Cela est une salutation sous forme d'invocation qui signifie :
"Qu'Allah prolonge ta vie"
أَحْيَاك الله على طاعته
(dans Son obéissance).
L'avis de nos savants, tels que Cheikh Ibn Baz, Cheikh Al Outhaymin, le moufti cheikh Al Cheikh autorisent cette forme de salutation.
En revanche, Cheikh Chinquity dit que cette salutation est celle dite à l'époque de la jahilya et qu'il est préférable de dire "as salam alaykoum" au lieu de "Ahayak Allah".
copié de sahab.net
Celui qui pose la question :
Quel est le jugement sur le fait de dire :
-qu'Allah allonge ta présence - أطال الله بقاءك ?
-que soit allongé ta vie - طال عمرك ?
Réponse :
On ne doit pas lancer comme çà : "longue existence", car une longue existence peut être bonne, mais elle peut-être aussi mauvaise.
Les pires des gens ce sont ceux qui ont la vie longue et de mauvaises actions.
Et sur ceci, s'il dit : "que ta vie soit allongée dans son obéissance - أطال بقاءك على طاعته", ou dans le même genre, il n'y a pas de mal.
Question numero 11
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سئل فضيلة الشيخ: ما حكم قول (أطال الله بقاءك ) ( طال عمرك ) ؟
فأجاب قائلا : لا ينبغي أن يطلق القول بطول البقاء ، لأن طول البقاء قد يكون خيراً وقد يكون شراً ، فإن شر الناس من طال عمره وساء عمله ، وعلى هذا فلو قال أطال بقاءك على طاعته ونحوه فلا بأس بذلك
SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (Rahimahullâh) fut intérrogé sur le sens de ces paroles :
« Celui qui chasse l'auteur d'une innovation, Allâh emplit son cœur de sécurité et de foi, et, le Jour de la plus grande frayeur, Il assure sa sécurité. »
Ces propos et les propos semblables, il est bien connu que ce sont des paroles rapportés de Fudhayl Ibn 'Iyâdh [1].
L'innovation, c'est ce qui va à l'encontre du Livre [Qor'ân] et de la Sounnah, ou du consensus des anciens de cette Communauté, s'agissant des croyances et des actes d'adoration.
- Dans le premier cas, c'est comme les dires des Kharidjites, des Rafidhites, des Qadarites et des Djahmites.
- Dans le second cas, c'est comme les agissements de ceux qui se livrent à l'adoration en dansant et en chantant dans les mosquées et de ceux qui s'y livrent en se rasant la barbe, en mangeant du hashish.
Et autres espèces d'innovations par lesquelles se livrent à l'adoration des groupes de gens allant à l'encontre du Livre [Qor'ân] et de la Sounnah.
Et Allâh est le plus Savant ! [2]
[1]Grand savant Originaire de Samarcande m.187/803 [2]Madjmu' al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 18/160
copié de manhajulhaqq.com
Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah -الشيخ الإسلام بن تيمية
Le lavage du visage lors des ablutions s'effectue t-il avant le rinçage de la bouche et du nez ou l'inverse ; car lors d'une discussion, l'un d'eux dit le visage se lave avant la bouche et le nez et l'autre dit le rinçage du nez et de la bouche s'effectue avant le visage ?
Réponse :
Louange à Allah l'Unique, prière et paix sur Son messager, sa famille et ses compagnons :
Le préférable est d'effectuer le rinçage de la bouche et du nez avant le visage, se référant à l'acte du prophète (que Dieu prie sur lui et le salut).
Il est aussi de l'avis de l'ensemble des savants d'accomplir ce rinçage avant le visage.
Cependant, si le lavage du visage devance le rinçage du nez et de la bouche, les ablutions sont tout de même valides.
Tome 5, page 223, fatwa 6757
copié de fatawaislam.com
Comité permanent [des savants] de l'Ifta -اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Sommes nous tenus de mentionner les qualités de celui contre qui nous mettons en garde ?
Le Shaikh répondit :
Non, ne mentionnez pas leurs qualités.
Mentionnez seulement l'erreur dans laquelle ils sont tombés.
Vous n'êtes pas chargés de leur procurer une tazkiyah (recommandation).
Ce que vous êtes chargés de faire, c'est d'expliquer l'erreur dans laquelle ils sont afin qu'ils puissent s'en repentir, et afin que d'autres puissent s'en écarter. [1]
On demanda également à Shaikh Salih al-Fawzaan :
Selon une idée répandue chez les jeunes aujourd'hui, il serait obligatoire de contrebalancer qualités et défauts lorsque l'on critique une personne.
Ils disent ainsi :« Lorsque l'on critique telle ou telle personne à cause d'une innovation et que l'on expose ses fautes, il est nécessaire de mentionner également ses qualités (ce à des fins de justice et d'équité) ».
Est-ce donc le manhaj (méthodologie) ?
Cette façon de critiquer est-elle correcte ?
Est-il nécessaire pour moi de citer les qualités quand je critique ?
Shaikh al-Fawzaan Salih :
Quand celui que l'on critique est d' Ahl us-Sunnah wal-Jamaa'ah et que ses erreurs ne sont pas relatives à la 3aqiida, alors oui... Ses bons cotés et ses qualités sont mentionnées.
Ses fautes et ses erreurs sont moindres comparées à l'aide qu'il apporte à la Sunnah.
Mais quand celui qui est critiqué fait partie des gens de l'égarement, des Gens de la déviation et des gens aux principes destructeurs et altérés, alors il ne nous est pas permis de mentionner leurs bons cotés - quand il y a des bons cotés - parce que les mentionner induit les gens dans l'erreur et les amène à se faire une bonne opinion de ce fourvoyé, de cet innovateur et de ce déviant ou de cette personne à l'esprit partisan (hizbiyy).
Il risque d'accepter les idées de ce fourvoyé ou de cet innovateur ou de cette personne à l'esprit partisan.
Et Allah jalla wa 'alaa en vilipendant les mécréants, les criminels et les hypocrites, n'a mentionné aucune de leurs qualités.
De même les gens de science parmi les salaf ont réfuté les idées des Jahmiyyah et Mu'tazilah et des gens de l'errance (égarement) sans jamais mentionner leurs bons cotés.
C'est parce que leurs bonnes actions sont supplantées par leur égarement, leur mécréance, leur déviation et leur hypocrisie.
Il ne sied donc pas de dénoncer un égaré qui fourvoie les gens, un innovateur, un déviant et ensuite de mentionner ses qualités et dire que c'est un homme de bien, qu'il a tel ou telle qualité mais qu'il a commis une erreur. [2]
Nous vous disons : le fait de vanter ses mérites a plus de poids que le fait de dénoncer son égarement car les gens s'attacheront à cette louange.
Donc lorsque vous vous faîtes les avocats de cet innovateur qui égare les gens et que vous vantez ses mérites, vous induisez alors les gens en erreur et cela ouvre la porte à l'acceptation des idées de ceux qui fourvoient les gens. » [3]
Il continua jusqu'à ce qu'il dise :
Quant aux sources de ce doute au sujet du fait de contrebalancer les défauts par les qualités lorsque l'on critique, un jeune s'est exprimé et a écrit un livre dans ce sens.
D'autres ont ensuite accueilli tout cela avec joie.
Je suis tombé sur ce livre dans lequel l'auteur argumente en faveur du fait de contrebalancer et j'ai également lu le travail de cheikh Rabee' bin Haadee al Madkhalee et il a réfuté de façon complète les thèses de ce livre dont l'auteur justifie l'usage du « contre-balancement », dévoilant ce que ce mot recouvre d'erreurs et de contre vérités, et expliquant la méthode employée par les salaf dans leurs réfutations : Ils critiquaient ceux qui fourvoyaient les gens, sans vanter, par ailleurs, leurs mérites, car cela aurait été contradictoire. [4]
[1] Source : Kitaab ul-Ajwibah al-Mufeedah fee al-Jadeedah As'ilatil-Manaahij (p. 13-14). [2] Qu'en est-il, alors, d'un innovateur égaré qui dit ouvertement des paroles de Koufr (mécréance) et d'apostasie, qui rapporte des paroles de la plupart des sectes, tels les Rafidha (chiites), Ash'ariyyah, Mu'tazilah, Khawariij, Jahmiyyah etc..., qui jète l'anathème (takfiir) sur certains compagnons du messager d'Allah, sala Allah 3alayhi wa salam, qui se moque de l'un des messagers et diabolise Uthmaan, radhi Allah 3anhou, et appelle à un Jihad destructeur contre les musulmans et propage une ignorance importante ainsi qu'un égarement évident au sujet de l'islam - qu'en est-il quand il est élevé au rang de "Imam de la guidée" dans les écrits des néo-Qutubis tel Salman Al-3awdah, le premier à avoir revivifié cette bid'ah, après que les fondations de celle-ci furent établies par Hassan Al-Banna il y à quelques dizaines d'années de cela ?!!. [3] Et c'est dans cet état et sous ces conditions que se trouvent les néo-Qutubis et la secte de Abdur-Rahmaan Abdul-Khaaliq qui ont ouvert la porte de la tribulation, en y entrant au nom de Ahl us-Sunnah, qui ont fait la louange des innovateurs et des groupes de l'innovation en ayant montré de l'amour et de la fidélité pour leurs personnes. [4] Oui, et ces livres sont bien ceux que les extrémistes Murji'ah de notre époque, comme Cheikh Rabee3 les a lui-même nommés, essayèrent de discréditer, d'attaquer et de ridiculiser, dévoilant au grand jour leur ignorance évidente de cette affaire. Et leurs collègues en occident, ceux qui sont empoisonnés par la doctrine néo-Qutubi, ont aussi rejoint les travaux de ceux qui ont inventé cette bid'ah de la "Muwaazanah", et ils ont également suivi leurs mentors et leaders dans la volonté de jeter le dédain sur Cheikh Rabee3 en l'accusant et en l'attaquant à tort.
« Nous avons certes crée l'homme d'un extrait d'argile, puis Nous en fîmes une goutte de sperme dans un reposoir solide. Ensuite, Nous avons fait du sperme une adhérence ; et de l'adhérence Nous avons crée un embryon ; puis, de cet embryon Nous avons crée des os et Nous avons revêtu les os de chair. Ensuite, Nous l'avons transformé en une toute autre création. Gloire à Allah le Meilleur des créateurs ! » S23 V12 à14
Et dans la Sounnah, il est rapporté d'après ibn Mas'oud -Qu'Allah l'agrée- que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :
« Certes, chacun de vous, lorsqu'il est créé dans le sein de sa mère, est d'abord pendant quarante jours une goutte de sperme (Noutfa), puis devient une adhérence ('Alaqa ) pendant une semblable durée de temps, puis enfin durant un même laps de temps, devient un embryon (Moudgha). Là-dessus, l'ange lui est envoyé, qui insuffle l'âme, et il est ordonné à celui-ci d'accomplir quatre commandements, à savoir d'inscrire : les moyens de vivre (du nouvel être), le terme de son existence, ses actions, enfin son malheur ou son bonheur futur. » (1)
Ce qui suit est extrait de
"Tanbihat 'ala Ahkam Takhtass bil Mou-minate" page 36 à 39
du cheikh Al Fawzan-qu'Allah le préserve-
« Par conséquent, ô toi Musulmane, tu es religieusement garante de ce qu'Allah a créé dans tes matrices, alors surtout ne cherches pas à le dissimuler. Allah a dit :
Traduction approchée et relative :
« Et il ne leur est pas permis de taire ce qu'Allah a créé dans leurs matrices, si elles croient en Allah et au Jour dernier » S2 V228.
Et ne t'empresses surtout pas d'avorter et de t'en débarrasser par n'importe quel moyen car Allah t'a laissé l'opportunité de manger durant le mois de Ramadhan en cas de grossesse si le jeûne t'est pénible ou nuisible à ta grossesse.
Quant à ce qui s'est répandu à notre époque comme intervention chirurgicale facilitant l'avortement ; et bien -Nous sommes à Allah et c'est bien vers Allah que nous retournerons- ceci est strictement illicite.
Et si l'avortement s'effectue alors que l'âme a été insufflée au fœtus et que ce dernier meurt à cause de cela ; et bien ceci relève du crime contre une âme dont Allah a interdit le meurtre sans raison valable. Et cet acte est alors du domaine de la responsabilité des criminels qui évalueront le montant de l'amende ou bien la valeur de l'expiation chez certains savants (qui consistera à libérer un esclave ou pour celui qui ne pourrait le faire, jeûner deux mois consécutifs).
Certains savants ont même nommé cet acte « al Maw-oudatou as-Soughra » (le crime infantile mineur).
Cheikh Mouhammad ibn Ibrahim dit : « S'empresser d'avorter n'est pas permis tant que la mort du fœtus n'a pas été confirmée car dans ce cas alors l'avortement est permis »(2)
De même, le verdict de l'assemblée des grands savants n°140 tenue le 20/4/1407 de l'Hégire fut le suivant :
1. Il n'est pas permis d'avorter quelle que soit l'étape du développement de l'embryon sauf pour une raison religieusement valable, et ce dans des limites très restreintes.
2. Si l'embryon se trouve à sa première phase de développement équivalente à 40 jours et qu'il y aurait un bien fondé légal (religieusement) ou un mal à repousser, il serait alors permis d'avorter. Quant au fait d'avorter durant cette période de peur de ne pouvoir assurer l'éducation des enfants, leur subsistance, leur enseignement, leur avenir, ou bien pour se limiter aux enfants que le couple possède déjà, alors ceci n'est pas permis.
3. Il n'est pas permis d'avorter lorsque l'embryon atteint la phase d'adhérence ('Alaqa) ou d'embryon (Moudgha) tant qu'un comité de médecins digne de confiance ne déclare pas le fœtus comme étant un danger pour la mère pouvant entraîner son décès. Alors dans ce cas, l'avortement est permis et ce, bien sûre après avoir emprunter tous les moyens permettant d'éloigner les risques pour la mère.
4. Après la troisième phase de développement et après les quatre mois de portée, il n'est plus permis d'avorter jusqu'à ce que tous les médecins spécialisés dignes de confiance affirment que garder le bébé entraînerait le décès de la mère. Et ce, bien sur après avoir tenté tout pour sauver la vie du bébé. Et si l'avortement est permis sous ces quelques conditions, c'est pour repousser le plus grand mal des deux et s'enquérir du plus grand bien des deux.
Et cette assemblée lorsqu'elle prit ces décisions, recommanda de même la crainte d'Allah et le fait d'être prudent et pointilleux quant à cette question. Et Allah est Celui qui guide par excellence et que la paix et le salut soient sur notre Prophète Mouhammad et sa famille et ses compagnons.
Cheikh 'Otheymine dit : « Si ce qui est entendu par l'avortement est la destruction de l'embryon, et que cela est fait après que l'âme soit insufflée, alors ceci est illicite sans aucun doute. En effet, cela revient à tuer une âme sans aucun droit. Tuer une âme sacrée est illicite par le Coran, la Sounnah et l'unanimité des savants ».(3)
L'imam ibn Jawzi dit : « Le but du mariage n'est autre que la procréation. Et le fœtus ne se formant que d'une partie du liquide, alors lorsque celui-ci est constitué le but est atteint. Donc le fait d'avorter va à l'encontre du bien fondé et de la sagesse. Sauf si ceci est effectué en début de grossesse, en effet, avant que l'âme ne soit insufflée au fœtus. Le péché est grave car le fœtus est pratiquement constitué mais le péché est moindre comparé à l'avortement effectué après que l'âme soit insufflée. Et si tu prémédites l'avortement après que l'âme eut été insufflée, alors tu auras tué un croyant.
Traduction relative et approchée :
« Et qu'on demandera à la fillette enterrée vivante pour quel péché elle a été tuée » S81 V8 & 9 »(4).
Crains donc Allah, ô toi musulmane, et ne t'avise surtout pas à commettre un tel crime pour une raison futile et surtout ne te laisse pas berner par des idéologies fausses et des principes qui ne font qu'égarer et ne sont en conformité ni avec la religion ni avec la raison !!! »
(1) Hadith Authentique Rapporté par Boukhari et Mouslim (2)Majmou' al Fatawa, tome 11, page 151. (3)Rissalat ad-dima at-Tabi'iya li nissa, page 60. (4)Ahkam an-Nissa, pages 108 et 109.
Oummou Yassir
copié de al.baida.online.fr
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan -الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
La langue peut détruire une personne et la précipiter en enfer.
Allâh dit au sujet du paradis qui demanderont au sujet des gens de l'enfer (traduction rapprochée) :
"Qu'est-ce qui vous a acheminé à Saqar ?" Ils diront : "Nous n'étions pas de ceux qui faisaient la prière, et nous ne nourrissions pas le pauvre, et nous nous associions à ceux qui tenaient des conversations futiles, et nous traitions de mensonge le jour de la Rétribution, jusqu'à ce que nous vînt la vérité évidente (la mort)" (Sourate Al-Mudathir, V.42-47)
Al-Hâfidh Ibn Kathîr a dit au sujet de la phrase (traduction rapprochée) :
"et nous nous associons à ceux qui tenaient des conversations futiles" :
C'est à dire que nous parlions de sujet dont nous n'avions aucune connaissance Qatâdah a dit que ce verset signifiait : "A chaque fois qu'une personne s'égarait en parole futile, nous nous égarions avec elle."
On trouve dans le sahih d'Al-Bukhary d'après Abu Hurayra que le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
"il arrive qu'une personne prononce une parole insignifiante à ses yeux, mais qui plaît tellement à Allâh, qu'Il l'élèvera dans les degrés du paradis pour cela.
Et il arrive qu'une personne prononce une parole insignifiante à ses yeux, mais qui courrouce tellement Allâh qu'Il le précipitera en enfer pour cela"
Rapporté par muslim par des termes sensiblement équivalents (4/2290)
Voici quelques uns des péchés que la langue peut commettre
Prononcer des paroles de mécréance ou de polythéistes
Comme le fait d'invoquer tout autre qu'Allâh concernant des problèmes que Seul Allâh peut résoudre, jurer par autre qu'Allâh, faire un serment pieux pou autre qu'Allâh.
Toutes ces oeuvres sont des actes de polythéisme dont la langue doit être préservée.
Proférer des propos polythéistes est le pire des péchés de la langue.
La langue peut même aller jusqu'à prononcer des paroles de mécréance comme le fait d'insulter Allâh et Son messager.
C'est là un acte de mécréance.
Allâh dit son noble livre (traduction rapprochée) :
Et si tu les interrogeais, ils diraient très certainement : "Vraiment, nous ne faisions que bavarder et jouer." Dis : "Est-ce d'Allâh, de Ses versets (le Coran) et de Son messager que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas : vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru." (Sourate At-Tawba, V.65-66)
Avoir des propos relevant de l'innovation religieuse
Comme le fait de mentionner Allâh en groupe [à voix haute et en coeur], ou le fait d'inviter les gens à innover dans la religion, comme les inciter à célébrer l'anniversaire du Prophète صلى الله عليه وسلم ou à jeûner (tout) le mois de Rajab.
Or l'innovation religieuse est interdite et c'est un égarement.
Aucune innovation religieuse n'est bonne, car le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
«Prenez garde aux choses nouvellement inventées, car chaque chose nouvellement inventée est une innovation, et toute innovation est un égarement.»
Rapporté par Muslim d'après Jabir Ibn AbdAllâh
L'adjectif indéfini «toute» marque l'idée d'intégralité (et englobe donc toutes les innovations).
Aisha rapporte du Prophète صلى الله عليه وسلم qu'il a dit :
«Quiconque innove dans notre religion-ci une chose qui n'en fait pas parti » verra son innovation rejetée.
Rapporté par Bukhary & Muslim
La médisance
La définition de la médisance se trouve dans le hadith rapporté par Muslim (2589, 4/2001) [...] d'après Abû Hureyrah, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
«Savez vous ce qu'est la médisance ?»
Les Compagnons dirent Allâh et Son prophète en savent plus que nous[1]»
Il dit : «C'est le fait de parler de ton frère d'une façon d'une façon qui ne lui plairait pas.»
Certains demandèrent : «Qu'en penses-tu, si ce que je dis de mon frère est vrai ?»
Le prophète صلى الله عليه وسلم répondit : «Si ce que tu dis sur lui est vrai tu seras rendu coupable de médisance. Mais si ce que tu dis de lui est faux, tu l'auras calomnié (bahattahu).»
Concernant le passage «tu l'auras alors calomnié», an-Nawawî a dit dans Sharh Muslim (16/142) : «[...] Ce verbe est de la même famille que le mot «buhtân» ce qui signifie «le faux».
Médire peu ou médire beaucoup est tout aussi interdit.
On trouve dans les Sunans d'Abû Dawûd que Aisha dit un jour :
"Ô Messager d'Allâh ! La petite taille de Safiyah n'est pas la moindre de ses défauts..."
Le prophète صلى الله عليه وسلم répondit "tu viens de prononcer une parole qui, si on la mélangeait à l'eau de la mer, l'aurait polluée..."
Hadith authentique
Al-Bukhary & Muslim rapporte d'après Abû Bakrah que le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
Vos vies, vos biens, votre honneur sont tout aussi sacrés que ce jours-ci, en ce lieu-ci, en ce mois-ci
At-Thirmidhy rapporte dans ses Sunans d'après Ibn Umar :
Le prophète صلى الله عليه وسلم gravit les marches du minbar et [nous] interpella d'une voix retentissante :
"Ce message est adressé à tous ceux qui ont prononcé l'attestation de foi par la langue, mais sans que la foi atteigne encore leur coeur : ne causez pas de tort aux musulmans, ne vous moquez pas d'eux, et n'épiez pas leurs erreurs.
Quiconque épie les erreurs de son frère, verra Allâh épier ses erreurs en retour.
Or quand Allâh épie les erreurs de quelqu'un, Il dévoile alors ses péchés aux yeux des gens, même si celui-ci les a commis chez lui."
As-Sahîh Al-Musnad
Abû Dâwûd raporte dans ses sunans d'après Anas Ibn Malik que le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
Lors de mon ascension nocturne, je vis des gens aux ongles de cuivre avec lesquels ils déchiraient le visage et la poitrine.
Je demandai : "Qui sont ces gens, ô Jibril ?"
Il me répondit : "Ce sont eux qui mangent la chair des gens et portent atteinte à leur honneur"
Hadith authentique
Al-Hâfidh Ibn Kathir a dit dans son exégèse (4/215) :
"Les savants sont unanimes concernant le caractère illicite de la médisance, aucune exception n'existe à ce sujet, sauf dans le cas où l'intérêt (de la médisance) l'emporte (sur les dommages qu'elle pourrait engendrer), comme c'est le cas dans la science de la critique (des rapporteurs de hadith), ou lorsque l'on veut prodiguer un conseil.
Ces exceptions sont illustrées par le hadith où un hypocrite sollicita une assise avec le prophète صلى الله عليه وسلم.
Le prophète صلى الله عليه وسلم répondit : "Faites le entrer... quel mauvais confrère !".
Ou bien lorsque le prophète صلى الله عليه وسلم dit Fâtimah bint Qays (qui venait de s'informer auprès de lui de) Mu'awiyah et Abu al-Jahm qui l'avaient demandée en mariage :
"Mu'awiyah est tellement pauvre qui'l n'a pas un sou.
Quant à Abû Al-Jahm, il se rend trop souvent coupable de violences conjugales."
Il en est de même pour toutes les situations exceptionnelles de ce genre.
Mais la règle de base est que la médisance est absoluement interdite."
Les situations qui ne sont pas de la médisance ont été versifiées dans le poème suivant :
الذم ليس بغيبة في ستة
متظلم ومعرف ومحذر
ولمظهر فسقا ومستفت ومن
طلب الإعانة في إزالة منكر
Dénigrer n'est pas médire dans six cas typiques :
Se plaindre d'une injustice pour la faire cesser,
Dénigrer une personne par son défaut physique,
Prévenir contre qui représente un danger,
Citer les péchés de qui les fait en public,
Citer les défauts pour qu'un moufti puisse juger,
Demander de l'aide pour qu'un méfait s'éradique.
Ces deux vers ont été cités dans Subul As-Salâm (1583) dans lequel on trouvera les arguments appuyant ces six circonstances pour qui voudrait approfondir la question.
[1] : L'expression «et de son Prophète» ne doit pas être ajoutée après la mort du Prophète صلى الله عليه وسلم et ce de manière absolue, c'est-à-dire que ce soit concernant les affaires religieuses ou mondaines. En effet, le Prophète صلى الله عليه وسلم jouit d'une vie intermédiaire (Barzakhiyyah) dans sa tombe, vie dont seul Allâh connaît la nature. Dans les deuc recueils authentiques, on trouve qu'il sera dit au prophète صلى الله عليه وسلم concernant ceux qui ont délaissé sa voie : «Tu ne sais pas quelles innovations ils ont accompli après toi» (C'est donc une preuve que le prophète صلى الله عليه وسلم dans sa tombe ne sait pas ce qui se passe dans ce bas monde) et c'est cet avis qu'adoptait mon père qu'Allâh lui fasse miséricorde.
Extrait de Conseils pour la femme musulmane, p. 42
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Cheikha Umm ‘Abdillah Al-Wadi’iya - الشيخة أم عبد الله الوادعية
«Vous sont permises les femmes vertueuses d'entre les croyantes, et les femmes vertueuses d'entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous» [1]
Par les gens du Livre, il est fait référence aux Juifs et aux Chrétiens.
Ils sont les gens de la Thora et de l'Evangile tels que dans la Parole d'Allâh تعالى (traduction rapprochée) :
«Afin que vous ne disiez point : On n'a fait descendre le Livre que sur deux peuples avant nous, et nous avons été inattentifs à les étudier.» [2]
Le principe de base mentionne qu'il est permis au musulman de se marier avec une femme des gens du Livre [3]
Il y a certes unanimité des savants sur la permission du musulman de se marier avec une femme des gens du Livre, et cela sur la Parole d'Allâh تعالى (traduction rapprochée) :
«Vous sont permises, aujourd'hui, les bonnes nourritures. Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise. (Vous sont permises) les femmes vertueuses d'entre les croyantes, et les femmes vertueuses d'entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous.» [4]
Et ce qui est voulu dans le terme «vertueuses» ce sont les femmes «chastes».
Ainsi, différents compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم se sont mariés avec des femmes des gens du Livre.
Et la raison de la permission du mariage avec les gens du Livre est le fait d'aller à l'encontre des polythéistes.
Parmi ceux qui ont considéré le mariage avec les femmes des gens du Livre comme blâmable, il y a Abû Hanîfa, ach-Châf'iî et aussi un des points de vue de l'Imâm Mâlik [5].
L'Imâm ach-Chawkânî رحمه الله mentionne qu'il y a divergence entre les savants sur le terme «vertueuses» : Certains disent que cela est en référence aux femmes «chastes» et d'autres disent que cela est en référence aux femmes «libres».
Certains expliquent que les gens du Livre ce sont les femmes Juives.
Et cela est l'avis adopté par ach-Châfi'î [6].
Ibn Kathîr رحمه الله dit que cela est permis avec les femmes chastes et croyantes des gens du Livre [7].
Certains ont expliqué le terme «vertueuses» comme étant les femmes «libres» - ce qui est l'avis de Ibn Djarîr et Moudjâhid.
Il est rapporté que 'Abdullâh Ibn 'Oumar ne voyait pas comme permis le mariage avec les Chrétiennes et il disait : Je ne connais pas un plus grand polythéisme que celui qui dit que son Seigneur est 'Issa.
Et certes Allâh تعالى dit (traduction rapprochée) :
«Et n'épousez pas les femmes associatrices tant qu'elles n'auront pas la foi.» [8]
Cheikh as-Sa'dî رحمه الله dit dans son commentaire du verset que ce sont les femmes libres et chastes [9] (traduction rapprochée) :
«d'entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous» qui veut dire : Les Juifs et les Chrétiens.
Ce qui restreint la portée des propos d'Allâh تعالى (traduction rapprochée) :
«Et n'épousez pas les femmes associatrices tant qu'elles n'auront pas la foi» [10].
Après avoir expliqué que les gens du Livre étaient les Juifs et les Chrétiens, Cheikh Muhammad Ibn 'Uthaymîn رحمه الله soulève l'interrogation concernant le fait de savoir s’il y a comme condition que les femmes des gens du Livre soient pieuses et sincères ou pas.
Certains savants disent qu'il y a comme condition le fait qu'elles soient sur l'Unicité d'Allâh et qu'elles ne Lui associent rien, et aussi qu’elles ne suivent pas seulement Mûssa عليه السلام si elles sont Juives et 'Issa عليه السلام si elles sont Chrétiennes.
Et que si elles contredisent l'Islâm (sur cela) et sont des associatrices, alors cela n'est pas permis.
Car cela s'accorde avec les deux versets, celui de la sourate «La table servie» et celui de «La vache».
Les savants disent :
«Quant elles sont des associatrices à Allâh, tout en étant pourtant Juives ou Chrétiennes, (le mariage avec elles) n'est pas permis.
Mais si elles ne sont pas associatrices et ne rejettent pas l'Islâm venu avec le prophète Muhammad صلى الله عليه وسلم elles sont permises (au mariage)»[11].
Sur l'avis des anciens pieux, l'Imâm Abû Bakr ar-Râzî رحمه الله rapporte de at-Tahâwî que selon ses compagnons il est permis de se marier avec les femmes des gens du Livre.
Ath-Thawrî le considère blâmable.
Mâlik, al-Awzâ'î, al-Layth et ach-Châfi'î considèrent cela comme interdit. [12]
Et dans le sens de la permission du mariage avec les femmes des gens du Livre, l'Imâm Madjid ad-Dîn 'Abdel-Sallâm Ibn Taymiyyah a opté pour cet avis [13].
Quel est votre avis sur le fait de lever les mains pour l'invocation après la prière ?
Et y a-t-il une différence entre la prière obligatoire et surérogatoire ?
Réponse :
Lever les mains pour l'invocation est une Sunna et fait partie des causes de l'agrément, d'après la parole du prophète (Prières et bénédictions d'Allah sur lui) :
« Votre Seigneur est Vivant et Généreux, Il ...lorsqu'il lève ses mains vers lui de les renvoyer vides. »[1]
Et d'après sa parole (Prières et bénédictions d'Allah sur lui) :
« Allah, qu'Il soit exalté, est bon et n'accepte que ce qui est bon. Et Allah a prescrit aux croyants ce qu'Il a prescrit aux messagers, Il a dit : « ô messagers, mangez des bonnes choses et pratiquez le bien » et Il a dit : « ô vous qui avez cru mangez des bonnes choses que Nous vous avons octroyés. »
Puis il mentionna l'homme qui prolonge son voyage, hirsute et poussiéreux, et tend ses mains vers le ciel (en disant) : « ô Seigneur, ô Seigneur ! », alors que sa nourriture est illicite, sa boisson est illicite, ses vêtements sont illicites.
Comment serait-il exaucé ? »[2]
Mais il n'a pas été prescrit de les lever à ces instants à l'époque du prophète (Prières et bénédictions d'Allah sur lui) et il ne les levait pas à ces moments, comme après les cinq prières, entre les deux prosternations, avant le salut dans la prière ou pendant le sermon du vendredi ou de la prière des deux fêtes.
Il (Prières et bénédictions d'Allah sur lui) n' a pas levé les mains à ces moments, et il est le meilleur exemple pour les grandes et petites choses.
Par contre s'il invoque pour qu'Allah fasse descendre la pluie pendant le sermon du vendredi ou des deux fêtes, il est prescrit de lever les mains, comme l'a fait le prophète (Prières et bénédictions d'Allah sur lui).
Quant à la prière surérogatoire, je ne connais rien qui empêche de lever les mains pour l'invocation après la prière, d'après l'ensemble des preuves.
Par contre , il est préférable de ne pas le faire régulièrement, car cela n'a pas été authentifié du prophète (Prières et bénédictions d'Allah sur lui), de même pour le fait de lever les mains avant chaque prière surérogatoire.
Car les compagnons (qu'Allah les agrée) ont rapporté ses paroles, ses actions en voyage, lorsqu'il était résident et en toute situation.
Quant au hadith répandu : « La prière c'est l'invocation, le recueillement et que... » C'est un hadith faible, comme l'a montré Al-Hafidh ibn Hajar et d'autres. Et Allah est le détenteur du succès.
[1] Rapporté par Abû Dawûd, At-Tirmidhi, ibn Mâjâh et Al-Hakim l'a authentifié d'après le hadith de Salman Al-Farissi
[2] Rapporté par Muslim
Fatawa As-Salat
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Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz -الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
- Premier type - comme l'a énoncé Ibn Al-Qayyim:" L'ignorant imitateur qui n'a aucune science.
Lui n'est pas déclaré mécréant ni pervers et on ne rejette pas son témoignage.
S'il n'est pas capable d'apprendre la droiture, le jugement porté sur lui est celui des faibles parmi les hommes, les femmes et les enfants incapables de voyager et ne trouvant aucun moyen.
Voilà ceux à qui Allah pardonne.
Allah est Clément et Pardonneur.
- Deuxième type :Celui qui est capable d'interroger, de rechercher la guidée et de connaître la vérité, mais qui délaisse cela en raison de sa préoccupation pour sa vie d'ici bas, son pouvoir, ses délectations, son existence et d'autres choses encore.
Celui-ci est négligent et mérite le châtiment, pécheur par son délaissement de ce qui lui est obligatoire de crainte d'Allah en fonction de ses capacités.
Le jugement porté sur lui est le même que celui de ses semblables qui délaissent certaines obligations.
Si ce qu'il a en lui d'innovations et de passions domine ce qu'il a en lui de Sunna et de guidée, son témoignage est rejeté ; et si ce qu'il a en lui de Sunna et de guidée domine, son témoignage est accepté.
- Troisième type :Celui qui demande, recherche et auquel apparaît la droiture mais qui la délaisse par suivi aveugle, sectarisme, haine ou inimitié vis-à-vis de ses adeptes.
Celui-ci est au mieux pervers, et quant au fait de le déclarer mécréant cela demande un effort de recherche et des détails.
S'il expose cela au grand jour et y appelle, son témoignage est rejeté, de même que ses fatwas et règles, si cela est possible, et on ne doit accepter de lui témoignage, fatwa et règles qu'en cas de nécessité. Par exemple, lorsque la domination et le pouvoir leur appartient, que les juges, muftis et témoins sont issus d'eux ; le fait de rejeter dans cette situation leurs témoignages et règles comporte une grande corruption, et cela n'est pas possible, ainsi on les accepte par nécessité. Mâlik a mentionné que le témoignage des adeptes de l'innovation comme Al-Qadariyyah et d'autres semblables n'est pas accepté, même s'ils prient comme nous et se dirigent vers notre Qibla. " [At-Turuq Al-Hukumiyyah (1/255)]
« Quant aux adeptes des innovations contraires au Livre et la Sunna, ils sont soit dans l'ignorance légère, soit dans l'ignorance avérée comme les mécréants. Pour ce qui est des premiers (traduction rapprochée) :
« Ou bien elles sont semblables aux ténèbres d'une mer profonde, recouvertes par des vagues les unes sur les autres et au-dessus desquelles se dressent d'épais nuages. Des ténèbres, les unes au-dessus des autres, si bien que celui qui tend la main, ne la distingue presque pas. Celui qu'Allah prive de lumière n'en aura aucune. » (An-Nûr, v.40)
Quant aux seconds (traduction rapprochée) :
« Quant à ceux qui ont mécru, leurs actions sont comme un mirage dans une plaine désertique que l'assoiffé prend pour de l'eau. Puis lorsqu'il y parvient, il n'y trouve rien, mais il trouve Allah qui lui rend compte de toutes ses actions, car Allah est prompt à rendre les comptes. » (An-Nûr, v.39)
Les adeptes de l'ignorance et de la mécréance légère ne connaissent pas la vérité et ne lui viennent pas en secours.
Quant aux adeptes de l'ignorance et de la mécréance avérée, ils croient savoir et connaître, mais ce qu'ils possèdent n'est pas une science mais une ignorance. » [ Dar' At-Ta'ârud (7/285)]
Point très important : Beaucoup de ceux qui qualifient de da'îf le hadith de la division rejettent qu'il puisse impliquer que la majorité de la Communauté soit menacée par l'Enfer, disant que cela est contraire à ce qui est mentionné dans les autres hadiths mentionnant que cette Communauté est la plus nombreuse au Paradis, et que ceux qui s'attachent au plus grand nombre sont ceux qui sont sauvés, comme cela est mentionné dans certaines transmissions.
Je dis en demandant à Allah la réussite : Aucun des grands savants de la Sunna n'a dit que les gens de la masse étaient concernés par le hadith de la division, mais au contraire tous admettent qu'il concerne les savants musulmans qui se sont égarés, de même qu'ils admettent que le groupe secouru et la secte sauvée désigne les savants, comme cela est rapporté de Ahmad, Al-Bukhârî et d'autres.
Quant aux gens de la masse, il faut établir une différence entre eux, comme cela a précédé dans les propos de Ibn Al-Qayyim.
Le premier type est le plus répandu parmi la masse des musulmans aujourd'hui, et ainsi on connaît l'application du hadith dans le contexte des musulmans aujourd'hui, et il concerne celui qui s'oppose en partie ou totalement aux pieux prédécesseurs, qu'Allah les agrée, en ce sur quoi ils étaient unanimes dans la croyance et la voie.
Ainsi, la plupart des appels contemporains qui ne se réclament des pieux prédécesseurs ni dans leur nom, ni dans la croyance, ni dans la voie font partie des groupes voués à la perte, menacés de l'Enfer.
Et Allah est plus savant.
Source : Al-Isbâh
copié de salafs.com
Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya -الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية
-Le premier des messagers est : Nuh (Noé) - qu'Allah le salue ;
-Et le dernier est : Muhammad - qu'Allah prie sur lui et le salue.
Quant à avant Nuh, il n'y a pas eu de messager, et par cela nous notons l'erreur des historiens qui ont dit qu'Idrîs -prière et salut sur lui- est venu avant Nuh, car Allah سبحانه وتعالى dit dans Son Livre (traduction rapprochée) :
«Nous t'avons fait une révélation comme Nous fîmes à Nuh et aux prophètes après lui.» (An-Nisâ, v.163)
Et dans le hadîth authentique concernant l'intercession (as-shafâ'ah) :
«Les gens se rendront auprès de Nuh en lui disant : tu es le premier messager (rasul) qu'Allah a envoyé aux gens de la terre».
Al-Bukhârî n°4476 et Muslim n°193.
Il n'y a donc pas de messager avant Nuh, ni après Muhammad - qu'Allah prie sur lui et le salue en vertu de Sa Parole تعالى (traduction rapprochée) :
«Muhammad n'a jamais été le père de l'un de vos hommes, mais le messager d'Allah et le dernier des prophètes.» (Al-Ahzâb, v.40)
Quant à la descente de 'Isâ Ibn Maryam - qu'Allah le salue - à la fin des temps, il ne descendra pas en tant que messager mujaddid (apportant une nouvelle législation), mais il descendra en tant que gouverneur avec la législation du Prophète Muhammad - qu'Allah prie sur lui et le salue, car il est obligatoire à 'Isâ ainsi qu'aux autres prophètes de croire en Muhammad qu'Allah prie sur lui et le salue, comme Allah تعالى a dit (traduction rapprochée) :
«Et lorsqu'Allah prit cet engagement des prophètes: ‹Chaque fois que Je vous accorderai un Livre et de la Sagesse, et qu'ensuite un messager viendra confirmer ce qui est avec vous, vous devrez croire en lui, et vous devrez lui porter secours.› Il leur dit: ‹Consentez-vous et acceptez-vous Mon pacte à cette condition?› - ‹Nous consentons›, dirent-ils. ‹Soyez-en donc témoins, dit Allah. Et Me voici, avec vous, parmi les témoins.» (Al-'Imrân, v.81)
Et ce messager qui confirme qui est avec eux, est Muhammad - qu'Allah prie sur lui et le salue, comme cela fut attesté d'après Ibn 'Abbâs et d'autres.
الإجابة: أول الرسل عليهم الصلاة والسلام، نوح عليه الصلاة والسلام، وآخرهم محمد صلى الله عليه وسلم، وأما قبل نوح فلم يبعث رسول، وبهذا نعلم خطأ المؤرخين الذين قالوا: إن إدريس عليه الصلاة والسلام كان قبل نوح، لأن الله سبحانه وتعالى يقول في كتابه: {إنا أوحينا إليك كما أوحينا إلى نوح والنبيين من بعده}، وفي الحديث الصحيح في قصة الشفاعة أن الناس يأتون إلى نوح فيقولون له: أنت أول رسول أرسله الله إلى أهل الأرض
فلا رسول قبل نوح، ولا رسول بعد محمد صلى الله عليه وسلم لقوله تعالى: {ما كان محمد أبا أحد من رجالكم ولكن رسول الله وخاتم النبيين} وأما نزول عيسى بن مريم عليه السلام في آخر الزمان فإنه لا ينزل على أنه رسول مجدد، بل ينزل على أنه حاكم بشريعة النبي محمد صلى الله عليه وسلم لأن الواجب على عيسى وعلى غيره من الأنبياء الإيمان بمحمد صلى الله عليه وسلم كما قال الله تعالى: {وإذ أخذ الله ميثاق النبيين لما آتيتكم من كتاب وحكمة ثم جاءكم رسول مصدق لما معكم لتؤمنن به ولتنصرنه قال أأقررتم وأخذتم على ذلكم إصري قالوا أقررنا قال فاشهدوا وأنا معكم من الشاهدين}، وهذا الرسول المصدق لما معهم هو محمد صلى الله عليه وسلم كما صح ذلك عن ابن عباس وغيره
مجموع فتاوى و رسائل الشيخ محمد صالح العثيمين المجلد الأول - باب الرسل. 1/126
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين