Le démon qui influe chacun de nous : al-qarîne - القرين (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Le démon qui influe chacun de nous : al-qarîne - القرين (audio-vidéo)

Question :

 

Qu’est ce que le qarîne et accompagne-t-il le mort même dans sa tombe ? 

 

Réponse :

 

Le qarîne est un démon influant l’Homme, de par la Permission d’Allâh عز وجل.

 

(Ce démon) lui ordonne la débauche et lui interdit le convenable, comme l’a dit Allâh عز وجل (traduction rapprochée) :

 

«Le diable vous fait craindre l'indigence et vous recommande des actions honteuses»

 

Mais, si Allâh a favorisé le serviteur d’un cœur sain, véridique, tourné vers Allâh عز وجل, désireux de la vie dernière, énergique pour elle dans la vie d’ici bas, alors Allâh تعالى l’aidera contre ce qarîne jusqu’à le rendre impuissant quant à ses duperies.

 

C’est pourquoi, il convient à l’Homme, chaque fois que satan l’incite à faire le mal, de chercher refuge en Allâh contre satan le lapidé comme Allâh l’a ordonné.

 

Allâh تعالى a dit (traduction rapprochée) :

 

«Et si jamais le diable t'incite (à agir autrement), alors cherche refuge auprès Allah; c'est Lui, vraiment l'Audient, l'Omniscient»

 

Et ce qui est voulu par «la suggestion de satan» est qu’il t’ordonne d’abandonner l’obéissance ou t’ordonne de faire des péchés.

 

Alors si tu ressens en toi-même le penchant vers l’abandon de l’obéissance alors cela vient de satan ou alors le penchant vers le péché alors cela vient de satan : entreprends alors de chercher Refuge (auprès d’Allâh) contre lui, Allâh عز و جل t’aidera !

 

Quant à sa compréhension que ce qarîne se déploierait au point d’être avec l’Homme dans sa tombe, alors non !

 

Ce qui est apparent  -et Allâh est le Plus Savant- est qu’il se séparera de l’Homme à sa mort.

 

Il est relâché car la mission pour laquelle il fût chargée est alors terminée dès lors que l’Homme, lorsqu’il meurt, ses actions s’arrêtent comme cela est venu du Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

« sauf 3 choses : une aumône continue, ou une science dont on profite ou un enfant pieux qui invoque pour lui ».

 

Publié par دورة العلوم - Les cercle des sciences

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Le Calife (Al-khalîfah) ’Umar bin Abdil Aziz - الخليفة عمر بن عبد العزيز

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Le Calife (Al-khalîfah) ’Umar bin Abdil Aziz - الخليفة عمر بن عبد العزيز

Il était :

 

’Umar bin ’Abdil-Aziz ibn Marwan bin al-Hakam bin abil-Âs bin Umayyah bin Abdil-Shams bin Abdal-Manaf bin Qusay bin Kilâb.

 

L’Imam, al-Hafidh, al-’Allamah, al-Mujtahid az-Zâhid, al-’Abid as-Sayyid - Amir al-Mu-minin, Abu Hafs ; al-Qurashi al-Umawi al-Madani, et al-Misri, al-Khalifah [calife] az-Zâhid ar-Rashid...

 

Sa naissance et son enfance

 

- Ibn Sa’ad a dit (après l’avoir placé au 3e niveau des Tabi’in de Madinah) : sa mère était Umm ’Asim bint ’Asim bin ’Umar bin al-Khattab. On dit qu’il est né en l’an 63 de l’Hégire.

 

- Al-Fallâs a dit : J’ai entendu al-Khuraibi dire : al-A’mash, Hisham bin ’Urwah et Umar bin Abdil-Aziz sont tous né l’année où al-Husayn fut tué, à savoir en (l’an) 61H. Al-Khalifah bin al-Khayyat et d’autres dirent la même chose.

 

- Damrah bin Rabi’ah a dit : "Umar bin Abdil Aziz entra une fois dans l’écurie de son père (alors qu’il était enfant), et un étalon le frappa à la tête, ce qui le blessa. Son père vint et se mit à essuyer le sang sur sa tête...

 

- Dimam bin Isma’il rapporte de Abi Qabil qu’une fois Umar bin Abdil-Aziz pleurait lorsqu’il n’était encore qu’un enfant, sa mère lui envoya (une note) lui demandant "qu’est ce qui te fais pleurer ?", il répondit "Je me suis rappelé la mort". Ce jour-là il avait mémorisé le Coran, et quand sa mère en fut informée elle pleura. Suyooti mentionne : Il mémorisa le Coran alors qu’il était très jeune, son père l’envoya à al-Madinah afin qu’il puisse apprendre chez les médinois. Il avait l’habitude de se rendre chez Ubaydullah bin Abdillah et prenait sa science de lui. Lorsque son père décéda, Abdul-Malik (le calife de cette époque) lui demanda de venir à Damas où il le maria à sa fille Fatima.

 

- Abu Bakr bin Ayyash a dit : Umar bin Abdil-Aziz a accompli le Hajj avec le peuple plus d’une fois, la première fut en l’an 89H.

 

- Suhayl bin Abi Salih a dit : "J’étais avec mon père à Arafat à l’aube et nous nous sommes levés pour observer Umar bin Abdil Aziz, il était à l’époque le Amir du Hajj, et je dis : "Ô père ! Par Allah, je vois effectivement qu’Allah aime Umar." Il dit : "Pourquoi ?" Je répondis : "A cause de ce que je vois d’amour en lui entrer dans les cœurs des gens, et tu as entendu Abu Hurayrah dire que le Messager d’Allah (sallallahu’alayhi wasallam) a dit : (Lorsqu’Allah aime un de Ses serviteurs, Il appelle Jibril et lui dit : Allah aime untel, aime le aussi.)

 

- Abu Mu-shir a dit que Umar gouverna al-Madinah sous la direction de al-Walid de l’an 86H à 93H.

 

Ses Shuyukh et ses élèves

 

- Il rapporta de : Abdullah bin Ja’far, as-Sa-ib bin Yazid, et Sahl bin Sa’ad qui lui offrit une coupe dans laquelle le Messager d’Allah (sallallahu’alayhi wasallam) buvait. Il rapporta également de Sa’id bin al-Musayyib, ’Urwah, Abu Salamah bin ’Abdir-Rahman, Abu Bakr bin ’Abdir-Rahman, Abdullah bin Ibrahim bin Qaridh, ’Amir bin Sa’ad, Yusuf bin Abdillah bin Sallam et beaucoup d’autres.

 

- Ceux qui ont rapporté de lui : Abu Salamah (qui fut un de ses shuyukh), Abu Bakr bin Hazm, az-Zuhri Ayyub as-Sakhtiyani, Humayd at-Tawil, Salih bin Muhammad bin Za-idah al-Laythi, son propre fils Abdul Aziz bin Umar, Uthman bin Dawud al-Khawlani et Yahya bin Sa’id al-Ansari et beaucoup d’autres.

 

- Abu Khuthayba a dit : al-Muffadal bin Abdillah nous rapporta de Dawud bin Abi Hind qui a dit : "Umar bin Abdil-Aziz entra [où nous étions] par cette porte, c’est-à-dire une porte parmi celles du Masjid de Madinah, et un homme parmi le peuple dit ’Ce pêcheur [fâsiq] nous a envoyé son fils pour nous enseigner al-Fara-idh (les lois de l’héritage) et les Sunan. Il prétend qu’il deviendra un calife après lui, et qu’il suivra la même voie que celle de Umar bin al-Khattab qu’Allah soit satisfait de lui.’ Et Dawud continua : ’Alors par Allah, il ne mourut pas avant que nous ayons vu cela de lui.’"

 

- Al-Layth bin Sa’ad dit : Qadim al-Barabari m’a rapporté qu’il rappela à Rabi’ah bin Abi Abdir-Rahman une chose du jugement de Umar bin Abdil-Aziz (dans une affaire), et Rabi’ah dit : "C’est comme si tu insinuais qu’il (Umar) avait fait une erreur, par Celui dont mon âme est entre Ses mains, il n’a jamais commis de faute, jamais."

 

- Al-Thawri rapporte de ’Amr bin Maymoun qui a dit : "Les savants qui étaient avec Umar bin Abdil Aziz n’étaient que des étudiants."

 

- Mubashir bin Isma’il rapporte de Ja’far bin Burqan, de Maymoun bin Mihran qui a dit : "Nous sommes venus voir Umar Abdil-Aziz pensant qu’il aurait besoin de nous, mais nous remarquâmes que nous étions avec lui seulement en tant qu’étudiants."

 

 -Ibn Ishaq cite cette parole de Abu Hakim : "J’ai entendu Umar bin Abdil-Aziz dire : ’J’ai quitté al-Madinah et personne ne fut plus savant que moi, et lorsque je suis venu à Damas, j’ai oublié."

 

Son Califat [khilâfah]

 

- Habib bin Salim a dit : J’ai entendu an-Nu’man bin Bashir (radhiallahu’anhuma) dire : "Nous étions assis dans le Masjid, et Bashir était un homme qui avait l’habitude de rassembler ses ahadith. Abu Tha’labah al-Khushani (radhiallahu’anhu) vint et dit : ’Ô Bashir bin Sa’ad ! As-tu mémorisé un hadith de Messager d’Allah au sujet des gouverneurs ?’ et Hudhayfah (ibn al-Yaman-radhiallahu’anhu) était présent, assis à côté de Bashir, et donc Hudhayfah répondit : ’J’ai mémorisé une de ses khutbah.’ Puis Abu Tha’labah s’assit, et Hudhayfah (radhiallahu’anhu) dit : ’Le Messager d’Allah (sallallahu’alayhi wasallam) a dit : « La prophétie demeurera parmi vous aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis Allah la reprendra lorsqu’Il voudra et elle sera remplacée par un califat qui suivra le chemin tracé par la prophétie, et qui demeurera aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis Allah le reprendra lorsqu’Il voudra et il sera remplacé par une royauté oppressive qui demeurera aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis Allah la reprendra lorsqu’Il voudra et elle sera remplacée par une royauté tyrannique qui demeurera aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis Allah la reprendra lorsqu’Il voudra et elle sera remplacée par un califat qui suivra le chemin tracé par la prophétie ». Et il resta silencieux. Habib dit : ’Lorsque Umar bin Abdil Aziz commença son gouvernement, Yazid bin Nu’man bin Bashir faisait partie de ses compagnons, je lui ai donc écrit [une lettre] avec ce hadith pour le lui rappeler, et j’ai dis : ’J’espère que Amir ul-Mu-minin (i.e. Umar) est celui qui vient après les) régimes oppressifs tyranniques’. Ma lettre fut donc amenée à Umar bin Abdil-Aziz, qui lui plut et l’étonna. [1] Ce hadith a été déclaré hasan, il est rapporté par l’Imam Ahmad, Abu Dawud at-Tayalisi, et al-Bazzar dans leur Musnad, ainsi que at-Tabarani dans Mu’jam ul-Awsat (avec seulement une partie), et Al-Haythami a dit : ses rapporteurs sont tous fiables.

 

- Juwayriya rapporte de Nafi’ : "Il nous est parvenu que Umar (ibn al-Khattab) a dit une fois : ’Il y aura dans ma descendance un homme dont le visage aura une défiguration, il viendra et remplira la terre de justice.’ Nafi’ a dit : ’Je ne pense pas que ce soit un autre que Umar bin Abdil-Aziz.’"

 

- Sa’id bin Abdil-Aziz a dit : "Lorsque Sulayman [2] était gouverneur, il dit une fois à Umar bin Abdil-Aziz : ’Ô Aba Hafs ! Nous avons gouverné avec ce que tu vois, et il n’y avait aucun moyen de savoir que cela se serait accompli, donc tout ce que tu vois comme étant un bénéfice pour le peuple, alors pars avec cela. (Donc) en fait partie le congédiement de ceux qui travaillaient pour Al-Hajjaj (Ibn Youssouf) et l’établissement des prières à leurs heures après qu’elles aient été accomplies en dehors de leur temps.’ (bien qu’il y avait d’excellentes affaires qu’il avait entendu de Umar concernant certaines de ces situations). On dit qu’une fois, Sulayman a accompli le Hajj, et il vit beaucoup de gens dans un endroit, il dit donc à Umar : ’Ne vois tu pas ces créatures dont Seul Allah connaît le nombre ?’ Et il continua : "Aujourd’hui il sont sous ta protection, et demain ils seront tes ennemis (i.e. que tu devras leur rendre des comptes le Jour du Jugement)’ puis, il se mit à pleurer abondamment.

 

- Je (Al-Dhahabi) dis : Umar était un ministre fidèle (à lui), mais il (Sulayman) tomba malade à Dabuq pendant une semaine, puis mourut. Son fils Dawud était alors à l’expédition de Constantinople. [3]

 

- Yahya al-Ghusani a dit : "Umar avait l’habitude d’empêcher Sulayman bin Abdil-Malik d’exécuter les Hururiyah et lui disait : ’Ils méritent d’être emprisonnés jusqu’à ce que leur repentir soit clair.’ Un jour un Hurouri fut amené à Sulayman, qui lui dit : ’hayh" (hé !), le Hurouri lui répondit : ’Que devrais-je dire Ô débauché fils de débauché ?’ Sulayman répondit : ’Umar bin Abdil-Aziz est auprès de moi. Lorsqu’il (Umar) vint, il lui dit : ’Ecoute ce que cette personne a à dire." Et le Hurouri répéta ce qu’il venait de dire, alors Sulayman demanda à Umar : ’Que penses-tu qu’il faille faire de lui ?’ Umar resta silencieux, il réitéra sa demande : ’Je t’implore de me dire ce que tu penses qu’il faille faire de lui’ Il répondit : ’Je pense qu’il mérite que tu l’insulte de la même manière qu’il t’a insulté’. Il dit : ’Ce n’est pas comme cela.’ Alors Sulayman ordonna qu’on l’exécute.

 

Umar sortit suivi par Khalid qui faisait partie des gardes, et le rattrapa pour lui dire : "Ô Umar, comment peux-tu dire à Amir ul-Mu-minin ’Je pense qu’il mérite que tu l’insulte de la même manière qu’il t’a insulté’. Par Allah, je m’attendais à ce qu’il m’ordonne de rompre ton cou !’ Alors Umar répondit : ’S’il t’avait ordonné cela, l’aurais-tu accompli ?’ Il répondit : ’Oui, par Allah’." Puis lorsque Umar assuma la fonction de Khilafah, Khalid, en tant que garde, vint et resta debout sur son rang, et Umar dit : ’Ô Khalid, dépose ton épée à terre’ puis il dit ’O Allah, j’abaisse Khalid pour Ta face, ne l’élèves plus, jamais.’ Puis il regarda les visages des gardes et fit appeler ’Amr bin Muhajir al-Ansari, et lui dit : "Ô ’Amr par Allah tu sais qu’il n’y a rien qui nous rapproche toi et moi à part l’Islam, mais j’ai entendu que tu récitais beaucoup le Coran, et j’ai vu que tu priais dans un endroit où personne ne pouvait te voir. Je t’ai vu également embellir ta prière, et tu fais partie des Ansar, alors prends cette épée car je fais de toi mon garde !"

 

- Abdul-Aziz bin Yazid al-Ailee a dit : "Un jour Sulayman a accompli le Hajj, et Umar bin Abdil-Aziz était avec lui. Pendant ce moment, le tonnerre grondait et la foudre frappait où ils se tenaient, à un tel point que les cœurs des gens allaient les quitter à cause de cela. Alors Sulayman dit : ’Ô ABu Hafs ! As-tu déjà vu une nuit pareille, ou entendu quelque chose de semblable ?’ Il répondit : ’Ô Amir ul-Mu-minin ! Ceci est la voix de la miséricorde d’Allah, qu’en serait-il si vous entendiez la voix du châtiment d’Allah ?!’"

 

- Rajaa bin Haywah a dit : "Sulayman tomba très malade, donc lorsqu’il mourut, je m’assis et le soutins (dans son lit) et je l’arrangeais (pour qu’il soit plus agréable à voir), puis je sortis voir le peuple qui me dit ’Comment va Amir ul-Mu-minin aujourd’hui ?’ Je répondis : ’Il est calme (i.e. tranquille), allez donc le voir pour le saluer et prêter serment d’allégeance à celui qui est mentionné dans son testament (i.e. au nouveau dirigeant).’ Ils entrèrent et je partis m’asseoir près de lui et je dis : ’Il vous ordonne à tous de rester calmes !’ Puis je sortis un livre de sa poche et je dis : ’Al-Amir vous ordonne à tous de prêter serment d’allégeance à celui qui est cité dans ce livre.’ Alors ils prêtèrent serment et tendirent tous leur bras (vers le ciel). Lorsqu’ils eurent fini je dis : ’Qu’Allah vous récompense tous par l’intermédiaire de Amir ul-Mu-minin !’ Ils demandèrent ’De qui s’agit-il ?’ J’ai donc ouvert le livre et il était écrit ’Umar bin Abdil Aziz’."

 

A ce moment là les visages des fils de Abdil-Malik changèrent (car ils n’appréciaient pas cela), mais lorsqu’ils entendirent "et après lui, ce sera Yazid" ils se calmèrent. On chercha alors Umar mais il était dans le Masjid. Alors les gens vinrent à lui et lui concédèrent la fonction de calife, mais il fut abasourdi/stupéfait, incapable de se lever de sa place jusqu’à ce qu’ils le portèrent par ses bras et l’aidèrent à monter sur le minbar. Il y resta assis sans rien dire pendant un long moment. Alors Rajaa dit : ’N’allez-vous pas tous vous lever et prêter serment d’allégeance à Amir ul-Mu-minin ?’ Ils le mirent debout (pour lui prêter serment), et il tendit sa main vers eux. Et lorsque Hisham bin Abdil-Malik tendit son bras vers lui, il dit : ’Inna lillahi wa inna ilayhi raji’un’ (C’est à Allah que nous appartenons et c’est vers Lui que nous retournerons) [Ceci fut prononcé pour exprimer leur tristesse]. Alors Umar lui dit : ’Oui, inna lillah (nous appartenons à Allah) lorsque des gens comme vous et moi ont du diriger le peuple.’Puis il se leva, loua Allah et Le glorifia, et il dit : ’O peuple ! Je ne suis pas âgé, mais je suis simplement quelqu’un qui assume des responsabilités, et je ne suis pas un innovateur, mais un suiveur (de la Sunnah). Il y a tout autour de vous des terres, si leurs occupants obéissent de la même manière que vous le faîtes, alors je suis votre gouverneur, et s’ils résistent, alors je ne suis un dirigeant pour aucun d’entre vous.’ Puis il descendit (du minbar) et la personne chargée de la monture des bêtes vint le voir, et il (Umar) dit : ’Ne viens pas à moi avec ma cette monture [i.e. celle réservée aux califes]’

 

Et il se mit à écrire aux gouverneurs des provinces. Rajaa a dit : ’Je croyais qu’il serait devenu faible, mais lorsque j’ai vu ce qu’il avait écrit dans les lettres, j’ai alors su qu’il serait fort.’"

 

- ’Amr bin Mujahid a dit : "Umar pria les prières du Maghrib puis il pria pour Sulayman."

 

- Ibn Ishaq a dit : "Sulayman est mort un vendredi, le dixième jour du mois de Safar en l’an 99 de l’Hégire."

 

- Dawud bin Khalid nous a rapporté de Suhayl bin Abi Suhayl qui a entendu Rajaa bin Haywah dire : "Alors Umar bin Abdil-Aziz pria pour Sulayman, et lorsqu’il eut terminé de l’enterrer, le valet d’écurie du Khilaafah arriva. Il (Umar) dit : ’Ma propre bête est plus douce à mon égard.’ Alors il monta sa propre mule. Puis on lui demanda : ’Ne vas-tu pas habiter dans la demeure du Calife ?’ Il répondit : "La famille de Abi Ayyub y vit et ma tente est suffisante.’ Lorsque vint le soir de cette journée, il dit : ’Ô Rajaa, appelle un scribe !’ J’en fis venir un, et il commença à lui dicter un discours dans la meilleure des élocutions et des précisions, puis il ordonna qu’on le copie et le distribue dans toutes les provinces.

 

- Hammad : "Lorsque Umar assuma le califat, il se mit à pleurer puis il dit : ’Ô père de untel, crains-tu pour moi ?’ Alors la personne répondit : ’Comment est ton amour pour les dihram ?’ Il dit : ’Je ne ressens pas d’amour pour cela.’ Alors il répondit : ’Alors n’aies aucune crainte, Allah te viendra en aide.’"

 

- Abdur-Rahman bin Zayd cita cette parole de Umar bin Asyad : "Par Allah, Umar bin Abdil-Aziz n’est pas mort avant qu’un homme vint nous voir avec une énorme quantité de richesses, et qu’il dise : ’Sors et distribue cela à quiconque tu vois dans le besoin ’ Et cela ne se passait pas sans que sa richesse (après l’avoir distribuée à ceux qui en avaient besoin) ne retrouve son état initial. Umar avait enrichi son peuple.

 

- Damrah a dit : ‘Une fois Umar bin ‘Abdil ‘Aziz écrivit à l’un de ses gouverneurs et dit : « Pour ce qui suit : alors si votre compétence et votre pouvoir vous incitent à opprimer le peuple, rappelez-vous donc de la capacité et du pouvoir d’Allaah, le Très Haut, qui est sur vous ; et pensez au caractère dépérissant de ce que vous leur apportez et à la persistance de ce qu’ils vous apportent. »

 

- Yahyaa bin Abi Ghunaynah mentionne que Hafs bin ‘Umar bin Abi Zubair a dit : ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz a écrit à Abi Bakr bin Hazm et lui dit : « Amincis la pointe de ton stylo et approche tes lignes [lorsque tu écris], car je n’aime pas que tu t’accapares de la richesse des musulmans et dont ils ne pourraient bénéficier. »

 

- Al Awzaa’i a dit : Quand ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz coupa l’allocation subventionnelle qui était donnée à sa famille (Bani Ummayyah), ils sont venu lui parler pour l’interroger sur ceci et il leur répondit : « Quand à cet argent, il est votre droit autant qu’il l’est pour l’homme aux frontières de Bark Al Ghammad » (voulant dire d’un endroit éloigné)

 

- Asmaa bin ‘Ubaid a dit : Anbasah bin Sa’id bin Al ‘Aas entra une fois où se trouvait ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz et lui dit : « Ô Ameer ul Mu’mineen, certes, ceux parmi les Khulafaa avant toi nous accordaient des provisions, et tu nous les as prohibées, et j’ai une famille modeste, alors n’autoriserais-tu pas que je puisse prendre pour ma pauvre famille ce qui leur suffirait ? » Et ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz lui répondit ainsi : « Les plus aimés parmi vous (pour moi) sont ceux qui gardent pour eux leurs douleurs. » Et il continua pour lui dire : « Multipliez les rappels de la mort, car si tu es limité par tes moyens, cela les fera prendre de l’essor, et si tes moyens sont en essor, alors il les limitera. »

 

- Wuhaid bin Al Wird a dit : Des gens de Banu Marwaan se sont un jour rassemblés devant la porte de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz et ont dit à son fils, ‘Abdul Malik : « Dis à ton père : ceux qui sont venus avant toi parmi les khulafaa nous donnaient des provisions et ils reconnaissaient nos positions sociales, et ton père nous a prohibé ce qui se trouve dans ses propres mains. » Alors il entra où se trouvait son père et lui répéta ce qui lui avait été dit. Alors, il (‘Abdul Malik) retourna auprès des gens et leur dit : « Mon père vous dit : « Certes, je crains la punition du Grand Jour si je désobéis à mon Seigneur. » »

 

- Khalaf bin Tamim a dit : ‘Abdullah bin Muhammad nous a raconté que al-Awzaa’e a dit : ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz nous a une fois écrit une lettre que personne d’autre que Makhool et moi avions mémorisée, et dans laquelle il fut écrit ce qui suit : « Quiconque se rappelle de la mort en abondance, alors il se satisfait avec le peu de la vie de ce bas monde, et quiconque compte ses paroles en relation avec ses actes, alors ses paroles diminuent - sauf ce qui comporte un bienfait. Wa Salaam.’

 

- Mu’aawiyah bin Saalih a dit : Sa’id bin Suwaid nous a raconté que ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz les dirigeaient lors des prières du vendredi, et lorsqu’il s’asseyait, ils pouvaient voir qu’il portait une chemise qui avait une poche rapiécée sur le devant, le côté et l’arrière. Alors un homme vint lui dire : « Ô Ameer ul Mu’mineen, certes, Allaah, t’a donné (i.e. des richesses), alors pourquoi ne portes tu pas ce qu’il y a de meilleur ! » Il lui répondit alors : « La meilleure des intentions est où se trouve la nouveauté et le meilleur pardon est où se trouve du pouvoir. »

 

- Al-Hajjaj bin ‘Ansabah a dit : Quelques hommes de Banu Marwaan se sont réunis et ont dit : « Allons visiter Ameer ul Mu’mineen, pour gagner son affection avec quelques-unes de nos plaisanteries. » Alors ils entrèrent où il se trouvait et l’un d’eux commença à parler puis plaisanta. Alors ‘Umar lui jeta un regard, et il entendit ensuite une autre plaisanterie d’un autre homme, alors il leur a dit : « Est-ce la raison pour laquelle vous vous êtes réunis ? Pour que vos paroles puissent vous donner de la valeur ? Et entraîner de la calomnie ? Rassemblez-vous plutôt autour du Livre d’Allaah d’une manière abondante, et si vous êtes limités dans cela alors il y a la Sounnah du Messager d’Allaah (sallallahou 3alayhi wa sallam) et si vous êtes limités en cela, alors il y a la signification des ahadeeth. »

 

- Rapporté par Maslamah bin ‘Abdil Malik qui a dit : Je suis entré où se trouvait ‘Umar et j’ai vu qu’il portait une chemise qui était devenue sale, alors je l’ai rappelé à sa femme (qui était la sœur de Maslamah) et j’ai dit : « Tu devrais la laver. » Et elle m’a dit ensuite : « Je le ferai. » Puis je suis revenu une autre fois et j’ai vu qu’il portait encore la même chemise (dans le même état - i.e. sale), alors je lui ai mentionné une seconde fois et elle m’a dit : « Par Allaah, il ne possède pas une autre chemise. »

 

- Al Fasawa mentionne : Ibraheem bin Hishaam bin Yahyaa nous a raconté que son père lui rapporta de ‘Abdil ‘Aziz ibn ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz qui a dit : « Mansoor m’a interpellé une fois pour me demander : « Quel était le revenu de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz lorsqu’il devint le calife ? » Je lui ait dit : « Cinquante mille dinars. » Il m’a ensuite dit : « Et qu’en était-il le jour de sa mort ? » J’ai dit : « Deux cent dinars. » »

 

- Isma’eel bin Iyaash rapporte que ‘Amr bin Mahaajir a dit : « Les dépenses (journalières de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz étaient de deux dirhams. »

 

- Sa’id bin ‘Aamir ad-Dubba’ee rapporte de ‘Awn bin al Mu’tamir que ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz a dit une fois à sa femme : « Possèdes-tu un dirham pour que je puisse acheter quelques raisins ? » Elle lui répondit : « Non. » Alors il lui a dit : « Alors tu ne possèdes aucune monnaie ? » Elle dit : « Non, mais tu es l’Amir ul Mu’minin, et pourtant tu ne possèdes aucun dirham ? » Alors il lui a répondu : « Ceci m’est plus facile que les collets de fer dans l’Enfer. »

 

- Marwaan Ibn Muhammed mentionna que Mohammed Ibn Mahaajir nous raconta que son frère a dit : « Amr m’a dit que Umar Ibn Abdil Aziz, pouvait porter le jour de l’Aid le vêtement d’extérieur du Messager d’Allah et tenir dans sa main un bâton ».

 

- Isma’eel bin al Khutabee a dit : « J’ai lu concernant certaines de ses caractéristiquesdans des livres : il avait la peau claire, un visage doux, il était beau, bien bâti, une barbe fine, ses yeux étaient étaient enfoncés dans leurs orbites, sur son front il restait la trace de la cicatrice d’un sabot... »

 

- Dans Al-Zuhd de Ibn al Mubaarak, il est mentionné : Ibraheem bin Nasheet nous a informé que Sulaimaan bin Humaid nous a raconté qu’Abee ‘Ubaidah bin ‘Uqbah bin Naafi’ entra ou se trouvait Faatimah bint ‘Abdil Malik et a dit : « Pourrais-tu nous dire quelque chose concernant ‘Umar ? » Alors elle dit : « Je ne l’ai jamais vu se laver après une janaabah ou un rêve érotique depuis qu’il est calife. »

 

- Amr bin Uthmaan al-Himsi rapporte de Khaalid bin Yazeed que Ja’wanah a dit : Un jour un homme est entré où se trouvait ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz et a dit : « Ô Amir ul Mu’minin ! Ceux qui sont venus avant toi (dans le commandement), le califat était un embellissement pour eux, mais toi tu es un embellissement pour le califat. » Alors il (‘Umar) se détourna de lui.

 

- ‘Abdil ‘Azeez bin ‘Umar rapporte de Rajaa bin Haywah : Comme les caractéristiques morales de votre père sont parfaites ! Une fois j’ai passé la soirée à discuter avec lui lorsque sa lanterne s’atténua. Il y avait près de lui, à ce moment là, son domestique qui était endormi. Alors je dis : « Ne devrais-je pas le réveiller ? », (pour qu’il puisse la rallumer) et il dit par la suite : « Non, laisse-le. » Donc je dis : « Alors je vais me lever (pour le faire). » Et il dit : « Non, cela ne fait pas partie des bonnes manières qu’une personne se serve de son invité. » Alors il se leva lui-même, pour la remplir avec de l’huile, la rallumer, revint et dit : « lorsque je me suis levé j’étais ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz et lorsque je me suis rassis j’étais ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz. »

 

- ‘Ataa a dit : « ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz rassemblait les fuqahaa (juristes) chaque soir, et ensemble ils se rappelaient de la mort, de al-qiyaamah (Jour Dernier) et de l’au-delà ; ensuite, ils pleuraient comme s’ils assistaient à une janaazah. »

 

- Il est rapporté que As-Saa’ib bin Muhammad a dit : Al-Jarraah bin ‘Abdillah a écrit une fois à ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz une lettre disant : « Le peuple de khurasaan est une mauvaise responsabilité, et il n’y a rien qui leur convienne à part l’épée et le fouet, alors si Amir ul Mu’minin voit ce qu’il en est, il m’autorisera à me charger de cela. » Alors ‘Umar lui récrivit en disant : « Pour ce qui suit : J’ai bien reçu ta lettre, et dans celle-ci tu me dis que le peuple de Khurasaan est une mauvaise responsabilité, et que rien ne leur convient à part l’épée et le fouet, alors certes tu m’as menti, ce qui les aiderait plutôt serait la justice et la vérité, alors faites circuler cela parmi eux. Wa salaam. »

 

- Yazeeb bin Hawshab a dit : « Je n’ai vu personne qui était plus attristé que Al-Hassan (Al-Basri) et ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz, comme si l’Enfer n’avait été créé que pour ces deux-là. »

 

- ‘Umar bin Hafs a dit : ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz m’a dit : « Si tu entends un Musulman dire une chose, alors ne l’interprète pas de manière négative, tant que tu ne cesses pas de rechercher pour ceci une signification positive. »

 

- Isma’eel bin ‘Iyaash rapporte de ‘Amr ‘Abdil bin Muhaajir qui a dit : ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz désirait une fois une pomme, alors un homme de sa famille lui envoya une pomme en cadeau et celui qui l’apporta dit : « Comme son arôme est bon et excellent. » Il répondit ensuite : « Ramène-la, Ô jeune homme (il s’adresse à celui qui lui a apporté la pomme), transmet à ton maître mon salam, et dit lui : « votre cadeau nous a touché là où vous auriez aimé. » Alors je dis : « Ô Amir ul M’uminin ! Il (l’envoyeur) est le fils de votre oncle et un homme de votre famille, et vous êtes au courant que le Messager d’Allaah (sallallahou 3alayhi wa sallam) mangeait les cadeaux qui lui étaient donnés. » Il dit alors : « Qu’Allaah te fasse miséricorde, certes, pour lui un cadeau était réellement un cadeau, mais pour nous aujourd’hui, il est devenu un moyen de corruption. »

 

- Hammad bin Zaid rapporte de Ayyoob qui a dit : Il a été dit à ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz : « Ô Ameer ul Mu’mineen ! Si tu devais aller vivre (avec nous) à Médine et qu’Allaah aurait décrété pour toi la mort, et que tu serais mort là-bas ; tu aurais été enterrédans la quatrième tombe à côté de celle du Messager d’Allaah (sallallahou 3alayhi wassalam). » Alors il dit : « Par Allaah, si Allaah devait me punir par autre que le Feu, il me serait plus favorable qu’Il sache que dans mon coeur je me perçois comme convenable pour ce lieu. »

 

- ‘Amr bin Mujaahir a dit : « ‘Umar avait l’habitude d’allumer une bougie lorsqu’il s’occupait des affaires des Musulmans la nuit, et ensuite dès qu’il avait terminé, il éteignait la bougie et allumait à la place sa propre lanterne. » (Pour qu’il n’utilise pas l’argent du peuple pour son propre usage.)

 

- Hakkam bin Salam rapporte de Abi Haatim qui a dit : Lorsque ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz tomba malada une fois, un docteur fut amené pour le voir, et après l’avoir vu il dit : « Il souffre d’un mal pour lequel il n’y aucun remède ; son cœur est dominé par la crainte. »

 

- An Nufailee a dit : « An-Nadr bin ‘Arabi nous a raconté : « J’avais l’habitude d’entrer où se trouvait ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz, et il frissonnait toujours, comme si la tristesse de toute la création reposait sur lui. »

 

- Hasan Al Qisaab a dit : « J’avais l’habitude de voir les loups entrain de surveiller les troupeaux de moutons dans le semi désert (steppes) durant le Khilaafah de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz alors je dis : « Gloire à Allaah ! Les loups sont parmi les moutons et ils ne leur font même pas de mal ! » Puis le berger me dit : « Si la tête (ra’s) est vertueuse, alors le corps ne souffrira pas. »

 

- Maalik bin Deenar a dit : Lorsque ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz devint calife, les bergers commencèrent à dire : « Qui est ce calife vertueux qui a pris position au-dessus du peuple ? Grâce à sa justice, les loups ont cessé d’attaquer nos moutons. »

 

- Moussa bin A’een a dit : « Nous avions l’habitude de mener le troupeau de moutons à Kirmaan durant le khilaafah de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz, de telle sorte qu’un mouton et un loup pouvaient brouter dans le même endroit. Une nuit, un loup attaqua un mouton et je dis alors : « Je ne vois pas autre signification que la mort de l’homme vertueux (‘Umar). » Ils sont alors allés se renseigner et ils apprirent qu’il (Umar) était mort la nuit même de l’attaque..

 

- Farrat bin as-Saa’ib a dit : Faatimah bint ‘Abdil Malik, l’épouse de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz, possédait un bijou que son père lui avait fait fabriquer, d’un style jusque là inconnu. Alors ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz lui dit : « Tu as le choix, soit tu peux mettre ce bijou dans le bayt ul-maal (trésorerie des Musulmans) soit tu me donnes la permission de te divorcer, car je n’aime pas que moi-même, toi et ceci puissent être dans la même maison. Suite à cela elle dit : « Je te préfère plutôt à cette chose même si sa valeur avait été multipliée plusieurs fois. » Alors il ordonna que le bijou soit pris et donné au bait ul maal des Musulmans. Ensuite, lorsque ‘Umar décéda et que Yazeed pris la position de Khilaafah, il dit à Faatimah : « Si tu désires, je peux te rendre le bijou. » Elle lui répondit : « Par Allaah non, je n’ai jamais préféré quelque chose à ‘Umar lorsqu’il était vivant et je ne changerai pas après son décès. »

 

Sa mort

 

- Marwaan bin Mu’aawiyah rapporte de Ma’roof bin Mushkaan qui le tient de Mujaahid : ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz m’a dit : « Qu’est ce que le peuple dit à propos de moi ? » Je dis : « Ils disent que la magie a été pratiquée sur toi. » Alors il répondit : « Il n’y a pas eu de magie pratiquée sur moi. » Alors il interpella un jeune parmi ses domestiques et lui dit : « Malheur à toi ! Qu’est-ce qui t’a pris de mettre du poison dans ma nourriture ? » Alors il dit : « J’ai été payé mille dinars en plus on m’a donné la liberté (de l’esclavage) (on m’a promis l’affranchissement). » Il (‘Umar) dit : « Apporte-le moi (c’est-à-dire l’argent). » Il revint ensuite avec l’argent, ‘Umar envoya celle-ci au bait al maal (trésorie) des Musulmans et lui dit après : « Va t’en d’ici, où personne ne peut te voir. »

 

- Muhammad ibn Muslim At-Taa’ifee rapporte de Ibraheem bin Maysarah que ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz a acheté sa tombe avant qu’il meurt pour dix deenars.

 

- Layth bin Abee Ruqayyah rapporte que ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz (lorsqu’il était malade) a dit : « Aidez-moi à m’asseoir. » Alors ils l’aidèrent, ensuite il dit : « Je suis celui qui vous ait commandé et j’ai fait des erreurs ; et vous m’avez menacé et j’ai désobéi, (trois fois) mais nul n’a le droit d’être adoré sauf Allaah. » Ensuite il fixa son regard et dit : « Je vois des figures vertes qui ne sont ni des humains, ni des jinns. » puis il décéda.

 

- Al Mugheerah bin Hakeem a dit : J’ai dis à Faatimah bint ‘Abdil Malik : « Lorsque ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz était malade, j’avais l’habitude de l’entendre dire : « Ô Allaah, allége leur mes tâches, ne serait-ce que pour une heure. » Elle m’a alors dit de lui demander : « Ne devrais-je pas te laisser seul, car tu semble être incapable de t’endormir. » Je sortis et je l’entendis réciter : « Cette Demeure dernière, Nous la réservons à ceux qui ne recherchent, ni à s’élever sur terre, ni à y semer ma corruption. Cependant, l’heureuse fin appartient aux pieux. (Al-Qasas (28) : 83) » Il répéta cela plusieurs fois puis se tut, et j’attendis un moment mais je n’entendis aucun son sortir de sa chambre, alors je dis au domestique qui était présent : « Malheur à toi ! Va jeter un coup d’oeil ! » Il entra dans la chambre et poussa un cri, et j’appris qu’il était mort ; il avait tourné son visage vers la qibla, avait placé une de ses mains sur sa bouche et l’autre sur ses yeux.

 

- ‘Ubaid bin Hassan a dit : « Lorsque sa mort approchait, ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz nous disait : « Laissez-moi seul » Alors nous le laissâmes seul, sauf Maslamah et Faatimah qui s’assirent à l’extérieur de sa porte, ensuite ils l’entendirent dire : « Bienvenue à ces visages, qui ne sont ni des humains, ni des jinns. » Ensuite il récita : « Cette Demeure dernière, Nous la réservons à ceux qui ne recherchent ... » jusqu’à la fin du verset, ensuite sa voix devint silencieuse, alors Maslamah dit (à Faatimah) : « Ton époux est mort. » par la suite ils entrèrent pour constater son décès.

 

- Khaleefah bin Khayyat et d’autres rapportent que ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz est mort le vendredi cinq jours avant la fin du mois de Rajab, 101 ans après la Hijrah (l’Hégire). Il mourut (décéda) à Dair Sam’aan dans la province de Hims (Homs). Il vécut trente-neuf années et demi et son khilaafah dura deux ans, cinq mois et quelques jours.

 

- Hishaam a dit : Quand la nouvelle de son décès atteint Al-Hassan (Al-Basri) il dit : « Le meilleur des hommes est mort. »

 

- Ibn Wahb a rapporté de Maalik que Saalih bin ‘Ali al-Amir cherchait une fois la tombe de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz, mais il ne trouvait personne pour lui dire où elle se trouvait, alors il fut dirigé vers un moine qui lui dit : « Tu cherches la tombe de As-Siddiq ? Elle se trouve dans ce champ là. »

 

- Ibn Hibbaan le mentionne comme étant parmi les tabi’in les plus dignes de confiance (thiqaat) et Al-Bukhaari a dit : « l’Imaam Maalik et Sufyaan bin Uyainah on dit : « ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz est un Imam » »

 

- Sufyaan ath-Thawree a dit : « Les Khulaafah sont au nombre de cinq : « Aboo Bakr, ‘Umar, ‘Uthmaan, ‘Ali et ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz. » (Rapporté par Aboo Dawood dans son Sunan.)

 

[1]Cheikh Al Albani (rahimahullah) mentionne concernant ceci : je trouve invraisemblable d’appliquer ce hadith à Umar bin Abdil-Azeez, à cause du fait que son khilaafah était proche, dans le temps, du khilaafah ar-rachidah, et il n’y eu après ces derniers, ni de royauté oppressive ni même de royauté tyrannique, et Allah est Le Plus Savant. (voir as-Silsilatul ahaadeeth as-Saheehah).

[2]Il s’agit de Sulayman bin Abdil-Malik Abu Ayyub qui pris le califat de son père après son frère en l’an 96H et il était le meilleur gouverneur des Bani Ummayyah. Umar Bin Abdil-Aziz était un de ses ministres, Ibn Sirin a dit à son sujet : "Qu’Allah fasse miséricorde à Sulayman ! Il a commencé son califat en renforçant une fois de plus les prières effectuées dans leur temps, et il le termina avec sa désignation de Umar bin Abdil-Aziz. Il est mort en l’an 99H. (Voir Tarikh al-Khulafa )

[3]As-Suyuti déclare : "Abdur-Rahman bin Hasan al-Kunani a dit : ’Sulayman décéda pendant qu’il était dans une expédition à Dabuq, mais lorsqu’il tomba malade avant sa mort il dit à Rajaa bin Haywah : ’Qui devrait s’occuper de cette affaire (i.e. le califat) après moi ? Dois-je désigner mon fils ?’ Il répondit : ’Ton fils est absent’. Alors il dit : ’Mon autre fils alors.’ Et il répondit ’Mais il est trop jeune.’ Il dit : ’Qui vois-tu d’autre dans ce cas ?’ Rajaa répondit : ’Tu devrais nommer Umar bin Abdil-Aziz, et Sulayman dit : ’Je crains que cela ne plaise pas à mes frères’. Il répondit : ’Désigne Umar, et après lui Yazid bin ’Abdil-Malik, met ceci à l’écrit, et garde cela caché avec toi. Puis appelle le peuple pour prendre cet engagement tout en cachant [l’identité du nouveau calife]. Il dit ’Je vois’, puis il demanda une feuille de papier et y écrivit ses ordres au sujet de qui devra gouverner après lui, puis il la donna à Rajaa et lui dit : ’Rends toi auprès du peuple et qu’ils prêtent serment d’allégeance à celui mentionné sur cette feuille, en leur cachant son identité." Il sortit donc et dit au peuple : ’Amir ul-Mu-minin vous ordonne à tous de prêter serment d’allégeance à celui qui est mentionné dans ce livre.’ Ils lui répondirent : ’Nous ne le ferons pas’ Il revient donc auprès de Sulayman et l’informa de cela, puis il dit : ’Rends toi auprès de ceux qui font appliquer les serments et les traités, comme le personnel de la sécurité, puis réunis les gens, assure toi qu’ils prêtent serment, et celui qui refuse frappe son cou.’ Et ils prêtèrent tous le serment. (Voir Tarikh ul-Khulafah)

 

Siyar ‘A’laam an-Nubalaa de l’Imaam adh-Dhahabi (Muassasaa ar-Risaalah) vol 5 pages : 114-148.

Tahdheeb ut-Tahdhib de Al-Haafidh ibn Hajar (Hindi, Hyderabad - Deccan) vol 7 pages : 475-478.

Ithaaf ul Jamaa’ah de Humood ath-Tuwaijiri (Dar as-Sami’i) vol 1 pages : 209-210.

Ta’reekh al-Khulafaa de As-Suyooti (Matba’ah as-sa’aadah, Egypt) pages : 225-246.

Silsitatul ahadith as-Saheehah de ‘Alaamah Al-Albaani (Maktaba al-Ma’aarif) vol 1 ahadith numéro 5.

Produit par : Salafipublications.com

Publié par sounna.com

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Faire avec les enfants une activité avec de «la pâte à sel» ou «la pâte à modeler maison»

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Faire avec les enfants une activité avec de «la pâte à sel» ou «la pâte à modeler maison»

Question :

 

Nous sommes des enseignantes, nous travaillons dans une école maternelle, nous avons un coin nommé « le coin d’expression artistique ».

 

On y fournit aux enfants une pâte composée de farine blanche, sel, huile, et colorant alimentaire.

 

Elle est pétrie par l’institutrice jusqu’à ce qu’elle devienne une pâte colorée, plus souple que l’argile.

 

Elle est donnée aux enfants afin qu’ils jouent avec, sachant qu’il s’en émiette des petits bouts sur le sol, et ils sont piétinés.

 

Quand cette pâte sèche, elle est jetée à la poubelle.

 

Quel est le jugement de jouer avec la pâte décrite ci-dessus, alors que c’est un programme du Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement ?

 

Informez-nous à ce sujet, avec nos remerciements et qu’Allâh vous récompense de la meilleure récompense.

 

Réponse :

 

Fournir la pâte, telle que décrite dans la question, aux enfants afin qu’ils jouent avec, est un mépris envers la nourriture et un gaspillage, sachant que beaucoup de gens en ont un besoin pressant.

 

Et le Prophète صلى الله عليه وسلم a certes ordonné de préserver et de respecter la nourriture.

 

Et il a indiqué à celui dont une bouchée tombe par terre, de la débarrasser de toute nuisance et de la mange et de ne pas la laisser à satan.

 

Il est possible de fournir aux enfants une matière alternative, telle que l’argile, ou quelque chose de ce genre, qui remplirait la même fonction que ce sur quoi s’exercent les enfants.

 

Et c’est Allâh qui accorde la réussite ; que la paix et le salut d'Allâh soient sur notre Prophète Mohammad, sur sa famille et sur ses Compagnons.

 

Fatwa 23274

Traduit par la chaîne Telegram غيث القلوب - @ghaithqolob

Publié par 3ilmchar3i.net

س : نحن معلمات نعمل في رياض الأطفال ويوجد لدينا ركن يسمى: ركن التعبير الفني، ويقدم للأطفال فيه العجين، وهو عبارة عن (دقيق أبيض، ملح، زيت، ألوان طعام) يعجن من قبل المعلمة حتى تصبح عجينة ملونة أطرى من الصلصال فيقدم ليلعب به الأطفال، علمًا أنه يتساقط أجزاء منه على الأرض ويداس بالأقدام وعند جفاف تلك العجينة ترمى في سلة المهملات؟ ما حكم اللعب بالعجين على الوصف أعلاه وهو مقرر من وزارة التربية والتعليم؟ أفيدونا في ذلك مشكورين وجزاكم الله خير الجزاء

ج : تقديم العجين بالصورة المذكورة في السؤال إلى الأطفال ليلعبوا به امتهان للنعمة وإهدار لها مع مسيس حاجة كثير من الناس إليها، وقد أمر صلى الله عليه وسلم بحفظ النعم وإكرامها، وأرشد من سقط من لقمته شيء أن يميط عنه الأذى ويأكله ولا يدعه للشيطان، ويمكن أن يقدم للأطفال مادة بديلة كالصلصال أو نحوه تؤدي الغرض نفسه الذي يدرب عليه الأطفال
(الجزء رقم : 2، الصفحة رقم: 576)
الفتوى رقم - 23274

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Les actes sont une construction dont la foi est la fondation

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Les actes sont une construction dont la foi est la fondation

Quiconque désire élever sa construction doit en fortifier les fondations, les renforcer et s'en préoccuper en premier lieu.

 

En effet, la hauteur d'une construction dépend de la fortification des fondements d'une part, et de leur renforcement.

 

Les actes et les degrés sont cette construction dont la foi est le fondement.

 

Plus le fondement est ferme, plus il supportera la construction qui pourra alors s'élever.

 

Si une partie de la construction s'écroule, on pourra alors facilement la reconstruire.

 

Si en revanche le fondement n'est pas inébranlable, la construction ne pourra s'élever, ni même être stable.

 

Et si une partie des fondations s'effondre, toute la construction s'écroulera ou presque.

 

Le sage aura donc pour ambition de fortifier et de renforcer les fondations.

 

Quant à l'ignorant, il tente d'élever sa construction sans fondements : très vite, son bâtiment s'effondrera.

 

Allah تعالى :

 

أَفَمَنۡ أَسَّسَ بُنۡيَـٰنَهُ ۥ عَلَىٰ تَقۡوَىٰ مِنَ ٱللَّهِ وَرِضۡوَٲنٍ خَيۡرٌ أَم مَّنۡ أَسَّسَ بُنۡيَـٰنَهُ ۥ عَلَىٰ شَفَا جُرُفٍ هَارٍ۬ فَٱنۡہَارَ بِهِۦ فِى نَارِ جَهَنَّمَ‌ۗ 

 

"Lequel est plus méritant? Est-ce celui qui a fondé son édifice sur la piété et l’agrément d’Allah, ou bien celui qui a placé les assises de sa construction sur le bord d’une falaise croulante et qui croula avec lui dans le feu de l’Enfer?" sourate 9, V.109 (traduction du sens du verset)

 

Les fondations sont aux œuvres ce que les forces sont au corps humain.

 

Si les forces sont vigoureuses, elles supporteront le corps et empêcheront que beaucoup de maux ne l'atteignent.

 

Si les forces sont faibles, elles auront du mal à supporter le corps et les maladies frapperont ce dernier de plein fouet.

 

Fais donc en sorte que ta construction repose sur les fondations de la foi.

 

Si les parties supérieures de ta construction ou son plafond tombent en décrépitude, il te sera plus facile de les rénover que d'avoir à faire avec l'effritement des fondations.

 

Ces fondations sont constituées de deux choses :

 

-la première: Connaitre avec précision Allah, Ses ordres, Ses noms et attributs.

-la seconde: Obéir exclusivement et avec soumission à Allah et Son messager en dehors de tout autre être.

 

Ces fondations sont tout ce qu'il y a de plus solide pour qui veut élever sa construction.

 

C'est en fonction de ces fondations que la construction peut s'ériger aussi haut qu'on le désire.

 

Affermis donc tes fondations, préserve tes forces, pratique régulièrement la diète, pratique la purge si tu ressens en toi un surplus d'humeurs (ndt: la purge désigne le repentir et le surplus d'humeurs les pêchés), chemine avec modération et tu atteindras ton but.

 

Si en revanche, tes forces sont faibles, les substances néfastes toujours présentes, et que tu ne pratiques pas la purge : tu peux dire adieu à la vie car elle vient de t'annoncer son départ imminent.

 

Lorsque ta construction sera érigée, blanchis en les murs par le bon comportement et la bienfaisance à l'égard des gens.

 

Puis entoure la d'un rempart de vigilance pour qu'aucun ennemi n'y pénètre, ni qu'aucune faille n'apparaisse.

 

Dresse des voiles sur les portes et ferme le plus grand portique en te taisant si tu crains les conséquences de tes propos.

 

Conçois une clé pour cette porte dont la matière sera la mention d'Allah, grâce à laquelle tu ouvriras et fermeras cette porte.

 

C'est avec cette clé que tu ouvriras la porte et avec elle que tu la refermeras.

 

Tu te seras ainsi construit une citadelle qui te protègera de tes ennemis.

 

Elle sera tellement imprenable que même si l'ennemi rôdait autour en y cherchant une faille, il se découragerait.

 

Pense à inspecter ta construction régulièrement, car même si ton ennemi désespère d'y pénétrer par le grand portique, il tentera d'en endommager les murs à l'aide des pioches que sont les péchés.

 

Si tu négliges cet aspect, les murs du rempart seront tellement entamés qu'ils finiront par donner sur la construction.

 

C'est alors que l'ennemi se trouvera à tes côtés dans la citadelle, et tu auras bien du mal à l'en faire sortir.

 

Tu devras alors faire face à l'une de ces trois situations :

 

-soit l'ennemi te vaincra et s'emparera de ta citadelle

-soit il t'imposera d'y résider avec toi,

-soit la lutte engagée contre lui te distraira d'intérêts plus importants encore, car tu seras occupé à obturer les fissures du rempart et à réorganiser la défense de la citadelle.

 

Si l'ennemi parvient à s'introduire dans la citadelle par les fissures qu'il a pratiquées dans le rempart, trois fléaux s'abattront sur toi :

 

-la corruption se répandra dans la citadelle,

-les biens et les ressources s'y trouvant seront dévalisés, 

-l'ennemi dévoilera les points faibles du rempart à ses acolytes.

 

Tu ne cesseras alors de repousser attaque sur attaque jusqu'à ce que tes forces te trahissent et que ta volonté te fasse défaut.

 

Tu abandonneras alors la citadelle à tes ennemis.

 

(...)

 

Et ce qu'il y a de plus étonnant, c'est que l'ennemi utilise le propriétaire de la citadelle pour la détruire de ses propres mains.

 

Les méditations p.247 à 249 en français et p 228 à 230 en arabe

 

من أراد علو بنيانه فعليه بتوثيق أساسه وإحكامه وشدة الاعتناء به؛ فإن علو البنيان على قدر توثيق الأساس وإحكامه

فالأعمال والدرجات بنيان ، وأساسها الايمان ، ومتى كان الأساس وثيفا حمل البنيان واعتلى عليه ، وإذا تهدم شيء من البنيان سهل تداركه ، وإذا كان الأساس غير وثيق لم يرتفع البنيان ولم يثبت ، وإذا تهذم شيء من الأساس سقط البنيان أو كاد

فالعارف همته تصحيح الأساس وإحكامه ، والجاهل يرفع في البناء عن غير أساس ؛ فلا يلبث بنيانه أن يسقط

قال تعالى

 أَفَمَنۡ أَسَّسَ بُنۡيَـٰنَهُ ۥ عَلَىٰ تَقۡوَىٰ مِنَ ٱللَّهِ وَرِضۡوَٲنٍ خَيۡرٌ أَم مَّنۡ أَسَّسَ بُنۡيَـٰنَهُ ۥ عَلَىٰ شَفَا جُرُفٍ هَارٍ۬ فَٱنۡہَارَ بِهِۦ فِى نَارِ جَهَنَّمَ‌ۗ

التوبة / 109

فالأساس لبناء الأعمال كالقوة لبدن الإنسان ؛ فإذا كانت القوة قوئة حملت البدن ودفعت عنه كثيزا من الافات ، وإذا كانت القوة ضعيفة ضعف حملها للبدن وكانت الافات إليه أسرع شيء

فاحمل بنيانك على قوة أساس الايمان ؛ فإذا تشعث شيء من أعالي البناء وسطحه كان تداركه أسهل عليك من خراب الأساس

وهذا الأساس أمران : صحة المعرفة بالله وأمره وأسمائه وصفاته

والثاني : تجريد الانقياد له ولرسوله دون ما سواه . فهذا أوثق أساس أسسى العبد عليه بنيانه ، وبحسبه يعتلي البناء ما شاء

فأحكم الأساس ، واحفظ القوة ، ودم على الحمية ، واستفرغ إذا زاد بك الخلط ، والقصد القصد وقد بلغت المراد، وإلآ فما دامت القوة ضعيفة والمادة الفاسدة موجودة والاستفراغ معدوما فاقر السلام على الحياة فإلها قد اذنتك بسرعة التوديع فإذا كمل البناء؛ فبيضه بحسن الخلق والاحسان إلى الناس ، ثم حطه بسور من الحذر لا يقتحمه عدو ولا تبدو منه العورة ، ثم أرخ الستور على أبوابه ، ثم أقفل الباب الأعظم بالسكوت عما تخشى عاقبته ثم ركب له مفتاخا من ذكر الله به تفتحه وتغلقه ؛ فإن فتحت فتحت بالمفتاح ، وإن أغلقت الباب أغلقته به ، فتكون حينئذ قد بنيت حصئا تحصنت فيه من أعدائك ؛ إذا طاف به العدو لم يجد منه مدخلا، فييأس منك

ثم تعاهد بناء الحصن كل وقت ؛ فإن العدو إذا لم يطمع في الدخول من الباب نقب عليك النقوب من بعيد بمعاول الذنوب . فإن أهملت أمره وصل إليك النقب ؛ فإذا العدو معك في داخل الحصن ، فيصعب عليك إخراجه ، وتكون معه على ثلاث خلال : إما أن يغلبك على الحصن ويستولي عليه ، وإما أن يساكنك فيه ، وإما أن يشغلك بمقابلته عن تمام مصلحتك وتعود إلى سد النقب ولم شعث الحصن . وإذا دخل نقبه إليك نالك منه ثلاث افات : إفساد الحصن ، والاغارة على حواصله وذخائره ودلالة السراق من بني جنسه على عورته . فلا يزال يبلى منه بغارة بعد غارة حتى يضعفوا قواه ويوهنوا عزمه فيتخلى عن الحصن ويخلى بينهم وبينه

وهذه حال أكثر النفوس مع هذا العدو ، ولهذا تراهم يسخطون ربهم برضى أنفسهم بل برضى مخلوقي مثلهم لا يملك لهم ضرا ولا نفعا، ويضيعون كسب الدين بكسب الأموال ، ويهلكون أنفسهم بما لا يبقى لهم ، ويحرصون على الدنيا وقد أدبرت عنهم ، ويزهدون في الاخرة وقد هجمت عليهم ، ويخالفون ربهم باتباع أهوائهم ، ويتكلون على الحياة ولا يذكرون الموت ، ويذكرون شهواتهم وحظوظهم وينسون ما عهد الله إليهم ، ويهتمون بما ضمنه الله لهم ولا يهتمون بما أمرهم به ، ويفرحون بالدنيا ويحزنون على فوات حظهم منها ولا يحزنون على فوات الجنة وما فيها ، ولا يفرحون بالايمان فرحهم بالدرهم والدينار ، ويفسدون حقهم بباطلهم وهداهم بضلالهم ومعروفهم بمنكرهم ، ويلبسون إيمانهم بطنونهم، ويخلطون حلالهم بحرامهم ، ويترددون في حيرة ارائهم وأفكارهم، ويتركون هدى الله الذي أهداه إليهم

ومن العجب أن هذا العدو يستعمل صاحب الحصن في هدم حصنه بيديه

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Rappeler chaque mois le jeûne des jours blancs et chaque semaine des lundi et jeudi ne fait pas partie de la sunna !

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Rappeler chaque mois le jeûne des jours blancs et chaque semaine des lundi et jeudi ne fait pas partie de la sunna !

Il ne fait pas partie de la sunna de rappeler les période d'adoration à chaque moment où elles viennent et je ne connais aucun hadith authentique à ce sujet.

 

Quant à ce qui est rapporté sur le rappel du mois de Ramadan, ce n'est pas authentique.

 

Et si cela est authentique, alors c'est spécifique au Ramadan, car il n'est rien rapporté du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم sur autre que cela.

 

Et Allâh est plus savant.

 

Et je vise ici ce que font certains frères par désir de faire le bien, je les considère ainsi et c'est Allâh qui les jugera et je ne recommande personne à la place d'Allâh, en rappelant chaque mois les jours blancs, chaque semaine le jeûne du lundi et du jeudi, et ainsi de suite.

 

Et c'est Allâh qui accorde la guidée.

 

Sur la page Facebook de Cheikh - facebook.com/mohammadbazmool

Publié par 3ilmchar3i.net

التذكير بمواسم العبادة كلما جاءت، و لا اعلم في ذلك حديثاً صحيحاً، وما جاء في التذكير بشهر رمضان لم يصح، وإن صح فهذا خاص برمضان لأن الرسول صلى الله عليه وسلم لم يرد عنه في غيره. والله اعلم. وأقصد هنا ما يفعله بعض الأخوة حرصاً منهم على الخير - أحسبهم كذلك والله حسيبهم و لا أزكي على الله أحداً - من التذكير كل شهر بألأيام البيض، وكل أسبوع بصيام الاثنين والخميس، وهكذا دواليك، والله الهادي

Cheikh Mouhammad Ibn 'Omar Ibn Sâlim Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر بن سالم بازمول

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«Par Allâh ! Cette assise est meilleure que tous les biens de ce bas-monde !» (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

«Par Allâh ! Cette assise est meilleure que tous les biens de ce bas-monde !» (audio-vidéo)

Extrait du cours sur tafsir ibn Kathir, sourate Al-Buruj (les constellations) ;

Ibn Kathir y évoque le célèbre hadith du jeune avec le moine rapporté entre autre par l'imam Mouslim dans son authentique :

 

... Il ne cessa de le torturer jusqu'à ce qu'il dénonçât le moine.

 

On fit venir le moine et on lui dit : " Renie ta foi ! ", chose qu'il refusa catégoriquement.

On plaça alors une scie sur la raie de ses cheveux. On lui coupa ensuite la tête en deux.

On fit alors venir le courtisan et on lui dit : " Renie ta foi " ; Mais il refusa.

On plaça alors une scie sur la raie de ses cheveux. On lui coupa ensuite la tête en deux.

Il dit alors au jeune : " Renie ta foi ! "

 

Observez cette grande épreuve, avec la scie !

 

Il est coupé en deux sans pour autant quitter sa religion.

 

Cela est l'état des croyants, lorsque la foi s'est emparée du cœur, comme dans le hadith d'Anas dans les deux authentiques (Boukhari et Mouslim) :

 

"Quiconque possède en lui ces trois choses gouttera à la saveur de la foi..."

 

Et il évoqua parmi celles-ci :

 

"Il déteste retourner à la mécréance alors qu'Allâh l'en a sauvé, comme il détesterait être jeté dans le feu".

 

Et toi dans ton pays, en France par exemple, dans ton état de mécréance (avant l'islam), tu possédais une voiture, des biens et de l'argent dans la banque, tu es venu ici, tu vends du pain devant la mosquée, tu marches dans le sable, le sol est brûlant, et parfois le Diable vient et t'insuffle : "Pourquoi ne rentres-tu pas ?! Voiture ! Avion !"

 

Non !  

 

J'ai cru fermement en Allâh, je prends refuge auprès d'Allâh contre Satan le lapidé.

 

Cela est meilleur que l'avion et la voiture (les biens matériels), meilleurs que les biens ! 

 

N'est-ce pas ainsi, Ô vous mes frères ?

 

Bien sûr !

 

Par Allâh !

Cette assise est meilleure que tous les biens de ce bas-monde, meilleurs que tous les plaisirs de ce bas-monde.

 

La personne s'assoit et évoque Allâh جل وعلا dans Sa maison avec ses frères musulmans, plutôt ses frères salafis, c'est un bienfait parmi les bienfaits d'Allâh.

 

Nous demandons à Allâh de nous aider à celle-ci et nous permettre d'être reconnaissant vis-à-vis de celle-ci.

 

Publié par markazbadr.com

Cheikh 'Ali ben Abdelaziz Moussa - الشيخ علي بن عبدالعزيز موسى

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Trop plaisanter

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Trop plaisanter

Sheikh al Otheymin رحمه الله a été interrogé par un groupe de jeunes qui prient, jeûnent et accomplissent ce qu’ils peuvent comme actes d’adoration, ils dirent :

 

Pendant notre repos, nous plaisantons beaucoup quel est le jugement concernant cela ?

 

Le Sheikh commença par faire dou’a pour eux :

 

Tout d’abord, nous demandons à Allah سبحانه وتعالى la constance (Ath-thabaat - الثبات) pour ces frères dans ce qu’ils accomplissent comme actes de culte et qu’Il fasse que cela soit dans une manière dont Il est satisfait, et qui soit conforme à la voie du Prophète صلى الله عليه و سلم sans exagération ni manquement.

 

Nous disons concernant vos actes légiférés d’adoration, soyez fermes [dans la pratique].

 

Quant à la plaisanterie, il n’y a rien de bon dans le fait de trop plaisanter.

 

En effet il est dit:

 

«La plaisanterie dans la parole est comme le sel dans la nourriture, la nourriture n’est pas saine sans lui et la nourriture n’est pas saine si il y a trop de sel.»

 

Si une personne est excessive dans la plaisanterie, elle peut parler de son frère avec des expressions de mauvais goût, qui ne conviennent pas.

 

Et il est possible qu’elle arrivera à ce qui est pire que cela ; Se moquer d’une chose faisant partie des actes d’adoration ou de la Religion.

 

Et cela est extrêmement dangereux, en effet il pourrait en résulter la mécréance.

 

Et le refuge est auprès d’Allah, donc il convient qu’ils plaisantent modérément et sans excès.

 

Fataawa Noor ala ad-Darb vol 12 page 687

Traduit de l'anglais par Abu Ubaydillah Abdel Karim ad-Dunkerki

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

السؤال: يقول السائل نحن مجموعة من الشباب نصلي ونصوم ونعمل ما في وسعنا من العبادات والحمد لله ولكن أثناء الراحة من العمل ينشأ بيننا مزاح ومزاح كثير فما حكم ذلك مأجورين؟

  الجواب الشيخ: أولا نسأل الله سبحانه وتعالى لهؤلاء الاخوة الثبات على ما يقومون به من عبادات وأن يجعل ذلك على الوجه الذي يرضيه بأن يكون موافقا لهدي النبي صلى الله عليه وعلى آله وسلم من غير غلو ولا تقصير ونقول على عباداتكم المشروعة فأثبتوا وأما المزاح بعد ذلك فكثرة المزاح لا خير فيه وقد قيل المزح في الكلام كالملح في الطعام لا يصلح الطعام بدونه ولا يصلح الطعام إذا زاد ثم إن من الناس من يتجانب في المزح فيذكر من الألفاظ النابية في حق إخوانه ما لا يليق وربما يصل ذلك إلى أبعد من هذا قد يكون منهم سخرية بشيء من العبادات أو بشيء من الدين وهذا خطير جدا جدا قد يؤدي إلى الكفر والعياذ بالله فعليهم أن يمزحوا المزح المعتدل من دون مغالاة ولا نقصان

مكتبة الفتاوى : فتاوى نور على الدرب (نصية) : متفرقه

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Où est descendu Adam ?

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Où est descendu Adam ?

Question :

 

Est-il vrai qu’Adam est descendu au Sri Lanka ?

 

Et particulièrement dans la contrée de Serendib, est-ce que cela est authentique ou non ?

 

Réponse :

 

Il n’y a à cela ni origine, ni fondement !

 

On ne connait pas son authenticité [de cette parole] et elle n’a pas d’origine.

 

On ne connait donc ni sa tombe, ni le lieu de sa descente, ni dans quelle terre il fut enterré, c’est-à-dire que la tombe d’Adam n’est connue dans aucune région du globe. 

 

Fatâwa Nour 3ala Ad-darb

Traduit par la chaîne Telegram غيث القلوب - @ghaithqolob

 Publié par 3ilmchar3i.net

 لا يعرف مكان نزول آدم عليه السلام ولا قبره

س: هل صحيح أن آدم عليه السلام نزل في سيريلانكا ، وخاصة في منطقة سرنديب ، هل هذا صحيح أم لا؟

ج : لا أصل لهذا ولا أساس لهذا، لا تعرف صحته ولا أصل له. فلا يعرف قبره ولا في أين نزل، ولا في أي بقعة أين دفن آدم عليه السلام، المقصود أن قبر آدم لا يعرف في أي بقعة من الأرض

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Sois patient sur le minhaj salafi...

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Sois patient sur le minhaj salafi...

Sois patient sur le Minhaj si tu souhaite boire du Bassin.

 

Si tu veux boire du Bassin (Le Bassin du Prophète صلى الله عليه وسلم, le jour du jugement dernier) alors soit obéissant a Allah et à son Prophète.

 

Quant à celui qui proclame être de la Oumma de Mohammed mais ne lui obéit pas, ni ne se conforme, ni n’adhère au Minhaj du Messager صلى الله عليه وسلم, cette personne ne bénéficiera pas du fait d'avoir utiliser le nom de l'islam. 

 

Au contraire, on lui empêchera de boire du Bassin au moment où les gens seront le plus assoiffés.

 

Et on demande à Allah le refuge.

 

Par conséquent celui qui souhaite boire de ce Bassin doit d'abord adhérer à la Sunnah.

 

Et adhérer à la Sunnah n'est pas une affaire facile car cela implique des tests et des épreuves. 

 

Il y aura des gens qui te feront des réprimandes, qui te blesseront et t'aviliront.

 

Ils diront : "Cette personne est une extrémiste, elle est hautaine", etc.

 

Ou peut être qu'ils ne s’arrêteront pas à des discours, peut être qu'ils te tuerons, te frapperons ou t'emprisonnerons.

 

Mais sois patient si tu veux la sécurité et si tu veux boire de ce Bassin.

 

Sois patient en adhérant à la Sunnah du Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم jusqu’à ce que tu Le rencontres au Bassin.

 

 Traduit de l'anglais au français et publié par assalafiyat.blogspot.com 

 

إذا كنت تريد أن تَرد هذا الحوض فكن مطيعا لله ولرسوله ، أما من يدّعي أنه من أمة محمد ولكنه لا يطيع ولا ينقاد ولا يسير على منهج الرسول صلى الله عليه وسلم ، فهذا لا ينفعه التسمي بالإسلام ، بل يمنع من ورود الحوض ، أشد ما يكون عطشا والعياذ بالله ، فالذي يريد أن يشرب من هذا الحوض يلزم السنة ، ولزوم السنة ماهو بالأمر السهل ، فيه ابتلاء وامتحان ، هناك ناس يعيرونك ويؤذونك ويتنقصونك ، ويقولون : هذا متشدد متنطع إلى آخره ، أو ربما أنهم لا يكتفون بالكلام ، ربما أنهم يقتلونك أو يضربونك ، أو يسجنونك ، ولكن اصبر إذا كنت تريد النجاة وأن تشرب من هذا الحوض ، اصبر على التمسك بسنة رسول الله صلى الله عليه وسلم إلى أن تلقاه على الحوض

شرح الدّرة المضيّة في عقد أهل الفرقة المرضية

لفضيلة الشيخ صالح الفوزران ـ حفظه الله ـ - ص : 190

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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La vente à arrhes (dite al-`orboun - بيع العربون)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

La vente à arrhes (dite al-`orboun - بيع العربون)

Question 7 :

 

Est-il permis au vendeur de toucher une consigne de la part de l'acheteur ?

 

Au cas où l'acheteur ne paie pas son dû ou s'il renonce à la vente, est-il légalement permis au vendeur de garder la consigne pour lui-même sans la rembourser à l'acheteur ?

 

Réponse 7 :

 

Si les faits sont tels que rapportés, il lui est permis de garder la consigne pour lui-même et ne pas la rembourser à l'acheteur selon l'avis le plus authentique des oulémas, s'ils s'étaient mis d'accord sur ce point.

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La question 7 de la Fatwa numéro ( 9388 )

 

بيع العربون

س7: هل يجوز للبائع أن يأخذ العربون من المشتري، وفي حالة عدم وفاء المشتري أو رجوعه في البيع هل يحق شرعًا للبائع أن يحتفظ بالعربون لنفسه دون أن يرده للمشتري؟

ج7: إذا كان الواقع كما ذكر، جاز له أن يحتفظ بالعربون لنفسه، ولا يرده للمشتري في أصح قولي العلماء إذا اتفقا على ذلك

وبالله التوفيق وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

السؤال السابع من الفتوى رقم - 9388

 

Question 2, 3 :

 

La consigne comme cela est connu est une petite somme d'argent qu'on verse en cas d'achat pour confirmer la vente.

 

Elle a pour rôle de suspendre la marchandise.

 

Quel en est l'avis religieux ?

 

Certains vendeurs gardent la consigne dans le cas où la somme n'a pas été complétée.

 

Quel en est l'avis religieux ?

 

Réponse 2, 3 :

 

La vente dite Al-`Orboun (vente à arrhes) est permise.

 

Il s'agit pour l'acheteur de verser au vendeur ou à son délégué une somme d'argent inférieure au prix de vente après la conclusion du contrat de vente, histoire de garantir l'article afin qu'une autre personne ne l'achète.

 

-S'il prend la marchandise, cette somme sera partie intégrante du prix.

-S'il ne la prend pas, cette somme retournera au vendeur.

 

La vente à arrhes est valide, qu'on ait fixé un délai pour le paiement du reste du prix ou pas.

 

Le vendeur doit légalement demander à l'acheteur de verser l'argent quand la vente est conclue et quand il a reçu l'article.

 

L'autorisation de la vente à arrhes est sous-tendue par l'acte de `Omar ibn Al-Khattâb (Qu'Allah soit satisfait de lui).

 

L'imam 'Ahmad dit au sujet de la vente à arrhes : "il n'y a aucun mal".

 

On a rapporté d'après Ibn `Omar (Qu'Allah soit satisfait de lui et de son père) qu'il l'avait permise.

 

Sa`îd ibn Al-Moussayyîb et Ibn Sîrîn disent : "Il n'y a pas de mal à la rembourser si l'on déteste la marchandise. Cependant, en la remboursant, on doit y ajouter quelque chose."

 

Quant au hadith rapporté d'après le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam), qui dit que :

 

"Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a interdit la vente par arrhes". ; il est un hadith faible.

 

L'imam Ahmad et autre l'ont jugé ainsi. Par conséquent, il ne peut servir d'argument.

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

( Numéro de la partie: 13, Numéro de la page: 134)

Les questions 2 et 3 de la Fatwa numéro (19637)

 

بيع العربون

س2، 3: العربون متعارف عليه مبلغ يسير، يدفع في حالة الشراء لتثبيت البيع، مما يجعل البضاعة معلقة. ما حكم ذلك؟

كثير من الباعة يقوم بامتلاك العربون في حالة عدم إكمال المبلغ. ما حكم ذلك؟

ج2، 3: بيع العربون جائز، وهو أن يدفع المشتري للبائع أو وكيله مبلغًا من المال أقل من ثمن المبيع بعد تمام عقد البيع، لضمان المبيع؛ لئلا يأخذه غيره على أنه إن أخذ السلعة احتسب به من الثمن، وإن لم يأخذها فللبائع أخذه وتملكه، وبيع العربون صحيح، سواء حدد وقتًا لدفع باقي الثمن أو لم يحدد وقتًا، وللبائع مطالبة المشتري شرعًا بتسليم الثمن بعد تمام البيع وقبض المبيع، ويدل لجواز العربون فعل عمر بن الخطاب رضي الله عنه، قال الإمام أحمد في بيع العربون: لا بأس به، وعن ابن عمر رضي الله عنهما، أنه أجازه، وقال سعيد بن المسيب ، وابن سيرين : لا بأس به إذا كره السلعة أن يردها، ويرد معها شيئًا، أما الحديث المروي عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه:  نهى عن بيع العربون  فهو حديث ضعيف، ضعفه الإمام أحمد وغيره، فلا يحتج به

وبالله التوفيق وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

السؤال الثاني والثالث من الفتوى رقم - 19637

(الجزء رقم : 13، الصفحة رقم: 134)

 

 Publié par alifta.net

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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L'importance de commencer par les bases

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

L'importance de commencer par les bases

Être ignorant n’a rien de honteux, mais ce qui devient une honte, c’est de se satisfaire de son ignorance et de ne rien faire pour y remédier, ou pire encore, de consoler son esprit en lui répétant que la science, ce n’était pas sa vocation.

 

Pourtant, si l’individu a des capacités, il se doit de les exploiter et de les développer de la meilleure façon et par dessus tout de demander à Allah Le Très Haut de lui faciliter l’accès à cette lumière qui est la science.

 

و لم أرَ في عيوب الناس عيبٌ .. كنقص القادرين على التمامِ

 

« Et je n’ai pas vu chez les gens un défaut pareil 

à celui de délaisser la perfection alors qu’ils en sont capables. »

 

Et comme pour toute chose, la science a des bases, et celui qui veut réellement se lancer dans cette mer qui est la science, se doit de les assimiler à la perfection.

 

D’ailleurs, là est la différence entre celui qui avancera de manière fulgurante dans le domaine de la science et finira par savoir nager, et celui qui, pendant des années pataugera en ne faisant que du bruit et des éclaboussures : l’un aura commencé son itinéraire en assimilant les bases (al Oussoul) et l’autre non.

 

De plus, le cheminement de la science n’est pas une question de jours ni de mois, c’est plutôt une existence entière qu’il faudra vouer à la science pour qu’enfin elle se donne en partie et que celui qui n’est pas averti sache désormais que la science ne s’obtient pas d’un seul bloc, comme ibn Chihab az-Zouhri –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit :

 

 :ابن شهاب الزهري الإمام المعروف إذ قال

”من رام العلم جملة ذهب عنه جملة، وإنما يُطلب العلم على مر الأيام والليالي“

 

« Celui qui désire la science en un bloc, la science s’en ira en un bloc ; Mais plutôt la science se recherche jour après jour et nuit après nuit. »

 

Publié par al.baida.online.fr

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«Si les gens devaient abandonner ceci, le vrai ne serait plus distingué du faux»

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«Si les gens devaient abandonner ceci, le vrai ne serait plus distingué du faux»

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Al Hassan ibn ‘Ali al-Iskâfi dit :

 

« J’ai interrogé Abou AbdiLlah Ahmad ibn Hanbal à propos de la définition de la médisance.

 

Il répondit : « C’est lorsque tu mentionne le défaut d’une personne ».

 

Je dis : « Qu’en est-il de celui qui dit : « N’écoute pas telle personne » et : « Telle personne fait des erreurs ».

 

Il dit : « Si les gens devaient abandonner ceci, le vrai ne serait plus distingué du faux »  

 

(Ibn Rajab, Charh ‘ilal at Tirmidhi, 1/350-351)

 

وذكر الخلال عن الحسن بن علي الاسكافي قال

سألت أبا عبد الله يعني أحمد بن حنبل عن معنى الغيبة ؟

قال

 (( إذا لم ترد عيب الرجل ))

قلت

فالرجل يقول

 (( فلان لم يسمع وفلان يخطئ ))

قال

(( لو ترك الناس هذا لم يعرف الصحيح من غيره ))

شرح علل الترمذي لابن رجب

 ١\٣٥٠-٣٥١

 
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تحفة الأخيار ببيان جملة نافعة مما ورد في الكتاب والسنة من الأدعية والأذكار (dossier)

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تحفة الأخيار ببيان جملة نافعة مما ورد في الكتاب والسنة من الأدعية والأذكار (dossier)

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Règles d’orthographe - قــــواعدُ الإمــلاء وعلاماتُ الترقيم (dossier)

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Règles d’orthographe - قــــواعدُ الإمــلاء وعلاماتُ الترقيم (dossier)

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