous bénisse.
Est-il permis d’épouser cette fille attribuée à ce couple par adoption ?
La fille et le couple doivent-ils renier cette adoption ?
Est-ce qu’il suffit de renier cette adoption dans leur fond et de l’annoncer aux gens, ou il faut tâcher de l’annuler auprès des autorités administratives ?
Qu'en est-il du cas où la fille accepte d’annuler cette adoption auprès des autorités et que le couple refuse, que ce soit sous prétexte qu’ils l’aiment et la considèrent comme étant leur fille, quoiqu’ils n’admettent pas le terme « adoption », et qu’ils étaient contraints à l’inscrire dans leur livret de famille à cause des lois appliquées dans ce sens, ou sous prétexte des obstacles judiciaires à rencontrer dans les tribunaux ?
Nous implorons Allah de vous récompenser abondamment ?
La réponse :
Louange à Allah, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allah عزّ وجلّ a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection. Ceci dit :
Il n’est pas valide qu’une personne attribue son lignage à une autre par adoption.
L’adoption était appliquée pendant l’ère préislamique et au début de l’Islam.
On considérait l’enfant adoptif comme étant un véritable fils, et on tenait compte des autres effets de l’adoption.
Néanmoins, l’Islam a abrogé l’adoption et a annulé tous ses effets.
﴾Allah n’a pas placé à l’homme deux cœurs dans sa poitrine. Il n’a point assimilé à vos mères vos épouses [à qui vous dites en les répudiant]: «Tu es [aussi illicite] pour moi que le dos de ma mère [1]». Il n’a point fait de vos enfants adoptifs vos propres enfants. Ce sont des propos [qui sortent] de votre bouche. Mais Allah dit la vérité et c’est Lui qui met [l’homme] dans la bonne direction.﴿ [Al-Ahzâb (Les Coalisés) : 4].
En effet, les paroles ne changent nullement les faits et les vérités : elles ne font pas de l’enfant adoptif un véritable enfant, de l’étranger un proche ou un natif.
Donc, on doit attribuer l’enfant adoptif à son véritable père si on le connaît.
S’il n’est pas possible de connaître son père, on le considère comme étant un frère en religion et un allié, car il y a certes dans la fraternité confessionnelle et l’allégeance ce qui remplace la parenté :
﴾Appelez-les du nom de leurs pères: c’est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés. Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos cœurs font délibérément. Allah, cependant, est Pardonneur et Miséricordieux [2].﴿ [Al-Ahzâb (Les Coalisés) : 5].
Cela dit, malgré que l’Islam interdit l’adoption et l’annule, il n’empêche pas tout de même les gens pouvant prendre en charge, éduquer et faire du bien aux orphelins, aux enfants trouvés ou dont les parents sont inconnus de le faire.
Plutôt, il recommande de les prendre en charge de manière à améliorer leur situation : en entretenant leur physique et en les instruisant religieusement et moralement jusqu’à ce qu’ils deviennent adultes et majeurs.
Et toute personne faisant cela sera récompensée.
Cependant, il n’est pas permis à une personne qui prend un enfant en charge de lui accorder son nom de famille, quelle que soit l’excuse avancée, et même s’il joint à l’excuse [le besoin de l’enfant] à la miséricorde, à la tendresse et à l’éducation ; ou pour satisfaire l’instinct paternel et maternel dans le cas où le père ou la mère serait stérile.
Donc, toutes ces raisons ou autre ne peuvent faire de l’enfant adoptif un vrai enfant.
De plus, l’adoption n’implique pas les jugements relatifs à la véritable filiation, et ce, à cause des mauvais effets qui en résultent, en l’occurrence le mensonge, la fausseté, le mélange et la confusion en lignages et l’altération de la division en héritage de manière à priver le méritant et à favoriser ce qui ne mérite pas.
Parmi aussi les effets néfastes qui en résultent le fait de rendre licite ce qui est illicite, par exemple se retrouver [dans ce cas] seule à seul(s) [avec le(s) garçon(s) du parent adoptif] et se dévoiler devant eux, et l’interdiction du licite tel que [l’interdiction] du mariage du fils biologique de la fille adoptive ou vice versa, ainsi que le dépassement des autres restrictions établies par la charia ou des choses qu’Allah سبحانه وتعالى interdit.
Par ailleurs, et dans le contexte de la considération de l’enfant étranger adoptif comme un enfant biologique et son attribution à une autre personne que son père ou ses maîtres, nous évoquons les paroles du Messager صلى الله عليه وسلم mettant en garde contre ce péché majeur, reniant le mensonge et la fausseté et interdisant la transgression des restrictions assignées par Allah.
Le Messager صلى الله عليه وسلم dit :
« Celui qui s’attribue un lignage autre que celui de son père, en le sachant, le paradis lui sera interdit. »[3]
Le Messager صلى الله عليه وسلم dit aussi :
« Quiconque s’attribuant un lignage autre que celui de son père mécroit. »[4]
Dans un autre hadith :
« Celui qui s’attribue un lignage autre que celui de son père ou se donne une appartenance autre que celle de ses maîtres, encourra la malédiction d’Allah de manière continue jusqu’au jour de la résurrection. »[5]
Et il dit :
« Celui qui s’attribue un lignage autre que celui de son père ou se donne une appartenance autre que celle de ses maîtres, encourra la malédiction d’Allah, de Ses anges et de tous les gens. Allah n’acceptera de sa part ni repentance ni rançon. »[6] [7]
Cela dit, on doit changer le nom que la fille porte par adoption. On doit lui attribuer son original et véritable nom.
Cela se fait en recourant aux registres officiels de garde et d’orphelinats.
Ainsi, si elle est une orpheline, ayant perdu son père, on l’attribue à son père.
Si elle est issue d’une fornication, on l’attribuera à sa mère, qui l’aura accouché.
En outre, le parent adoptif doit s’efforcer de corriger son erreur autant que possible.
S’il n’est pas possible de ce faire, à cause des empêchements judiciaires ou des raisons administratives, il doit choisir un nom qui lui convient, tel que : Amatoullah (la servante d’Allah) ou Amatourrahmâne (la servante du Miséricordieux) ou autre.
Quant à la fille, elle doit renier son appartenance au parent adoptif, tout en reconnaissant le bien et les faveurs qu’il lui avait faits.
De son coté également, le parent adoptif doit renier l’attribution de cette fille à lui, et doit se repentir de son acte s’il savait le jugement porté sur l’adoption et commettait quand même cet interdit.
En effet, Allah accepte la repentance de ses serviteurs.
﴾Dis: «Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux.﴿ [Az-Zoumar (Les Groupes) : 53].
Du reste, il est permis de l’épouser.
Le gouvernant sera son tuteur, ou quelqu’un qui serait à sa place (le juge).
S’il n’est pas possible, on recourt à un imam officiel ; sinon le parent adoptif peut la marier (au prétendant), tout en observant les autres conditions de l’acte de mariage.
Le savoir parfait appartient à Allah عزّ وجلّ, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes, soit loué et que paix et salut soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.
[1] «Le dos de ma mère»: l’une des formules de divorce chez le Bédouin arabe.
[2] Appelez-les : les enfants adoptifs. Ce verset fut révélé à propos de Zayd Ibn Hâritha qui vivait sous le toit du Prophète comme son propre enfant et qu’on appelait Zayd Ibn Mouhammad. Ce verset et ce qui le précède rendent inopérante l’adoption et le Prophète fut le premier à l’appliquer à l’égard de Zayd.
[3] Rapporté par Al-Boukhâri dans As-Sahîh, chapitre des « Conquêtes », concernant la bataille d’At-Tâ'if (hadith 3982), par Mouslim dans As-Sahîh, chapitre de « La foi », concernant celui qui renie sont père alors qu’il se rend compte de son reniement (hadith 220) et par Abou Dâwoûd, par l’intermédiaire de Sa`d Ibn Abi Waqqâs et Abou Bakra رضي الله عنهما.
[4] Rapporté par Al-Boukhâri dans As-Sahîh, chapitre des « Vertus », concernant l’attribution des gens du Yémen au lignage d’Ismâ`îl (hadith 3317) et par Mouslim dans As-Sahîh, chapitre de « La foi », concernant le statut de la foi de celui qui dit à son confrère : Ô mécréant ! (hadith 217), par l’intermédiaire d’Abou Dhar رضي الله عنه.
[5] Rapporté par Abou Dâwoûd dans As-Sounane, chapitre de « La bienséance », concernant celui qui se donne une appartenance autre que celle de ses maîtres (hadith 5115) par l’intermédiaire d’Anas رضي الله عنه. Ce hadith est jugé authentique par Al-Albâni dans Sahîh Al-Djâmi` (hadith 5987).
[6] Rapporté par Mouslim dans As-Sahîh, chapitre du « Hadj », concernant le mérite de Médine et le fait que le Messager a invoqué Allah pour la bénir (hadith 3327), par At-Tirmidhi dans As-Sounane, chapitre de « L’allégeance et de la donation », concernant ce qui a été rapporté à propos de celui se donne une appartenance autre que celle de ses maîtres (hadith 2127) et par Ahmad (hadith 616), par l’intermédiaire de `Ali Ibn Abi Tâlib رضي الله عنه.
[7] Voir An-Nihâya d’Ibn Al-Athîr (3/24).
Alger, le 28 Djoumâda Al-Oûla 1429 H, Correspondant au 3 juin 2008 G
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في حكم التبني وآثاره
السـؤال:تبنَّى زوجان بنتًا من الأولاد الذين تقوم الدولة على رعايتهم، وذلك بتسجيلها في الأحوال الشخصية منسوبةً لهما، وقد كَبِرت هذه البنتُ، وتقدَّم لخطبتها رجلٌ يعلم حالَها، فنرجو توضيح ما يأتي مفصَّلاً، إن أمكن وبارك الله فيكم
هل يجوز الزواج بهذه البنت منسوبة لهذين الزوجين بالتبني؟ وهل يجب أن يتبرأ من هذا التبني البنتُ والزوجان؟ وهل يكفي في التوبة من هذا التبني تبرؤ البنت والزوجين منه قلبًا وأمامَ كلِّ الناس، أم يجب السعي لدى المصالح الحكومية لإلغائه؟ وكذا في حالة موافقة البنت على إلغاء هذا التبني لدى المصالح الحكومية وَرَفَضَ الزوجان ذلك سواء بحجة أنهما يُحبَّان هذه البنت، ويعتبرانها بنتًا لهما وأنهما يرفضان مصطلح التبني، و إنما لجئَا لتسجيلها في الدفتر العائلي لما تفرضه القوانين على أخذ الأولاد، أو بحُجَّة العراقيل الإدارية لدى المحاكم؟ واللهَ نسأل أن يجزيَكم خيرَ الجزاء
الجـواب:الحمدُ لله ربِّ العالمين، والصلاةُ والسلامُ على مَنْ أرسله اللهُ رحمةً للعالمين، وعلى آله وصَحْبِهِ وإخوانِه إلى يوم الدِّين، أمّا بعد
فلا يصحُّ لأحدٍ أن يُثبت نسبَه لأحدٍ بالتبنِّي؛ لأنَّ نظام التبنِّي كان معمولاً به في الجاهلية وفي أول ظهور الإسلام، ويرتِّبون عليه تحقُّق البُنُوَّة النسبية وغيرها من الآثار، والإسلام نسخ نظام التبني وأبطل جميع آثاره في قوله تعالى: ﴿مَا جَعَلَ اللهُ لِرَجُلٍ مِّن قَلْبَيْنِ فِي جَوْفِهِ وَمَا جَعَلَ أَزْوَاجَكُمُ اللاَّئِي تُظَاهِرُونَ مِنْهُنَّ أُمَّهَاتِكُمْ وَمَا جَعَلَ أَدْعِيَاءَكُمْ أَبْنَاءكُمْ ذَلِكُمْ قَوْلُكُم بِأَفْوَاهِكُمْ وَاللهُ يَقُولُ الْحَقَّ وَهُوَ يَهْدِي السَّبِيلَ﴾ [الأحزاب: 4]، فالكلام باللسان لا يُبدِّل الوقائعَ ولا يغيِّر الحقائقَ ولا تجعل الدَّعِيَّ ولدًا ولا الغريبَ قريبًا ولا الأجنبي أصيلاً، فالواجب نسبته إلى أبيه الحقيقي إن عُلم، فإن تعذَّر معرفة ذلك فهو من الإخوان في الدِّين والموالي، ففي الأُخوة في الدِّين والموالاة عِوض عمَّا فاته من النسب، لقوله تعالى: ﴿ادْعُوهُمْ لِآبَائِهِمْ هُوَ أَقْسَطُ عِندَ اللهِ فَإِن لَّمْ تَعْلَمُوا آبَاءَهُمْ فَإِخْوَانُكُمْ فِي الدِّينِ وَمَوَالِيكُمْ وَلَيْسَ عَلَيْكُمْ جُنَاحٌ فِيمَا أَخْطَأْتُم بِهِ وَلَكِن مَّا تَعَمَّدَتْ قُلُوبُكُمْ وَكَانَ اللهُ غَفُورًا رَّحِيمًا﴾ [الأحزاب: 5
هذا، وإذا كان الإسلام حَرَّم التبني وأبطله فإنّه لم يمنع أهلَ الاستطاعة مِنَ القيام على شئون اليتامى واللُّقَطاء أو الأطفال المجهولي النسب وتربيتهم والإحسان إليهم، بل ندب إلى التكفل بهم على وجه يصلح حالهم برعايتهم جسميًّا وتربيتهم دينيًّا وخُلُقيًّا حتى يكبروا ويرشدوا، وهو مأجورٌ على إحسانه إليه وتربيته له، لكن لا يجوز شرعًا أن يُعطي له الكفيل لقبَ عائلته مهما كان عُذر الكفيل أو أضاف إلى عذره حُجَّة الرحمة به والشفقة عليه والعطف على تربيته، أو لإشباع غريزة الأُبوة والأمومة إذا كان الكفيل عقيمًا أو زوجته عاقرًا، فهذه الأسباب أو غيرُها لا تجعل الدعي ولدًا، ولا يترتَّب على التبنِّي أحكام البنوة الحقيقية لما يخلفه من آثار سيئة كالكذب والزور، واختلاط الأنساب والتلبيس فيها، وتغيير قسمة المواريث على وجه يحرم المستحق ويعطي غير المستحق، وتحليل الحرام في الخلوة والتكشف ونحوهما من الأعراض، وتحريم الحلال كنكاح الابن من الصلب بالبنت من التبني أو بالعكس، ونحو ذلك من أسباب التعدِّي على حدود الشريعة وانتهاك لحرمات الله سبحانه وتعالى
وفي هذا المضمون من إحلال الغريب الأجنبي الدَّعِيِّ محلَّ الولد القريب الأصيل ونسبته إلى غير أبيه ومواليه تأتي أقوال النبي صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم محذِّرةً من هذه الكبيرة، ومنكرةً للكذب والزور، ومحرِّمةً لتجاوز حدود الله فيها، في قوله صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم: «مَنِ ادَّعَى إِلَى غَيْرِ أَبِيهِ -وَهُوَ يَعْلَمُ- فَالجنَّةُ عَلَيْهِ حَرَامٌ»(١)، وفي قوله صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم: «لَيْسَ مِنْ رَجُلٍ ادَّعَى لِغَيْرِ أَبِيهِ وَهُوَ يَعْلَمُهُ إِلاَّ كَفَرَ»(٢)، وفي حديث آخر: «مَنِ ادَّعَى إِلَى غَيْرِ أَبِيهِ أَوِ انْتَمَى إِلَى غَيْرِ مَوَالِيهِ فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللهِ المتَتَابِعَةُ إِلَى يَوْمِ القِيَامَةِ»(٣)، وفي قوله صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم -أيضًا-: «مَنِ ادَّعَى إِلَى غَيْرِ أَبِيهِ أَوْ انْتَمَى إِلَى غَيْرِ مَوَالِيهِ، فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللهِ وَالمَلاَئِكَةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ، لاَ يَقْبَلُ اللهُ مِنْهُ يَوْمَ القِيَامَةِ صَرْفًا وَلاَ عَدْلاً»(٤) أي: لا يقبل منه توبةً ولا فِدية(٥).
هذا، والواجب تعديل لقب البنت بالتبني وتغييره إلى أصلها ونسبها الحقيقي، وذلك بالرجوع إلى سجلات بيوت الحضانة والأيتام الحكومية، فإن كانت يتيمةً مات عنها أبوها فإنَّها تنسب إليه، وإن ولدت من سفاح فإنَّها تُنسب إلى أُمِّها الواضعة لها، وعلى المتبنِّي الكفيل أن يبذُل قُصَارى جهده ليصحِّح خطأه إن استطاع إلى ذلك سبيلاً، فإن تعذَّر لموانعَ قانونيةٍ أو لأسباب إدارية، فإنَّه يختار لها اسمًا يناسبها كأَمة الله، أو أمة الرحمن، ونحو ذلك، ووجب عليها أن تتبرَّأ من انتسابها للمتبني مع اعترافها بالجميل والمعروف الذي بذله من أجلها، وبالمقابل يتبرَّأ من نسبتها إليه، ويتوبَ من صنيعه إذا كان يعلم الحكم وتعدَّى حدود الله، واللهُ تعالى يقبل التوبةَ من عباده، قال سبحانه وتعالى: ﴿قُلْ يَا عِبَادِيَ الَّذِينَ أَسْرَفُوا عَلَى أَنفُسِهِمْ لاَ تَقْنَطُوا مِن رَّحْمَةِ اللهِ إِنَّ اللهَ يَغْفِرُ الذُّنُوبَ جَمِيعًا إِنَّهُ هُوَ الْغَفُورُ الرَّحِيمُ﴾ [الزمر: 53
ويجوز الزواج بها ويتولَّى أمرَها الحاكمُ أو من يقوم مقامه، فإن تعذَّر فإمامٌ راتبٌ وإلاَّ فللكفيل أن يتولَّى تزويجها مع مراعاة بقية شروط عقد الزواج
والعلمُ عند اللهِ تعالى، وآخرُ دعوانا أنِ الحمدُ للهِ ربِّ العالمين، وصَلَّى اللهُ على نبيِّنا محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانِه إلى يوم الدِّين، وسَلَّم تسليمًا
الجزائر في: 28 جمادى الأولى 1429ﻫ
الموافق ﻟ: 03 جوان 2008م
١- أخرجه البخاري في «صحيحه» كتاب المغازي، باب غزوة الطائف: (3982)، ومسلم في «صحيحه» كتاب الإيمان باب بيان حال إيمان من رغب عن أبيه وهو يعلم: (220)، من حديث سعد بن أبي وقاص وأبي بكرة رضي الله عنهما.
٢- أخرجه البخاري في «صحيحه» كتاب المناقب، باب نسبة اليمن إلى إسماعيل: (3317)، ومسلم في «صحيحه» كتاب الإيمان، باب بيان حال إيمان من قال لأخيه المسلم: يا كافر: (217)، من حديث أبي ذر رضي الله عنه.
٣- أخرجه أبو داود في «سننه» كتاب الأدب، باب في الرجل ينتمي إلى غير مواليه: (5115)، من حديث أنس رضي الله عنه. والحديث صححه الألباني في «صحيح الجامع»: (5987).
٤- أخرجه مسلم في «صحيحه» كتاب الحج، باب فضل المدينة ودعاء النبي فيها بالبركة: (3327)، والترمذي في «سننه» كتاب الولاء والهبة، باب ما جاء فيمن تولى غير مواليه: (2127)، وأحمد في «مسنده»: (616)، من حديث علي بن أبي طالب رضي الله عنه
٥- «النهاية» لابن الأثير: (3/24)
الفتوى رقم: 918
الصنف: فتاوى الزواج
Cheikh Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس