Les salafis ont beaucoup de nobles savants (audio)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Les salafis ont beaucoup de nobles savants (audio)

 

Question :

 

Quels savants nous conseillez vous, en particulier à Riyadh?

 

Réponse :

 

Vous avez (à Riyadh) de nombreux nobles savants -inshaAllah- parmi eux le Moufti (Sheikh Abdul Aziz Āli Shaykh), Sheikh Ghudayān, Sheikh Fawzan, et Sheikh Salih Āli Shaykh.

 

Et les gens de la Mecque connaissent mieux ses habitants.

 

Vous êtes tous de Riyadh, et donc mieux placés pour connaître les gens de Riyadh.

 

Peut-être il y a des gens dont les noms sont absents de ma mémoire -qu’Allah vous bénisse-; et ceux que vous connaissez, parmi les gens que vous voyez être sur la méthodologie des pieux prédécesseurs.

 

Traduit de l'anglais par Abu Ubaydillah

Publié par 3ilmchar3i.net

 

الطلب على المشايخ

السؤال : من هم العلماء الذين تنصحوننا بالأخذ عنهم لا سيما في مدينة الرياض؟
 الجواب : عندكم إن شاء الله كثير من العلماء الأفاضل منهم المفتي والشيخ الغديان والشيخ الفوزان والشيخ صالح آل الشيخ، وأهل مكة أدرى بشعابها أنتم من الرياض وأعرف بأهل الرياض، قد يكون هناك أناس تغيب أسماؤهم عن ذهني، بارك الله فيكم، ومن تعرفون ممن ترون أنه يسير على منهج السلف الصالح
[شريط بعنوان: سبيل النصر والتمكين]

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

Partager cet article

L'évocation (dhikr) par les termes des deux attestations de foi (chahâda) uniquement

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

L'évocation (dhikr) par les termes des deux attestations de foi (chahâda) uniquement

Question 2 :

 

L'évocation (Dhikr) avec : "Lâ Ilâha illa Allah, Mohammad Rassoul Allah" (Nul ne mérite d'être adoré si ce n'est Allah et Mohammad est le Messager d'Allah) est-elle légale avec cette annexion ?

 

Quel est l'avis religieux sur le fait de se tenir assidûment au Dhikr par ces termes ?

 

Réponse 2 :

 

L'attestation qu'Allah est unique et que Son Messager (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a transmis le Message est obligatoire, et l'on ne devient musulman qu'après avoir professé cette attestation.

 

Le Dhikr fait uniquement par : "Lâ Ilâha illa Allah" mérite une grande récompense, car la Charia en a exhorté les gens.

 

De plus, c'est la meilleure chose qu'ait dite le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) et les autres Prophètes avant lui.

 

Cependant, le fait de pratiquer un Dhikr quotidien consistant à répéter assidûment : "Lâ Ilâha illa Allah, Mohammad Rassoul Allah" n'est pas prescrit par la Charia.

 

Or, tout le bien réside dans le fait de se tenir aux actes légalement confirmés et de se contenter de faire le Dhikr prescrit, tout en priant abondamment sur le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) à tout moment.

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La question 2 de la Fatwa numéro (8141)

(Numéro de la partie: 2, Numéro de la page: 534)

Publié par alifta.net

الذكر بلفظ الشهادتين فقط
س2: هل الذكر بـ لا إله إلاَّ الله محمد رسول الله مشروع بهذه الإِضافة، وما حكم المداومة على الذكر بهذا اللفظ؟
ج2: الشهادة لله تعالى بالوحدانية ولرسوله صلى الله عليه وسلم بالرسالة
فرض لا يكون الإِنسان مسلمًا إلاَّ بذلك، والذكر بـ لا إله إلاَّ الله وحدها أجره عظيم؛ لحث الشرع على الذكر بها، ولأنها أفضل ما قاله النبي صلى الله عليه وسلم والنبيون من قبله. أما اتخاذ هذه العبادة (لا إله إلاَّ الله محمد رسول الله) وردًا يذكر به ويداوم عليه فلم يرد به الشرع، والخير كل الخير في الاستغناء في العمل بما ثبت شرعًا، والاكتفاء به في الذكر مع الإِكثار من الصلاة على النبي صلى الله عليه وسلم كل وقت
وبالله التوفيق. وصلى الله على نبينا محمد، وآله وصحبه وسلم

السؤال الثاني من الفتوى رقم - 8141

(الجزء رقم : 2، الصفحة رقم: 534)

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Partager cet article

Redouble d'efforts pour atteindre ce dont tu rêves !

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Redouble d'efforts pour atteindre ce dont tu rêves !

صِلِ السَّعْيَ فِيمَا تَبْتَغِيهِ مُثَابِرًا 

لَعَلَّ الَّذِي اسْتَبْعَدْتَ مِنْهُ قَرِيبُ

 

Redouble continuellement d'efforts pour atteindre ce dont tu rêves,

car peut-être que ce que tu considère lointain est en vérité tout proche.
 

وَعَاوِدْهُ إِنْ أَكْدَى بِكَ السَّعْيُ مَرَّةً 

فَبَيْنَ السِّهَامِ الْمُخْطِئَاتِ مُصِيبُ

 

Et si jamais les efforts te fatiguent et te désespèrent, alors continue et recommence à nouveau,

car plus les flèches tirées sont nombreuses et plus les chances de toucher la cible augmentent !

صِلِ السَّعْيَ فِيمَا تَبْتَغِيهِ مُثَابِرًا 

لَعَلَّ الَّذِي اسْتَبْعَدْتَ مِنْهُ قَرِيبُ 

 Publié par 3ilmchar3i.net

Tahir ibn Al Hussayn Al Makhzumi Al Basri - طاهر بن الحسين بن يحيى المخزومي البصري

Partager cet article

Le silence...

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Le silence...

Ibn Abdul Barr rapporte : Abu Ad-Darda رضي الله عنه a dit :

 

"Le silence est une forme de sagesse, mais peu de gens le pratiquent"

 

Source : Jami' bayan al-'ilm wa fadlihi 628

 


عن ابن عبد البر عَنْ أَبِي الدَّرْدَاءَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ

الصَّمْتُ حِكْمَةٌ وَقَلِيلٌ فَاعِلُه
628 جامع بيان العلم وفضله لابن عبد البر باب جامع في آداب العالم والمتعلم فصل في فضل الصمت وحمده

Partager cet article

Les derniers instants de Cheikh Âman bnou 'Alî Al-Jâmî (vidéo)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Les derniers instants de Cheikh Âman bnou 'Alî Al-Jâmî (vidéo)

J'étais au près de lui une nuit avant son décès.

 

Certains mentirent et calomnièrent sur Cheikh (Âman Al-Jâmî) en disant qu'il était atteint d'un cancer de la langue.

 

Par Allah, Le Seigneur des cieux ils n'ont pas dit la vérité !

 

Et je l'innocente de cela et du reste...

 

Il fut atteint oui mais atteint d'un mal au foie.

 

Et beaucoup de personnes honorables et d'autres furent éprouvées.

 

Et comme l'a dit l'Imam Ibn Al Qayyim رحمه الله, Allah n'éprouve pas son serviteur croyant pour l'anéantir mais pour mettre sa patience à l'épreuve et certes Allah a des adorations qui lui sont consacrées dans l'aisance comme Il a des adorations qui lui sont consacrées dans la difficulté et Il a des adorations dans ce que la personne aime et des adorations dans ce que la personne déteste et la majorité des gens sont éprouvés dans ce qu'ils aiment à être (éprouvé).

 

Et ne sont pas éprouvés dans ce qu'ils détestent à être (éprouvé). 

 

Et ce qui importe c'est que le serviteur soit éprouvé dans ce qu'il déteste à être (éprouvé) et ici les niveaux (d'épreuves) diffèrent en  fonction du niveau de la confiance (en Allah), de la certitude ainsi que la foi dans le coeur, son niveau et sa perfection. 

 

Par Allah, il n'a pas été atteint ailleurs qu'à son foie, qu'Allah lui fasse miséricorde, je me rappelle plutôt de lui en train de feuilleter des livres.

 

Et lorsqu'il s'affaiblit dans les derniers jours et qu'il ne pouvait plus lire, il ordonna à son fils Ali ou bien Abdelmalik de lui faire la lecture.

 

Cheikh ne pouvait pas lire et il ne pouvait pas être assis, il était alité, qu'Allah lui fasse miséricorde. 

 

Je suis entré dans sa chambre particulière, il s'y trouvait les livres des gens de science, parmi les sciences du Coran et autres avec lesquels lui était faite la lecture.

 

Son fils me dit : "Ô Cheikh ! Je lis, mais  je n'ai pas l'habitude de lire longtemps comme ça de longues heures. Dès que je reprend mon souffle, bois de l'eau il me dit : lis ! lis !"

 

Cela se passa une nuit avant le coma qui la conduit à la mort.

 

Puis, le jour suivant, nous avons appris l'information de son décès et, qu'Allah lui fasse miséricorde, il resta dans le coma un seul jour puis quitta ce bas monde.

 

Et cette façon de quitter ce bas monde, certains médecins, ayant soignés beaucoup de personnes rentrées de ce coma, disent qu'ils ne savent pas jusqu'à quand les gens y reste.

 

Certains des jours, d'autres des mois et même pour certains des années avec les tuyaux...

 

Et dans cela, il y a un châtiment et une difficulté.

 

Mais Allah, exalté soit-Il, a reposé Cheikh et a choisi le bien pour lui. 

 

Il resta comme cela une seule nuit.

 

Et dans son coma il se réveillait  comme m'en a informé son fils Ali. 

 

Il se réveillait et disait : "Ô Ali !", il l'appelait puis il retombait dans le coma puis il se réveillait "Ô Ali !", puis il retombait dans le coma.

 

Il se réveilla pour la troisième ou quatrième fois et dit : "Transmettez aux savants et aux frères qu'ils prennent bien soin de la croyance et du Tawhid !".

 

Ensuite, il retomba dans le coma et quitta ce bas-monde en faisant signe de son index, qu'Allah lui fasse miséricorde.

 

Qu'Allah lui pardonne. 

 

Et les oeuvres ne valent que par leurs finalités comme nous l'avons déjà dit Ô les frères. 

 

La vie par sa fin, et l'oeuvre par sa fin et le Prophète عليه الصلاة والسلام a dit :

 

"Les oeuvres ne valent que par leurs finalités"

comme cela est cité dans al Boukhari.

 

Traduit par Abou Jabir

Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Abdoullah ibn AbderRahim Al-Boukhâry - الشيخ عبدالله بن عبد الرحيم البخاري

Partager cet article

L'excuse par l'ignorance (vidéo)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

L'excuse par l'ignorance (vidéo)

Un questionneur demande si ceux qui invoquent les saints en dehors d'Allah sont excusés jusqu'à ce qu'on établisse la preuve contre eux, ou leur applique t'on le titre d'associateur (mushrik) ? 


Et qu'en est-il de ce qui concerne la question de l'excuse par l'ignorance ?

 

Réponse :

 

Ceux-là sont des ignorants et il est obligatoire pour les savants, pour les gens de science et de connaissance de les conseiller et de les orienter. 

 

On n'applique pas sur cet individu le terme de mécréance, si on le voit commettre des actes de la sorte, on ne dit pas de lui que c'est un mécréant, mais on dit que son acte est un acte de mécréance.

 

Quant au fait de dire qu'il est mécréant, il n'est pas permis de dire ceci.

 

 

La mécréance ne s'applique pas d'une manière inconditionnée, mais on dit que cet acte relève de la mécréance, de l'association à Allah. 

 

Quant à toi, conseille-le et oriente-le, ceci t'est obligatoire ainsi qu'à tous les gens de science.

 

Actuellement, les savants de ce pays commettent un péché en voyant la grande majorité commettre des actes de mécréance sans l'en aviser.

 

Traduction : Charif Abou Salma

Cheikh ‘Abdullâh Ibn ‘Abder-Rahmân al-Bassâm - الشيخ عبد الله البسام

Partager cet article

La question de l'excuse de l'ignorance entre les savants de la sunna et Ahmed Al-Hazimi (audio)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

La question de l'excuse de l'ignorance entre les savants de la sunna et Ahmed Al-Hazimi (audio)

AbdelMâlik Abou Adam

Partager cet article

Que faire des membres amputés de l'homme ?

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Que faire des membres amputés de l'homme ?

Question :

 

Que convient-il de faire si une personne, lors d'un accident d'où elle sort vivante, perd par exemple un bras et une jambe ?

 

Doit-on faire la toilette mortuaire, envelopper et faire une prière sur ces parties du corps amputées ou les enterrer seulement ?

 

Que doit-on faire si les restes d'un humain sont retrouvés après que des fauves l’ont dévoré, sans qu'on puisse savoir si cette personne est musulmane ou pas ?

 

Que nous revient-il de faire si ces restes appartiennent à un musulman ?

 

Nous souhaitons de votre éminence un éclaircissement !

 

Réponse :

 

Le membre amputé d’un être vivant dans n’importe quelle circonstance, que soit lors d'un accident ou par application d'une peine légale (hadd) ou autres, ne doit pas être lavé et on ne fait pas la prière funéraire en ce cas.

 

Il suffit seulement de l’envelopper dans un morceau de tissu puis l’enterrer dans le cimetière ou à défaut dans un endroit loin de tout abus ; Et ce, au cas où celui qui l’aurait trouvé, n’était pas près d’un cimetière.
 

Qu'Allâh vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

(Numéro de la page : 431)

 Publié par alifta.com

 

ماذا يفعل بالأعضاء المقطوعة من الإنسان؟
س: إذا وقع على الرجل حادث فقطع يده ورجله، ولم يمت فماذا يفعل بذلك العضو الذي انقطع منه؛ هل نغسلها ونصلي عليها وندفنها، أم ماذا علينا؟ هذا فيما حصل وهو على قيد الحياة، أما إذا وجدنا أحد أعضاء الإنسان متبقية بعد أن أكلته الحيوانات المفترسة، ولم نعرف أكان صاحبها مسلمًا أم لا فماذا علينا في هذه الحالة؟ أو علمنا أن صاحبها كان مسلمًا ماذا علينا في الحالتين؟ فأرجو من سماحتكم حسن التوضيح
ج: العضو المقطوع من الحي بأي سبب سواء كان بحادث أو بحد وغيرهما لا يغسل ولا يصلى عليه، ولكن يلف في خرقة ويدفن في المقبرة، أو في أرض طيبة بعيدة عن الامتهان، إذا كان واجده ليس بقربه مقبرة
وبالله التوفيق وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

( الصفحة رقم: 431)

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Partager cet article

Tous les ahadiths sur les bannières noires ne sont pas authentiques (audio)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Tous les ahadiths sur les bannières noires ne sont pas authentiques (audio)

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Partager cet article

Au sujet de la propriété des droits d’auteur

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Au sujet de la propriété des droits d’auteur

La loi européenne concernant la propriété des droits d’auteur est un jugement par autre que ce qu’Allâh a révélé et il n’est pas permis de vouloir détenir le monopole des sciences islamiques légiférées ou de vouloir en contrôler l’accès.

 

Les propager représente un acte d’adoration pieux en espérant qu’Allâh l’accepte et dissimule le manque qu’il peut y avoir.

 

Le noble lecteur peut éditer et propager ce qu’il veut des paroles, épîtres et ouvrages présents sur ce site (le site du Cheikh), les offrir ou les vendre en contrepartie d’implorer Allâh d’en faire profiter les gens.

 

Sur la page d'accueil du site officiel de Cheikh
Traduit et publié par SalafIslam.fr

 

Cheikh Sa'ad Ibn 'Abd ArRahman Al-Huçeîn - الشيخ سعد بن عبد الرحمن الحصين

Partager cet article

La malédiction [Al-La‘n], du point de vue religieux

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

La malédiction [Al-La‘n], du point de vue religieux

La Louange est à Allâh, Le Seigneur des mondes.

Et que la prière et le salut soient sur celui qu’Allâh a envoyé en miséricorde pour l’Univers, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu’au Jour de la Rétribution, Cela dit :

 

La malédiction [Al-La‘n], linguistiquement, signifie le bannissement et l’éloignement (1).

 

L’origine de la malédiction, si elle provient du Créateur, est le bannissement et l’éloignement de Sa miséricorde.

 

Et si elle provient de la créature, c’est donc une insulte infamante pour un acte [réprouvé] et pour son auteur et une imprécation à son encontre (2).

 

Ainsi, on dit : «On a maudit untel», quand on l’aura insulté et offensé (3).

 

Ar-Râghib Al-Asfahânî رحمه الله a dit :

 

«La malédiction est le bannissement et l’éloignement à titre de courroux. 

Il s’agit d’une punition quand elle provient d’Allâh تعالى dans l’au-delà, et d’une cessation de Sa miséricorde et de Son assistance dans l’ici-bas.

Et elle est une imprécation contre un autre quand elle provient d’un humain.» (4)

 

Les Gens de la Sounna font la distinction, concernant le type (ou le genre), entre la malédiction absolue et la malédiction nominative (ou individuelle).

 

La malédiction absolue (ou générale), qu’elle soit par la description la plus générale comme dire : «Qu’Allâh maudisse l’hérétique, ou le mécréant ou le pervers», ou qu’elle soit par une description plus spécifique tel que maudire les juifs et les chrétiens et les mages.

 

Ou tel que maudire les sectes partisanes des hérésies [Ahl Al-Bida‘], comme de dire : «Qu’Allâh maudisse les Djahmites, les Qadarites ou les Rafidites et autres sectes qui s’affilient à l’Islam.»

 

La malédiction est autorisée dans les deux descriptions, la plus générale et la plus spécifique, sans divergence entre les Gens de la Sounna.

 

(Dans ce rapport,) Al-Qâdî ‘Iyâd رحمه الله a dit :

 

«Maudire [en citant] le genre est permis, car Allâh تعالى les a menacés [ceux inclus dans le genre à maudire. Ndt], et la menace aboutit contre celui qu’Il veut parmi eux.» (5)

 

Dès lors, les causes incombant la malédiction sont au nombre de trois : la mécréance [Al-Koufr], la perversité [Al-Fisq], et l’hérésie [Al-Bida‘].

Ainsi, les Textes religieux ont indiqué l’autorisation

de la malédiction absolue dont :

 

• Sa Parole تعالى concernant la malédiction à cause de la mécréance :

 

إِنَّ اللهَ لَعَنَ الْكَافِرِينَ وَأَعَدَّ لَهُمْ سَعِيرًا - الأحزاب: 64

Sens du verset :

 

﴾Allâh a maudit les mécréants et leur a préparé une fournaise﴿ [Al-Ahzâb (les Coalisés) : 64]

 

et Sa Parole تعالى:

 

وَقَالُوا قُلُوبُنَا غُلْفٌ بَلْ لَعَنَهُمُ اللهُ بِكُفْرِهِمْ فَقَلِيلاً مَا يُؤْمِنُونَ - البقرة: 88

Sens du verset :

 

﴾Et ils dirent : ‘‘Nos cœurs sont enveloppés et impénétrables.’’- Non, mais Allâh les a maudits à cause de leur mécréance, leur foi est donc médiocre.﴿ [Al-Baqara (la Vache) : 88].

 

• Quant à la malédiction à cause de la perversité, il y a par exemple le hadith du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم:

 

«Qu’Allâh maudisse celui qui maudit ses parents, et qu’Allâh maudisse celui qui déplace les bornes [d’un terrain].» (6)

 

Et son hadith (dire) صلَّى الله عليه وسلَّم:

 

«Qu’Allâh maudisse le voleur qui vole un armet et se fait couper la main, et un voleur qui vole une corde et se fait couper la main.» (7)

 

Et le hadith rapporté par ‘Abd Allâh Ibn ‘Amr رضي الله عنهما qui remonte au Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم:

 

«Il y aura à la fin de ma communauté des femmes vêtues mais nues, sur leurs têtes auront des [coiffures] telles les bosses des chameaux amaigris, maudissez-les car elles sont, certes, maudites !» (8)

 

Ainsi que le hadith rapporté par Ibn ‘Abbâs رضي الله عنهما qui a dit :

 

«Le Messager d’Allâh صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ a maudit ceux parmi les hommes qui cherchent à ressembler aux femmes et celles parmi les femmes qui cherchent à ressembler aux hommes.» (9)

 

• Quant à la malédiction à cause de l’hérésie, elle est, selon le hadith du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dans sa mention du mérite de Médine :

 

«…Quiconque y introduit une innovation, que la malédiction d’Allâh, des Anges et de tous les gens soit sur lui. Allâh n’acceptera de lui le Jour de la Résurrection ni échappatoire ni compensation.»

Il dit : «Ainsi Ibn Anas dit : "...ou quiconque ayant hébergé un innovateur [en religion]".» (10)

 

La malédiction contre l’innovation [religieuse], même si elle est énoncée dans le hadith rapporté par Anas رضي الله عنه de façon restreinte à Médine, toutefois le jugement englobe l’innovation commise ailleurs.

 

Dans ce sens, Ibn Hadjar رحمه الله dit –en justifiant le fait qu’Al-Boukhârî ait cité ce hadith dans [le Livre] du Al-I‘tisâm– :

 

«Le but d’avoir cité ici le hadith est de maudire celui qui introduit une innovation [religieuse], et même s’il la restreinte à Médine, le jugement est, cependant, général concernant Médine et autres, quand l’innovation se rapporte à la religion.» (11)

 

De plus, cela est confirmé par le hadith du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم:

 

«Et qu’Allâh maudisse celui qui héberge un innovateur [en religion].» (12)

 

An-Nawawî رحمه الله a dit dans le commentaire du hadith rapporté par Anas رضي الله عنه:

 

«Son sens est qu’Allâh تعالى le maudit, et aussi les Anges ainsi que tous les gens.

Autant dire confirmer fortement son éloignement de la miséricorde d’Allâh تعالى. Car la malédiction, linguistiquement, signifie le bannissement et l’éloignement.

Ils [certains savants] ont dit : "Ce que la malédiction désigne ici est le châtiment qu’il mérite pour avoir commis ce péché, et de le bannir du paradis au début. C’est une malédiction qui n’est pas pareille à celle des mécréants, qui seront tout à fait éloignés de la miséricorde d’Allâh تعالى."»

(13)

 

• Quant à la malédiction des juifs, plusieurs Textes l’indiquent dont Sa Parole تعالى:

 

 لُعِنَ الَّذِينَ كَفَرُوا مِنْ بَنِي إِسْرَائِيلَ عَلَى لِسَانِ دَاوُودَ وَعِيسَى ابْنِ مَرْيَمَ - المائدة: 78

Sens du verset :

 

﴾Ceux des Enfants d’Israël qui n’avaient pas cru ont été maudits par la bouche de David et de Jésus, fils de Marie﴿ [Al-Mâ’ida (la Table Servie) : 78]

 

et Sa Parole تعالى:

 

 وَقَالَتِ الْيَهُودُ يَدُ اللهِ مَغْلُولَةٌ غُلَّتْ أَيْدِيهِمْ وَلُعِنُوا بِمَا قَالُوا بَلْ يَدَاهُ مَبْسُوطَتَانِ يُنْفِقُ كَيْفَ يَشَاءُ- المائدة: 64

Sens du verset :

 

﴾Et les Juifs disent : ‘‘La Main d’Allâh est fermée  !’’ Que leurs propres mains soient fermées, et maudits soient-ils pour l’avoir dit. Au contraire, Ses deux Mains sont largement ouvertes : Il distribue Ses dons comme Il veut.﴿ [Al-Mâ’ida (la Table Servie) : 64].

 

Et dans la Sounna, il y a le hadith du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم:

 

«Que la malédiction d’Allâh soit sur les juifs et les chrétiens, ils ont pris les tombes de leurs Prophètes comme des lieux de culte !» (14)

 

De même, il est avéré que les prédécesseurs [As-Salaf] maudissaient les grandes sectes et groupes parmi les partisans de l’égarement et des hérésies, qui s’opposent à la Sounna et sont hostiles à ses partisans tels que les Djahmites, les Qadarites, et les Kharidjites et autres. Ainsi, Ibn ‘Oumar رضي الله عنهما a maudit les Qadarites et s’est désavoué d’eux (15), aussi, ‘Abd Allâh Ibn Abî Awfâ رضي الله عنهما a maudit les Azraqites et tous les Kharidjites (16), et les successeurs [At-Tâbi‘oûn] ont, également, injurié ceux qui ont discuté (au sujet) du destin et l’ont nié. Ils les ont maudits et ont déconseillé de s’asseoir avec eux.

 

Les imams des musulmans, également, empruntent leur voie et disent ce qu’ils ont dit.

 

Ibn Taymiyya رحمه الله a dit :

 

«C’est pourquoi beaucoup de rois et de savants se sont intéressés à la question de l’Islam et du djihad contre ses ennemis, au point qu’ils ont maudit sur les minbars [chaires] les Rafidites et les Djahmites et autres, et même jusqu’à ce qu’ils eurent maudit toute secte qu’ils voyaient faire une hérésie.» (17)

 

Cela étant, il importe de faire remarquer que la malédiction absolue n’implique pas la malédiction nominative (ou individuelle), c'est-à-dire que maudire le genre de celui qui vole ou de celui qui vend du vin n’implique pas l’autorisation de maudire nominativement le voleur ou le vendeur de vin, ou autres pécheurs.

 

Car il est connu que le jugement découlant de la généralité, par son aspect général, n’implique pas le particulier par son caractère spécifique.

 

Cela est indiqué par le fait que la Prophète  صلَّى الله عليه وسلَّم  a affirmé :

 

«Qu’Allâh maudisse le vin et qu’Il maudisse son buveur, son serveur, son fouleur [presseur], celui qui demande de le presser, son vendeur, son acheteur, son porteur, celui à qui on le porte, et celui qui bénéficie de son prix.» (18)

 

Néanmoins, le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم a déconseillé de maudire un homme qui vivait à son époque صلَّى الله عليه وسلَّم. Son nom est ‘Abd Allâh, et il faisait rire le Messager d’Allâh صلَّى الله عليه وسلَّم. 

Il l’a fouetté car il buvait du vin.

Ainsi, on l’a amené un jour pour le fouetter et un homme parmi le groupe [qui y assistait] dit : 

«Ô Allâh, maudis-le ! Combien de fois l’a-t-on amené [pour le fouetter] !»

Sur ce, le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit :

«Ne le maudis pas ! Par Allâh ! Je sais qu’il aime Allâh et Son Messager.» (19)

 

Cela indique que la malédiction absolue n’implique pas la malédiction nominative contre une personne.

 

Car, il est possible qu’il existe chez la personne spécifiée une chose qui s’interposerait entre elle et la survenue de la malédiction contre elle, soit par l’absence d’une condition ou l’existence d’un empêchement.

 

À ce sujet, Ibn Taymiyya رحمه الله a explicité ce sens de façon à l’établir en disant :

 

«Mais maudire [une personne] absolue n’implique pas maudire [une personne] spécifiée dont est établie en sa faveur une chose qui empêche que la malédiction ne l’atteigne.

Et ainsi sont aussi pour le fait de taxer [le musulman] de mécréance de façon absolue [At-Takfîr Al-Moutlaq] et la menace absolue [Al-Wa‘îd Al-Moutlaq].

C’est pour cela que la menace absolue dans le Livre et la Sounna est conditionnée par l’existence de certaines conditions et l’absence de certains empêchements.

Ainsi, celui qui se repent d’un péché ne sera pas atteint par cette menace et ce, d’après le consensus des musulmans, comme elle n’atteint pas aussi celui qui a de bonnes œuvres qui effacent les mauvaises, et elle n’atteint pas également celui en faveur duquel on aura intercédé [dans l’au-delà] de même que celui qui est pardonné.

En effet, la punition des péchés, qui est l’enfer, disparaît par les causes du repentir, les bonnes œuvres qui effacent les péchés et les malheurs expiateurs.» (20)

 

Quant au jugement relatif au fait de maudire une personne spécifiée, il fait l’objet de divergence entre les prédécesseurs.

 

La cause de leur divergence est due à l’opposition entre les Textes religieux dont certains permettent de maudire à cause de la mécréance, la perversité et l’hérésie, et d’autres interdisent la malédiction tel que le hadith du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dans le hadith rapporté par Mouslim :

 

«Les maudisseurs invétérés ne seront, le Jour de la Résurrection, ni témoins ni intercesseurs.» (21)

 

Et il est dit dans un autre hadith authentique :

 

«…Il ne convient pas à un véridique d’être un maudisseur invétéré.» (22)

 

Et il est mentionné dans un autre hadith :

 

«…maudire un croyant équivaut à le tuer.» (23)

 

Ainsi que d’autres hadiths avérés.

Ces textes juridiques réunis,

l’addition de leurs aspects fera apparaître ce qui suit :

 

1. Ceux parmi (les savants) qui optent pour les textes impliquant l’interdiction [de maudire] et la menace à l’encontre d’un individu spécifié et les textes énonçant la permission pour un individu non spécifié, affirment qu’il n’est pas permis de maudire l’individu spécifié, ils ont dit qu’il n’est, en aucun cas, permis de maudire une personne spécifiée, qu’elle soit mécréante ou perverse.

 

Cet avis est adopté par Al-Qâdî ‘Iyâd, Ibn Al-Mounayyir, Al-Gazzâlî et An-Nawawî et autres (24).

 

Al-Qâdî ‘Iyâd رحمه الله a dit :

 

«Maudire le genre est autorisé, car Allâh تعالى les a menacés [ceux inclus dans le genre à maudire. Ndt], et la menace atteint celui qu’Il veut d’entre eux, mais il est détestable et déconseillé de maudire une personne spécifiée et de proférer une imprécation envers elle de s’être éloignée de la miséricorde d’Allâh, et c’est cela le sens de la malédiction.» (25)

 

Et An-Nawawî رحمه الله a dit dans le commentaire du hadith :

 

«Qu’Allâh maudisse le voleur !» (26) : «Cela est une preuve de l’autorisation de maudire une personne non spécifiée parmi les pécheurs, car il s’agit d’une malédiction du genre et non d’une personne spécifiée, et maudire le genre est autorisé comme Allâh a l’dit تعالى a dit :

 

أَلاَ لَعْنَةُ اللهِ عَلَى الظَّالِمِينَ - هود: 18

Sens du verset :

 

﴾Que la malédiction d’Allâh [frappe] les injustes﴿ [Hoûd : 18].

 

Quant à la personne spécifiée, il n’est pas autorisé de la maudire.» (27)

 

2. Ceux qui ont considéré le sens de la malédiction, qui est le bannissement et l’éloignement de la miséricorde d’Allâh ont fait la distinction entre le fait de maudire un mécréant et celui de maudire un musulman pervers.

 

Ils ont énoncé que le mécréant mérite la malédiction et le bannissement de la miséricorde d’Allâh.

 

Il est, donc, permis de maudire une personne spécifiée (parmi les mécréants).

 

Ils ont ainsi interprété les Textes qui autorisent de maudire, en disant qu’il est permis de maudire un mécréant.

 

Quant au musulman pervers, il ne mérite pas d’être maudit car on espère pour lui la miséricorde et le pardon. Ils ont dit qu’il n’est pas permis de maudire un musulman (qui est) pervers, et ils ont interprété les Textes interdisant la malédiction suivant ce sens.

 

C’est cet avis qu’ont adopté certains Hanbalites tel Al-Qâdî Aboû Ya‘lâ (28).

 

3. Il y a ceux qui ont fait la différence entre celui qui mérite la malédiction et celui qui ne la mérite pas.

 

Ceux-ci ont interprété les Textes qui autorisent la malédiction en les attribuant de façon absolue à celui qui la mérite, qu’il soit une personne spécifiée ou non spécifiée, mécréante ou un musulman(e) pervers(e).

 

Ils ont interprété les Textes qui interdisent la malédiction au profit de celui qui ne mérite pas d’être maudit. Ils ont affirmé qu’il est autorisé de maudire ceux qui le méritent de manière absolue, sans maudire, aussi de façon absolue, ceux qui ne le méritent pas.

 

Cet avis est adopté par l’ensemble des savants parmi les prédécesseurs, tel Mâlik Ibn Anas et Yazîd Ibn Hâroûn et autres, selon ce qui est rapporté de leur part d’avoir maudit certains individus spécifiés parmi les partisans des hérésies et de l’égarement comme Bichr Al-Marrîşî, ‘Amr Ibn ‘Oubayd, Djahm Ibn Safwân et Dja‘d Ibn Dirham et d’autres.

 

Cela, quand seront réalisées chez l’individu spécifié les conditions de la malédiction et que les empêchements en soient inexistants.

 

Cet avis est appuyé par le hadith du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم:

 

«Ô Allâh ! Je prends un pacte auprès de Toi que Tu ne me manqueras pas, car, certes, je ne suis qu’un humain : que tout croyant auquel aurais-je nui, ou insulté, ou maudit, ou fouetté ; fais que cela soit une prière pour lui, une purification, et un rapprochement par lequel Tu le rapprocheras vers Toi le Jour de la Résurrection.» (29)

 

De même que le hadith suivant rapporté par Anas :

 

«…Que celui parmi ma communauté contre qui aurais-je fait une invocation qu’il ne mérite pas, qu’Il [Allâh] fasse qu’elle lui soit telle une purification, une augmentation [de ses bonnes œuvres] et un rapprochement qui le rapprochera de Lui le Jour de la Résurrection.» (30)

 

Ce que ces hadiths désignent quant à la nuisance, l’insulte, la malédiction et le fouettement de certains individus spécifiés parmi les musulmans ont eu lieu suite à l’effort d’interprétation du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم  du fait qu’il a dit :

 

«Car, certes, je ne suis qu’un humain»

 

et qu’il a dit dans une autre version : «qu’il ne mérite pas», on comprend par là que la malédiction ne peut avoir lieu que par un Texte ou une Révélation, cela d’une part, et on comprend de ce hadith, d’autre part, qu’il est permis de maudire ceux qui le méritent en s’appuyant sur son hadith صلَّى الله عليه وسلَّم: «… qu’il ne mérite pas…».

 

Dès lors, le jugement qui se rapporte à la malédiction reste non abrogé.

 

Ainsi, apparaît la permission de maudire celui dont les Textes indiquent de le maudire à cause de ses actes tel un individu spécifié, qu’il soit musulman pervers ou un mécréant quand se réalisent les conditions qui obligent à le maudire, et que les empêchements en soient exclus (inexistants).

 

Notamment, si l’intention de celui qui maudit l’hérétique spécifié est de mettre la masse des gens en garde contre son danger et son préjudice, de les repousser de lui en vilipendant son acte et en faisant contre lui des invocations, qui sont à même de faire cesser la propagation de ses ambiguïtés et de ses égarements à l’égard des non-initiés aux choses de leur religion.

 

En effet, le fait que l’hérétique, qui persiste dans son hérésie et appelle à elle, mérite d’être maudit, est plutôt inclus dans le principe de réprouver le répréhensible et de combattre les corrupteurs de la religion parmi les exagérateurs et les partisans du faux et consorts.

 

Cela dit, même si le dernier avis est le plus fort en tant que preuve et est plus correct à être pris en considération, ce que j’agrée le plus est de renoncer à maudire une personne spécifiée, car certains prédécesseurs se sont abstenus de maudire certains individus spécifiés, ceci d’un côté. Cela, même si leur abstention n’indique pas qu’ils croyaient que cela est illicite.

 

Et d’un autre côté, par crainte que la malédiction ne soit employée hors de son bon sens, ou qu’elle ne soit faite par quelqu’un qui n’est pas connu pour détenir une part de science, de jurisprudence [Fiqh], de crainte pieuse et de scrupule [wara‘].

 

De plus, en considérant l’absence de l’autorité religieuse [As-Soulta Ach-Char‘iyya] qui sanctionne, il est plus convenable, pour moi, de renoncer à maudire un individu spécifié, afin que l’hérétique ne prenne pas cela comme prétexte pour se servir de la malédiction contre les gens de la guidance, par vengeance pour sa propre personne et par ignorance de l’honneur de la Sounna et de son statut, par récrimination contre ses partisans et par rancœur contre ses explorateurs.

 

Cela (étant) dit, la science parfaite est auprès d’Allâh تعالى. Et notre dernière invocation est : Louange à Allâh, le Seigneur des mondes. Et qu’Allâh prie sur notre Prophète Mouhammad, sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu’au Jour de la Rétribution, et que Son salut soit sur eux.

 

(1) Voir : Al-Qâmoûs Al-Mouhît d’Al-Fayroûz Abâdî (1588).

(2) Voir : An-Nihâya d’Ibn Al-Athîr (4/255).

(3) Voir : Al-Mou‘djam Al-Waşît (2/829).

(4) Voir : Moufradât Alfâd Al-Qour’ân d’Ar-Râghib Al-Asfahânî (471).

(5) Ikmâl Al-Mou‘lim d’Al-Qâdî ‘Iyâd (5/500).

(6) Rapporté par Mouslim (1978), d’après le hadith rapporté par ‘Alî رضي الله عنه.

(7) Rapporté par Al-Boukhârî (6783), et Mouslim (1687), d’après le hadith rapporté par Aboû Hourayra رضي الله عنه.

(8) Rapporté avec ces termes par : At-Tabarânî dans Al-Mou‘djam Al-Awsat (9/131), d’après le hadith rapporté par ‘Abd Allâh Ibn ‘Amr رضي الله عنهما, et rapporté avec d’autres termes proches des derniers par : Ahmad dans Al-Mousnad (7083), et Al-Hâkim dans Al-Moustadrak (8346), et authentifié par Al-Albânî dans As-Silsila As-Sahîha (2683).

(9) Rapporté par Al-Boukhârî (5885), d’après le hadith rapporté par Ibn ‘Abbâs رضي الله عنهما.

(10) Rapporté par Al-Boukhârî (7306), et Mouslim (1366), d’après le hadith rapporté par Anas رضي الله عنه.

(11) Fath Al-Bârî d’Ibn Hadjar (13/279).

(12) Déjà extrait, voir la marge 6, d’après le hadith rapporté par ‘Alî Ibn Abî Tâlib رضي الله عنه.

(13) Charh An-Nawawî sur Mouslim (9/140).

(14) Rapporté par Al-Boukhârî (435), et Mouslim (531), d’après le hadith le hadith rapporté par ‘Â’icha et Ibn ‘Abbâs رضي الله عنهم.

(15) Vois Charh Ousoûl I‘tiqâd Ahl As-Sounna Wa-l-Djamâ‘a d’Al-Lâlakâ’î (2/706).

(16) Idem : (4/1233).

(17) Madjmoû‘ Al Fatâwa d’Ibn Taymiyya (4/15).

(18) Rapporté par Ahmad dans Al-Mousnad (5716), et Aboû Dâwoud (3674), et par d’autres d’après le hadith rapporté par Ibn ‘Oumar رضي الله عنهما, et authentifié par Ibn Al-Moulaqqin dans Al-Badr Al-Mounîr (8/698) et par Al-Albânî dans Sahîh Al-Djâmi‘ (5091).

(19) Rapporté par Al-Boukhârî (6780) d’après le hadith rapporté par ‘Oumar Ibn Al-Khattâb – qu’Allâh l’agrée.

(20) Madjmoû‘ Al-Fatâwa d’Ibn Taymiyya (10/329-330).

(21) Rapporté par Mouslim dans (2598), d’après le hadith rapporté par Aboû Ad-Dardâ’ رضي الله عنه.

(22) Rapporté par Mouslim (2597), d’après le hadith rapporté par Aboû Hourayra رضي الله عنه.

(23) Rapporté par Al-Boukhârî (6105), et Mouslim (110), d’après le hadith rapporté par Thâbit Ibn Ad-Dahâk رضي الله عنه.

(24) Voir : Fath Al-Bârî d’Ibn Hadjar (12/76).

(25) Ikmâl Al-Mou‘lim, d’Al Qâdî ‘Iyâd (5/500).

(26) Déjà extrait, voir la marge 7.

(27) Charh Sahîh Mouslim d’An-Nawawî (11/185).

(28) Voir : Al-Âdâb Ach-Char‘iyya d’Ibn Mouflih (1/369).

(29) Rapporté par Al-Boukhârî (6361), et Mouslim (2601), d’après le hadith rapporté par Aboû Hourayra رضي الله عنه.

(30) Rapporté par Mouslim (2603), d’après le hadith rapporté par Anas Ibn Mâlik رضي الله عنه.

 

Alger, le 22 de Mouharram 1434H, Correspondant au 6 décembre 2012G

 Publié par ferkous.com

اللعن في الميزان الشرعي

الحمدُ لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على من أرسله اللهُ رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، أمَّا بعد

فاللعن -في اللغة-: الطرد والإبعاد(١)، وأصل اللعن -إن كان من الخالق- فهو الطرد والإبعاد من رحمته، وإن كان من المخلوق فهو السبُّ بتقبيح الفعل وذمِّ فاعله والدعاء عليه(٢)، فيقال: «لعن فلانًا» إذا سبَّه وأخزاه(٣)، قال الراغب الأصفاني -رحمه الله-: «اللعن: الطرد والإبعاد على سبيل السخط، وذلك من الله تعالى في الآخرة عقوبةٌ، وفي الدنيا انقطاعٌ من قبول رحمته وتوفيقه، ومن الإنسان دعاءٌ على غيره»

وأهل السُّنَّة يفرِّقون -في النوع- بين اللعن المطلق واللعن للمعيَّن، واللعنُ المطلق -سواءٌ كان بالوصف الأعمِّ كقول القائل: «لعن الله المبتدع أو الكافر أو الفاسق»، أو كان بوصفٍ أخصَّ كلعن اليهود والنصارى والمجوس، وكلعن فِرَقِ أهل البدع كقولك: «لعن الله الجهمية أو القدرية أو الرافضة وغيرها من الفِرَق المنتسبة للإسلام»- فجائزٌ بالوصفين الأعمِّ والأخصِّ بلا خلافٍ بين أهل السنَّة، قال القاضي عياضٌ -رحمه الله-: «ولعنُ الجنس جائزٌ، لأنَّ الله تعالى قد وعدهم، وينفذ الوعيدُ على من شاء منهم»

وموجِبات اللعن ثلاثةٌ وهي: الكفر والفسق والبدعة

وقد دلَّت النصوص الشرعية على جواز اللعن المطلق منها

* قوله تعالى في اللعن بالكفر: ﴿إِنَّ اللهَ لَعَنَ الْكَافِرِينَ وَأَعَدَّ لَهُمْ سَعِيرًا﴾ [الأحزاب: ٦٤]، ومنها قوله تعالى: ﴿وَقَالُوا قُلُوبُنَا غُلْفٌ بَلْ لَعَنَهُمُ اللهُ بِكُفْرِهِمْ فَقَلِيلاً مَا يُؤْمِنُونَ﴾ [البقرة: ٨٨

* أمَّا اللَّعن بالفسق فمثل قوله صلَّى الله عليه وسلَّم: «لَعَنَ اللهُ مَنْ لَعَنَ وَالِدَيْهِ، وَلَعَنَ اللهُ مَنْ غَيَّرَ المَنَارَ»(٦)، وقوله صلَّى الله عليه وسلَّم: «لَعَنَ اللهُ السَّارِقَ يَسْرِقُ البَيْضَةَ فَتُقْطَعُ يَدُهُ، وَيَسْرِقُ الحَبْلَ فَتُقْطَعُ يَدُهُ»(٧)، وحديث عبد الله بن عمروٍ رضي الله عنهما -مرفوعًا-: «سَيَكُونُ في آخِرِ أُمَّتِي نِسَاءٌ كَاسِيَاتٌ عَارِيَاتٌ عَلَى رُؤُوسِهِنَّ كَأَسْنِمَةِ البُخْتِ [العِجَافِ]، الْعَنُوهُنَّ فَإِنَّهُنَّ مَلْعُونَاتٌ»(٨)، وحديث ابن عبَّاسٍ رضي الله عنهما قال: «لَعَنَ رَسُولُ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ المُتَشَبِّهِينَ مِنَ الرِّجَالِ بِالنِّسَاءِ وَالمُتَشَبِّهَاتِ مِنَ النِّسَاءِ بِالرِّجَالِ»

* أمَّا اللعن بالبدعة فبقوله صلَّى الله عليه وسلَّم -في معرض ذكر فضل المدينة-: «... مَنْ أَحْدَثَ فِيهَا حَدَثًا فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللهِ وَالمَلاَئِكَةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ، لاَ يَقْبَلُ اللهُ مِنْهُ يَوْمَ القِيَامَةِ صَرْفًا وَلاَ عَدْلاً»، قَالَ: فَقَالَ ابْنُ أَنَسٍ: «أَوْ آوَى مُحْدِثًا»(١٠)، واللعن على الإحداث -وإن ورد مقيَّدًا في حديث أنس رضي الله عنه بالمدينة- إلاَّ أنَّ الحكم يعمُّ الإحداثَ في غيرها، وضمن هذا المعنى يقول ابن حجرٍ -رحمه الله- في تعليل إيراد البخاريِّ للحديث في «الاعتصام»: «والغرض بإيراد الحديث هنا لعنُ من أحدث حدثًا، فإنه -وإن قُيِّد في الخبر بالمدينة- فالحكم عامٌّ فيها وفي غيرها إذا كان من متعلِّقات الدين»(١١)، ويُؤكِّده قوله صلَّى الله عليه وسلَّم: «وَلَعَنَ اللهُ مَنْ آوَى مُحْدِثًا»(١٢)، وقال النووي -رحمه الله- في شرح حديث أنسٍ رضي الله عنه: «ومعناه أنَّ الله تعالى يلعنه وكذا يلعنه الملائكة والناس أجمعون، وهذا مبالغةٌ في إبعاده عن رحمة الله تعالى، فإنَّ اللعن في اللغة هو الطرد والإبعاد، قالوا: والمراد باللعن هنا العذاب الذي يستحقُّه على ذنبه والطردُ عن الجنَّة أوَّلَ الأمر، وليست هي كلعنة الكفَّار الذين يُبْعَدون من رحمة الله تعالى كلَّ الإبعاد»(١٣

* أمَّا لعن اليهود فنصوصٌ كثيرةٌ تدلُّ عليه منها: قوله تعالى: ﴿لُعِنَ الَّذِينَ كَفَرُوا مِنْ بَنِي إِسْرَائِيلَ عَلَى لِسَانِ دَاوُودَ وَعِيسَى ابْنِ مَرْيَمَ﴾ [المائدة: ٧٨]، وقوله تعالى: ﴿وَقَالَتِ الْيَهُودُ يَدُ اللهِ مَغْلُولَةٌ غُلَّتْ أَيْدِيهِمْ وَلُعِنُوا بِمَا قَالُوا بَلْ يَدَاهُ مَبْسُوطَتَانِ يُنْفِقُ كَيْفَ يَشَاءُ﴾ [المائدة: ٦٤] وفي السُّنَّة قوله صلَّى الله عليه وسلَّم: «لَعْنَةُ اللهِ عَلَى اليَهُودِ والنَّصَارَى، اتَّخَذُوا قُبُورَ أَنْبِيَائِهِمْ مَسَاجِدَ»(١٤

* وثبت عن السلف أنهم كانوا يلعنون كبارَ الطوائف والفِرَق من أهل الضلال والبدع المخالفين للسنَّة المعاندين لأهلها: كالجهمية والقدرية والخوارج وغيرهم، فقد لعن ابن عمر رضي الله عنهما القدريةَ وتبرَّأ منهم(١٥)، ولعن عبد الله بن أبي أوفى رضي الله عنهما الأزارقةَ والخوارج كلَّها(١٦)، كما سبَّ التابعون من تكلَّم في القدر وكذَّب به ولعنوهم ونَهَوْا عن مجالستهم، وكذلك أئمَّة المسلمين على نهجهم سائرون وبمقالتهم قائلون، قال ابن تيمية -رحمه الله-: «ولهذا اهتمَّ كثيرٌ من الملوك والعلماء بأمر الإسلام وجهاد أعدائه، حتى صاروا يلعنون الرافضةَ والجهمية وغيرهم على المنابر، حتى لعنوا كلَّ طائفةٍ رأوا فيها بدعةً»(١٧

هذا، وحريٌّ بالتنبيه أنَّ اللعن المطلق لا يستلزم لَعْنَ المعيَّن، أي: أنَّ لعن جنس السارق أو الخمَّار لا يقتضي جوازَ لعن خصوص السارق أو الخمَّار أو ما إلى ذلك من العصاة، لأنَّ المعلوم أنََّ الحكم الذي يترتَّب على العموم من حيث عمومه لا يترتَّب على الخاصِّ من حيث خصوصه، ويدلُّ عليه أنَّ النبيَّ صلَّى الله عليه وسلَّم قال: «لَعَنَ اللهُ الخَمْرَ وَلَعَنَ شَارِبَهَا، وَسَاقِيَهَا، وَعَاصِرَهَا، وَمُعْتَصِرَهَا، وَبَائِعَهَا، وَمُبْتَاعَهَا، وَحَامِلَهَا وَالمَحْمُولَةَ إِلَيْهِ وَآكِلَ ثَمَنِهَا»(١٨) مع أنه صلَّى الله عليه وسلَّم نهى عن لعن رجلٍ كان في عهد النبيِّ صلَّى الله عليه وسلَّم اسمه عبد الله وكان يُضحك رسولَ الله صلَّى الله عليه وسلَّم، وكان النبيُّ صلَّى الله عليه وسلَّم قد جَلَدَه في الشراب، فَأُتِيَ به يومًا فأمر به فجُلد فقال رجلٌ من القوم: «اللَّهمَّ الْعَنْهُ، ما أكثر ما يُؤتى به»، فقال النبيُّ صلَّى الله عليه وسلَّم: «لاَ تَلْعَنُوهُ، فَواللهِ مَا عَلِمْتُ إِنَّهُ يُحِبُّ اللهَ وَرَسُولَهُ»(١٩)، فدلَّ ذلك على أنَّ اللعن المطلق لا يقتضي لَعْنَ المعيَّن لاحتمال أن يقوم بالمعيَّن ما يحول بينه وبين لحوق اللعن به من فوات شرطٍ أو ثبوت مانعٍ، وقد أفصح ابن تيمية -رحمه الله- عن هذا المعنى مقرِّرًا له بقوله: «ولكنَّ لَعْنَ المطلق لا يستلزم لَعْنَ المعيَّن الذي قام به ما يمنع لحوقَ اللعنة له، وكذلك «التكفير المطلق» و«الوعيد المطلق»، ولهذا كان الوعيد المطلق في الكتاب والسنَّة مشروطًا بثبوت شروطٍ وانتفاء موانعَ، فلا يلحق التائبَ من الذنب باتِّفاق المسلمين، ولا يلحق من له حسناتٌ تمحو سيِّئاته، ولا يلحق المشفوعَ له والمغفور له، فإنَّ الذنوب تزول عقوبتها التي هي جهنَّم بأسباب التوبة والحسنات الماحية والمصائب المكفِّرة»(٢٠).

أمَّا حكم لعن المعيَّن فهو محلُّ اختلافٍ بين السلف، وسببُ اختلافهم تعارُضُ النصوص الشرعية بين مبيحةٍ للعن بالكفر والفسق والابتداع وأخرى محرِّمةٍ للعن: كقوله صلَّى الله عليه وسلَّم فيما رواه مسلمٌ: «إِنَّ اللَّعَّانِينَ لاَ يَكُونُونَ شُهَدَاءَ وَلاَ شُفَعَاءَ يَوْمَ القِيَامَةِ»(٢١)، وفي حديثٍ آخَرَ صحيحٍ: «لاَ يَنْبَغِي لِصِدِّيقٍ أَنْ يَكُونَ لَعَّانًا»(٢٢)، وفي حديث آخَرَ: «لَعْنُ المُؤْمِنِ كَقَتْلِهِ»(٢٣)، وغيرها من الأحاديث الثابتة، وفي الجمع بين هذه النصوص الشرعية، تظهر وجوهه على الصور التالية

١- فمن حمل نصوصَ التحريم وما فيها من وعيدٍ في حقِّ المعيَّن، ونصوصَ الإباحة في حقِّ غير المعيَّن؛ قال: لا يجوز بحالٍ لعنُ المعيَّن، سواءٌ كان كافرًا أو فاسقًا، وذهب إلى هذا القول القاضي عياضٌ وابن المنيِّر والغزَّالي والنووي وغيرهم(٢٤)، قال القاضي عياضٌ -رحمه الله-: «ولعنُ الجنس جائزٌ لأنَّ الله تعالى قد وعدهم، وينفذ الوعيدُ على من شاء منهم، وإنما يُكره ويُنهى عن لعن المعيَّن والدعاء عليه في الإبعاد عن رحمة الله، وهو معنى اللعن»(٢٥)، وقال النووي -رحمه الله- في مَعْرِض شرح حديثِ: «لَعَنَ اللهُ السَّارِقَ»(٢٦): «هذا دليلٌ لجواز لعنِ غير المعيَّن من العصاة لأنه لعنٌ للجنس لا لمعيَّنٍ، ولعنُ الجنس جائزٌ كما قال الله تعالى: ﴿أَلاَ لَعْنَةُ اللهِ عَلَى الظَّالِمِينَ﴾ [هود: ١٨]، وأمَّا المعيَّن فلا يجوز لعنُه»(٢٧

٢- ومن نظر إلى معنى اللعن الذي هو الطرد والإبعاد من رحمة الله فرَّق بين لعن الكافر ولعن المسلم الفاسق، ورأى أنَّ الكافر يستحقُّ اللعنَ والطرد من الرحمة فيجوز لعنُ المعيَّن منه، وحَمَل النصوص المبيحة على جواز لعن الكافر، وأمَّا المسلم الفاسق فلا يستحقُّ اللعنَ إذ تُرجى له الرحمة والمغفرة؛ قال: لا يجوز لعنُ المسلم الفاسق، وحمل نصوصَ التحريم على هذا المعنى، وبهذا قال بعض الحنابلة كالقاضي أبي يعلى(٢٨)

٣- ومن فرَّق بين المستحقِّ للعن وغير المستحقِّ له؛ حمل النصوصَ المبيحة للَّعن على مستحقِّه مطلقًا، سواءٌ كان معيَّنًا أو غير معيَّنٍ، كافرًا كان أو مسلمًا فاسقًا، وحمل نصوصَ التحريم في حقِّ من لا يستحقُّ اللعنَ، وقال يجوز لعن المستحقين مطلقًا دون غير المستحقين مطلقًا، وعلى هذا القول جمهورُ علماء السلف كمالكِ بن أنسٍ ويزيدَ بنِ هارون وغيرِهم على ما نُقل عنهم من لعنِ بعض المعيَّنين من أهل البدع والضلال كبشرٍ المرِّيسيِّ وعمرو بن عبيدٍ وجهم بن صفوان وجعد بن درهمٍ وغيرهم، وذلك إذا تحقَّقت فيه شروط اللعن وانتفت عنه الموانع ويؤيِّد هذا القولَ قولُه صلَّى الله عليه وسلَّم: «اللَّهُمَّ إِنِّي أَتَّخِذُ عِنْدَكَ عَهْدًا لَنْ تُخْلِفَنِيهِ، فَإِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ، فَأَيُّ المُؤْمِنِينَ آذَيْتُهُ، شَتَمْتُهُ، لَعَنْتُهُ، جَلَدْتُهُ فَاجْعَلْهَا لَهُ صَلاَةً وَزَكَاةً وَقُرْبَةً تُقَرِّبُهُ بِهَا إِلَيْكَ يَوْمَ القِيَامَةِ»(٢٩). وفي حديث أنسٍ: «...فَأَيُّمَا أَحَدٍ دَعَوْتُ عَلَيْهِ مِنْ أُمَّتِي بِدَعْوَةٍ لَيْسَ لَهَا بِأَهْلٍ أَنْ يجْعَلَهَا لَهُ طَهُورًا وَزَكَاةً وَقُرْبَةً يُقَرِّبُهُ بِهَا مِنْهُ يَوْمَ القِيَامَةِ»(٣٠)، وما دلَّت عليه هذه الأحاديث من أمور الأذيَّة والشتم واللعن والجلد لبعض المعيَّنين من المسلمين إنما وقعت باجتهاده صلَّى الله عليه وسلَّم لقوله: «إِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ»، وقوله في الرواية الأخرى: «لَيْسَ لَهَا بِأَهْلٍ» يُفهم منها أنَّ اللعنة لا تكون إلاَّ بنصٍّ أو بوحيٍ من جهةٍ، ومن جهةٍ أخرى أنه يُفهم من الحديث جواز اللعنة للمستحقِّين لها بدليل قوله: «لَيْسَ لَهَا بِأَهْلٍ» فيبقى الحكم فيها غير منسوخٍ؛ وبذلك يظهر جوازُ لعن من دلَّت النصوص على لعنه بفعله من معيَّنٍ مسلمٍ فاسقٍ أو كافرٍ إذا ما تحقَّقت الشروط الموجِبة للعن، وانتفت فيه الموانع مِن لعنه، وبخاصَّةٍ إذا كان قصدُ اللاعن مِن وراء لعنِ المبتدع المعيَّن تحذيرَ العامَّة من خطره وضرره وتنفيرَهم منه بتقبيح فعلِه والدعاء عليه بما يحدُّ من انتشار شبهاته وضلالاته على غير المتبصِّرين بأمور دينهم، فاستحقاقُ المبتدع الملازم لبدعته الداعي إليها للَّعن إنما يدخل في ضمن مبدإ إنكار المنكر وجهاد المفسدين للدين من الغلاة والمبطلين وأضرابهم.

هذا، وإن كان القول الأخير هو الأقوى حجَّةً والأصحَّ نظرًا إلاَّ أنَّ الأحبَّ إليَّ الإمساكُ عن لعن المعيَّن لتوقُّف بعض السلف عن لعن بعض المعيَّنين -من جهةٍ- وإن كان توقُّفهم لا يدلُّ على اعتقادهم بحرمته، وخشيةَ أن يُستعمل اللعنُ -من جهةٍ أخرى- في غير وجهه الصحيح، أو يباشرَه من لا يُعرف له قدرٌ من العلم والفقه والتقوى والورع، وبالنظر لغياب السلطة الشرعية الزاجرة فالأليق –عندي- الإمساك عن لعن المعيَّن لئلاَّ يتذرَّع المبتدع لاستخدامه على أهل الهدى انتقامًا لنفسه وجهلاً بشرف السنَّة ومقامها، وطعنًا في أهلها وحقدًا على رُوَّادها

والعلمُ عند الله تعالى، وآخر دعوانا أنِ الحمد لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على نبيِّنا محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، وسلَّم تسليمًا

الجزائر في: ٢٢ من المحرَّم ١٤٣٤ﻫ

الموافق ﻟ: ٠٦ ديسمـبر ٢٠١٢

(١) انظر: «القاموس المحيط» للفيروزآبادي (١٥٨٨

(٢) انظر: «النهاية» لابن الأثير (٤/ ٢٥٥

(٣) انظر: «المعجم الوسيط» (٢/ ٨٢٩

(٤) انظر: «مفردات ألفاظ القرآن» للراغب الأصفهاني (٤٧١

(٥) «إكمال المعلم» للقاضي عياض (٥/ ٥٠٠

(٦) أخرجه مسلم في «الأضاحي» (١٩٧٨) من حديث عليٍّ رضي الله عنه

(٧) أخرجه البخاري في «الحدود» باب لعن السارق إذا لم يُسَمَّ (٦٧٨٣)، ومسلم في «الحدود» (١٦٨٧)، من حديث أبي هريرة رضي الله عنه

(٨) أخرجه بهذا اللفظ: الطبراني في «المعجم الأوسط» (٩/ ١٣١) من حديث عبد الله بن عمرٍو رضي الله عنهما، وأخرجه بلفظٍ قريبٍ من هذا: أحمد في «المسند» (٧٠٨٣)، والحاكم في «المستدرك» (٨٣٤٦)، وصحَّحه الألباني في «السلسلة الصحيحة» (٢٦٨٣)

(٩) أخرجه البخاري في «اللباس» بابٌ: المتشبِّهون بالنساء والمتشبِّهات بالرجال (٥٨٨٥)، من حديث ابن عبَّاسٍ رضي الله عنهما

(١٠) أخرجه البخاري في «الاعتصام بالكتاب والسنَّة» باب إثم من آوى محدثًا (٧٣٠٦)، ومسلم -واللفظ له بتمامه- في «الحجِّ» (١٣٦٦)، من حديث أنسٍ رضي الله عنه

(١١) «فتح الباري» لابن حجر (١٣/ ٢٧٩

(١٢) تقدَّم تخريجه قريبًا، انظر: (الهامش ٦) من حديث عليِّ بن أبي طالبٍ رضي الله عنه

(١٣) «شرح النووي على مسلم» (٩/ ١٤٠

(١٤) أخرجه البخاري في «الصلاة» باب الصلاة في البِيعة (٤٣٥)، ومسلم في «المساجد ومواضع الصلاة» (٥٣١)، من حديث عائشة وابن عبَّاسٍ رضي الله عنهم

(١٥) انظر: «شرح أصول اعتقاد أهل السنَّة والجماعة» للالكائي (٢/ ٧٠٦

(١٦) انظر: المصدر السابق (٤/ ١٢٣٣

(١٧) «مجموع الفتاوى» لابن تيمية (٤/ ١٥

(١٨) أخرجه أحمد في «المسند» (٥٧١٦)، وأبو داود في «الأشربة» باب العنب يُعصر للخمر (٣٦٧٤)، وغيرهما من حديث ابن عمر رضي الله عنهما، وصحَّحه ابن الملقِّن في «البدر المنير» (٨/ ٦٩٨)، والألباني في «صحيح الجامع» (٥٠٩

(١٩) أخرجه البخاري في «الحدود» باب ما يُكره من لعن شارب الخمر وأنه ليس بخارجٍ من الملَّة (٦٧٨٠) من حديث عمر بن الخطَّاب رضي الله عنه

(٢٠) «مجموع الفتاوى» لابن تيمية (١٠/ ٣٢٩ - ٣٣٠

(٢١) أخرجه مسلم في «البرِّ والصلة والآداب» (٢٥٩٨) من حديث أبي الدرداء رضي الله عنه

(٢٢) أخرجه مسلم في «البرِّ والصلة والآداب» (٢٥٩٧) من حديث أبي هريرة رضي الله عنه

(٢٣) أخرجه البخاري في «الأدب» باب من كفَّر أخاه بغير تأويلٍ فهو كما قال (٦١٠٥)، ومسلم في «الإيمان» (١١٠)، من حديث ثابت بن الضحَّاك رضي الله عنه

(٢٤) انظر: «فتح الباري» لابن حجر (١٢/ ٧٦

(٢٥) «إكمال المعلم» لعياض (٥/ ٥٠٠

(٢٦) سبق تخريجه، انظر (الهامش ٧

(٢٧) «شرح صحيح مسلم» للنووي (١١/ ١٨٥

(٢٨) انظر: «الآداب الشرعية» لابن مفلح (١/ ٣٦٩

(٢٩) أخرجه البخاري في «الدعوات» باب قول النبيِّ صلَّى الله عليه وسلَّم: «من آذيته فاجعله له زكاةً ورحمةً» (٦٣٦١)، ومسلم في «البرِّ والصلة والآداب» (٢٦٠١)، من حديث أبي هريرة رضي الله عنه

(٣٠) أخرجه مسلم في «البرِّ والصلة والآداب» (٢٦٠٣) من حديث أنس بن مالكٍ رضي الله عنها

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

Partager cet article

Eclaircissement de la part de l'honorable Cheikh Ahmed Bazmoul sur les accusations récemment portées à son égard

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Eclaircissement de la part de l'honorable Cheikh Ahmed Bazmoul sur les accusations récemment portées à son égard

Il a été attribué à mon égard que j'aurais émis une fatwa aux frères de Philadelphie en Amérique qui concernerait le licenciement d'imams de certaines de leurs mosquées, et il a résulté de ceci, discordes et divisions.

 

Alors qu'en réalité je n'ai jamais émis cette fatwa et il n'a jamais émané de moi une fatwa à ce sujet.

 

Ceci dit, je ne suis pas de ceux qui devancent et précèdent les savants, et non plus de ceux qui se mettent à l'avant dans les discordes.

 

Tel est mon cas et telle est ma situation par la grâce d'Allah, ainsi j'ai grandi et sur ceci j'ai été éduqué.

 

Et je dis à ceux qui m'attribue le contraire de ceci :

 

قل هاتوا برهانكم إن كنتم صادقين

 

"Dis : "Apportez votre preuve, si vous êtes véridiques!" (S27/V64)

 

والدعاوی إن لم تقم عليها ** بينات فأصحابها أدعياء

 

"Les accusations si elles ne sont pas fondées sur des preuves, ceux qui les profèrent ne sont que des prétendants (accusateurs)."

 

C'est pour ceci que je lui rapelle le verset suivant :

 

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِن جَاءكُمْ فَاسِقٌ بِنَبَأٍ فَتَبَيَّنُوا أَن تُصِيبُوا قَوْماً بِجَهَالَةٍ فَتُصْبِحُوا عَلَى مَا فَعَلْتُمْ نَادِمِينَ

 

"Ô vous qui croyez! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair [de crainte] que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait." (S49/V6)

 

Et la louange appartient à Allah le Seigneur de l'univers et que la prière et le salut soit sur le prophète d'Allah le digne de confiance.

 

Abou Omar Ahmed ben Omar ben Salim Bazmoul al kindi as salafi

Mercredi 12 jumada al akhira 1436 - Mercredi 1er Avril 2015 

Traduit par le frère Jafar Abou Salih sous la demande directe de l'honorable Cheikh Ahmed Bazmoul (حفظه الله)

Publié par 3ilmchar3i.net

  حفظه الله - المترجم إلى اللغة الفرنسية : الأخ جعفر أبو صالح، - جامعة أم القرى بمكة المكرمة، كلية الشريعة

بيان ونصيحة

بسم الله الرحمن الرحيم

نسب إلي أني أفتيت الإخوة بولاية فيلاديلفيا الأمريكية ، بفصل إمام بعض مساجدهم ونتج عن ذلك فتنة وفرقة ، والحقيقة أني ما أفتيت بذلك ولم تصدر مني فتوی في ذلك ولست ممن يتقدم بين يدي العلماء ولا ممن يتصدر للفتن ، وهذا شأني وحالي بفضل الله تعالی ، به نشأت وعليه تربيت . وأقول لمن نسب لي خلاف ذلك

{قل هاتوا برهانكم إن كنتم صادقين}

والدعاوی إن لم تقم عليها ** بينات فأصحابها أدعياء

لذا أذكره بقوله تعالی

{يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِن جَاءكُمْ فَاسِقٌ بِنَبَأٍ فَتَبَيَّنُوا أَن تُصِيبُوا قَوْماً بِجَهَالَةٍ فَتُصْبِحُوا عَلَى مَا فَعَلْتُمْ نَادِمِينَ}

والحمد لله رب العالمين و الصلاة والسلام على رسول الله الأمين

كتبه : أبو عمر أحمد بن عمر بن سالم بازمول الكندي السلفي

الأربعاء : 12 / جمادی الآخرة 1436 / هجري

 

Cliquer pour agrandir

 

Cheikh Ahmad Ibn 'Umar Bâzmoul - الشيخ أحمد بن عمر بازمول

Partager cet article

Celui qui suit les salafs dans la croyance, le comportement et les actions

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Celui qui suit les salafs dans la croyance, le comportement et les actions

 

Avant tout, il faut savoir que l’islam, lorsque son appel s’est répandu, a effacé tous les autres noms qu’il y avait parmi les gens, pour ne laisser que le nom d’islam.

 

Allâh dit (traduction rapprochée) :

 

«Et il vous a nommé muslimin avant cela».

 

Donc les noms muslimin, mu’minin sont les deux légaux (asma shar’iya), car on trouve des textes pour cela.

 

Il y a d’autres noms qui définissent (asma ta’rifya, noms définitoires) qui sont acceptables tant qu’ils ne conduisent pas à un mal.

 

Parmi les plus grands noms définitoires : Al-Muhajirin et Al-Ansars, ce sont deux noms qu’Allâh a rappelé dans le Qur’an et que le prophète صلى الله عليه وسلم a utilisé.

 

Mais il est arrivé, que certains s’accrochent à un de ses noms, comme cela est arrivé pendant une bataille où deux jeunes se sont disputés  :

 

"Un des Muhajirin et un des Ansar, l’un a appelé à l’aide en disant : «Ô vous les Muhajirin (soutenez-moi)» et l’autre a dit : «Ô les Ansar (soutenez-moi)», et ils sont répondu en voulant secourir celui qui les appelait de chaque côté ?»

Le prophète صلى الله عليه وسلم s’est alors mis en colère en disant : «Est-ce l’appel de la jahiliya (auquel vous appelez) alors que je suis parmi vous !»."

 

Cela montre que le fait de s’accrocher (ta’asub) à un nom le fait sortir de son caractère définitoire pour amener au ta’asub : S’accrocher à ce nom, s’allier pour ce nom et y appeler.

 

Cela montre que cet appel était réprouvé bien que les noms Muhajirin et Ansar soient des noms légaux (sur lesquels il y a un texte).

 

Avec le temps sont apparus d’autres noms : Hanafi, Maliki, Shafi’i, Hanbali, des noms que les savants ont accepté lorsqu’ils sont apparus pour leur caractère définitoire, par ces noms (par exemple) on sait qu’untel suit l’école de l’imam Malik, de l’imam As-Shafi’i dans le fiqh.

 

Mais lorsque la situation a changé et que les gens se sont accrochés à leur madhab en exagérant et disant que la vérité se trouvait chez eux et chez aucun autre, ce nom est passé du caractère définitoire à un nom pour lequel on s’allie et on prend comme ennemi.

 

Comme ce qu’a rapporté Ya’qub Al-Hamawi dans Majmu’ Al-Buldan :

 

«Je suis passé dans une ville dans laquelle il y avait un groupe de hanafi et un groupe de shafi’i, et l’hostilité était telle entre eux que je pensais qu’ils allaient se battre.

Puis je suis revenu dans cette ville après plusieurs années et je n’ai revu personne (de ma première visite), j’ai donc interrogé sur cela et on m’a dit : «Il y a eu une bataille entre eux et ils se sont entretués.».»

 

La cause de cela est que le nom définitoire est devenu quelque chose pour laquelle on s’allie et on prend comme ennemi, au point de faire couler le sang des croyants.

 

Il y a eu ensuite d’autres noms définitoires qui ont été accepté pour ce qu’ils définissaient, ce qui nous amène à la question qui porte sur le nom "Salafya".

 

Le nom salafya est un nom nouveau qui signifie : Celui qui suit les salafs dans la croyance, le comportement et les actions, (qui est apparu)  lorsque les groupes déviées de la voie des salafs se sont multipliées, comme al-murji’a, al-qadarya, al-mu’tazila, al-jahmya, al-asha’ira, as-sufya, et d’autres noms encore.

 

Ceux qui suivent la sunna et la voie des salafs et ne s’écartent pas des preuves (du Qur’an et de la sunna) ont porté plusieurs noms : As-salaf, as-salafya, ahl-sunna wal jama’a, al-jama’a, ahl al-hadith et d’autres noms encore.

 

C’est un nom définitoire qui montre que ce groupe s’accroche à la sunna, délaisse l’innovation et les passions et secoure les premiers imams parmi les compagnons, les tabi’in et ceux qui les ont suivi dans le bien.

 

Ils sont loués pour le chemin qu’ils suivent.

 

Mais la salafya doit être prise parmi l’ensemble des musulmans, certains musulmans (de la masse) si tu les interroge, tu t’aperçois qu’ils sont salafis d’après leurs croyances.

 

C'est pourquoi nous disons :

 

Si le nom salafya ou ahl al-hadith devient un hizb (groupe) pour lequel on s’allie et on déteste, il n’y aucune différence avec l’alliance et l’inimitié autour des noms Muhajirin et Ansar, et cela ne convient pas.

 

Mais si c’est pour se définir et montrer qu’ils sont les gens de la vérité dans la religion d’Allâh, ceux qui suivent et secourent la sunna, et qu’ils ont en eux les qualités que shaikh Al-Islam ibn Taymya a cité à la fin de Al-Wasitya, qu’ils sont miséricordieux envers les croyants, qu’ils les conseillent, des gens droits, qui prient la nuit, qui adorent Allâh, qui ont un bon comportement, qui sont véridiques, qui laissent le mensonge et s’éloignent du faux et qui s’accrochent à la vérité.

 

Ceux-là sont en vérité, par leurs qualités, ceux qui sont les plus proches de la description du prophète صلى الله عليه وسلم :

 

«Les meilleurs des gens sont ceux de ma génération, puis ceux qui les suivent, puis ceux qui les suivent»

 

Et de la parole d’Allâh (traduction rapprochée) :

 

«Et ceux qui les ont suivi dans la bienfaisance».

 

Toute personne qui suit les salafs dans la bienfaisance peut être parmi eux.

 

Quant au fait de s’allier ou de prendre comme ennemi quelqu’un car il ne penche par dans cette direction, alors non.

 

Les gens sont blâmés ou loués pour l’islam (le nom islam) et pas un témoignage spécifique.

 

 Traduit et publié par salafs.com

 

Cheikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli Ash-Cheikh - الشيخ صالح بن عبد العزيز بن إبراهيم آل الشيخ

Partager cet article