Comment faire quand l’habit est mouillé systématiquement par la pluie ?

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Comment faire quand l’habit est mouillé systématiquement par la pluie ?
Question : 
 
Lorsque la femme musulmane allemande, porte des vêtements lui tombant en dessous des chevilles, elle est confrontée au fait que ses habits soit mouillés du fait qu’il pleut tout au long de l’année.

Lui est-il permis de porter des vêtements au-dessus des chevilles et qu’elle porte en dessous des chaussures montantes ou des chaussettes hautes ?

 

Réponse :
 
Si le cas est bien comme tu viens de l’expliquer, il lui est permis de porter des vêtements au-dessus des chevilles qui ne soient pas transparents, ni serrées délimitant les formes, couvrant son corps jusqu’aux chevilles, puis elle met comme tu l’as dit des chaussures montantes ou des chaussettes hautes.

Et c’est d'Allah que vient le succès, que la prière d’Allah et son salut soit sur notre prophète Mohamed, sa famille et ses compagnons.

Page 95, tome 17, fatwa numéro : 4 214
copié de fatawaislam.com

 

س2: المرأة الألمانية المسلمة عندما تلبس الثوب إلى ما تحت الكعبين تصادف مشكلة البلل نتيجة للأمطار طول العام، فهل يجوز لها أن تلبس ثوبًا فوق الكعبين وتلبس تحته حذاء برقبة طويلة أو جورب سميك؟
ج3: إذا كان الواقع كما ذكرت جاز لها أن تلبس ثوبًا غير شفاف، ولا ضيق يحدد أعضاءها، ويستر جسدها إلى الكعبين، وتلبس مع ذلك في رجليها ما ذكرت من الحذاء أو الجورب السميك
وبالله التوفيق، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم
السؤال الثاني من الفتوى رقم - 4214
(الجزء رقم : 17، الصفحة رقم: 96)

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Et les rapports buccaux génitaux (fellation et cunnilingus) ?

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Et les rapports buccaux génitaux (fellation et cunnilingus) ?

On a demandé à Cheikh 'Abdallah ibn Muni'

 
Une soeur pose la question suivante :
 
Je me suis mariée depuis 6 mois et mon mari me force à sucer (fellation) son sexe, cela est-il licite ou illicite ?
 
Réponse :
 
La louange est à Allah, il n'y a aucun doute que cette habitude du mari est abjecte et détestable, et va à l'encontre du bon comportement entre les époux. 
 
Cela peut amener le dégoût et la séparation, et l'épouse du prophète, 'Aisha, rapporte que le messager d'Allah (salallahu' alayhi wasalam) 
 
« n'a pas vu d'elle ceci (son sexe), et qu'elle n'a pas vu de lui ceci (son sexe) ».
 
Quant au jugement sur cette pratique, le moins que l'on puisse dire est qu'elle est détestable.
On peut lire en commentaire de Cheikh Al-Outhemine dans cette fatwa dans fatawa muhima li nisa al-umma (p.153) :
 
Aucun hadith n'est authentique à ce sujet, au contraire les ahadiths authentiques qui montrent que le prophète (salallahu' alayhi wasalam) prenait son bain avec ses épouses et cohabitez avec elles prouvent que cela est permis (c'est-à-dire de voir le sexe, comme nous le verrons plus tard).

La règle de base est (qu'il est permis aux époux de jouir l'un de l'autre comme ils l'entendent, et donc) de jouir du sexe de l'homme, la seule chose crainte est le contact avec le madhi (liquide spermatique) qui est une impureté.
 
Il est rapporté du madhab hanbali la permission pour la femme d'embrasser le sexe de l'homme. (Rapporté dans Al-Insâf d'Al-Mardaway (8/33), c'est l'avis de Ibn 'Aqil et d'autres.)

Et on rapporte aussi l'avis de Asbagh du madhab Maliki, sur la permission pour l'homme d'embrasser le sexe de la femme. (Rapporté dans Tafsir Al-Qurtubi (12/23 ))

C'est une question sur laquelle les savants divergent, car il n'y a pas de texte clair sur ce sujet.

Cheikh Salih Al-Luhaydan

 

a été interrogé sur ce sujet et a répondu que cela était haram pour les raisons suivantes :


 C'est une pratique animale qui ne convient pas à l'homme


Pendant les rapports, les époux sécrètent un liquide (vaginale ou spermatique) qui est une impureté


C'est une pratique qui n'était pas connue des salafs


C'est quelque chose que les gens ont pris de l'occident, par l'intermédiaire de la télévision et des films pornographiques


Le Cheikh n'a entendu aucun savant permettre cela, c'est pourquoi il termine en demandant aux gens de cesser jusqu'à ce qu'ils interrogent les savants sur cette question

Cheikh 'Ubayd Al-Jabiri

 

Il a répondu que cette pratique était interdite.

 Publié par salafs.com 

 

Cheikh 'AbdAllâh Ibn Muni' - الشيخ عبدالله المنيع

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh Saleh Ibn Muhammad Al Louhaydane - الشيخ صالح اللحيدان

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

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Les savants, héritiers des prophètes

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Les savants, héritiers des prophètes

...Tout ce qui brille n'est pas de l'or...   

 
De nos jours tout ce qui est édité au sujet de l'Islam n'est pas forcément à lire et tout ce qui est dit n'est pas forcément à écouter, comme tout ce qui est entendu n'a pas, de surcroît, à être pratiqué.

Et ce, pour la simple raison que tous ceux qui parlent au nom de la science et de la chari'a ne sont pas forcément des 'Oulama (savants).
 


Quel est donc la différence entre un 'Alim, un cheikh ou un Imam ?


Il est ici important de définir la vraie compréhension quant à celui que l'on dénomme 'Alim.

Ceci est de vigueur du fait que beaucoup de gens ignorent que les rangs des savants sont occupés par ceux qui n'en sont pas, et de là est issue la confusion dans les bancs de la science dont nous goûtons aujourd'hui l'amertume.  

En effet les musulmans en général ou les Talib el 'Ilm (étudiants en science islamique), en particulier, pensent que toute personne qui a édité un livre ou fait un prône  ou une conférence est par conséquent un savant ! 

Or ceux qui méritent ce titre sont peu nombreux de nos jours, et ce car pour être considéré 'Alim il faut correspondre à certains critères qui ne peuvent s'appliquer à tous ceux qui se prétendent l'être :  

 - Le 'Alim n'est pas obligatoirement celui qui est éloquent dans ses prônes et ses conférences ;
 - Le 'Alim n'est pas obligatoirement celui qui a écrit un livre ou édité un manuscrit. 

Malheureusement, prendre uniquement ces arguments comme baromètre, pour faire d'un individu un savant est ce qui est encré dans l'esprit des jeunes et des gens en général.

al Hafid ibn Rajeb al Hanbali dit à ce sujet : 

« Nous avons été éprouvés par l'ignorance des gens, qui croient que celui qui s'exprime énormément parmi les derniers, est plus savant que les prédécesseurs ; Certains pensent même qu'un individu est plus savant que tous les prédécesseurs parmi les Sahabas et ceux qui vinrent après, de par la largesse et l'éloquence de ses discours[...]et beaucoup des derniers (dernières générations) furent éprouvés ainsi, et croient que celui qui polémique énormément, épilogue et débat sur des questions religieuses est plus savant que celui qui n'en fait pas autant» 

Et ceci décrit le temps d'ibn Rajab, que dirait-il alors s'il avait vu les professeurs de notre époque qui submergent les cassettes et les livres de leurs paroles, avec lesquelles  les gens se laissent duper, d'autant plus que leurs cassettes paraissent régulièrement toutes les semaines, et leurs livres tous les mois, et que par conséquent les gens pensent que ce sont des 'Ulémas ?! 

Et ibn Rajab a dit : 

« Il faut être convaincu que celui qui s'étale dans ses propos en matière  de  science n'est pas plus savant que celui qui n'en fait pas autant. » (1)

C'est à dire que le fait de beaucoup parler n'est pas un critère pour être considéré comme savant.  

Parmi les choses à prendre en considération pour faire la différence entre tous ceux qui sont appelés 'Uléma, il y a l'âge. Prendre la science des grands (plus âgés), doit être une condition dans l'apprentissage, notamment à notre époque. En effet le plus âgé a acquit la science, parachevé sa raison, et s'est éloigné de l'impact des passions ect...  
  
Et ibn Mas'oud dit à ce sujet :
  
« Les gens ne cesseront d'être dans le bien tant qu'ils prendront la science des plus âgés parmi eux, dignes de confiance et doués de science ; lorsqu'ils la prendront des moins âgés et des plus mauvais, ils seront perdus ».  
 
El Khatib El Baghdadi rapporte au sujet de ibn Katiba qui fut interrogé sur ce Athar (2) et dit :
   
« Ibn Mas'oud entendait par-là que les gens ne cesseraient d'être dans le bien tant que leurs savants seraient des personnes âgées, et non des nouveaux (jeunes) »  
 
Puis il ajouta à cette explication :
 
« En effet celui qui est âgé n'a plus cette jouissance du jeune, cet emportement, cette précipitation, ces excès de folie et il a acquis l'expérience et la compétence, alors aucune ambiguïté n'entre plus dans ses connaissances, et les passions ne le vaincront pas, et il ne sera pas dupé par la convoitise et chaytan ne le détournera pas comme il le ferait avec un jeune. De plus avec l'âge, il a obtenu la noblesse, le respect et il inspire la crainte. Alors que celui qui est jeune peut être touché par ces choses, dont le plus âgé est préservé ; et s'il en est touché et qu'il émet des réponses dans des cas religieux (Fatwas) il conduira les autres ainsi que lui-même à la perdition »
 

La chair des savants est empoisonnée !!! 

 

Allah a dit :

 

Traduction relative et approchée : "Ô vous qui avez cru ! Évitez de trop conjecturer [sur autrui] car une partie des conjectures est péché. Et n'espionnez pas ; et ne médisez pas les uns des autres. L'un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ?(Non !) Vous en aurez horreur. Et craignez Allah. Car Allah est Grand accueillant au repentir, Très Miséricordieux" S49 V12 

En effet, médire d'un musulman reviendrait à manger sa chair. Alors que dire s'il s'agit d'un savant ? Les conséquences seront d'autant plus grandes que la  chair des savants est empoisonnée !  

Allah a dit dans un Hadith Qoudoussi :    


« Celui qui fait preuve d'hostilité envers un de Mes amis Je lui déclare la guerre ... » 

El Khatib el Baghdadi rapporte que l'imam ach Chafi'i et l'imam abou Hanifa disaient :    

« Si les amis d'Allah ne sont pas les savants alors Allah n'a pas d'ami » 

Tout comme le Prophète (Paix et  bénédiction d'Allah sur lui) disait 

Ne fait pas parti de nous, celui qui n'honore pas les plus âgés parmi nous, n'est pas miséricordieux envers nos jeunes et ne reconnaît pas les droits des savants " (3) . 
 
Ainsi l'amour porté aux savants est une forme d'adoration vouée à Allah.

En effet 'Ali ibn abi Taleb disait dans les célèbres conseils qu'il donna à Koumail ben Zaïd :
   
« ... Et l'amour des savants est un culte par lequel on adore Allah »
 
Ibn El Qayim disait en commentant les paroles de 'Ali : 
 
« ...Car la science est l'héritage des prophètes, et les savants sont leurs héritiers, donc l'amour de la science et des savants est une preuve d'amour de l'héritage des prophètes, et par conséquent détester les savants revient à détester l'héritage des prophètes et leurs heritiers [...] Allah est Savant et aime tout savant, et il n'accorde Sa science qu'a celui qu'Il aime, alors celui qui aime la science et les gens de science a effectivement aimé ce qu'Allah a aimé et ceci fait parti du culte d'Allah » (4)
 
L'imam abou Ja'far at Tahawi (5) a dit : 
 
« ...Et les savants Salefs parmi les prédécesseurs (les Sahabas) et ceux qui vinrent après parmi les Tabi'ines, les gens du Athar et du Khabar (6), ne doivent être traités que de la meilleure façon et celui qui les évoque en mal n'est pas sur la bonne voie »  
 
Cheikh el Islam Mouhammed ibn 'AbdelWahhab a dit : 

« Ne peut détester les gens du Hadith et médire sur eux que celui qui fait partie des innovateurs, des menteurs et des pervers   » 

Le retour aux savants ! 
 
De qui donc alors devons-nous prendre la science ? Cheikh el Fawzan répond : 
 
« Les savants dont il faut puiser la science sont ceux qui ont concilié la science authentique, la croyance authentique, et les œuvres pieuses. Il ne faut donc pas prendre la science des insensés même s'ils ont étudié, ni de ceux qui se sont égarés dans la croyance par l'association ou encore par le Ta'til (7), tout comme il ne faut pas puiser sa science chez les innovateurs même s'ils sont considérés comme savants par certains. ». 
 
En somme on pourrait classifier ces gens en trois catégories : 
 
                        -  les gens de la science bénéfique et des bonnes œuvres, 
                        -  les gens de science mais qui ne pratiquent pas, 
                        -  les gens qui pratiquent sans aucune science.  

Et Allah a évoqué ces trois catégories à la fin de sourate el Fatiha :

 

Traduction relative et approchée :  "Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés."  S1 V7 
 

            -  Allah décrit alors la première catégorie comme étant comblée de Ses bienfaits,
            -  la deuxième comme ayant encourue la colère d'Allah, 
            -  la troisième catégorie comme étant égarée ; 

Les deux dernières catégories citées précédemment reflètent parfaitement les groupes égarés d'aujourd'hui, quand bien même ils s'apparenteraient à l'Islam.

Aujourd'hui les savants se comptent sur les doigts de la main parmi eux citons : Cheikh  al Albani, Cheikh ibn Baz, Cheikh Fawzan, Cheikh 'Outhaymin...
Suivre la vérité et non les hommes


Le seul homme qu'il incombe de suivre en tout et pour tout est le Prophète (Paix et  bénédiction d'Allah sur lui)l'infaillible, qui ne parle pas sous l'effet de la passion.

Allah a dit à son sujet :

 

Traduction relative et approchée : "...Et il ne prononce rien sous l'effet de la passion ; Ce n'est rien d'autre qu'une révélation inspirée"  S53 V3-4  

En effet aucun autre homme, même le plus savant, n'est exempt d'erreur.

Le Prophète (Paix et  bénédiction d'Allah sur lui) a dit:  

« Tous les fils d'Adam se trompent et les meilleurs d'entre eux sont ceux qui se repentent" (8)

La position à adopter est alors la suivante :

Prendre leurs dires lorsqu'ils sont conformes aux textes :

C'est à dire le Coran, la Sounnah, tels qu'ils furent compris par nos prédécesseurs vertueux et  rejeter leurs dires lorsqu'ils vont à leur encontre.

En effet il faut privilégier la Sounnah authentique du Prophète (Paix et  bénédiction d'Allah sur lui) sur l'avis de quiconque, quel que soit son niveau.
 
L'imam Ahmad disait à ce sujet : 
 
« Ne me suivez pas en tout et pour tout (on appelle cela «et-Taqlid »), ni même Malek ou ech Chafi'i ou eth Thawri, mais apprenez comme nous avons appris  (9).  
 
Ainsi 'Ali ibn abi Taleb disait : 
 
« Tu ne reconnaîtras pas la vérité par les hommes (c'est-à-dire en suivant un homme en particulier), mais sache la vérité et tu reconnaîtras les hommes qui suivent la vérité (la vérité c'est la preuve du Coran de la Sounnah et de l'ensemble des compagnons)».  
 
L'imam ech-Chafi'i disait : 
 
« Il n'est pas permis à celui qui prononce des décrets religieux de se baser sur mes propos tant qu'il ne sait pas d'où je les ai puisés » (c'est-à-dire de vérifier la conformité de ses propos avec la Sounnah authentique)".
 
Et tous les savants sont unanimes pour dire : 
 
« Lorsqu'un texte authentique contredit nos paroles, alors délaissez nos paroles et pratiquez les textes ».  

Pourquoi alors, certains s'obstinent-ils encore à suivre aveuglement des savants ou bien une école en prétendant que cela est une obligation ?! 

Je tiens tout de même à ajouter que si les savants ne sont pas à l'abri de l'erreur, il n'en reste pas moins que se sont ceux qui craignent le plus Allah, et ceux qui conseillent le mieux la communauté et le fait qu'ils puissent revenir sur leurs propres propos est un signe d'honnêteté qui est tout à leur honneur.  


Un jour el Hassan ibn Zyad fut interrogé sur un sujet et la réponse qu'il donna était fausse ; Malheureusement il ne se rappelait plus qui l'avait interrogé, alors il engagea une personne pour dire à haute voix parmi les gens : « Hassan ibn Zyad fut interrogé tel et tel jour sur une question et il s'est trompé, alors que celui qui l'a questionné aille le voir !». Ainsi pendant plusieurs jours, il s'est abstenu de faire des Fatwas aux gens jusqu'à ce qu'il retrouva celui qui l'avait interrogé et l'informa qu'il s'était trompé et lui donna la bonne réponse (10).  

De toute façon ils resteront récompensés pour leurs efforts ! Le Prophète (Paix et  bénédiction d'Allah sur lui) a dit :

« Quand le juge prononce un décret et qu'il a fait un effort personnel et qu'il répond correctement, il sera rétribué deux fois, mais s'il fait preuve d'effort et qu'il se trompe, il sera quand même rétribué une fois » (11). 

 

(1) Extrait du livre d'ibn Rajab : Le mérite de la science des Salefs (prédécesseurs) face à celles des khalefs (ceux qui sont venus après) (p.38-40)
(2) Le Athar est une information accréditée à un compagnon ou un Tabi'i, sauf s'il est précisé : « Dans un Athar d'après le Prophète (Paix et  bénédiction d'Allah sur lui )..  » alors ici il s'agira d'un hadith.
(3) Rapporté par l'imam Ahmad dans son Mousned, ainsi que son fils 'Abdallah et el Hakem.
(4) Extrait du livre de ibn el Qayim, Miftah Dar es Sa'ada.
(5) L'imam at Tahawi est le célèbre auteur de al Aquida Tahawiya que nous vous recommandons vivement d'étudier !
(6) Le Khabar désigne ce qui est accrédité au Prophète (Paix et  bénédiction d'Allah sur lui ) . Il peut avoir un sens plus large et englober ce qui est accrédité à un autre que lui.
(7) C'est le fait de nier ou rejeter une information contenue dans le Coran ou la Sounnah.
(8) Rapporté par Ahmad, ibn Majah et Tirmidhi. Sa chaîne de transmission est authentique.
(9) Rapporté par Saleh fils de l'imam Ahmad, cité dans les Fatawa de ibn Taymiya et dans  I'lam el Mouaki'in  de ibn el Qayim 
(10) Extrait de el Faqih wa el Moutafaqih de El Khatib el Baghdadi.
(11) Rapporté par el Boukhari et Mouslim.
 
Références : 
Le comportement de celui qui recherche la science (D.Anas Ahmed Karzoun)
Les réponses bénéfiques aux questions concernant les nouveaux minhaj  (Cheikh al Fawzan)
La satisfaction de ce qu'ont apporté les imams au sujet de l'ittiba'  (Mouhammad ben Hadi ben 'Ali el Madkhali) 

Recherche rédigée par oummou Yassir

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Prier tête nue (sans turban)

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Prier tête nue (sans turban)

Shaikh Al-Albani (rahimahullah) (dans Al-Qawl Al-mubin fi akhta 'Al-musallin de Mashhur Hussain, p.58 de la 2ème édition) : "Prier nu-tête est makruh (détesté)."

 
Il n'est pas du tout établi que le messager صلى الله عليه وسلم a toujours prié en dehors du pèlerinage tête nue, sans turban/chapeau. 
 
Quiconque pense qu'il l'a fait, alors il doit apporter la preuve.
 
S'il صلى الله عليه وسلم avait fait ainsi, cela aurait été rapporté. 
 
La narration attribuée à Ibn 'Abbas disant que le prophète صلى الله عليه وسلم enlevait parfois son chapeau et le plaçait comme sutra devant lui est faible (da'if).
 
Shaikh Al-Albani (rahimahullah) a dit (dans Al-Din Al-khalis (3:214) et Al-Ajwiba Al-nafi'a 'an Al-masa'il Al-waqi'a (p.110) : 
 
« Tous reconnaissent qu'il est préférable pour le musulman d'entrer dans la prière dans l'apparence islamique la plus parfaite, en raison du hadith :
 
« Allah est plus digne de votre ornement » [hassan]. 
 
Et il ne fait pas partie du vêtement excellent de la tradition des Salaf de découvrir sa tête, de marcher dehors et d'entrer dans les édifices religieux ainsi. 
 
Plutôt c'est une tradition étrangère qui a infiltré beaucoup de pays musulmans quand les mécréants les ont envahis et ont apporté leurs habitudes avec eux. 
 
Les musulmans ont commencé à les imiter en cela et ils ont ainsi perdu leur personnalité islamique, aussi bien que par d'autres actes semblables... 
 
Il pas établi non plus que le prophète صلى الله عليه وسلم a toujours prié nu-tête et sans turban en dehors de l'état d'ihram, bien qu'il y ait eu de nombreuses occasions de le rapporter s'il l'avait fait. 
 
Donc, quiconque prétend qu'il l'a fait, qu'il produise sa preuve, car la vérité est plus en droit d'être suivie. »
 
Shaikh Al-Albani (rahimahullah) continue à expliquer l'erreur de quelques frères en Egypte qui ont apporté la preuve de la permission de prier sans couvrir la tête par analogie avec l'état de la tête (découverte) pour celui qui en ihram pendant le pèlerinage. 
 
Ceci est faux, car découvrir la tête pendant le pèlerinage fait partie de la loi (Shari'a) d'Allah.
 
Si leur analogie était correcte, ils devraient rendre obligatoire de prier la tête totalement découverte puisqu'il est obligatoire de faire ainsi pendant le pèlerinage et de suivre toutes les autres restrictions del'ihram dans la vie de tous les jours ! [Tamam-ul-Minna fi ta'liq 'ala fiqh-us-Sunna par Al-'Alamah Al-Albani]
 
Al-Alama Al-Jawzi ( rahimahullah) (dans Fatawa Rahimiya 3:202 *308.) :
 
« Garder la tête découverte devant les gens est un acte qui est regardé de bas et est contre la douceur, l'humanité, l'étiquette et la bienséance courtoise. »
 
Le Fiqh Hanbali (Cité Par Ibn Qudama,  Al-Mughni (édition de 1994) 1:404-405) :
 
« Il est mustahab pour prier d'utiliser un Thawb, Silwar (pantalons Sunna) ou un Izar (pagne) et un turban »
 
Le Fiqh Maliki (Cité par Ibn Abi Zayd,  Al-Jami' fi Al-sunan (édition de 1982) p. 228) : 
 
L'imam Malik a dit :
 
« Le turban a été porté au commencement de l'islam et il n'a pas cessé d'être porté jusqu'à notre temps. Je n'ai vu personne parmi les Gens d'Excellence qui ne portaient pas le turban, comme Yahya ibn Sa'id, Rabi'a et Ibn Hurmuz. Je voyais dans le cercle de Rabi'a plus de trente hommes portant des turbans et j'étais l'un d'entre eux et Rabi'a ne l'a pas réprimé avant que les Pléiades ne soient montées (c'est-à-dire avant qu'il n'ait dormi) et il avait l'habitude de dire : «  Je jure que je constate que cela augmente l'intelligence. »
 
Le Fiqh Shafi'i (Cité par Al-Misri dans Dépendance du Voyageur p. 122) :
 
« Il est mustahab, pour prier, d'utiliser un vêtement long jusqu'aux chevilles et un turban »
 
Le Fiqh Hanafi (Cité par Al-Shurunbali dans  Muhammad Abul Qasim p.91) :
 
« Il est mustahab ou digne d'éloges pour prier d'utiliser trois de ses meilleurs vêtements, un Thawb, Silwar (pantalons Sunna) et un turban » Selon l'école Hanafi (Al-Jazayri, Al-Fiqh 'ala Al-madhahib Al-arba'a, Kitab Al-Salat p.280-28) [parmi] les actes détestés (Al-makruhat) dans la prière sont : ... al-'i'tijar, qui est de lier une écharpe autour de la tête et de laisser le centre nu; ... [ou] de prière nu-tête par paresse. Quant à la prière nu-tête par humilité et soumission, cela est permis (ja'iz) et non détesté. » 
 
Shaikh 'Abd Al-Qadir Jilani (dans Ghunyat Al-talibin 1:14)
 
« C'est la méthode ou l'habitude des hommes orthodoxes vertueux et civilisés de garder la tête couverte. »
 
Quelques Hadith  Sahih montrant que couvrir la tête avec un Kufi (chapeau) ou 'Imama (Turban) est Sunna.
 
Sahih Al-Bukhari Volume 1 pg.536 : Ibn Abbas (radhiallahu 'anhu) rapporte que le prophète صلى الله عليه وسلم parlait aux Sahaba en portant un turban noir.
 
At-Tabarani et l'imam As-Suyuti : Ibn Umar (radhiallahu 'anhu) rapporte que le prophète صلى الله عليه وسلم avait l'habitude de porter un chapeau blanc (kufi). At-Tabarani dit que ce hadith est Hassan (fiable) et As-Suyuti a classifié ce hadith comme Sahih(authentique) dans le livre Sirajul Munir vol 4  pg.112)
 
Abû Dawûd et At-Tirmidhi : Rokna (radhiallahu 'anhu) rapporte que le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
 
« La distinction entre nous et les polythéistes est le turban sur nos chapeaux. » 
 
Cité également par Al-Tabrizi dans Mishkat Al-Masabih et cela éclaircit la notion fausse que cela était juste la voie des Arabes et non une pratique particulière au prophète صلى الله عليه وسلم et cela nous montre que nous devons porter des chapeaux sous notre 'imama pour nous différencier des Sikhs et des autres Kuffar qui porte des turbans, mais sans chapeaux dessous.
 
La compréhension de Sahabas dans le suivi du prophète صلى الله عليه وسلم dans le port des Turbans et kufis (chapeaux)
 
Sahih Al-Bukhari Volume 2 pg.863
 
Il est mentionné que Anas ibn Malik (radhiallahu 'anhu) avait l'habitude de porter un kufi (chapeau).
 
Sunan d'Abû Dawûd Livre 3, Hadith.0948 :
 
Umm Qays bint Mihsan rapporte : Hilal ibn Yasaf a dit : 
 
« Je suis venu à Ar-Raqqah (un lieu en Syrie). Un de mes compagnons m'a dit : veux-tu voir un des compagnons du Prophète ( sallallahu 'alaihi wa sallam) ? J'ai dit : C'est une bonne occasion.
 
Donc nous sommes allés vers Wabisa. J'ai dit à mon ami : Fais-nous voir d'abord son mode de vie. Il avait un chapeau (kufi). »
 
Article tiré du site allaahuakbar.net
Publié par salafs.com

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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La vie de l'Imam Al Boukhari

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La vie de l'Imam Al Boukhari

Son nom est Abou 'Abdillah Mouhammad ibn Isma'il ibn Ibrahim ibn al Moughira ibn Bardizbah al Ja'fi al Boukhari. 

 
Bardizbah  signifie en persan : le cultivateur, il était d'origine persane et suivait la religion  de son peuple quant au nom al Ja'fi il provient d'un clan arabe.
 
Al Moughira, deuxième grand père d'al Boukhari, s'est donné ce nom à titre de loyauté envers al Yamane al Ja'fi par la cause de qui il embrassa l'Islam, par la volonté d'Allah. 
 
Il est né le vendredi 13 du mois de Chawwal en l'an 194 de l'hégire dans la ville de Boukhara en Asie centrale.
 
Son enfance...
 
Isma'il le père d'al Boukhari était aussi un connaisseur du Hadith, il a lui même rencontré Hammâd ibn Zayd, 'Abdoullah ibn al Moubarak et Malik ibn Anas dont il transmettait des Hadiths.

Al Boukhari a été élevé par sa mère, dès son enfance il a été orphelin  de père et il perdit sa vue puis la retrouva.

Son père quittant la vie, lui laissa une fortune considérable dont il se servit pour se donner entièrement à la science.

 
A seize ans il accomplit le pèlerinage avec sa mère et son frère mais ensuite il ne regagna pas sa patrie, il séjourna à la Mecque pour acquérir de la science.

A cette époque il connaissait déjà les ouvrages de ibn al Moubarak et de Waki' par cœur.

Dès son enfance, avant même d'atteindre l'âge de la puberté, il témoigna d'une capacité remarquable à apprendre par cœur.

A 11 ans il corrigeait son professeur.  
 
...Ses Qualités...

Mouhammad ibn Abi Hatim raconte de lui : 

« J'allais chez Aldakhiri et d'autres, et un jour parmi ce qu'il lisait aux gens, il dit : Soufiane rapporte de abi Zoubair qui rapporte de Ibrahim alors je dis : Certes, abou Zoubair ne rapporte pas d'après Ibrahim, et il me repoussa, alors je lui dis retourne au livre d'origine si tu l'as, il alla voir puis revint et dit : Comment est-ce déjà ? alors je lui dis : C'est Zoubair ibn Adi d'après Ibrahim, puis il prit sa plume et  corrigea son livre et il dit: Tu as dis vrai ! ».
Il jouissait d'une mémoire remarquable de telle sorte qu'il pouvait se rappeler de ce qu'il voulait à tout moment.

Hachid ibn Isma'il raconte :

 

«  Al Boukhari fréquentait avec nous les savants de Bassora alors qu'il était encore impubère. Il n'avait pas l'habitude de noter ce qu'il écoutait et quand 16 jours ont passés sans qu'il ne change d'habitude, on lui fit des reproches à cet égard. Mais sa réponse fut : « Vous m'avez trop blâmé, montrez moi ce que vous avez écrit ! Nous avons montré à al Boukhari nos notes qui ont dépassé 15000 Hadiths, puis il les a tous récités par cœur, de sorte que nous avons corrigé nos notes d'après sa récitation  ».

 
...Ses voyages...
 
Il entreprit de nombreux voyages afin de répertorier les Hadiths.

Avant lui les savants se contentaient des Hadiths qu'il y avait dans leurs villes et régions mais lui fut l'un des premiers à rechercher la science dans toutes les contrés.

Il raconte : 

« Je me suis rendu deux fois en Syrie, en Egypte, en Arabie et quatre fois à Bassora. J'ai vécu six ans au Hidjaz, quant aux villes de Kouffa et Baghdad, je les ai visitées à maintes reprises en compagnie des connaisseurs de Hadiths ». 
 
...Sa quête dans la science du Hadith...
 
Concernant la science du Hadith, il était le mieux renseigné sur les chaînes de transmission d'un même Hadith et les nuances possibles entre elles.

Il a dit : 

« Je ne note aucun Hadith rapporté par un compagnon, ni l'un de leur suivant, à moins que je n'ai une connaissance précise de leur date de naissance et de mort, ainsi que les lieux où ils ont vécus ». 

Et il dit : 

« Je n'ai écrit que d'après celui qui dit que la foi comprend les paroles et les actes ». Il dit aussi : « J'ai appris plus de 100 000 Hadiths  valides et 200 000 non valides ».

 Il critiquait les transmetteurs avec beaucoup de précautions craignant de tomber dans la médisance, ce qui met en relief sa prudence et sa piété.
 
...Son œuvre : Sahih al Boukhari...
 
Il a grandement marqué la science du Hadith défectueux et sa connaissance approfondie a eu pour manifestation le Sahih d'al Boukhari.

Il a mit 16 ans pour l'assembler et c'est le plus grand et authentique livre rassemblé.

Il n'y mettait pas un Hadith avant d'avoir ses grandes ablutions et de faire la prière de consultation .

Il dit : « j'ai sorti ce livre de près de 600 000 Hadiths ».

Son livre contient plus de 700 000 Hadiths avec les répétitions.

Il est le premier à avoir compilé un livre avec des Hadiths authentiques exclusivement.

Nombreux sont ceux qui ont commenté ce livre (plus de 80) mais le meilleur commentaire reste celui de al Hafid Ahmad ibn 'Ali ibn Hajar al 'Asqalani abou al Fadhl (mort en 852 de l'hégire /1449) qui mit 25 ans pour terminer son œuvre (de 817 à 842).

Et lorsque l'on demanda au savant ach Chawkani de faire un commentaire de Sahih al Boukhari il dit : «  Il n'y a pas d'émigration après la conquête (al Fath) ».
 
...Ses autres ouvrages ...
 
Il était aussi un grand exégète, un linguiste, un juriste ...etc. Cet intérêt se manifeste dans un de ses ouvrages : La Grande Exégèse.

C'était un pionnier dans le domaine de l'histoire et des biographies.

A 18 ans il a rédigé : Questions des Compagnons et des Suivants 
Puis l'Histoire
La grande Histoire mentionne toutes les personnes passées pour maîtres de la science.
Quant à l'Histoire Médiane et la Petite Histoire, Ils révèlent la connaissance des biographies et des événements célèbres. 
 
...Ses Professeurs...
 
Al Boukhari a été contemporain de nombreux  « Tabi' Tabi'ine » (les suivants des suivants).

Il a rapporté des Hadiths selon eux et il eut plus de 1 000 professeurs, parmi eux on compte : Ahmad ibn Hanbal et beaucoup d'autres.

Ibn Hajar précise que al Boukhari eut cinq sortes de professeurs :  
 
       Ceux qui rapportent d'après les Tabi'ines  (comme Mouhammad 'Abdellah al Ansari),
       Ceux qui vécurent à l'époque des Tabi'ines mais qui n'ont pas rapporté d'eux,   
       Ceux qui ont appris chez les grands élèves des Tabi'ines (comme Ahmad ibn Hanbal),   
       Ceux de sa génération,   
       Ceux qui font partie de ses élèves.  
 
...Ses élèves...
 
Il a tenu dans la plupart des pays qu'il a visités, des assemblées d'enseignement au cours desquelles il dictait des Hadiths et auxquelles participaient les érudits, les juristes, et beaucoup d'autres...

Parmi ses disciples, on peut citer : l'Imam ibn 'Issa at Tirmidhi (210 - 279), abou Daoud (230 - 316), l'Imam abou al Husseïn Mouslim (204 - 261).

 

Enfin, l'Imam al Boukhari n'était pas à l'abri des épreuves auxquelles sont toujours exposées les  pieux : Il a été calomnié, persécuté, expulsé ...etc.

 

...Sa fin

Il est mort la veille de la fête de la rupture du jeûne en l'an 256 de l'hégire à 13 jours de ses 63 ans.

Qu'Allah le prenne dans Sa miséricorde !

 

Publié par al.baida.online.fr

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«Allah n’a pas fait descendre une maladie sans avoir descendu son remède»

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

«Allah n’a pas fait descendre une maladie sans avoir descendu son remède»

Dans les deux Sahîh, il est rapporté d'après Abî Hurayrah qui le remonte jusqu'au Prophète صلى الله عليه وسلم : 

 

الله فإن الله لم يضع داءً إلا وضع له شفاء

 

«Allâh n'a pas fait descendre une maladie, sans avoir descendu en même temps son remède»

Hadîth authentique (Sahîh) - Authentifié par Cheikh al Albânî dans «as-Silsila as-Sahîha - n°451»

 

Ce hadîth a déjà été cité auparavant.

 

Il y a divergence sur le sens de : «la descente de la maladie et de son remède»

 

Un groupe a dit :

 

Allâh révéla à Ses adorateurs la connaissance de cela.

 

Certes, le Prophète صلى الله عليه وسلم a informé les gens qu'à tout mal est assigné un remède, mais la plupart des gens ne le savent pas.

 

Ainsi il dit : «L'a connu celui qui l'a connu, et l'a ignoré celui qui l'a ignoré.» 

Rapporté par al-Bukhârî et dans «Sahîh al-Djâmi' - n°6604»

 

Un autre groupe a dit :

 

Ces deux choses descendues (maladie et remède) signifient qu'elles ont été créées et déposées sur terre, tel que cela a été dit dans un autre hadîth :  

 

«Allâh n'a pas fait descendre une maladie, sans avoir déposé son remède » 

 

Et, ce (hadîth) est proche de celui d'avant.

 

Et, le terme «descente» est plus spécifique que les termes «créations» et «déposé».

 

Il ne faudra guère omettre la spécificité du terme sans raison possible.

 

Un autre groupe encore a dit :

 

Ces deux choses descendues ont été révélées par l'intermédiaire des anges, chargés d'entreprendre la descente de la maladie, de son remède et autres que cela.

 

Certes, les anges sont en effet responsables de gérer ce monde et les sujets humains depuis la conception de l'homme dans l'utérus de sa mère jusqu'à sa mort.

 

La maladie et son remède sont descendus avec les anges.

 

Et, cela est plus proche de ce qui est juste par rapport aux deux points de vue précédents.

 

Un autre groupe encore a dit :

 

La plupart des maladies et remèdes sont descendus par l'intermédiaire de la pluie déversée du ciel et qui engendre les nourritures et les vivres, les remèdes et les maladies ainsi que leurs moyens, leurs causes et leurs dispositifs parmi lesquels figurent les métaux supérieurs qui proviennent des montagnes.

 

Ceux qui dérivent des vallées, des rivières et des fruits [...] Ceci est le fruit de la perfection de la sagesse du Seigneur عز وجل et de la transcendance d'Allâh.

 

De même que les croyants subissent les maladies, (Allâh) les secourt en leur révélant les remèdes.

 

Si Allâh les éprouve par des péchés (qu'ils commettent), Il les secourt en leur accordant le moyen de se repentir, ainsi que les catastrophes qui expient les péchés.

 

Comme aussi ce que (Allâh) permet comme épreuves des mauvais esprits parmi les Satans sur les gens, Il les secourt par l'armée des esprits saints qui sont les anges.

 

Et, comme Allâh les éprouve par les désirs, Il les secourt par les envies délicieuses et salutaires.

 

Ainsi (Allâh) سبحانه ne les éprouve pas d'une chose sans leur accorder le moyen de trouver secours à ce malheur et de le repousser.

 

Et, les divergences entre eux (les différents groupes) se situent au niveau de la science sur le sujet, et la science des chemins par lesquels les choses surviennent, ainsi que les moyens permettant d'y parvenir.

 

Et, c'est Allâh le secoureur ! 

 

زاد المعاد في هدي خير العباد

4/122-124

 Publié par manhajulhaqq.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Composants et classifications du hadith

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Composants et classifications du hadith

Un hadith se compose de trois parties (voir figure ci-dessous) :

 

 

  • Matn est le texte, la parole en elle même.
     
  • Isnad est la chaîne des personnes qui ont transmises le hadith (chaîne de transmission).
     
  • Taraf est la partie ou la phrase commençante du texte qui fait référence à la parole, à l'action ou à la caractéristique du Prophète صلى الله عليه وسلم, ou de son accord donné à d'autres actions.
     
L'authenticité du hadith dépend du sérieux de ses rapporteurs, et de la liaison entre eux.
Classifications du hadith

 

Un certain nombre de classifications de hadith ont été faites. Cinq de ces classifications sont montrées dans la figure ci-dessous, et sont brièvement décrites.

 


-Selon la référence d'une autorité particulière, quatre types de hadith peuvent être identifiés :
 

  • Qoudsi - Divin : une révélation d'Allah, transmis par relais des mots du Prophète صلى الله عليه وسلم.
     
  • Marfou - élevé : un récit du Prophète صلى الله عليه وسلم, commençant par exemple par : "J'ai entendu le Prophète صلى الله عليه وسلم dire..."
     
  • Mauqouf - arrêté : un récit rapporté par un seul compagnon, commençant par exemple par : "On nous a ordonné de..."
     
  • Maqtou' - divisé : un récit émanant du premier successeur du compagnon.
     

 

-Selon la chaîne de transmission (Isnad), interrompue ou non, six catégories peuvent être identifiées :

 

  • Mousnad - supporté : un hadith qui a été rapporté par un traditionaliste, basé sur ce qu'il a appris de son professeur à une époque appropriée à l'étude ; de même pour chaque professeur jusqu'à ce que la chaîne atteigne un compagnon bien connu, qui de son côté, rapporte des propos du Prophète صلى الله عليه وسلم.
     
  • Moutassil - continu : un hadith avec une chaîne ininterrompue qui va jusqu'à un compagnon ou un de ces successeur.
     
  • Moursal - altéré : si le lien entre le successeur et le Prophète صلى الله عليه وسلم  est manquant, par exemple quand le successeur dit " le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit...".
     
  • Mounkati - cassé : ce dit d'un hadith dont le lien à n'importe quel endroit de la chaîne avant le successeur est manquant.
     
  • Mou'adal - perplexe : ce dit d'un hadith dont le rapporteur omet deux (ou plus) rapporteurs de la chaîne.
     
  • Mou'allaq - arrêté : ce dit d'un hadith dont le rapporteur omet toute le chaîne de transmission et cite directement le Prophète صلى الله عليه وسلم directement.
 
-Selon le nombre de rapporteurs impliqués dans chaque étape de la chaîne de transmission, cinq catégories de hadith peuvent être identifiées :
 
  • Moutawatir - Consécutif : ce dit d'un hadith qui est rapporté par un si grand nombre de personnes qu'il est impossible qu'ils se soient concertés pour convenir d'un mensonge.
     
  • Ahad - isolé : ce dit d'un hadith qui est relaté par un nombre important de personnes mais dont le nombre n'atteint pas celui du moutawatir. Il est encore divisé en :
     
    • Mash'hur - célèbre : le hadith a été mémorisé par plus de deux rapporteurs.
       
    • Aziz - rare, fort : à n'importe quelle étape de la chaîne, seulement deux rapporteurs relate le hadith.
       
    • Gharib - étrange : à un certain moment de la chaîne, seulement un rapporteur relate le hadith.
     
-Selon la nature du texte et de la chaîne, deux catégories de hadith peuvent être identifiées :
 
  • Mounkar - dénoncé : ce dit d'un hadith qui est rapporté par un narrateur faillible, et dont le récit va à l'encontre d'un hadith authentique.
     
  • Moudraj - interpolé : un ajout au texte du hadith par un rapporteur.
     
-Selon le sérieux et la mémoire des rapporteurs, quatre catégories de ahadith peuvent être identifiées (ceci fournit le verdict final sur un hadith) :

 

  • Sahih - Sûr, solide. L'imam Al-shafi'i indique les obligations pour un tel hadith, qui n'est pas moutawatir, afin qu'il soit acceptable : "Chaque rapporteur doit être digne de confiance dans sa religion ; il devra être connu pour être véridique dans son récit, de comprendre ce qu'il rapporte, savoir comment une expression différente peut modifier la signification du hadith, et de rapporter les mots du hadith in extenso, et pas seulement au niveau de sa signification".
     
  • Hasan - bon : c'est celui où sa source est connue et ses rapporteurs digne de confiance.
     
  • Da'if - faible : ce dit d'un hadith qui n'atteint pas le statut de hasan. Habituellement, la faiblesse est :
     
    1. une discontinuité dans la chaîne, dans ce cas le hadith pourrait être - selon la nature de la discontinuité - mounqati (cassé), mou'allaq(arrêter), mou'dal (perplexe), ou moursal (altéré),
       
    2. un des rapporteurs ayant un caractère suspect, par exemple en raison de ses mensonges, erreurs excessives, opposition au récit des sources plus fiables, participation dans l'innovation, ou ambiguïté entourant sa personne.
       
  • Maudou' - fabriqué ou forgé: ce dit d'un hadith dont le texte va à l'encontre des normes établies pour les paroles du prophète, ou la chaîne comprend un menteur. Un hadith fabriqué peut également être identifié par une anomalie présente à une époque particulière (rébellion, etc.)

Publié par 3ilmchar3i.net

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Le voile de la femme est-il forcément noir ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le voile de la femme est-il forcément noir ?
Question :
 
Le voile de la femme musulmane est il forcément de couleur noir ou englobe t-il toutes les couleurs ?
 
Réponse :
 
Le vêtement de la femme musulmane n'est pas spécifiquement de couleur noir, il lui est permis de s'habiller de n'importe quelle autre couleur, si ce vêtement couvre ce qui doit être caché et qu'il n'y pas en lui de ressemblance aux hommes, qu'il ne soit pas serré jusqu’à ce que l'on puisse voir ces formes, non transparent au point que l'on puisse voir à travers, et n'entraînant pas la tentation. 
 
Et c'est d'Allah que vient le succès, que la prière d'Allah et son salut soit sur notre prophète Mohamed, sa famille et ses compagnons. 
 
Page 108, tome 17, fatwa numéro : 5089  
Publié par 3ilmchar3i.net

حجاب المرأة المسلمة هل هو خاص باللون الأسود أو عام في كل الألوان؟

فأجابت: لباس المرأة المسلمة ليس خاصا باللون الأسود، ويجوز لها أن تلبس أي لون من الثياب، إذا كان ساترا لعورتها، وليس فيه تشبه بالرجال، وليس ضيقا يحدد أعضاءها، ولا شفافا يشف عما وراءه، ولا مثيرا للفتنة

وبالله التوفيق، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Adhan, iqama, lecture سُوۡرَةُ الفَاتِحَة par Cheikh Al Albany (vidéo)

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Adhan, iqama, lecture سُوۡرَةُ الفَاتِحَة par Cheikh Al Albany (vidéo)

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Comment se repentir d’une innovation ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Comment se repentir d’une innovation ?
Question :

Comment une personne qui tombe dans l'innovation ou la hizbiyyah (adopte les points de vue d'un groupe égaré) se repent-elle ?

Réponse :
 
Il reconnaît les actes ou les innovations dans lesquels il est tombé.

Il doit aussi clarifier la fausseté de son action, comme Allah, le Béni et Glorifié a dit (traduction rapprochée) :

"Sauf ceux qui se sont repentis, corrigés et déclarés"
 (sourate Al-Baqara : 160)

Donc il doit mentionner l'innovation dans laquelle il est tombé, clarifier sa fausseté, proclamer son regret, annoncer son refus de cette action avec son intention ferme de ne jamais y retourner.

Ceux-ci sont les conditions (de son) repentir :


-un vrai sentiment de remords, 

-un abandon (de l'innovation) et 

-une résolution ferme de ne jamais retourner à son innovation.

 

Et si il a nui aux gens, qu'Allah vous bénisse, et que son innovation s'est répandue parmi eux, alors il doit ouvertement clarifier sa fausseté et propager les preuves qui prouvent la nullité de cette chose.


Certains disent qu'ils se sont repentis, mais il apparaît à travers leurs actions et positions qu'ils n'étaient pas vraiment véridiques en cela.

Il n'y a aucun signe de remord ou de honte.

J'ai vu la parole de certaines personnes : "je me suis repenti," et ensuite ils continuent sur la chose même dont ils prétendent s'être repentis !

Cela ressemble au cas du mécréant qui accepte l'islam, mais continue à lever son épée contre les musulmans.

Il dit : "je me suis repenti (de la mécréance), mais mon épée n'est toujours pas rengainée aujourd'hui..."

C'est évidemment une preuve qu'il n'était pas véridique et qu'il ne s'est pas vraiment repenti.
 
Article tiré du site bakkah.net
Cassette enregistrée avec la connaissance et la permission du shaykh, fichier n° AARM009, daté 1423/9/3

 Publié par salafs.com

 
Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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Les manifestations en islam

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les manifestations en islam

Question :

 

Est-ce que les manifestations sont un moyen (solution, procédé) (efficace) de faire la da'wah (dans le but) de résoudre un problème de la communauté islamique ?

 

Réponse :

 

Notre religion n'est pas une religion (appelant à l') anarchie.

 

Notre religion est une religion (basée sur la) discipline, une religion ordonnée, flegmatique, sereine.

 

Les manifestations ne font pas partie des actes des musulmans et les (premiers) musulmans ne les connaissaient pas.

 

L'islâm est une religion pacifique, miséricordieuse et disciplinaire.

 

Elle n'est pas anarchique, perturbatrice et incitant aux troubles : C'est cela la (réelle image de la) religion islamique.

 

Quant aux droits, pour y parvenir, (la solution, reste) la demande légiférée ainsi que les manières légiférées (car) les manifestions engendrent l'effusion de sang ainsi que la destruction des biens.

 

(Par conséquent) ces choses-là, ne sont pas autorisées !

 

الفتاوى الشرعية في القضايا العصرية

Traduit et publié par mukhlisun.com

السؤال : هل من وسائل الدعوة القيام بالمظاهرات لحل مشاكل الأمة الإسلامية؟

الجواب : ديننا ليس دين فوضى ديننا دين انضباط ودين نظام وهدوء وسكينة ، والمظاهرات ليست من أعمال المسلمين وماكان المسلمون يعرفونها ، ودين الإسلام دين هدوء ودين رحمة ودين انضباط لا فوضى ولا تشويش ولا إثارة فتن، هذا هو دين الإسلام والحقوق يتوصل إليها بالمطالبة الشرعية والطرق الشرعية والمظاهرات تحدث سفك دماء وتحدث تخريب أموال . فلا تجوز هذه الأمور

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Qui sont les thiqat ? (gens de confiance)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Qui sont les thiqat ? (gens de confiance)
Question : 
 
Nous comprenons qu'accepter la narration d'un thiqah (personne digne de confiance) fait partie du Din, cependant comment savons-nous qui est thiqah et qui ne l'est pas ?

Beaucoup de personnes rapportent sur l'autorité de quelqu'un qui est
thiqah, mais elles ne révèlent pas qui il est, probablement parce qu'ils doutent vraiment de sa fiabilité.

Et certaines personnes transmettent des informations sur Internet en disant : « 
Quelqu'un qui est un thiqah m'a dit » mais après enquête, ils avouent qu'ils ne connaissent vraiment rien de cette personne sauf son nom ou son surnom sur Internet.

Puisqu'ils ne les connaissent pas vraiment, il apparaît qu'ils ont seulement rapporté sur l'autorité d'un
 majhul (personne inconnue).

S'il vous plaît, noble shaykh, conseillez les jeunes sur cette question, sur la  transmission de gens inconnus et d'être trop souple dans le fait de déclarer quelqu'un 
thiqah, qu' Allâh vous récompense par un bien.


Réponse :
 
Un thiqah est un musulman doué de raison, adulte, quelqu'un qui a un caractère droit et est connu pour la précision dans ce qu'il relate.
 
On connaît quelqu'un pour être un thiqah :

 

par voie des déclarations positives de musulmans dignes de confiance et fiables qui sont bien connus pour leur honnêteté, précision et fiabilité dans la Religion, ou

 

par sa position, qu'il est bien connu de tous les gens, qu'il est un savant, il est thiqah, etc, de même que les positions des savants célèbres sont devenues connues de chacun.

 

Quant à d'autres que cela, la personne qui ne remplit pas ces conditions, il n'est pas un musulman doué de raison, adulte avec un caractère droit, ou personne n'a témoigné sa fiabilité, ou sa position n'est pas bien connue parmi les gens, alors il n'est pas un  thiqah, qu'Allâh vous bénisse, même si quelqu'un dit : « un thiqah m'a dit... »

Même si As-Shafi'i disait : « un thiqah m'a dit ... » (sans le nommer) cela ne serait pas accepté de lui.

Par exemple, As-Shafi'i dit : «  un thiqah m'a dit ... », ensuite, qu'Allâh vous bénisse, on constate qu'il transmettait d'Ibrahim ibn Yahya Al-Aslami, une des dernières personnes à mériter d'être appelé thiqah, puisqu'il a été critiqué sur son Din, sa capacité à transmettre, sur tout !

Nous avons toujours une bonne opinion de As-Shafi'i ( rahimahullah) et des autres imams qui ont dit qu'ils transmettaient sur l'autorité d'unthiqah et il s'avère que d'autres savaient qu'il n'était pas thiqah.

Donc il est obligatoire que les gens sachent qui est le thiqah quand quelqu'un dit : « un thiqah m'a dit ... » même s'il dit : « un imam m'a dit ... » cela ne sera jamais accepté de lui jusqu'à ce qu'il transmette le nom de la personne et que l'identité de ce thiqah devienne connue.

Alors, s'il est bien connu pour son honnêteté et précision, sa narration est acceptée.

Et si on ne le connaît pas pour son honnêteté et précision, alors sa narration ne doit pas être acceptée.

Les étudiants en science doivent connaître ces questions, pour répandre la science, savoir comment agir avec les narrations des gens, les narrations qui viennent de narrateurs thiqat, aussi bien que celles qui viennent d'autres que des narrateurs thiqat.

Article tiré du site bakkah.net
cassette enregistrée avec la connaissance et la permission du Cheikh, fichier n°AARM008, daté 1423/9/3.

 Publié par salafs.com

 

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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Questions importantes autour de la rouqya (dossier)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Questions importantes autour de la rouqya (dossier)
Une traduction très importante du grand Savant Shaykh Rabee' bin Hâdee al Madkhalî autour de la rouqyah .
 
Nous vous conseillons de méditer sur les paroles du Shaykh et de les propager autour de vous.

Bârak Allahou fikoum

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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Parler sans science

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Parler sans science
Question :
 
Les avis juridiques se sont répandus, et cela même jusqu'aux petits étudiants qui se sont mis à donner des fatwas.
 
Quelles sont vos indications (sur cela) ?
 
Réponse :
 
Les anciens رحمهم الله repoussaient eux-mêmes les «fatwas» en raison de la grande affaire que cela représente, et de l'énorme responsabilité, ainsi que par crainte de dire sur Allâh une chose sans science.

Car certes, celui qui donne un «avis» est en réalité informé au sujet d'Allâh, en clarifiant sa législation.

Et dire une chose au sujet d'Allâh sans science, c'est tomber dans ce qui équivaut au polythéisme.
 
Écoutez le dire d'Allâh تعالى (traduction rapprochée) :
 
«Dis : «Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l'agression sans droit et d'associer à Allâh ce dont Il n'a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allâh ce que vous ne savez pas»» (Coran, 7/33)

Ainsi, Allâh
سبحانه a rendu égal le fait de parler sur Lui sans science et le polythéisme.
 
Et Il -Subhânahu- a indiqué (traduction rapprochée):


«Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance. L'ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé.» (Coran, 17/36)

La personne ne doit pas se précipiter à donner un avis juridique, elle se doit plutôt d'attendre, de réfléchir et de passer en revue (le sujet de la question).


Et si elle n'a que peu de temps, elle doit en revenir à une personne plus savante qu'elle, afin qu'elle se préserve de dire sur Allâh une chose sur laquelle elle n'a pas de science.

Si Allâh sait que l'intention (de cette personne) est sincère, et qu'elle veut le bien, alors cette personne atteindra le niveau qu'elle souhaite avec sa « fatwa ».

Celui qui a la crainte d'Allâh, (Allâh) Lui accordera le succès et l'élèvera.

Et celui qui donne une «fatwa» sans science est plus égaré que l'ignorant.

Car l'ignorant dit : «Je ne sais pas.» 

 

Il se connaît dans ses possibilités (à répondre).


Alors que celui qui se compare à un véridique, il se peut même qu'il se mette au-dessus des savants, il peut se croire meilleur qu'eux et ce faisant, il s'égarera et commettra des erreurs sur des questions que même les plus petits des étudiants en science connaissent.

Ainsi le mal (de cette personne) est énorme et son danger est grand.

 

كتاب العلم - p.164-165

 Traduit et publié par manhajulhaqq.com

س : سئل فضيلة الشيخ رحمه الله: انتشرت الفتوى حتى صار الصغير يفتي، فما تعليقكم- غفر الله لكم-؟

فأجاب بقوله : كان السلف رحمهم الله  يتدافعون الفتوى لعظم أمرها ومسئوليتها، وخوفًا من القول على الله بلا علم؛ لأن المفتي مخبر عن الله مبين لشرعه، فإن قال على الله بلا علم فقد وقع فيما هو صنو للشرك، واستمع إلى قوله تعالى

قُلْ إِنَّمَا حَرَّمَ رَبِّيَ الْفَوَاحِشَ مَا ظَهَرَ مِنْهَا وَمَا بَطَنَ وَالْأِثْمَ وَالْبَغْيَ بِغَيْرِ الْحَقِّ وَأَنْ تُشْرِكُوا بِاللَّهِ مَا لَمْ يُنَزِّلْ بِهِ سُلْطَاناً وَأَنْ تَقُولُوا عَلَى اللَّهِ مَا لا تَعْلَمُونَ

( سورة الأعراف، الآية: 33)

فقرن سبحانه القول عليه بلا علم بالشرك، وقال سبحانه

وَلَا تَقْفُ مَا لَيْسَ لَكَ بِهِ عِلْمٌ إِنَّ السَّمْعَ وَالْبَصَرَ وَالْفُؤَادَ كُلُّ أُولَئِكَ كَانَ عَنْهُ مَسْئُولًا

(سورة الإسراء، الآية: 36)

فلا ينبغي أن يتسرع الإنسان في الفتوى، بل ينتظر ويتدبر ويراجع، فإن ضاق الوقت فيحول المسألة إلى من هو أعلم منه ليسلم من القول على الله بلا علم
وإذا علم الله من نيته الإخلاص وإرادة الإصلاح فسوف يصل إلى المرتبة التي يريدها بفتواه، فمن اتقى الله فسيوفقه الله ويرفعه
والذي يفتي بلا علم أضل من الجاهل، فالجاهل يقول: لا أدري ويعرف قدر نفسه، ويلتزم الصدق، أما الذي يقارن نفسه بأعلام العلماء بل ربما فضل نفسه عليهم فيضل ويضل ويخطئ في مسائل
يعرفها أصغر طالب علم فهذا شره عظيم وخطره كبير

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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