Vous n'êtes pas sans savoir ce que subissent nos frères, partisans de la sounnah en Syrie, comme tuerie et destruction avec les pires sortes d'armes.
Quel est le devoir des musulmans, gouverneurs et peuples, à leur égard ?
Réponse :
Le devoir des musulmans qui en ont la capacité
Est de les aider avec ce qui éloignera d'eux la persécution de leurs ennemis et la domination des adeptes de l'égarement et la domination des ennemis de l'Islam et des musulmans.
Quant au commun des musulmans
Ils n'ont que les invocations.
Et l'invocation est une porte immense et un grand secours de la part d'Allâh, si Allâh les exauce.
Qu'ils invoquent et qu'ils s'efforcent dans l'invocation pour leurs frères.
Qu'ils invoquent pour eux dans leur prière, dans leur qounout durant le witr, ils invoquent pour eux en toutes circonstances.
السائل : يقول معالي الشيخ لا يخفى على معاليكم ما يلاقيه إخواننا من أهل السنة في سوريا من قتل وتدمير بشتى أنواع الأسئلة . فما هو الواجب على المسلمين حكوماتٍ وشعوبا اتجاههم ؟
العلامة صالح الفوزان حفظه الله : الواجب على المسلمين الذين عندهم قدرة أن يساعدوهم بما يدفع عنهم أذى أعدائهم ويدفع عنهم تسلط أهل الضلال وتسلط أعداء الإسلام والمسلمين ، وأما عامة المسلمين فهم لا يملكون لهم إلا الدعاء ، والدعاء باب عظيم ونصر كبير من الله إذا استجاب الله لهم ، يدعون يجتهدون في الدعاء لإخوانهم ، يدعون لهم في صلاتهم في قنوتهم في الوتر يدعون لهم في كل المناسبات والله قريب مجيب , نعم
Voici un cours complet pour celui qui désire connaitre le maximum de questions juridiques et pratiques concernant la prière Taraawih.
Son caractère légiféré vous est détaillé, sa description expliquée, ses différentes formes exposées, ses multitudes questions de jurisprudence développées, les divergences à son sujet mentionnées… bref à vous d'écouter et de profiter d`un cours utile traitant d’une des adorations pratiquées par les musulmans de l`est à l'ouest, du nord au sud de l’hémisphère, qu’Allah agrée nos adorations et nous les comptabilise le jour des comptes, inahou waliyouna wa mawlana wa bihi a-tawfiq fi a-dounia wa al-akhira.
Sources : Ce cours fait partie de la série « relatif au jeûne » : concernant le mois de Ramadan, la prière Taraawih...
Allah - Le Trés Haut, dit (traduction rapprochée) :
« Ô gens! Une exhortation vous est venue, de votre Seigneur, une guérison de ce qui est dans les poitrines, un guide et une miséricorde pour les croyants » [Sourate 10 - verset 57] Et aussi : « [Voici] un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu’ils méditent sur ses versets et que les doués d’intelligence réfléchissent! » [Sourate 38 - verset 29]
Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) consacra la prière avec ses compagnons pendant trois nuits puis s'absenta au cours de la quatrième nuit et dit [en guise d'explication :
« Je crains qu'elle ne vous devienne obligatoire . »
[Hadith Authentique -rapporté par Al-Boukhari et Mouslim]
Un homme épouse une femme paralysée, augmente-t-il en vertu ?
Par exemple comme prendre soin des orphelins ?!
Réponse :
S'il a une intention à travers cela, afin qu'elle garde sa chasteté, de la protéger avec cela et de dépenser pour elle, alors Allâh ne retient pas Sa récompense, plutôt les actions ne valent que par leurs intentions.
✅Publié par minhaj sunna
Cheikh Mohamed Ibn Hady Al Madkhaly -الشيخ محمد بن هادي المدخلي
Nous vous prions, Eminence, de bien vouloir nous entretenir sur la polygamie et les droits de la femme en Islam.
Réponse :
Le Saint Coran et la Sunna purifiée ont apporté la polygamie et les musulmans sont unanimes quant à son autorisation.
Allah, Le Très-Haut, a dit (traduction rapprochée) :
"Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas faire d'injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille)." (sourate an-nissa verset 3)
Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) avaient neuf épouses et Allah les rendit utiles à la nation ('Omma) à qui celles-ci transmirent des sciences bénéfiques, de nobles mœurs et conduites vertueuses.
Egalement, les Prophètes Dâwoud (David) et Soulaymân (Salomon) sur eux le salut d'Allah épousèrent un grand nombre de femmes avec la permission d'Allah et suivant leurs législations.
Nombreux sont les compagnons du Messager d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) et ceux qui les ont suivis dans la bienfaisance qui épousèrent plusieurs femmes.
La polygamie est un vieux régime connu des nations précédentes dotées de civilisation.
Elle fut également connue à l'ère antéislamique parmi les arabes.
A son avènement, l'Islam la limita et réduisit le nombre de femme à quatre pour les musulmans et en permit au Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) plus de quatre, pour des raisons et sagesses spécifiques.
Une fois l'équité assurée, la polygamie offre plusieurs intérêts et avantages.
Ainsi la polygamie procure la chasteté à l'homme et à plusieurs femmes, fait gagner l'Oumma en effectif et par ricochet en force, sans oublier l'abondance des gens à adorer Allah.
Dans la polygamie l'homme subvient au besoin de bon nombre de femmes.
Notons aussi la fierté du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) pour cette communauté dont il fera parade parmi d'autres communauté le Jour de la Résurrection et plusieurs autres avantages connus de quiconque a de la vénération pour la Loi Islamique et regarde avec agrément, amour, glorification et clairvoyance ses bienfaits, ses sagesses, ses mystères sa grande nécessité chez les serviteurs.
L'ignorant ou le haineux qui regardent la Charia avec des lunettes sombres, qu'ils enlèvent quand ils regardent vers l'Occident et l'Orient avec fascination, préfèrent tout ce qui en provient ne peuvent que se voir privés de la considération des bienfaits de la Charia, de ses sagesses, ses avantages et de réaliser dans quelle mesure elle veille sur les intérêts de ses fidèles, hommes comme femmes.
Selon les savants de l'Islam, la polygamie est l'un des bienfaits de la Loi Islamique, c'est pour elle l'une des moyens de veiller sur les intérêts de la société et de remédier à ses difficultés.
Nonobstant leur hostilité, certains ennemis de l'Islam se sont rendus compte de cette évidence et ont avoué la splendeur de l'enseignement de la charia à cet égard ; et ce, en guise de confirmation pour la vérité et la nécessité de la reconnaître.
-De ces confirmations, relevons ce que l'auteur d'Al-Manâr cite dans le quatrième tome de son recueil d'exégèse page 360, tirée du journal Londres Truth écrit par certaines écrivaines dont la traduction abrégée est la suivante :
"Elles sont devenues nombreuses, nos filles qui vagabondent en dépit du désastre et peu sont ceux qui en cherchent le mobile.
En tant que femme, mon cœur se brise de chagrin et d'affection en regardant ces filles.
En quoi ma tristesse et mon chagrin peuvent-ils seulement leur être utile même si le monde entier venait à me les partager, puisque seul le travail efficace pour cette condition abominable est bénéfique ?
Quel excellent savant que Tows !
Lequel détecta le mal et, pour le guérir, en prescrivit le remède garant, celui de permettre aux hommes d'épouser plus d'une femme, moyen par lequel dissipera évidemment le désastre, et nos filles pourraient devenir des ménagères.
Rien n'est de si désastreux d'imposer à l'homme européen de se contenter d'une seule femme.
C'est cette restriction qui est le mobile du vagabondage chez nos filles et lequel les a poussées à aller se chercher les travaux d'hommes.
Il a donc fallu inéluctablement que le mal s'accuse, dans la mesure où l'homme n'a pas été autorisé à épouser plus d'une femme.
Quelle idée et mutisme fait-on du nombre d'hommes mariés qui ont des enfants illégitimes laissés à la charge de la société !
Ces enfants et leurs mamans n'auraient pas dû subir ce supplice et déshonneur qu'ils connaissent si la polygamie était permise.
L'honneur de ses femmes et celui de leurs progénitures eurent été sauvés.
Que l'homme se voie rivalisé par la femme n'aura que désastre pour finalité.
Ne trouvez-vous pas que la nature de la femme montre qu'elle a un devoir qui n'est pas celui de l'homme et vice-versa et qu'en permettant la polygamie toutes les femmes deviennent ménagères et mères d'enfants légitimes?"
-L'auteur d'Al-Manâr cite encore à la page (361) du même tome, une autre écrivaine qui dit :
"(...) La raison en est qu'il est préférable et moins pénible d'employer nos filles dans les maisons de service ou comme des servantes que de les employer dans les laboratoires où celles-ci se voient polluer par des souillures qui leur ôtent à jamais leur beauté.
Si seulement nos pays étaient comme des pays musulmans, pays de pudeur, d'abstinence et de pureté, où la servante et l’esclave jouissent d'une vie aisée et sont traités comme les enfants du foyer et leurs honneurs sauvegardés.
C'est déshonorant pour l'Angleterre, certes, de faire de ses filles un model d'obscénité à cause de l'excès de leur mélange avec les hommes.
Pourquoi ne contrôlons pas nos filles en leur donnant du travail approprié à leur nature, celui de garder leur foyer et de laisser aux hommes leurs travaux afin de sauver son honneur;"
fin de citation.
-A l'instar de celles-ci, d'autres écrivains comme Gustave Le Bon selon qui :
"Le système polygamique est un bon système qui élève le niveau éthique des communautés qui l'appliquent, consolide les liens familiaux, et offre à la femme le respect et le bonheur qu'elle ne trouve pas en Europe"
-Et, selon Bernard Shaw, l'écrivain :
"L'Europe retournera nécessairement à l'Islam avant la fin du 20e siècle, bon gré mal gré ".
Ceci est une partie des passages que j'ai lus de ce que disent les ennemis de l'Islam, de ses bienfaits et des avantages de la polygamie.
Il y a en cela de leçon à tirer pour toute personne dotée d'intelligence.
C'est Allah qu'il faut appeler au secours.
(Numéro de la partie: 21, Numéro de la page: 239 à 242)
traduit par alifta.net
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Cet audio est tiré d'une parole remarquable de notre shaykh 'Abder Razzâq Al 'Abbâd qu'Allah le préserve dans laquelle il met en lumière comment Allah le Très-haut par l'intermédiaire d'une récitation coranique, d'un cours bénéfique, d'un noble conseil etc... peut accorder la réussite à une personne et l'emmener à se rectifier et à se corriger.
Le shaykh base son argumentation sur le verset 29 de la sourate 46 ainsi que sur les deux premiers versets de la sourate 72.
Un groupe de Djinn entendirent le messager d'Allah salallahou 'alayhi wa sallam réciter du Qur'ân ils dirent alors (traduction rapprochée) :
" ... Nous avons certes entendu une Lecture [le Coran] merveilleuse, qui guide vers la droiture, nous y avons cru ... " sourate 72 versets 1 et 2
Récitations coraniques : kalifahTunaiji et Idriss abkar
Traduit et préparé par votre frère Abu-Maryam
copié de ahloul-hadith.fr
Cheikh 'Abder Razzâq Ibn Abdelmohsin Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق العباد البدر
Comme tout professionnel de santé, le praticien de la hijama doit se doter d'un comportement exemplaire vis-à-vis de son patient.
Il cherchera à établir une relation de confiance basée sur la rigueur scientifique, mais aussi sur le souci de plaire à son Seigneur dans sa bonne conduite envers le malade.
Voici donc une série de conseils
destinés à quiconque souhaiterait
pratiquer la hijama
-Vouloir avant tout soulager le malade et préserver sa santé en espérant par ce biais la satisfaction d'Allah, et non le cumul des richesses ou la notoriété.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Celui d'entre vous qui peut aider son frère, qu'il le fasse. »(1)
-Être honnête envers le malade, en ne lui affirmant que ce que l'on détient de science certaine.
Cette rigueur apportera réconfort et confiance au malade, et préservera le praticien du mensonge.
« Ô vous les croyants ! Craignez Allah, et soyez du nombre des véridiques. » (2)
-Conseiller le malade en lui faisant privilégier la thérapeutique la plus adaptée pour son cas.
En effet, si le praticien considère que la hijama n'est pas appropriée pour le malade et/ou qu'il existe un autre traitement plus efficace, alors il se doit de l'en informer et lui recommander cet autre traitement.
De même, il conseillera au malade de poursuivre son traitement conventionnel en parallèle de la hijama et l'invitera à s'enquérir, auprès de son médecin traitant avant tout changement ou modification de son traitement habituel.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« La religion c'est le bon conseil. »
Nous dîmes : « Envers qui ? »
Il dit : « Allah, Son Livre, Son Messager, les gouverneurs musulmans, et la masse [des musulmans]. »(3)
-Préserver l'intimité du malade et ne voir de son corps que ce que la nécessité oblige.
Abû Hurayrah (رضي الله عنه) rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« L'homme ne regarde pas les parties intimes de l'homme et la femme ne regarde pas les parties intimes de la femme. » (4)
-Honorer le secret professionnel en se gardant de divulguer des éléments de la vie personnelle du malade.
Abû Hurayrah (رضي الله عنه) rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Quiconque dissimule (les défauts, les péchés, la vie privée) d'un musulman, Allah dissimulera (ses péchés défauts) dans cette vie et l'au-delà. »(5)
-Montrer de l'attention au malade en ayant un bon comportement envers lui, par des paroles réconfortantes.
cAbd Allah Ibn cAmr Ibn Al-cÂs rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Le meilleur parmi vous est celui qui a le meilleur comportement. »(6)
-Rechercher sans cesse à améliorer sa pratique, en remettant à jour ses connaissances, et en acceptant les remarques que des confrères peuvent donner sur sa propre pratique.
Le but est avant tout de prodiguer un soin optimal pour le malade au-delà de toute compétition.
Il est important ensuite de partager son savoir afin d'en faire profiter le plus grand nombre.
Anas (رضي الله عنه) apporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Aucun de vous ne sera pleinement croyant tant qu'il n'aimera pas pour son frère ce qu'il aime pour lui-même. »(7)
-Être à l'écoute du malade en essayant de satisfaire ses interrogations, avec patience et douceur.
La précipitation ne mène à rien, au contraire, elle durcit votre pratique et suscite de l'appréhension auprès du malade.
'Â'ishah (رضي الله عنها) rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Rien n'est empreint de douceur sans être embelli, et rien n'est dénué de douceur sans être enlaidi. »(8)
-Inviter le malade à recourir aux invocations prophétiques pour y solliciter la guérison d'Allah (عز و جل) et invoquez Allah en sa faveur.
'Â'ishah (رضي الله عنها) rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم disait (en faveur du malade) :
« Ô Allah ! Seigneur des hommes. Eloigne ce mal et guéris - car Tu es le Guérisseur, point de guérison si ce n'est la Tienne - sans laisser aucune trace de maladie. »(9)
En conclusion de ce chapitre, on comprend qu'il incombe à tout praticien de pratiquer la hijama avec science, rigueur, douceur et attention.
En effet, le Hajjâm est bien plus qu'un simple praticien de la hijama, il en est l'ambassadeur.
(1) Muslim (4078).
(2) 'Sourate At-Tawbah, v.119.
(3) Muslim (1/74)
(4)Muslim (338)
(5)Muslim (2699)
(6)Al-Bukhârî (3559)
(7)Al-Bukhârî (13)
(8)Muslim (2594)
(9)As-Sahîhah (2775)
Extrait du livre : « La Hijama, fondements-techniques-conseils » aux éditions Tawbah
Avec l'aimable autorisation exclusive pour 3ilm.char3i de notre frère, qu'Allah le préserve, le Docteur en médecine générale, Ait m’hammed Moloud
لكل شيءٍ إذا ما تم نقصانُ *** فلا يُغرُّ بطيب العيش إنسانُ
Accomplie, toute chose porte son défaut
.La douceur de vivre ne doit leurrer personne
هي الأمورُ كما شاهدتها دُولٌ *** مَن سَرَّهُ زَمنٌ ساءَتهُ أزمانُ
,Tel que je vois, tout est affaire d’alternance
.Comblé un instant, on en souffre l’éternité
وهذه الدار لا تُبقي على أحد *** ولا يدوم على حالٍ لها شان
,La vie ici-bas n’épargne jamais personne
.Jamais rien ne demeure longtemps inchangé
يُمزق الدهر حتمًا كل سابغةٍ *** إذا نبت مشْرفيّاتٌ وخُرصانُ
,Le temps déchire fatalement tout bienfait
.Dès qu’on érige trop haut ses moucharabiehs
وينتضي كلّ سيف للفناء ولوْ *** كان ابنَ ذي يزَن والغمدَ غُمدان
Et toute épée est promise au néant, fût-elle
.Celle de Ibn Dhi Yazin, fût-elle dans deux fourreaux
أين الملوك ذَوو التيجان من يمنٍ *** وأين منهم أكاليلٌ وتيجانُ ؟
? Où sont les rois de la couronne du Yémen
? Et où sont donc les diadèmes et les couronnes
وأين ما شاده شدَّادُ في إرمٍ *** وأين ما ساسه في الفرس ساسانُ ؟
? Où sont les bâtisses que fit Chadad à Irem
? Où est le règne des Sassanides persans
وأين ما حازه قارون من ذهب *** وأين عادٌ وشدادٌ وقحطانُ ؟
? Où sont tous les trésors amassés par Qarûn
? Où sont ceux de 'Ad, de Chadad et de Qahtan
أتى على الكُل أمر لا مَرد له *** حتى قَضَوا فكأن القوم ما كانوا
,Ils subirent tous un imparable destin
.Et ce fut comme s’ils n’avaient jamais existé
وصار ما كان من مُلك ومن مَلِك *** كما حكى عن خيال الطّيفِ وسْنانُ
,Les rois et les règnes qui furent en devinrent
.Comme le récit d’un songe par un grand dormeur
دارَ الزّمانُ على (دارا) وقاتِلِه *** وأمَّ كسرى فما آواه إيوانُ
,Le temps s’en prit à Darius et son assassin
.Puis Kisra qui ne trouva point d’abri
كأنما الصَّعب لم يسْهُل له سببُ *** يومًا ولا مَلكَ الدُنيا سُليمانُ
C’est comme si le Grand Cyrus ne fût jamais
Que le règne de Salomon n’eût jamais lieu
فجائعُ الدهر أنواعٌ مُنوَّعة *** وللزمان مسرّاتٌ وأحزانُ
,Les drames dus au temps sont tellement variés
.Et le temps a ses heures et ses malheurs
وللحوادث سُلوان يسهلها *** وما لما حلّ بالإسلام سُلوانُ
,Un oubli vient adoucir toute catastrophe
Or il n’est pas d’oubli pour ce qui frappa l’islam
دهى الجزيرة أمرٌ لا عزاءَ له *** هوى له أُحدٌ وانهدْ ثهلانُ
; Un drame insurmontable s’abattit sur l’île
; Ouhoud en croula et Thalan s’en affaissa
أصابها العينُ في الإسلام فارتزأتْ *** حتى خَلت منه أقطارٌ وبُلدانُ
; Touchée par le mauvais œil, elle fut mortifiée
.L’islam disparut de maints pays et contrées
فاسأل (بلنسيةً) ما شأنُ (مُرسيةً) *** وأينَ (شاطبةٌ) أمْ أينَ (جَيَّانُ)
,Prenez à Valencia nouvelles de Murcie
? Et où est Xàtiva, plutôt où est Jaén
وأين (قُرطبة)ٌ دارُ العلوم فكم *** من عالمٍ قد سما فيها له شانُ
,Et où est Cordoue, qui est la cité des sciences
? Où tant de savants connurent un grand renom
وأين (حْمص)ُ وما تحويه من نزهٍ *** ونهرهُا العَذبُ فياضٌ وملآنُ
? Où sont donc Séville et toutes ses promenades
? Où est son fleuve à l’eau douce, toujours abondant
قواعدٌ كنَّ أركانَ البلاد فما *** عسى البقاءُ إذا لم تبقَ أركانُ
.Ce sont les pierres angulaires du pays
? Comment y demeurer, dès lors qu’elles ne sont plus
تبكي الحنيفيةَ البيضاءُ من ! ;أسفٍ *** كما بكى لفراق الإلفِ هيمانُ
Voici que la fontaine blanche pleure de peine
Comme qui, attristé, pleure sa bien-aimée
على ديار من الإسلام خالية *** قد أقفرت ولها بالكفر عُمرانُ
; De voir un pays où l’islam n’est plus présent
,Par lui déserté, par l’apostasie peuplé
حيث المساجد قد صارت كنائسَ ما *** فيهنَّ إلا نواقيسٌ وصُلبانُ
,Et où les mosquées sont devenues des églises
; Où l’on ne voit plus que des cloches et que des croix
حتى المحاريبُ تبكي وهي جامدةٌ *** حتى المنابرُ ترثي وهي عيدانُ
,Même les mihrabs, inanimés, en pleurent
.Et les minbars, qui ne sont que du bois, en pleurent
يا غافلاً وله في الدهرِ موعظةٌ *** إن كنت في سِنَةٍ فالدهرُ يقظانُ
,Vous qui êtes distrait malgré les leçons du temps
; Si vous, vous sommeillez, il est toujours en veille
وماشيًا مرحًا يلهيه موطنهُ *** أبعد حمصٍ تَغرُّ المرءَ أوطانُ ؟
,Vous qui marchez gaiement tout à votre patrie
? Comment peut-on s’acclimater après Séville
تلك المصيبةُ أنستْ ما تقدمها *** وما لها مع طولَ الدهرِ نسيانُ
,Cette catastrophe fait oublier le reste
.Elle qui, jamais, ne tombera dans l’oubli
يا راكبين عتاق الخيلِ ضامرةً *** كأنها في مجال السبقِ عقبانُ
,Vous qui chevauchez des purs sangs, au ventre mince
; Qui sur le champ de course sont tels des aigles
وحاملين سيُوفَ الهندِ مرهفةُ *** كأنها في ظلام النقع نيرانُ
Vous qui portez les fines épées venues d’Inde
,Comme un feu dans la poussière drue des sabots
وراتعين وراء البحر في دعةٍ *** لهم بأوطانهم عزٌّ وسلطانُ
,Qui gambadez outre-mer en toute quiétude
.Vous jouissez, chez vous, de dignité et de pouvoir
أعندكم نبأ من أهل أندلسٍ *** فقد سرى بحديثِ القومِ رُكبانُ ؟
? Avez-vous nouvelles des gens d’Andalousie
; Les caravanes ont transporté leur récit
كم يستغيث بنا المستضعفون وهم *** قتلى وأسرى فما يهتز إنسان ؟
,Combien les pauvres gens nous appellent au secours
.Victimes et prisonniers, et personne ne bouge
ماذا التقاُطع في الإسلام بينكمُ *** وأنتمْ يا عبادَ الله إخوانُ ؟
? Pourquoi cette scission entre vous musulmans
.Or, créatures d'Allah, vous êtes tous frères
ألا نفوسٌ أبَّاتٌ لها هممٌ *** أما على الخيرِ أنصارٌ وأعوانُ
? N'y a-t-il pas d'âmes fières et de bonnes volontés
? Le bien n'a-t-il point ses partisans et ses auxiliaires
يا من لذلةِ قومٍ بعدَ عزِّهمُ *** أحال حالهمْ جورُ وطُغيانُ
,Oh ! vilenie d’un peuple connaissant la gloire
.En est là par apostasie et tyrannie
بالأمس كانوا ملوكًا في منازلهم *** واليومَ هم في بلاد الكفرِّ عُبدانُ
,Hier encore, ils étaient les maîtres chez eux
.Aujourd’hui, ils sont soumis en terre hérétique
فلو تراهم حيارى لا دليل لهمْ *** عليهمُ من ثيابِ الذلِ ألوانُ
ولو رأيتَ بكاهُم عندَ بيعهمُ *** لهالكَ الأمرُ واستهوتكَ أحزانُ
يا ربَّ أمّ وطفلٍ حيلَ بينهما *** كما تفرقَ أرواحٌ وأبدانُ
وطفلةً مثل حسنِ الشمسِ إذ طلعت *** كأنما هي ياقوتٌ ومرجانُ
Qu'Allah vous soit bienfaisant, un questionneur de France dit :
Quelle est la différence entre les Noms d'Allah et Ses Attributs ?
Réponse :
Les Noms et les Attributs ne font qu'un :
le Nom indique l'attribut, et le Nom est dérivé de l'attribut, et l'attribut indique le Nom.
Ils sont donc tous les deux, les Noms et les Attributs, inséparables.
Par exemple, si je dis : "Allah est certes l'Entendant, Le Clairvoyant", le mot "L'Entendant", "Le Clairvoyant" :
le premier mot "L'Entendant" indique le Nom d'Allah -Exalté soit-Il- : L'Entendant,
et "Le Clairvoyant" indique Son Nom : Le Clairvoyant.
Et de ces deux Noms, dérivent deux Nobles Attributs :
Le premier est l'attribut de l'ouïe pour Le Créateur ; c'est un attribut qui, en vérité, sied à Sa Grandeur et à Sa Majesté et dont il ne faut pas en faire l'assimilation, ni la comparaison, ni chercher "le comment", et il n'est pas permis qu'il y ait tout ceci dans l'attribut, et ni la négation, ni la falsification, ni l'interprétation dénaturée, mais c'est un attribut qui lui est propre, affirmé à Allah -Béni et Elevé Soit-Il- véritablement.
Et du "Clairvoyant", il en dérive l'attribut de la vue pour Allah -Béni et Elevé Soit-Il- ; un attribut qui lui est propre, qui sied à Sa Grandeur et à Sa majesté.
Et les deux (le Nom et l'Attribut) ne font qu'un : ce sont des qualificatifs d'Allah et des attributs de perfection et de magnificence, tous les deux : les Noms et les Attributs.
Oui.
Source : njza.net
✅ Publié par sounna-traduction.forums-actifs.net
? ما هو الفرق بين أسماء الله و صفاته
? السؤال: أحسن الله إليكم سائل من فرنسا يقول ما هو الفرق بين أسماء الله وصفاته
الجواب: الأسماء والصفات متلازمة الاسم يدل على الصفة والاسم يشتق من الصفة والصفة تدل على الاسم فهما الأسماء والصفات متلازمان
فمثلا إذا قلت إن الله هو السميع البصير كلمة السميع البصير الأول السميع دل على اسم لله عز وجل دل على اسم الله السميع والبصير دل على اسمه البصير ويشتق من هذين الاسمين صفتان كريمتان الأولى صفة السمع للباري صفة حقيقة تليق بعظمته وجلاله لا يستلزم منها التشبيه ولا التمثيل ولا التكييف ولا يجوز أن يكون فيها ذلك ولا التعطيل ولا التحريف ولا التأويل الفاسد بل صفة ذاتية ثابتة لله تبارك وتعالى حقيقة والبصير يشتق منه صفة البصر لله تبارك وتعالى صفة ذاتية تليق بعظمته وجلاله وهما متلازمان نعوت لله وصفات كمال وجلال كل من الأسماء والصفات. نعم
"Si tu te maries à une femme ou achètes un esclave, place ta main sur son front, dit: "Bismillah" et invoque pour la bénédiction et dit :
"Ô Allah, en effet, je te demande son bien et le bien avec lequel Tu l'as créé,
et je cherche refuge auprès de Toi contre son mal et le mal avec lequel tu l'as créé"
اللّهُـمَّ إِنَّـي أَسْـأَلُـكَ خَيْـرَها، وَخَيْـرَ ما جَبَلْـتَهـا عَلَـيْه
وَأَعـوذُ بِكَ مِنْ شَـرِّها، وَشَـرِّ ما جَبَلْـتَهـا عَلَـيْه
Allâhumma innî as'aluka khayrahâ, wa khayra mâ jabaltahâ calayhi.
Wa acûdhu bika min sharrihâ wa sharri mâ jabaltahâ calayhi.
Et si tu achètes un chameau, place ta main au-dessus de sa bosse et dit la même chose".
Explication
Ce hadith est la preuve qu'Allah est le Créateur du bien et du mal, contrairement à ceux comme le Mu3tazilah et d'autres qui soutiennent que le mal ne fait pas partie de sa création تبارك و تعالى.
Il n'y a rien dans le fait qu'Allah est le créateur du mal qui contredit sa perfection, au contraire ceci fait partie de sa perfection تبارك و تعالى.
Les détails de cela sont présents dans des volumes complets, l'un des meilleurs étant le livre Chifâ al 'Alîl fî masâ'il al Qadâ' wal Qadr wal hikmat wat Ta'lî par Ibn al Qayyim, alors regardez dedans si vous le souhaitez.
Et est-ce une invocation légiférée lors de l'achat de quelque chose comme une voiture ?
Ma réponse est oui, grâce au bien que l'on espère d'elle et le mal que l'on craint d'elle.
Adab zifaf page 20-2
✅ Publié par twitter.com/Minhajsunna
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany -الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Dès qu'un homme obtient plus d'argent, il pense à la polygamie.
Son but n'est pas de construire une famille, son but est le plaisir.
Cheikh al Albani :
C'est bien, ceci est une bonne chose, c'est une bonne chose.
Questionneur :
Est ce qu'il ne tombe pas dans quelque chose (d'interdit) ?
Cheikh :
Tu veux dire qu'il tombe dans le haram ?
Son but est autorisé et il ne tombe dans aucune interdiction.
Cependant, nous lui ordonnons d'ajouter un facteur recommandé à cet acte autorisé.
Nous lui ordonnons d'augmenter la Ummah de Muhammad salallahou 'aleyhi wa sallam, de sorte qu'il soit plus récompensé par son Seigneur quand il élève sa progéniture.
Tiré de la série d'audio silsilatoul houda wa noor, cassette 521
traduit par minhaj sunna
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany -الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Et que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur son noble Messager.
Ensuite: Voici une série de paroles concises de l'imam Ibn Al-Qayyim rahimahullah ta'ala que j'ai regroupé concernant certains versets du Qurân.
Et je tiens à préciser aux frères et soeurs qui venaient à lire cet article qu'il est possible qu'ils ne comprennent pas les paroles de l'imam Ibn Al-Qayyim du premier coups d'oeil.
Ainsi, j'invite tout lecteur à relire à plusieurs reprises les nobles versets et les paroles apportées, ainsi qu'à les méditer.
Et Allah est plus savant.
Allah 'azza wa djal dit dans le sens du verset:
« Puis, lorsque tous deux eurent dépassé [cet endroit,] il dit à son valet : "Apporte-nous notre déjeuner : nous avons rencontré de la fatigue dans notre présent voyage". » [ Sourate Al-Kahf v62 ]
-Ibn Al-Qayyim dit dans Al-Fawâid:
« Lorsque Moussa a voyagé vers Le Khidr, il fût touché par la faim et la fatigue, car il a voyagé vers une créature.
Cependant, lorsque son Seigneur l'a éprouvé durant 40 nuits, il n'y mangeait pas et ne fût pas frappé par la faim et la fatigue, car il a voyagé vers son Seigneur.
Ainsi est le voyage par le coeur et son cheminement vers son Seigneur.
On n'y trouve ni la misère, ni la fatigue que l'on peut rencontrer lors du voyage vers les créatures. »
[ Badâ-i' At-Tafsir - Ibn Al-Qayyim - Tome 2 p.162 - Dar Ibn Al-Jawzi ]
Allah 'azza wa djal dit dans le sens du verset:
« Et suis le sentier de celui qui se tourne vers Moi. » [ Sourate Luqman v15 ]
-Ibn Al-Qayyim dit dans I'lam Al-Muwaqqi'în:
« Tous, parmis les Sahâbah, se sont tournés vers Allah [Al-Inâbah] .
De ce fait, il nous incombe de suivre leur voie, leurs paroles, ...
Et leur croyance est parmis la plus grande de leur voie.
Et la preuve qu'ils sont certes de ceux qui se sont tournés vers Allah, c'est le fait qu'il les a guidé, et il (Allah) a certes dit:
"Allah élit et rapproche de Lui qui Il veut et guide vers Lui celui qui se tourne vers lui." (Sourate Ash-Shoura v13)»
[ Badâ-i' At-Tafsir - Ibn Al-Qayyim - Tome 2 p. 319 - Dar Ibn Al-Jawzi ]
Allah 'azza wa djal dit dans le sens des versets:
« Ne lui avons Nous pas assigné deux yeux, • et une langue et deux lèvres? • Ne l'avons-Nous pas guidé aux deux voies . » [Sourate Al-Balad v8 à 10]
-Ibn Al-Qayyim dit dans Miftah Dâr As-Sa'âdah:
« Allah a évoqué ici les deux yeux avec lesquels nous voyons, on y apprend donc les choses visibles.
Ensuite il a évoqué les deux voies et elles sont celle du bien et celle du mal, et il y a concernant cela un hadith marfû' mursal, et c'est la parole de la plupart des exégètes.
Et pour finir, il a évoqué la langue et les deux lèvres qui sont les outils avec lesquels on apprend.
Il a donc évoqué les outils pour [voir] la science et son apprentissage, et il les a placé comme des preuves de sa puissance, de son Unicité, et de ses bienfaits par lesquelles ses serviteurs le conaissent. »
[ Badâ-i' At-Tafsir - Ibn Al-Qayyim - Tome 3 p.306 - Dar Ibn Al-Jawzi ]
Allah 'azza wa djal dit dans le sens du verset:
« Ô Vous qui avez cru! Craignez d'Allah et croyez en Son messager pour qu'Il vous accorde deux parts de Sa miséricorde, et qu'Il vous assigne une lumière à l'aide de laquelle vous marcherez, et qu'Il vous pardonne, car Allah est Pardonneur et Très Miséricordieux. » [sourate Al-Hadid v28]
-Ibn Al-Qayyim dit à propos de ce verset dans At-Tibyân fî Aqssâmi Al-Qurân :
« Allah a raccordé trois choses se rapportant à la piété (At-Taqwa):
- Il leur donne deux parts de sa miséricorde; une part dans ce bas-monde et une part dans l'au-delà. Et il se peut parfois qu'il double la part de l'au-delà, elle devient alors les deux parts.
- il leur donne une lumière avec laquelle ils marchent dans les ténèbres.
- il pardonne leurs péchés.
Allah a certes rendu la piété (At-Taqwa) une cause pour toutes facilités, et le délaissement de la piété (At-Taqwa) une cause pour toutes difficultés. »
[ Badâ-i' At-Tafsir - Ibn Al-Qayyim - Tome 3 p.134-135 - Dar Ibn Al-Jawzi ]
Allah 'azza wa djal dit dans le sens du verset:
« Et quiconque craint Allah, il lui donnera une issue favorable, • et lui accordera ses dons [par des moyens] sur lesquels il ne comptait pas. Et quiconque place sa confiance en Allah, Il [Allah] lui suffit. Allah atteint ce qu'Il Se propose, et Allah a assigné une mesure à chaque chose. » [Sourate Al-Talâq - v2 et 3]
-Ibn Al-Qayyim dit à propos de ce verset dans Madârij As-Salikîn:
« Il [Allah] a fait une distinction entre les deux récompenses.
[Ndt: Entre la récompense de la crainte (At-Taqwa) et la récompense de la confiance en Allah (At-Tawakkul)] comme tu peux l'apercevoir.
Et il [Allah] a placé sa présence comme suffisance pour ceux qui placent leur confiance en lui.»
[ Badâ-i' At-Tafsîr - Ibn Al-Qayyim - Tome 3 p.164 - Dar Ibn Al-Jawzi ]
Allah 'azza wa djal dit dans le sens du verset:
« Et Nous avons désigné parmi eux des dirigeants (Imam) qui guidaient (les gens) par Notre ordre aussi longtemps qu'ils enduraient et croyaient fermement en Nos versets.» [Sourate As-Sajdah - v24]
-Ibn Al-Qayyim dit dans Zâd Al-Ma'âd :
« Il [Allah] a informé l'imâmah dans la religion n'est acquis que par la patience et la certitude; La patience pour repousser les passions [Ash-Shahawât] et les mauvaises envies, et la certitude pour repousser les doutes et les ambiguïtés [Ash-Shubuhât]. »
[ Badâ-i' At-Tafsîr - Ibn Al-Qayyim - Tome 2 p.323 - Dar Ibn Al-Jawzi ]
Traduction: Farîd ibn 'Abdillâh Al-Djazâirî
copié de lamektaba.over-blog.com
Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya -الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية
Quelle est l'authenticité d'ajouter "wa maghfiratuh" en offrant le salaam et en y répondant ?
Réponse :
Il n'y a pas d'ajout (de "wa maghfiratouh") dans le hadith par rapport au fait d'offrir le salaam, c'est-à-dire, si une personne commence à "passer" le salaam, il finit par "wa baarakatouh" : "Assalaamou 'aleykoum wa rahmatoullah wa baarakatouh".
Et le hadith qui est venu, ou avec des termes plus précis, qui a été rapporté, déclarant qu'à la 4ᵉ fois, le 4ᵉ d'entre eux a dit, "assalaamou 'aleykoum wa rahmatoullah wa baarakatouhouh wa maghfiratouh", alors ceci est une narration faible.
Quant à l'ajout ("wa maghfiratouh") dans la réponse à "wa barakaatouh", cela est établi, c'est-à-dire, un homme dit, "assalaamou 'aleykoum wa rahmatoullah wa baarakatouh", alors nous ajoutons "wa maghfiratouh" dans la réponse.
Ceci est rapporté du Prophète صلى الله عليه وسلم et nous l'avions mentionné dans silsilaat ala7adith assa7i7a (la chaîne des hadiths authentiques) et avec une chaîne de narration qui, d'une part, établit la preuve, et qui est en accord avec le noble Coran avec la parole (traduction rapprochée) :
"Si on vous fait une salutation, saluez d'une façon meilleure; ou bien rendez-la (simplement)." (4-86)
Donc, si le saluant donne le salaam, en disant "assalaamou 'aleykoum wa rahmatoullah wa baarakatouh", le verset dit (traduction rapprochée) : "saluez d'une façon meilleure", ceci n'est pas infirmé, cet ordre existe toujours, lequel est suivi en disant "wa maghfiratouh".
Cet ajout par rapport à la réponse a également été mentionné dans des narrations établies à partir de certains Compagnons.
Nous avons donc mis en évidence une conclusion dont le résumé est que :
● L'ajout "wa maghfiratuh" dans la réponse est permis,
● et dans le salaam de départ, n'est pas autorisé.
Silsilat al houda wa nour, K7 n°253 entre 10'40'' et 12'40''
✅ Publié par minhaj sunna
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Depuis quelques temps déjà, nous entendons évoquer la notion de jeûne médical ou jeûne thérapeutique comme nouvelle approche de traitement, complémentaire voire alternative à la médecine conventionnelle.
Quels sont ses principes, ses bénéfices mais aussi ses dangers ?
Ce jeûne est-il à distinguer du jeûne légiféré ?
Est-il adapté à tous ou bien ne s’adresse-t-il qu’à une catégorie particulière de malades ?
Nous allons tenter ci-après d’apporter quelques éléments de réponse si Allah, gloire et pureté à Lui, le veut.
La diète ou jeûne préventif
De manière générale, les approches thérapeutiques se distinguent entre :
- celles qui appellent à l’absorption d’une substance (aliment, médicament…)
- celles qui rendent nécessaire l’extraction d’une substance (hijama, laxatif, vomitif, diurétique…)
- celles qui enjoignent l’éviction d’une substance
Ce qui nous intéresse ici est bien évidemment ce qui appelle à l’éviction d’une ou plusieurs substances sur une durée plus ou moins longue.
Ceci est le principe de la diète qui peut ainsi être à visée préventive ou bien curative.
Ibn Al Qayyim dit à ce sujet :
« La diète est de deux types : l’abstinence de tout ce qui entraîne la maladie ; et l’abstinence de tout ce qui l’augmente, afin qu’elle reste telle qu’elle est.
La première est la diète des gens en bonne santé ; et la deuxième, celle des malades, car si le malade est à la diète, sa maladie cesse de s’aggraver et ses forces la repoussent »
At-Tib an-Nabawi (p88).
« l’abstinence de tout ce qui entraîne la maladie…la diète des gens en bonne santé »
Ceci est le principe de la prévention primaire qui consiste à encourager le délaissement de certaines substances mais aussi de certains comportements dits à risques afin de prévenir l’apparition de maladies. Par ce principe, nous appelons, par exemple, à :
- diminuer la consommation de sucres rapides et de graisses insaturées : chocolat, confiserie, pâtisserie, viennoiserie, fritures, beurre, crème fraîche, fromage, charcuterie… afin de prévenir l’apparition d’un diabète de type2 ou encore d’une hypercholestérolémie pourvoyeuse de maladies cardiovasculaires…
- bannir la consommation de denrées nocives dans l’absolu : tabac et dérivés, alcool…
- éviter certaines associations alimentaires nuisibles au long cours : café et lait, poisson et laitage…
« l’abstinence de tout ce qui l’augmente… car si le malade est à la diète, sa maladie cesse de s’aggraver et ses forces la repoussent »
Il est question ici de trois principes :
-la diète en tant que prévention secondaire qui consiste à exclure ou réduire certaines substances afin d’éviter la récidive d’une maladie :
- limiter l’apport en protéines animales (viandes, laitages, charcuterie…) en cas de crise de goutte afin de prévenir sa récidive
- exclure une denrée en cas d’épisode immuno-allergique avéré (crise d’asthme, œdème de Quincke, urticaire…)
-la diète en tant que prévention dite tertiaire qui consiste à limiter ou exclure des denrées afin de prévenir l’aggravation d’une maladie :
- limiter l’apport en sel en cas d’hypertension artérielle
- limiter l’apport en sucres et surtout en gras en cas de diabète
- limiter la consommation de thé en cas d’anémie prononcée
- limiter les aliments riches en fibres en cas de maladies inflammatoires des intestins en poussée
-la diète, curative, en tant que traitement à part entière, destinée à aider l’organisme à se défendre et à résoudre un état de maladie.
La diète curative ou, plus communément, le jeûne curatif
Il se caractérise par son objectif curatif et par sa nature plus restrictive que la diète préventive.
Ibn Al Qayyim dit à ce sujet :
« le jeûne est un bouclier contre les maladies de l’âme, du cœur et du corps, et ses bienfaits sont innombrables.
Il a un effet étonnant dans la préservation de la santé, il dissout les excédents et empêche l’âme de consommer ce qui lui nuit, surtout s’il est appliqué avec modération et objectif, aux meilleurs moments religieux, et en fonction du besoin du corps »
At-Tib An-Nabawi (p273).
Intéressons-nous à ce passage :« il a un effet étonnant dans la préservation de la santé…il dissout les excédents…surtout s’il est appliqué avec modération et objectif, aux meilleurs moments religieux, et en fonction du besoin du corps »
« avec modération », le jeûne est une thérapeutique difficile et contre-nature car le corps n’est pas habitué à la privation mais nécessite au contraire d’être nourri et entretenu pour assurer sa pérennité. Tout ce qui peut l’affaiblir doit donc être utilisé avec mesure de telle sorte que le bénéfice attendu soit supérieur au maléfice encouru. C’est ainsi que le jeûne total (abstinence d’eau et d’aliment) et prolongé (plus de 48h) est nocif et prohibé car la vie est menacée.
Quant au jeûne légiféré, il allie avec sagesse l’abstinence et sa rupture.
Allah ta’âla dit (traductions rapprochées) :
« Ne soyez pas la cause de votre propre perte » S2V195
et
« Ne provoquez pas votre propre mort » S4V29
« et objectif », le jeûne à visée thérapeutique doit être motivé par un but. Il doit donc s’établir sur des éléments scientifiques attestant de son intérêt, de sa nature et de sa durée. Il doit aussi faire l’objet d’une observation et d’un suivi par le professionnel l’ayant prescrit afin qu’il s’assure que le ou les objectifs sont atteints. Il ne doit donc en aucun cas être entrepris sans clairvoyance sur le sujet.
« aux meilleurs moments religieux », ceci est un point important car avant d’inviter au jeûne médical, il faut d’abord encourager le jeûne légiféré ! Le jeûne du lundi et jeudi, le jeûne des 13e, 14e et 15e jour du calendrier lunaire voire aussi le jeûne de Dâwûd (salutations d’Allah sur lui) qui consiste à jeûner un jour sur deux ! Nul doute, en tant que croyants, que le jeûne légiféré doit être privilégié car il est un remède pour le corps mais aussi pour le cœur et la source d’une rétribution majeure. Enfin, il ne faut pas oublier le jeûne obligatoire du Ramadan.
Ainsi, il faut inviter à la préservation du jeûne légiféré puis des jeûnes dits thérapeutiques si nécessaire.
Pourtant nombreux sont ceux et celles qui s’adonnent, par la grâce d’Allah, à ces jeûnes légiférés, et plus particulièrement le jeûne du Ramadan, sans pour autant être les témoins de ses effets sur la santé, pour quelle(s) raison(s) ?
Malheureusement, la rupture du jeûne est le plus souvent accompagnée d’une consommation excessive de denrées hypercaloriques et inadaptées. Ces repas festifs, habituellement préparés dans la plupart des foyers observant le jeûne, expliquent, au moins en partie, la perte du bénéfice thérapeutique.
« en fonction du besoin du corps », en effet, tous les corps sont différents et tous ne sont pas habilités à supporter et à tirer profit de telle ou telle privation alimentaire. Ceci introduit la notion d’indication et de contre-indication à ces jeûnes.
« il dissout les excédents », comme nous le verrons, les meilleurs candidats à ce type de jeûne sont les individus présentant une pathologie de surcharge (surpoids, diabète, hypertension artérielle, athérosclérose…) ou une pathologie inflammatoire chronique (cancer, maladie auto-immune, rhumatisme, immuno-allergie…) et ne présentant pas de carence significative (anémie sévère, dénutrition…).
Approche scientifique du jeûne thérapeutique
-Son principe
Depuis près d’un demi-siècle, nombreux sont les praticiens et les chercheurs ayant exploré, vérifié puis recommandé le recours au jeûne dans un but curatif.
- certains préconisent une diète totale en n’autorisant que l’absorption d’eau, les pionniers du jeûne dit « de l’eau » furent les russes. Les Pr Kokosov et Pr Maximov en démontrèrent les divers bénéfices dès les années 1970
- tandis que d’autres recommandent l’association de l’eau à des compléments de vitamines et d’oligo-éléments
- quant au jeûne dit de Buchinger, il associe l’eau à un régime hypocalorique sévère de 250calories/jour (jus de fruits et compote) qui permet d’atténuer les symptômes désagréables liés à la crise de céto-acidose (nausée, douleur abdominale…) observés durant les trois premiers jours d’un jeûne exclusif à l’eau
Généralement, le jeûne curatif est précédé par 3-4jours de préparation durant lesquels la prise alimentaire est réduite à moins de 500calories/jours en privilégiant fruits et légumes. De même, un traitement laxatif est prescrit afin de préparer le tube digestif à sa détoxification.
Puis le jeûne est entrepris, exclusif à l’eau/avec apports en vitamines et oligoéléments/sous forme d’un régime hypocalorique sévère, durant une durée allant de 2 à 40jours et une moyenne d’une semaine de traitement.
Ensuite, une réintroduction des aliments est effectuée progressivement en commençant par des potages et divers bouillons. Cette procédure est identique à celle préconisée au décours d’une intervention chirurgicale intéressant le tube digestif. En effet, une réalimentation brutale peut provoquer des vomissements mais aussi des spasmes abdominaux voire de véritables occlusions intestinales.
Quant au jeûne exclusif à l’eau, la durée de 40 jours établie comme plafond est issue d’un calcul des réserves de graisses chez un sujet en bon état général. On comprend ainsi qu’un individu avec des réserves plus importantes peut jeûner une semaine de plus mais on saisit aussi le danger qui guette celui dont les réserves en graisses sont insuffisantes s’il franchit ce pallier.
En effet, une fois les réserves adipeuses épuisées, l’organisme s’attaque rapidement aux réserves de protéines menaçant de ce fait la vie à court terme.
Ainsi, la durée du jeûne est établie selon nos réserves corporelles et notre état général.
-Ses bienfaits
a) Action épurative et de détoxification
Le jeûne thérapeutique provoque, après quelques heures, une consommation des stocks de sucre et de graisse afin de pallier à l’absence d’apport de ces nutriments.
Ainsi, le foie subit une glycogénolyse afin d’extraire le sucre stocké en son sein tandis que les graisses subissent une lipolyse permettant la synthèse de glucose mais aussi de corps cétoniques. Ces corps cétoniques entraînent une acidification progressive du sang et l’apparition des symptômes dits de céto-acidose : haleine fétide, nausée, douleur abdominale, fatigue. L’absorption d’eau en bonne quantité (>2.5l/jour) contribue à « tamponner » cette acidité puis au bout de 3-4jours, des mécanismes de régulations mettent fin à cette crise d’acidose.
Les stocks de protéines sont aussi mis à mal et subissent aussi un processus de protéolyse afin de pallier au manque de sucre. Lorsque le jeûne est prolongé (>7jours) ou que les réserves en graisses sont faibles, cette consommation des protéines survient plus rapidement et entraîne un lot d’événements indésirables : baisse de la masse musculaire, sensibilité accrue aux infections, risque majoré de thrombose veineuse…
On comprend ainsi qu’un individu en surpoids verra ses stocks de sucre et de graisse diminuer ce qui, en dehors de la perte de poids appréciable (jusqu’à 500g/j dans le régime exclusif à l’eau), permet l’amélioration voire la résolution des maladies dites de surcharge tel que le syndrome métabolique (surpoids, hyperglycémie, sédentarité…), le diabète de type2, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, l’hyperuricémie (goutte), l’insuffisance veineuse…
Le Pr Michalsen, chef de service à l’Hôpital de la charité à Berlin, a ainsi montré des résultats intéressants dans le traitement complémentaire du syndrome métabolique et des pathologies cardiovasculaires non évoluées. Il a, par ailleurs, constaté une diminution de l’insulino-résistance, bénéfique dans les cas de diabète non insulino-dépendant.
Quant au Dr Mahmoud Al-Barcha, auteur de l’ouvrage « At-Tadâwi bi sawm » (la cure par le jeûne), 3 jours de jeûne exclusif à l’eau suffise à contrôler une hypertension artérielle non sévère.
De même, 15 jours d’un tel jeûne ont apporté des résultats intéressants dans les cas d’insuffisance veineuse tandis que les effets sur un diabète de type2 s’observaient lorsque celui-ci n’avait pas plus de 5ans d’ancienneté depuis son diagnostic. Ces résultats sont issus d’une expérimentation personnelle sur près de 3000 cas, en Syrie.
Inversement, les malades ayant des faibles réserves de graisse et de protéine seront de mauvais candidats à cette diète sévère sous peine de provoquer une altération de leur état général voire la décompensation de maladies chroniques (insuffisance cardiaque, rénale, hépatique…) pouvant menacer la vie à court terme.
A noter que la mise au repos du tube digestif a aussi une action laxative sur celui-ci participant au processus de détoxification.
b) Action neuro-végétative
Les analyses biologiques effectuées par le Pr Michalsen ont, entre-autre, mises en évidence une augmentation du taux sanguin de catécholamines tel que l’adrénaline, la noradrénaline, la dopamine mais aussi de la sérotonine qui est un autre type de neurotransmetteur.
Hormis leur implication dans le phénomène de la lipolyse, ces substances ont aussi une action sur l’humeur. Après la crise d’acidose, il s’installe une euphorie liée au relargage d’opioïdes endogènes consécutif à l’élévation du taux des catécholamines. Cette euphorie s’observe durant tout stress physique ou psychologique et aide l’organisme à faire face à une situation de danger imminent en stimulant son métabolisme. Le stress dont il est question ici est l’épreuve du jeûne.
Cette action stimulante sur l’humeur est telle que des résultats significatifs furent mis en évidence dans le traitement de névroses telle que la phobie ou le TOC mais aussi dans des cas de psychoses du sujet jeune, en l’occurrence la schizophrénie. Les observations effectuées à la clinique psychiatrique « Korsakoff » en Russie, dans son expérimentation du « jeûne de l’eau », ne sont pas passées inaperçues.
En aparté, nous savons que nombreux cas de névroses et surtout de psychoses sont en réalité le fait d’insufflations sataniques dominatrices +/- associées à des possessions. On remarquera que les patients atteints par ces maux dits « occultes » éprouvent souvent une grande difficulté à observer le jeûne légiféré. De plus, ceux qui parviennent à s’y appliquer sont en proie à une fatigue intense comme si le jeûne provoquait un affaiblissement psychique et physique inhabituel.
Pour ma part, il est clair que l’action du jeûne sur les pathologies anxio-dépressives et psychiatriques met en jeu une autre voie d’interaction impliquant les « djin » qui apparaissent ainsi particulièrement affectés par la diète, et Allah ta’âla est plus savant.
c) Action pro apoptotique (anti-cancéreuse)
Parmi les bénéfices soulevés par le jeûne thérapeutique, ceux observés dans le domaine de la cancérologie sont porteurs d’un espoir inattendu.
En effet, un article résumant les études réalisées à l’université de Californie du Sud par le Dr Longo, et son équipe, « Fasting cycles retard growth of tumors and sensitize a range of cancer cell types to chemotherapy » publié dans la revue « Science Translational Medicine » en mars 2012, ont permis de mettre en évidence deux principes :
- Les patients ayant observé un jeûne exclusif à l’eau, durant 2 à 5 jours avant une chimiothérapie, présentaient moins d’effets secondaires, fatigue et troubles gastro-intestinaux en l’occurrence, que les autres patients. Le jeûne permettrait donc de diminuer la toxicité de la chimiothérapie sur les cellules saines
- D’autre part, la sensibilité des cellules cancéreuses aux chimiothérapies était augmentée en raison d’un milieu doublement hostile à ces dernières : la restriction en glucose, source essentielle d’énergie des cellules tumorales, surajoutée à la toxicité de la chimiothérapie
Les modifications observées s’opéraient à l’échelle des gènes et associaient ainsi :
- Une réduction de l’activité cellulaire des cellules saines leur permettant de mieux endurer les restrictions environnementales en matière de nutriment. De plus, du fait de leur faible capacité de division en résultant, les cellules saines étaient moins sensibles à la chimiothérapie
- Une réduction des capacités de défense des cellules tumorales par leur incapacité à exprimer les gènes de protection, les rendant plus vulnérables et sensibles aux traitements
d) Action anti-inflammatoire
Les différentes études réalisées jusqu’à présent relevaient le bénéfice significatif du jeûne thérapeutique dans les pathologies rhumatologiques.
Dans ce sens, une étude de 1999 « Diet therapy for the patients with rheumatoïd arthritis » publiée dans la revue « Rheumatology » et menée par le dr Haugen, en Norvège, a mis en évidence l’existence de modifications cliniques et biologiques durant un jeûne médical chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR). Hormis les améliorations cliniques observées, le taux d’interleukine2 (Il2), une protéine de l’inflammation incriminée dans la PR, était aussi abaissé.
La possibilité d’un processus immuno-allergique était alors évoqué : la consommation de certains allergènes alimentaires, notamment ceux à base de protéines de lait de vache ou encore de gluten, indépendamment d’une anomalie génétique préexistante, pourrait expliquer la constitution d’une inflammation chronique responsable de pathologies diverses, notamment articulaires et dont le jeûne médical préviendrait la survenue.
Cette hypothèse nécessite toutefois d’être corroborée par des études complémentaires.
e) Action hématopoïétique (stimulatrice de la moelle osseuse)
Dans son ouvrage « The science and fine art of fasting », Dr Herbert M. Shelton décrivait un phénomène particulier, observé durant un jeûne exclusif à l’eau : les patients présentant une anémie, un taux d’hémoglobine bas, voyait leur taux croître. Pourtant, une carence d’apport en fer, en vitamine B12 ou encore en folates, consécutive au jeûne, devrait au contraire faire chuter le taux d’hémoglobine (Hb).
En réalité, une baisse du taux d’Hb est bien constatée dans les premiers jours suivants le jeûne et se caractérisant par une baisse du taux de globules rouges. Mais à partir du 15e jour de jeûne, le taux de globules rouges s’accroît progressivement. Le jeûne serait donc responsable d’une stimulation paradoxale de l’érythropoïèse (synthèse des GR).
Toutefois si l’anémie est importante (Hb<8g/dl) ou bien mal tolérée (fatigue, essoufflement), le jeûne ne peut être indiqué en raison des risques encourus dans la première quinzaine.
-Ses contre-indications
Comme tout traitement, le jeûne curatif possède ses indications mais aussi ses contre-indications.
En voici les principales :
- La femme enceinte et celle qui allaite : les besoins énergétiques sont importants afin d’aider respectivement au bon déroulement de la grossesse et à la croissance du nourrisson. Un jeûne prolongé peut entraîner un défaut de maturation du fœtus appelé la microsomie, source de complications neurologiques et cardio-respiratoires. De même, le lait maternel verra sa composition modifiée en cas d’apports alimentaires insuffisants et entraînera un défaut de croissance staturo-pondéral.
Devant l’absence, à l’heure actuelle, d’expérimentations validant l’intérêt du jeûne médical dans ces catégories particulières de patients, la règle est l’abstention conformément à la règle de jurisprudence « dar al mafâsid muqadim ‘an jalb al masâlih », l’éloignement d’un mal prime sur la sollicitation d’un bien.
- L’existence d’une défaillance sévère d’organe telle que l’insuffisance cardiaque, respiratoire, hépatique et rénale. En effet, le stress hormonal provoqué par le jeûne entraîne une sollicitation accrue de ces organes et peut ainsi provoquer une mise à mal de ces derniers si leur capacité d’adaptation est affectée par des défaillances préexistantes.
- Les patients présentant un état de dénutrition avancé tel que les cas d’anorexie sévère, les cancers évolués, les pathologies provoquant une perte importante de protéines (syndrome néphrotique, cirrhose…)
- En cas de maladie thrombotique existante car la consommation des protéines augmente le risque de thrombose
- En cas de déficit immunitaire significatif ou de prise de traitement immunosuppresseur à forte dose car la diminution des stocks de protéines augmente aussi le risque d’infection
Expérimentation de savants reconnus
-Shaykh Muhammed Nasr-din Al-Albâni
Shaykh Al-Albâni (qu’Allah lui fasse miséricorde) nous rapporte, dans Silsilat Al houda wa n-nour (K7 n° 373 et n°374) qu’il fut atteint, en Syrie, par un mal au niveau de la poitrine et de l’abdomen qui ne se dissipa pas malgré la prise de divers traitement prescrits par un médecin généraliste.
Après avoir pris connaissance de l’ouvrage du Dr H.M Shelton, shaykh Al-Albâni, convaincu de cette thérapeutique novatrice, décida alors d’entreprendre avec une ferme résolution un jeûne exclusif à l’eau durant 40 jours. Au terme de celui-ci, il avait perdu 20kg et avait aussi constaté la disparition de son mal. De ce fait, shaykh Al-Albâni recommanda à plusieurs reprises ce jeûne dans son entourage et les résultats furent satisfaisants. Il raconta entre autre l’histoire d’une femme dont l’état général s’était dégradé au point où elle ne parvenait plus à se mouvoir et se devait d’effectuer ses besoins au lit. Malgré les craintes justifiées de son fils à entreprendre une diète si restrictive, il s’exécuta et pu observer jour après jour une amélioration de l’état de sa mère jusqu’à ce qu’elle parvint à se mettre debout.
On remarquera, dans la K7 n°373 qu’il fut interrogé de la sorte « quelle est la preuve religieuse incitant à recourir à un tel jeûne ? », il répondit « non, il ne s’agit pas d’une position religieuse mais plutôt d’un avis médical de certains praticiens, tiré de la seule expérimentation ». Ainsi, shaykh Al-Albâni rappelle à son auditoire que le recours à ce jeûne n’est pas le fait d’une inspiration divine faisant partie intégrante de la législation islamique mais uniquement de l’avis de certains praticiens.
Il est important ici d’attirer l’attention des lecteurs que l’expérimentation du shaykh n’engage que sa propre personne. Sa position est donc critiquable voire même condamnable si la science le contredit. Ceci est donc à distinguer de ses innombrables efforts de réflexions sur des questions de jurisprudence ou d’authentification de récits prophétiques dans lesquelles il excelle et dont il a su à plusieurs reprises exposer sa pleine maîtrise, qu’Allah le rétribue par un bien.
Ainsi, j’invite nos frères et sœurs à faire preuve de retenue sur la question du jeûne médical et ne pas tenter de justifier abusivement son recours par la seule expérimentation du shaykh. Comme nous l’avons vu plus haut, ce jeûne n’est pas sans danger et tout le monde n’est pas habiliter à s’y apprêter.
-Shaykh Muqbil Ibn Hâdi Al-Wâdi’î
Je pense que peu de gens sont au courant de ce qui va suivre mais l’histoire dramatique que notre shaykh Muqbil (qu’Allah lui fasse miséricorde) a vécue mérite d’être partagée.
Je rappelle que shaykh Muqbil souffrait d’une cirrhose C évoluée.
Voici le témoignage de Oum Salama as-salafya, l’épouse du regretté shaykh Muqbil, tiré de son ouvrage « Ar-Rihla al âkhîra lil imam al jazîra » édité dans les éditions Dar al athar-San’a, (p37-38) :
« Un médecin recommanda à shaykh Muqbil de s’abstenir de manger et de ne consommer que de l’eau de ZamZam durant 2 mois. Il l’incita à effectuer des analyses sanguines au préalable, le shaykh en était alors davantage convaincu. Le shaykh délaissa donc le miel dont il s’abreuvait, les plats qu’il appréciait mais aussi ses traitements habituels. Après quelques jours de jeûne, son état commença à se détériorer puis sa maladie s’aggrava progressivement jusqu’au 25e jour de jeûne où son ascite se majora à une grande vitesse au point de nécessiter une hospitalisation puis une intervention chirurgicale. Malheureusement, il ne se remit pas de cet état, qu’Allah le prenne en miséricorde. Après enquête, il s’avéra que le médecin prescripteur du jeûne était interdit d’exercice par le ministère de la santé au Yemen, qu’il conseilla ce même remède à plusieurs reprises et que nombreux trouvèrent la mort avant la fin du traitement. »
Voici donc un cas dramatique où le jeûne de l’eau fut prescrit sans tenir compte de l’état général du patient ni de la nature de sa pathologie.
Je m’explique, la cirrhose C est une maladie chronique liée à une contamination par le virus de l’hépatite C et provoquant une destruction progressive du foie. Hors le foie assure entre autre la synthèse de protéines dont l’albumine, une protéine essentielle dans notre organisme. La diminution du taux de cette protéine entraîne une fuite de l’eau depuis les vaisseaux sanguins vers le milieu interstitiel. Cette eau s’accumule ainsi au niveau des jambes mais surtout au niveau de l’abdomen, c’est ce que l’on désigne par l’ascite. Shaykh Muqbil était donc atteint par une insuffisance hépatique sévère à l’origine d’un état général précaire.
Du fait du jeûne de l’eau, les apports en protéines était inexistant chez un patient dont les réserves en protéines et en graisse étaient faibles de base. Le jeûne a donc provoqué une consommation rapide des stocks de protéines entraînant une majoration de l’ascite puis à terme une probable infection du liquide d’ascite du fait de la dénutrition sévère, rendant nécessaire la pose de drains abdominaux afin d’évacuer ce liquide infecté. Vu la dégradation rapide de l’état général, le jeûne aurait dû être interrompu précocement mais plus encore, il n’aurait jamais dû être prescrit !
Que chacun donc médite sur ce hadith de ‘Amr Ibn Shu’ayb (qu’Allah soit satisfait de lui) qui rapporte que le prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) a dit :
« Quiconque s’adonne à la médecine sans en connaître les enseignements assumera l’entière responsabilité des conséquences fâcheuses de ses actes »
As-Sahiha (n°635)
De plus, le shaykh ne consomma pas n’importe quelle eau, il s’agissait de l’eau bénite de ZamZam, comment donc cela est-il possible ?
D’après Abu Dhar (qu’Allah soit satisfait de lui), le prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) a dit, au sujet du ZamZam :
« elle est bénite, il s’agit d’une nourriture qui rassasie »
Muslim (7/152).
L’imam Ibn Al-Qayim dit dans Zâd Al Ma’âd (4/356) :
« J’ai expérimenté, et d’autres que moi, les bénéfices du soin par ZamZam dans plusieurs maladies. J’ai aussi vu des gens se contenter du ZamZam comme nourriture pendant 15 jours ou plus et ils n’éprouvèrent pas la faim mais plutôt ils circumbulaient (autour de la Ka’ba) avec les autres. »
Néanmoins, comme le rappelle shaykh Muhammed Ibn ‘Omar Bazmoul dans son ouvrage « Akhlâq tabîb al muslim », chaque remède ne convient pas à tous les corps, : allons-nous recommander aisément la consommation de miel à un diabétique alors que cela déséquilibrera sa maladie ? Ou encore conseiller le recours fréquent à la hijama à un hémophile sous peine de le voir perdre des volumes importants de sang ? Non, il faut tenir compte de la particularité de chaque individu à pouvoir entreprendre tel ou tel parcours de soin.
Si le jeûne par l’eau bénite de ZamZam, l’eau la plus bénéfique que cette terre contient, n’a pas évité à certains une fin douloureuse alors que dire d’une eau minérale ordinaire ?
Ceci est donc un appel à la vigilance et à la responsabilisation, malgré l’engouement manifeste qu’il semble susciter, le jeûne thérapeutique est une démarche de soin à part entière qui ne peut être entreprise qu’avec science et discernement, et sous la supervision d’un professionnel de santé avisé sur le sujet.
Rédigé par le Dr Ait m’hammed Moloud - Médecin généraliste et auteur du livre : « La Hijama, fondements-techniques-conseils » aux éditions Tawbah ✅ Publié par muslim.sante.free.fr
Il y a de nombreux textes juridiques du Coran et de la Sunna qui recommandent la modestie envers Allâh et envers les gens.
Ces textes louent ceux qui sont modestes et mentionnent leur récompense instantanée.
Par ailleurs, il y a de nombreux textes juridiques interdisant l'arrogance et l'orgueil et montrant le châtiment réservé à ces gens-là.
Comment une personne peut donc se soigner de l'arrogance et acquérir la modestie ?
Réponse :
Il ne fait aucun doute qu'il est obligatoire à tout musulman de se méfier de l'orgueil et de chercher à être modeste.
"Celui qui se montre humble devant Allâh d'un degré, Allâh l'élèvera d'un degré"
La personne arrogante est susceptible d'être détruite par Allâh (qu'Il soit Exalté).
Nous implorons Allâh de nous accorder la sécurité.
Une fois, un homme a dit : "O Messager d'Allâh ! J'aime bien porter de beaux vêtements et de belles chaussures. Est-ce de l'arrogance ?"
Le Messager صلى الله عليه وسلم a dit :
"Allâh est beau, et Il aime la beauté. Mais j'entends par orgueil : la méconnaissance du droit et le mépris des gens."
La méconnaissance du droit signifie de rejeter la vérité quand elle s'oppose aux désirs personnels.
Le mépris des gens signifie le fait de dédaigner les gens, car une personne arrogante voit que les gens lui sont inférieurs et qu'elle s'élève au-dessus d'eux.
Cela peut être dû à son éloquence, à sa richesse, à sa position, ou à d'autres raisons.
Un arrogant pourrait être également pauvre.
Dans le Hadith authentique, le Messager صلى الله عليه وسلم a dit :
"Il y a trois types de personnes à qui Allâh ne parlera pas le Jour de la Résurrection, qu'Il ne purifiera pas, qu'Il ne regardera pas et ils auront un châtiment douloureux :
un vieux fornicateur,
un roi menteur
et un pauvre orgueilleux."
Il est plus détestable qu'un pauvre soit orgueilleux et hautain, parce qu'on est plus susceptible d'être arrogant en raison de la richesse et la fortune.
Ainsi, si un pauvre se caractérise par l'arrogance, cela reflète une caractéristique innée et dans sa nature.
La modestie, c'est avoir la clémence et les bonnes moralités et traiter les gens avec de bonnes manières.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
"Ceux qui me sont les plus chers et qui seront les plus proches de moi au Jour de la Résurrection, sont ceux qui ont une bonne conduite."
"Le bien consiste à avoir un bon caractère."
Ainsi, il faut toujours se rappeler la Majesté d'Allâh, c'est Lui qui donne la richesse, la position, l'autorité, la beauté etc..
On se montre reconnaissant envers Allâh par la modestie et par le fait de s'abstenir de l'arrogance.
Il n'est pas permis d'être orgueilleux à cause de la richesse, de l'emploi, de l'origine, de la beauté, de la puissance, ou d'autres choses.
Au contraire, il faut se rappeler que ces dons sont les bienfaits d'Allâh (qu'Il soit Exalté) et qu'on doit Lui en être reconnaissant par la modestie, l'humilité et l'abstention de l'arrogance.
C'est parce que l'arrogance mène à l'oppression, au mensonge et à l'injustice en paroles et en action.
Elle conduit l'homme à se considérer comme supérieur à son frère en raison soit de la richesse, de la beauté, de la position, de l'origine, ou d'autres facteurs que vous pourriez imaginer.
Par conséquent, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
"Mais j'entends par orgueil : la méconnaissance du droit et le mépris des gens."
Autrement dit, le fait de rejeter la vérité quand elle s'oppose aux désirs personnels.
Alors que le mépris des gens signifie le fait de les rabaisser, de les juger comme étant inférieurs et indignes d'un traitement juste et d'estimer qu'ils ne sont pas assez à la hauteur pour que leur invitation soit acceptée ou pour qu'on les salue, etc..
Si l'homme peut se souvenir de sa faiblesse et qu'il a été créé à partir d'une goutte de sperme faible, qu'il a besoin d'entrer aux toilettes pour vider son corps des urines ou des excréments et qu'il a besoin de manger pour être en mesure de vivre, alors il saura que s'il continue à désobéir à Allâh (qu'Il soit Exalté), sa fin sera en Enfer, il reconnaîtra sa faiblesse et sa pauvreté et il ne sera pas arrogant.
(Numéro de la partie : 9, Numéro de la page : 268.269)
✅ Publié par alifta.net
كيفية علاج الكبر واكتساب التواضع
تكاثرت النصوص الشرعية من الكتاب والسنة في الأمر بالتواضع للحق والخلق، والثناء على المتواضعين وذكر ثوابهم العاجل، كما تكاثرت النصوص كالنهي عن الكبر والتكبر والتعاظم وبيان عقوبة المتكبرين.. فبأي شيء يكون علاج الكبر واكتساب التواضع؟
لا شك أن الواجب على كل مسلم أن يحذر الكبر وأن يتواضع و((من تواضع لله درجة رفعه الله درجة))[1] ومن تكبر فهو على خطر أن يقصمه الله - نسأل الله العافية - قال رجل: (يا رسول الله إني أحب أن يكون ثوبي حسناً ونعلي حسناً أفذلك من الكبر؟ فقال الرسول صلى الله عليه وسلم: ((إن الله جميل يحب الجمال الكبر بطر الحق وغمط الناس))[2] بطر الحق أي رد الحق، إذا خالف هواه رده، وغمط الناس أي احتقار الناس، فالناس في عينه دونه، يحتقرهم، يرى نفسه فوقهم؛ إما لفصاحته وإما لغناه وإما لوظيفته، وإما لأسباب أخرى يتخيلها، وقد يكون فقيراً، في الحديث الصحيح يقول الرسول صلى الله عليه وسلم: ((ثلاثة لا يكلمهم الله يوم القيامة ولا يزكيهم ولا ينظر إليهم ولهم عذاب أليم: شيخ زان، وملك كذاب، وعائل مستكبر))[3] عائل أي فقير ومع فقره يستكبر ويبتلى بالكبر، فالكبر يدعو إليه المال والغنى، ومع فقره فهو يستكبر فالكبر سجية له وطبيعة له .
أما التواضع فهو لين الجانب، وحسن الخلق، وعدم الترفع على الناس، كما قال صلى الله عليه وسلم: ((إن من أحبكم إليَّ وأقربكم مني مجلساً يوم القيامة أحاسنكم أخلاقاً))[4]، ((البر حسن الخلق))[5] فليتذكر عظمة الله ويتذكر أن الله هو الذي أعطاه المال، وأعطاه الوظيفة، وأعطاه الجاه وأعطاه الوجه الحسن، أو غير ذلك، يتذكر أن من شكر ذلك التواضع وعدم التكبر، لا يتكبر لمال أو لوظيفة أو لنسب أو لجمال أو لقوة أو لغير ذلك، بل يتذكر أن هذه من نعم الله، وأن من شكرها أن يتواضع وأن يحقر نفسه، وألا يتكبر على إخوانه ويترفع عليهم، فالتكبر يدعو إلى الظلم والكذب، وعدم الإنصاف في القول والعمل، يرى نفسه فوق أخيه؛ إما لمال وإما لجمال وإما لوظيفة وإما لنسب وإما لأشياء متوهمة، ولهذا قال صلى الله عليه وسلم: ((الكبر بطر الحق وغمط الناس))[6] يعني رد الحق إذا خالف هواه هذا تكبر، وغمط الناس احتقار الناس، يراهم دونه وأنهم ليسوا جديرين بأن ينصفهم أو يبدأهم بالسلام، أو يجيب دعوتهم أو ما أشبه ذلك. وإذا تذكر ضعفه وأنه من نطفة ضعيفة من ماء مهين وأنه يحتاج إلى حمام لقضاء الحاجة، وأنه يأكل من هنا ويخرج من هنا، وأنه إذا لم يستقم على طاعة الله صار إلى النار عرف ضعفه، وأنه مسكين ولا يجوز له أن يتكبر
[1] رواه ابن ماجه في الزهد برقم 4176، وابن حبان في كتاب الحظر والإباحة رقم 5678، والإمام أحمد في مسنده
[2] رواه مسلم في الإيمان برقم 131. واللفظ له، ورواه أحمد في باقي مسند المكثرين برقم 3600
[3] رواه مسلم في الإيمان برقم 156، ورواه أحمد في باقي مسند المكثرين برقم 9837
[4] رواه الترمذي في البر والصلة برقم 1941
[5] رواه مسلم في البر والصلة برقم 4632، والترمذي في الزهد برقم 2311
[6] رواه مسلم في الإيمان برقم 131 واللفظ له، ورواه أحمد في باقي مسند المكثرين برقم 3600
نشرت في جريدة المدينة في 6/7/1416 هـ - مجموع فتاوى ومقالات متنوعة الجزء التاسع
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz -الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز