Y'a-t-il des divergences sur les questions de «critique et éloge - الجرح والتعديل» (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Y'a-t-il des divergences sur les questions de «critique et éloge - الجرح والتعديل» (audio)

 

Ce questionneur demande :

 

Des gens disent : "les questions de jarh wa ta3dil et l'avertissement contre les déviateurs (moukhalifin) sont elles sujettes à divergences comme les questions de fiqh" ? 

 

Réponse :

 

Non, cette compréhension n'est pas correcte, le jarh wa ta3dil est une science parmi les sciences de la chari3a, dont l'objectif est de purifier ce qui a été affirmé au sujet de notre prophète صلى الله عليه وسلم comme parole, acte, oeuvres, afin de ne pas affirmer une parole qu'Il n'a pas dite ou une action qu'Il n'a pas faite, ainsi est venu le rôle du jarh wa ta3dil. 

 

Ainsi, qui est de confiance on accepte de lui ce qu'il rapporte de la sounnah et ce que celà implique comme règles. 

 

Et qui est majro7 ("blessé"> pas accepté) du point de vue de sa croyance ou son attitude ou son ignorance on accepte pas [ce qu'il rapporte]. 

 

Ainsi, le jarh wa ta3dil est une protection et un entretien de la révélation pour ne pas affirmer pour le Prophète صلى الله عليه وسلم quelque chose qui n'est pas vrai pour Allah et son Prophète صلى الله عليه وسلم.

 

Cette science est grandiose est utile, à Allah la louange... 

 

Concernant les déviateurs, ceci est compris par les savants dotés de science profonde, qui comprennent ce qu'est la déviation et la confirmation (de la sounna).

 

Donc, si quelqu'un dévie de la sounna dans la croyance ou la voie ils l'expliquent et avertissent contre lui. 

 

Concernant la divergence dans le fiqh, celà est autre chose.

 

Il arrive entre les savants des divergences dans les branches de fiqh et de science, en fonction de leur capacité à extraire des textes les règles, en fonction de leur compréhension, et ceci est à examiner, on ne prend pas dans preuve (dalil), et quiconque dévie, sa déviation est rejetée, s'il fait partie des sunnites on l'excuse et lui explique la vérité, et ceci est le minhaj que nous connaissons... 

 

هذا سائل يسأل فيقول: هناك من يقول: إن مسائل الجرح والتعديل والتحذير من المخالفين مسائل خلافية مثل مسائل الفقه؟، نعم

الجوابلا، هذا الفهم غير صحيح، الجرح والتعديل علم من العلوم الشرعية الغرض منه تصفية ما ثبت عن النبي-صلى الله عليه وسلم-من أقواله وأفعاله وأعماله، فلئلا ينسب إلى الرسول قولًا لم يقله، أو فعلًا لم يفعله ولم يقر عليه، جاء دور الجرح والتعديل

فمن كان عدلًا قبل منه ما يرويه في السنة المطهرة، وما يبينه من الأحكام

ومن كان مجروحًا بجارح يخل باعتقاده أو مروءته أو يكون من أهل الجهل فإنه لا يقبل

فالجرح والتعديل حماية وصيانة للوحي لئلا ينسب إلى الله أو إلى رسوله-عليه الصلاة والسلام-شيء لم يثبت عن الله ولا عن رسوله-عليه الصلاة والسلام-، وهو علم عظيم ونافع ولله الحمد

وأما ما يتعلق بالمخالفين لأهل السنة والجماعة: فهذا يفهمه العلماء الذين لهم قدم راسخة في العلم يفهمون المخالفة، والموافقة، فمن خالف أهل السنة في شيء من معتقداتهم، أو في شيء من سلوكهم، بينوه وحذروا منه

وأما ما يتعلق في الخلاف في المسائل الفقهية: فهذا له شأن آخر، يحصل بين العلماء الخلاف في الفروع في المسائل العملية والفقهية، بحسب القدرة على الاستنباط من النصوص، وبحسب الفهم، وهذا أيضًا يمحص، فلا يؤخذ إلا -لا يؤخذ قول أحد- إلا من وافق الدليل، وأما من خالف فإنه ترد مخالفته، وإذا كان من أهل السنة يعتذر له، ويبين له الحق، وهذا هو المنهج الذي نعرفه

[شريط بعنوان: التعليق على كتاب الفتن من صحيح البخاري، للشيخ ربيع -حفظه الله-]

 

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

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La date du jour de arafat diverge entre les pays, faut-il jeûner avec l'Arabie Saoudite ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La date du jour de arafat diverge entre les pays, faut-il jeûner avec l'Arabie Saoudite ?

Question :

 

Si la date du jour de Arafat diverge entre les pays à cause des différents moments de l’apparition de la lune, devons-nous jeûner selon le pays où nous nous trouvons ou selon le pays des deux mosquées sacrées (le Royaume d’Arabie Saoudite) ?

 

Réponse :

 

La réponse à cette question repose sur la divergence des gens de science : l’apparition de la lune est-elle la même pour toute la terre ou est-elle différente selon chaque contrée géographique ?

 

La réponse exacte est que l’apparition de la lune diffère selon les contrées.

 

Par exemple, si la lune est apparue à La Mecque, et nous sommes arrivés au neuvième jour, alors que la lune a été vue un jour avant dans un autre pays, ce jour qui correspond à Arafat (pour nous) sera le dixième jour pour eux.

 

Il leur sera donc interdit de jeûner ce jour, car il correspond au jour de l’Aïd.

 

De même, si l’apparition de la lune a pris du retard à La Mecque, ainsi le neuvième jour à La Mecque correspondra au huitième jour dans l’autre pays.

 

Ils jeûneront donc le neuvième jour qui correspondra au dixième jour à La Mecque.

 

Ceci est l’avis le plus sûr, car le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Jeûnez lorsque vous voyez apparaître le croissant de lune, et rompez le jeûne lorsque vous voyez apparaître le croissant de lune.»

 

Ceux dont la lune n’apparaît pas dans leur direction, ne peuvent pas être considérés comme ceux qui l’ont vue.

 

De plus, l’unanimité est d’accord que l’apparition de l’aube et le coucher du soleil sont pris en compte différemment selon chaque contrée.

 

Il en est donc de même pour la détermination du calendrier des mois qui sera déterminée de la même façon que l’on détermine les horaires de la journée.

 

Recueil de fatwas - Tome 20 - Page 47 - Question 504

Publié par fatawaislam.com

 سئل فضيلة الشيخ ـ رحمه الله تعالى ـ: إذا اختلف يوم عرفة نتيجة لاختلاف المناطق المختلفة في مطالع الهلال فهل نصوم تبع رؤية البلد التي نحن فيها أم نصوم تبع رؤية الحرمين؟

فأجاب فضيلته بقوله: هذا يبنى على اختلاف أهل العلم: هل الهلال واحدفي الدنيا كلها أم هو يختلف باختلاف المطالع؟ والصواب أنه يختلف باختلاف المطالع، فمثلاً إذا كان الهلال قد رؤي بمكة، وكان هذا اليوم هو اليوم التاسع، ورؤي في بلد آخر قبل مكة بيوم وكان يوم عرفة عندهم اليوم العاشر فإنه لا يجوز لهم أن يصوموا هذا اليوم لأنه يوم عيد، وكذلك لو قدر أنه تأخرت الرؤية عن مكة وكان اليوم التاسع في مكة هو الثامن عندهم، فإنهم يصومون يوم التاسع عندهم الموافق ليوم العاشر في مكة، هذا هو القول الراجح، لأن النبي صلى الله عليه وسلم يقول: «إذا رأيتموه فصوموا وإذا رأيتموه فأفطروا» وهؤلاء الذين لم يُر في جهتهم لم يكونوا يرونه، وكما أن الناس بالإجماع يعتبرون طلوع الفجر وغروب الشمس في كل منطقة بحسبها، فكذلك التوقيت الشهري يكون كالتوقيت اليومي

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les caractéristiques de celui qui invite les gens à l'islam

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Les caractéristiques de celui qui invite les gens à l'islam
Louanges à Allah, Seigneur des mondes, qui nous a commandé de suivre Son Prophète et de prêcher conformément à Sa voie. Prière et paix sur notre Prophète Mohammed et sur sa Famille ainsi que ses Compagnons et ceux qui suivent son chemin de la meilleure manière jusqu'au jour de la rétribution.
 
L'appel à Allah est le chemin qu'ont suivi les prophètes, paix sur eux, et leurs successeurs, comme a dit Allah, Le Très Haut (traduction rapprochée) :
 
« Dis: Ceci est ma voie, j'appelle ( les gens à la religion ) d'Allah avec clairvoyance , moi et ceux qui me suivent, et pureté à Allah ! Et je ne suis point du nombre des associateurs. » [ Youssouf - V 108].
 
Nul doute !
 
L'appel à Allah est l'objectif principal et fondamental de tous les envoyés et de ceux qui les suivent, et ceci afin d'amener les gens des ténèbres à la lumière, de la mécréance à la croyance, de l'association a l'unicité (1) et de l'enfer au paradis.
 
Cet appel de l'Islam repose sur des bases précises qui doivent être rigoureusement appliquées; Si l'une de ces bases venait à manquer, alors cette da'wa (2) ne sera pas correcte et ne produira pas les fruits désirés, et ce, malgré les efforts déployés et le temps qu'on y a consacré.
 
C'est une réalité que l'on peut observer dans de nombreux cas, où cette da'wa n'est pas conforme aux directives enseignées par le Coran et la Sunna.
 
Les piliers sur lesquels repose cette da'wa authentique, comme nous l'a indiqué le Coran et la Sunna, se résument ainsi:
 
La science (3) (requise pour prêcher l'islam)

 

Il va de soi que l'ignorant ne peut en aucun cas prêcher, car Allah a dit dans le verset cité ci dessus (traduction rapprochée) :

 

« Dis : ceci est ma voie, j'appelle (les gens à la religion) d'Allah avec clairvoyance... ».

 

Dans ce verset le mot "basîrah" traduit par "clairvoyance" désigne la science, la connaissance, le savoir. Ainsi, la possession de ce savoir est indispensable car celui qui prêche va être inévitablement amené à débattre avec des savants égarés qui vont tenter de le troubler par le moyen du faux ( arguments futiles ) et du doute, et ceci afin de repousser la vérité.

 

Allah a cite dans son livre saint (traduction rapprochée) :

 

« Et débat avec eux de la meilleure façon » [les abeilles - V 125]

 

Le Prophète, que la paix et la bénédictions d'Allah soit sur lui, a dit à Mou'adh (4) (qu'Allah soit satisfait de lui):

 

« Tu vas certes rencontrer un peuple qui appartient aux gens du livre (5)(...) »

 

Ceci nous démontre que si le da'i (celui qui fait da'wa) ne possède pas suffisamment de connaissances pour faire face à chaque doute et réfuter toutes les oppositions, alors il sera battu à la première rencontre et sera stoppé au début de son chemin.

 

Le comportement (pratiquer soi-même ce vers quoi on appelle)

 

Le da'i doit être un exemple parfait, c'est à dire que ses paroles doivent être en accord avec ses actes. Dans le cas contraire, ses actes deviendront des preuves contre lui même.

 

Allah commanda à son Prophète Chu'ayb, paix sur lui, de dire à son peuple (traduction rapprochée) :

 

«(...) Je ne veux nullement faire ce que je vous interdis. Je ne veux que la reforme autant que je le puis (...) » [ S Houd V 88]

 

Et Allah a dit à son envoyé Mohammed ( paix et bénédictions d'Allah sur lui) (traduction rapprochée) :

 

« Dis: en vérité, ma prière et mon adoration, ma vie et ma mort appartiennent à Allah Seigneur des mondes. A Lui nul associé ! Et c'est cela qui m'a été prescrit et je suis le premier à me soumettre » [ S les bestiaux - V 162,163 ]

 

« (...) Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle (les gens) vers Allah et fait bonne œuvre (...) » [ les versets détaillés V 33 ]

 

La pureté de l'intention (ikhlâss) (6)

 

Cette mission doit être effectuée uniquement en vue de l'agrément d'Allah.

 

L'ostentation, la recherche de la notoriété et le souhait de gravir les échelons de la classe sociale, de s'emparer du commandement et tout ce qui fait partie des convoitises de cette vie d'ici-bas ne peuvent et ne doivent être l'objectif du prêcheur.

 

Car si une de ces ambitions venait à se concrétiser, alors cet appel serait accompli sans sincérité et deviendrait un moyen d'assouvissement de ses propres désirs.

 

Allah, pureté à lui, nous a informe que ses prophètes disaient à leurs communautés (traduction rapprochée) :

 

« Je ne vous demande pour cela aucune récompense »

 

Les étapes (commencer par le plus important)

 

Le da'i doit débuter par la réforme de la croyance et ceci en recommandant d'adorer Allah avec sincérité et en interdisant l'association ( Chirk ).

 

Dans un second temps, il exhorte les gens à l'accomplissement de la prière, au versement de l'impôt rituel (zakât), au respect des obligations religieuses et à l'abandon des interdictions.

 

Ce chemin n'est autre que celui emprunté par l'ensemble des prophètes comme Allah a dit:  (traduction rapprochée)  

« Nous avons envoyé dans chaque communauté un messager, (pour leur dire) : Adorez Allah et écartez-vous du taghut (7) (...) » [S les abeilles - V 36] 

« Et Nous n'avons envoyé avant toi aucun messager à qui nous n'ayons révélé : "Point de divinité en dehors de Moi. Adorez-Moi donc" » [ Les prophètes - V 25].

Et lorsque le Prophète, paix et bénédictions d'Allah sur lui, envoya Mou'adh au Yémen, il lui dit :

"Tu vas certes rencontrer un peuple qui appartient aux Gens du Livre. Commence donc par leur prêcher le témoignage de la foi: " il n'y a pas d'autre dieu qu'Allah et je suis l'envoyé d'Allah ". S'ils acceptent, alors enseigne leur qu'Allah a imposé cinq prières à accomplir de jour comme de nuit. S'ils acceptent, alors enseigne leur qu'Allah a légiféré le versement de l'impôt rituel (Zakat) qui doit être pris des gens riches pour être donné aux pauvres de leur communauté". 

On remarque également que dans sa vie et son parcours, le Prophète, paix et bénédictions d'Allah sur lui, fut le meilleur exemple, et a accompli sa mission de la meilleure manière, en restant à la Mecque durant treize années pendant lesquelles il appela les gens à l'unicité d'Allah et à l'abandon de l'association avant de leur ordonner la prière, le versement de la Zakat, le jeûne et l'accomplissement du pèlerinage et surtout, avant de leur interdire l'usure (riba), la fornication ( zina ), le vol et le meurtre.

 

La patience, l'endurance et la persévérance (8)

 

Le da'i va être inévitablement confronté à des adversités, car il faut prendre conscience que ce n'est pas un chemin tranquille qu'il va emprunter, mais bien plutôt un chemin semé d'embûches, de dangers, de souffrances et d'incertitudes.

Observons ainsi les meilleurs exemples, c'est-à-dire les Prophètes ( paix et bénédictions d'Allah sur eux ) :ils ont dû faire face au moqueries et aux préjudices de leurs peuples, comme il est relaté dans le Coran 
(traduction rapprochée) 


« On s'est moqué de messagers venus avant toi. Et ceux qui se sont moqués d'eux, se virent frapper de toutes parts par l'objet même de leurs moqueries » [ Les prophètes - V 41 ] 

« Certes, des messagers avant toi (Muhammad) ont été traités de menteurs; Ils endurèrent alors avec constance d'être traités de menteurs et d'être persécutés, jusqu'à ce que Notre secours leur vint (...) » [ Les bestiaux - V 34]

Ceux qui suivent les prophètes, seront donc confrontés aux mêmes difficultés et épreuves. Ces difficultés seront proportionels aux efforts déployés dans la da'wa (9).

 

La sagesse (10)

 

Afin de transmettre le message de la meilleure façon, le da'i devra avoir un caractère vertueux et faire preuve de sagesse. Allah, le Très Haut, commanda à Moussa et Haroun, que la paix et le salut soit sur eux, d'avoir ces mêmes qualités pour faire face au plus mécréant des hommes, à savoir : Pharaon, qui prétendit être le seigneur des hommes.

Allah, pureté à Lui, dit 
(traduction rapprochée) 


« Puis, dites-lui une parole douce, peut être se rappellera-t-il ou (Me) craindra-t-il » [Ta Ha - V 44 ]

Puis Allah dit à Moussa, paix et salut sur lui 
(traduction rapprochée) 


« Vas vers pharaon, vraiment, il s'est rebellé ! Puis dis-lui: " Voudrais tu te purifier ? Et que Je te dirige vers ton Seigneur afin que tu Le craignes ? » [ s 79 - V 17, 18,19] 

« C'est certes par quelque miséricorde de la part d'Allah que tu as été si doux envers eux. Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. » [La famille d'Imrane- V 159]

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle ( les gens ) au sentier de ton Seigneur (...) » [ les abeilles - V125] 

« Et tu es certes d'une moralité éminente » [ La plume - V 41]

 

L'espérance et la confiance

 

Le da'i ne doit pas désespérer du résultat de sa da'wa ou de la guidée de sa communauté, de la même façon qu'il ne doit pas désespérer de l'aide d'Allah, pureté à Lui, et ce, même s'il s'écoule un temps considérable sans qu'il n'y ait de résultat apparent. Encore une fois, le meilleur des exemples dans ce cas est celui des envoyés, paix et salut sur eux.

Noé, paix sur lui, demeura 950 ans au milieu de son peuple pour leur prêcher l'unicité d'Allah, pureté à lui.

Notre Prophète Mohammed, paix et bénédictions d'Allah sur lui, lorsque les préjudices des mécréants se multiplièrent, l'ange des montagnes vint à lui , pour lui demander la permission de les écraser en rabattant les flancs de la montagne sur eux, Mohammed, paix et bénédictions d'Allah sur lui, lui répondit :

« Non, mieux vaut leur accorder un délai, peut être qu'Allah désignera parmi leur descendance des hommes qui l'adoreront sans rien lui associer ».

Cette da'wa nécessite donc de posséder ces qualités que sont la confiance et l'espérance, dans le cas contraire, la déception et l'impatience seront la cause de l'abandon de cette da'wa.

Tous les points précédemment développés, qui définissent la méthode employée par les envoyés dans leur da'wa, devront obligatoirement constituer la base même de ce travail. Et si négligence il y a ( dans l'application de ces points ), alors l'échec sera le seul résultat de ces vains efforts. 

La preuve la plus évidente à ce sujet est celle des différents groupes musulmans d'aujourd'hui qui ont établi leur méthodologie et leur programme d'une façon divergente de la méthodologie des prophètes.

Ces groupes ont négligé l'importance de la croyance authentique, appellent à des points de "seconde importance" et ont commencé à prêcher la reforme de questions latérales: Parmi ces différents groupes, il y a ceux qui prêchent la reforme des lois (gouvernementales) et de la politique, et réclame l'application des peines du code pénal islamique, ainsi que l'observance de la chari'a ( la loi musulmane ) dans la société.

Ceci, nul doute, est un pôle essentiel, seulement ce n'est pas le plus important: - Comment peut-on exiger l'application de la Shari'a sur le voleur et le fornicateur avant même de l'exiger sur l'associateur ( celui qui donne des associés à Allah, pureté à Lui ) ?

Comment peut-on revendiquer l'application de la Shari'a sur deux personnes qui se disputent à cause d'un litige portant sur des moutons, avant de revendiquer l'application de la Shari'a sur les adorateurs d'idoles et des tombes, et ceux qui nient les Noms et les Attributs d'Allah ou qui déforment leurs sens et significations ?

Est ce que ces derniers ne commettent-ils pas un crime plus grave que ceux qui boivent de l'alcool ou qui volent ?

Ce sont certes des infractions dans le droit des humains, mais le Chirk et le fait de nier les attributs d'Allah sont des infractions (blasphèmes) dans le droit du créateur, Pureté à Lui.

Et chaque musulman se doit de connaître cette règle fondamentale :

 

« Le droit du Créateur est en priorité sur les droits des créatures » 
 
Sheikh-ul-Islam Ibn Taymiyya, dans son livre intitulé "Al Istiqâmah" (11) dit : « La présence de ces péchés avec l'exactitude et la validité du Tawhid est mieux que la détérioration du Tawhid avec l'absence de ces péchés ».
 
La confirmation de cette règle est prouvée par ce verset (traduction rapprochée)  : 
 
"Certes Allah ne pardonne pas qu'on lui donne des associés. En dehors de cela, Il pardonne à qui Il veut " [ S les femmes - V 116].
 
Et parmi les autres groupes musulmans, en voici qui se réclament de la da'wa, mais qui, malheureusement, suit une voie qui diffère également de celle des envoyés. En fait, ils ne considèrent pas la croyance ( 'aqida ) comme étant le point le plus important et s'intéressent essentiellement aux différentes formes d'adorations basées sur des méthodes inspirées du soufisme.
 
Ils consacrent également leurs efforts à des sorties et visites, et ceci dans le but d'attirer le maximum de gens sans se préoccuper de leurs croyances.
 
Toutes ces voies sont des innovations. elles prennent comme point de départ des préoccupations, des sujets que les messagers laissaient pour la fin.
 
Pour bien comprendre les fautes de ces groupes, nous pouvons prendre l'exemple d'un docteur qui veut guérir le corps d'un malade dont la tête a été coupée !!!
 
Cela reflète parfaitement la situation actuelle, car la croyance est à la religion ce que la tête est au corps.
 
Par conséquent, ce qui est demandé à ces différents groupes est de corriger leur compréhension en revenant au Coran et à la Sunna avec la compréhension de nos pieux ancêtres ( Salaf-us-Salih )(12) afin de connaître la voie des envoyés dans ce travail qu'est la da'wa.
 
Et c'est ainsi qu'Allah, pureté à Lui, nous a informé que le commandement et l'autorité ( qui est le pivot et l'axe de la da'wa du premier groupe que nous avons cité précédemment ) ne peuvent se concrétiser que par la purification de la croyance et ceci en adorant Allah seul, sans rien lui associer.
 
Allah, Le Très Haut, dit (traduction rapprochée) : 
 
« Allah a promis à ceux d'entre vous qui ont cru et fait les bonnes œuvres qu'Il leurs donnera la succession sur terre comme Il l'a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnera force et suprématie à leur religion qu'Il a agréée pour eux. Il changera leur ancienne peur en sécurité. Ils M'adorent et ne M'associent rien et celui qui mécroit par la suite ce sont ceux-là les pervers » [ La lumière - V 55]
 
Ainsi, les gens qui veulent établir un Etat Islamique avant de purifier la terre des croyances idolâtres, et avant de faire disparaître toute forme de dévotion aux morts et d'adoration des tombes - ce qui ne diffère pas de l'adoration de Al Laat, Al Uzza et Manaat ( idoles citées dans le Coran, sourate l'étoile verset 19 et 20 ) - veulent accomplir une chose impossible.
 
Cet état de fait est parfaitement bien symbolisé par les vers suivant : 
 
 Et celui qui veut acquérir la grandeur sans effort
a perdu son temps dans la recherche de l'impossible.
 
Certes, l'application de la Shari'a, l'application du code pénal, la mise en place d'un Etat Islamique, le fait de faire respecter les interdictions religieuses, le fait de faire respecter les obligations religieuses...
 
Tous ces points sont inclus dans les droits de l'Unicité d'Allah (Tawhid), le complètent et en sont son résultat. Par déduction, comment peut-on délaissé l'essence du Tawhid et s'occuper et se concentrer sur ce qui en est le fruit et la conséquence ? !
 
Ce que je remarque dans ce qui est la cause de la déviation de ces différents groupes de la voie des prophètes, est leur ignorance de cette même voie.
 
Il est donc évident que l'ignorant ne peut en aucun cas être da'i, comme nous l'avons vu précédemment, la condition la plus importante pour prêcher dans cette voie, est la science et ceci conformément au verset déjà cité (traduction rapprochée) : 
 
" Dis ceci est ma voie, j'appelle ( les gens à la religion ) d'Allah avec clairvoyance (..) ". 
 
Donc la qualité essentielle que doit posséder le da'i est la science (13).
 
On voit également que ces groupes sont rattachés à une da'wa qui se différencie l'une de l'autre, chacun s'étant fixé un plan bien précis.
 
Et tous ceci a pour résultat inévitable la transgression de la voie du prophète ( paix et bénédictions d'Allah sur lui ).
 
Cette voie est unique, elle ne contient aucune division et aucune divergence comme Allah la dit dans le verset précèdent (traduction rapprochée) : « Dis : ceci est ma voie(...) » 
 
Donc, ceux qui suivent cette voie unique, ne peuvent être en désaccord, car ne sont en désaccord que ceux qui ne la suivent pas, Allah, Le Très Haut dit (traduction rapprochée) :
 
« Et voilà mon chemin dans toute sa rectitude, suivez le donc, et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de sa voie » [ Les bestiaux - V 153].
 
Et il est évident que ces divisions sont dangereuses pour l'Islam car elle lui donne une mauvaise image qui peut repousser celui qui désire se convertir. Il doit être rendu clair que ceci n'a rien avoir avec l'Islam, Allah, Le Très Haut, dit (traduction rapprochée) : 
 
" Ceux qui dissocient leur religion et se divisent en sectes, de ceux-là tu n'es responsable en rien " [ Les bestiaux - V 159 ]
 
L'Islam incite à l'union entre les musulmans sur la vérité, Allah dit (traduction rapprochée) : 
 
« Et cramponnez-vous ensemble au câble d'Allah et ne soyez pas divisé » [S 3 - V 103] 
 
Lorsqu'il s'est avéré inévitable de mettre en évidence cette vérité, un groupe de savants a entrepris, avec ardeur et endurance, d'avertir ces groupes de leurs erreurs et de leurs déviations de la voie des prophètes, et ceci afin qu'il revienne sur la vérité ( la vérité étant l'objectif du croyant sincère).
 
Nous connaissons, parmi les savants qui ont décidé d'effectuer cette tâche essentielle, en conformité avec la parole du Prophète, paix et bénédictions sur lui, " la religion est bon conseil ", le Sheikh Rabi' ibn Hadi, qui a expliqué et détail la voie des Prophètes dans la da'wa comme elle est apparue dans le Coran et la Sunna.
 
Il a également analysé les méthodologies des différents groupes, en démontrant, par des arguments irréfutables, leurs divergences et leur éloignement du chemin des Prophètes.
 
Ce livre se présente donc, louanges à Allah, comme étant parfait dans la signification, complet pour celui qui aspire à la vérité, et est une preuve contre celui qui s'entête et s'enorgueillit.
 
Nous demandons à Allah qu'Il nous renforce avec Sa science, et qu'Il nous élève par elle.
 
Paix et bénédictions sur notre Prophète Mohammed et sur sa famille et ses compagnons.
 
Notes

 

(1) L'unicité (Tawhid) est le noyau de l'Islam, elle se divise en trois parties: L'unicité d'Allah dans Ses actions (création, gérance etc.). L'unicité d'Allah dans l'adoration (Allah seul mérite d'être adoré). L'unicité d'Allah dans Ses Noms et Attributs.
(2) Da'wa : ce mot exprime l'action de prêcher la religion et d'appeler les gens à se conformer à ses lois.
(3) 'Ilm: ce terme qui a pour signification la science en général, désigne ici la connaissance du Coran et de son interprétation, du hadith, du Fiqh et de ses bases , de la croyance etc...
(4) Hadith rapporté par Boukhari et Mouslim. Lorsque le Prophète صلى الله عليه وسلم     envoya Mou'adh Ibn Djabal au Yémen pour prêcher l'Islam, il lui dicta quelques conseils (cf le hadith ) et ce en l'an 10 de l'hégire.
(5) Ce hadith est également une preuve de la nécessité de connaître la société dans laquelle on va prêcher.
(6) Ikhlass : ce terme désigne la pureté et la sincérité de l'intention ( dans la volonté d'accomplissement d'un acte). L'essence de cette intention est la recherche de la satisfaction d'Allah, Seigneur des mondes, rien d'autres. L'ikhlass est l'une des conditions de l'acceptation de l'acte.
(7) Taghut: désigne tout diable, idole et toutes fausses divinités.
(8) En langue arabe, ces trois termes sont exprimés par un seul mot: SABR.
(9) Et ceci conformément au hadith : " Mous'ab ibn Sa'd dit de son père qu'il demanda au Prophète ( pbsl ): quels sont les hommes les plus éprouvés? le Prophète صلى الله عليه وسلم     , lui répondit : « Les plus éprouvés des gens sont les prophètes, puis ceux qui les suivent de la meilleure manière. L'homme est éprouvé suivant la qualité de sa pratique religieuse, si sa pratique est forte, alors il sera durement éprouvé; Si sa pratique est légère, alors il sera éprouvé en fonction de cette même pratique. Le serviteur d'Allah) ne cesse d'être éprouvé jusqu'à ce qu'on le laisse marcher sur la terre sans qu'il n'y rencontre un danger. » ( Voir la Silsila Sahihah ( cheikh Albani ) tome 1 hadith 144)
(10) Hikma: ce terme traduit par sagesse, est l'action de placer chaque chose en son lieu adéquat. Par exemple savoir distinguer les situations qui nécessitent la douceur de celles qui nécessitent la dureté.
(11) Tome 1, page 466
(12) Salaf-us-Salih, qui est traduit par pieux prédécesseurs ou ancêtres, sont les hommes désignés par le Prophète صلى الله عليه وسلم     comme étant les meilleurs hommes de notre communauté : « Les meilleurs hommes sont ceux de mon siècle, puis ceux du siècle suivant, puis ceux du siècle suivant »(Voir Sahih Boukhari, chapitre " tafsir du verset (traduction rapprochée) : « vous êtes la meilleure communauté (...) » [v 3, s 110]", Al- Hakim dans "Al Mustadrak"(tome 4, p 74), Tafsir Ibn Kathir (tome 1, p 392).

 

Introduction rédigée par Cheikh El Fawzane (membre du conseil des Grands Savants d'Arabie Saoudite), pour l'ouvrage du Cheikh Rabi' Ibn Haadi El Madkhali (Ancien président du département de la Sunnah de l'Université Islamique de Médine), intitulé : "La méthodologie des prophètes dans l'invitation (des gens) vers Allah".

 Publié par salafi.chez.com

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Juge-toi avant d'être jugé !

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Juge-toi avant d'être jugé !

Celui qui connait vraiment son âme, s'occupe tellement de sa réforme qu'il se désintéresse des défauts des gens.

 

Celui qui connait vraiment son Seigneur, s'occupe tellement de Lui qu'il oublie les passions de son âme.

 

Le plus grand perdant des gens dans le "marché de la vie" qu'il a conclu, est celui qui s'est tellement occupé de lui-même qu'il a oublié Allâh.

 

Pire que lui, celui qui s'est tellement occupé des gens, qu'il a oublié sa propre personne.

 

Al-Fawâ-id page 104, 105

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Imam Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Les voies par lesquelles satan hante l'homme

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Les voies par lesquelles satan hante l'homme

Question :

 

Quelles sont les voies par lesquelles Satan approche l'homme ?

 

Réponse :

 

Les manières par lesquelles Satan hante l'homme sont nombreuses.

 

Ainsi, Satan peut venir à l'homme et lui suggérer, pour stimuler son désir sexuel,

 

de pratiquer la fornication et lui embellir l'isolement ou le tête-à-tête avec les femmes "étrangères", le fait de les regarder, de rester avec elles et d'écouter les chansons et d'autres choses de ce genre.

 

Satan poursuit son incitation diabolique avec insistance jusqu'à ce que l'homme tombe dans la turpitude.

 

Satan peut tenter l'homme aussi par son désir naturel de manger et de boire

 

pour l'inciter à manger tout ce qui est interdit, de boire de l'alcool et à prendre des drogues, etc.

 

Le diable peut tenter l'homme également à travers son désir naturel pour la possession, pour les richesses et les fortunes.

 

Il encourage l'homme alors à varier et à multiplier les moyens de gagner de l'argent pour augmenter sa fortune que ce soit d'une manière licite ou illicite.

 

Dans ce cas, l'homme ne se soucie pas de gagner de l'argent illicitement par intérêt usuraire, vol, usurpation, détournement de fonds ou par duperie, etc.

 

Le démon peut venir à l'homme afin de stimuler son désir pour le pouvoir, la domination, la supériorité et la vanité.

 

L'homme devient alors orgueilleux et autoritaire, méprisant les gens et s'en moquant.

 

Il existe, bien entendu, d'autres manières d'approche pour Satan.

 

Que la Paix d'Allâh et Sa Bénédiction soient sur le Prophète Muhammad, sur sa famille et sur ses compagnons.

 

Revue des recherches Islamiques,20 p.182.183, Fatwa de la commission Permanente.  

Livre : Roqya, Mauvais oeil, Djinn, Sorcellerie, en questions réponses par les plus grands savants, Edition Dar al Muslim, p78  

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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La mort des savants (vidéo)

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La mort des savants (vidéo)

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Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Il ne veut pas divorcer

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Il ne veut pas divorcer

Combien de fois avons-nous entendu cela ?

 

Combien de fois a-t-on vu des femmes désespérées se plaignant d’être « condamnées » à vivre prisonnières d’un homme qui ne veut pas prononcer le divorce ?

 

Pourtant, cette situation n’a rien à voir avec l’islam, car Allâh a accordé aux croyantes un moyen de mettre un terme à une relation maritale devenue insupportable.

 

On est bien loin de la position du tyran adoptée par certains qui pensent, à tort, que l’islam leur octroie le droit de se montrer injustes envers leurs épouses en leur refusant la séparation, et en les maintenant « captives ».

 

Les désaccords, qu’ils soient imputables à un seul des époux ou que les torts soient partagés, surviennent dans la vie de couple, et en quel cas, Allâh dit (traduction rapprochée) :

 

«  Si vous craignez un désaccord entre les deux époux, envoyez un arbitre (Hakam) de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allâh rétablira l’entente entre eux. Allâh sait certes tout et Il est Parfaitement Connaisseur » [An-Nisâ’, v.35]

 

Si tous deux accusent l’autre d’injustice et que la discorde survient entre eux, on fait appel à un arbitre de la famille de l’époux et un arbitre de la famille de l’épouse, car ce sont eux qui connaissent le mieux les causes de cette discorde, et qu’ils sont ceux dont on peut le plus espérer la loyauté et le conseil sincère.

 

Ils font ce qui est de mieux pour les réunir, ou qu’ils se séparent, avec ou sans compensation, et cela est en leur pouvoir car Allâh les a nommés « arbitres » (Hakamayn).

 

Shaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah a dit :

 

« Le Législateur ne contraint pas la femme à se marier si elle ne le désire pas.

Plus encore, si elle déteste son mari et que la discorde survient entre eux, son cas n’est pas confié à son mari, mais à ceux qui, de la famille de l’épouse et de l’époux, considèreront où se situe l’intérêt, et ainsi la sépareront de l’époux sans son accord, car comment pourrait la contraindre à rester auprès de lui, sans qu’elle ne le veuille ? »

 

En islam, la femme ne peut prononcer la séparation, en ce sens qu’elle ne peut pratiquer de répudiation, c’est-à-dire une décision unilatérale de rompre les liens du mariage, mais elle peut demander et faire exécuter cette séparation, en demandant la dissolution du mariage.

 

C’est ce qu’on nomme Al-Khul’.

 

Ce terme est dérivé de l’expression « enlever un vêtement » (Khul’ At-Thawb), ainsi la femme enlève le vêtement que représente son mari, car Allâh dit (traduction rapprochée) :

 

« vous êtes un vêtement pour elles » [Al-Baqarah, v.187]

 

Donc la femme se sépare de son mari en s’acquittant d’une compensation.

 

Dans la terminologie religieuse, le terme désigne la séparation, prononcée en des termes définis, par l’époux vis-à-vis de son épouse, en échange d’une contrepartie qu’il perçoit de l’épouse ou d’un tiers.

 

Son intérêt repose dans la possibilité de séparer l’épouse de son mari d’une manière non révocable, sauf si elle l’accepte, avec la conclusion d’un nouveau contrat de mariage.

 

Les fondements de la législation de la dissolution du mariage se trouvent aussi bien dans le Coran, que dans la Sunna et l’unanimité des savants.

 

Allâh dit (traduction rapprochée) :

 

« ils ne commettent aucun péché à ce que la femme demande le divorce en échange d’une indemnité » [Al-Baqarah, v.229]

 

Dans la Sunna, le récit de Thâbit Ibn Qays qui va suivre, et il existe une unanimité de la Communauté sur cette question.

 

La dissolution du mariage recouvre les cinq dispositions légales :

 

 elle est réprouvable si la situation des époux est bonne, et qu’il n’existe pas de divergence et discorde entre eux, ainsi le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Toute femme qui demande à son mari de la divorcer sans raison valable ne sentira pas l’odeur du Paradis. »

[Abû Dâwud (3226)]

 

 elle est illicite et invalide si l’époux la rudoie, lui nuit, la fait vivre dans la gêne, la prive de ses droits, ou autre, afin qu’elle lui donne une compensation.

 

En ce cas, la dissolution du mariage est invalide, la compensation est refusée, et l’épouse reste dans cette situation si la dissolution n’a pas été prononcée sous les termes de la répudiation.

 

Allâh dit (traduction rapprochée) :

 

« Ne les empêchez pas de se remarier dans le but de leur reprendre une partie de ce que vous aviez donné.» [An-Nisâ’, v.19] 

 

 elle est recommandée au mari, en réponse à la demande de l’épouse, en raison de ce que rapporte Ibn ‘Abbâs :

 

« L’épouse de Thâbit Ibn Qays est venue trouver le Prophète صلى الله عليه وسلم et lui dit :

« Ô Messager d’Allâh !

Je n’ai rien à reprocher à Thâbit Ibn Qays, ni du point de vue du comportement ni du point de vue religieux mais je détesterais tomber en ce qui est contraire à l’islam. »

Le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم lui demanda :

« Lui rendrais-tu son verger ? »

Elle répondit : Oui. Il lui ordonna donc de le rendre, et à Thâbit de se séparer d’elle. »

[Al-Bukhârî (5273)]

 

 elle est obligatoire si le mari voit chez son épouse ce qui le pousse à s’en séparer, comme le fait de tomber dans la turpitude, de délaisser la prière ou le jeûne, ou d’autres choses semblables.

 

En ce cas, il est permis de les empêcher de se remarier, afin qu’elle rachète sa liberté, ainsi Allâh dit (traduction rapprochée) :

 

« Ne les empêchez pas de se remarier dans le but de leur reprendre une partie de ce que vous aviez donné, à moins qu’elles ne commettent une turpitude prouvée » [An-Nisâ’, v.19] 

 

 elle est permise, si l’épouse déteste le comportement de son mari, ou qu’elle craint de tomber dans le péché en délaissant un de ses droits.

 

Ibn ‘Abbâs rapporte :

 

« L’épouse de Thâbit Ibn Qays est venue trouver le Prophète صلى الله عليه وسلم et lui dit :

« Ô Messager d’Allâh !

Je n’ai rien à reprocher à Thâbit Ibn Qays, ni du point de vue du comportement ni du point de vue religieux mais je détesterais tomber en ce qui est contraire à l’islam. »

Le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم lui demanda : « Lui rendrais-tu son verger ? »

Elle répondit : Oui.

Le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم dit alors [à son époux] : « Accepte-le verger et répudie-la par une fois. »  

[Al-Bukhârî (5273)]

 

Sous une autre formulation, il rapporte : « Et il lui ordonna de la répudier. »  [Al-Bukhârî (5274)]

 

Enseignements du hadith :

 

● La législation de la dissolution du mariage qui est une séparation permise en islam lorsqu’accomplie de manière légale. 

 

 Il est permis à la femme de la demander si elle déteste son époux, en raison de son mauvais comportement à son égard, sa laideur, ou d’autres choses repoussantes qui ne sont pas un manquement dans la religion, et si cela est un manquement dans la religion, il est obligatoire de demander la séparation.

 

[Shaykh Al-Fawzân dit : L’épouse de Thâbit craignait de ne pas respecter les droits de son mari, en raison de l’aversion physique qu’elle éprouvait pour lui, et qu’ainsi elle renie ses bienfaits (Kufr Al-cAshîr), et le sens du hadith n’est aucunement qu’elle craignait la mécréance (Al-Kufr)] (Tas-hîl Al-Ilmâm, 4/430).

 

 Il est recommandé à l’époux de répondre favorablement à la demande de dissolution du mariage de son épouse, en raison de la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :

« Accepte-le verger et répudie-la par une fois. »

 

 La dissolution du mariage est illicite si le comportement de la femme était conforme à la droiture, puis que son mari l’a rudoyée afin qu’elle lui verse une compensation [en contrepartie de la dissolution du mariage].

 

 La permission de l’empêcher de se remarier, afin qu’elle rachète sa liberté, si elle tombe dans la turpitude ou délaisse une obligation, en raison de la Parole  d’Allâh (traduction rapprochée) :

 

« à moins qu’elles ne commettent une turpitude prouvée » [An-Nisâ’, v.19]

 

En ce cas, la séparation est obligatoire, quelle que soit la forme de séparation.

 

L’annulation du mariage doit être faite en l’échange d’une contrepartie, en raison de la Parole d’Allâh (traduction rapprochée) :

 

« ils ne commettent aucun péché à ce que la femme demande le divorce en échange d’une indemnité » [Al-Baqarah, v.229]

 

et de la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

« Accepte-le verger et répudie-la par une fois. »

 

 Il est permis que l’indemnité soit d’une valeur supérieure ou inférieure à la dot, en raison de la Parole d’Allâh (traduction rapprochée) :

 

« ils ne commettent aucun péché à ce que la femme demande le divorce en échange d’une indemnité » [Al-Baqarah, v.229]

 

mais les savants ont réprouvé qu’elle soit d’une valeur supérieure à la dot, en raison de la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

« Lui rendrais-tu son verger ? »

 

et de la Parole d’Allâh (traduction rapprochée) :

 

« n’oubliez pas la bonté entre vous » [Al-Baqarah, v.229]

 

La permission de la dissolution du mariage sur la valeur convenue est l’avis de la majorité des savants.

 

 La dissolution du mariage doit être formulée, en raison de la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :

« répudie-la par une fois »

 

 La dissolution du mariage (Al-Khul’) est considérée comme une annulation du mariage (Al-Faskh) et non comme une répudiation (At-Talâq), c’est l’avis de l’imam As-Shâfi’î, un des avis de l’imam Ahmad, de même que Shaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah, Ibn Al-Qayyim, et nombre de grands savants vérificateurs.

 

Ils ont argumenté en cela par la Parole d’Allâh (traduction rapprochée) :

 

« La répudiation est permise pour seulement deux fois » [Al-Baqarah, v.229]

 

ce sont là les deux répudiations révocables, puis Il dit pour la troisième répudiation (traduction rapprochée) :

 

« S’il la répudie (une troisième fois), elle ne lui sera pas licite tant qu’elle n’aura pas consommé le mariage avec un autre homme » [Al-Baqarah, v.230]

 

et entre les deux premières répudiations et la troisième, Allâh dit (traduction rapprochée) :

 

« Si vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d’Allâh, alors ils ne commettent aucun péché à ce que la femme demande le divorce en échange d’une indemnité » [Al-Baqarah, v.229]

 

et il s’agit là de la dissolution du mariage.

 

Donc, si elle était comptée comme une répudiation, elle représenterait la troisième répudiation, mais comme elle se situe entre les deux premières répudiations et la troisième, elle n’est pas comptée comme une répudiation, et on voit que ce n’est qu’une annulation du mariage.

 

 Shaykh Muhammad Ibn Ibrâhîm a dit :

« Il est permis de contraindre l’époux à accepter la dissolution du mariage lorsqu’il n’est pas possible de réunir les deux époux, et ce en fonction de l’effort d’interprétation du juge, et Ibn Muflih rapporta cela d’éminents juges du Shâm.

 

 Shaykh Taqî Ad-Dîn a dit :

« La dissolution du mariage mentionnée dans le Coran et la Sunna concerne la femme qui déteste son époux, et qui lui rend la dot, en intégralité ou en partie, pour racheter sa liberté, à la manière de la captive. Mais si tous deux désirent l’autre, c’est une dissolution innovée en islam, et le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

« Toute femme qui demande à son mari de la divorcer sans raison valable ne sentira pas l’odeur du Paradis. » [Abû Dâwud (3226)]

donc le sens apparent du hadith est l’interdiction.

Si, effectivement l’époux accorde la dissolution du mariage à son épouse, que le mariage est annulé et qu’il ne reste qu’à percevoir la compensation, l’époux n’a plus le choix, même s’il ne perçoit pas sa compensation.

Mais s’il n’y a eu qu’un échange de paroles, sans dissolution du mariage, mais qu’ils se sont mis d’accord pour qu’il lui accorde la dissolution du mariage si elle lui remet sa compensation, la dissolution du mariage n’est pas effective, mais ce n’est qu’une promesse, et l’époux peut revenir sur l’intention qu’il n’a pas mis à exécution. »

 

 Shaykh Al-‘Uthaymîn a dit :

Si la désunion ne survient que d’un seul époux, il n’est pas nécessaire de faire appel à deux arbitres qui n’interviennent que si la discorde naît des deux parties, en raison de la Parole d’Allâh :

«  Si vous craignez un désaccord entre les deux époux, envoyez un arbitre (Hakam) de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allâh rétablira l’entente entre eux. Allâh sait certes tout et Il est Parfaitement Connaisseur » [An-Nisâ’, v.35]

Dans le cas présent, la désunion ne survient que d’une seule partie qui est l’épouse, alors que le mari, lui, désire la garder.

[Sharh Bulûgh Al-Marâm, Livre du mariage, cassette n°21]

 

 La période de retraite (Al-‘Iddah) de la femme qui obtient la dissolution du mariage est d’une seule période de menstrues, ceci car la dissolution du mariage n’est pas suivie d’une période pendant laquelle la séparation est révocable (Ar-Raja’h), il n’y a donc aucune utilité à prolonger la période de retraite, et au contraire c’est un préjudice causé à l’épouse, car il est possible, si par exemple ses périodes menstruelles sont espacées de quatre mois, qu’elle reste ainsi une année entière.

 

C’est donc là le hadith fondateur de ce droit qu’Allâh a accordé aux femmes.

 

Il est important, pour chacun d’entre nous, d’apprendre et d’interroger sur la religion d’Allâh afin de ne pas tomber dans l’illicite et ne pas mentir sur Allâh et Son Messager en privant quelqu’un de son droit, ou en accordant à un autre une chose à laquelle il n’a pas droit.

 

Commentaire de Bulûgh Al-Marâm

 Publié par salafs.com

 

Cheikh ‘Abdullâh Ibn ‘Abder-Rahmân al-Bassâm - الشيخ عبد الله البسام

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«Reste chez toi et pleure pour tes péchés»

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

«Reste chez toi et pleure pour tes péchés»

Question :

 

Que conseillez-vous au mouslim en ces jours ?

 

Réponse :

 

Je lui recommande de vivre sur le Tawhîd et la croyance correcte,

 

-qu'il donne de l'importance à l'accomplissement des prescriptions qui lui sont obligatoires,

 

-qu'il s'éloigne des péchés et des actes de désobéissances,

 

-qu'il fréquente les gens vertueux

 

-et qu'il s'éloigne des personnes mauvaises,

 

-qu'il mette en pratique les sounan, qu'il s'éloigne des innovations,

 

-qu'il se méfie des tentations car elles sont nombreuses à l'heure actuelle.

 

Je lui recommande de rester chez lui et de pleurer pour ses péchés comme a dit le Messager d'Allah (Paix et Salut d'Allah sur Lui) à l'un de ses compagnons :

 

"Reste chez toi et pleure pour tes péchés"

 

wa Billah At-Tawfîq...

 

Fath Ar-Rabbi Al Wadoud fî Al-Fatâwah wa Ar-Rassail wa Ar-Roudoud

 Publié par sounnah-publication.com

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

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Apprendre l'arabe chez les innovateurs (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Apprendre l'arabe chez les innovateurs (audio)

 

Aucune science ne doit être prise chez une personne de l'innovation même si cette science ne se rapporte pas à son innovation.

 

Par exemple, si on trouve un innovateur qui est bon dans la langue arabe, al-balaagh (art de la composition), sarf (conjugaison) ou grammaire, est-ce que l'on s'assoit avec lui pour prendre de lui cette science ou le délaisse t-on?

 

Et bien nous ne nous asseyons pas avec lui car cela peut engendrer deux effets néfastes :

 

-La première nuisance est qu' il va se tromper lui-même en croyant qu'il est sur la vérité.

 

-La deuxième est que les gens vont être trompés en voyant les étudiants en science religieuse se diriger vers lui pour apprendre.

 

Et le commum des gens ne fait pas de différence entre la science de la langue arabe et celle de la 'aquidah.

 

C'est pour cela que nous soutenons que il n'est pas permis de s'assoir avec un innovateur et ceci de manière catégorique.

 

Publié par alminhadj.fr

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les bienfaits du henné

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les bienfaits du henné

Le henné est froid au premier degré et sec au deuxième degré.

 

La force de cet arbuste et de ses branches est tirée d'une force de dissolution acquise d'un élément aquatique, modérément chaud, et d'une force de rétention acquise d'un élément terrestre et froid.

 

Parmi ses bienfaits est qu'il dissout et est utile en cas de brûlure causée par le feu. Il contient une force qui convient au nerf, si on l'applique dessus en pansement.

 

Il est aussi bénéfique, si on le mâche, pour les plaies de la bouche, les aphtes et les candidoses [1] qui touchent les enfants.

 

Appliquer un pansement avec du henné est utile dans les œdèmes chauds enflammés, et il a le même effet sur les plaies que la résine de dragonnier de Socotra [2] (Damm al-Akhawayn), si on mélange ses fleurs avec de la cire pure et de l'huile de roses, il est utile aux douleurs provoquées par la pleurésie.

 

Parmi ses propriétés est que lorsque la varicelle débute chez l'enfant, et qu'on applique du henné sur la partie inférieure de ses jambes, ses yeux ne seront pas touchés par les boutons.

 

Cela est authentique et éprouvé, et il n'y a aucun doute sur cela.

 

Ses fleurs, placées dans les plis des habits en laine, les parfumeront et en éloigneront les vers.

 

Si on trempe ses feuilles dans l'eau, puisqu'on les presse, et qu'on en boit les filtrations pendant quarante jours, d'une quantité de vingt dirhams par jour accompagnés de dix dirhams de sucre, et qu'on se nourrit de viande d'agneau, cela sera bénéfique en cas d'apparition de la lèpre, en raison d'une de ses propriétés étonnantes.

 

On raconte qu'un homme avait les ongles fendus et qu'il promit de l'argent à qui le soignerait, mais il ne trouva personne.

 

Un jour, une femme lui prescrit de boire du henné pendant dix jours, mais il n'eut pas le courage de le faire.

 

Puis il fit des infusions de henné qu'il but, il guérit et ses ongles reprirent leur beauté.

 

Si on applique une pâte de henné sur les ongles, cela sera bénéfique et leur rendra leur beauté.

 

Si on utilise de la pâte de henné mélangée au beurre rance comme pansement pour les œdèmes chauds qui laissent suinter un liquide jaune, cela sera bénéfique.

 

De même que cela sera très utile au traitement de la gale ulcérée et chronique.

 

En outre, il fait pousser, renforce, et embellit les cheveux.

 

Il renforce la tête, et il est utile en cas d'abcès et de boutons sur les jambes, pieds et sur tout le corps.

 

[1] Qu'on appelle couramment le muguet buccal et se manifeste par des petites tâches blanches sur la langue, l'intérieur des joues et parfois les gencives.

[2] Arbre dont on utilise la résine comme colorant ou pour ses vertus médicinales.

 

L'Authentique de la Médecine Prophétique – pages 96-97

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Annoncer la mort d'une personne dans les forums (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Annoncer la mort d'une personne dans les forums (audio)

Selon Houdhayfa Ibn el Yamân رضي الله عنه a dit :

 

"Lorsque je mourrai, n'annoncez à personne (ma mort) de peur que cela soit du "na3y - النَّعْيِ (annoncer un décès)", car j'ai certes entendu le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a interdit l'annonce du décès (na3y -  النَّعْيِ ).»

Sunnan atTirmidhî , Ibn Mâdjah et Ahmed رحمه الله rendu authentique par l'Imâm Cheikh el Albâny رحمه الله dans son livre "Ahkâm el Janâïz , page/44

 

عن حذيفةَ بنِ اليَمَانِ رضي الله عنه أنه قال

إِذَا مِتُّ فَلاَ تُؤْذِنُوا بِي أَحَدًا، فَإِنِّي أَخَافُ أَنْ يَكُونَ نَعْيًا، وَإِنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ وَسَلَّمَ يَنْهَى عَنِ النَّعْيِ

Cheikh Khâlid adhDhafîrî (un des responsables du site Sahab) حفظه الله nous informe en disant :

 

J'ai interrogé notre professeur, le grand Savant Cheikh Rabî3, qu'Allâh le garde sur le jugement d'annoncer les décès dans les forums.

Est-ce que cela rentre dans l'annonce du décès qui est interdit ?

 

Il a dit :

 

Oui, cela fait partie de l'annonce du décès (النعي) !

 

Je lui ai donc dit :

 

Alors c'est préférable de le délaisser ?

 

Il a dit :

 

Bien plus, c'est une obligation de délaisser cela.

 

سألت شيخنا العلامة الشيخ ربيع رعاه الله عن حكم إعلان الوفاة في المنتديات وهل هو داخل في النعي المنهي عنه

فقال : نعم هو من النعي

فقلت له : إذن الأولى تركه

فقال : بل الواجب تركه

Annoncer la mort des savants (et autres) par internet et les médias

 

 

Question :

 

Quel est le jugement de l'annonce de la mort des savants et autres par internet et les médias ?

 

Cela rentre-t-il dans l'annonce du décès interdite (النعي) ou non ?

 

Réponse de Cheikh Al Fawzan :

 

Informer de la mort du savant ou du musulman afin que les gens invoquent pour lui et prient sur lui, il n'y a pas de mal en cela, ça ne rentre pas dans l'annonce du décès interdite. 

 

Lorsque An-Najachi رضي الله عنه est mort en Éthiopie (habacha), le Prophète صلى الله عليه و سلم a informé ses compagnons de sa mort, puis est sorti avec ses compagnons et à accomplit sur lui la prière de l'absent. 

 

Donc, informer de la mort du défunt dans les journaux, les mosquées, ou sur ce que vous appelez internet dans le but d'invoquer pour lui et de prier sur lui, il n'y a pas de mal dans cela.

 

Également si cela est dans le but d'informer celui qui a un droit ou une dette afin qu'il récupère son droit, il n'y a pas de mal dans cela.

 

Quant à informer de celle-ci dans le but de s'infliger ou autre, ceci n'est pas permis, c'est de la niaha. 

 

السؤال  : ما حكم إعلان وفاة العلماء وغيرهم عبر الانترنت وعبر وسائل الإعلام هل هذا نعي أم لا ؟

الجواب : الإخبار عن وفاة المسلم لأجل أن يدعى له ويصلى عليه لا بأس به وليس هو من باب النعي المحرم لأن النبي صلى الله عليه وسلم لما مات النجاشي رضي الله عنه أخبر أصحابه بأنه مات وخرج هو وأصحابه وصلى عليه صلاة الغائب فالإخبار عن موت ميت سواء في الصحف أو في المساجد أو في الانترنت الإخبار عنه بغرض الدعاء له والصلاة عليه لا بأس به أو بغرض إن كان له حق أو دين يأتي ويستوفي حقه لا بأس بذلك أما الإخبار عنه من باب الجزع هذا لا يجوز لأنه نياحة

 من محاضرة مسؤولية العلماء والدعاة للشيخ صالح الفوزان حفظه الله ، بواسطة كتاب الإجابات المهمة في المشاكل الملمة - 2/1

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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L'arbre du jeûne (dossier)

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L'arbre du jeûne (dossier)

L'arbre du jeûne est à télécharger et à imprimer pour le faire remplir par les enfants tout au long du mois de Ramadân.

 

 

une pomme pour un jour de jeûne

 

1/2 pomme pour un jour commencé mais non terminé

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Il est bien que les conjoints aient des lits séparés

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Il est bien que les conjoints aient des lits séparés

Il est préférable que l'homme ait un lit à lui et la femme, un lit à elle, et qu'ils n'aient de relations intime que dans un état de perfection.

 

Il y a certes des gens qui n'accordent pas d'importance a cet état de fait ; Il voit sa femme dans un état de négligence.

 

Elle dit : "C'est le père de mes enfants"

 

Lui aussi se néglige.

 

Et chacun d'eux, voit de la part de l'autre ce qu'il ne désire pas.

 

Par conséquent les coeur s'éloignent l'un de l'autre et il ne restera que la seule compagnie sans amour.

 

règles de la bonne compagnie

copié de alhouda.forumactif.com

 

Imam Jamal Ad-Din Abu al-Faraj Ibnoul Jawzih - الإمام أبي الفرج عبد الرحمن بنُ عليّ بن الجوزي

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Le droit de la femme envers son époux

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le droit de la femme envers son époux

Question :

 

Mon mari ne tient pas compte, sérieusement, de la responsabilité de la vie conjugale qui lui incombe.

 

Il néglige ses enfants et n’assure pas les dépenses ; il n’assure, plutôt, aucune dépense.

 

Il passe tout son temps dans les cafés où il s’adonne aux jeux de hasard et autres jusqu’à minuit.

 

Il est indifférent envers moi en tant que sa conjointe et la mère de ses enfants.

 

Je n’ai trouvé de moyen pour faire face à cela que de me refuser à lui en dormant sur le sol et lui sur le lit. Après un quart de siècle, je ne supporte plus de vivre avec lui.

 

Je vous prie de me donner un conseil qui me remontera le moral.

 

D’autre part, quelle est la position que je dois adopter, selon la Charia, en tant que conjointe ?

 

Qu’Allâh vous récompense.

 

Réponse :

 

Louange à Allâh, Maître des Mondes ; et paix et salut sur celui qu’Allâh عزّ وجلّ a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

Cela dit :

 

La femme dont le mari ne subvient pas à ses besoins, ou néglige les dépenses dont il doit s’acquitter suivant le Coran, la Sounna et le consensus des savants, c’est-à-dire qu’il ne la nourrit pas, ne lui assure pas le logement et le traitement [médical] et n’est pas à son service ou autres – même si elle est riche – peut agir envers lui de deux manières :

 

Ou bien, elle demande au juge d’imposer au mari la dépense, et le juge la lui impose dès que la validité de la revendication de la femme soit confirmée,

 

Ou bien, elle prend de l’argent de son mari avec quoi elle pourra subvenir à ses besoins et à ceux de ses enfants à juste proportion, en étant raisonnable et en sachant estimer ses besoins, sans pour autant être abusive.

 

Et ce, même si elle le fait à son insu, car elle a le droit à la dépense qui est un devoir du mari.

 

Donc, elle prend son droit si elle est en mesure de le faire.

 

La preuve établissant cela est ce que les deux Imam, Al-Boukhâri et Mouslim, et d’autres ont rapporté par l’intermédiaire de ‘Â’icha رضي الله عنها qui a dit :

 

«Hind رضي الله عنها a dit au Messagerصلَّى الله عليه وسلَّم: “Ô Messager d’Allâh, Aboû Soufyâne est un homme avare.

Il ne nous donne pas à moi et à mes enfants ce qui nous suffit sauf ce que je lui retire sans qu’il ne le sache.”

Le Messager صلَّى الله عليه وسلَّم répondit : “Prends de façon raisonnable ce qui te suffit à toi et à tes enfants.”» (1)

 

Néanmoins, il y a lieu de souligner que la femme ne méritera la dépense que si elle ne se refuse pas à son mari, le laissant ainsi jouir d’elle.

 

Mais, si elle s’y refuse, dort toute seule et s’éloigne de lui à chaque fois qu’il la demande, elle encourra alors le péché.

 

Ceci d’une part, d’autre part, elle ne méritera pas la dépense, car elle se refuse à lui sans raison valable.

 

En effet, le Messager صلَّى الله عليه وسلَّم épousa ‘Â’icha رضي الله عنها deux ans avant de consommer son mariage et n’a pris en charge ses dépenses qu’après la consommation du mariage.

 

Toutefois, le mari demeure dans l’obligation de subvenir aux dépenses des jeunes enfants.

 

Cela dit, il convient de noter, également, que ce qu’endure cette femme n’est qu’un simple exemple de ce qui se passe dans cette société où la majeure partie des hommes sont négligents vis-à-vis de leurs devoirs religieux et des tâches qui leur sont assignées.

 

Par ailleurs, les caractères des gens et leurs moralités diffèrent.

 

La femme perspicace et intelligente, dans ce genre de situations, accomplit ses devoirs envers son mari et lui obéit dans le bien, tout en demandant – après avoir sollicité l’aide d’Allâh – l’aide de ceux que son mari peut écouter, et qui pourraient l’influencer parmi ses proches et les hommes de son quartier, afin de le ramener vers la conduite droite et de corriger son comportement et [éventuellement] ses déviations.

 

Elle veillera aussi à réaliser l’affection, la miséricorde et le bonheur en empruntant la voie du succès qui consiste en l’endurance, le pardon et la patience.

 

Cela est la recommandation du Seigneur عزّ وجلّ qui dit dans le verset suivant :

 

فَٱعۡفُواْ وَٱصۡفَحُواْ حَتَّىٰ يَأۡتِيَ ٱللَّهُ بِأَمۡرِهِۦٓۗ - البقرة: 109

 

Sens du verset :

 

﴾Pardonnez et oubliez jusqu’à ce qu’Allâh fasse venir Son commandement﴿ [s. Al-Baqara (la Vache) : v.109]

 

Allâh عزّ وجلّ dit aussi :

 

ٱدۡفَعۡ بِٱلَّتِي هِيَ أَحۡسَنُ فَإِذَا ٱلَّذِي بَيۡنَكَ وَبَيۡنَهُۥ عَدَٰوَةٞ كَأَنَّهُۥ وَلِيٌّ حَمِيمٞ - ٣٤ : فُصِّلت

 

Sens du verset :

 

﴾Repousse [le mal] par ce qui est meilleur ; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux ﴿ [s. Foussilate (les Versets Détaillés) : v.34]

 

Et Il dit :

 

وَجَعَلۡنَا بَعۡضَكُمۡ لِبَعۡضٖ فِتۡنَةً أَتَصۡبِرُونَۗ وَكَانَ رَبُّكَ بَصِيرٗ - ا ٢٠ : الفرقان

 

Sens du verset :

 

﴾Et Nous avons fait de certains d’entre vous une épreuve pour les autres – endurerez-vous avec constance ? – Et ton Seigneur demeure Clairvoyant﴿ [s. Al-Fourqâne (le Discernement) : v.20]

 

Allâh عزّ وجلّ dit :

 

وَلَمَن صَبَرَ وَغَفَرَ إِنَّ ذَٰلِكَ لَمِنۡ عَزۡمِ ٱلۡأُمُورِ - ٤٣ : الشورى

 

Sens du verset :

 

﴾Et celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution dans les affaires﴿ [s. Ach-Choûrâ (la Consultation) : v.43]

 

Espérons que l’on trouvera dans ces versets clairs ce qui remontera le moral. La femme en question doit patienter sincèrement pour la cause d’Allâh afin d’être récompensée comme Allâh سبحانه وتعالى le dit :

 

 

وَٱلَّذِينَ صَبَرُواْ ٱبۡتِغَآءَ وَجۡهِ رَبِّهِمۡ - الرعد: ٢٢

 

Sens du verset :

 

﴾… et qui endurent dans la recherche de l’agrément d’Allâh﴿ [s. Ar-Ra‘d (le Tonnerre) : v.22]

 

Certes, la difficulté est la cause de l’affliction, et dans les deux cas, on a besoin de patience. En effet, les bénéfices qui résultent du fait d’endurer la difficulté sont le succès, le soulagement et l’aisance.

 

Le Messager صلَّى الله عليه وسلَّم dit :

 

«…Et sache que la victoire accompagne la patience, que le soulagement accompagne l’affliction et qu’après chaque difficulté, il y a une aisance.» (2)

 

Tout cela fait partie de la grâce et de la miséricorde d’Allâh عزّ وجلّ qui dit :

 

سَيَجۡعَلُ ٱللَّهُ بَعۡدَ عُسۡرٖ يُسۡرٗ - ا ٧ : الطلاق

 

Sens du verset :

 

﴾… et Allâh fera succéder l’aisance à la gêne﴿ [s. At-Talâq (le Divorce) : v.71]

 

Et Il dit :

 

فَإِنَّ مَعَ ٱلۡعُسۡرِ يُسۡرًا ٥ إِنَّ مَعَ ٱلۡعُسۡرِ يُسۡرٗ - ا ٦ : الشرح

 

Sens des versets :

 

﴾À côté de la difficulté est, certes, une facilité ! À côté de la difficulté est, certes, une facilité !﴿ [s. Ach-Charh (l’Ouverture) : v.5-6]

 

Le savoir parfait appartient à Allâh سبحانه وتعالى, et notre dernière invocation est qu’Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

 

(1) Rapporté par : Al-Boukhârî (5364), Mouslim (1714), Aboû Dâwoûd (3532), An-Naşâ’î (5420), Ibn Mâdjah (2293) et Ahmad (24231), par l’intermédiaire de ‘Â’icha رضي الله عنها.

(2) Rapporté par Al-Khatîb dans At-Târîkh (10/287) et par Ad-Daylamî (4/111-112), par l’intermédiaire d’Anas ibn Mâlik رضي الله عنه. Il est aussi rapporté par Ahmad (2803), par l’intermédiaire d’Ibn ‘Abbâs رضي الله عنهما. Cf. : As-Silsila As-Sahîha (2382).

 

Alger, le 3 de Ramadân 1417 H, correspondant au 14 janvier 1997 G

 Traduit et publié par ferkous.com

حق الزوجة على الزوج في النفقة

السؤال: إنَّ زوجي لا يُقدِّر مسؤوليةَ الحياةِ الزوجيةِ التي على عاتِقِه حقَّ قَدْرها، فهو مُهْمِلٌ لأولاده، مُقصِّرٌ في النفقة، بل تكاد تنعدم، ويظلُّ طيلةَ وقته حبيسَ المقاهي والقمار ونحو ذلك إلى غايةِ منتصف الليل، ويتغافل عن وجودي معه كزوجةٍ وأمّ لأولاده، ولم أَجِدْ مِن سلاحٍ أُواجِه به هذا الموقفَ سوى الفراش، فأصبحتُ أنام على البلاط وهو ينام على السرير، وبعد مُضِيِّ أَزْيَدَ مِن رُبْعِ قَرْنٍ أصبحتُ لا أُطيقُ العيشَ معه في هذه الحياة الزوجية، فالرجاء أن تُقَدِّم لي نصيحةً ترفع معنويَّاتي، وما الموقفُ الذي يُمْلِيهِ عليَّ الشرعُ باعتباري زوجتَه؟ وجزاكم الله خيرًا

الجواب: الحمدُ لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على مَن أرسله اللهُ رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدِّين، أمَّا بعد
فإنَّ الزوجَ الذي لا يقوم بكفاية زوجته، أو يتركها بدونِ النفقة الواجبةِ عليه بالكتاب والسُّنَّة والإجماع، أي: أَنَّه لا يُوفِّر ما تحتاج إليه مِن طعامٍ ومسكَنٍ وخِدمةٍ ودواءٍ وما إلى ذلك ـ وإن كانت غَنِيَّةً ـ فلها تُجاهه أحَدُ الأمرين
إمَّا أن تطلبَ مِن القاضي إلزامَ الزوجِ بالدفع، ويُجْبِره متى تَحَقَّقَتْ صِحَّةُ دعواها
وإمَّا أن تأخذ مِن مالِه ما يكفيها وأولادَها بالمعروف ـ إن كانت رشيدةً تُحْسِنُ التقدير ـ مِن غيرِ إسرافٍ في الأخذ وإن لم يعلم الزوجُ؛ إذ لها الحقُّ فيما هو واجبٌ عليه: تأخذ حقَّها بيدها إن قَدَرَتْ عليه، ويدلُّ على ذلك ما أخرجه الإمامان البخاريُّ ومسلمٌ وغيرُهما مِن حديث عائشة رضي الله عنها قالت: إِنَّ هِنْدًا قَالَتْ

«يَا رَسُولَ اللهِ، إنَّ أَبَا سُفْيَانَ رَجُلٌ شَحِيحٌ، وَلَيْسَ يُعْطِينِي مَا يَكْفِينِي وَوَلَدِي، إِلَّا مَا أَخَذْتُ مِنْهُ وَهُوَ لَا يَعْلَمُ»

 فَقَالَ صلَّى الله عليه وسلَّم

«خُذِي مَا يَكْفِيكِ وَوَلَدَكِ بِالمَعْرُوفِ»

(١)
غيرَ أنَّه يجدر التنبيهُ إلى أنَّها تستحقُّ النفقةَ بشرطِ أن تُسلِّم نَفْسَها إلى زوجها حتَّى تُمكِّنَهُ مِن الاستمتاع بها، أمَّا إذا امتنعَتْ ونامَتْ لوحدها، وابتعدَتْ عنه كلَّما طَلَبَها؛ فهي آثِمَةٌ ـ مِن جهةٍ ـ وغيرُ مُسْتَحِقَّةٍ للنفقة ـ مِن جهةٍ أخرى ـ وذلك لانتفاءِ سببِ الاحتباس، وقد تزوَّجَ النَّبِيُّ صلَّى الله عليه وسلَّم بعائشة رضي الله عنها، ودَخَلَ بها بعد سنتين، ولم يلتزم بنفقتها لِما سَبَقَ إلَّا مِن حينِ دَخَلَ بها.
غيرَ أنَّ نفقةَ الأبناءِ الصغارِ تبقى قائمةً في ذمَّةِ الزوج.
هذا، وحقيقٌ بالذِّكْرِ ـ أيضًا ـ أنَّ ما تُعانيه هذه المرأةُ مع زوجها هو غَيْضٌ مِن فَيْضٍ داخِلَ هذا المجتمع؛ إذ إنَّ أَكْثَرَ الأزواجِ غافلون عن أمور دينهم، ومُقَصِّرُون في أعمالهم، والناسُ يختلفون في أخلاقهم وأَمْزِجَتِهِم، والكَيِّسُ الفَطِنُ في مثلِ هذه المَواقفِ هو مَن يُؤدِّي حقوقَ زوجِه الواجبةَ عليه وطاعتَه في المعروف، وعليها الاستعانةُ ـ بعد الله تعالى ـ بِمَن يسمع له ويُؤثِّر فيه مِن أقاربِه ورجالِ حَيِّهِ؛ ليُقَوِّمُوا ما فيه مِن اعوجاجٍ وانحرافٍ، ثمَّ لْتَعْمَلْ على تحصيلِ المودَّة والرحمة وتحقيقِ السعادة باتِّخاذ سبيلِ الفوز والنجاح، المتمثِّلِ في الاحتمال والعفو والصبر والصفح؛ هذا ما أَرْشَدَ إليه سبحانه وتعالى

فَٱعۡفُواْ وَٱصۡفَحُواْ حَتَّىٰ يَأۡتِيَ ٱللَّهُ بِأَمۡرِهِۦٓۗ - البقرة: ١٠٩

وقال تعالى

ٱدۡفَعۡ بِٱلَّتِي هِيَ أَحۡسَنُ فَإِذَا ٱلَّذِي بَيۡنَكَ وَبَيۡنَهُۥ عَدَٰوَةٞ كَأَنَّهُۥ وَلِيٌّ حَمِيمٞ - ٣٤ : فُصِّلت

 وقال سبحانه وتعالى

وَجَعَلۡنَا بَعۡضَكُمۡ لِبَعۡضٖ فِتۡنَةً أَتَصۡبِرُونَۗ وَكَانَ رَبُّكَ بَصِيرٗ - ا ٢٠ : الفرقان

 وقال تعالى

وَلَمَن صَبَرَ وَغَفَرَ إِنَّ ذَٰلِكَ لَمِنۡ عَزۡمِ ٱلۡأُمُورِ - ٤٣ : الشورى

، ولعلَّ في هذه الآيات البيِّنات ما يرفع المعنويَّاتِ، وينبغي على هذه المرأةِ إخلاصُ صَبْرِها لله تعالى حتَّى تَنالَ الأجرَ والثوابَ كما قال سبحانه وتعالى

وَٱلَّذِينَ صَبَرُواْ ٱبۡتِغَآءَ وَجۡهِ رَبِّهِمۡ - الرعد: ٢٢

فإنَّ العسر سببُ الكرب، وكلٌّ منهما مُفْتَقِرٌ إلى الصبر، وثَمَراتُ تَحمُّلِه النَّصْرُ والفَرَجُ واليُسْرُ، قال صلَّى الله عليه وسلَّم

«وَاعْلَمْ أَنَّ النَّصْرَ مَعَ الصَّبْرِ، وَأَنَّ الفَرَجَ مَعَ الكَرْبِ، وَأَنَّ مَعَ العُسْرِ يُسْرًا»

(٢)

. كلُّ ذلك مِن فضله ورحمته ـ سبحانه وتعالى ـ حيث قال ـ عزَّ وجلَّ ـ

سَيَجۡعَلُ ٱللَّهُ بَعۡدَ عُسۡرٖ يُسۡرٗ - ا ٧ : الطلاق

 وقال تعالى 

فَإِنَّ مَعَ ٱلۡعُسۡرِ يُسۡرًا ٥ إِنَّ مَعَ ٱلۡعُسۡرِ يُسۡرٗ - ا ٦ : الشرح

والعلمُ عند الله تعالى، وآخِرُ دعوانا أنِ الحمدُ لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدِّين، وسلَّم تسليمًا
الجزائر في: ٣ رمضان ١٤١٧ﻫ
الموافق ﻟ: ١٤ جانفي ١٩٩٧م

(١) أخرجه البخاريُّ في «النفقات» باب: إذا لم يُنْفِقِ الرجلُ فللمرأة أن تأخذ بغير عِلْمِه ما يكفيها وولدَها بالمعروف (٥٣٦٤)، ومسلمٌ في «الأقضية» (٢/ ٨١٩) رقم: (١٧١٤)، وأبو داود في «الإجارة» بابٌ في الرجل يأخذ حقَّه مَن تحت يده (٣٥٣٢)، والنسائيُّ في «الأقضية» باب قضاءِ الحاكم على الغائب إذا عَرَفَه (٥٤٢٠)، وابن ماجه في «التجارات» بابُ ما للمرأة مِن مال زوجها (٢٢٩٣)، وأحمد (٢٤٢٣١)، مِن حديث عائشة رضي الله عنها.
(٢) أخرجه الخطيب في «التاريخ» (١٠/ ٢٨٧)، والديلميُّ (٤/ ١١١ ـ ١١٢)، مِن حديث أنس بن مالكٍ رضي الله عنه. وأخرجه أحمد (٢٨٠٣) مِن حديث ابن عبَّاسٍ رضي الله عنهما. انظر: «السلسلة الصحيحة» (٢٣٨٢)

 

الفتوى رقم: ١٣١
الصنف: فتاوى الأسرة - عقد الزواج - الحقوق الزوجية - الحقوق المنفردة

الفتوى رقم: ١٣١
الصنف: فتاوى الأسرة - عقد الزواج - الحقوق الزوجية - الحقوق المنفردة

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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