La sincérité, bénédiction du savoir et secret de la réussite

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La sincérité, bénédiction du savoir et secret de la réussite

Le bienfait du savoir et l’incitation à son acquisition

 

Louange à Allâh, Maître des Mondes, et paix et salut soient sur celui qu’Allâh a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

Ceci dit :

 

L’acquisition du savoir d’une quelconque science doit reposer sur certains fondements sur lesquels l’étudiant construira son parcours scientifique.

 

La science religieuse, elle aussi, ne déroge pas à cette règle, car, l’homme est, à l’origine, un être sans connaissance, comme Allâh عزّ وجلّ dit :

 

وَاللهُ أَخْرَجَكُمْ مِنْ بُطُونِ أُمَّهَاتِكُمْ لاَ تَعْلَمُونَ شَيْئًا - النحل: 78

 

Traduction du sens :

 

﴾Et Allâh vous a fait sortir des ventres de vos mères, dénués de tout savoir﴿ [En-Nahl (Les Abeilles) : 78].

 

Mais, il est enjoint de rechercher le savoir, conformément à ce que dit Allâh عزّ وجلّ:

 

فَاعْلَمْ أَنَّهُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللهُ - محمّد: 19

 

Traduction du sens :

 

﴾Sache donc qu’en vérité, il n’y a point de divinité en dehors d’Allâh﴿ [Mouhammad : 19]

 

ainsi que le verset :

 

اعْلَمُوا أَنَّ اللهَ شَدِيدُ الْعِقَابِ وَأَنَّ اللهَ غَفُورٌ رَحِيمٌ - المائدة

 

Traduction du sens :

 

﴾Sachez qu’Allâh est sévère en punition, mais aussi qu’Allâh est Pardonneur et Miséricordieux﴿ [El-Mâ'ida (La Table Servie) : 98].

 

Et tout ordre émanant d’Allâh عزّ وجلّ est une adoration, et l’acquisition du savoir est classée au-devant des actes d’adoration.

 

Allâh عزّ وجلّ a considéré son statut, plutôt, comme égal et faisant partie du djihad dans Son sentier [1].

 

Allâh عزّ وجلّ dit :

 

وَمَا كَانَ الْمُؤْمِنُونَ لِيَنْفِرُوا كَافَّةً فَلَوْلاَ نَفَرَ مِنْ كُلِّ فِرْقَةٍ مِنْهُمْ طَائِفَةٌ لِيَتَفَقَّهُوا فِي الدِّينِ وَلِيُنْذِرُوا قَوْمَهُمْ إِذَا رَجَعُوا إِلَيْهِمْ لَعَلَّهُمْ يَحْذَرُونَ - التوبة: 122

 

Traduction du sens :

 

﴾Les croyants n’ont pas à quitter tous leurs foyers. Pourquoi de chaque clan quelques hommes ne viendraient-ils pas s’instruire dans la religion pour pouvoir, à leur retour, avertir leur peuple afin qu’ils soient sur leur garde﴿ [Et-Tawba (Le Repentir) : 122].

 

Cela parce que le savoir religieux est une cause pour être bien guidé et un moyen pour craindre Allâh عزّ وجلّ; il est la voie du salut et de la protection de l’enfer.

 

Allâh عزّ وجلّ dit :

 

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا قُوا أَنْفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا - التحريم: 6

 

Traduction du sens :

 

﴾Ô vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles, d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres﴿ [Et-Tahrîm (L’Interdiction) : 6].

 

La préservation en question ne se fait qu’au moyen de la foi et des œuvres pieuses.

 

Et il en faudrait de la science religieuse authentique afin de la réaliser de la manière recommandée.

 

C’est pour cela que lorsqu’Allâh عزّ وجلّ veut du bien à quelqu’un, Il lui accorde la science islamique ; alors que celui qui en sera dépourvu se verra donc dénué du bien que celle-ci apporte [2].

 

Le Messager صلّى الله عليه وسلّم énonce dans ce sens :

 

«Quiconque pour qui Allâh veut du bien, Il lui attribuera la compréhension de la religion» [3].

 

Etant donné que le savoir est une adoration, il appartient donc à l’apprenant de le rechercher en ayant un comportement ferme avec lequel il se livrera à la vérité et à la vertu.

 

Il devrait avoir le désir de se débarrasser de son ignorance, d’aider les autres à s’en débarrasser ; et avoir également l’amour de faire le bien et de l’enraciner en soi.

 

Cette attitude recommandée est, en fait, l’intention pure et sincère à laquelle s’adaptent toutes les actions : quelles soient bonnes ou mauvaises, car :

 

«Certes les actions ne valent que par les intentions ; l’homme ne sera récompensé qu’en fonction de son intention» [4].

 

L’intention dans la recherche du savoir doit être marquée par la sincérité à Allâh عزّ وجلّ, parce que la sincérité constitue la condition sine qua non de l’adoration et le pilier de l’unicité d’Allâh عزّ وجلّ.

 

Allâh عزّ وجلّ dit :

 

وَمَا أُمِرُوا إِلاَّ لِيَعْبُدُوا اللهَ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ حُنَفَاءَ - البينة: 5

 

Traduction du sens :

 

﴾Il ne leur a été commandé, cependant, que d’adorer Allâh, Lui vouant un culte exclusif﴿ [El-Bayyina (L’Evidence) : 5].

 

Il dit aussi :

 

فَاعْبُدِ اللهَ مُخْلِصًا لَهُ الدِّينَ - الزمر

 

Traduction du sens :

 

﴾Adore donc Allâh en Lui vouant un culte exclusif﴿ [Ez-Zoumar (Les Groupes) : 2].

Règle : La recherche du savoir repose sur la sincérité

 

La sincérité dans la recherche du savoir survient en ayant l’intention de se rapprocher d’Allâh عزّ وجلّ par tout ce qui implique Son amour et Son agrément et notamment le fait de Le connaître Lui-même ainsi que Ses attributs, connaître les obligations qu’Il a prescrites et auxquelles on doit se conformer et réfuter tout défaut ou défaillance portés à Son encontre.

 

On doit aussi connaître les obligations que tout musulman religieusement responsable doit remplir, que ce soit les différents actes d’adoration ou les relations interpersonnelles.

 

On doit avoir également la connaissance de ce qui est licite de ce qui est illicite, tout en veillant, d’une part, à se libérer du joug de l’ignorance, à préserver la Charia d’Allâh عزّ وجلّ au moyen de l’apprentissage, à faire des efforts afin de bien maîtriser les connaissances apprises par cœur et se servir des écrits, et d’autre part, à mettre en application les enseignements qu’on a appris et maîtrisés, conformément aux ordres de la religion dont on ne doit point dépasser les limites.

 

Car, en vérité, le fruit du savoir est la pratique, et le savoir dépend de son application pour durer.

 

Bien plus, la mise en application du savoir est un corollaire de la sincérité et une cause de sa fructification et accroissement.

 

Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم dit :

 

«Le savant qui enseigne le bien aux gens en ne s’occupant que peu de soi est pareil à la mèche d’une lampe : elle se consume pour éclairer les gens» [5]

 

car l’application du savoir qu’on a appris est une manière de remercier Allâh عزّ وجلّ de nous l’avoir attribué.

 

Allâh عزّ وجلّ dit :

 

لَئِنْ شَكَرْتُمْ لَأَزِيدَنَّكُمْ - إبراهيم: 7

 

Traduction du sens :

 

﴾Si vous êtes reconnaissants, très certainement j’augmenterai [Mes bienfaits] pour vous﴿ [Ibrâhîm (Abraham) : 7].

 

Et celui qui pratique ce qu’il a appris, Allâh عزّ وجلّ lui accordera la connaissance de ce qu’il n’a pas encore appris.

 

Alors que celui qui ne met pas en pratique ce qu’il a appris prouve qu’il n’est pas sincère dans son acquisition du savoir.

 

Celui-ci sera châtié par l’oubli de ses connaissances, se verra frustré du bien et méritera l’abomination [d’Allâh et des gens] et les afflictions.

 

Allâh عزّ وجلّ dit :

 

فَبِمَا نَقْضِهِمْ مِيثَاقَهُمْ لَعَنَّاهُمْ وَجَعَلْنَا قُلُوبَهُمْ قَاسِيَةً يُحَرِّفُونَ الْكَلِمَ عَنْ مَوَاضِعِهِ وَنَسُوا حَظًّا مِمَّا ذُكِّرُوا بِهِ - المائدة: 13

 

Traduction du sens :

 

﴾Et puis, à cause de leur violation de l’engagement, Nous les avons maudits et endurci leurs cœurs : ils détournent les paroles de leur sens et oublient une partie de ce qui leur a été rappelé﴿ [El-Mâ'ida (La Table Servie) : 13].

 

Ce verset désigne que le fait de ne pas appliquer la science entraîne l’échec dans l’étude, la disparition de la bénédiction, l’oubli du savoir et l’oubli de sa mise en pratique en abandonnant les tâches reliées au processus de l’apprentissage.

 

Eth-Thawri رحمه الله a dit :

 

«Le savoir sollicite la pratique. Si la pratique n’a pas lieu, le savoir s’en va !» [6].

 

C’est pour cette raison que la véracité se manifeste en tant que caractère lié intimement à la sincérité.

 

L’apprenant doit l’acquérir bien avant la science.

 

Et, en vérité, il ne peut s’élever aux degrés de la perfection et du savoir qu’une personne véridique.

 

El-Awzâ`i رحمه الله a dit :

 

«Apprends à être véridique avant que tu n’apprennes la science».

 

Wakî` رحمه الله a dit aussi :

 

«Il ne pourra s’élever dans les rangs de cette spécialité qu’un véridique» [7].

 

Outre l’intention de se libérer soi-même du joug de l’ignorance, l’étudiant doit aussi avoir l’intention d’aider autrui à s’en libérer.

 

Ceci se fait par la prédication au sentier d’Allâh عزّ وجلّ, en transmettant le savoir aux gens et en éclairant ses préceptes et la vérité qu’Il a révélés, tout en la propageant afin qu’elle soit une source de bien et un chemin de salut, conformément à ce qu'Allâh عزّ وجلّ dit :

 

قُلْ هَذِهِ سَبِيلِي أَدْعُو إِلَى اللهِ عَلَى بَصِيرَةٍ أَنَا وَمَنِ اتَّبَعَنِي - يوسف: 108

 

Traduction du sens :

 

﴾Dis : « Voici ma voie, j’appelle les gens [à la religion] d’Allâh, moi et ceux qui me suivent, en nous basant sur une preuve évidente »﴿ [Yoûssouf (Joseph) : 108]

 

et :

 

وَإِذْ أَخَذَ اللهُ مِيثَاقَ الَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ لَتُبَيِّنُنَّهُ لِلنَّاسِ وَلاَ تَكْتُمُونَهُ - آل عمران: 187

 

Traduction du sens :

 

﴾Allâh prit, de ceux auxquels le Livre était donné, cet enga­gement : « Exposez-le, certes, aux gens et ne le cachez pas »﴿ [Âl `Imrâne (La Famille d’Imrane) : 187].

 

Il doit, également, œuvrer pour la protection du monothéisme ainsi que de tout ce qui s’y rattache, et préserver la religion, dans son état parachevé, de toute chose intruse.

 

Il faudrait, au même titre, qu’il défende la Charia d’Allâh عزّ وجلّ qui est apportée par l’Élu (Mouhammad) صلّى الله عليه وسلّم, et qu’il la préserve des ajouts des hérétiques et des corrections qui viendraient s’y ajouter.

Les intentions diffèrent en ce qui concerne l’acquisition du savoir

 

Quiconque joint cette pure et véridique intention à la pratique, sera, sans doute, bien guidé sur la bonne voie de la clairvoyance, du bien et de piété.

 

Allâh عزّ وجلّ dit :

 

وَالَّذِينَ اهْتَدَوْا زَادَهُمْ هُدًى وَآتَاهُمْ تَقْوَاهُمْ - محمّد: 17

 

Le sens du verset :

 

﴾Quant à ceux qui se mirent sur la bonne voie, Il les guida encore plus et leur inspira leur piété﴿ [Mouhammad : 17].

 

Allâh عزّ وجلّ lui ouvrira les portes du bien ; et les bienfaits de la vie d’ici-bas lui seront soumis ainsi que la récompense de l’au-delà, grâce à sa noble et bonne intention.

 

Allah عزّ وجلّ dit :

 

مَنْ عَمِلَ صَالِحًا مِنْ ذَكَرٍ أَوْ أُنْثَى وَهُوَ مُؤْمِنٌ فَلَنُحْيِيَنَّهُ حَيَاةً طَيِّبَةً وَلَنَجْزِيَنَّهُمْ أَجْرَهُمْ بِأَحْسَنِ مَا كَانُوا يَعْمَلُونَ - النحل: 97

 

Le sens du verset :

 

﴾Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleures de leurs actions﴿ [En-Nahl (Les Abeilles) : 97].

 

Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم dit :

 

«Celui dont la préoccupation est l’au-delà, Allâh lui donnera la richesse du cœur, lui arrangera ses préoccupations et la vie d’ici-bas lui sera soumise» [8].

 

Ibrâhîm En-Nakha`i رحمه الله a dit :

 

«Celui qui recherche un savoir par lequel il désire la Face d’Allâh, Allâh lui attribuera du savoir ce qui lui suffira» [9].

 

Tandis que celui dont l’intention de l’acquisition du savoir est altérée et troublée et recherche, par son apprentissage, les plaisirs du bas monde tels que la possession de biens, le règne, la parade, l’ostentation, la prédominance, la renommée et les éloges ainsi que d’autres mauvaises visées, la volonté de celui-là est, sans doute, corrompue et nulle.

 

Cela fera disparaître la bénédiction et la bienfaisance de son savoir.

 

Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم dit :

 

«Celui qui apprend une science par laquelle on recherche la Face d’Allâh, mais il ne l’apprend que pour atteindre un bien de ce bas monde, il ne sentira pas l’odeur du paradis le Jour de la Résurrection» [10].

 

Il dit dans un autre hadith :

 

«Celui qui apprend une science afin de rivaliser les savants ou de polémiquer avec les idiots et de détourner vers lui les gens, Allâh le fera entrer en enfer» [11].

 

Toutefois, il se peut que, grâce à sa science, cet étudiant obtienne, dans sa vie présente, ce qu’il souhaite par sa mauvaise intention.

 

Mais, il n’aura, tout de même, que ce qu’Allâh عزّ وجلّ lui a prédestiné, et, sa rétribution sera la pauvreté, la dispersion [de ses visées], l’insouciance et la perte ici-bas, puis sa fin sera l’échec.

 

Allâh عزّ وجلّ dit :

 

مَنْ كَانَ يُرِيدُ الْحَيَاةَ الدُّنْيَا وَزِينَتَهَا نُوَفِّ إِلَيْهِمْ أَعْمَالَهُمْ فِيهَا وَهُمْ فِيهَا لاَ يُبْخَسُونَ - هود: 15

 

Le sens du verset :

 

﴾Ceux qui veulent la vie présente avec sa parure, Nous les rétribuons exactement selon leurs actions sur terre, sans que rien ne leur en soit diminué﴿ [ Hoûd : 15].

 

Donc, celui dont l’objectif est d’atteindre uniquement les intérêts de cette vie, Allâh عزّ وجلّ lui donnera - s’Il veut - le bienfait de ce bas monde, comme déterminé dans le verset suivant :

 

مَنْ كَانَ يُرِيدُ الْعَاجِلَةَ عَجَّلْنَا لَهُ فِيهَا مَا نَشَاءُ لِمَنْ نُرِيدُ ثُمَّ جَعَلْنَا لَهُ جَهَنَّمَ يَصْلاَهَا مَذْمُومًا مَدْحُورًا - الإسراء: 18

 

Le sens du verset :

 

﴾Quiconque désire la vie immédiate, Nous nous hâtons de donner ce que Nous voulons, à qui Nous voulons. Puis, Nous lui assignerons l’Enfer où il brûlera méprisé et repoussé﴿ [En-Isrâ' (Le Voyage Nocturne) : 18].

 

Et il ne doit nullement rechercher, en se servant de la science religieuse, des choses hors de ce domaine.

 

Car la recherche du savoir [religieux] est un acte d’adoration, et quiconque l’utilise comme moyen pour atteindre des objectifs pour lesquels celui-là n’est pas institué, contrarie donc la Charia.

 

Sa rétribution sera donc l’annulation de son acte.

 

Comme il peut également être traité à l’opposé de son intention.

 

Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم dit :

 

«… alors que celui qui ne se soucie que pour la vie d’ici-bas, Allâh lui placera sa pauvreté devant ses yeux, lui dispersera ses affaires, puis, il n’atteindra des biens du bas monde que ce qu’Allâh lui a prédestiné» [12].

 

El-Hassane El-Basri رحمه الله a dit :

 

«Celui qui cherche à apprendre quelque chose de cette science désirant la récompense d’Allâh, il l’atteindra si Allâh veut.

Cependant, celui qui la recherche désirant (les intérêts) du bas monde : [ce qu’il en aura obtenu] sera donc sa récompense» [13].

 

Cela parce qu’il s’est servi de l’adoration pour une chose qui n’est pas instituée par la Charia, et l’a utilisée comme moyen pour arriver à ses objectifs.

 

Ce qui est, en fait, une injustice à l’encontre d’Allâh عزّ وجلّ touchant à Son droit sur Ses créatures (l’adoration) ; De même que c’en est une manipulation de la Charia consistant à placer les choses là où elles ne doivent pas être placées.

 

Ceci implique aussi que cette personne sera, inévitable­ment, la première parmi les gens à être interrogés le Jour de la Résurrection.

 

En effet, trois types d’individus qui se sont forcés et fatigués dans l’accomplissement des obéissances et des adorations, mais celles-ci ne leur ont été point utiles.

 

Elles sont plutôt devenues une source de châtiment pour eux.

 

La cause : c’est qu’ils n’ont pas désiré la Face d’Allâh par ces œuvres.

 

Parmi ces types :

 

«… et un homme ayant appris une science qu’il a aussi enseignée, et a appris le Coran ; [le jour de Résurrection] on l’interpellera puis on lui fera dénombrer toutes les grâces qu’il a obtenues ; [de son côté] il les confirmera, ensuite on l’interrogera : Qu’as-tu fait avec ces grâces ?

Il répondra : j’ai étudié la science et je l’ai enseignée, et j’ai récité (appris) le Coran, pour [la cause d’Allâh].

On lui dira alors : tu mens ! Car, tu as étudié pour qu’on dise de toi : c’est un savant ! Et tu as récité le Coran pour qu’on dise aussi : c’est un récitateur ! Et c’est bien cela qui a été dit.

Ainsi, on ordonna qu’on le traîne sur son visage pour le jeter dans le Feu» [14].

 

Il y a aussi une autre catégorie d’étudiants qui ne recherchent pas la science pour des objectifs mondains, mais ils se contentent de ne l’acquérir que pour elle-même.

 

Ils veulent obtenir la sagesse et la connaissance sans pour autant la mettre en application.

 

Cela, aussi, entache la sincérité parce que l’étudiant [qui fait cela] n’est pas entièrement sincère. Il utilise l’apprentissage comme un moyen pour une adoration que la Charia n’admet pas.

 

Il est de notoriété que la science qui nous est recommandée, dont nous avons besoin, dont Allâh عزّ وجلّ nous a informé et celle qu’Il nous a apprise, est la science qui constitue un moyen pour la pratique et la mise en application de ce qu’elle implique, à savoir le fait de croire en Allâh جلّ جلاله, accomplir les actes d’adoration ainsi que les obligations et éviter les interdits et autres…

 

Donc, ladite science n’est pas recommandée pour elle-même, mais plutôt pour son fruit qu’est la pratique.

 

Ainsi, celui qui a un savoir et ne le met pas en pratique, ressemble aux juifs qui ont encouru la colère du Seigneur, et celui qui agit sans savoir, ressemble aux chrétiens égarés.

 

Alors que celui qui réunit le savoir bénéfique et les bonnes actions et s’y attache, sera comme Allâh عزّ وجلّ dit :

 

فَأُولَئِكَ مَعَ الَّذِينَ أَنْعَمَ اللهُ عَلَيْهِمْ مِنَ النَّبِيِّينَ وَالصِّدِّيقِينَ وَالشُّهَدَاءِ وَالصَّالِحِينَ وَحَسُنَ أُولَئِكَ رَفِيقًا - النساء: 69

 

Le sens du verset :

 

﴾… ceux-là seront avec ceux qu’Allâh a comblés de Ses bienfaits : les Prophètes, les véridiques, les martyres, et les vertueux. Et quels bons compagnons que ceux-là !﴿ [En-Nissâ' (Les Femmes) : 69].

 

Chaykh El-Islâm Ibn Taymiya رحمه الله a dit :

 

«Il ressemble à cela ce qu’on rapporta qu’un homme a entendu quelqu’un dire :

«Les sources de la sagesse jailliront du cœur et sur la langue de la personne qui vouera une intention sincère pour Allâh pendant quarante jours» [15].

Cet homme-là s’est donc exercé pendant quarante jours afin d’avoir cette sincérité pour obtenir la sagesse, mais n’en a rien eu ! Il s’est plaint alors chez un des sages de la religion et celui-ci lui déclara : « Certes, ta sincérité n’était pas vouée à Allâh عزّ وجلّ mais à la sagesse ! ».

Cela veut dire que dévouer une intention pure à Allâh عزّ وجلّ, c’est de la consacrer pour Sa Face [uniquement pour Lui].

Lorsque celle-ci sera accomplie, la sagesse viendra en conséquence.

Alors que si l’intention est initialement vouée à la sagesse, dans ce cas la sincérité est vouée à elle et non pas à Allah عزّ وجلّ.

En fait, ce qui s’est produit, c’est une illusion de sincérité.

Dans ce sens également, un hadith du Prophète صلّى الله عليه وسلّم stipule :

«Il n’y a jamais une personne qui se comporte avec humilité envers Allâh sans qu’Il l’élève davantage» [16].

Cette personne ne sera pas réellement humble si son intention est d’être élevée par Allâh عزّ وجلّ. Cela est contraire à la modestie» [17].

 

Parmi les propos de nos Salafs (Pieux Prédécesseurs), en ce qui concerne la mise en pratique du savoir acquis, tout en ayant une bonne intention, celui de Mou`âdh Ibn Djabal رضي الله عنه qui a dit :

 

«Faites ce que vous voudriez une fois que vous auriez appris la science, mais sachez qu’Allâh ne vous récompensera pas pour l’avoir apprise sauf si vous la pratiqueriez» [18]

 

ainsi que celui d’Abou Ed-Dardâ' رضي الله عنه:

 

«Il y aura des hommes qui auront la plus maléfique place auprès d’Allâh le Jour Dernier : un savant qui n’a pas bénéficié de son savoir» [19].

 

Il a dit également :

 

«Je ne crains point qu’on me dira (le Jour Dernier) : Tu n’as rien appris ! Mais, j’ai plutôt peur qu’on me dise : qu’as-tu fait ?» [20].

 

Cependant, lorsque quelqu’un aime la science et désire l’app­rendre, cela pourrait être une cause pour que son intention devienne bonne, et qu’Allâh عزّ وجلّ lui facilitera la pratique, lui accordera le bien et lui en fera profiter.

 

On rapporta que Moudjâhid Ibn Djabr رحمه الله a dit :

 

«Nous avons recherché la science alors que nous n’en avons pas une bonne intention.

Puis, avec le temps, Allâh nous a attribué la bonne intention» [21].

 

Ma`mar Ibn Râchid رحمه الله a dit :

 

«Jadis on disait : il arrive qu’un homme ne recherche pas la science pour la cause d’Allâh, mais celle-ci s’impose au point que son intention devienne uniquement pour Allâh» [22].

 

Il est aussi cité dans les deux Sahîhs (recueils de hadiths authentiques d’El-Boukhâri et Mouslim) un hadith, qui est rapporté par Abou Moûssa El-Ach`ari رضي الله عنه, établissant la comparaison entre deux types de personnes : Une qui bénéficie de la bonne voie et la science qu’avait apportées l’Élu صلّى الله عليه وسلّم, et une autre qui n’en tire pas profit.

 

Ce hadith donne une image représentative des intentions des gens en ce qui concerne l’acquisition du savoir et leurs différentes motivations.

 

Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم dit :

 

«La bonne voie et le savoir avec lesquelles Allâh m’a envoyé sont à l’exemple d’une pluie qui abonda sur une terre. Une partie de cette terre, tellement qu’elle est pure, a laissé pénétrer l’eau en elle et a fait poussé beaucoup de fourrage et d’herbes.

Une autre partie infertile a retenu l’eau sur sa surface.

Les gens profitèrent alors - grâce à Allâh - ils burent, abreuvèrent [leur bétail] et cultivèrent [leurs terrains].

Et une troisième partie de cette terre était plate et aride, ne retenait pas l’eau et ne donnait point de fourrage.

Cet exemple s’applique à une personne qui a appris la religion d’Allâh, et a bénéficié de ce que j’en ai apporté : elle a étudié et enseigné.

Et, à l’opposé, une autre qui ne s’est point intéressée au savoir, et n’a pas accepté la bonne voie d’Allâh avec laquelle je suis envoyé» [23].

 

Ibn Hadjar a dit :

 

«El-Qortobi et d’autres savants énoncent : Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم a cité un exemple sur la religion qui lui a été révélée en la comparant à la pluie abondante.

Celle-ci tombe pendant que les gens en ont beaucoup besoin.

C’est ainsi qu’étaient les gens avant l’avènement de son Message.

Comme la pluie qui revivifie une terre morte, les sciences de la religion ressuscitent aussi les cœurs qui sont morts.

Ensuite, il a comparé les gens qui reçoi­vent ce savoir aux différentes sortes de terres sur lesquelles cette pluie tombe.

Il y a parmi ces gens celui qui détient un savoir, le pratique et l’enseigne aux autres.

Celui-là est pareil à une terre de bonne qualité.

Elle laisse l’eau s’y infiltrer pour l’irriguer, et ainsi, les gens bénéficient d’elle.

On trouve également certains individus qui se donnent pour vocation l’accumulation des connaissances en y consacrant toute leur vie, mais soit ils n’appliquent pas les œuvres surérogatoires que la science édicte, soit ils ne s’instruisent pas avec, et malgré, ils la transmettent aux autres.

Ceux-ci ressemblent à la terre sur la surface de laquelle l’eau stagne, qui permet aux gens d’en profiter.

Un autre hadith fait allusion à ce genre de personnes :

«Qu’Allâh resplendisse de beauté un homme qui écoute ma parole puis la transmet tel qu’il l’a entendue» [24].

D’autres personnes écoutent [les cours] de savoir, mais ne les apprennent pas, ne les mettent pas en pratique et ne les transmettent pas non plus.

Elles sont comme une terre marécageuse ou imper­méable qui pollue l’eau ou ne l’accepte pas du tout.

Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم a rassemblé dans cet exemple les deux premières parties, qui sont de bonne nature, parce qu’on peut en tirer avantage.

Et il a évoqué la troisième seule, qui est de mauvaise qualité, parce qu’on ne peut pas en tirer profit» [25].

Les signes de ceux qui sont sincères

 

Parmi les signes de celui qui est sincère et véridique ce qui suit :

 

-Il doit aimer la religion et s’appliquer à recommander la vérité et à endurer les difficultés.

 

Et, si on lui propose de choisir entre deux choses : une pour la cause d’Allâh عزّ وجلّ et une autre relavant des affaires de ce bas monde ; il choisira celle qui lui procurera la récompense d’Allâh عزّ وجلّ.

 

Il la préférera à la vie présente parce qu’elle est éphémère alors que la vie dernière est éternelle.

 

Il sait bien que la dernière est meilleure.

 

Dans ce sens, Allâh عزّ وجلّ dit :

 

وَلَلْآخِرَةُ خَيْرٌ لَكَ مِنَ الأُولَى - الضحى: 4

 

Le sens du verset :

 

﴾La vie dernière t’est, certes, meilleure que la vie présente﴿ [Ed-Dhouha (Le Jour Montant) : 4].

 

Il dit également :

 

وَالْآخِرَةُ خَيْرٌ وَأَبْقَى - الأعلى: 17

 

Le sens du verset :

 

﴾… alors que l’au-delà est meilleur est plus durable﴿ [El-A`lâ (Le Très Haut) : 17].

 

Comme Il énonce aussi :

 

قُلْ مَتَاعُ الدُّنْيَا قَلِيلٌ وَالآخِرَةُ خَيْرٌ لِمَنِ اتَّقَى - النساء: 77

 

Le sens du verset :

 

﴾Dis : « La jouissance d’ici-bas est éphémère, mais la vie future est meilleure pour quiconque craint pieusement [Allâh] »﴿ [En-Nissâ' (Les Femmes) : 77].

 

-Il accepte la parole de vérité, qu’elle soit en sa faveur ou contre lui.

 

À l’opposé, il se met en colère à cause d’une parole injuste qu’elle soit pour ou contre lui.

 

Il n’agit pas dans l’intérêt de se satisfaire soi-même, mais de satisfaire, plutôt, son Seigneur عزّ وجلّ.

 

Même s’il risque que les gens s’indignent contre lui, perd leur estime et sa valeur se réduit à leurs yeux.

 

Cela dans le but d’amélio­rer la relation qu’entretient son cœur à l’égard d’Allâh عزّ وجلّ.

 

En effet : «La rétribution est proportionnée à l’action»

Et : «Celui ayant une mauvaise intention sera traité à l’opposé de son intention».

 

Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم dit :

 

«Quiconque recherchant l’agrément d’Allâh même si en soulevant la colère des gens ; Allâh le protègera des gens.

Et quiconque mettant en courroux Allâh afin de satisfaire les gens, Allâh l’abandonnera alors aux gens» [26].

 

Ibn El-Qayyim رحمه الله a dit :

 

«Comme celui qui fait parade de ce qu’il ne détient pas n’est pas sincère, il montre aux gens une chose tout en dissimulant ce qui s’y oppose : Allâh l’a traité donc à l’encontre de sa visée.

Certes, le fait de punir par le contraire du [mauvais] dessein de l’homme est une chose établie par la religion et le destin.

Tandis que la personne qui est sincère se réjouira tôt, en guise de récompense, de l’amour et l’estime des gens, celle qui se pare de choses qu’elle n’a pas sera châtiée par l’avilissement des gens ; car elle s’est avilie intérieurement auprès d’Allâh.

Les Noms sublimes et les Attributs suprêmes d’Allâh ainsi que la sagesse de Son décret imposent cette conséquence» [27].

 

-Il déteste que quelqu’un soit au courant des bonnes œuvres qu’il fait, où qu’elles lui soient attribuées.

 

Ech-Châfi`i رحمه الله a dit :

 

«J’aurais aimé que les gens apprennent le savoir sans qu’ils m’attri­buent aucune lettre» [28].

 

-Il voudra aussi - dans le domaine de l’enseignement du bien et l’émission de fatwas suivant la vérité - que cette tâche soit prise en charge par autrui.

 

Mais s’il se trouve contraint à le faire, il s’appli­querait à observer la vérité, tout en détournant le dos aux avidités de l’âme et en s’élevant au-dessus de la passion et de ses emprises.

 

-S’il entre dans un débat avec quelqu’un, il ne tenterait pas de le vaincre en usant des ambiguïtés et des arguments faux.

 

Il sait bien que cela ne fait partie ni de la piété ni de la sincérité.

 

Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم dit :

 

«Quiconque dispute [dans une affaire] de faux, tout en ayant connaissance, demeure exposé au courroux d’Allâh jusqu’à ce qu’il en cesse» [29].

 

Il désirera plutôt qu’Allâh عزّ وجلّ révèle la vérité du côté de son adversaire.

 

Ech-Châfi`i رحمه الله a dit :

 

«Je n’ai jamais tenu un débat avec quelqu’un sans que j’aime qu’il soit assisté et bien guidé [par Allâh].

Et je n’ai jamais polémiqué avec une personne sans que je sois indifférent au fait qu’Allâh révèle la vérité sur ma langue ou sur la sienne» [30].

 

Abou Hâmid El-Ghazzâli a cité d’autres signes qui renseignent sur la sincérité et la véracité en disant :

 

«Sache que cela comprend des signes :

1 - Quand une personne meilleure que lui en ce qui concerne le prêche et le savoir brille et attire les gens vers elle, il ne doit pas l’envier. Il doit plutôt être heureux…

2 - Lorsque les notables viennent assister à sa séance de science, il ne change point son discours. Il doit rester immuable, car les gens doivent être, à ses yeux, au même point d’égalité.

3 - C’est aussi un individu qui n’aime pas que les gens le suivent dans les rues, ou marchent derrière lui dans les marchés. Et il existe beaucoup d’autres signes dont le recensement sera trop long» [31].

La difficulté concernant la sincérité est de maintenir la stabilité de l’intention

 

En vérité, avoir une véritable sincérité est une tâche des plus pénibles pour l’âme et des plus dures pour le cœur, afin de rester exempt des mauvaises visées et des désires de ce bas monde.

 

Le caractère dur de cette tâche tient au fait que les cœurs sont de natures très mouvantes.

 

Leurs intentions ne sont pas constantes.

 

C’est pourquoi le Prophète صلّى الله عليه وسلّم a démontré comment les objectifs et les visées du cœur sont réellement instables.

 

À cause de cela, il invoquait fréquemment Allâh عزّ وجلّ de l’affermir sur la religion.

 

Il disait :

 

«Chaque cœur est accroché à un des Doigts du tout Miséricor­dieux.

S’Il veut, Il l’affirme [dans la bonne voie], et s’Il veut Il l’égare.

Et la balance est en la Main du tout Miséricordieux, Il élève des personnes comme Il rabaisse d’autres, et ce, jusqu’au Jour de la Résurrection» [32].

 

Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم invoquait Allâh عزّ وجلّ en disant :

 

«Ô Toi Qui retournes les cœurs !

Affermis mon cœur sur Ta religion» [33].

 

Et il utilisait souvent dans ses serments l’expression :

 

«Non, par Celui qui retourne les cœurs !» [34].

 

Donc, la sincérité n’est pas une chose facile ; Et beaucoup de savants et de pieux ont eu du mal à remédier à leurs intentions.

 

On rapporta que Soufyâne Eth-Thawri رحمه الله a dit :

 

«Je n’ai jamais traité une chose qui est plus difficile que mon intention : à chaque fois elle change» [35].

 

El-Fadhl Ibn Ziyâd رحمه الله a demandé à El-Imâm Ahmad رحمه الله:

 

«Comment faire avec l’intention ?».

Ahmad répon­dit : «On doit s’examiner à chaque fois qu’on désire faire une action avec ostentation» [36].

 

Et puisque l’âme se penche, de nature, au mal et s’éloigne du bien, incite au mal et se laisse traîner par la passion et les désirs, et puisque l’homme peut y succomber à cause de son ignorance ou de son inadvertance, donc il se doit de connaître les choses qui s’opposent à la sincérité afin d’en être prudent.

 

Il faut qu’il sache ce qui contredit la sincérité pour qu’il s’en mette en garde, et qu’il ait tout le temps conscience qu’Allâh عزّ وجلّ le regarde, au point d’avoir la conviction qu’Allâh عزّ وجلّ est en parfaite connaissance de ses oeuvres et de ce qu’il cache.

 

Comme il doit être aussi apaisé lorsqu’il demande Son secours et se met à Lui obéir, ressentant l’assurance spirituelle dans le fait de l’évoquer et de demander sa protection de toute tare ou mauvais caractère.

 

Aussi, il doit procéder à un examen de conscience de ses œuvres quotidiennes ; s’il commet une injustice, il doit la regretter, se repentir et demander pardon à Allâh عزّ وجلّ.

 

De même, il lui faudrait accomplir une bonne action qu’il juge suffisante pour réparer ce qu’il a corrompu.

 

Il procédera ainsi dans un esprit d’endurance et de persévérance - en considérant ceci comme un combat pour la cause d’Allâh عزّ وجلّ - afin de purifier son âme.

 

Par conséquent, il méritera d’être honoré et agréé par Allâh عزّ وجلّ, et pourra suivre le chemin des croyants sincères et véridiques qu’il prendra pour exemple ; Ceux qui font partie des gens de patience et de certitude inébranlable.

 

Nous demandons à Allâh de nous attribuer le savoir et la foi. Sans doute ils sont les meilleurs dons du Tout-Miséricordieux.

 

Également, leurs partisans sont les meilleures créatures dans cette existence. Ils sont aptes à se hisser aux rangs les plus élevés.

 

Ibn El-Qayyim رحمه الله a dit :

 

«La meilleure chose que les âmes et les cœurs puissent obtenir est le savoir et la foi.

C’est par eux que le serviteur ait la supériorité ici-bas et dans l’au-delà.

Voilà pourquoi Allâh عزّ وجلّ les a cités réunis dans le verset :

وَقَالَ الَّذِينَ أُوتُوا الْعِلْمَ وَالإِيمَانَ لَقَدْ لَبِثْتُمْ فِي كِتَابِ اللهِ إِلَى يَوْمِ الْبَعْثِ - الروم: 56

Le sens du verset :

﴾Tandis que ceux à qui le savoir et la foi furent donnés diront : « Vous avez demeuré d’après le décret d’Allâh jusqu’au Jour de la Résurrection…﴿ [Er-Roûm (Les Romains) : 56]

et Sa Parole عزّ وجلّ:

يَرْفَعِ اللهُ الَّذِينَ آمَنُوا مِنْكُمْ وَالَّذِينَ أُوتُوا الْعِلْمَ دَرَجَاتٍ - المجادلة: 11

Le sens du verset :

﴾Allâh élèvera en degrés ceux d’entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu le savoir﴿ [El-Moudjâdala (La Discussion) : 11] » [37].

 

Nous invoquons Allâh عزّ وجلّ de nous préserver de l’erreur, de nous guider vers le véritable et meilleur savoir et l’œuvre la plus accomplie.

 

Certes, Il en est Maître et Capable.

 

Notre dernière invocation est qu’Allâh, le Seigneur des Mondes, soit loué et que paix et salut soient sur notre Prophète Mouhammad, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

[1]  La recherche du savoir peut être considérée entièrement meilleure que le djihad.

Car les gens en ont tout le temps besoin.

Le djihad, par contre, est préférable pour une personne qui est forte, et aussi selon les périodes, les circonstances et les endroits.

Il a été rapporté qu’El-Imâm Ahmad a dit : «Il n’y a rien qui est égal au savoir lorsque l’intention de celui qui le recherche est bonne».

Il a dit également : «Les gens ont besoin de la science plus que le pain et l’eau. Car on a besoin du savoir à toute heure. Tandis que le pain et l’eau, on n’en a besoin qu’une ou deux fois par jour seulement».

[2]  Ibn Hadjar a dit dans Fat’h El-Bâri (1/165) : «Ce hadith veut dire que celui qui ne s’instruit pas dans la religion - en apprenant les règles de l’Islam ainsi que les branches qui s’y attachent - est donc privé du bien».

[3]  Rapporté par El-Boukhâri, chapitre du « Savoir » (1/164), pour ce qui est de : quiconque pour qui Allâh veut du bien, Il lui attribuera la compréhension de la religion, et par Mouslim, chapitre de «L’aumône légale» (7/128), concernant l’interdiction de la mendicité, d’après Mou`âwiya Ibn Abi Soufyâne رضي الله عنهما.

[4]  Hadith consensuel : il est rapporté par El-Boukhâri, chapitre du «Début de la révélation» (1/9), à propos de la manière du commencement de la révélation au Prophète صلّى الله عليه وسلّم, par Mouslim, chapitre de «La gouvernance» (13/35), concernant son propos صلّى الله عليه وسلّم: «Certes les actions ne valent que par les intentions», par Abou Dâwoûd, chapitre du «Divorce» (2/651), concernant les intentions et les expressions ayant rapport au divorce, par Et-Tirmidhi, chapitre du «Djihad» (4/179), concernant ce qui est rapporté à propos de celui qui combat par ostentation et pour la vie d’ici-bas, par En-Nassâ'i, chapitre de «La purification» (1/58), concernant l’intention pour faire les ablutions, par Ibn Mâdjah, chapitre de «L’ascétisme» (2/1413), concernant l’intention et par Ahmad (1/25, 43), par l’intermédiaire de `Omar Ibn El-Khattâb رضي الله عنه.

[5]  Rapporté par Et-Tabarâni dans El-Mou`djam El-Kabîr (2/165, 167), par Ibn Abi Chayba dans El-Moussannaf (7/182) et par Ech-Chaybâni dans El-Âhâd Wal-Mathâni (4/293), d’après Djoundoub Ibn `Abd Allâh El-Azdi رضي الله عنه.

Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Sahîh Et-Targhîb Wat-Tarhîb (2/289) (hadith 2328).

[6]  Voir : El-Mouwâfaqât d’Ech-Châtibi (1/75).

[7]  Voir : El-Madjmoû`a El-`Ilmiyya de Bakr (p.182).

[8]  Rapporté par Et-Tirmidhi, chapitre de «La description de la résurrection» (4/642), d’après Anas Ibn Mâlik رضي الله عنه et par Ibn Mâdjah, chapitre de «L’ascétisme» (2/1375), concernant le souci accordé à la vie d’ici-bas, d’après Zayd Ibn Thâbit رضي الله عنه.

Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Es-Silsila Es-Sahîha (2/670), (hadith 949, 950).

[9]  Voir : Sounane Ed-Dârimi (1/82).

[10] Rapporté par Abou Dâwoûd, chapitre du «Savoir» (4/71), concernant la recherche du savoir pour d’autre dessein que la cause d’Allâh, par Ibn Mâdjah dans l’introduction d’Es-Sounane (1/92), concernant le fait de tirer avantage du savoir et sa mise en application, par Ibn Hibbâne (1/279, (hadith 78)) et par El-Hâkim (1/160, (hadith 279)), d’après Abou Hourayra رضي الله عنه.

Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Sahîh Et-Targhîb Wat-Tarhîb (1/153), (hadith 105).

[11] Rapporté par Et-Tirmidhi, chapitre du «Savoir» (5/32), concernant celui qui vise par le savoir la vie d’ici-bas, par Ibn Abi Ed-Dounya dans Kitâb Es-Samt (1/105, (hadith 141)) et dans Kitâb El-Ghîba Wan-Namîma (1/15, (hadith 3)), d’après Ka`b Ibn Mâlik رضي الله عنه.

Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Sahîh Et-Targhîb Wat-Tarhîb (1/153), (hadith 106).

[12] Voir : note 1, page 185.

[13] Voir : Sounane Ed-Dârimi (1/80).

[14] Rapporté par Mouslim, chapitre de «La gouvernance» (13/50), concernant celui qui combat pour l’ostentation et la renommée ; il méritera alors d’être voué à l’enfer, par En-Nassâ'i, chapitre du «Djihad» (6/32), concernant celui qui combat pour que les gens disent : cet homme est courageux, par El-Hâkim (1/107, 2/110) et El-Bayhaqi (9/168), d’après Abou Hourayra رضي الله عنه.

[15] Rapporté par El-Qoudhâ`i dans Mousnad Ech-Chihâb (1/285), d’après le hadith Marfoû` (propos, acte ou approbation attribué au Prophète صلّى الله عليه وسلّم) rapporté par Ibn `Abbâs رضي الله عنهما et Abou Nou`aym dans El-Hilya (5/189), d’après le hadith Marfoû` rapporté par Abou Ayyoûb El-Ansâri رضي الله عنه.

Ce hadith est jugé faible par El-Albâni dans El-Djâmi` Es-Saghîr Wa Ziyâdâtih (5/155, (hadith 5375)) et dans Dha`îf Et-Targhîb Wat-Tarhîb (1/20), (hadith 6) et dans Es-Silsila Adh-Dha`îfa (1/55) (hadith 38).

[16] Rapporté par Mouslim, chapitre de «La bonté, du maintien de la relation et des bienséances» (16/141), concernant la recommandation du pardon et de la modestie, par Et-Tirmidhi, chapitre du «Bien et du maintien de la relation» (4/376), concernant ce qui est dit de la modestie, par Ibn Khouzayma dans Es-Sahîh (4/97) et El-Bayhaqi dans Es-Sounane El-Koubra (4/187), par l’intermédiaire d’Abou Hourayra رضي الله عنه.

[17] Voir : El-Fatâwa El-Koubra d’Ibn Taymiya (6/272).

[18] Rapporté par Ed-Dârimi dans Es-Sounane (1/81), concernant la mise en application du savoir que l’on acquiert et le fait d’avoir une bonne intention en l’acquérant.

[19] Ibid. Même partie (p.82).

[20] Ibid. Il est rapporté également par `Abd Er-Razzâq dans El-Moussannaf avec ce même sens, chapitre du «Savoir» (10/238), d’après Abou Ed-Dardâ' رضي الله عنه.

[21] Rapporté par Ed-Dârimi dans Es-Sounane (1/101), concernant celui qui recherche le savoir sans avoir une bonne intention, mais le savoir lui a imposé, ensuite, cette bonne intention.

[22] Rapporté par `Abd Er-Razzâq dans El-Moussannaf (10/239), concernant «Le savoir» (hadith 20642).

[23] Rapporté par El-Boukhâri, chapitre du «Savoir» (1/175), concernant le mérite de celui qui apprend et enseigne et par Mouslim, chapitre des «Vertus» (15/45-46), pour ce qui est de démontrer l’exemple qui se rapporte à la bonne voie et le savoir par lesquelles le Prophète صلّى الله عليه وسلّم a été envoyé, d’après Abou Moûssa El-Ach`ari رضي الله عنه.

[24] Rapporté par Abou Dâwoûd, chapitre du «Savoir» (4/64), concernant le mérite de propager le savoir, par Et-Tirmidhi, chapitre du «Savoir» (5/33), concernant ce qui est rapporté pour inciter à transmettre le savoir que l’on entend et par Ibn Mâdjah dans l’introduction d’Es-Sounane (1/84), concernant celui qui transmet un savoir, d’après Zayd Ibn Thâbit رضي الله عنه.

Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Sahîh Sounane Abi Dâwoûd, (hadith 3660) et dans Sahîh Et-Targhîb (hadith 90).

[25] Voir : Fat’h El-Bâri d’Ibn Hadjar (1/177).

[26] Rapporté par Ibn Hibbâne, chapitre de la «Gouvernance» (hadith 1541), concernant celui qui recherche l’agrément d’Allâh même en soulevant la colère des gens et par El-Baghawi dans Charh Es-Sounna, chapitre de «L’adoucissement des cœurs» (14/412), concernant le verset suivant :

فَلاَ تَخْشَوُا النَّاسَ وَاخْشَوْنِ - المائدة: 44

Le sens du verset :

﴾Et ne craignez pas les gens mais craignez Moi﴿ [El-Mâ'ida (La Table Servie) : 44], d’après `Â'icha رضي الله عنها.

Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Es-Silsila Es-Sahîha (5/392), (hadith 2311).

[27] Voir : I`lâm El-Mouwaqqi`îne d’Ibn El-Qayyim (2/180).

[28] Voir : Hilyat El-Awliyâ' d’El-Asfahâni (9/88), El-Ihyâ' d’El-Ghazzâli (1/26), Sifat Es-Safwa d’Ibn El-Djawzi (2/251) et Djâmi` El-`Ouloûm Wal-Hikam d’Ibn Radjab (1/23).

[29] Rapporté par Abou Dâwoûd, chapitre des «Sentences» (4/23), concernant celui qui supporte quelqu’un dans un débat sans qu’il sache le sujet de divergence, par El-Hâkim dans El-Moustadrak (2/27), par El-Bayhaqi dans Es-Sounane El-Koubra (6/82) et dans Chou`ab El-Îmâne (5/304) et par Ahmad dans El-Mousnad (2/70), d’après `Abd Allâh Ibn `Omar رضي الله عنهما.

Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Es-Silsila Es-Sahîha (1/2/178) (hadith 438) et dans Sahîh Sounane Abi Dâwoûd (2/396) (hadith 3597).

[30] Voir : Hilyat El-Awliyâ' d’El-Asfahâni (9/88), El-Ihyâ' d’El-Ghazzâli (1/26), Sifat Es-Safwa d’Ibn El-Djawzi (2/51) et Faydh El-Qadîr d’El-Manâwi (3/90).

[31] Voir : Ihyâ' `Ouloûm Ed-Dîne (3/329).

[32] Rapporté par Ibn Mâdjah dans l’introduction d’Es-Sounane (1/72), concernant ce que la secte des Djahmites a renié, par Ibn Hibbâne, dans Es-Sahîh (3/222), par El-Hâkim dans El-Moustadrak (1/706, 4/357) et par Ahmad dans El-Mousnad (4/182), d’après En-Nawwâs Ibn Sam`âne El-Kilâbi رضي الله عنه.

Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Dhilâl El-Djanna (1/98 (hadith 219)) et dans Sahîh Ibn Mâdjah (1/86 (hadith 166)).

[33] Fait partie du hadith précédent d’En-Nawwas Ibn Sam`âne. (Voir les références des hadiths citées plus haut).

[34] Rapporté par El-Boukhâri, chapitre des «Serments et des vœux» (11/532), concernant la manière avec laquelle le Prophète صلّى الله عليه وسلّم faisait son serment, par Abou Dâwoûd, chapitre des «Serments et des vœux» (3/577), concernant ce qui est rapporté au sujet du serment que faisait le Prophète صلّى الله عليه وسلّم, par Et-Tirmidhi, chapitre des «Serments et des vœux» (4/113), concernant comment faisait le Prophète صلّى الله عليه وسلّم son serment, et par En-Nassâ'i, chapitre des «Serments et des vœux» (7/2), d’après `Abd Allâh Ibn `Omar رضي الله عنهما.

[35] Voir : Hilyat El-Awliyâ' d’El-Asfahâni (7/5, 62), El-Djâmi` Li Akhlâq Er-Râwi d’El-Baghdâdi (1/317) et Djâmi` El-`Ouloûm Wal-Hikam d’Ibn Radjab (1/13).

[36] Voir : Djâmi` El-`Ouloûm Wal-Hikam d’Ibn Radjab (1/10).

[37] Voir : El-Fawâ'id d’Ibn El-Qayyim (103).

 

Publié par ferkous.com

الإخلاص بركة العلم وسر التوفيق

فضيلةُ العلم الشرعي والحضُّ على طلبه
الحمدُ لله ربِّ العالمين، والصلاةُ والسلام على مَن أرسله اللهُ رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانِه إلى يوم الدِّين، أمّا بعد
فإنَّ اكتسابَ مادة كلِّ عِلْمٍ ينبغي أن تكون وَفق أُسُسٍ يبني عليها طالبُ العلم مسيرتَه التحصيليةَ، والعلمُ الشرعيُّ لا يخرج عن هذا المعنى؛ لأنَّ الأصل في الإنسان الجهلُ، لقوله تعالى

وَاللَّهُ أَخْرَجَكُمْ مِنْ بُطُونِ أُمَّهَاتِكُمْ لاَ تَعْلَمُونَ شَيْئًا - النحل: ٧٨

، لكنه مأمور بطلبه في قوله تعالى

 فَاعْلَمْ أَنَّهُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ - محمّد: ١٩

 وقوله عزّ وجلّ

اعْلَمُوا أَنَّ اللَّهَ شَدِيدُ الْعِقَابِ وَأَنَّ اللَّهَ غَفُورٌ رَحِيمٌ - سورة المائدة

وكلُّ ما أمر اللهُ عزّ وجلَّ به فهو عبادةٌ، فيكون طَلَبُ العِلْمِ في طليعة العبادات وأجلِّها، بل جعله اللهُ قسيمًا للجهاد في سبيل الله(١)، وهو منه قال الله تعالى

وَمَا كَانَ الْمُؤْمِنُونَ لِيَنْفِرُوا كَافَّةً فَلَوْلاَ نَفَرَ مِنْ كُلِّ فِرْقَةٍ مِنْهُمْ طَائِفَةٌ لِيَتَفَقَّهُوا فِي الدِّينِ وَلِيُنْذِرُوا قَوْمَهُمْ إِذَا رَجَعُوا إِلَيْهِمْ لَعَلَّهُمْ يَحْذَرُونَ - سورة التوبة: ١٢٢

، ذلك لأنّ العلمَ الشرعيَّ سببُ الهداية، وقائدٌ إلى تقوى الله، وسبيلُ النجاة والوقايةِ من النار، قال اللهُ تعالى

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا قُوا أَنْفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا - التحريم: ٦

ووقايةُ النَّفْسِ والأهلِ من النار إنما تكون بالإيمان والعمل الصالح، ولا يتمُّ ذلك إلاَّ بالعلم الشرعي الصحيح حتى يتمكّن من أدائه والقيام به على الوجه المطلوب شرعًا، لذلك كان من حَظِيَ برزقِ اللهِ إياه العلمَ الشرعي فقد فتح الله عليه به، وأراد اللهُ به خيرًا، ومَنْ مُنِعَ فقد حُرِم الخير(٢)، قال صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم

 مَنْ يُرِدِ اللهُ بِهِ خَيْرًا يُفَقِّهْهُ فِي الدِّينِ

(٣)
ولَمَّا كان العلمُ الشرعيُّ عبادةً فإنه ينبغي طلبه ضمن هيئةٍ راسخةٍ في نفس الطالب ليُؤْثِرَ بها الحقَّ والفضيلةَ، ويرغب في رفع الجهل عنه وإزالته عن غيره، وحبّ المعروف وترسيخه، تلك الهيئةُ المطلوبةُ هي النيةُ الخالصة الصادقةُ التي تتكيَّفُ بها جميع الأعمال صحّةً وفسادًا تبعًا لها إذ

الأَعْمَالُ بِالنِّيَّاتِ وَإِنَّمَا لِكُلِّ امْرِئٍ مَا نَوَى

(٤)

، والنيةُ في الطَّلَب يجب فيها الإخلاص لله سبحانه فهو شرطُ العبادة وركنُ التوحيد، قال تعالى

وَمَا أُمِرُوا إِلاَّ لِيَعْبُدُوا اللَّهَ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ حُنَفَاءَ - البينة: ٥

وقال تعالى

 فَاعْبُدِ اللَّهَ مُخْلِصًا لَهُ الدِّينَ - سورة الزمر: ٢

قاعدة الإخلاص قوام المطالب العلمية
هذا، وقاعدةُ الإخلاص في الطلب إنما تتأتَّى بنيَّةِ التقرُّب إلى الله تعالى بكلِّ ما يستلزمُ محبّتَه ورضاه، من العِلْمِ به سبحانه وبصفاته، وما يجب له من القيام بأمره، وتنزيهه من العيوب والنقائص، وبمعرفة ما يجب على المكلَّف من أمر دينه في عباداته ومعاملاته، ومعرفة حلاله من حرامه، ساعيًا في ذلك بعزمٍ في رفع الجهل عن نفسه، وحِفظ شريعة الله تعالى بالتعلُّم وضبط حفظه في الصدر وتقييده بالكتابة، والعمل بما حفظه وضبطه امتثالاً لأوامر الشرع ووقوفًا عند حدوده؛ لأنّ ثمرة العلم العمل، وبقاء العلم ببقاء العمل، بل هو من لوازم الإخلاص وسببُ نمائه وزيادتِه، قال صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم

مَثَلُ العَالِمِ الَّذِي يُعَلِّمُ النَّاسَ الخَيْرَ وَيَنْسَى نَفْسَهُ كَمَثَلِ السِّرَاجِ يُضِيءُ لِلنَّاسِ وَيَحْرِقُ نَفْسَهُ

(٥)

 ذلك لأنّ العمل هو شُكْرُ الله على نعمةِ العلم، وقد قال تعالى

 لَئِنْ شَكَرْتُمْ لَأَزِيدَنَّكُمْ - إبراهيم: ٧

ومن عمل بما عَلِمَ ورَّثه اللهُ عِلمَ ما لم يعلم، ومَن لمْ يعمل بعلمه لَمْ يكن صادقًا في طلبه وعُوقب بنسيان العلم وضياع معارِفِه وحرمانه من الخير، واستحقّ المقتَ والآفات، قال تعالى

 فَبِمَا نَقْضِهِمْ مِيثَاقَهُمْ لَعَنَّاهُمْ وَجَعَلْنَا قُلُوبَهُمْ قَاسِيَةً يُحَرِّفُونَ الْكَلِمَ عَنْ مَوَاضِعِهِ وَنَسُوا حَظًّا مِمَّا ذُكِّرُوا بِهِ - المائدة: ١٣

، ويتبيَّن من الآية أنّ ترك العمل بالعلم يورِّثُ فشلاً في الطلب ومَحْقًا للبركة ونسيانًا ذِهنيًّا وعمليًّا بترك النهوض به والقيام بلوازمه، قال الثوري

العِلْمُ يَهْتِفُ بِالعَمَلِ، فَإِنْ أَجَابَهُ وَإِلاَّ ارْتَحَلَ

(٦)

، مِن أَجْلِ ذلك كان الصدقُ خُلُقًا مُقترِنًا بالإخلاص يتحلَّى به الطالبُ قبل العِلم ولا يتحقَّقُ الارتقاءُ في مدارج الكمالِ والعلمِ إلاَّ لصادقٍ، قال الأوزاعيُّ -رحمه الله

«تَعَلَّمِ الصِّدْقَ قَبْلَ أَنْ تَتَعَلَّمَ العِلْمَ»

وقال وكيع -رحمه الله

هَذِهِ الصَّنْعَةُ لاَ يَرْتَفِعُ فِيهَا إِلاَّ صَادِقٌ

(٧)

هذا، وكما أنَّ من الإخلاص أن ينوي رفعَ الجهلِ عن نفسه فعليه أن يستتبِعَه -أيضًا- بِنيَّةِ رفعِ الجهل عن غيره، وذلك بالدعوة إلى الله تعالى بتبليغ العلم للناس وبيانِ ذكر الله وما نزل من الحقِّ، ونشرِه ليحصل به النفعُ والهدى، مِصداقًا لقول الله تعالى

 قُلْ هَذِهِ سَبِيلِي أَدْعُو إِلَى اللَّهِ عَلَى بَصِيرَةٍ أَنَا وَمَنِ اتَّبَعَنِي - يوسف: ١٠٨

 وقوله تعالى

 وَإِذْ أَخَذَ اللَّهُ مِيثَاقَ الَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ لَتُبَيِّنُنَّهُ لِلنَّاسِ وَلاَ تَكْتُمُونَهُ - آل عِمران: ١٨٧

، ويعمل على حماية جناب التوحيد، وصيانةِ كمال الدِّين ممَّا قد يُقحم فيه ما ليس منه، والدفاعِ عن شريعة الله التي جاء بها المصطفى صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم وحِفظها من زيادة المبتدعين، واستدراكات المستدركين
اختلاف النيات في تحصيل العلم
• فمن صاحبته هذه النيةُ الخالصةُ الصادقةُ بالعمل الصالح كان على هُدًى وبصيرةٍ، وخيرٍ ونعمةٍ وَتُقًى، قال تعالى

وَالَّذِينَ اهْتَدَوْا زَادَهُمْ هُدًى وَآتَاهُمْ تَقْوَاهُمْ - سورة محمّد: ١٧

وفتحَ اللهُ له أبوابَ الخيرِ، وأَتَتْهُ الدنيا راغمةً، وحصل له ثواب الآخرة، لسلامة قصده وصلاح نيّته، قال تعالى

 مَنْ عَمِلَ صَالِحًا مِنْ ذَكَرٍ أَوْ أُنْثَى وَهُوَ مُؤْمِنٌ فَلَنُحْيِيَنَّهُ حَيَاةً طَيِّبَةً وَلَنَجْزِيَنَّهُمْ أَجْرَهُمْ بِأَحْسَنِ مَا كَانُوا يَعْمَلُونَ - سورة النحل: ٩٧

وقال صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم

 مَنْ كَانَتِ الآخِرَةُ هَمَّهُ جَعَلَ اللهُ غِنَاهُ فِي قَلْبِهِ، وَجَمَعَ لَهُ شَمْلَهُ، وَأَتَتْهُ الدُّنْيَا وَهِيَ رَاغِمَةٌ

(٨)

 وقال إبراهيمُ النَّخَعِيُّ -رحمه الله

مَنِ ابْتَغَى شَيْئًا مِنَ العِلْمِ يَبْتَغِي بِهِ وَجْهَ اللهِ آتَاهُ اللهُ مِنْهُ مَا يَكْفِيهِ

(٩)

 أمّا مَن أُصيبت نيَّتُه في صميم صِدْقِ طَلَبِ العلم بِكَدَرٍ وَزَغَلٍ، وجعل تحصيلَه له مَطِيّةً لأغراضٍ وأعراضٍ: مِن طلب الدنيا والمالِ والرئاسةِ والظهورِ والتفوّقِ والسُّمْعَةِ والرِّياء والمحمدة وغيرِها من المقاصد السيّئة؛ فإنّ إرادته تشوبُها شوائبُ الفساد والبطلان، وتزول من جرَّائها بركةُ العلم وترتفع خيريتُه، قال صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم

مَن تَعلَّمَ عِلْمًا مِمَّا يُبْتَغَى بِهِ وَجْهُ اللهِ لاَ يَتَعَلَّمُهُ إِلاَّ لِيُصِيبَ بِهِ عَرَضًا مِنَ الدُّنْيَا، لَمْ يَجِدْ عَرْفَ الجَنَّةِ يَوْمَ القِيَامَةِ

(١٠)

يعني: ريحها. وفي حديثٍ آخرَ

مَنْ طَلَبَ العِلْمَ لِيُجَارِيَ بِهِ العُلَمَاءَ، أَوْ لِيُمَارِيَ بِهِ السُّفَهَاءَ، أَوْ يَصْرِفَ بِهِ وُجُوهَ النَّاسِ إِلَيْهِ، أَدْخَلَهُ اللهُ النَّارَ

(١١)

، وقد ينال بعلمه ما يبتغيه بنيته الفاسدةِ من إحراز دنياه، ولا يحصِّل منها إلاَّ ما كُتب له، لكنّ جزاءَه الفقرُ والتشتيتُ والغفلةُ والضياع في الدنيا، وكان عاقبةُ أمرِه خُسرًا، قال الله تعالى 

مَنْ كَانَ يُرِيدُ الْحَيَاةَ الدُّنْيَا وَزِينَتَهَا نُوَفِّ إِلَيْهِمْ أَعْمَالَهُمْ فِيهَا وَهُمْ فِيهَا لاَ يُبْخَسُونَ - سورة هود: ١٥

، فمن جرَّد قصدَه إلى الدنيا يُعْطِهِ اللهُ تعالى بعمله ثوابَ الدنيا إذا شاء سبحانه كما جاء تقييدُ الآية في قوله تعالى

مَنْ كَانَ يُرِيدُ الْعَاجِلَةَ عَجَّلْنَا لَهُ فِيهَا مَا نَشَاءُ لِمَنْ نُرِيدُ ثُمَّ جَعَلْنَا لَهُ جَهَنَّمَ يَصْلاَهَا مَذْمُومًا مَدْحُورًا - سورة الإسراء: ١٨

، وليس له أن يطلب بالعلم الشرعي أمرًا غير ما شرع له؛ لأنه عبادةٌ، ومن ابتغى بالعبادة غيرَ ما شرعت له فقد ناقض الشريعةَ، وجزاءُ من ناقضَهَا بطلانُ العمل، وقد يُعامَلُ بنقيض مقصوده، قال صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم

وَمَنْ كَانَتِ الدُّنْيَا هَمَّهُ جَعَلَ اللهُ فَقْرَهُ بَيْنَ عَيْنَيْهِ، وَفَرَّقَ عَلَيْهِ شَمْلَهُ، وَلَمْ يَأْتِهِ مِنَ الدُّنْيَا إِلاَّ مَا قُدِّرَ لَهُ

(١٢)

، قال الحسنُ بنُ أبي الحسن البصري -رحمه الله

مَنْ طَلَبَ شَيْئًا مِنْ هَذَا العِلْمِ فَأَرَادَ بِهِ مَا عِنْدَ اللهِ يُدْرِكْ إِنْ شَاءَ اللهُ، وَمَنْ أَرَادَ بِهِ الدُّنْيَا فَذَاكَ حَظُّهُ مِنْهُ

(١٣)

؛ ذلك لأنه استعمل العبادةَ فيما لم تشرع لأجله، واتخذها مَطِيَّةً لتحصيل غَرَضِهِ، فكان ظُلمًا في حقِّ الله على عباده، وتلاعبًا بالشريعة بوضع الأمور في غير مواضعها، فاستوجب أن يكون أوّلَ الناس يُقضى يوم القيامة: ثلاثة أجهدوا أنفسَهم في الطاعات والعبادات ولم تنفعهم طاعتُهم وعبادتُهم وإنما صارت عذابًا؛ لأنهم لم يبتغوا بها وَجْهَ الله تعالى، فمن هؤلاء

…وَرَجَلٌ تَعَلَّمَ العِلْمَ وَعَلَّمَهُ، وَقَرَأَ القُرآنَ، فَأُتِيَ بِهِ فَعَرَّفَهُ نِعَمَهُ، فَعَرَفَهَا، قَالَ: فَمَا عَمِلْتَ فِيهَا؟ قَالَ: تَعَلَّمْتُ العِلْمَ وَعَلَّمْتُهُ، وَقَرَأْتُ فِيكَ القُرْآنَ، قَالَ: كَذَبْتَ، وَلَكِنَّكَ تَعَلَّمْتَ العِلْمَ لِيُقَالَ: عَالِمٌ، وَقَرَأْتَ القُرْآنَ لِيُقَالَ: هُوَ قَارِئٌ، فَقَدْ قِيلَ، ثُمَّ أُمِرَ بِهِ، فَسُحِبَ عَلَى وَجْهِهِ حَتَّى أُلْقِيَ فِي النَّارِ

(١٤)

 وصِنْفٌ آخَرُ تعيَّنتْ دوافعُ طلبه في غير المقاصد الدنيوية، وإنما قَصَرَ نِيَّةَ الطلب على تحصيل العلم في ذاته، والظفرِ بالحِكمة مجرّدةً عن العمل، وهذا -أيضًا- يشوبُ صفاءَ الإخلاصِ بِكَدَرٍ؛ لأنه لم يُخلص لله تعالى من جهة، وجعل طلبَ العلم وسيلةً لعبادة لم تُقِرَّها الشريعةُ، إذ لا يخفى أنّ العلم المطلوبَ الذي نحتاج إليه وأخبرنا اللهُ تعالى به، وعلّمنا إياه، هو: ما كان وسيلةً إلى العمل به، والعملُ بما يقتضيه العلم من الإيمان به والإقبال على الطاعات والقيام بها بامتثال أوامره واجتناب نواهيه وغيرها من الأعمال، فإنّ ذلك العلم مطلوبٌ لا في ذاته ولكن لثمرته وهي العملُ به، فمن عَلِمَ ولم يَعْمَلْ فقد شابَه اليهودَ المغضوبَ عليهم، ومن عَمِلَ بلا عِلْمٍ فقد شابَه النصارى الضالين، ومن جمع بين العلم النافع والعمل الصالح واتصف بهما

فَأُولَئِكَ مَعَ الَّذِينَ أَنْعَمَ اللَّهُ عَلَيْهِمْ مِنَ النَّبِيِّينَ وَالصِّدِّيقِينَ وَالشُّهَدَاءِ وَالصَّالِحِينَ وَحَسُنَ أُولَئِكَ رَفِيقًا - سورة النساء: ٦٩

. قال شيخ الإسلام ابن تيمية -رحمه الله-: «ونظير هذا ما يُذكر أنّ بعض الناس بَلَغَه أنه

مَنْ أَخْلَصَ للهِ أَرْبَعِينَ صَبَاحًا تَفَجَّرَتْ يَنَابِيعُ الحِكْمَةِ مِنْ قَلْبِهِ عَلَى لِسَانِهِ

(١٥)

، فأخلص في ظنِّه أربعين صباحًا لِيَنَالَ الحكمةَ فلم يَنَلْهَا، فشكى ذلك إلى بعضِ حُكماءِ الدِّين فقال: إنك لم تُخلصْ لله سبحانه وإنما أخلصتَ للحكمة، يعني أنّ الإخلاص لله سبحانه وتعالى إرادةُ وجهِه، فإذا حصل ذلك حَصَلت الحكمة تَبعًا، فإذا كانت الحكمةُ هي المقصودَ ابتداءً لم يقع الإخلاص لله سبحانه وإنما وقع ما يظنّ أنه إخلاصٌ لله تعالى، وكذلك قولُه صَلَّى اللهُ عليه وسَلَّم

مَا تَوَاضَعَ أَحَدٌ للهِ إِلاَّ رَفَعَهُ اللهُ

(١٦)

 فلو تواضع ليرفعه الله سبحانه لم يكن متواضعًا فإنه يكون مقصوده الرفعة وذلك ينافي التواضع

(١٧)

هذا، ومن أقوال بعض السلف في باب العمل بالعلم وحسن النية فيه قول معاذ بن جبل رضي الله عنه

 اعْمَلُوا مَا شِئْتُمْ بَعْدَ أَنْ تَعْلَمُوا فَلَنْ يَأْجُرَكُمُ اللهُ تعالى بِالعِلْمِ حَتَّى تَعْمَلُوا

(١٨)

 وقول أبي الدرداء رضي الله عنه

إِنَّ مِنْ أَشَرِّ النَّاسِ عِنْدَ اللهِ مَنْزِلَةً يَوْمَ القِيَامَةِ عَالِمٌ لاَ يَنْتَفِعُ بِعِلْمِهِ

(١٩)

 وقال أيضًا

مَا أَخَافُ عَلَى نَفْسِي أَنْ يُقَالَ لِي: مَا عَلِمْتَ، وَلَكِنْ أَخَافُ أَنْ يُقَالَ لِي مَاذَا عَمِلْتَ؟

(٢٠)

ومع ذلك فإنّ مُبتغي العلمِ المحبَّ له الطامعَ في تحصيله قد يَرُدُّهُ العلم إلى النية الصالحة فيفتح الله تعالى عليه باب العمل والخير والنفع، فقد جاء عن مجاهدِ بنِ جَبْرٍ -رحمه الله- قوله

 طَلَبْنَا هذا العِلْمَ وَمَا لَنَا فِيهِ كَبِيرُ نِيَّةٍ، ثُمَّ رَزَقَ اللهُ بَعْدُ فِيهِ النِّيَّةَ

(٢١)

، وقال مَعْمَر ابن راشد -رحمه الله

كَانَ يُقَالُ: إِنَّ الرَّجُلَ لَيَطْلُبُ العِلْمَ لِغَيْرِ اللهِ، فَيَأْبَى عَلَيْهِ العِلْمُ حَتَّى يَكُونَ للهِ

(٢٢)

وقد ورد في الصحيحين من حديث أبي موسى الأشعري رضي الله عنه تمثيل الانتفاع بالهدى والعلم الذي جاء عن المصطفى صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم ممَّن لا ينتفع به بما يقرب شَبَهًا بأصحاب النِّيات على اختلاف البواعث والدوافع في تحصيل العلم الشرعي، فقال صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم: 

«مَثَلُ مَا بَعَثَنِي اللهُ بِهِ مِنَ الهُدَى وَالعِلْمِ كَمَثَلِ الغَيْثِ الكَثِيرِ أَصَابَ أَرْضًا، فَكَانَ مِنْهَا نَقِيَّةٌ قَبِلَتِ المَاءَ، فَأَنْبَتَتِ الكَلَأَ وَالعُشْبَ الكَثِيرَ، وَكَانَتْ مِنْهَا أَجَادِبُ أَمْسَكَتِ المَاءَ، فَنَفَعَ اللهُ بِهَا النَّاسَ، فَشَرِبُوا وَسَقَوْا وَزَرَعُوا، وَأَصَابَتْ مِنْهَا طَائِفَةً أُخْرَى، إِنَّمَا هِيَ قِيعَانٌ(٢٣) لاَ تُمْسِكُ مَاءً، وَلاَ تُنْبِتُ كَلَأً، فَذَلِكَ مَثَلُ مَنْ فَقُهَ فِي دِينِ اللهِ وَنَفَعَهُ مَا بَعَثَنِي اللهُ بِهِ، فَعَلِمَ وَعَلَّمَ، وَمَثَلُ مَنْ لَمْ يَرْفَعْ بِذَلِكَ رَأْسًا، وَلَمْ يَقْبَلْ هُدَى اللهِ الَّذِي أُرْسِلْتُ بِهِ»

(٢٤)

قال ابن حجر

قال القرطبيُّ وغيرُه: ضَرَبَ النبيُّ صَلَّى اللهُ عليه وسَلَّم لِمَا جاء به من الدِّين مثلاً بالغيث العامِّ الذي يأتي الناسَ في حال حاجتهم إليه، وكذا كان حال الناس قبل مبعثه، فكما أنّ الغيث يحيي البلدَ الميت فكذا علومُ الدين تُحيي القلبَ الميت، ثمّ شبَّهَ السامعين له بالأرض المختلفة التي ينزل بها الغيث، فمنهم العالِمُ العامِل المعلِّمُ فهو بمنزلة الأرض الطيِّبة شربت فانتفعت في نفسها وأنبتت فنفعت غيرَها، ومنهم الجامع للعلم المستغرق لزمانه فيه غير أنه لم يعمل بنوافله أو لم يتفقّه فيما جمع لكنه أدّاه لغيره، فهو بِمَنْزلة الأرض التي يستقرّ فيها الماء فينتفع الناس به، وهو المشار إليه بقوله

نَضَّرَ اللهُ امْرَءًا سَمِعَ مَقَالَتِي فَأَدَّاهَا كَمَا سَمِعَهَا

(٢٥)

، ومنهم من يسمع العلم فلا يحفظه ولا يعمل به ولا ينقله لغيره، فهو ِبمَنْزلة الأرض السَّبْخَة أو الملساء التي لا تقبل الماء أو تفسده على غيرها، وإنما جمع في المثل بين الطائفتين الأوليين المحمودتين لاشتراكهما في الانتفاع بهما، وأفرد الطائفة الثالثة المذمومة لعدم النفع بها

(٢٦)

سمة محقق الإخلاص
هذا، ومن علامات محقِّق الإخلاص والصدق
• أن يُحِبَّ الدِّينَ ويعملَ على التواصي بالحقِّ والصبر عليه، وإذا ما خُيِّر بين أمرين عُرضَا عليه: أحدهما لله، والآخر للدنيا، اختار نصيبه من الله وآثره على الدنيا لفنائها وبقاء الآخرة، وهو يعلم أنّ الباقية خير من الفانية

 وَلَلْآخِرَةُ خَيْرٌ لَكَ مِنَ الأُولَى - الضحى: ٤

وَالآخِرَةُ خَيْرٌ وَأَبْقَى - الأعلى: ١٧

قُلْ مَتَاعُ الدُّنْيَا قَلِيلٌ وَالآخِرَةُ خَيْرٌ لِمَنِ اتَّقَى - النساء: ٧٧

• أن ترضيَهُ كلمةُ الحقِّ له أو عليه، وتغضبَهُ كلمةُ الباطل له أو عليه، فهو لا يعمل لنفسه، وإنما يسعى لإرضاء ربِّه سبحانه، ولو أدّى ذلك إلى سخط الناس عليه وسقوط قدره في قلوبهم، وصغره في أعينهم من أجل إصلاح قلبه مع الله تعالى

 وَالجَزَاءُ مِنْ جِنْسِ العَمَلِ

 و

المُعَامَلَةُ بِنَقِيضِ القَصْدِ

قال صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم

 مَنْ أَرْضَى اللهَ بِسَخَطِ النَّاسِ، كَفَاهُ اللهُ النَّاسَ، وَمَنْ أَسْخَطَ اللهَ بِرِضَى النَّاسِ، وَكَلَهُ اللهُ إِلَى النَّاسِ

(٢٧)

 قال ابن القيم -رحمه الله

لَمَّا كان المتزيِّنُ بما ليس فيه ضدَّ المخلِصِ؛ فإنه يُظْهِرُ للناس أمرًا، وهو في الباطن بخلافه، عَامَلَهُ بنقيض قصده، فإنَّ المعاقبة بنقيضِ القَصْدِ ثابتةٌ شرعًا وَقَدَرًا، ولَمَّا كان المخلصُ يُعجَّل له من ثواب إخلاصه الحلاوة والمحبّة والمهابة في قلوب الناس، عُجِّل للمتزيِّن بما ليس فيه من عقوبته أن شانه اللهُ بين الناس؛ لأنّه شان باطنَه عند الله، وهذا مُوجَبُ أسماءِ الربِّ الحُسنى وصفاتِه العُلْيَا وحِكمتِه في قضائِه وشرعه

(٢٨)

 أن يكره المخلِصُ أن يطَّلعَ غيرُه على عمله أو يُنسبَ إليه، قال الشافعي -رحمه الله

وَدِدْتُ أنَّ الخَلْقَ يتعلَّمون هذا العلمَ ولا يُنْسَبُ إليَّ منه شيء

(٢٩)

 وَأن يَوَدَّ -في ميدان تعليم الناس الخير وإفتائهم بالحقّ- أن يكفيَه غيرُه مؤونةَ الفتوى والبيانِ، وإذا استوجبَ المقامُ تصدِّيه للفتوى والتوجيه حرص على تجرّده للحقِّ بسلوك سبيلِهِ، مُعْرِضًا عن حظوظ النفس والاعتزاز بها، مترفّعًا عن الهوى وشِرَاكِهِ
 وإن خاصم غيرَهُ فلا يعملُ على غَلَبة خصمه بالشبهات والباطل؛ لأنه يعلم أنه ليس من التقوى والإخلاص، قال صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم

مَنْ خَاصَمَ فِي بَاطِلٍ -وَهُوَ يَعْلَمُهُ- لَمْ يَزَلْ فِي سَخَطِ اللهِ حَتَّى يَنْزِعَ عَنْهُ

(٣٠)

، وإنما يتمنَّى أن يُظهِرَ اللهُ الحقَّ على لسان مُنَاظِرِهِ، قال الشافعيُّ -رحمه الله

ما ناظرتُ أحدًا قطُّ إلاَّ أحببتُ أن يُوفَّقَ ويُسدَّدَ ويُعانَ، ويكون عليه رعاية من الله وحفظ، وما ناظرت أحدًا إلاَّ ولم أُبَالِ بَيَّنَ اللهُ الحقَّ على لساني أو لسانِهِ

(٣١)

وذكر أبو حامد الغزالي علاماتٍ أخرى للصادق المخلصِ حيث قال

فاعلم أنّ لذلك علامات
 إحداها: أنه لو ظَهَرَ من هو أحسنُ منه وَعْظًا أو أَغْزَرُ منه عِلْمًا، والناس له أشدُّ قبولاً، فرح به ولم يحسده
 والأخرى: أنَّ الأكابر إذا حضروا مجلسَهُ لَمْ يتغيّر كلامُه بل بقي كما كان عليه، فينظر إلى الخلق بعينٍ واحدةٍ
 والأخرى: أَنْ لا يحبَّ اتباعَ الناس له في الطريق، والمشيَ خلفه في الأسواق، ولذلك علامات كثيرة يطول إحصاؤها

(٣٢)

مشقة الإخلاص في تثبيت تحول القلب
إنّ الصِّدْقَ في الإخلاصِ أشقُّ الأعمال صعوبةً على النفس، وأشدُّها على القلب لاستبقائه سالِمًا من المقاصد السيّئة، بعيدًا عن أغراض الدنيا وشهواتها؛ ذلك لأنّ القلوبَ كثيرةُ التقلُّبِ والتحوُّل في نواياها وقصودها، فلا تثبتُ على حالٍ، لذلك بيَّن النبيُّ صَلَّى الله عليه وآله وسَلَّم حقيقةَ تَحَوُّلِ القلبِ في وجهته وقصدِه، فكثيرًا ما كان يدعو بالتثبيت على الدِّينِ حيثُ قال

مَا مِنْ قَلْبٍ إِلاَّ بَيْنَ إِصْبَعَيْنِ مِنْ أَصَابِعِ الرَّحْمَنِ، إِنْ شَاءَ أَقَامَهُ، وَإِنْ شَاءَ أَزَاغَهُ، وَالمِيزَانُ بِيَدِ الرَّحْمَنِ، يَرْفَعُ أَقْوَامًا، وَيَخْفِضُ آخَرِينَ إِلَى يَوْمِ القِيَامَةِ

(٣٣)

 وكان يقول في دعائه

يَا مُقَلِّبَ القُلُوبِ ثَبِّتْ قَلْبِي عَلَى دِينِكَ

(٣٤)

ويُكْثِرُ في قَسَمِهِ عبارةَ

«لاَ، وَمُقَلِّبِ القُلُوبِ»

(٣٥)

فالإخلاصُ شديدٌ، وقد لاقى كثيرٌ من العلماء والصالحين معاناةً لعلاج نيّتهم به، فيُؤْثَرُ عن سفيانَ الثوريِّ -رحمه الله- أنه قال

مَا عَالجْتُ شَيْئًا أَشَدَّ عَلَيَّ مِنْ نِيَّتِي، لأنَّهَا تَتَقَلَّبُ عَلَيَّ

(٣٦)

وسأل الفضلُ بنُ زيادٍ -رحمه الله- الإمامَ أحمد -رحمه الله- فقال

 كيف النية؟ قال أحمد: يُعَالِجُ نَفْسَهُ إِذَا أَرَادَ عَمَلاً لا يُرِيدُ بِهِ النَّاسَ

(٣٧)

ولَمَّا كانت النفسُ بِطَبْعِهَا تميلُ إلى الشرِّ، وَتَفِرُّ من الخير، وتأمر بالسوء، وتَنْجَرِفُ مع الهوى، وتركن إلى الشهوات، والعبدُ قد يُؤْتَى من جهله أو من قِلَّةِ حَذَرِهِ كان لزامًا عليه معرفة ما يضادّ الإخلاص وينافيه ليتحرّز منه، ويعمل على أن يأخذ نفسَهُ بمراقبة الله تعالى حتى يتيقَّن أنه سبحانه عالِمٌ بِسِرِّهِ، رقيبٌ على أعماله، مستشعرًا الراحةَ في الاستعانة به وعلى طاعته، مستأنسًا بذِكْرِهِ والتعوّذِ به من كلِّ قَبيحة ورذيلة، ويعمل على محاسبة نفسه على عمل يومه، فإن رأى ظلمًا نَدِمَ عليه، واستغفر وأناب، وعمل من الخير ما يراه مصلحًا لِمَا أفسدَ، في تواصل وصَبْرٍ -جهادًا في ذات الله سبحانه- لتطهُرَ نفسُه وتَزْكُوَ حتى يصبحَ أهلاً لكرامة الله ورضاه، ويسلك بها سبيل المؤمنين المخلصين الصادقين من أهل الصبر واليقين مقتديًا بهم ومقتفيًا آثارَهم
نسألُ اللهَ تعالى أن يَهَبَنَا العلمَ والإيمانَ، وهما أسمى هِبَاتِ الرحمن، وأهلهما هم خُلاصةُ الوجود ولُبُّه، وأهل التأهيل للمراتب العُلْيَا والدرجات الرفيعة
قال ابن القيم -رحمه الله

«أفضلُ ما اكتسبته النفوسُ، وحصَّلَتْهُ القلوبُ، ونال به العبدُ الرِّفعةَ في الدنيا والآخرة هو العلمُ والإيمانُ، ولهذا قَرَنَ بينهما سبحانه في قوله تعالى

وَقَالَ الَّذِينَ أُوتُوا الْعِلْمَ وَالإِيمَانَ لَقَدْ لَبِثْتُمْ فِي كِتَابِ اللَّهِ إِلَى يَوْمِ الْبَعْثِ - الروم: ٥٦

 وقوله تعالى 

يَرْفَعِ اللَّهُ الَّذِينَ آمَنُوا مِنْكُمْ وَالَّذِينَ أُوتُوا الْعِلْمَ دَرَجَاتٍ (٣٨) - المجادلة: ١١

نسألُ اللهَ تعالى أن يَعْصِمَنَا من الخطأ والزَّلَلِ، وأن يوفِّقَنَا إلى حقِّ العلم وخيرِ العِلم وأكمل العمل، إنه وَلِيُّ ذلك والقادرُ عليه
وآخر دعوانا أَنِ الحمدُ لله ربِّ العالمين، وصَلَّى اللهُ على محمَّد وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدِّين، وسَلَّم تسليمًا

أبو عبد المعز محمّد علي فركوس
الجزائر في: ٢٤ من ذي الحجّة ١٤٢٧ﻫ
الموافق ﻟ : ١٣ يناير ٢٠٠٧م

١) قد يُفَضَّلُ طلبُ العِلم على الجهاد أفضليةً مطلقةً لا بالنسبة للأشخاص لحاجة الناس كلّهم إليه في كلّ وقت، بينما يفضّل الجهاد في القوي وكذا الأحوال والأزمنة والأمكنة، لذلك نقل عن الإمام أحمد أنَّ: «العلم لا يعدله شيءٌ لمن صحّت نيتُه»، وعنه قال: «الناس يحتاجون إلى العلم مثل الخبز والماء؛ لأنّ العلم يحتاج إليه في كلّ ساعة، والخبز والماء في كلّ يوم مرة أو مرتين»
٢) قال ابن حجر في «الفتح» (١/ ١٦٥): «ومفهوم الحديث أنّ من لم يتفقَّه في الدِّين -أي: يتعلّم قواعد الإسلام وما يتّصل بها من الفروع- فقد حُرِم الخير»
٣) أخرجه البخاري في «العلم» (١/ ١٦٤) باب من يُرِدِ اللهُ به خيرًا يفقِّهه في الدِّين، ومسلم في «الزكاة» (٧/ ١٢٨) باب النهي عن المسألة، من حديث معاوية بن أبي سفيان رضي الله عنه
٤) متفق عليه: أخرجه البخاري في «بدء الوحي» (١/ ٩) باب كيف كان بدء الوحي إلى رسول الله صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم، ومسلم في «الإمارة» (١٣/ ٣٥) باب قوله صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم: إنما الأعمال بالنيات، وأبو داود في «الطلاق» (٢/ ٦٥١) باب فيما عني به الطلاق والنيات، والترمذي في «الجهاد» (٤/ ١٧٩) باب ما جاء فيمن يقاتل رياءً وللدنيا، والنسائي في «الطهارة» (١/ ٥٨) باب النية في الوضوء، وابن ماجه في «الزهد» (٢/ ١٤١٣) باب النية، وأحمد (١/ ٢٥، ٤٣) من حديث عمر بن الخطاب رضي الله عنه
٥) أخرجه الطبراني في «المعجم الكبير» (٢/ ١٦٥، ١٦٧)، وابن أبي شيبة في «المصنف» (٧/ ١٨٢)، والشيباني في «الآحاد والمثاني» (٤/ ٢٩٣) من حديث جندب بن عبد الله الأزدي رضي الله عنه. والحديث صحّحه الألباني في «صحيح الترغيب والترهيب» (٢/ ٢٨٩) برقم (٢٣٢٨)
(٦) «الموافقات» للشاطبي (١/ ٧٥
(٧) «المجموعة العلمية» لبكر (١٨٢
٨) أخرجه الترمذي في «صفة القيامة» (٤/ ٦٤٢) باب (٣٠)، من حديث أنس بن مالك رضي الله عنه، وأخرجه ابن ماجه في «الزهد» (٢/ ١٣٧٥) باب الهمّ بالدنيا من حديث زيد بن ثابت رضي الله عنه. والحديث صحّحه الألباني في «السلسلة الصحيحة» (٢/ ٦٧٠)، رقم (٩٤٩، ٩٥٠
(٩) «سنن الدارمي» (١/ ٨٢
١٠) أخرجه أبو داود في «العلم» (٤/ ٧١) باب طلب العلم لغير الله تعالى، وابن ماجه في «المقدمة» (١/ ٩٢) باب الانتفاع بالعلم والعمل به، وابن حبان (١/ ٢٧٩ (٧٨))، والحاكم (١/ ١٦٠ (٢٧٩)) من حديث أبي هريرة رضي الله عنه، والحديث صحَّحه الألباني في صحيح «الترغيب والترهيب» (١/ ١٥٣) برقم (١٠٥)
١١) أخرجه الترمذي في «العلم» (٥/ ٣٢)، باب ما جاء فيمن يطلب بعلمه الدنيا، وابن أبي الدنيا في «كتاب الصمت» (١/ ١٠٥ (١٤١)) و«كتاب الغيبة والنميمة» (١/ ١٥ (٣)) من حديث كعب بن مالك رضي الله عنه. والحديث صحَّحه الألباني في «صحيح الترغيب والترهيب» (١/ ١٥٣) برقم (١٠٦)
(١٢) تقدَّم تخريجه، انظر (هامش ٨
(١٣) «سنن الدارمي» (١/ ٨٠
(١٤) أخرجه مسلم في «الإمارة» (١٣/ ٥٠) باب من قاتل للرياء والسمعة استحقَّ النار، والنسائي في «الجهاد» (٦/ ٣٢) باب من قاتل ليقال فلان جريء، والحاكم (١/ ١٠٧، ٢/ ١١٠)، والبيهقي (٩/ ١٦٨) من حديث أبي هريرة رضي الله عنه
١٥) أخرجه القضاعي في «مسند الشهاب» (١/ ٢٨٥) من حديث ابن عباس رضي الله عنهما مرفوعًا، وأبو نعيم في «الحلية» (٥/ ١٨٩) من حديث أبي أيوب الأنصاري مرفوعًا. والحديث ضعَّفه الألباني في «الجامع الصغير وزيادته» (٥/ ١٥٥ (٥٣٧٥)) وفي «ضعيف الترغيب والترهيب» (١/ ٢٠) برقم (٦)، وفي «السلسلة الضعيفة» (١/ ٥٥) برقم (٣٨
(١٦) أخرجه مسلم في «البر والصلة والآداب» (١٦/ ١٤١) باب استحباب العفو والتواضع، والترمذي في «البر والصلة» (٤/ ٣٧٦)، باب ما جاء في التواضع، وابن خزيمة في «صحيحه» (٤/ ٩٧)، والبيهقي في «السنن الكبرى» (٤/ ١٨٧) من حديث أبي هريرة رضي الله عنه
(١٧) «الفتاوى الكبرى» لابن تيمية (٦/ ٢٧٢
١٨) أخرجه الدارمي في «سننه» (١/ ٨١)، باب العمل بالعلم وحسن النية فيه
(١٩) المصدر السابق الجزء نفسه (٨٢
(٢٠) المصدر السابق الجزء والصفحة نفسها، وأخرجه عبد الرزاق في «المصنف» بهذا المعنى في باب العلم (١٠/ ٢٣٨) عن أبي الدرداء رضي الله عنه
٢١) أخرجه الدارمي في «سننه» (١/ ١٠١) باب من طلب العلم بغير نية فردَّه العلم إلى النية
(٢٢) أخرجه عبد الرزاق في «مصنفه» (١٠/ ٢٣٩) باب العلم برقم (٢٠٦٤٢
٢٣) جمع قاع، وهو الأرض المستوية الملساء التي لا تنبت. [«النهاية» لابن الأثير (٤/ ١٣٣)، «لسان اللسان» لابن منظور (٢/ ٤٢٩)]
٢٤) أخرجه البخاري في «العلم» (١/ ١٧٥)، باب فضل من عَلِمَ وَعَلَّمَ، ومسلم في «الفضائل» (١٥/ ٤٥-٤٦) باب بيان مثل ما بعث به النبي صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم من الهدى والعلم، من حديث أبي موسى الأشعري رضي الله عنه
٢٥) أخرجه أبو داود في «العلم» (٤/ ٦٤) باب فضل نشر العلم، والترمذي في «العلم» (٥/ ٣٣) باب ما جاء في الحثّ عن تبليغ السَّماع، وابن ماجه في «المقدّمة» (١/ ٨٤) باب من بلغ علمًا من حديث زيد بن ثابت رضي الله عنه. والحديث صحّحه الألباني في «صحيح سنن أبي داود» برقم (٣٦٦٠) وفي «صحيح الترغيب» برقم (٩٠
(٢٦) «فتح الباري» لابن حجر (١/ ١٧٧
٢٧) أخرجه ابن حبان في «الإمارة» برقم (١٥٤١) باب فيمن يرضي الله بسخط الناس، والبغوي في «شرح السُّنَّة» في «الرقاق» (١٤/ ٤١٢) باب: قال الله سبحانه وتعالى: ﴿فَلاَ تَخْشَوُا النَّاسَ وَاخْشَوْنِ﴾ من حديث عائشة رضي الله عنها والحديث صحَّحه الألباني في «السلسلة الصحيحة» (٥/ ٣٩٢) برقم (٢٣١١
(٢٨) «أعلام الموقّعين» لابن القيم (٢/ ١٨٠
٢٩) انظر: «حلية الأولياء» للأصفهاني (٩/ ٨٨)، و«الإحياء» للغزالي (١/ ٢٦)، و«صفة الصفوة» لابن الجوزي (٢/ ٢٥١)، و«جامع العلوم والحكم» لابن رجب (١/ ٢٣)
٣٠) أخرجه أبو داود في «الأقضية» (٤/ ٢٣) باب فيمن يعين على خصومة من غير أن يعلم أمرها، والحاكم في «المستدرك» (٢/ ٢٧)، والبيهقي في «السنن الكبرى» (٦/ ٨٢) وفي «شعب الإيمان» (٥/ ٣٠٤)، وأحمد في «مسنده» (٢/ ٧٠) من حديث عبد الله ابن عمر رضي الله عنهما، والحديث صحَّحه الألباني في «سلسلة الأحاديث الصحيحة» (١/ ٢/ ٧٩٨) برقم (٤٣٧) وفي «الإرواء» (٧/ ٣٤٩) (٢٣١٨)
(٣١) «حلية الأولياء» للأصفهاني (٩/ ٨٨)، و«الإحياء» للغزالي (١/ ٢٦)، و«صفة الصفوة» لابن الجوزي (٢/ ٥١)، و«فيض القدير» للمناوي (٣/ ٩٠
(٣٢) «إحياء علوم الدين» للغزالي (٣/ ٣٢٩
٣٣) أخرجه ابن ماجه في «المقدمة» (١/ ٧٢) باب فيما أنكرت الجهمية، وابن حبان في «صحيحه» (٣/ ٢٢٢) والحاكم في «مستدركه» (١/ ٧٠٦، ٤/ ٣٥٧)، وأحمد في «مسنده» (٤/ ١٨٢) من حديث النواس بن سمعان الكلابي رضي الله عنه، والحديث صحّحه الألباني في «ظلال الجنة» (١/ ٩٨ (٢١٩))، وفي «صحيح ابن ماجه» (١/ ٨٦ (١٦٦
(٣٤) جزء من حديث نواس بن سمعان السابق. (انظر المصادر الحديثية السابقة
٣٥) أخرجه البخاري في «الأيمان والنذور» (١١/ ٥٣٢) باب كيف كانت يمين النبي صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم، وأبو داود في «الأيمان والنذور» (٣/ ٥٧٧) باب ما جاء في يمين النبي صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم ما كانت؟ والترمذي في «الأيمان والنذور» (٤/ ١١٣) باب ما جاء كيف كان يمين النبيِّ صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم، والنسائي في «الأيمان والنذور» (٧/ ٢)، من حديث عبد الله بن عمر رضي الله عنهما
٣٦) «حلية الأولياء» للأصفهاني (٧/ ٥، ٦٢)، «الجامع لأخلاق الراوي» للبغدادي (١/ ٣١٧)، «جامع العلوم والحكم» لابن رجب (١/ ١٣
(٣٧) «جامع العلوم والحكم» لابن رجب (١/ ١٠
(٣٨) «الفوائد» لابن القيم (١٠٣

 

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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Hassan Iquioussen et la règle d'or des Ikhwan (vidéo)

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Hassan Iquioussen et la règle d'or des Ikhwan (vidéo)

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Apprendre à lire et écrire la langue arabe en 1 semaine (dossier)

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Apprendre à lire et écrire la langue arabe en 1 semaine (dossier)

Méthode d'initiation à la lecture arabe

en 1 semaine, à raison d'1 heure de travail par jour minimum

ou en 2 semaines à raison de 30mn de travail par jour

 

Cette méthode est uniquement une méthode de lecture ce qui veut dire qu’il ne faudra pas s’attarder sur les traductions des mots.

 

Cette méthode est tout ce qu’il y a de plus basique elle peut aussi bien être enseignée en une semaine à raison d’une heure par jour ou en 2 semaines à raison d'une simple demi-heure de cours par jours, avec exercices à la maison.

 

Comme elle peut être développée par l’enseignant si il voit bon de le faire ou tout simplement pour s’adapter au public.

-Leçon 1 : Cette leçon est simple , il faudra simplement :

1)  Enseigner le nom de chaque lettre ainsi que le son que celle-ci implique.

2)  Faire répéter plusieurs fois. 

3) Donner deux lignes de chaque lettre à copier à la maison.

4) Faire écrire les lettres sans leurs noms à la fin du cours pour une révision à la maison.

 

-Leçon 2 :

1) Commencer cette leçon par réécrire les lettres apprises, sans leurs noms et les faire réciter.

2) Puis refaire comme la leçon précédante.

 

-Leçon 3 :

1) Réécrire l’alphabet en entier sans le nom des lettres pour une révision des cours précédants.

2) Enseigner les voyelles en donnant plusieurs exemples.

 

-Leçon 4  :

1) S’il y a des difficultées pour reconnaître les lettres, les détacher pour les reconnaître puis les attacher.

2) Attirer l’attention sur le fait que certaines lettres ne s’attache pas avec celle qui la suit.

 

-Leçon 5 , 6 et 7 : Multiplier les exemples, quitte à les préparer avant le cours. 

 

-Leçon 8 : Faire remarquer que le ا (alif) après les deux fatha n’est qu’un support qui s’écrit lorsque le mot porte deux fatha  et qu’ il ne se prononce pas.

 

-Leçon 9 : Il y a des mots auxquels on ajoute ال, ce qui veut dire qu’il peut être enlevé et qu’il ne fait pas partie de la racine du mot. Il fait la différence entre le défini et l’indéfini.

 Publié par twitter.com/RappelD1Salafi

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La mécréance a plusieurs degrés

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La mécréance a plusieurs degrés

Question :

 

Est-ce qu'il y a plusieurs genres de mécréance dont certains degrés seraient plus graves que d'autres, ou bien un seul degré ?

 

Et s'il y a plusieurs degrés, où se situe l'insulte envers la Religion ou envers Le Seigneur ou le Prophète صلى الله عليه وسلم ?

 

Et nous demandons protection d'Allâh contre cela.

 

Réponse :

 

Oui, la mécréance (protection d'Allâh contre cela) a plusieurs degrés, dont certains sont pires que d'autres.

 

Parmi cela, la mécréance qui fait sortir de la Religion et la mécréance moindre, la petite mécréance.

 

Et insulter la religion ou insulter Allâh ou Son Prophète صلى الله عليه وسلم ceci fait partie de la grande mécréance qui fait sortir de la Religion (protection d'Allâh contre cela).

 

Quant à la petite mécréance, comme par exemple sa parole :

 

"insulter un musulman est perversion et le tuer est mécréance"

 (boukhary 6044 et muslim 64)

 

et Sa Parole صلى الله عليه وسلم :

 

"Ne redevenez pas, après moi (après ma disparition) des mécréants, en vous entretuant !"

(boukhary 121 et 1739 et muslim 65 et 66)...

 

Ceci fait partie de la petite mécréance, celle qui ne fait pas sortir de la Religion.

 

Tuer une personne est un immense crime et un grand péché et une immense interdiction, mais cela n'atteint pas le degré de mécréance expulsant de la religion.

 

Majmu~fatawa vol.1 page 14 et 15 Edition dar ibn khuzayma

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Mon histoire dans l'apprentissage de la science religieuse (dossier-vidéo)

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Mon histoire dans l'apprentissage de la science religieuse (dossier-vidéo)

Ce livre est un résumé de l'apprentissage dans la science religieuse d'un grand savant : Sheikh Salih bin Fawzan Al Fawzan -Qu'Allah le préserve-

 

Cette entrevue est d’une grande importance, car elle montre comment s’est fait l'apprentissage de la science religieuse de l'éminent savant Sheikh Salih Al Fawzan, mais également d’un grand bénéfice pour les frères et sœurs francophones, que le traducteur a pris l’initiative de traduire cet entretien.

 

Cela nous permettra à tous de connaitre plus en détail l'éducation islamique que cet érudit a suivit durant toute sa jeunesse et voir de quelle façon il occupait son temps libre et d’évaluer les efforts et la patience nécessaire dans l'acquisition de la science alors qu'à son époque, les livres n'étaient pas aussi accessibles qu’aujourd'hui... 

 

Cet épître est gratuit et interdit à la vente !

Traduit par Abdulkarim Bin Ahmad Al Ishaq, étudiant en science religieuse salafi résidant à Riyadh et participant au cours du Sheikh Salih depuis environ 6 années jusqu'à ce jour !

 

Il traduit les livres de grand savant comme Sheikh Abdul'Aziz Ibn Baz, Sheikh Abdul'Aziz Al Rajhi ..ect..et propose des livres écrits par des grands savants reconnus pour leurs attachement au Coran et la Sunna selon la compréhension des Pieux prédécésseurs.

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Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Quand une impureté touche une personne purifiée

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Quand une impureté touche une personne purifiée

Question :

 

Si une impureté touche une personne en état de purification (moutawadi), lorsque celle-ci retire cette impureté de son vêtement, doit-elle refaire ses ablutions ? 

 

Réponse :

 

Si une impureté touche une personne, que ce soit son corps ou son vêtement, et que cette personne est en état de purification, sa purification n’est pas affectée par ce contact puisque rien de ce qui annule les ablutions ne s’est produit.

 

Elle doit simplement nettoyer la partie du corps ou du vêtement qui a été souillée par cette impureté et prier sans renouveler ses ablutions. 

 

Fatwa n°9 extraite du livre « Al Muntaqa », volume 3, page 9.

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Utiliser les appareils d'observation pour la vision du croissant lunaire

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Utiliser les appareils d'observation pour la vision du croissant lunaire

Question :

 

Etant donné qu'il n'est pas possible de voir à l'œil nu le croissant de lune avant qu'il n'ait atteint trente heures et que sa vision n'est pas possible à cause des conditions atmosphériques, en tenant compte de la réalité de ces données, est-ce que les habitants d'Angleterre peuvent recourir aux connaissances astronomiques de ces pays pour calculer le temps probable de la vision de la nouvelle lune et le moment du début du mois de Ramadan, ou bien doit-on voir la nouvelle lune avant de commencer le jeûne du mois béni de Ramadan?

 

Réponse :

 

Il est permis d'utiliser les appareils d'observation pour la vision du croissant.

 

Par contre, il n'est pas permis de s'appuyer sur les sciences astronomiques pour fixer le début ou la fin du mois béni de Ramadan, car Allah ne nous l'a pas légiféré ni dans le Coran, ni dans la Sunna de Son Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam).

 

Il nous a plutôt prescrit de fixer le début et la fin du mois de Ramadan en s'appuyant sur la vision du croissant du mois de Ramadan pour commencer le jeûne et sur la vision du croissant du Chawwâl pour le rompre et pour le rassemblement pour la prière de la fête de la rupture du jeûne (`Aîd Al-Fitr).

 

Il a fait des nouvelles lunes des repères pour compter le temps et pour le grand pèlerinage (Hadj), c'est pour cela, qu'il n'est pas permis au musulman de déterminer, par un autre moyen que celui-ci, le temps d'une adoration, comme le jeûne du mois de Ramadan, les fêtes, le grand pèlerinage, le jeûne de l'expiation de l'homicide involontaire, ou l'expiation pour avoir proféré la répudiation dite ''Az-zhihâr'' (: Le fait de dire à sa femme : « tu m'es défendue comme le dos de ma mère »).

 

Allah (Exalté soit-Il) a dit (traduction rapprochée):  

 

"Donc, quiconque d'entre vous est présent en ce mois, qu'il jeûne!" (La vache(Al-Baqara) 2: Verset 185)

 

Et Il a dit (traduction rapprochée):  

 

"Ils t’interrogent sur les nouvelles lunes - Dis: «Elles servent aux gens pour compter le temps, et aussi pour le Hajj [pèlerinage]." (La vache(Al-Baqara) 2: Verset 189)

 

Et le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit:  

 

"Entamez le jeûne dès que vous apercevez le premier croissant de lune, et interrompez-le dès que vous l'apercevez de nouveau.

Et si le temps est couvert, et que vous ne pouvez l'apercevoir, complétez alors la période (d'un trentième jour)."

Le Sahîh d'Al-Boukhârî (Le Jeûne) (1909) , Sahîh Mouslim (Le Jeûne) (1081) , Sounan At-Tirmidhî (Le Jeûne) (684) , Sounan An-Nasâ'î (Le Jeûne) (2117) , Sounan Ibn Mâdja (Le Jeûne) (1655) , le Mousnad de Ahmad ibn Hanbal (2/497) , Sounan Ad-Dârimî (Le Jeûne) (1685).')

 

De là, il est obligatoire à celui qui n'a pas vu le croissant dès son apparition, que le ciel soit clair ou nuageux, de compléter la durée des trente jours, si personne d'autre ne l'a vu dans un autre endroit.

 

En revanche, s'il leur est parvenu que la vision a été confirmée dans un autre endroit, il leur sera obligatoire de suivre ce qu'a décidé le détenteur de l'autorité des musulmans dans leur pays concernant le jeûne ou sa rupture, car sa décision, dans ce cas-là, permet de mettre fin aux divergences entre les savants sur le fait de prendre ou pas, en considération les différents lieux ou temps d'apparition du croissant.

 

Si le gouverneur dans leur pays n'est pas musulman, on s'appuiera sur le jugement décidé par le comité du centre islamique de leur pays, concernant le jeûne ou la rupture du jeûne selon la vision du croissant dans un endroit.

 

Et ce, en tenant compte des différences de lieux et de temps de l'apparition.

 

Qu'Allah nous accorde la réussite et que la prière et le Salut d'Allah soient sur notre Prophète Mohammad, sur sa famille et ses Compagnons.

 

La question 3 de la Fatwa numéro (319)

(Numéro de la partie: 10, Numéro de la page: 99.100)

Publié par alifta.net

الاستعانة بآلات الرصد في رؤية الهلال

س3: إنه من غير الممكن رؤية الهلال بالعين المجردة قبل أن يصبح عمره ثلاثين ساعة، وبعد ذلك فإنه من غير الممكن رؤيته بسبب حالة الجو، آخذين بعين الاعتبار هذا الوضع، فهل يمكن لسكان إنجلترا استعمال المعلومات الفلكية لهذه البلاد في حساب الموعد المحتمل لرؤية القمر الجديد وموعد بدء شهر رمضان، أم يجب علينا رؤية القمر الجديد قبل بدئنا بصوم شهر رمضان المبارك؟

ج3: تجوز الاستعانة بآلات الرصد في رؤية الهلال ولا يجوز الاعتماد على العلوم الفلكية في إثبات بدء شهر رمضان المبارك أو الفطر؛ لأن الله لم يشرع لنا ذلك، لا في كتابه ولا في سنة نبيه صلى الله عليه وسلم وإنما شرع لنا إثبات بدء شهر رمضان ونهايته برؤية هلال شهر رمضان في بدء الصوم ورؤية هلال شوال في الإفطار والاجتماع لصلاة عيد الفطر وجعل الأهلة مواقيت للناس وللحج، فلا يجوز لمسلم أن يوقت بغيرها شيئا من العبادات من صوم رمضان والأعياد وحج البيت، والصوم في كفارة القتل خطأ وكفارة الظهار ونحوها، قال الله تعالى

  فَمَنْ شَهِدَ مِنْكُمُ الشَّهْرَ فَلْيَصُمْهُ

وقال تعالى

يَسْأَلُونَكَ عَنِ الأَهِلَّةِ قُلْ هِيَ مَوَاقِيتُ لِلنَّاسِ وَالْحَجِّ

وقال صلى الله عليه وسلم  صوموا لرؤيته وأفطروا لرؤيته فإن غم عليكم فأكملوا العدة ثلاثين  وعلى ذلك يجب على من لم ير الهلال في مطلعهم في صحو أو غيم أن يتموا العدة ثلاثين إن لم يره غيرهم في مطلع آخر فإن ثبت عندهم رؤية الهلال في غير مطلعهم لزمهم أن يتبعوا ما حكم به ولي الأمر العام المسلم في بلادهم من الصوم أو الإفطار؛ لأن حكمه في مثل هذه المسألة يرفع الخلاف بين الفقهاء في اعتبار

اختلاف المطالع وعدم اعتباره فإن لم يكن ولي أمرهم الحاكم في بلادهم مسلمًا عملوا بما يحكم به مجلس المركز الإسلامي في بلادهم من الصوم تبعًا لرؤية الهلال في غير مطلعهم أو الإفطار؛ عملاً باعتبار اختلاف المطالع

وبالله التوفيق وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

السؤال الثالث من الفتوى رقم - 319

(الجزء رقم : 10، الصفحة رقم: 99.100)

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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S'envoyer des cartes et s'échanger des cadeaux durant les fêtes (audio-vidéo)

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S'envoyer des cartes et s'échanger des cadeaux durant les fêtes (audio-vidéo)

Question :

 

Quel est le jugement de donner des cadeaux durant 'aid ?

 

Réponse de Cheikh Al Fawzan :

 

Il n'y a pas de mal à cela.

 

Faire plus de dépenses et donner plus, en nourritures, boisson, cadeaux et visiter les gens, tout ceci est voulu car cela implique les bonnes relations entre mouslims et apporte de l'amour entre eux.

 

Il n'y a donc pas de mal en cela.

 

Oui.

Question :

 

Aujourd'hui beaucoup de gens célèbrent le 'aid (fête religieuse) en s'envoyant des cartes de salutations et en distribuant des cadeaux aux amis et à la famille.

 

Cela fait-il partie de la Sunna ou bien y a-t-il un mal à cette pratique ?

 

Réponse de Cheikh Abdoullah Al-Ghoudayane :

 

Pour les muslims se saluer dans de tels occasions il n'y a alors pas de problèmes en cela.

 

Si quelqu'un veut donner des cadeaux en cette occasion également, ceci fait partie des choses permises.

 

Quant à dire "cela fait-il partie de la Sunna", alors nous ne pouvons dire ceci de cette manière car c'est quelqu'un qui devrait (chose permise) ou doit (chose obligatoire) faire ceci.

 

Plutôt, c'est quelque chose de moubah (permise).

 

En ce qui concerne les cartes envoyées, si les salutations sont envoyées par cartes ou par la voix, alors ceci est permis.

Publié par minhaj sunna


Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Cheikh AbdouLlah Al-Ghoudayân - الشيخ عبدالله الغديان

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Le costus

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Le costus

Selon Anas, qu'Allâh soit satisfait de lui, le Prophète Mohamed صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Ne torturez pas vos enfants avec El-Ghamz et ayez recours au costus".

Rapporté par El-Boukhari.

 

Le Costus est l'un des meilleurs médicaments et n'a aucun effet secondaire.

 

Il est très utile pour les problèmes liés aux ovaires et l'absence des menstrues.

 

Il est également utilisé pour les problèmes de diabète, il stimule le pancréas et diminue le taux de glycémie dans le sang.

Vertus et bienfaits du costus indien

 

Dans la tradition arabo-musulmane, le costus était utilisé pour traiter divers maux tels que les migraines, la pleurésie.

 

Il facilite les règles ainsi que l'émission des urines, a une action vermifuge, agit sur les taches de rousseur.

 

Stomachique, emménagogue, antispasmodique.

Indications

 

● Faiblesse sexuelle, problème d'érection

● Gonorrhées

● Troubles gastriques

● Thrombus

● Maladies des reins et du foie (hépatites)

● Cancer de la bouche

● Asthme et tuberculose

● Migraine

● Arrêt de la sorcellerie

Contre-indications

 

Ne pas administrer aux femmes enceintes ou allaitantes ainsi qu'aux très jeunes enfants.

 

Comment l'utiliser ?

 

● Consommation :  Mélanger costus moulu et eau puis le boire pour traiter les fusions du caillot, règles, fécondation, maladies urinaires, maladies de foie, des reins et de l'appareil digestif, cancer de la bouche, bon pour le cerveau, insuffisance sexuelle, immunité, diarrhée et douleurs après accouchement, donne de l'appétit, active le métabolisme général, contre la sorcellerie, la pleurésie et maladie des poumons.  

 

Inspirer une quantité de costus moulu par les maladies de l'appareil respiratoire, asthme, tuberculose, inflammation de l'angine et de la gorge, fièvre.

 

● Utilisation externe : Costus dans de l'huile d'olive pendant 15 jours pour une pommade pour tous types de massages.

 

Mélanger avec de l'eau et du miel et laisser fermenter pour une compresse pour tous types de brûlures, blessures et tous problèmes de visage.

 

Prendre un bain avec de l'eau mélangé à du costus pour tuer les bactéries et les microbes attachés au corps et surtout dans les endroits tels que sous les bras ou entre les cuisses.

 

 Publié par remedes-sunna.com

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Les biens sujets à l'acquittement de la zakât

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Les biens sujets à l'acquittement de la zakât

La zakat d'une somme épargnée


Question :

 

Si le musulman épargne une certaine somme, comment doit-il calculer la Zakât [1] en fin d’année ?

 

Réponse de Cheikh Ben Baz :

 

Le musulman doit verser la Zakât pour tout bien qu’il possède, que ce soit des espèces, ou des marchandises à vendre, à condition qu’une année se soit écoulée.

 

Ainsi, les biens qu’il a gagnés au mois de Ramadan verront leur Zakât versée au Ramadan suivant, et les richesses perçues au mois de Sha’bân – que ce soit salaire, ou autre somme d’argent et billets de banque – verront leur Zakât versée au mois de Sha’bân ; et les biens perçus au mois de Shawwâl feront que leur Zakât sera versée au mois de Shawwâl ; et tout bien perçu au mois de Dhul-Hijja devra voir sa Zakât versée au mois de Dhul-Hijja, et ainsi de suite.

 

Tout bien parmi ceux que nous avons cités et pour lequel une année s’est écoulée verront leur Zakât versée au début de ce nouveau cycle annuel.

 

Si le musulman – pour un intérêt religieux – désire hâter ce versement avant que l’année ne s’écoule, il n’y a pas de mal à cela et il n’en sera que plus méritant auprès d’Allah.

 

Quant au caractère obligatoire du versement de la Zakât, il ne devient obligatoire de la verser qu’après l’écoulement d’une année.

 

Revue des Recherches Islamiques

Tome n°35 pages 98 et 99.

 

[1] La Zakât est l’impôt obligatoire purificateur des biens, prélevé au-dessus d’un minimum (Nisâb), à concurrence de 2,5% des sommes thésaurisées et bloquées pendant une année.

Nous recommandons, plus particulièrement pour ce chapitre, de poser les questions concernant le calcul de votre Zakât aux savants, vu l’aspect technique, la gravité du sujet, et les conséquences qu’une erreur peut avoir. [N.duT.]

La zakat de l'épargne des salaires mensuels

 

Question :

 

Comment sort-on la zakat de l'épargne des salaires mensuels ?

 

Réponse de Cheikh ibn ‘Otheimine :

 

La meilleure chose dans ce cas, est qu'à chaque fin de mois, lorsqu’une personne touche son salaire, elle verse la zakat de tout ce qu'elle a.

 

Ainsi une fois l'année écoulée, elle aura versé entièrement la zakat de l'année et tant que l'année n'est pas terminée, c'est comme si elle avait versé la zakat en avance et ceci est permis.

 

Et ceci est plus simple pour elle que de faire attention, à chaque mois indépendamment.

 

Par contre, si elle dépense son salaire chaque mois avant de toucher celui qui suit, il ne lui incombe pas de sortir la zakat car les conditions requises pour que la zakat soit obligatoire, on compte l'écoulement d'une année.

 

Livre « Les piliers de l’islam »

Question numéro 355 page 422

La Zakât sur l'argent bloqué (Waqf) à des fins charitables ?

 

Question :

 

Nous avons, ici à l’université du roi Saoud, une caisse réservée aux étudiants.

 

Elle est alimentée par l’université elle-même et par prélèvement d’une somme minime sur les bourses des étudiants.

 

Cette caisse est destinée à aider les étudiants nécessiteux. Les sommes collectées sont-elles concernées par la Zakât ?

 

Réponse de Cheikh Ben Baz :

 

La somme en question, et tout argent amassé de la même façon, n’est pas concernée par la Zakât ; car personne ne la possède et le but visé est qu’elle soit utilisée à des fins charitables.

 

Fatâwâ az-Zakât (Fatwas relatives à la Zakât rassemblées par Muhammad al-Musnad), page 47

La Zakât sur l'argent collecté pour un besoin ?

 

Question :

 

Des gens se cotisent et amassent une certaine somme d’argent qu’ils réservent pour leurs besoins généraux et pour les cas où il arriverait un incident à l’un d’eux, qu’Allah les en épargne.

 

Une année s’est écoulée depuis que cette somme a été amassée : doivent-ils verser la Zakât dessus ?

 

Réponse de Cheikh Ben Baz :

 

Les sommes qui sont données à des fins d’utilité publique, et dont le but est l’entraide collective ne sont pas concernées par la Zakât ; car elles ne sont plus la propriété des personnes qui les ont données pour Allah.

 

D’autre part, riches et pauvres parmi ce groupe profitent indifféremment de cette somme, en cas de nécessité pressante.

 

En conséquence, elle n’est la possession d’aucun d’eux, mais elle fait partie des aumônes qui sont collectées pour être dépensées pour Allah.

 

Fatâwâ az-Zakât (Fatwas relatives à la Zakât rassemblées par Muhammad al-Musnad), page 48.

La Zakât de l'argent destiné au mariage

 

Question :

 

Une personne économise de l’argent depuis plusieurs années afin de marier son fils : doit-elle verser la Zakât sur cet argent, sachant que son intention est de marier son fils avec et rien d’autre ?

 

Réponse de Cheikh Ben Baz :

 

Elle doit verser la Zakât sur toute somme d’argent qu’il a amassé, dès qu’une année (lunaire) s’est écoulée, même s’il ne veut la dépenser que pour marier son fils.

 

En effet, tant que l’argent est en sa possession, il est considéré comme étant le sien, et elle doit donc verser chaque année la Zakât dessus, conformément aux textes généraux du Coran et de la Sunna, jusqu’à ce que la personne le dépense pour marier son fils.

 

Fatâwâ az-Zakât (Fatwas relatives à la Zakât rassemblées par Muhammad al-Musnad), page 13

La Zakât et l'imprimerie

 

Question :

 

Un imprimeur veut savoir comment payer la Zakât relative à son imprimerie.

 

Certains lui ont dit que la Zakât concernait les produits de l’imprimerie seulement.

 

D’autres lui ont dit qu’elle concernait aussi bien les produits que le matériel...

 

Quel est l’avis correct ?

 

Réponse du Comité permanent [des savants] de l'Ifta :

 

La Zakât que doivent verser les imprimeurs et les industriels concerne seulement les produits destinés à être vendus.

 

Par contre, le matériel qui est utilisé pour la fabrication n’est pas concerné par la Zakât.

 

La preuve de ceci est le hadith rapporté par Abû Dâwûd, qu’Allah lui soit clément, selon Samûra ibn Jundub, avec une bonne chaîne de rapporteurs :

 

« Le Prophète, prière et salut sur lui, nous a ordonné de verser l’aumône (Zakât) relative sur les biens destinés à la vente. »

 

Quant aux capitaux tels que l’or, l’argent et les billets de banque, ils sont concernés par la Zakât , même s’ils sont destinés à être dépensés, à condition que leur valeur atteigne le seuil minimal (Nissâb), et qu’une année (lunaire) se soit écoulée ensuite.

 

Et c’est Allah Qui accorde le succès à toute chose.

 

Fatâwâ az-Zakât (Fatwas relatives à la Zakât rassemblées par Muhammad al-Musnad), page 33

La Zakât sur les véhicules de transport

 

Question :

 

Les véhicules commerciaux destinés au transport des céréales sont-ils concernés par la Zakât ?

 

Réponse du Comité permanent [des savants] de l'Ifta :

 

Les véhicules ou les dromadaires destinés au transport de céréales et des diverses marchandises d’un endroit à un autre ne sont pas concernés par la Zakât, car ils ne sont pas destinés à être vendus mais à l’utilisation et au transport. 

 

Si des véhicules, des dromadaires, des ânes ou des vaches sont par contre destinés à la vente, ils sont alors concernés par la Zakât , ainsi que l’indique le hadith rapporté par Abû Dâwûd, entre autres, selon lequel Samûra ibn Jundub, qu’Allah l’agrée, rapporte que le Prophète a ordonné aux gens de donner l’aumône ( la Zakât ) relative aux biens destinés à la vente.

 

Ceci est l’avis de la plupart des gens de science ainsi que l’a dit Ibn ul-Mundhir.

 

Fatâwâ az-Zakât (Fatwas relatives à la Zakât rassemblées par Muhammad al-Musnad), p. 32

La zakat des maisons et des voitures

 

Question :

 

Une personne qui possède des véhicules et des maisons, [les loue et] dépense leur usufruit à prendre en charge sa famille.

 

A la fin de l’année, il ne lui reste rien de cet argent : doit-il verser la zakat sur ces biens ?

 

Quelles sont les conditions qui entraînent l’obligation de verser la zakat en ce qui concerne les maisons et les voitures ?

 

Quelle serait alors la valeur de base sur laquelle il faut calculer ?

 

Que le salut d’Allah, Sa clémence et Sa bénédiction vous accompagnent.

 

Réponse de Cheikh Ben Baz :

 

Si ces véhicules et ces maisons sont destinés à être fructifiés (en les louant) et à l’exploitation personnelle, ils ne sont alors pas concernés par la zakat. [1]

 

Mais si elles (ou s'ils) sont, par contre, destinés, entièrement ou en partie, au commerce (à la vente), tu dois alors calculer la zakat sur leurs valeurs et la verser dès qu’une année (lunaire) s’est écoulée.

 

Cependant, si tu as dépensé les revenus de ces biens afin de subvenir aux dépenses de la maison, par exemple, ou pour entreprendre des œuvres charitables ou quoi que ce soit de similaire avant que l’année ne se soit écoulée, tu n’as pas alors à verser la zakat correspondante, conformément au sens général des textes du Coran et de la Sunna , ainsi que du hadith rapporté par Abû Dâwûd, selon Samûra ibn Jundub, qu’Allah l’agrée :

 

« Le Prophète a ordonné aux gens de donner l’aumône relative aux biens destinés à la vente. »

 

[1] C’est-à-dire par sur leurs valeus, mais il y a une zakat à payer sur les loyers. 

 

Fatâwâ az-Zakât (Fatwas relatives à la zakat rassemblées par Muhammad al-Musnad), p. 30.

La Zakât sur les terres destinées à la construction

 

Question :

 

Je possède une terre que j’ai achetée afin de construire pour y habiter moi-même, mais j’ai eu besoin d’argent et je l’ai alors vendue...

 

Dois-je verser la Zakât pour la période où elle n’était pas destinée à la vente ?

 

Réponse du Comité permanent [des savants] de l'Ifta :

 

Si la situation est réellement telle que vous l’avez décrite, vous ne devez pas verser la Zakât pour la période précédant la vente, car la raison qui entraîne le versement de la Zakât, à savoir l’intention de vendre, était inexistante.

 

Fatâwâ az-Zakât (Fatwas relatives à la Zakât rassemblées par Muhammad al-Musnad), p.24.

La Zakât des immeubles, locaux et terrains

 

Question :

 

Mon frère possède beaucoup d’argent qu’il a converti en immeubles, locaux commerciaux et terrains.

 

Tout ceci lui assure des revenus.

 

Je l’ai conseillé de donner la Zakât calculée sur son capital d’origine, mais il m’a dit que la Zakât à verser ne concerne que les gains de ces biens après qu’une année (du calendrier lunaire) se soit écoulée après leur obtention, et que le capital n’était pas concerné.

 

Il prétend aussi que s’il consacrait l’argent des loyers directement à l’achat d’un immeuble, avant qu’une année ne s’écoule, il n’aurait pas à verser de Zakât...

 

D’autres personnes agissent de la même façon que mon frère : est-il permis de faire cela dans l’islam ?

 

Celui qui le fait n’a-t-il pas de péché ?

 

Quels sont les genres de biens immobiliers qui ne sont pas concernés par la Zakât , ni sur leur valeur, ni sur leur usufruit, jusqu’à ce qu’une année entière s’écoule ?

 

Et y a-t-il une valeur minimale à partir de laquelle le bien immobilier devient concerné par la Zakât, ou alors cela est-il indépendant de la valeur ?

 

Réponse du Comité permanent [des savants] de l'Ifta :

 

Les biens que peut posséder la personne se divisent en plusieurs catégories :

 

Les liquidités : celles-là sont concernées par la Zakât dès que leur valeur atteint le seuil minimal (Nissâb) et qu’une année (lunaire) entière s’est écoulée.

 

Les terres agricoles : ce sont alors les récoltes de fruits et de grains qui sont concernées par la Zakât et non les terres elles-mêmes.

 

Les terres ou immeubles destinés à être loués : la Zakât est alors prise sur les loyers, lorsque la valeur totale des loyers atteint le seuil minimal (Nissâb) et qu’une année (lunaire) entière s’est écoulée depuis leur réception ; ce n’est donc pas sur la valeur de la terre elle-même ou de l’immeuble que l’on paie la Zakât.

 

Les terres et immeubles ou autres biens destinés à être vendus et achetés : la Zakât est payée directement sur leur valeur, si celle-ci atteint le seuil minimal, dès qu’une année (lunaire) entière s’est écoulée. On prend ici comme base pour le calcul la valeur [de marché] du bien lui-même, quand sa valeur atteint le seuil minimal et qu’une année s’est écoulée, à compter du jour de l’achat du bien.

 

Le bétail : il est concerné par la Zakât , dès que le nombre de bêtes atteint le seuil minimal et qu’une année (lunaire) s’est écoulée.

 

Et c’est Allah Qui accorde le succès à toute chose.

 

Fatâwâ az-Zakât (Fatwas relatives à la Zakât rassemblées par Muhammad al-Musnad), pp.28-29. 

La Zakât sur les terres destinées à la vente

 

Question :

 

La commune m’a attribué, il y a trois ans, une terre parmi celles destinées aux gens dont le salaire est limité.

 

Son emplacement ne m’arrange pas, donc mon intention est de la vendre dès que sa valeur sera satisfaisante. La question est : est-elle concernée par la Zakât ou non ?

 

Au cas où la réponse serait positive, dois-je verser la Zakât des trois années ou celle d’une seule année ?

 

Répondez, qu’Allah vous bénisse.

 

Réponse de Cheikh Ben Baz :

 

Si ton intention est de vendre la terre, tu dois donc verser la Zakât sur sa valeur, dès qu’une année (du calendrier lunaire) s’est écoulée, à compter du moment où tu as pris la décision de la vendre.

 

Abû Dâwûd, qu’Allah lui soit clément, rapporte que le Compagnon Samûra ibn Jundub, qu’Allah l’agrée, a dit :

 

« Le Prophète nous a ordonné de verser l’aumône relative aux biens destinés à la vente. »

 

D’autres hadiths appuient le sens de celui-ci. Et c’est Allah Qui accorde le succès.

 

Fatâwâ az-Zakâtp. 38. 

La zakat sur les actions

 

Question :

 

Votre éminence sait sûrement que les gens utilisent actuellement des actions dans des biens immobiliers.

 

Certains achètent des actions bloquées dont la valeur augmente ou diminue.

 

Ces actions peuvent rester bloquées ainsi longtemps, parfois quatre ou cinq ans, peut-être plus et peut-être moins.

 

Le propriétaire de ces actions, quand il veut les vendre, offre son bien immobilier aux enchères ; il se peut qu’il obtienne le prix pour lequel il l’a acheté, ou moins que cela.

 

Il peut se passer de nombreuses années de cette façon. Parfois, la personne a investi dans des terres en attendant que le prix de marché monte.

 

Ma question est la suivante : l’individu doit-il verser chaque année la zakat sur les actions relatives aux biens immobiliers qu’il n’a pas encore vendus ?

 

Parfois, la valeur de ces biens reste longtemps constante, et parfois elle est inférieure à la valeur de base dans le marché.

 

Les terres qui sont achetées pour en faire commerce sont-elles aussi concernées par la zakat  annuelle, comme les marchandises destinées à la vente (‘Urûdh Tijâriyya) ?

 

Ou bien la zakat   ne doit être versée qu’après leur vente, ainsi que le disent certains savants ?

 

Il faut mentionner que la valeur de ces biens reste constante des années durant sans connaître d’augmentation.

 

Dans le cas où ils seraient concernés par la zakat , doit-on la verser annuellement ou une seule fois seulement ?

 

Si la personne les vend, la zakat   versée doit-elle être celle d’une seule année ou doit-on verser aussi celles des années précédentes ?

 

Signalons que la personne peut avoir une importante somme d’argent immobilisée par ces actions et ces biens immobiliers ; au moment de verser la zakat, elle emprunte pour cela de l’argent ou vend une partie de ses biens. Le but de cette précision est de montrer qu’elle n’a pas de liquidités disponibles, car dès qu’elle en a un peu, elle achète des biens.

 

Réponse de Cheikh Ben Baz :

 

Les actions dont vous parlez font partie des marchandises destinées à la vente (‘Urûdh Tijâriyya) ; il faut donc verser la zakat les concernant en évaluant chaque année la valeur [du marché] de ces biens, sans considérer leur valeur d’achat.

 

Si la personne possède à ce moment-là des liquidités, elle verse la zakat ; sinon, elle verse la zakat des années passées au moment de la vente des biens quand elle reçoit l’argent.

 

Il en est de même pour les biens immobiliers autres que les actions et qui sont destinés à la vente.

 

Fatâwâ az-Zakât p.61.

La zakat sur les diamants

 

Question :

 

Les diamants qui parent les bijoux ou les vêtements sont-ils concernés par la Zakât  ? 

 

Réponse de Cheikh Ben Baz :

 

Non, ce qui est utilisé comme parure n’est pas concerné.

 

Cependant, s’ils sont destinés au commerce, ils sont concernés par la Zakât , de même que les perles.

 

Quant à l’or et l’argent, ils sont concernés par la Zakât , dès lors que leur valeur atteint la valeur minimale (Nisâb), qu’ils soient utilisés comme parure ou non, selon l’avis le plus juste des savants.

 

Fatâwâ az-Zakât (Fatwas relatives à la Zakât rassemblées par Muhammad al-Musnad), page 45.

La zakat pour l'or et l'argent

 

Question :

 

Mon mari a pesé ce que je possédais comme bijoux, ce qui correspond à quarante livres saoudiennes.

 

Quelle est la valeur de la Zakât à verser ?

 

Doit-on la verser en or ou en riyals ?

 

Réponse de Cheikh ibn ‘Otheimine :

 

La part de la Zakât sur l’or, l’argent et les marchandises destinées à la vente est de 2,5%.

 

Pour cela, il suffit de diviser le montant en quarante parts (égales) et la Zakât correspondra à une des parts.

 

Par exemple, concernant l’or cité dans la question, il suffit d’estimer la valeur de cet or, de diviser cette valeur en quarante parts, dont l’une sera versée en Zakât.

 

Quant à la question si l’on doit verser la Zakât en or ou en espèces, nous pensons qu’il n’y a pas de mal à la verser en espèces, et il n’est pas obligatoire de la verser en or, car c’est dans l’intérêt de ceux qui y ont droit de recevoir de l’argent plutôt que de l’or.

 

En effet, si tu donnes à un pauvre un bracelet en or ou tu lui donnes le montant de ce bracelet en monnaie, il préférera la monnaie et cela lui sera plus bénéfique.

 

Masâ’il wa Fatâwâ fî Zakât Al-Hulî, page 30.

Le rassemblement des bijoux pour la zakat

 

Question :

 

Y a-t-il une Zakât à verser sur les bijoux destinés à être portés ?

 

Réponse de Cheikh AbdAllah Ibn JârAllah :

 

Oui, la Zakât doit être versée pour l’or de la femme, s’il dépasse le Nisâb qui vaut vingt Mithqâl, soit 85 grammes d’or.

 

Si l’or dépasse ce Nisâb, il est obligatoire d’en verser la Zakât, que ce soit un bijou qu’elle porte régulièrement ou à certaines occasions seulement.

 

Cependant, si l’on suppose qu’une femme possède des bijoux dont la valeur dépasse le Nisâb et que ses filles possèdent des bijoux dont la valeur ne dépasse pas le Nisâb, alors il n’y a pas de Zakât à verser pour les bijoux de ses filles, car ils sont la propriété des filles et leur valeur ne dépasse pas le Nisâb.

 

En fait, il ne faut pas regrouper les bijoux (de la mère et) des filles (ni des filles entre elles), afin d’en verser la Zakât , car la propriété de chaque fille est indépendante de celle des autres filles.

 

Masâ’il wa Fatâwâ fî Zakât Al-Hulî, page29.

Le paiement de la zakat de l'argent prêté à autrui

 

Le cheikh Ibn al Otheimine fut interrogé sur le paiement de la zakat de l’argent prêté à autrui.

 

Réponse de Cheikh ibn ‘Otheimine :

 

Le paiement de la zakat d’un prêt fait à autrui n’est obligatoire qu’après le remboursement de la somme prêtée ; car le prêteur ne possède pas cette somme entre ses mains.

 

Par contre le paiement de la zakat devient obligatoire si le prêt a été fait à une personne aisée ( dans ses biens ) et cela tous les ans.

 

En effet si cette zakat a été payée avec la zakat de ses biens, la personne, s’est certes acquittée de sa responsabilité, dans le cas contraire, s’il ne l’a pas payée avec ses biens, il lui est obligatoire, après le remboursement de son prêt, de la payer pour toutes les années précédentes depuis la date de ce prêt.

 

Car il lui était possible de demander cette somme à son redevable, sachant que ce dernier était aisé et pouvait le rembourser ; mais celui-ci a choisi de laisser le prêt au propriétaire de la dette.

 

Quant au prêt fait à une personne démunie ou dans le besoin, il ne lui est pas possible de demander son remboursement, donc il ne lui est pas obligatoire de payer la zakat tous les ans et cela car l’endetté n’a pas la possibilité de réunir cette somme.

 

Certes Allah Le Très-Haut dit (traduction rapprochée) :

 

« À celui qui est dans la gêne, accordez un sursis jusqu'à ce qu' il soit dans l'aisance. Mais il est mieux pour vous de faire remise de la dette par charité ! Si vous saviez ! » (Sourate 'La vache' verset 280.)

 

Donc, il n’est pas possible au prêteur de recevoir et de bénéficier de cette somme, il n’a donc pas de zakat à payer. Par contre, après avoir été remboursé, certains savants disent que le paiement de la zakat aura lieu lors de la nouvelle échéance (1 an après réception du remboursement de la dette) et d’autres disent qu’il paie la zakat pour une seule année et si l’année de l’échéance, au moment du remboursement, arrive à terme il paiera aussi cette zakat et cet avis est le plus prudent et Allah est le plus savant !

 

Livre ‘ les modalités du paiement de la zakat’

Fatwa numéro 15, page 38.

La réunion de bijoux pour la zakat

 

Question :

 

Une femme et ses filles possèdent des bijoux.

 

Les bijoux de chacune d'entre-elles, n'atteignent pas le poids d'origine du paiement de la zakat.

 

Les bijoux doivent-ils être réunis afin d'atteindre le poids nécessaire au paiement de la zakat ?

 

Réponse de Cheikh ibn ‘Otheimine :

 

Cette femme a des bijoux qui n'atteignent pas le poids d’origine du paiement de la zakat, par exemple le poids des bijoux est de 10 guinées (monnaie égyptienne) et ses filles ont, elles aussi, des bijoux qui n'atteignent pas le poids d'origine du paiement de la zakat.

 

Elle demande s'il est obligatoire de réunir les bijoux des filles et ceux de la mère afin d'en payer leurs zakat ?

 

Il n’est pas obligatoire de les réunir car le bien de chaque personne lui est propre.

 

Sauf si les bijoux des filles appartiennent à la mère et qu'elle leur aurait donnés à l’occasion d'un prêt, en effet ces bijoux sont inclus dans les bijoux de la femme.

 

Quant au fait que les bijoux appartiennent aux filles personnellement, nous savons que le bien de chaque individu lui est propre et que le poids d'origine du paiement de la zakat ne se complète pas avec le bien d'une autre personne.

 

Livre ‘ les modalités du paiement de la zakat’

Fatwa numéro 61, page 99.

La zakat sur les biens personnels

 

Question :

 

Doit-on payer la zakat sur les voitures personnelles ?

 

Réponse de Cheikh ibn ‘Otheimine :

 

Non, de même pour tout ce qui est utilisé par l'homme à des fins personnelles que ce soit une voiture, un chameau, une machine agricole ou autre mis à part l'or et l'argent.

 

Car le prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :

 

« il n y a point de charité exigée du musulman sur son serviteur ou son cheval »

 

[1] C’est-à-dire la Zakât.

 

Livre « Les piliers de l’islam »

Question numéro 376 page 436

Publié par fatawaislam.com

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz -  الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Cheikh AbdAllah Ibn JârAllah Âl JârAllah - الشيخ عبد الله بن جارالله آل جارالله

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Le football dans la balance du kitab et de la sounna (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le football dans la balance du kitab et de la sounna (vidéo)

Le questionneur demande au cheikh al 'Uthemine à propos du football, si cela est permis ou non ?

 

Réponse :

 

Non.

 

Non, ceci n'est pas permis.

 

Mais ce que je vois en cela, c'est une perte de temps.

 

Et que si cela est une cause menant à gaspiller de l'argent, alors il s'agit d'argent gaspillé.

 

J'ai entendu de certaines personnes que parfois le ticket d'entrée peut atteindre le montant de 10 riyals.

 

Dans l'assemblée :

 

Non !

 

Bien plus que cela Cheikh.

 

Cheikh :

 

Quoi ? Plus ? combien ?

 

Un des étudiants :

 

Les tickets d'entrée pour la coupe du monde sont vendus au marché noir.

 

Cheikh :

 

Pour combien ?

 

C'est une grosse somme, et combien peut donc s'élever le montant d'un ticket ?

 

Dans l'assemblée :

 

300 ou 500 riyals.

 

Cheikh :

 

Très bien.

 

Et qu'est-ce qu'il fait que cela gaspille ce montant d'argent et ainsi le perdre pour le regarder ?

 

En fait, regarder le football a des conséquences néfastes, pour ce qui est en rapport avec l'argent, ceci est clair.

 

Et en ce qui concerne autre chose que l'argent, et que si tu regardes la télévision, est-ce alors du gaspillage d'argent ou non ?

 

La télévision fait consommer de l'électricité ou non ?

 

Cela fait consommer de l'électricité, par rapport à ce sujet.

 

De même, il peut y avoir en cela la vénération d'une personne mécréante, dans son coeur.

 

Et ceci est très dangereux.

 

De vénérer un mécréant est très dangereux.

 

J'ai entendu que certains joueurs, lorsque l'un est avec sa femme (les fans) ils leur donnent de l'or, ils leur donnaient de l'or en cadeau.

 

Et s'il (le joueur) se tenait près du propriétaire d'un magasin, il (le propriétaire) disait : "Prenez ! Donnez-lui ce qu'il désire, tout ce qu'il désire est à mon compte !"

 

Quelle genre de parole est-ce cella ?

 

Et aussi parfois ou la plupart du temps, les parties intimes ('awrah) sont dévoilées.

 

Et ceci n'est pas permis, car de regarder la 'awrah des jeunes hommes est interdit et n'est pas permis.

 

Et cela créé de la fitna (troubles).

 

En tout cas, une personne doté de raison ne doit pas perdre son temps, argent, ainsi que son intelligence dans ce genre de choses.

Cheikh Al-Albany explique :

 

J'avais dit concernant cela (le football) que je ne le considérais pas inutile, ni interdit.

 

Cela dit, il y a en cela des conditions au regard des savants.

 

Parmi elles par exemple :

 

-il faut que la tenue soit agréée par la législation (chari'a), et donc que les parties intimes ne soient pas dévoilées (al 'awrah).

La majorité des joueurs de foot et autres athlètes tombent dans cette erreur.

 

-De plus, il faut que les sports ne soient pas joués durant les heures de prière, il auront alors perdu de leur prière, qui plus est perdre la prière en groupe.

 

Si ces passe-temps sont restreints dans les limites de la législation, cela ne sera pas alors considéré comme passe-temps.

 

Ce sera alors un des facteurs qui permettra de renforcer le corps du mouslim, tel que l'ont dit certains savants...

 

Publié par minhaj sunna

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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La plus ancienne récitation du Coran enregistrée à la Mecque en 1885 (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La plus ancienne récitation du Coran enregistrée à la Mecque en 1885 (audio)

La plus ancienne récitation du Quran enregistrée à la Mecque en 1885 par l'orientaliste néerlandais Christiaan Snouck Hurgronje. 

 

أقدم تسجيل صوتي لتلاوة قرآنية بمكة يرجع لعام 1885

التقط هذه الصور وقام بتسجيل الصوت المستشرق الهولندي كرستيان سنوك هورخرونيه بمكة عام ١٨٨٥م

 

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

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Faut-il renouveler l’intention chaque jour pendant Ramadân ? (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Faut-il renouveler l’intention chaque jour pendant Ramadân ? (audio-vidéo)

Question :

 

Est-il obligatoire de formuler l’intention pour le jeûne de Ramadân chaque jour, ou suffit-il d’une seule intention au début du mois (sans la renouveler quotidiennement) ?

 

Réponse :

 

Il est obligatoire (de renouveler l’intention) tous les jours, chaque jour (de jeûne) est une adoration indépendante.

 

Il doit donc renouveler son intention au début ou à la fin de la nuit pour jeûner, ou même au moment du suhur.

 

En ce qui concerne le jeûne surérogatoire, il n’y a aucun mal à formuler l’intention durant la journée.

 

S’il n’a ni mangé ni accompli un acte annulant le jeûne, il peut alors décider de jeûner en cours de journée.

 

Cela a été authentifié que le Prophète (prières et salutations sur lui), l'a fait lui-même.

 

Quant au jeûne obligatoire, il est impératif de renouveler l’intention avant l’aube (fajr).

 

Chaque jour, l’intention doit être renouvelée, que ce soit pour Ramadân, ou autre, une expiation ou un vœu.

 

Il doit renouveler l'intention avant l'aube (fajr).

 

Publié par minhaj sunna

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Il est interdit d'élever la voix

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Il est interdit d'élever la voix

Allah سبحانه وتعالى dit (traduction rapprochée) :

 

وَٱقۡصِدۡ فِى مَشۡيِكَ وَٱغۡضُضۡ مِن صَوۡتِكَ*ۚ إِنَّ أَنكَرَ ٱلۡأَصۡوَٲتِ لَصَوۡتُ ٱلۡحَمِيرِ

 

{Sois modeste dans ta démarche, et baisse ta voix, car la plus détestée des voix, c’est bien la voix des ânes »} (sourate Luqman 31 verset 19) . 

 

{Sois modeste dans ta démarche}, c'est-à-dire ne t’empresse pas

et {baisse ta voix}, c'est-à dire n’élève la voix que par nécessité.

 

Loqmân poursuit en lui disant :{car la plus détestée des voix, c’est bien la voix des ânes »}.

 

Si tu élèves la voix sans une nécessité impérieuse qui t’oblige à l’élever de façon limitée et adéquate, tu ressembles alors aux ânes.

 

Les savants en ont déduit qu’il était interdit d’élever la voix, car Allah a assimilé celui qui le fait au plus vil des animaux.

 

N’élève donc la voix que de ce qui est nécessaire.

 

« Il ne nous sied pas d’être comparé à de mauvaises choses. »

Rapporté par Al-Boukhari (6574).  

 

S’il y a auprès de toi une ou deux personnes et que tu cries et élèves la voix, qu’espères-tu ?

 

Ta voix ressemble à celle de l’âne !

 

La voix doit être élevée suivant le besoin.

 

Extrait de "Annotations sur les recommandations de Loqmân, le sage, à son fils."

 Publié par 3ilmchar3i.net

وَاقْصِدْ فِي مَشْيِكَوَاغْضُضْ من صَوْتِكَ صْوَاتِ لَصَوْتُ الْحَمِيرِ

 وَاقْصِدْ فِي مَشْيِكَ : أي لا تسرع

  وَاغْضُضْ صَوْتِكَ : يعني لا يرفع صوتك إلا بقدر الحاجة

وقال له: إِنَّ أَنكَرَ الأَصْوَاتِ لَصَوْتُالْحَمِيرِ

إذا رفعت صوتك بغير حاجة؛ ومع ذلك، فإن العلماء من هذا لا يستطيعون رفع الصوت؛ لأن الله شبهك بأخس الحي وانات، و

(ليس لنا مثل السوء)

قطعة من حديث ابن عباس رضي الله عنهما، رواه البخاري برقم (6574)

دعنا نقوم به! هذا مثل صوت الحمير؛ فالصوت يكون على قدر الحاجة

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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Un homme en longue absence est-il redevable envers son épouse ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Un homme en longue absence est-il redevable envers son épouse ?

Question :

 

Un homme a été marié à une femme, puis il a été frappé par une maladie, lui faisant perdre une partie de ses capacités mentales.

 

Puis il a voyagé de son pays, jusqu'à ici au Royaume pour le traitement, en restant pendant douze années consécutives.

 

Après, il a été guéri, il retourna dans son pays, découvrant que sa femme était toujours dans sa maison.

 

Et il n'a pas demandé la concernant tout le temps où il était absent et n'a pas dépensé pour elle, en raison de sa maladie mentale.

 

Après son retour, il l'a divorcé et a marié une autre femme.

 

Il demande : y-a-t-il une chose requise de lui en ce qui concerne les dépenses de sa première épouse pour la durée ou il était absent auprès d'elle (12ans) ou pas?

 

Et si cela est obligatoire pour lui, combien est ce qu'il lui doit et comment doit il, la payer?

 

Réponse :

 

En ce qui concerne les dépenses envers elle pendant toute la durée de son absence et qu'elle reste sous sa garde, alors elle a un droit sur lui qu'il doit dépenser pour elle et cela n'est pas levée en raison du temps passé.

 

Ainsi, il s'agit d'une dette qu'il lui doit et il est obligatoire pour lui de lui payer cette dette, à moins qu'elle le pardonne ou y renonce.

 

Quant à savoir comment fait-il pour estimer la quantité qu'il lui doit, alors il retourne aux coutumes et pratiques connues de son pays et ce qui est convenable pour une femme de son statut (rang).

 

Cette question devrait être abordée devant le juge.

 

 Publié par Minhajsunna

 

السؤال: كان متزوجاً من امرأة وقد أصيب بمرض أفقده بعض قواه العقلية، ثم سافر من بلده إلى هنا في المملكة للعلاج وقد مكث اثني عشر عاماً متواصلة، وبعد شفائه عاد إلى بلده فوجد زوجته مازالت في بيته ولم يكن يسأل عنها مدة غيابه ولا ينفق عليها بسبب مرضه العقلي، وبعد عودته طلقها وتزوج بأخرى، ويسأل هل عليه شيء من ناحية النفقة عليها في مدة غيابه "اثنا عشر عاماً"، أم لا؟ فإن كان يجب عليه فكم يقدرها وكم يعطيها؟

الإجابة: أما النفقة في مدة غيابه وبقائها في عصمته فإن لها عليه النفقة ولا تسقط بمضي المدة فهي دين في ذمته لها يجب عليه أداؤها لها إلا إذا سمحت بها وأسقطتها عنه، وأما كيف يقدرها فهذا يرجع فيه إلى العرف المتعارف عليه في البلد وما يليق بمثلها وحالتها، ومرجع هذا إلى القاضي

 
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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