S'il est possible de délaisser la répétition excessive du hajj en vue de libérer de l'espace pour les pèlerins et d'alléger l'effet de foule/les mêlées, alors nous espérons que sa récompense pour l'avoir délaissé est plus grande que celle du pèlerinage s'il l'avait entrepris, s'il l'a bel et bien délaissé en raison de cette noble visée.
إذا أمكن ترك الاستكثار من الحج لقصد التوسعة على الحجاج وتخفيف الزحام عنهم، فنرجو أن يكون أجره في الترك أعظم من أجره في الحج إذا كان تركه له بسبب هذا القصد الطيب
Celui qui n'a noué l'intention du sacrifice de l'3id al-adhâ qu'après être entré dans les dix, et qui a déjà coupé de ses poils, est-ce que son sacrifice est valide ?
Réponse :
Je dis que si l'individu n'a pu obtenir un sacrifice de façon imprévue que durant les dix, alors qu'il a déjà coupé de ses poils et ses ongles avant cela, alors il n'y aucun mal à ce qu'il accomplisse le sacrifice.
Et il n'endosse pas de péché pour avoir coupé de ses ongles et ses poils, car cela s'est produit avant qu'il en ait l'intention.
Et il en est de même s'il avait noué l'intention depuis le début du mois, mais qu'il a oublié, et a donc coupé de ses poils et ses ongles, alors cela ne l'aurait pas empêché d'accomplir le sacrifice.
Et il n'y a pas de corrélation entre le fait de couper les poils et les ongles, et le sacrifice.
Si l'individu coupe de ses poils et ongles volontairement, et accomplit le sacrifice, alors le sacrifice lui est valide.
Mais il sera pécheur du fait d'avoir coupé de ses poils et ses ongles, en vertu de l'interdiction du Prophète صلى الله عليه وسلم à ce sujet.
Madjmou3 Al-Fatâwâ 150/25
Traduit par la chaîne Telegram غيث القلوب - @ghaithqolob
س123: سئل فضيلة الشيخ- رحمه الله-: منْ لم ينو الأضحية إلا بعد دخول العشر وقد أخذ من شعره فهل تجزئ أضحيته؟
فأجاب بقوله: أقول إن الإنسان إذا لم يطرأ عليه الأضحية إلا في أثناء العشر، وكان قد أخذ من شعره وأظفاره قبل ذلك، فلا حرج عليه أن يضحي، ولا يكون آثمًا بأخذ ما أخذ من أظفاره وشعره، لأنه قبل أن ينوي، وكذلك لو كان قد نوى من أول الشهر ولكنه نسي فأخذ من شعره وأظفاره فإن ذلك لا يمنعه من الأضحية، ولا ارتباط بين أخذ الشعر والأظفار والأضحية، فلو أن الإنسان تعمد وأخذ من شعره وأظفاره وضحى، فإن الأضحية تجزئه لكن يكون
Cheikh Mohammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Quel est le jugement de placer un signe de reconnaissance, par le henné ou les colliers, sur la bête à sacrifier pour l'3id al adhâ ?
Réponse :
Les bêtes à sacrifier pour l'3id al adhâ n'ont nul besoin d'être signalées par le henné ou les colliers, car l'individu la sacrifiera dans sa maison, et il en mangera ainsi que sa famille, il en nourrira les pauvres et leur en fera aumône, et nourrira les riches.
Alors que le fait de placer un collier, concerne l'offrande destinée à être envoyée à Mekka (al hadiy), afin que les pauvres sachent qu'il s'agit d'une offrande, alors ils la suivront afin d'en manger.
Madjmou3 Al-Fatâwâ 99-100/25 (question 79)
Traduit par la chaîne Telegram غيث القلوب - @ghaithqolob
الجواب: الأضاحي لا حاجة لأن تعلم بالحناء ولا بقلائد؛ لأن الإنسان سيضحي بها في بيته، ويأكل منها هو وأهله، ويطعم الفقراء ويتصدق عليهم، ويطعم الأغنياء، وإنما التقليد يكون للهدي الذي يبعث به إلى مكة، حتى يعرف الفقراء أنه هدي فيتبعوه ليأكلوا منه
Cheikh Mohammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Un musulman réside dans un pays non islamique, et s'il accomplit l'abattage rituel de l'3id al-adhâ, il se peut qu'il ne trouve pas de nécessiteux à qui leur en donner en nourriture.
Il estime alors qu'il devrait envoyer son prix aux musulmans pauvres, ou que la bête pourrait être sacrifiée sur leur terre, quel en est le jugement ?
Réponse :
S'il l'envoie en vue d'être sacrifiée là-bas, il n'y aucune objection en cela.
C'est une bonne chose, par l'intermédiaire de personnes fiables.
Et s'il envoie son montant, alors il n'y a pas de mal.
Mais le fait qu'il la sacrifie chez lui, s'il lui est facile de trouver qui en mangera parmi ses compagnons, et ses frères, cela est meilleur, en accomplissant la sunna là où il se trouve, auprès des communautés islamiques vivant regroupés en pays étrangers.
Et il en offre à ses frères étudiants et aux musulmans, et il en offre aux mécréants, nul mal à cela s'ils ne combattent pas l'islam, car c'est une aumône surérogatoire.
Et s'il l'envoie aux pauvres en Afrique, aux combattants s'il y en a, ou il envoie son montant, alors il n'y a pas mal.
Question :
Est-il suffisant d'envoyer une somme d'argent afin d'acheter une bête à sacrifier pour l'3id al-adhâ, et que celle-ci soit sacrifiée pour les pauvres et indigents à l'étranger ?
Réponse :
Il n'y a pas de mal, qu'il la sacrifie pour sa famille ou à l'étranger.
Mais cela est meilleur pour sa famille.
S'il accomplit l'abattage rituel dans sa maison, et qu'il en mange, et en fait largement don autour de lui, cela est meilleur, par imitation du Prophète صلى الله عليه وسلم, du fait qu'il accomplisse le sacrifice dans sa maison, qu'il en mange et en donne en nourriture.
Et s'il veut accomplir l'abattage rituel d'une autre bête en un lieu où se trouvent des pauvres, dans un autre pays, alors il en sera récompensé, cela fait partie des aumônes.
س: مسلم مقيم في بلد غير إسلامي، وإن ذبح الأضحية قد لا يجد محتاجًا يطعمه منها، فهو يرى أن يرسل ثمنها لفقراء المسلمين أو لتذبح بأرضهم، فما الحكم؟
ج: لا مانع في ذلك إن أرسلها تذبح هناك، هذا حسن بواسطة الثقات، وإن أرسل قيمتها فلا بأس، لكن كونه يذبحها عنده إذا تيسر من يأكلها من أصحابه وإخوانه أفضل، يقيم السنة في محله عند الجاليات الإسلامية، ويهدي لإخوانه الطلبة والمسلمين، ويهدي منها إلى الكفار، ما فيه بأس إذا كانوا غير محاربين للإسلام؛ لأنها صدقة تطوع، وإن أرسلها إلى الفقراء في أفريقيا، للمجاهدين إن وجدوا، أو أرسل قيمتها، لا بأس بذلك
س: هل يجزئ أن ندفع مبلغًا من المال لشراء أضحية وذبح ذلك في الخارج للفقراء والمساكين؟
ج: لا حرج سواء يذبحها لأهل بيته أو في الخارج، لكن لأهل بيته أفضل، إذا ضحى في بيته وأكل منها ووسع على من حوله كان أفضل تأسيًا بالنبي صلى الله عليه وسلم، كونه يذبح الضحية في بيته ويأكل ويطعم، وإذا أحب أن يذبح ضحايا أخرى في محل فقراء في بلد أخرى فله أجر ذلك، هذا من الصدقات
باب العقيقة - الجزء رقم : 18، الصفحة رقم: -208-207
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Toutes les louanges appartiennent à Allâh, et que la prière et le salut soient sur le plus noble des prophètes et des envoyés, notre prophète Mohammad le digne de confiance, ainsi que sur sa famille et ses compagnons, tous ensemble.
Ceci dit :
Le pèlerinage à la Maison d’Allâh تعالى est le quatrième pilier des cinq piliers de l’Islâm.
Il s’agit d’une obligation pesant sur tout musulman responsable religieusement et capable (1) comme Il تعالى l’a dit :
{et c’est un devoir envers Allâh pour les gens qui ont les moyens, d’aller faire le pèlerinage de la Maison. Et quiconque ne croit pas… Allâh Se passe largement des mondes} (trad relat du verset).
Et de nombreux mérites sont attestés concernant cette grandiose adoration, telle que la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :
«Le hajj mabrour n’a d’autres récompense que le paradis»
Et sa parole صلى الله عليه وسلم :
«Celui qui accomplit le pèlerinage à cette maison, et qui n’a commis ni obscénité(3)ni perversion, revient comme lorsque sa mère l’a enfanté». (4)
Et Allâh عز وجل a singularisé cette obligation en fixant que les jours où elle s’accomplit soient, de manière absolue, les meilleurs jours de l’année ; comme le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
«Il n’y a pas de jours plus importants auprès d’Allâh et en lesquels les œuvres sont plus aimées de lui que ces dix jours»(5)
Puis, d’entre ces dix jours, Allâh عز وجل a singularisé, par de nombreux mérites, le jour de ’arafa ; Il a institué la station à ‘arafa comme étant le plus important pilier du hajj, tel que le Prophète صلى الله عليه وسلم l’a dit :
«Al hajj est ‘arafa».(6)
Et en raison de l’importance du jour de ‘arafa et son rang sublime, j’ai aimé à regrouper un ensemble des mérites liés à ce jour, mérites attestés de notre noble Prophète صلى الله عليه وسلم, afin que celui qui accomplisse le hajj réalise ce magnifique bienfait et ce grand honneur qu’Allâh lui a facilité d’être présent en ce jour et d’accomplir ce sublime rite.
Puis, j’ai mentionné certaines remarques sur lesquelles le pèlerin au hajj doit porter son attention tout au long de sa présence sur cette étendue de terre bénie, durant le jour de ‘arafa.
Et j’implore Allâh d’accepter le hajj des pèlerins à la Maison d’Allâh, d’en faire un hajj mabrour et effort récompensé.
Il est certes Celui qui entend et qui exauce.
Notes :
(1) Le responsable est celui qui a atteint la puberté et jouit de ses facultés mentales ; et la capacité englobe la capacité physique, à savoir avoir la bonne santé du corps et être capable de supporter les difficultés du voyage et l’accomplissement des rites ; et la capacité financière, à savoir posséder la charge financière du hajj et du voyage.
(2) Rapporté par Muslim, n°1349
(3) L’obscénité (ar rafthou) : il s’agit de l’acte sexuel et de ses préliminaires, en terme d’actes comme le fait d’embrasser etc. et en terme de paroles comme les paroles en corrélation avec l’acte sexuel et le désir. Et y sont inclus les paroles obscènes.
(4) Rapporté par al Boukhârî n°1819 et Muslim n°1350
(5) Rapporté par l’imâm Ahmad n°6155, et Al Hâfidh Ibn Hajar Al Asqalânî l’a jugé hassan dans «الأملي المطلقة» (p.14)
(6) Rapporté par Abou Daoud n° 1949, atTirmidhî n°889 et Al Albânî l’a jugé authentique dans «الإرواء» n°1064
Premier mérite :
Le jour de ‘arafa est, de manière absolue, le meilleur jour de l’année (1)
(page 7 et 8)
Le jour de ‘arafa est le 9ème jour du mois de dhou l-hijja ; il est attesté du Prophète صلى الله عليه وسلم que ces dix jours sont, de manière absolue, les meilleurs jours de l’année, que l’œuvre pieuse qui y est effectuée est meilleure que l’œuvre effectuée en d’autres jours.
Selon Ibn ‘Omar, qu’Allâh soit satisfait d’eux, le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :
«Il n’y a pas de jours plus importants auprès d’Allâh et en lesquels les œuvres sont plus aimées de lui que ces dix jours»(2).
Et, dans Son noble Livre, le Seigneur des mondes جل جلاله a certes juré par ces dix jours - et Il سبحانه وتعالى ne jure que par ce qui est sublime.
Il تعالى a dit dans la sourate alfajr {et par les dix nuits} (trad relat) ; Ibn ‘Abbâs, qu’Allâh soit satisfait d’eux, a dit :
«Les dix nuits par lesquelles Allâh a juré sont les dix premières de dhou l-hijja», la même chose a été dite par AbdouLlâh Bn z-Zoubayr, Mujâhid, Masrouq, ‘Ikrima, Qatâda et ad Dahhâk, ainsi que d’autres prédécesseurs de cette communauté.
Ibn Jarîr atTabarî l’a fait prévaloir et l’ijma’ des exégètes (3) l’a adopté dans leur exégèse.
Bien plus, qu’Allâh جل جلاله ait juré par le jour de ‘arafa compte parmi ce qui prouve que ce jour a un surplus en mérite et en distinction sur les dix autres jours.
Dans la sourate alBouroûj, Il تعالى a dit :
{et par le témoin et ce dont on témoigne !} (trad relat) : le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
«Le jour dont on témoigne est le jour de ‘arafa et le témoin est le jour du vendredi»(4).
Et c’est également ainsi que l’ont expliqué le calife bien guidé ‘Alî bn Abî Tâlib, Abou Houreyra et Ibn ‘Abbâs, qu’Allâh soit satisfait d’eux.
Notes :
(1) avec divergence entre les gens de science entre le mérite de ce jour-là et celui qui le suit – le jour du sacrifice. Se reporter à «لطائف المعارف» d’Ibn Rajab (p.280)
(2) son référencement ayant précédé (p.4 du pdf-arabe)
(3) rapporté par atTirmidhî n°3339, et Al Albânî l’a jugé hassan dans «السلسلة الصحيحة» n°1502
(4) voir concernant ce point جامع البيان في تفسير القرآن - 24/264
Deuxième mérite :
Il s’agit du jour lors duquel Allâh paracheva la religion et paracheva le bienfait
(page 9 et 11)
Certes, Allâh جل جلاله révéla à Son noble Prophète صلى الله عليه وسلم, l’après-midi du jour de ‘arafa, sa Parole تعالى :
{aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islâm comme religion pour vous} (trad relat).
Dans les deux authentiques, selon Târiq Bn Chihâb, un juif se rendit auprès de ‘Omar Bn l-Khattâb, qu’Allâh soit satisfait de lui, et lui dit :
«Ô commandeur des croyants, il y a un verset dans votre Livre que vous lisez qui, s’il nous avait été révélé à nous les juifs, nous aurions pris ce jour-là comme fête».
Il demanda : «Et de quel verset s’agit-il ?»
Il répondit : {aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islâm comme religion pour vous}
‘Omar, qu’Allâh soit satisfait de lui, dit alors : «Je sais certes en quel jour il fut révélé ainsi que le lieu où il fut révélé. Il fut révélé au Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم, à ‘arafa, un vendredi».» (1)
Ibn Jarîr AtTabarî, qu’Allâh lui fasse miséricorde, a dit, en explication du sens de Sa Parole جل جلاله :
{aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islâm comme religion pour vous} (trad relat) :
«Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous, ô croyants, Mes prescriptions religieuses, Mes limites, Mes ordres à votre intention et Mes interdits, mon licite et illicite… et les preuves que Je vous ai données concernant tout ce dont vous avez besoin dans votre religion.
J’ai donc parachevé pour vous tout cela.
Nul ajout à cela après ce jour.
Et ce fut pendant le jour de ‘arafa, l’année du hajj du Prophète صلى الله عليه وسلم, le pèlerinage d’adieu».(2)
C’est pourquoi il convient au musulman, lors de sa station sur la terre de ‘arafa, de se souvenir du bienfait d’Allâh جل جلاله sur lui et sur l’ensemble des deux charges [Homme et jinns] par le parachèvement et la complétude de cette religion.
Suite à cela, il s’assure alors, avec la plus grande ardeur, à préserver les rites de sa religion, rites dans lesquels il n’y aucune incomplétude, et il prend fortement garde à l’hétérodoxie, à ne pas innover d’acte sur lequel Allâh n’a fait descendre aucune preuve.
Car «toute chose nouvelle est innovation, et toute innovation est égarement» (3) et que notre noble Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
«celui qui innove dans notre affaire-ci une chose qui n’en fait pas partie, alors cette chose est rejetée» (4), c’est-à-dire rejetée contre son auteur.
Notes :
(1) rapporté par Al Boukhârî n° 45 et Muslim n° 3017
(2) « جامع البيان في تفسير القرآن » (8/80)
(3) Rapporté par Abou Daoud n° 4607 et Al Albânî l’a jugé authentique dans« الإرواء» n° 891
(4) Rapporté par Al Boukhârî n° 2697 et Muslim n° 1718
Troisième mérite :
Il s’agit du jour où autant de serviteurs sont affranchis du feu de l’enfer
(Page 12 à 14)
Selon la mère des croyants, Aïcha, qu’Allâh soit satisfait d’elle, le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :
«Il n’y a pas un jour au cours duquel Allâh affranchit autant de serviteurs de l’enfer que le jour de ‘arafa.
En effet, Il s’approche puis se vante d’eux auprès des anges, et leur dit : "Que veulent ceux-là ?"»(1).
Le jour de ‘arafa est ainsi le jour de l’année au cours duquel il y a le plus d’affranchis de l’enfer.
Dès lors, en ce jour grandiose, au musulman, de se tourner avec ardeur vers Allâh, d’un retour sincère, et de se réfugier auprès de Lui, l’invoquant de l’inscrire, au déclin du jour, parmi Ses affranchis de l’enfer, dont Seul Lui جل جلاله connaît le nombre.
Et au musulman de veiller également à s’écarter des choses qui l’empêchent d’atteindre cet énorme bienfait, comme :
le polythéisme qui comprend invoquer autre qu’Allâh جل جلاله, dédier une quelconque adoration à autre que Lui.
Le polythéisme est le péché qu’Allâh جل جلاله ne pardonne pas, comme Il تعالى l’a dit :
{certes Allâh ne pardonne pas qu’on Lui donne quelqu’associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut} (trad relat).
Bien plus, associer à Allâh est une cause d’annulation de l’ensemble des œuvres pieuses, comme a dit تعالى :
{en effet, il t’a été révélé, ainsi qu’à ceux qui t’ont précédé : «Si tu donnes des associés à Allâh, ton œuvre sera certes vaine ; et tu seras très certainement du nombre des perdants} (trad relat).
L’innovation religieuse : elle condamne en effet au rejet de l’œuvre et à sa non acceptation.
L’autosatisfaction et se sentir supérieur aux autres : Jâbir bn ‘AbdiLlâh, qu’Allâh soit satisfait de lui, rapporte du Prophète صلى الله عليه وسلم :
«On n’a pas vu un jour ayant autant d’affranchis de l’enfer que ce jour-là», c’est-à-dire ‘arafa, «et Allâh n’y pardonne pas au présomptueux»(2).
Et il est attesté que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
«Allâh ne regarde pas celui qui traîne son vêtement par ostentation» (3)
L’entêtement dans la perpétration des grands péchés : les cinq prières quotidiennes -qui sont le plus grand pilier de la religion après les deux attestations de foi- n’expient pas les péchés de l’obstiné à commettre les grands péchés et des (sept actes) menant à la perdition, comme a dit le Prophète صلى الله عليه وسلم :
«Les cinq prières, (la prière du) vendredi à l’autre expient ce qui est commis entre eux, à condition que les grands péchés soient évités» (4).
C’est pourquoi le pèlerin au hajj, lui qui a été honoré par Allâh جل جلاله pour accomplir cette grandiose adoration, doit être désireux d’être, en ce jour, parmi les affranchis de l’enfer, doit persister à invoquer Allâh d’en faire partie et à avoir la ferme et sincère volonté émanant du cœur de se détacher des grands péchés et des transgressions, afin d’obtenir cette grande réussite et cet énorme bienfait d’Allâh جل جلاله :
{quiconque donc est écarté du Feu et introduit au Paradis, a certes réussi. Et la vie présente n’est qu’un objet de jouissance trompeuse} (trad relat). (5)
Notes :
(1) Rapporté par Muslim n° 1348
(2) Rapporté par Al Ismâ’îlî dans «معجم أسامي الشيوخ» (p.362) selon un hadîth de Abou Zoubayr, selon Jâbir, qu’Allâh l’agrée. Mais il y a un rapporteur faible dans la chaîne de transmission. Et rapporté par AbderRazzâq as San’ânî n° 8813, selon un hadîth de Ayyoub, selon AlQâsim Bn Abî bazza. Ayyoub douta de savoir s’il remontait au Prophète صلى الله عليه وسلم ou s’arrêtait à un compagnon. Le hadîth est hassan en regroupant les deux voies de transmission. Et Allâh est le Plus Savant.
(3) Rapporté par al Boukhârî n°5783 et Muslim n°2085
(4) Rapporté par Muslim n°233
(5) Voir «لطائف المعارف» du Hâfidh Ibn Rajab (p. 628)
Quatrième mérite :
Le Seigneur سبحانه وتعالى s’approche de Ses serviteurs
(Page 15 et 16)
Dans le hadîth précédemment cité, selon de la mère des croyants Aïcha, qu’Allâh soit satisfait d’elle :
«…En effet, Il s’approche puis se vante d’eux auprès des anges, et dit : "Que veulent ceux-là ?"»(1), sa parole صلى الله عليه وسلم : «en effet, Il s’approche» signifie qu’Il سبحانه وتعالى descend vers le ciel le plus proche et s’approche de Ses serviteurs le jour de ‘arafa, d’une approche qui sied à Sa Majesté, Sa Grandeur et Sa Perfection, sans s’interroger sur le comment, sans comparaison, sans déformation et sans négation de ces Attributs.
Et cette descente et ce rapprochement des gens à ‘arafa font partie de la miséricorde d’Allâh جل جلاله, vue que beaucoup de bonnes choses et bénédictions ainsi que la descente de miséricorde en découlent, comme indiqué dans le hadîth lorsque le Prophète صلى الله عليه وسلم avait répondu à un compagnon, qu’Allâh l’agréé, qui l’avait interrogé sur la récompense de la station à ‘arafa :
«Quant à ta station à ‘arafa, alors Allâh جل جلاله descend au ciel le plus proche et Il se vante d’eux auprès des anges et dit :
"Voici Mes serviteurs, ils sont venus à Moi ébouriffés, poussiéreux, affluant de tout chemin éloigné, espérant Ma miséricorde et craignant Mon châtiment alors qu’ils ne l’ont pas vu.
Et qu’en serait-il s’ils M’avaient vu ?'
Si tu avais avec toi autant en péchés que les grains de sable(2) ou les jours de la vie présente ou les gouttes de pluie du ciel, Allâh t’en purifierait». (3)
Notes :
(1) Voir p.12 pdf en arabe
(2) Al ‘âlij : il s’agit de la profusion de sable et les uns s’imbriquant aux autres.
(3) Rapporté par atTabarânî dans «المعجم الكبير» n°13566 et Al Albânî l’a jugé hassan dans «صحيح الجامع» n°1360
Cinquième mérite :
Allâh جل جلاله se vante des gens de ‘arafa auprès des anges
(Page 17 et 18)
Selon AbdouLlâh Bn ‘Omar Bn l-‘Âs, qu’Allâh soit satisfait de lui, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
«Certes Allâh se vante auprès de Ses anges, l’après-midi (ndT : voir l’explication des savants sur quand débute ce moment) de ‘arafa, des gens de ‘arafa et Il dit : "Regardez Mes serviteurs, ils sont venus à Moi ébouriffés et poussiéreux"» (1), et il a été mentionné plus avant le hadîth de la mère des croyants Aïcha, qu’Allâh soit satisfait d’elle, «en effet, Il s’approche puis se vante d’eux auprès des anges».
Et il s’agit là d’une immense faveur accordée aux gens de ‘arafa, que le Seigneur des mondes جل جلاله se vante d’eux aux dignitaires suprêmes parmi les nobles et obéissants anges.
Et Il جل جلاله se passe largement de Ses serviteurs, Il se passe largement de leur pèlerinage et de leur invocations, comme Il تعالى a dit :
{Ô hommes, vous êtes les indigents ayant besoin d’Allâh, et c’est Allâh, Lui qui se dispense de tout et Il est Le Digne de louange. S’Il voulait, Il vous ferait disparaître, et ferait surgir une nouvelle création. Et cela n’est point difficile pour Allâh} (trad relat).
Donc, bien qu’Il جل جلاله se passe parfaitement et largement de Sa création, Il se vante des gens de cette station aux anges, à titre d’honneur envers eux.
Et le fait qu’Il se vante d’eux aux anges prouve qu’Allâh جل جلاله leur a certes pardonné leurs péchés et est passé sur leurs mauvaises actions.
Les pèlerins au hajj sont sortis de leur contrée, ébouriffés, quémandant la miséricorde du Seigneur des serviteurs, désireux d’obtenir l’agrément d’Allâh, les jardins d’éden et l’affranchissement du feu de l’enfer : Allâh les honora en leur pardonnant leurs péchés et se vante d’eux auprès des anges, tel qu’attesté du Prophète صلى الله عليه وسلم qui a dit au sujet de ceux qui stationnent à ‘arafa :
«Certes, Allâh descend تبارك وتعالى au ciel de la dounia et Il se vante de vous aux anges, disant : "Mes serviteurs sont venus à Moi, ébouriffés et affluant de tout chemin éloigné. Ils espèrent Ma miséricorde. Si vos péchés équivalaient au nombre de grains de sable ou au nombre de gouttes de pluie ou à l’écume de la mer, Je les pardonnerai. Déferlez donc, Mes serviteurs, vous êtes pardonnés, vous et ceux en faveur desquels vous intercéderez"».(2)
Notes :
(1) Rapporté par l’imâm Ahmad n° 8047 et Al Albânî l’a jugé sahîh dans «صحيح الجامع» n°1868
(2) Rapporté par alBazzâr dans son recueil n° 6177 et jugé hassan par Al Albânî dans «صحيح الترغيب والترهيب» n°1112
Sixième mérite :
Allâh جل جلاله exauce l’invocation des gens de ‘arafa
(Page 19 à 21)
Certes, Allâh exauce celui qui L’invoque et donne à celui qui lui a demandé parmi les gens de la station en ce jour grandiose, comme cela a précédé dans le hadîth de la mère des croyants Aïcha, qu’Allâh soit satisfait d’elle, que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
«et Allâh dit : "Que veulent ceux-là ?"».
Allâh تبارك وتعالى interroge donc Ses anges : «que veulent ceux-là ?» alors qu’Il تبارك وتعالى le sait mieux qu’eux et Il est le Plus Savant de qui se trouve en leurs cœurs mais Il جل جلاله dit cela afin de leur accorder ce qu’ils désirent et répondre à leurs demandes.
C’est pourquoi Il جل جلاله a dit après cela : «soyez témoins, ô Mes anges, que Je leur ai certes pardonnés» (1).
Bien plus, fait partie de Son honorification aux gens de cette station qu’Allâh جل جلاله accepte leur intercession pour ceux en faveur desquels ils ont invoqué et imploré pardon, comme cela est attesté dans le hadîth précédant qu’Il a dit تبارك وتعالى : «Déferlez donc, Mes serviteurs, vous êtes pardonnés, vous et ceux en faveur desquels vous intercéderez» (2).
C’est pourquoi le jour de ‘arafa est le meilleur jour de l’année en raison pour invoquer Allâh et L’implorer comme l’a dit le Prophète صلى الله عليه وسلم :
«La meilleure des invocations est celle du jour de ‘arafa»(3).
Ibn ‘AbdelBarr, qu’Allâh lui fasse miséricorde, a dit :
«On tire comme enseignement de ce hadîth que l’invocation au jour de ’arafa est meilleure qu’en autre jour…
Et on trouve dans le hadîth la preuve que les invocations du jour de ‘arafa sont pour la plupart toutes exaucées»(4).
Il convient dès lors au pèlerin au hajj d’invoquer Allâh تبارك وتعالى, en ce jour, tout en étant convaincu de l’exaucement et qu’Allâh جل جلاله ne rejettera pas sa demande, qu’Il ne trahira pas l’espoir placé en Lui.
Cela l’incite donc à la sincérité et à insister auprès d’Allâh avec véracité, et cela l’incite à avoir une bonne opinion de son généreux Seigneur.
AbdouLLâh Bn l-Moubârak, qu’Allâh lui fasse miséricorde, a dit :
«Je me suis rendu auprès de Sofiâne atThawrî pendant l’après-midi de ‘arafa.
Je l’ai trouvé accroupi sur ses genoux, les yeux remplis de larmes.
Je me mis à pleurer et il se tourna vers moi en disant : «Que t’arrive-t-il ?».
Je lui répondis : «Quel est celui ayant la pire situation en ce rassemblement ?». Sofiâne répondit alors : «Celui qui pense qu’Allâh ne lui pardonnera pas»»(5).
Al Fudayl bn ‘Yâd, qu’Allâh lui fasse miséricorde, stationna à ‘arafa.
Il dirigea son regard sur le sanglotement (6) des gens et leurs pleurs en ce jour.
Et il dit : «Voyiez-vous si ceux-là se rendaient auprès d’un homme lui demandant quelques centimes (7), les repousserait-il ?
Ils répondirent : «Non».
Il dit : «Par Allâh, le pardon auprès d’Allâh est très certainement plus facile que la réponse positive de cet homme pour quelques centimes»(8).
Notes :
(1) Voir «صحيح الترغيب والترهيب» n°1154
(2) Rapporté par alBazzâr dans son recueil n° 6177 et jugé hassan par Al Albânî dans «صحيح الترغيب والترهيب» n°1112
(3) Rapporté par AtTirmidhî n°3585 et jugé sahîh par Al Albânî dans «السلسلة الصحيحة » n°1503
(4) « التمهيد» (6/41)
(5) Rapporté par Ibn Abî Douniâ dans «حسن الظن بالله» (p.92)
(6) anNachîdj (traduit par sanglotement) : il s’agit du bruit de la gorge émis lors des pleurs, sans être accompagné de gémissement et sans élever le bruit.
(7) Dâniq (traduit ici par quelques centimes ) : il s’agit d’un sixième de dirhâm, et on l’utilise pour montrer la demande infime et sans valeur.
(8) «مجلس في فصل يوم عرفة» d’Ibn Nâsir d-Dîne d-Dimashqî (p.63)
Septième mérite :
Il s’agit du plus important jour causant l’amertume de satan
(page 22)
Selon Talha bn ‘Obeyd Allâh bn Kurayz, qu’Allâh lui fasse miséricorde, le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :
«Jamais satan n’a été vu plus petit, plus déconfit, plus dédaigné et plus irrité que le jour de ‘arafa.
Et il en est ainsi à cause de ce qu’il a vu comme descente de miséricorde et pardon d’Allâh des grands péchés»(1).
Ainsi, satan est irrité et malmené par ce qu’il se passe en ce jour en terme d’affranchissement des jougs de l’enfer, descente de la miséricorde et pardon des péchés ; mais il en revient infructueux, perdant et vaincu.
Notes :
(1) Rapporté par l’imâm Mâlik dans «الموطأ» n°944. Et la chaîne de transmission de ce hadîth est attestée jusqu’à Talha bn ‘Obeyd Allâh qui est un tâbi’î. Le hadîth est donc mursal. Al Hâfidh Ibn AbdelBarr, qu’Allâh lui fasse miséricorde, a dit «le sens de ce hadîth est confirmé par de nombreuses voies». [ndT : cf pour plus de détails التمهيد لما في الموطأ من المعاني والأسانيد (1,116) ]
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Cheikh 'Abder Razzâq Ibn Abdelmohsin Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر
Toute l'existence du musulman est un bien, mais c'est par la grâce d'Allâh qu'Il a accordé des périodes, qu'Il a favorisées par rapport à d'autres parmi les jours, afin que le musulman y augmente en oeuvres pieuses, et qu'il atteigne des récompenses musltipliées :
Il y a là le mois béni de Ramadhân et ce qu'il comporte comme bonnes choses ; [...] et il y a là ces dix de dhî l-hidjdja.
كل حياة المسلم خير، و لكن من فضل الله عز وجل أن جعل أوقاتا فضلها غيرها من الأيام، ليزداد فيها المسلم أعمالا صالحة، ويحصل على أجور مضاعفة، فهناك شهر رمضان المبارك، وما فيه من الخيرات، [...] وهناك هذه العشر، عشر ذي الحجة
خطبة: فضل العشر من ذي الحجة
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
Fait-on devancer le takbir sur le dhikr après chaque prière ?
Réponse :
Aucun texte authentique, explicite, n'a été rapporté du Prophète صلى الله عليه وسلم au sujet du takbir restreint, mais il s'agit de âthar et d'ijtihâd de savants.
Et ces derniers ont dit qu'on le fait devancer sur le dhikr général après les prières.
Madjmou3 Al-Fatâwâ 261/16
Traduit par la chaîne Telegram غيث القلوب - @ghaithqolob
١٣٨٣- سئل فضيلة الشيخ - رحمه الله - : هل يقدم التكبير على الذكر دبر كل الصلاة ؟
فأجاب فضيلته بقوله : لم يرد عن النبي ﷺ نص صحيح صريح في باب التكبير المقيد، لكنه آثار واجتهادات من العلماء، وهؤلاء يقولون : إنه يقدمه على الذكر العام أدبار الصلوات
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Les dix jours de dhi-l-hijjah débutent dés l'entrée du mois de dhi-l-hijjah et prennent fin avec la fête du sacrifice.
Et le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit concernant les actions durant cette période :
"Il n'y a pas de jours dans lesquels les bonnes actions sont plus aimées par Allâh que ces jours.
Ils ont dit : Ô Messager d'Allâh ! Pas même le djihad dans le sentier d'Allâh ?
Il صلى الله عليه وسلم a dit : "Pas même le djihad dans le sentier d'Allâh, sauf un homme qui est sorti avec sa propre personne et son argent et n'est revenu avec rien de cela".
Ainsi, j‘encourage mes frères musulmans à saisir cette occasion immense et à multiplier durant les dix jours de dhi-l-hijjah les oeuvres pieuses telles que :
la lecture du Qur'én,
l'évocation (dhikr) dans toutes ses formes :
takbir (le fait de dire Allâhu akbar),
tahlil (le fait de dire la ilâha illa Llâh),
tahmid (le fait de dire al hamdu li Llâh),
tasbin (le faire de dire subhâna Llâh),
ainsi que l'aumône,
le jeûne,
et toute oeuvre pie.
Et ce qui est étonnant c'est que les gens ne prêtent aucune attention à ces dix jours.
Pendant les dix (derniers) jours de ramadhân, tu les vols fournir beaucoup d'efforts dens les actes (d'adoration) mais dans les dix (premiers) jours de dhi-l-hijjah, tu manquerais presque de ne trouver personne faisant la différence entre ces jours-la et les autres jours de l'année.
Mais si l‘homme oeuvre en bien durant ces dix jours dans le but de faire revivre ce vers quoi le Prophéte صلى الله عليه وسلم nous a guidé comme oeuvres pieuses alors il est certes sur un énorme bien.
Ces 10 jours bénis ont une importance considérable.
Il incombe donc au musulman de les accueillir avec entrain, allégresse et réjouissance de leur venue ainsi que de les employer dans ce qu'Allâh y a légiféré afin qu'ils soient pour lui un profit auprès d'Allâh qu'il trouvera le jour où il comparaîtra devant Allâh.
خطبة: فضل العشر من ذي الحجة
Sur le compte X - @DrSFawzan
Traduit par Oum Suhayl
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معالي الشيخ د. صالح الفوزان
هذه العشر المباركة لها شأن عظيم، فينبغي للمسلم أن يستقبلها بالبشر والفرح والسرور بمقدمها، وأن يستغلها فيما شرع الله فيها، حتى تكون كسبا له عند الله سبحانه وتعالى، يجده يوم يقدم على الله سبحانه وتعالى
Et parmi ce qui s'impose au musulman et ce qui lui incombe de faire durant ces jours méritoires et illustres, les dix premiers de dhil hijjah : qu'il veille consciencieusement à ce que lui-même ainsi que les gens de sa maison et ceux qui l'entourent comme pères, mères, garçons et filles, frères et soeurs, soient de ceux qui y multiplient Ies oeuvres pies et y concourent.
Ainsi, il leur rappelle leur mérite et les incite a travers l'effort qu'il consent, et il est un modèle pour eux en terme de diligence et d'application.
Et que l'on prenne garde à ce que Shaytân nous entrave et que nous soyons alors parmi les paresseux qui ne saisissent pas les opportunités ni les occasions éminentes.
Les dix jours ne sont qu'une poignée de jours mais dont les récompenses sont grandioses et le départ prompt.
Celui qui a été privé de leur bien et de leur bénédiction et de ce qu'ils contiennent comme récompense et multiplication des bonnes oeuvres a certes été privé d'un immense bien.
إنَّ مما يجدر بالمسلم وينبغي له ويتأكد عليه في هذه الأيَّام الفاضلة المعظَّمة أيَّام عشر ذي الحِجة الأُوَلِ أنْ يحرص غاية الحرص على نفسه، وعلى أهل بيته، وعلى مَن حوله مِن أباء وأمهات، وأبناء وبنات، وإخوان وأخوات
أنْ يكونوا مِن المكثرين فيها مِن الأعمال الصالحة، والمسارعين إليها
فيُذَكِّرَهم بفضلها، ويُرغِّبهم بالاجتهاد فيها، ويكون قدوة لهم في الجِدِّ والاجتهاد
ولنَحذر أنْ يُثبِّطنا الشيطان، فنكون مِن المتكاسلين، الذين لا يغتنمون الفُرص، ولا يهتمون بالأيام الفاضلة، والمواسم المعظَّمة، فإن أيَّام العشر أيَّام قليلة، لكنها عظيمة الأجور، سريعة الرحيل، مَن حُرم خيرها وبركتها وما فيها مِن أجْر ومضاعفة حسنات فقد حُرِم خيرًا كثيرًا