L’état de la communauté de l’islam et la vraie voie pour sa réforme (dossier)

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L’état de la communauté de l’islam et la vraie voie pour sa réforme (dossier)

Notre communauté souffre de ce qu'elle est assiégée de toutes parts par les autres peuples, par leurs religions, par leurs langues, par leurs cultures, par leurs conduites, par leurs caractères type.


Notre communauté désappointée ne les suit que par ce qu'elle est faible, vaincue, battue.

La règle naturelle veut que le fort exerce son emprise sur le faible et le méprise... 

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Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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Tenir sa langue

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Tenir sa langue
Allah dit (traduction rapprochée) :
 
«L'homme ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l'inscrire» [Sourate Qaf 50 :18]
 
Il dit également (traduction rapprochée) :
 
«Certes ton Seigneur demeure aux aguets» [Sourate Al-Fajr 89:14]
 
Après avoir mentionné les litanies recommandées, selon ce qu'Allah m'a permis de faire, je voudrais maintenant signaler les paroles dont l'usage est blâmable, voire interdit, afin que ce livre rassemble toutes les règles à respecter en matière d'usage de la parole.
 
J'indiquerai pour cela les différents objectifs que devrait connaître à ce sujet tout homme religieux, en m'abstenant de citer les preuves scripturaires qui sont suffisamment connues.

Et c'est Allah qui nous accordera la réussite. 
 
Sache que tout homme légalement responsable se doit de tenir sa langue, dès lors que la parole ne présente pas d'intérêt.

Si parler est indifférent, il vaut tout de même mieux s'abstenir de le faire, car une conversation toléré risque d'en entraîner d'autres qui, elles, seraient interdites ou à tout le moins blâmable, comme c'est le cas de la plupart des conversations :

mieux vaut donc se taire, car se préserver de la médisance n'a pas de prix.
 
Nous rapportons des Sahîhs de Bukhârî et Muslim ces propos du prophète transmis par Abû Hurayra :

«Que celui qui croit en Allah et au Jour du Jugement dise du bien [des gens] ou qu'il garde le silence!»

Ce hadîth, dont l'authenticité ne fait aucun doute, stipule clairement que l'on ne peu parler que pour dire du bien d'autrui, à condition toutefois que cela présente une utilité évidente : si l'on doute de cette utilité, il convient de garder le silence.

L'imâm al-Shâfi'î - qu'Allah lui fasse miséricorde - a dit :
 
" Si l'on veut parler, il faut réfléchir avant de le faire ; si l'on est convaincu de l'utilité de la parole, alors parlons ! Mais si l'on doute de l'utilité des mots, mieux vaut alors se taire, jusqu'à ce que la nécessité de la parole devienne évidente."
 
Nous rapportons des mêmes ouvrages ces paroles d'Abû Mûsâ al- Ash'arî :

«Je demandai: Ô Envoyé d'Allah, qui donc est le meilleur musulman ? Il me répondit : Celui dont les musulmans n'ont à redouter ni la langue, ni la main.»
 
Nous rapportons du Sahîh de Bukhârî ces propos de l'Envoyé d'Allah transmis par Sahl ibn Sa'd :

«Celui qui me garantit ce qu'il a entre les mâchoires [c'est-à-dire sa langue] et ce qu'il a entre les jambes, je l'assure du Paradis.» 
 
Nous rapportons des Sahîhs de Bukhârî et de Muslim ces paroles qu'Abû Hurayra a entendu de l'Envoyé d'Allah :

« En vérité, le serviteur peut, sans y prendre garde, prononcer une parole qui le fera tomber en Enfer et l'y précipiter sur une distance supérieure à celle qui sépare l'Orient de l'Occident».

Dans la version de Bukhârî on trouve : «supérieure à celle qui nous sépare de l'extrémité de l'Orient. » 
 
Nous rapportons du Sahîh de Bukhârî ces propos du Prophète qui nous ont été transmis par Abû Hurayra :

«Certes il arrive au serviteur de prononcer, sans y prendre garde, un mot qui lui vaudra l'Agrément d'Allah et pour lequel Allah l'élèvera de plusieurs degrés. Mais le serviteur peut également laisser échapper par mégarde un mot qui lui vaudra le Courroux divin et lui vaudra d'être précipité en Enfer.»
 
Nous rapportons du «Muwatta'» de Mâlik et des ouvrages de Tirmidhî et d'ibn Mâja ces paroles de l'Envoyé d'Allah transmises par Bilât ibn al-Hârith al-Muzanî :

«Certes l'homme peut prononcer une parole agréée d'Allah sans en mesurer toutes les conséquences, et pour laquelle Allah lui accordera Son Agrément jusqu'au jour où il Le rencontrera. Et l'homme peut également prononcer un mot sans en mesurer la gravité, et qui lui vaudra le Courroux divin jusqu'au jour où il Le rencontrera.»
(Tirmidhî estime ce hadîth fiable/authentique). 
 
Nous rapportons des ouvrages de Tirmidhî, Nassâ'î et ibn Mâja, ces paroles de Sufyân ibn 'abd-Allâh:

«Je demandai: Donne-moi, ô Envoyé d'Allah, un conseil qui me servira de protection. Il me répondit: Dis: Allah est mon Seigneur puis fais montre de rectitude ! - Et que dois-je craindre le plus, ô Envoyé d'Allah ? demandais-je. Il saisit alors sa langue[entre ses doigts] et me dit: ceci !»
(Tirmidhî estime ce hadîth fiable/ authentique).
 
Nous rapportons du livre de Tirmidhî ces propos de l'Envoyé de Allah transmis par ibn 'Umar :

«Ne parlez pas à l'excès sans mentionner Allah, car une profusion de paroles sans la mention d'Allah endurcit les coeurs. Or l'homme le plus éloigné d'Allah est celui dont le coeur est endurci.»
 
Nous rapportons du même auteur ces paroles de l'Envoyé d'Allah transmises par abû Hurayra :

« Celui qu'Allah préserve des méfaits de ce qu'il a entre ses mâchoires et entre ses jambes entrera au Paradis.»
(Tirmidhî estime ce hadîth fiable). 
 
Nous rapportons du même auteur ces paroles de 'Uqba ben 'Amir :

« Je demandai: Ô Envoyé d'Allah, en quoi consiste le salut? - Tiens ta langue, demeure chez toi (litt : que ta deumeure suffise) et pleure sur tes péchés, me répondit-il.»
(Tirmidhî tient ce hadîth pour fiable). 
 
Nous rapportons du même auteur ces propos du Prophète transmis par abû Sa'îd al-Khudrî :

« Lorsque s'éveille le fils d'Adam, tous ses membres mettent en garde sa langue en ces termes: Crains Allah afin de nous préserver! Car nous procédons de toi: si tu te montres droit, nous le serons également; mais si tu te montres fourbe, nous le serons aussi ».
 
Nous rapportons des ouvrages de Tirmidhî et d'ibn Mâja ces propos du Prophète transmis par umm Habîba :

«Toutes les paroles des fils d'Adam seront retenues contre eux, à l'exception du commandement du bien, de l'interdiction de ce qui est blâmable et de la mention (dhikr) d'Allah.»
 
Nous rapportons du livre de Tirmidhî ces propos de Mu'âdh :

«Je demandai: Ô Envoyé d'Allah, indique-moi une oeuvre qui me fasse gagner le Paradis et m'éloigne de l'Enfer! Il me répondit: Tu m'interroges là sur une chose considérable; elle est aisée cependant pour celui auquel Allah l'aura facilitée. Tu adoreras Allah sans rien Lui associer; tu accompliras la prière; tu t'acquitteras de l'aumône légale; tu observeras le jeûne de Ramadân, et tu feras le pèlerinage à la maison d'Allah. Puis il ajouta: Ne t'indiquerais-je pas quelles sont les voies du bien? Sache que le jeûne est une protection, que l'aumône efface le péché comme l'eau éteint le feu, et qu'enfin il y a la prière que l'homme accomplit au coeur de la nuit.

Et il récita ces versets :

« Leurs membres s'écartent de leurs couches... jusqu'à ce qu'il arrive à ces mots: ...en récompense de ce qu'ils faisaient. » [Sourate Luqman 32 :16-17]

Ensuite il reprit: Ne t'informerais-je pas de l'essentiel de ce message, de son pilier central, et de son point culminant? - Bien sûr, ô Envoyé d'Allah, répondis-je! Il reprit: L'essentiel en est l'Islam; le pilier central en est la prière, et le point culminant en est le jihâd. Puis il poursuivit: Te ferai je savoir ce qui soutient tout l'ensemble? - Bien sûr, ô Envoyé d'Allah! répondis-je à nouveau. Il saisit alors sa langue [entre ses doigts] et me dit: Tiens donc celle-ci! Je lui demandai: Ô Envoyé d'Allah, nous fera-t-on grief de nos paroles ? - Malheureux, me dit-il, qu'est-ce qui précipite les gens dans le feu la tête la première (ou: le nez le premier), si ce n'est ce que leur langue a récolté ?»
(Tirmidhî tient ce hadîth pour fiable/authentique.)
 
Nous trouvons également dans l'ouvrage de Tirmidhî ce hadîth du Prophète transmis par abû Hurayra :

«Une des plus belles vertus islamiques consiste pour un homme à ne pas se mêler de ce qui ne le regarde pas.»
(Ce hadîth est tenu pour fiable).
 
Nous rapportons du livre de Tirmidhî ces propos du Prophète transmis par 'abd-Allâh ibn 'Amr ibn al 'Ass :

«Celui qui garde le silence est sauvé.»
 
La chaîne de transmetteurs de ce hadîth n'est pas sûre, mais je ne l'ai mentionné que pour le faire savoir, car il s'agit là d'un hadîth fort connu.

Il n'en reste pas moins vrai que les hadîths authentiques présentant un sens analogue sont nombreux.

J'en ai d'ailleurs suffisamment rapporté pour ceux qui bénéficient de l'Assistance divine (tawfiq).

J'en mentionnerai d'autres, lorsque je traiterai, si Allah le veut, de la médisance (ghîba).

Et c'est Allah qui accorde la réussite.
 
Les traditions rapportées par nos pieux ancêtres à ce sujet sont elles aussi nombreuses, et il n'est peut-être pas nécessaire de les citer, compte tenu de ce que nous avons précédemment mentionné.

Toutefois nous désirons attirer l'attention sur quelques vices qu'il convient tout particulièrement d'éviter : 
 
On nous a rapporté que lors d'une rencontre entre Quss ibn Sâ'ida et Aktham ibn Sayfî, l'un des deux demanda à son compagnon :

«Combien as-tu trouvé de vices et de défauts chez les fils d'Adam? - Ils sont trop nombreux pour être recensés, répondit l'autre, mais j'en ai trouvé tout de même huit mille, que l'usage d'une seule qualité peut effacer. - Laquelle? lui demanda le premier. - Tenir sa langue, lui répondit-il.» 
 
Nous rapportons ces paroles d'al-Fudayl ibn 'Iyâd:

«Celui qui estime que ses paroles sont l'une de ses oeuvres parle rarement de ce qui ne le concerne pas.» 

 
De même l'imâm al-Shâfi'î - qu'Allah lui fasse miséricorde - disait à son disciple al-Rabi' :

«Ô Rabî', ne parle pas de ce qui ne te concerne pas. Car quand tu parles, les mots te possèdent mais tu ne les possèdes pas. »
 
Nous rapportons ces paroles de 'Abd-Allâh ibn Mas'ûd :

«Rien ne mérite davantage la prison que la langue.»

D'autres ont dit:

«La langue est semblable à une bête féroce: si tu ne l'enchaînes pas, elle t'agresse.» 
 
Citons également ce passage de la célèbre «Epître» (Risâla) du maître abû al-Qâssim al-Qushayrî - qu'Allah lui fasse miséricorde - :

"Le silence est [source de] salut. Il est le principe [de la parole elle-même]. Savoir garder le silence au bon moment est un attribut des hommes accomplis, de même que parler au moment propice est une des plus nobles vertus. J'ai entendu ces mots d'abû ' Alî al-Daqqâq: «Celui qui tait la vérité est un diable muet.»
Si les ascètes préfèrent en général le silence, c'est parce qu'ils connaissent les méfaits de la parole et qu'ils savent aussi le plaisir que l'âme prend à parler, le désir que l'on a de se faire connaître sous un aspect flatteur et de se distinguer de ses pairs par de belles paroles. Le silence est l'attribut de ceux qui sont passés maîtres en matière d'exercices spirituels. Il est une de leurs règles de base pour le combat spirituel et l'amélioration de leur caractère." 
 
Voici quelques vers qui ont été composés à ce ce sujet :
 
Tiens ta langue, ô homme,
Qu'elle ne te pique pas, car elle est un serpent
Combien y a-t-il, dans les cimetières, de victimes de leur langue?
Dont les plus intrépides redoutaient la rencontre.
 
Sache qu'il s'agit là de deux vices très graves et cependant fort répandus parmi les hommes, au point que peu d'individus en sont exempts.

Je commencerai donc par ceux-là afin de mettre les gens en garde contre leurs méfaits. 
 
La médisance consiste à évoquer de réels défauts chez un homme, toutes choses dont il déteste que l'on parle ; que ces défauts soient des défauts corporels, ou qu'ils aient un rapport avec sa religion ; qu'il s'agisse d'un manque de revenus matériels ou de vices de l'âme ou encore d'une tare physique ; ou bien que ces défauts aient trait à son caractère, ses biens, son père ou ses enfants, son épouse, son serviteur ou son esclave, ou même son turban, ou tout autre vêtement, sa façon de marcher ou de se déplacer, son caractère etc.

Peu importe que ces remarques soient adressées verbalement ou par écrit, d'une manière allusive ou par un clin d'oeil, d'un signe de la main ou de la tête etc. 
 
♦ Ainsi on peut médire en évoquant les défauts corporels d'une personne, par exemple : sa cécité ou encore son infirmité, ses yeux chassieux, sa calvitie, sa taille petite ou grande, son teint mat ou foncé.

♦ On peut médire de quelqu'un en évoquant sa religion lorsqu'on le traite de débauché, de voleur, de traître ou d'oppresseur; lorsqu'on affirme qu'il est négligent dans sa prière ou laxiste en matière de purification, ou qu'il est dépourvu de piété filiale, ou qu'il ne donne pas l'aumône à ceux qui y ont droit, ou encore qu'il s'adonne à la médisance.

♦ S'agissant du quotidien, on peut médire de quelqu'un en disant de lui par exemple qu'il est impoli, méprisant à l'égard des gens, qu'il ne leur reconnaît aucun droit, ou encore qu'il parle trop, qu'il est gros mangeur ou gros dormeur, ou encore qu'il dort aux moments ou dans des lieux déconseillés.

♦ On peut médire du père de quelqu'un en le traitant de débauché, d'Indien, de Nabatéen ou de nègre, de cordonnier, de marchand de tissus ou de bestiaux, de menuisier, de forgeron ou de tisserand.

♦ On peut aussi médire également du caractère de quelqu'un en disant par exemple qu'il a mauvais caractère, qu'il est orgueilleux, hypocrite, qu'il fait les choses à la va-vite, qu'il est autoritaire, impuissant ou faible, irréfléchi, renfrogné ou libertin etc.

♦ On peut aussi médire du vêtement de quelqu'un lorsqu'on dit : Il porte les manches trop larges, il laisse trainer ses vêtements, ses vêtements sont sales etc.
En bref la médisance consiste à parler de quelqu'un en faisant état d'un des attributs qu'il déteste.  

L'imâm abû Hâmid al-Ghazâlî donne de la médisance cette définition qui fait, selon lui, le consensus des musulmans :
"parler d'autrui en des termes qui lui déplaisent".

Nous évoquerons plus loin le hadîth authentique qui fonde cette définition. 
 
La calomnie quant à elle, consiste à rapporter les propos d'une personne à une autre avec l'intention de semer le trouble entre elles.

Telles sont donc les définitions respectives de la médisance et de la calomnie.

Toutes deux sont bien entendu condamnées et interdites par l'unanimité des musulmans.

Les preuves [scripturaires] de cet interdit sont multiples, tant dans le Livre Saint que dans la Sunnah et dans les ouvrages rapportant le consensus (ijmâ') de la communauté musulmane.
 
Allah dit (traduction rapprochée) :

« Ne dites pas du mal les uns les autres! » [Sourate Al-Hujurat 49:12]
 
Et encore (traduction rapprochée) :
 
« Malheur à tout calomniateur diffamateur » [Sourate Al-Humazah 104:1]

Et encore (traduction rapprochée) :

« Au diffamateur qui répand la calomnie » [Sourate Al-Qalam 68:11]

Nous rapportons des Sahîhs de Bukhârî et Muslim ces propos du Prophète transmis par Hudhayfa:

«Jamais un calomniateur n'entrera au Paradis.»
 
Nous rapportons des mêmes Sahîhs ce récit d'ibn' Abbâs :

«En passant près de deux tombes, l'Envoyé d'Allah fit cette réflexion: «Ces deux-là subissent un châtiment et ils n'avaient cependant pas commis de grands péchés (c'est-à-dire: selon eux, il ne s'agissait pas de quelque chose de grave, ou encore: il leur eut été facile de s'en abstenir).»Dans la version de Bukhârî, on trouve cette précision: «Que non! Ce sont bien de grands péchés: l'un d'eux colportait des calomnies; quant à l'autre, il ne se cachait pas pour uriner.»
 
Nous rapportons du Sahîh de Muslim ainsi que des "Sunans" d'abû Dâwûd, de Tirmidhî et de Nassâ'î ces propos de l'Envoyé d'Allah transmis par abû Hurayra :

«Savez-vous en quoi consiste la médisance? - D'Allah et Son Envoyé le savent mieux que quiconque, répondit l'assistance. - Elle consiste, dit le Prophète, à mentionner ton frère en des termes qui lui déplaisent. Quelqu'un lui demanda: Et si mon frère est bien tel que je l'ai décrit, qu'en dis-tu? - Si ton frère est tel que tu l'as décrit, tu as médit de lui, lui répondit le Prophète, et s'il est différent de ce que tu en as dit, tu l'as calomnié.»
(Tirmidhi tient ce hadîth pour fiable/authentique). 
 
Nous trouvons dans les Sahîhs de Bukhâri et Muslim cet extrait du discours que prononça l'Envoyé d'Allah le Jour du Sacrifice à Minâ au cours du Pèlerinage d'Adieu, et qui nous a été transmis par Abû Bakr :

«Votre sang, vos biens et votre honneur sont sacrés entre vous comme le sont ce jour, ce pays qui est le vôtre et ce mois. [Ô Allah], ai-je bien transmis [le message] ?»
 
Nous rapportons des "Sunans" d'abû Dâwûd et de Tirmidhi ces paroles de 'Aisha :

«[Comme il m'avait demandé mon avis], je répondis au Prophète: Il te suffit de savoir que Safiyya est petite. Il me dit alors: Tu as proféré une parole qui, mélangée à la mer, aurait suffi à l'empuantir! Puis je lui parlai alors d'un autre individu mais il m'arrêta net: Je n'aime pas parler de quelqu'un alors que j'ai tant de choses en cours.»
(Tirmidhî estime que c'est un hadîth fiable/authentique).

Ce hadîth est l'un des principaux hadîths mettant en garde contre la médisance et je n'en connais pas d'autre qui la fustige avec autant de force.

Et Allah dit de Son Envoyé (traduction rapprochée) :

« Il ne prononce rien sous l'effet de la passion; ce n'est rien d'autre qu'une révélation inspirée » [Sourate An-Najm 53:3-4]

Nous demandons à Allah de nous préserver, dans Sa Bienveillance et Sa Sollicitude, de tout ce qui est blâmable.
 
Nous rapportons des "Sunans" d'abû Dâwûd ces propos de l'Envoyé de D'Allah transmis par Anas:

«Lorsque je fus élevé aux cieux, je passais devant des gens dotés d'ongles de cuivre avec lesquels ils se griffaient le visage et la poitrine. Je demandai: Qui sont-ils, ô Gabriel? Il me répondit: Ce sont ceux qui médisaient (litt : mangeaient la chair) des gens et portaient atteinte à leur honneur.»
 
Nous rapportons des mêmes ouvrages, ces propos du Prophète transmis par Sa'id ibn Zayd:

«Une des pires formes d'usure consiste à s'appesantir longuement sur l'honneur d'un musulman, sans la moindre raison.»
 
Nous rapportons du livre de Tirmidhi ces propos de l'Envoyé de D'Allah transmis par abû Hurayra :

«Le musulman est un frère pour le musulman; il ne doit ni le trahir, ni lui mentir, ni l'abandonner. Tout musulman est sacré pour un musulman: son honneur, ses biens et son sang sont sacrés. C'est là que réside la crainte [Ô Allah]. C'est un méfait suffisant pour un musulman, que de mépriser un musulman, son frère.»
(Tirmidhî tient ce hadîth pour fiable)
 
Qu'y a-t-il de plus utile que ce hadîth ?
 
Et c'est Allah qui nous accorde la réussite.
 
Extrait du "Livre des Invocations" de l'Imam An-Nawawy
 
Imam an-Nawawî -  الإمام محيى الدين ابى زكريا بن يحيى بن شرف النووى

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Montrer en photo les tueries que subissent les musulmans ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Montrer en photo les tueries que subissent les musulmans ?

Question :

 

Certaines expositions (salons) sont montées pour montrer les tueries que subissent les musulmans en Palestine ou autre et il s'y trouve des photos de blessés ou de tués et parfois ils l'exposent au moyen de la vidéo.

 

Et le but dans cela, c'est d'inciter les musulmans à faire des dons pour leurs frères.

 

Est-ce que cela est permis ?

 

Réponse :

 

Cette façon de faire n'est pas appropriée !

 

Il n'est pas permis de montrer des photos de blessés.

 

Mais on demande aux musulmans de leur faire des dons et leur faire savoir que leurs frères sont dans le besoin et ce qu'ils subissent de la part des juifs, mais sans pour autant exposer (montrer) de photos ni de blessés.

 

Car il y a dedans le fait d'utiliser des photos et aussi exagérer sur ce dont Allâh ne nous a pas commandé.

 

Et il y a aussi le fait de désunir les musulmans, car lorsque tu montres aux gens la photo d'un musulman mutilé ou coupé de ses membres, ceci effraie les musulmans et les exactions de l'ennemi leur font peur.

 

Et ce que doivent faire les musulmans, c'est de ne montrer ni faiblesse ni blessures et qu'ils n'exposent pas (dans le sens de montrer) ce genre de choses, mais qu'ils les cachent pour que les musulmans ne soient pas divisés.

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

 
صور الجرحى والقتلى
سؤال : بعض المعارض تقام لبيان جراحات المسلمين في فلسطين وغيرها يكون فيها صور الجرحى والقتلى وأحيانا تعرض عن طريق الفيديو والقصد من ذلك حث المسلمين على التبرع لإخوانهم فهل هذا العمل جائز ؟
الجواب : هذا العمل غير مناسب لا يجوز إقامة الصور للجرحى ، لكن يدعى المسلمون للتصدق على إخوانهم ويبلغون أن إخوانهم مضايقون وأنهم يجري عليهم ما يجري من فعل اليهود بدون أنهم يعرضون صور ويعرضون جرحى لأن هذا فيه استعمال للتصوير وأيضا في هذا تكلف ما أمر الله تعالى به وفيه أيضا تفتيت لعضد المسلمين لأنك لما تعرض أمام الناس صور مسلم ممثل به أو مقطع الأعضاء فهذا مما يرعب المسلمين ويرهب المسلمين من فعل الأعداء والواجب أن المسلمين لا يظهرون الضعف ولا يظهرون الإصابات ولا يظهرون هذه الأمور بل يكتمونها حتى لا يفتوا في عضد المسلمين
 من محاضرة : التوحيد مفتاح السعادة في الدنيا والآخرة للشيخ صالح الفوزان
بواسطة كتاب الإجابات المهمة في المشاكل الملمة  2/105

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Les savants de lajnah sur la Palestine, éclaircissement de nos savants sur la situation…

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Les savants de lajnah sur la Palestine, éclaircissement de nos savants sur la situation…

Les savants de « Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-'Ilmiyyah wal-Iftâ » se sont exprimés suite à la tristesse et la douleur de nos frères palestiniens et en particulier dans la bande de Gaza, où les agressions et homicides sont faits sur des femmes, des enfants et des personnes âgées, ainsi que la violation du caractère sacré dans la destruction des habitations, établissements et institutions. 

 
Il n'y a pas de doute, nous disent les savants, que cela constitue un crime et une injustice à l'égard du peuple palestinien. 
 
Cet évènement fait qu'il est obligatoire pour les musulmans de se lever pour leurs frères palestiniens, de les aider et de les secourir en s'efforçant d'agir afin de lever l'injustice qui les touche dans la mesure du possible, par les différents moyens fraternels et de leur association à la foi. 


Allâh - Ta'âla - dit (traduction rapprochée) :

 
« Les croyants ne sont que des frères. » [Coran, 49/10]
 
Et le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 
 
« Le musulman est pour le musulman comme sont entre eux les matériaux d'une construction qui se renforcent les uns les autres. » 
[Rapporté par al-Bukhârî et Muslim
 
Et aussi : 
 
« Les musulmans sont, dans la bonté, l'affection et la sympathie qui existent entre eux comme un corps qui, lorsqu'un de ses membres souffre, voit tout le reste de ses membres partager avec lui l'insomnie et la fièvre. » 
[Rapporté par al-Bukhârî et Muslim] 
 
Et : 
« Le musulman est le frère du musulman, il ne l'opprime pas, et ne le livre pas (à ses ennemis). » 
[Rapporté par Muslim]
 
Les savants de Lajnah disent que le secours (envers nos frères) englobe beaucoup de choses possibles - en prenant en compte les conditions nécessaires - que ce soit matériel ou moral.
 
Et si l'ensemble des musulmans avec de l'argent, de la nourriture, des médicaments, des vêtements et autres que cela, ou que les pays arabes et musulmans agissent dans l'entraide leur facilitant l'accès humanitaire, et que l'on agisse pour eux à travers les forums, les associations, les conférences internationales et locales, tout cela contribue à entraider dans la piété et les bonnes œuvres comme Allâh - Ta'âla - le dit (traduction rapprochée) :
 
« Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes œuvres et de la piété » [Coran, 5/2]
 
Et à cela encore, il est bon de leur transmettre le meilleur conseil, ainsi que les preuves nécessaires à leur bien être et à leur amélioration. 
 
Et de ce qui est le plus grand à faire sur cela, c'est d'invoquer pour eux à toute heure afin de lever leur souffrance et de dévoiler leur peine, d'améliorer leur situation, et de conserver leur rectitude dans leurs actions et paroles. 
 
Et c'est pour cela que nous conseillons nos frères palestiniens de craindre Allâh - Subhânahu - et de revenir vers Lui, comme nous leurs conseillons d'être unis sur la vérité et de délaisser les divisions et les polémiques, en laissant ainsi l'opportunité aux ennemis de profiter de cela afin de les atténuer et de les affaiblir.
 
Nous exhortons nos frères à tirer les raisons nécessaires permettant de lever les agressions sur leur terre par le biais des actions sincères à Allâh - Ta'âla - et la recherche de Sa satisfaction, de rechercher le secours dans la patience et la prière, et de consulter les gens de science, de raison et de sagesse dans l'ensemble de leurs affaires.
 
Il y a certes dans cela, la réussite et une libération (à leur situation).
 
Comme nous appelons les doués de raison dans le monde ainsi que la communauté internationale dans son ensemble, à prendre en considération cette catastrophe avec raison et équité, dans le but d'accorder au peuple palestinien leurs droits, et de lever l'injustice qu'ils subissent pour pouvoir vivre une vie décente. 
 
Dans le même temps, nous remercions tous ceux qui ont contribué et assisté (les palestiniens) parmi les pays et les personnes. 

 

Tiré de alriyadh.com

Publié par manhajulhaqq

 
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Restez chaste ! (vidéo)

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Restez chaste ! (vidéo)

 
Cheikh Salah Ibn Mohamed Al-Boudéïr - الشيخ صلاح البدیر

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Voilà ce que dit Cheikh Albani à 84 ans - هذا ماقاله العلامة الألباني رحمه الله عن نفسه بعد أن تجاوز الرابعة والثمانين

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Voilà ce que dit Cheikh Albani à 84 ans - هذا ماقاله العلامة الألباني رحمه الله عن نفسه بعد أن تجاوز الرابعة والثمانين

Dans l'authentique de «mawaarid ezzwam-aan» (2087), le hadith d'Abou houreyra qu'Allah soit satisfait de lui, le messager d'Allah qu'Allah prie sur lui et le salue dit :


«La durée moyenne de vie de ma communauté est située entre 60 et 70 ans, et peu d'entre elle dépasse cela» 
 
Ibn 'arafah dit : «Et moi je fais parti de cette minorité»
 
Cheikh el Albani qu'Allah lui fasse miséricorde dit en commentant cela :
 
Et je dis : « Et je fais également parti de cette minorité, j'ai dépassé les 84 ans, demandant au Très Haut que je sois de ceux dont la durée de vie sera rallongée et dont les œuvres seront bonnes. 
 
Malgré cela, j'ai failli souhaiter la mort, lorsque les déviances ont touché les musulmans, et losque l'humiliation les a atteint, même de la part des plus avilis. 
 
Mais loin de moi l'idée de la souhaiter, alors que le hadith d'Anas est présent devant moi depuis ma plus tendre enfance. 
 
Il ne me reste donc plus qu'à dire ce dont le prophète qu'Allah prie sur lui et le salue :

«Ô Allah ! Laisse moi vivant tant que la vie sera un bien pour moi et prend ma vie si la mort si c'est un bien pour moi»

et invoquant ainsi ce qu'il nous a enseigné qu'Allah pris sur lui et le salue :

«Ô Allah ! Fais nous jouir de notre ouïe, de notre vue, de notre force tant que Tu nous laisses vivant, et fais que nos descendances n'aient pas de défaillance dans celles-ci»

(le dernier morceau de l'invocation est une explication parmi plusieurs rapportées par elmanawi). 
 
Et Allah m'a certes comblé, et a accepté mes invocations et m'a fait jouir de tout cela. 
 
Ne suis-je pas toujours en train de faire des recherches, et faire des vérifications, d'écrire d'une énergie rare, et je prie les prières surérogatoires debout, je conduis ma voiture moi-même dans de longues distances, à une vitesse dont certains de mes bien-aimés m'ont conseillés de réduire, mais j'ai pour justifier cela un développement que certains connaissent ! 
 
Et je dis tout cela pour appliquer le verset (traduction rapprochée) :

« Et quand aux bienfaits de ton Seigneur, raconte-les » 

espérant du Très-Haut qu'Il augmentera Ses bienfaits à mon égard, et qu'Il fasse que tout cela soit un héritage de ma part, qu'Il me fasse mourir musulman suivant la sounnah, celle dont j'ai consacré ma vie dans les appels, et les écrits, et qu'Il me fasse rejoindre les martyrs et les pieux, et les meilleurs de ceux-là en tant que compagnons, Il est certes Celui qui entend et qui répond (aux invocations). 
 

Publié par 3ilmchar3i.net

 
في صحيح موارد الظمآن ( 2087 )- حديث أبي هريرة رضي الله عنه قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم
أعمار أمتي ما بين الستين إلى السبيعين ، وأقلهم من يجوز ذلك)
قال ابن عرفة : وأنا من ذلك الأقل
فعلق الشيخ رحمه الله قائلا :قلت: وأنا أيضا من ذلك الأقل ، فقد جاوزت الرابعة والثمانين ، سائلا المولى سبحانه وتعالى أن أكون ممن طال عمره وحسن عمله. ومع ذلك فإني أكاد أن أتمنى الموت ، لما أصاب المسلمين من الإنحراف عن الدين والذل الذي نزل بهم حتى من الأذلين ، ولكن حاشا أن أتمنى ، وحديث أنس ماثل أمامي منذ نعومة أظفاري ، فليس لي إلا أن أقول كما أمرني نبيي صلى الله عليه وسلم
 (اللهم أحيني ما كانت الحياة خيرا لي وتوفني إذا كانت الوفاة خيرا لي) وداعيا بما علمنيه عليه الصلاة والسلام: ( اللهم متعنا بأسماعنا وأبصارنا وقوتنا ما أحييتنا ، واجعلها الوارث منا )
وقد تفضل سبحانه فاستجاب ومتعني بكل ذلك ، فها أنا ذا لا أزال أبحث وأحقق وأكتب بنشاط قل مثيله ، وأصلي النوافل قائما وأسوق السيارة بنفسي المسافات الشاسعة ، وبسرعة ينصحني بعض الأحبة بتخفيفها ، ولي في ذلك تفصيل يعرفه بعضهم ! أقول ذلك من باب (وأما بنعمة ربك فحدث)،راجيا من المولى سبحانه وتعالى أن يزيدني من فضله ، فيجعل ذلك كله الوارث مني ، وأن يتوفاني مسلما على السنة التي نذرت لها حياتي دعوة وكتابة ، ويلحقني بالشهداء والصالحين ، وحسن أولئك رفيقا ، إنه سميع مجيب
رحم الله الإمام العلامة المحدث الفقيه محمد ناصر الدين الألباني، وأعلى درجته في فردوس الأعلى
 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Quelles sont les conditions de l’acceptation de nos actions auprès d’Allâh ?

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Quelles sont les conditions de l’acceptation de nos actions auprès d’Allâh ?

Qu'il soit apporté à l'attention des frères que le suivi de la Sunnah du prophète صلى الله عليه وسلم ne se réalisera pas tant que l'acte d'adoration ne sera pas en conformité avec la loi d'Allâh en 6 points :

 

La cause, la raison - السبب

 

Si une personne s'adonne à un acte d'adoration pour se rapprocher d'Allâh, dont la cause n'est pas légiférée, cet acte d'adoration devient une innovation rejetée à la face de son auteur.

 

Exemple :

 

Celui qui veille le 27ᵉ jour du mois lunaire de « Rajab » car c'est la nuit pendant laquelle le prophète صلى الله عليه وسلم fut monté au ciel.

 

La veillée est, certes, un acte d'adoration, mais le fait de l'associer à cette raison relève de l'innovation car cet acte d'adoration est basé sur une cause non légiférée.

 

Et ce point-là, à savoir la conformité de l'acte d'adoration avec la loi d'Allâh de par sa cause, est très important en ce sens qu'il indique à beaucoup de personnes qui penseraient qu'un acte fait partie de la Sunnah alors que ce n'est pas le cas du fait de la non-conformité de cet acte au sujet de la cause.

 

  Le genre, la nature, la sorte, l'espèce - الجنس

 

Il est obligatoire pour l'acte d'adoration d'être en conformité avec la loi d'Allâh dans son genre.

 

Celui qui s'adonne à un acte d'adoration qui n'est pas légiféré de par son genre verra son acte rejeté.

 

Exemple :

 

Une personne qui sacrifie un cheval le jour du « 'Id al Adha » (jour du sacrifice) verra son sacrifice rejeté car il est en contradiction avec la loi d'Allâh dans son genre.

 

La bête sacrifiée ne doit pas être autre que les bêtes de la race du chameau, de la vache ou des moutons.

 

  La quantité, le montant - القدر أو المقدار

 

Si une personne veut ajouter une prière obligatoire aux cinq déjà prescrites, cette dernière sera considérée comme innovée car en contradiction avec la loi d'Allâh, plus encore, une prière d'une personne qui décide de son propre chef de prier cinq unités de prière pour la prière du « dhror » sera nulle à l'unanimité des savants.

 

  La description, le comment, la manière, la façon - الكيفية أو الصفة

 

Si une personne fait ses ablutions en commençant par les pieds puis continue en nettoyant la tête, les mains et enfin le visage, nous dirons que son ablution est nulle car non conforme à la loi d'Allâh dans la manière.

 

  Le temps, la période - الزمان

 

Une personne qui égorge sa bête (sacrifice) au début du mois lunaire de "Dhul Hijjah" ne verra pas son sacrifice accepté car elle se met en contradiction avec la loi d'Allâh en ce qui concerne le temps (NDT : la bête doit être sacrifiée le 10ᵉ jour de "Dhul Hijjah", le jour de "'Id al Adha").

 

Il m'a été rapporté que certaines personnes égorgent des moutons pendant le mois de Ramadhan dans le but de se rapprocher d'Allâh par ce sacrifice.

 

Sachez que ce dernier est une innovation en ce sens que les seuls moments légiférés pour le sacrifice dans le but de se rapprocher d'Allâh sont au nombre de trois :

 

Le sacrifice du jour du 'Id al Adha - الأضحية

Le sacrifice expiatoire pendant le Hadj - الهدي

Le sacrifice suite à la naissance d'un enfant - العقيقة

 

Pour ce qui est du sacrifice pendant le mois de Ramadhan en pensant avoir la même récompense que le sacrifice du 'Id al Adha, ceci est une innovation !

 

Par contre, égorger une bête dans le but d'avoir de la viande est autorisé.

 

  Le lieu, l'endroit - المكان

 

Si une personne fait une retraite pieuse ailleurs que dans une mosquée verra sa retraite pieuse rejetée car cette dernière ne se fait que dans les mosquées.

 

Et si une femme dit qu'elle veut faire une retraite pieuse dans la salle de prière de la maison, nous lui dirons que son acte est rejeté en raison de sa contradiction avec la loi d'Allâh au sujet du lieu.

 

Ou encore, si une personne veut tourner en dehors de la ka'bah (maison d'Allâh) en raison du manque de place à l'intérieur à un moment donné verra son action annulée car l'endroit approprié pour tourner autour de la ka'bah est autour de la maison d'Allâh.

 

Allâh, Le Très-Haut, dit à Ibrahim (traduction rapprochée) : 

 

« Et purifie ma maison pour ceux qui tournent autour ». [Sourate Al-Hadj (22) , verset 26]

 

En conclusion, un acte d'adoration ne sera jamais considéré comme une bonne œuvre tant que ne seront pas remplies deux conditions : 

 

la pureté dans l'intention - الإخلاص

la conformité avec la Sunnah - المتابعة et le suivi de la Sunnah ne se réalisera que lorsqu'il sera en conformité avec les six points cités précédemment.

 

Et je (Shaykh Al-Uthaymîn) dis à ceux qui ont été éprouvés par les innovations qui peuvent parfois partir de bonnes intentions et qui veulent le bien, je jure par Allâh qu'il n'y a pas de meilleurs chemins pour acquérir ce bien que celui emprunté par nos pieux prédécesseurs, qu'Allâh les agrée.

 

Al Ibdâ' fi kamâl Ach-Char'i wa khatarou Al Ibtidâ' ; page 20 à 23

Traduit par Abu Abdillah. 

 Publié par sounna.com

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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L'importance des bonnes manières

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L'importance des bonnes manières
Question : 
 
Nous constatons que certains salafis sont durs dans leur discours et dans leur da'wah ainsi qu' avec leurs familles ;

S'ils voient un homme qui n'est pas des leurs, ils lui font la grimace, contrairement à ce que font les 'Ikhwaan Al-Muslimeen ;

Les bonnes manières manquent chez nous, nous avons donc besoin d'un conseil sincère venant de vous et puisse Allah vous récompenser par un bien.
 
Réponse :
 
C'est une question importante et il faut se conseiller au sujet des bonnes manières.

Allah (Subhaanahu wa Ta 'aala) dit à propos du Prophète (sal-Allahu ' alayhe wa sallam) (traduction rapprochée):
 
وَإِنَّكَ لَعَلى خُلُقٍ عَظِيمٍ 
 
68.4. et tu es doué d'un caractère élevé. 
 
Et Il (Subhaanahu wa Ta ' aala) dit (traduction rapprochée) :
 
فَبِمَا رَحْمَةٍ مِّنَ اللّهِ لِنتَ لَهُمْ وَلَوْ كُنتَ فَظّاً غَلِيظَ الْقَلْبِ لاَنفَضُّواْ مِنْ حَوْلِكَ فَاعْفُ عَنْهُمْ وَاسْتَغْفِرْ لَهُمْ وَشَاوِرْهُمْ فِي الأَمْرِ فَإِذَا عَزَمْتَ فَتَوَكَّلْ عَلَى اللّهِ إِنَّ اللّهَ يُحِبُّ الْمُتَوَكِّلِينَ
 
3.159. C'est par un effet de la grâce de Allah que tu es si conciliant envers les hommes, car si tu te montrais brutal ou inhumain avec eux, ils se seraient tous détachés de toi. Sois donc bienveillant à leur égard ! Implore le pardon de Allah en leur faveur ! Consulte-les quand il s'agit de prendre une décision ! Mais, une fois la décision prise, place ta confiance en Allah, car Allah aime ceux qui mettent en Lui leur confiance !
 
Et ce salafi (dur) était probablement un débutant dans la recherche de la science, habituellement les débutants sont un peu zélés et durs - qu'il soit salafi ou ikhwaani ou autre. 

Et c'est ce que nous ainsi que d'autres avons remarqué.

Par ailleurs, et toute l'Éloge est à Allah (seul), nos frères se mélangent librement avec leurs frères dans Al-Hudaydah, Taa ' iz, Aden et Hadramout et les gens les reçoivent et les accueillent avec amour et respect et c'est la preuve qu'ils sont exposés aux bonnes et honorables manières et Allaahul-Musta ' aan (Allaah est Celui de qui l'Aide est recherchée).
.


Ghaaratul-Ashritah 'alaa Ahlil-Jahli was-Safsatah - Volume 1, Page 98 

Traduit de l'anglais par Oum 'Ikrima

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

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La présence aux obsèques d'un parent non-musulman

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La présence aux obsèques d'un parent non-musulman
Question :
 
Des gens dans ce pays se convertissent à l'islam, mais ils ont des parents qui sont toujours non musulmans.
 
Quand ce mécréant meurt, qu'est-ce que le musulman doit faire ?
 
Réponse :
 
Il doit y aller et assister à l'enterrement avec eux en raison de la preuve dans sunan Abi Dawud lorsqu' 'Ali رضي الله عنه est venu au Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم et lui a dit :
 
"Ton oncle qui n'a pas reçu la guidance est mort."
Ainsi il صلى الله عليه وسلم lui a dit : "Va et enterre-le." 
Il ('Ali) a dit : "Il est mort en tant que mushrik (polythéiste)."
Il a dit : "Va et enterre-le." 
Donc il est allé l'enterrer et il صلى الله عليه وسلم  a dit : "Ne dis rien à moins que tu ne me le dises."
Donc il s'en occupa et ne dit rien."
 
Question :

Si le prêtre commence à faire un discours sur un sujet, par exemple, parce que les chrétiens font (des déclarations) tout comme les gens de l'innovation, doit-il rester avec eux ou prendre congé ?
 
Réponse :

S'il reste donc إن شاء الله il n'y a aucun mal, mais il doit détester cela dans son coeur :
 
"Quiconque parmi vous voit un acte abominable alors qu'il le change de ses mains, s'il est incapable de le faire alors (qu'il le change) avec sa langue, s'il est incapable de faire avec sa langue alors (qu'il le change) avec son coeur..." 
 
S'il part alors c'est encore mieux إن شاء الله
 
Ar-rihlatul akheerah - Le dernier jour p212
Traduit par Oum 'Ikrima
 Publié par 3ilmchar3i.net
بعض الناس يسلمون في هذه البلاد وما زال لهم أقارب كأب أو أم كافر فعند موت هذا الكافر ماذا يصنع هذا المسلم ؟
يذهب يواري الجنازة معهم ، بدليل ما جاء في سنن أبي داود أن عليا رضي الله عنه أتى النبي صلى الله عليه وسلم فقال
 إن عمك الضال قد مات قال : "اذهب فواره
قال : إنه مات مشركا
قال : اذهب فواره
، فذهب فواراه وقال
 لا تحدثن شيئا حتى تخبرني
ويحضر ولا يقول شيئا
. السؤال : إذا جاء القسيس وقال أشياء كالتلقين - مثلا - فإن عند النصارى تلقين مثل التلقين الذي عند المبتدعة ، فهل يبقى معهم أم يذهب ؟
الجواب: إن بقي فإن شاء الله لا بأس بذلك وينكره بقلبه
" من رأى منكم منكرا فليغيره بيده ، فإن لم يستطع فبلسانه ، فإن لم يستطع فبقلبه "
 وإن مشى فهو أفضل إن شاء الله
حضور جنازة الكافر القريب
المرجع: الرحلة الأخيرة - ص212

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

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Discussion entre Cheikh Al Albani et un partisan du jihad

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Discussion entre Cheikh Al Albani et un partisan du jihad

La discussion commence avec le partisan du jihad...


Djihadi (partisan du Djihad) :

Nous n'avons aucun doute que vous êtes un des premiers savants dans ce siècle à appeler au retour à la compréhension des Salafs. Il n'y a aucun doute que la question du djihad est un sujet de désaccord parmi ceux qui suivent le manhadj des Salaf Salih. Sur le sujet du djihad, nous appelons les gens à combattre au djihad sous 2 conditions :

- la première est qu'il doit être accomplit avec une intention pure pour l'amour d'Allah.

- la seconde est qu'il doit être accomplit sous la bannière de l'Islam.

Cependant, nous entendons de la jeunesse musulmane fervente d'autres conditions qu'ils rapportent de vous que nous n'avons jamais entendu dans les ahadith (pluriel de hadith), de telles conditions sont la connaissance islamique (ou éducation et purification : Tasfiyah wa Tarbiya) et avoir un khilafa ou un état islamique.

Ces conditions, nous les entendons beaucoup parmi les frères qui suivent le Manhaj as-Salafi et je suis parmi ceux qui suivent le Manhadj insha Allah.

Ma question est : est-ce que ces conditions ont une référence dans la Sounnah ? Ou bien sont-elles seulement un ijtihad en tenant compte de la situation et/ou les conditions actuelles ? Et avant cela, appelez -vous vraiment à ces conditions ?

Cheikh Al-Albani :

Tout d'abord, nous avons accepté de discuter sur ce sujet avec vous pour découvrir le vrai caractère de votre Da'wa.

Djihadi :

Je vous en ai parlé.

Al-Albani :

Alors explique votre Da'wa. Tes questions sont prématurées, maintenant, je veux comprendre quel est le but de votre Da'wa.

Djihadi :

Ma Da'wa est claire : accomplir le djihad selon les conditions que j'ai cité.

L'intention, car le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

« Celui qui combat pour que la parole d'Allah soit la plus haute est fi Sabil Allah. »

Sous la bannière de l'Islam, car le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

« Celui qui combat pour le compte de 'asabiyah soutenant un groupe ou combattant un autre et meurt, sa mort sera une mort de l'époque du paganisme (Djahiliyah). »

Al-Albani :

D'accord. Avons-nous besoin d'un Amir pour faire le djihad ?

Djihadi :
Non. 

Al-Albani :

Donc, nous faisons le djihad dans une grande pagaille désorganisée ?

Djihadi :

Non...mais

Al-Albani :

Aussi, votre première condition qui est l'intention pure. Cette condition concerne toutes les adorations donc, nous avons fini avec celle là. Votre seconde, sous la bannière islamique, est-ce que tu imagines un djihad sans Amir ? Comment pouvons-nous avoir une bannière islamique sans Amir pour cette bannière ?

Djihadi :

Nous pouvons faire le djihad de cette manière, comme si un musulman va chez un chef ennemi Kafir et le tue.

Al-Albani :

Mais nous parlions du djihad d'un groupe. Le djihad sous une bannière islamique est-il le djihad d'une personne ou la djihad d'un groupe ?

Aussi, un groupe de musulmans qui part pour le djihad, n'ont-ils pas besoin d'un Amir pour les mener ?

Djihadi :

Si, si bien sûr. Un groupe de musulmans qui voyage ou part pour le djihad a besoin d'un Amir. Et si un groupe de musulman de plus de 3 part pour le djihad, ils ont un besoin d'un Amir.
 

Al-Albani :

Alors pourquoi n'avez-vous pas mentionné ceci comme une condition ?

Djihadi :

Bien, bien, faisons-en une troisième condition.

Al-Albani :

D'accord. Pour le djihad Fard 'ayn, avons-nous besoin d'une djamaa ou peut-il être fait individuellement ?

Djihadi :

Soit l'un ou l'autre cas.

Al-Albani :

Ce n'est pas une réponse.

Djihadi :

Pourquoi cela ne l'est pas ?

Al-Albani :

Nous disons que le djihad est de deux types :

- Fard Kifayah, que seul un groupe de musulmans peut accomplir, et si un groupe l'accomplit, le reste des musulmans n'aura pas de compte à rendre dessus. Ce type de djihad individuel peut se faire tout seul.

-Fard'ayn que tous les musulmans doivent faire dans un lieu spécifique. Pour accomplir ce type de djihad, n'avons-nous pas besoin d'un Amir pour mener les musulmans ?

Djihadi :

Oui, nous avons besoin d'un Amir pour ce groupe, qu'il combatte ou qu'il ne combatte pas.

Al-Albani :

Bien, bien. Nous revenons au fait de dire Amir pour vouloir dire un Khalifa des musulmans.

Djihadi :

Non, pas un Khalifa.

Al-Albani :

Pourquoi ? Est-ce dangereux de dire Khalifa ?

Djihadi :

Oui bien sûr, car cela veut dire que nous voulons récolter le fruit avant que nous plantions les arbres.

Al-Albani :

C'est ce que je vous vois faire. Vous dites que vous voulez un Amir pour l'ensemble du groupe de musulmans pour mener le djihad et en même temps, vous ne voulez pas qu'il soit le khalifa ! Est-ce que c'est ce que vous voulez ?

Djihadi :

Bien, oui.

Al-Albani :

D'accord, alors où est cet Amir ? Et qui est cet Amir ? Et peut-on avoir plus d'un Amir ? Nous sommes maintenant sur la condition sur laquelle nous étions d'accord avant, qui est que nous avons besoin d'un Amir, et tu prétends que nous avons besoin d'un Amir pour mener ce djihad de groupe sans qu'il ne soit le Khalifa. Qu'avons nous d'abord, l'Amir ou le djihad ?

C'est comme demander si on prie avant al-Adhan ou après, lequel vient d'abord ?

[Après avoir polémiqué pendant un moment autour du sujet]

Djihadi :

D'accord, nous avons besoin d'un Amir pour le djihad Fard' ayn avant de commencer le djihad.

Cheikh Al-Albani :

Excellent. Alors, appelons-nous d'abord à avoir un Amir, ou appelons-nous au djihad d'abord.

Djihadi :

Hé bien, tous les deux en même temps.

Cheikh Al-Albani :

La hawla wa la qouwaata illa billah. Nous venons juste de convenir que nous avions besoin d'un Amir pour le djihad 'ayn avant que nous commencions le djihad. La question suivante est : appelons-nous d'abord à un Amir ou appelons-nous d'abord ou djihad ? Ce groupe, toute sorte de groupe a besoin d'un Amir. Pour appeler à ce type de djihad, nous avons besoin d'un Amir d'abord, l'Amir appellera les Moudjahidine et enverra certains ici et certains là-bas.

Al-Djihadi :

Bien, qu'en est-il si un groupe de musulmans lit dans le Coran ce qui a attrait au djihad et veut faire le djihad, donc ils se rassemblent pour le djihad et puis nomment un Amir sur eux.

Cheikh Al-Albani :

Ya Akhi, ce que tu es en train de décrire, est un cas de djihad Fard al-Kifayah. Pour le Fard al-Kifayah, c'est bon pour un petit groupe de se rassembler et d'aller faire le djihad. Pour le Fard al-'ayn, nous avons besoin de l'ensemble du groupe des musulmans. Comment pouvons-nous avoir l'ensemble du groupe de musulmans si nous n'avons pas un commandement unifié pour ce type de djihad ? Ce genre d'Amir, je n'ai vu aucun des Moudjahidine qui y appellent. Pourquoi n'appelez-vous pas à cet Amir ?

Djihadi :

D'accord. Alors laissez nous appeler à cet Amir.

Al-Albani :

Bien. Alors quelles sont les caractéristiques de cet Amir à ton avis ?

Djihadi :

[Cite quelques caractéristiques]

Cheikh Al-Albani :

Et vois-tu un Amir avec ces qualités ?

Djihadi :

Oui, beaucoup.

Cheikh Al-Albani :
Où ? 

Djihadi :

Partout.

Cheikh Al-Albani :

Nous avons dit que nous avons besoin d'un Amir pour l'ensemble du groupe, c'est-à-dire pour tous les musulmans. Comment pouvons-nous avoir plus d'un Amir pour tous les musulmans ?

Djihadi :

...[polémiquant autour du sujet]

Cheikh Al-Albani :

Sais-tu ce que dit le hadith de Houdhayfa Ibn Yaman -Qu'Allah l'agrée- "fa in lam yakuun laho djamaa wa la iman" à ce sujet ? Mène-t-il à la conclusion que ce djihad nécessite un Khalifa, ou à autre chose ?

[hadith rapporté dans Al-Boukhari, Kitab al-manaqib, hadith n° 3338. Le hadith dit :

« Les gens questionnaient le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- à propos du bien, alors que moi je le questionnais à propos du mal, par crainte qu'il ne m'atteigne. J'ai demandé : « Ô Messager d'Allah ! Nous étions dans une époque de paganisme (al djâhiliya), puis Allah nous a fait don de ce bien (l'Islam). Y aura-t-il après ce bien un [autre] mal ? » Il me répondit : « Oui. » Je lui demanda : « Est-ce qu'après cet autre mal, le bien reviendra ? » Il dit : « Oui, mais il y aura en ce bien des impuretés... » Je lui demanda : « Qu'est ce que ces impuretés ? » Il dit : « Des gens qui ne guideront pas dans la voie dans laquelle j'ai guidé. Tu y reconnaîtras des choses [conformes à la loi d'Allah] et tu en ignoreras d'autres. » Je lui demanda : « Et après ce bien, y aura-t-il un mal ? » Il dit : « Oui, il y aura des prêcheurs qui appeleront vers les portes de l'enfer. Celui qui leur répondra, ils le précipiteront en enfer. » Je lui demanda : « Ô Messager d'Allah ! Décris-les nous ! » Il dit : « Ils sont de notre souche, ils parlent notre langue ! » Je lui demanda : « Que devrais-je faire si j'assiste à cela ? Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- dit : « Reste avec le groupe des musulmans et leur dirigeant. » Je lui demanda : « Et s'ils n'ont pas de dirigeant (Imam) ? » Il dit : « S'ils n'ont pas de dirigeant, éloigne-toi de tous ces groupes, même s'il te faut mordre à la racine d'un arbre jusqu'à ce que la mort te saisisse. »

Djihadi :

Quel est le rapport entre ce hadith et notre discussion ?

Cheikh Al-Albani :

Houdhayfah -Qu'Allah l'agrée- n'a-t-il pas interrogé le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- sur ce qu'il faut faire quand il y a des prêcheurs aux portes de l'enfer ? Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a répondu qu'il doit rester avec l'imam de la djamaa, s'il n'y a pas d'imam, alors il doit s'écarter de toutes les djamaa. Est-ce que ces conditions s'appliquent aujourd'hui ? N'avons-nous pas des gens prétendant être musulmans alors qu'ils sont des prêcheurs au feu de l'Enfer ? Le Khilafa n'est-il pas absent ?

Djihadi :

Je préfère discuter sur d'autres hadiths comme :

« Un groupe (Ta-ifat) de ma communauté (Oumma) sera toujours assisté par la victoire, sans se soucier de ceux qui lui nuisent jusqu'à la dernière heure  »

Cheikh Al-Albani :

Qu'est-ce cela à avoir avec notre discussion ? Nous ne sommes pas en désaccord au sujet d'appeler au djihad. Nous sommes d'accord sur le fait que le djihad est une obligation aujourd'hui. Ce sur quoi nous sommes en désaccord est de savoir si nous avons besoin d'avoir un Khalifa d'abord ou non. Ce que tu as cité n'ajoute rien à la discussion. Nous sommes tous les deux d'accord sur le fait que le djihad est une obligation. Est-ce que tu comprends ? Ce sur quoi nous sommes en désaccord est de savoir si on a besoin d'un Khalifa pour commencer ce djihad.

Djihadi :

D'accord.

Cheikh Al-Albani :

Note bien que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  a conseillé Houdhayfa -Qu'Allah l'agrée- de s'accrocher à l'imam des musulmans et à leur groupe principal. Tu as que toutes les conditions dans ce hadith sont vraies aujourd'hui.

Djihadi :

C'est vrai.

Cheikh Al-Albani :

Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit que si les musulmans n'ont pas d'imam ou de djamaa, il fallait laisser tous les groupes. Ainsi, que faites-vous maintenant ?

Djihadi :

Bien, nous essayons de rechercher le groupe des musulmans et de lui trouver un imam.

Cheikh Al-Albani :

C'est ce à quoi nous appelons ! Le djihad est obligatoire, mais pour le moment, ce n'est pas le temps pour cela. Nous avons besoin d'abord de l'imam et c'est ce que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- t'a ordonné de suivre, ainsi que de t'y (à l'imam) accrocher avec son groupe.

Djihadi :

Comment savons-nous que nous ne pouvons pas faire le djihad jusqu'à ce que nous ayons ce Khalifa qui est en effet nécessaire ?

Cheikh Al-Albani :

Le hadith dit que si les musulmans n'ont pas de chef unique, alors il faut laisser tous les groupes. Et nous avons déjà dit que le djihad Fard 'ayn doit être accompli avec la djamaa menée par un chef pour tous les musulmans, un Amir. Si les musulmans n'ont pas de leader, ils doivent rester loin de tous les groupes. Comment peuvent-ils accomplir le djihad de groupe s'ils doivent rester en même temps loin de tous les groupes ? Tu contredis ce sur quoi tu es d'accord. Islamiquement, nous avons seulement une bannière, un groupe et un chef. Nous avons besoin de ce groupe unique pour commencer le djihad Fard 'ayn.

Djihadi :
...

Cheikh Al-Albani :

Maintenant, ce que je veux faire, c'est te prouver que cet Amir du djihad Fard 'ayn doit être un Khalifa, pas seulement un Amir. Le dallil est encore le hadith de Houdhayfa -Qu'Allah l'agrée-. Parfois, comme tu le sais, la preuve est claire et d'autre fois pas vraiment (qat'i al-dilalah, ou thahiri al-dilalah).

Prenons l'exemple d'un Cheikh conseillant son étudiant sur les directives du hadith. L'étudiant demande à son Cheikh que faire pour éviter le mal. Le Cheikh lui dit de s'accrocher à l'imam des Musulmans. L'étudiant répond que les musulmans n'ont pas de Khalifa. Le Cheikh lui conseille donc de rester loin de tous les groupes. Cet étudiant est obéissant à son Cheikh et ce Cheikh suit son Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-. Qu'est-ce que cet étudiant ferait ? Il irait vivre sa vie dans une vallée s'occupant de ses moutons ou quelque chose de ce genre, adorant Allah. Où est le djihad ? Si c'était une obligation pour ce musulman de combattre, alors le Cheikh lui aurait dit de se battre, et non pas de rester loin de tous les groupes. Y a-t-il un djihad ici ? Aussi longtemps qu'il n'y a pas d'imam, alors il n'y pas de djihad. Cette preuve est Qat'i al-Dilalah. Djihad doit être sous le commandement d'un imam, ou Khalifa. Mais laisse moi te parler à propos de quelque chose qui pose des problèmes à plusieurs étudiants en science religieuse. C'est qu'il y a plusieurs groupes qui combattent comme les afghans ou ceux en Syrie il y a 10 ans ou plus. Ces gens, s'ils veulent combattre, ils doivent être sous le commandement d'un Amir. Cela ne veut pas dire que les Syriens combattent en Afghanistan et les Afghans en Syrie, non. Cela veut dire que ces deux groupes de combat doivent être sous le commandement d'un imam et un Khalifa. S'il n'y a pas imam unique et une seule djamaa (pas dans le sens de deux groupes combattant, mais dans le sens d'un groupe avec un commandement unifié, mais qui peut être composé de plus d'un groupe de combattant qui combat chacun dans une partie du monde Islamique), les deux groupes opèreraient tout seul.

Pour faire ce djihad Fard 'ayn, l'obligation des musulmans est l'unité, l'unité nécessite un Khalifa. Pour établir cette chose, nous devons commencer par l'éducation et la purification (Tasfiyah wa Tarbiyah). Nous ne pouvons pas commencer le djihad tout de suite.

Tu dis qu'il y a beaucoup de groupes pour le djihad, pourtant tous ces groupes sont en désaccord et comme Allah dit dans le Coran :

وَلاَ تَنَازَعُواْ فَتَفْشَلُواْ وَتَذْهَبَ رِيحُكُمْ

-traduction relative et approchée-

« ...et ne vous disputez pas, sinon vous fléchirez et perdrez vos forces.. »

Nous sommes aujourd'hui beaucoup comme le cours d'une rivière. Ce que tu veux faire, c'est donner une légitimité à ces groupes ghutta' (littéralement, cela signifie l'écume,  mais le sens ici, c'est qu'il y a de nombreux groupes, mais dans lesquels il n'y a aucun bénéfice).

Djihadi :

D'accord. Alors comment cette éducation et purification (Tasbiyah et Tarbiyah) mène au Khalifa ?

Cheikh Al-Albani :

L'histoire se répète elle-même. Tout le monde prétend que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- est leur modèle. Notre Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-, a passé la première moitié de son message à faire Da'wa. Et il a commencé avec cela, pas avec le djihad. Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a d'abord éduqué ses compagnons sur une éducation Islamique comme le fait de dire la parole de vérité et de ne pas en avoir peur. Il leur a également enseigné les enseignements Islamiques. Nous savons que notre Islam aujourd'hui n'est pas comme il était quand Allah a révélé :

الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ

-traduction relative et approchée-

« Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion... »

Beaucoup de choses ont été en effet ajoutées à l'Islam, es-tu d'accord ?

Djihadi :

Oui, je suis entièrement d'accord. Mais il y a beaucoup de preuves dans le Coran qui montrent que le djihad est une obligation importante.

Cheikh Al-Albani :

Je ne nie pas cela. Mais, ya akhi, la question est « Par où commençons-nous ? » Ma da'wa est : pour accomplir ce djihad, nous avons besoin d'un Amir. Pour avoir cet Amir, nous devons travailler sur la Tasfiyah et la Tarbiyah. Réfléchis à cela en toi-même, en considérant le hadith de Houdhayfa, de quoi avons-nous d'abord besoin : du djihad ou de l'Amir ?

Djihadi :

Est-ce que quelqu'un auparavant a appelé à la Tasbiyah et à la Tarbiyah avant le djihad ?

Cheikh Al-Albani :

Qu'Allah te fasse miséricorde. Dis-moi quand est-ce que les musulmans n'ont pas eu un Khilafa unifié ?

Djihadi :

Qu'en est-il de la période de Ali -Qu'Allah l'agrée- et Mou'awiyah -Qu'Allah l'agrée- ?

Cheikh Al-Albani :

Tu veux dire que tu as un doute que Ali -Qu'Allah l'agrée- a raison et que Mou'awiyah -Qu'Allah l'agrée- avait tort ?

Djihadi :

Non... Mais...

Cheikh Al-Albani :

Pas de « Mais ». Combien de Khoulafa y avaient-ils ?

[après un moment de discussion]

Djihadi :

D'accord, d'accord, un.

Un auditeur :

Pour être franc mon Cheikh, cette discussion n'aboutie à rien : si quelqu'un n'a pas une intention et une pensée pure, il ne comprendra jamais.

Cheikh Al-Albani : 

C'est en effet un bon conseil. Nous vivons dans une époque où un des comportements fatals s'est répandu, qui est que chacun aime sa propre opinion. Aujourd'hui, chaque personne qui lit un peu de Coran ou apprend un peu de Ahkam (règles) et Ahadith, pense qu'il est quelque chose dans la science, bien qu'il ne puisse lire les ahadith sans erreurs, et ensuite il veut discuter tout ce qu'il voit...

Djihadi : 

[essaie d'interrompre]

Cheikh Al-Albani :

Le temps de la discussion est fini. Je vais prendre le conseil du frère. Mon conseil aux étudiants en religion est de ne pas commencer à prêcher les gens à quelque chose qui pourrait les mener à un grand égarement (Dalal).

Il devrait vérifier avec les gens de science avant d'arriver à des conclusions. C'est un des désastres de la jeunesse musulmane aujourd'hui : d'adopter rapidement des opinions sans regarder dans les opinions des Salafs et Khalaf concernant ces sujets. Je conseille aux musulmans de rechercher ceci, spécialement dans les sujets concernant le groupe comme le djihad. Le djihad est, sans aucun doute, la fierté de l'Islam et une des bases de l'Islam. Et les versets et les ahadith concernant cela sont connus par tous insha Allah.

Mais ce djihad a ses conditions et introductions. Parmi ses conditions de base, il y a le fait que le groupe qui l'accomplit doit être d'accord pour retourner au Coran et à la Sounnah dans ses règles (Ahkam). Ceci, en vérité, nécessite beaucoup de temps d'éducation, de purification de la part des savants et prêcheurs. Comme le Prophète-Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a éduqué ses compagnons.

Nous notons que les Moudjahidiyn appellent tous les musulmans quelqu'il soit à les rejoindre au combat, et quand ils vont combattre, ils trouvent des désaccords parmi eux dans les sujets de foi et des fondements de l'Islam. Comment ces gens peuvent-ils être prêt à aller au djihad alors qu'ils doivent encore comprendre ce qui leur est obligatoire dans la 'Aquida ?! Ceci, mon frère, nous amène à comprendre que le djihad n'est pas à discuter, mais nous devons discuter de ses introductions. La première introduction est, comme nous l'avons attesté avant, le Khalifa. Car si les Amirs existent aujourd'hui et l'obligation dont j'ai parlé (compréhension commune de l'Islam) n'existe pas entre eux, alors ils se retourneront les uns envers les autres et se combattront. Ils doivent tous être sur un Manhadj et une compréhension. Je conseille donc chaque musulman de travailler avec le hadith de Ibn al-yaman (Houdhayfa) -Qu'Allah l'agrée-, de s'écarter de tous les groupes et de rester tout seul. Et cela ne veut pas dire de vivre isoler, non, cela veut dire ne pas rejoindre l'un ou l'autre groupe. Tu peux faire toi-même, et tous les musulmans, du bien avec ta connaissance. Ceci est un rappel et le rappel profite aux croyants.
 

Article tiré du site salafipublications

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Le mérite de la science (audio-vidéo)

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Le mérite de la science (audio-vidéo)

Allâh Le Très Haut nous dit (dans le qur’ân) :

 

((شهد الله أنه لا إله إلا هو و الملائكة و أؤلوا العلم قائما بالقسط لا إله إلا هو العزيز الحكيم))

 

(Traduction approchée) :

 

«Allâh atteste, de même que les anges et les gens de science que nul n’est digne d’adoration sauf Lui, le Mainteneur de la justice, point de divinité digne d’adoration sauf Lui, Le Puissant, Le Sage !» (sourate 3, verset 18)

 

Ici, Allâh ordonne la recherche de la science, Il nous prescrit la quête de la science, Il exhorte à la quête de la science, Il attise l’envie de rechercher la science, joignant l’attestation des gens de science à la Sienne !

 

Et à celle des anges.

 

Existe-t-il un bienfait plus grand que celui-ci ?

 

Ainsi, la science permet d’obtenir à celui qui la détient ce haut rang auprès d’Allâh, et Allâh - qu’Il soit glorifié - nous a informé que ceux qui recherchent la science (toullâbou l3ilm) et les savants qui mettent en application leur savoir sont ceux qui craignent le plus Allâh (gloire à Lui).

 

Allâh dit :

 

(( إنما يخشى الله من عباده العلماء ))

 

(Traduction approchée) :

 

«Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allâh» (sourate 35- verset 28)

 

Et Le Très Haut dit également, clarifiant qu’il est impossible, quelque soit la situation, de mettre sur le même pied d’égalité l’ignorant et le savant ou qu’on établisse le moindre rapprochement:

 

((هل يستوي الذين يعلمون و الذين لا يعلمون))

 

(Traduction approchée) :

 

«sont-ils égaux ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ?» (sourate 39- verset 9)

 

Et Il dit également, mettant en lumière le haut degré de celui qui recherchent la science :

 

((يرفع الله الذين آمنوا منكم و الذين أوتوا العلم درجات))

 

(Traduction approchée) : 

 

«Allâh élèvera en degrés ceux d’entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu le savoir» (sourate 58 - verset 11)

 

Et les versets sont nombreux sur ce sujet.

 

Très nombreux !

 

Parmi lesquels on peut citer par exemple, qu’Allâh - qu’Il soit glorifié - a chargé les croyants de se diviser (en deux groupes) :

 

  • un groupe qui irait chercher la science (religieuse)
  • et un autre groupe qui resterait sur place et qui remplacerait ceux partis chercher la science, (prenant soin) de leurs familles et de leurs biens jusqu’à leur retour

 

Allâh - Le Très Haut - a dit :

 

((فلولا نفر من كل فرقة منهم طائفة ليتفقهوا في الدين ولينذروا قومهم إذا رجعوا إليهم لعلهم يحذرون))

 

(Traduction approchée)

 

« Pourquoi de chaque clan quelques hommes ne viendraient-ils pas s’instruire dans la religion? Pour pouvoir à leur retour, avertir leur peuple afin qu’ils soient sur leur garde » (sourate 9 - verset 122)

 

Voici donc quelques versets traitant de l’importance du bienfait de la science

 

Et l’Imam Al-Boukhâry - rahimahou Llah - a intitulé l’un des chapitres de son recueil de ahadith authentiques : chapitre

 

« La science (passe) avant la parole et les actes »

 

Et l’Imam Al-Boukhâry - rahimahou Llah - a cité en avant-propos de ce chapitre la parole d’Allâh - Le Très Haut- :

 

((فاعلم أنه لا إله إلا الله و استغفر لذنبك و للمؤمنين و المؤمنات ))

 

(Traduction approchée)

 

«Sache donc qu’il n’existe point de divinité (digne d’adoration) sauf Allâh et demande pardon pour ton péché ainsi que pour les croyants et les croyantes.» (Sourate 47- verset 19)

 

Et ce qui nous intéresse dans le verset c’est : « Sache qu’il n’existe point de divinité (digne d’adoration) sauf Allâh »

 

Ainsi la science est le moyen qui nous permet de connaître les bases et les obligations.

 

Et les ahadith sont nombreux également.

 

Les ahadith qui traitent de ce sujet sont nombreux.

 

On peut citer par exemple de hadith de Mou3awiya - radia Llahou 3anhou -, Mou3awiya bnou abî Soufyan !

 

Un de ceux qui recueillaient par écrit la révélation lorsqu’elle descendait sur le Prophète - صلى الله عليه وسلم - et qui fut également l’un des califes des musulmans ! Commandant des croyants !

 

Il nous rapporte que le Prophète - صلى الله عليه وسلم - a dit :

 

«Celui à qui Allâh veut du bien, Il lui accorde la compréhension de la religion»

 

Et il a dit - صلى الله عليه وسلم - :

 

«Quiconque emprunte un chemin vers la science, Allâh lui facilite un chemin vers le Paradis»

 

Retranscrit par Umm Ibrahim

Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Salih Ibn Sa'ad As-Souhaimy - الشيخ صالح بن سعد السحيمي

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Parmi les hadiths faibles dans Ryâdh As-Sâlihin

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Parmi les hadiths faibles dans Ryâdh As-Sâlihin

Ryâdh As-Sâlihin est probablement le livre de hadith le plus lu en français.


C'est pourquoi, il est important de connaître les hadiths faibles (très peu nombreux) présents dans l'ouvrage.

Pour ce faire, nous avons utilisé la vérification  du 
muhaddith (le grand savant du hadith) Muhammad Nâsir Ad-Dîn Al-Albânî (rahimahullah).

Le travail que le shaikh a accompli est un trésor inestimable pour la communauté, nous demandons à Allah qu'il lui accorde la meilleure récompense pour son effort.

Nous avons résumé les remarques du shaikh sur chaque hadith, sans rappeler les détails concernant la science du hadith, tout en donnant les références pour celui qui voudrait en savoir plus.

La numérotation des hadiths correspond à l'édition de dar al-gharb al-islâmî qui est l'édition française la plus répandue.
 

 

66 : Selon Abu Ya'la ibn 'Aws, le Prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Le sage est celui qui se demande des comptes à lui-même et qui agit en vue de ce qui vient après la mort. Et l'incapable est celui qui se laisse guider par ses passions tout en nourrissant au sujet d'Allah de vains espoirs. » rapporté par At-Tirmidhi
 
Sa chaîne de transmission est faible car elle comporte le rapporteur Abû Bakr ibn abi Mariam qui se trompait (dans la transmission) après que sa maison eut été cambriolée. Voir Dha'îf al-jâmi' as-saghîr, (4305).

 
68 : Selon 'Umar, le Prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « On ne demande pas à l'homme pourquoi il a frappé sa femme. » rapporté par Abû Dâwûd
 
Sa chaîne de transmission est faible. Voir Irwa al-ghalîl (2034).

 
196 : D'après Ibn Mas'ud, le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit: «La faveur religieuse commença à s'atténuer chez les fils d'Israël à partir du moment où à l'homme en rencontrait un autre et lui disait. « Crains Allah et mets fin à tes agissements! Ce sont des choses interdites». Puis il le rencontrait le lendemain sans qu'il ait changé de conduite. Cela ne l'empêchait pourtant pas de manger à sa table, de boire avec lui et de s'asseoir en sa compagnie. Quand tel fut leur comportement, Allah installa la haine entre leurs coeurs». Puis il cita ces versets du chapitre 5 du Coran: «Ont été maudits par la bouche de David et de 'Issa-fils-de-Marie ceux des fils d'Israël qui avaient renié et ce pour leur désobéissance (à Allah) et pour leurs agressions répétées. Quand ils faisaient quelque chose d'unanime- ment réprouvé, ils ne se l'interdisaient pas les uns aux autres. Quelle bien mauvaise chose que ce qu'ils faisaient! Tu vois plusieurs d'entre eux se lier de véritable amitié avec ceux qui avaient renié. Quelle bien mauvaise chose que ce que leur âme leur a fait aimer car Allah les a frappés de Son indignation et c'est dans le supplice qu'ils s'éterniseront. S'ils croyaient en Allah, au Prophète et à ce qui lui a été descendu, ils ne les prendraient point comme véritables amis; mais plusieurs d'entre eux sont des dévergondés ». Puis il dit: «Oh non, par Allah ! Vous commanderez le bien, interdirez le mal, ferez cesser l'injustice de l'injuste, le ramènerez de force au bon droit et l'obligerez à le suivre, sinon Allah installera sûrement la haine entre vos coeurs puis vous maudira comme Il a maudit ces Juifs». Rapporté par Abû Dâwûd et At-At-Tirmidhî
 
Le hadith est munqati', et sa chaîne n'est pas cohérente (mudhtarib). Voir Adh-Dha'îfa (1105).

 
286 : Selon Umm Salama, le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Toute femme qui meurt jouissant de la satisfaction de son mari entre au paradis. » rapporté par At-Tirmidhî
 
Sa chaîne comporte deux rapporteurs inconnus. Voir Adh-Dhaîfa (1426).

 
343 : Malik ibn Rabi'a Assa'idi a dit : « Alors que nous étions assis auprès du Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam), voilà que lui vint un homme de la tribu des Bani Salama qui lui dit : « Ô Messager d'Allah ! Reste-t-il pour moi (la possibilité) de faire du bien à mes parents maintenant qu'ils sont morts ? » Il dit : « Oui. Tu pries Allah de les bénir et de les absoudre et tu tiens après eux leurs promesses, tu respectes les liens de parenté dont ils sont la cause et tu honores leurs anciens amis. » rapporté par Abû Dâwûd
 
Sa chaîne est faible car elle comporte 'Ali ibn 'Ubayd qui est inconnu.

 
359 : Selon Anas, d'après le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Toutes les fois qu'un jeune honore un vieillard à cause de son âge, Allah lui suscitera plus tard quelqu'un pour l'honorer dans sa vieillesse. » rapporté par At-Tirmidhî
 
Sa chaîne est faible et comporte deux défauts. Voir Adh-Dha'îfa (304).

 
373 : 'Umar ibn al Khattab rapporte : « J'ai demandé au Prophète la permission d'aller faire le petit pèlerinage ('Umra). Il me l'accorda et dit : « Ô petit frère ! Ne nous oublie pas dans tes prières ! » 'Umar dit : « Ce fut pour moi un mot que je ne serais pas heureux d'échanger contre tout ce bas monde ». rapporté par Abû Dâwûd et At-Tirmidhî

 

Et dans une autre version : « Ô petit frère ! Associe-moi dans tes prières ! ».

Voir les détails de la faiblesse de ce hadith dans Al-Mishkat (2248) et Dha'îf Abî Dâwûd (264)


482 : Selon le Calife 'Uthman Ibn 'Affan, le Prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Le fils d'Adam n'a droit qu'à trois choses : Une maison où il habite. Des vêtements pour couvrir sa nudité. Une croûte de pain et de l'eau » rapporté par At-Tirmidhî

Sa chaîne comporte deux rapporteurs faibles. Voir Adh-Dha'îfa (1063)


484 : Selon 'Abdullah ibn Mughaffal, un homme dit au Prophète (salallahu 'alayhi wa salam) : « Ô Messager d'Allah ! Par Allah, je t'aime. ». Il lui dit : « Réfléchis bien à ce que tu dis ! ». L'autre répéta encore : « Par Allah, je t'aime » trois fois de suite. Il lui dit : « Si tu m'aimes vraiment prépare-toi une bonne protection contre la pauvreté, car la pauvreté atteint celui qui m'aime plus rapidement que le torrent n'atteint l'extrémité de son lit » rapporté par At-Tirmidhî

Il fait partie des hadiths faibles des Sunan At-Tirmidhi.


519 : Asma Bint Zeyd a dit : « La manche de la tunique du Messager d'Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui- lui arrivait jusqu'au poignet. » rapporté par At-Tirmidhî

Le hadith est faible. Voir Adh-Dha'îfa (2458)


578 : d'après Abû hurayra, le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Hâtez-vous d'accomplir de bonnes actions avant d'en être empêchés par une de ces sept choses : une pauvreté qui vous fera oublier, une richesse qui vous rendra arrogant, une maladie qui vous affaiblira, une vieillesse qui affaiblira votre esprit, une mort mettant fin à vos jours, l'arrivée du faux messie et c'est la pire des choses qui vous attend, et l'arrivée de l'Heure et l'Heure est plus mortelle et plus amère encore. » rapporté par At-Tirmidhî

Ce hadith est faible. Voir Adh-Dha'îfa (1666)


584 : Ibn 'Abbas rapporte : « Le messager d'Allah passa devant des tombes à médine. Il se tourna vers elles et dit : « Paix et salut sur vous habitants de ces tombes ! Vous êtes nos prédécesseurs et nous vous suivrons » rapporté par At-tirmidhî

Ce hadith est faible. Je l'ai montré dans Ahkam Al-jana'iz (p.187)


596 : D'après 'Atiya ibn 'Urwa As-Sa'di, le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « L'homme n'est parmi les pieux que lorsqu'il renonce à ce qui est permis de peur de commettre l'interdit » rapporté par At-Tirmidhî

Ce hadith est faible, comme je l'ai montré dans Takhrij Al-Halâl (p.178)


714 : 'Umar ibn al Khattab rapporte : « J'ai demandé au Prophète la permission d'aller faire le petit pèlerinage ('Umra). Il me l'accorda et dit : « Ô petit frère ! Ne nous oublie pas dans tes prières ! » 'Umar dit : « Ce fut pour moi un mot que je ne serais pas heureux d'échanger contre tout ce bas monde ». rapporté par Abû Dâwûd et At-Tirmidhî

 

 

Et dans une autre version : « Ô petit frère ! Associe-moi dans tes prières ! ».

Voir les détails de la faiblesse de ce hadith dans Al-Mishkat (2248) et Dha'îf Abî Dâwûd (264)


732 : D'après Umaya ibn makhshi, le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) était assis alors qu'un homme mangeait. Cet homme ne prononça pas le nom d'Allah jusqu'à la fin de son repas. Pour la dernière bouchée il dit : « Au nom d'Allah au début et à la fin ». Le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) rit et dit : « le diable n'a cessé de partager son repas jusqu'à ce qu'il prononce le nom d'Allah. Et lorsqu'il a prononça le nom d'Allah il vomit tout ce qu'il avait dans le ventre » rapporté par Abû Dâwûd et An-Nasa'i

Sa chaîne de transmission est faible car elle contient Al-Mathna ibn 'Abd Ar-rahaman Al-Khazâ'î qui est inconnu comme l'a rappelé Ibn Al-Madanî. 


790 : Asma Bint Zayd a dit : « La manche de la tunique du Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) lui arrivait jusqu'au poignet. » rapporté par At-Tirmidhî

Le hadith est faible. Voir Adh-Dha'îfa (2458)


797 : Abû Hurayra rapporte : « Alors que quelqu'un priait en laissant traîner son pagne, le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) lui dit : « Va refaire tes ablutions ! » Il s'en alla, refit ses ablutions et revint. Il lui redit encore la même chose. Quelqu'un lui demanda : « Ô Messager d'Allah ! Pourquoi  lui as-tu ordonné de refaire ses ablutions tout en t'abstenant de lui répondre ? » Il dit : «  Il priait en laissant traîner son pagne et Allah n'agrée pas la prière de celui qui laisse traîner son pagne » rapporté par Abû Dâwûd

Il est parmi les hadiths faible des Sunan Aî Dâwûd (96)


830 : D'après Hudhayfa Ibn Al-Yaman, le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a maudit celui qui s'installe au centre d'un cercle. Rapporté par Abû Dâwûd

Sa chaîne est faible car ibn humayd n'a pas entendu (le hadith) de Hudhayfa.


889 : Safwân Ibn 'Assâl rapporte : « Un juif dit à son compagnon : « Allons donc voir ce prophète ! «  Ils vinrent au messager d'Allah et l'interrogèrent sur neuf signes évidents. Safwân rappela le hadith jusqu'à ces mots : « Ils lui embrassèrent la main et le pied en disant : « nous attestons que tu es prophète » rapporté par At-Tirmidhî

Sa chaîne contient 'Abdallah ibn Salima qu'Al-Hafidh (et d'autres) ont déclaré faible.


890 : Ibn 'Umar rapporte une histoire dans laquelle il dit : « Nous nous sommes approchés du prophète et lui avons embrassé la main » Rapporté par Abû Dâwûd

Sa chaîne comprend Yazîd ibn Abî Zyâd, Al-Hâfidh dit de lui : « Il est faible, il vieillit et changea et il répétait (yatalaqan) ».


891 : 'Aisha rapporté : « Zayd ibn Al-Hâritha vint à Médine, alors que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) était chez lui. Il frappa à la porte ; le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) se leva vers lui en laissant traîner son manteau, il le prit dans ses bras et l'embrassa. » rapporté par At-Tirmidhî

Sa chaîne comporte Muhammad Ibn Ishaq qui est un mudalis (il cache les noms de ceux dont il rapport) connu.


912 : 'Aisha rapporte : « J'ai vu le messager (salallahu 'alayhi wa salam) peu de temps avant sa mort, il avait une écuelle d'eau près de lui, il plongeait sa main dans l'eau puis s'essuyait le visage en disant : « Seigneur ! Aide-moi dans l'agonie et les affres de la mort. » rapporté par At-Tirmidhî.

Sa chaîne est faible. Voir Al-Mishkât (1563) et Dha'îf Sunan At-Tirmidhî (163)

944 : Hussayn Ibn wahwah rapporte que talha Ibn 'Azib tomba malade. Le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) lui rendit visite et dit :« J'ai vu les signes de la mort sur talha. Avertissez-moi de son décès et pressez ses funérailles, car il ne convient pas que la dépouille du musulman reste emprisonnée parmi les siens. » rapporté par Abû Dâwûd

Sa chaîne est faible. Voir Ahkâm Al-Janâ'iz (p.13-14) et Adh-Dha'îfa (3232)


947 : Suite au hadith authentique rapporté par Muslim, l'imam An-Nawawî a ajouté une parole de l'imam Ash-Shâfi'î : « Il est bon de lire auprès du mort une partie du Coran, et si on le lit en entier, c'est une bonne chose »

Je ne sais pas où l'imam As-Shâfi'î a pu dire cela, et j'ai un grand doute sur cela, puisqu'il est rapporté dans son madhab que la récompense (de la lecture) n'atteint pas le mort, comme l'a rapporté de lui Al-Hafidh ibn Kathîr. Et shaikh Al-Islam ibn Taymya a montré que cette parole n'est pas attribuée à l'imam As-Shâfi'î.


1000 : Ibn Abbas rapporte que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Celui qui n' a rien lui en lui du Coran est comme une maison en ruine » rapporté par At-Tirmidhî

Le hadith est faible. Voir Al-Mishkât (2135).


1060 : Abû Sa'îd Al-Khudhrî rapporte que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Si vous voyez un homme venir régulièrement  à la mosquée, attestez qu'il est croyant » Allah dit : « Seuls ceux qui croient en Allah et au jour dernier peuplent les mosquées » rapporté par At-Tirmidhî

Sa chaîne est faible comme je l'ai montré dans Al-Mishkât (723), mais le sens est exacte.


1385 : Selon Anas, le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit :   « Celui qui sort de chez lui à la recherche de la science est considéré dans le sentier d'Allah (au service d'Allah), jusqu'à ce qu'il revienne. » rapporté par At-Tirmidhî

Sa chaîne est faible. Voir Al-Mishkât (220) et Adh-Dha'îfa (2037)


1394 : D'après Abû Hurayra, le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Toute chose importante qui ne commence pas par « bismillah » est coupée » rapporté Abû Dâwûd

C'est-à-dire que l'œuvre est incomplète. La chaîne du hadith est faible et son texte (matn) est incohérent (mudhtarib). Voir Al-irwa (1-2)


1493 : Ibn Mas'ud rapporte que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) invoquait en ces termes : « Seigneur ! Je te demande tout ce qui m'amènera Ta miséricorde et tout ce qui m'assurera ton Pardon, de me préserver de tout péché, de m'accorder le butin (la récompense) de toute bonne action, la réussite du paradis et la préservation de l'enfer. » rapporté par Al-Hâkim

Le hadith est faible. Voir Adh-Dha'îfa (2908)


1539 : Ibn Mas'ud rapporte que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Qu'aucun de mes compagnons ne me rapporte quelque chose sur un autre. J'aime vous rencontrer en n'ayant rien dans le cœur contre personne » rapporté par Abû Dâwûd et At-Tirmidhî

Sa chaîne comporte un transmetteur inconnu comme je l'ai montré dans Al-Mishkât (4852)


1569 : D'après Abû Hurayra, le prophète a dit : « Prenez garde à la jalousie, car la jalousie mange les bonnes actions comme le feu mange le bois » rapporté par Abû Dâwûd

Le hadith est faible. Voir Adh-Dha'îfa (1902)


1577 : Wâthila ibn Al-Asqa' rapporte que les messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Ne montre pas ta joie devant le malheur de ton frère, sinon Allah lui fera miséricorde et t'éprouvera à ton tour. » rapporté par At-Tirmidhî

Le hadith est faible. Voir Al-Mishkât (4856)


1641 : 'Ali rapporte que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a interdit à la femme de se raser les cheveux. Rapporté par An-Nasâ'î.

Sa chaîne comporte des incohérences. Voir Adh-Dha'îfa (678)


1670 : Qabîsa ibn Al-Mukhâriq rapporte que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « L'interprétation des signes, l'augure et le présage sont de la sorcellerie (jibt) » rapporté par Abû Dâwûd

Sa chaîne comporte Hiyan ibn Al-'Alâ qui est inconnu. Voir Ghâyatul-Marâm


1677 : 'Urwa ibn 'Amir rapporte : on parla au prophète (salallahu 'alayhi wa salam) de l'augure. Il dit : « Le meilleur augure est l'optimisme (fa'l). L'augure ne doit pas détourner le musulman (de ce qu'il voulait faire). Si l'un d'entre vous voit quelque chose qu'il déteste, qu'il dise : « Seigneur ! Les bonnes choses ne viennent que de Toi, et il n'y a que Toi qui repousse les mauvaises, et il n'y a de force et de puissance qu'en Toi » rapporté par Abû Dâwûd

Sa chaîne comporte des mudalis (transmetteur qui cache l'identité de celui dont il rapporte le hadith). Voir Al-Kalim At-Tayib (193).


1722 : Jâbir rapporte que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « On ne demande par le Visage d'Allah que le paradis » rapporté par Abû Dâwûd.

Sa chaîne est faible comme je l'ai montré dans Al-Mishkât (1944).


1873 : Ibn 'Abbas rapporte que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Celui qui demande assidûment à Allah de lui pardonner. Allah lui ménage une issue pour chaque difficulté, une joie pour toute tristesse et Il le nourrira d'où il ne s'attendait pas. » rapporté par Abû Dâwûd.

Sa chaîne comporte un rapporteur inconnu comme je l'ai montré dans Adh-Dha'îfa.


copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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La précipitation des gens à émettre la fatwa

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La précipitation des gens à émettre la fatwa

Question :

 
Lorsqu'une question sur un sujet religieux est posée dans une assemblée rassemblant des gens qui ne sont pas instruits, ceux-ci se précipitent afin de donner leur avis ou une réponse à la question, sans aucune science le plus souvent.

Quelles sont vos remarques au sujet de ce phénomène, éminent cheikh ?

Cela peut-il être considéré comme faire passer quelque chose avant [la parole d'] Allah et de Son Messager ?
 
Réponse :
 
On sait qu'il n'est pas permis aux gens de parler au sujet de la religion d'Allah sans science, car Allah, exalté soit-Il, dit (traduction rapprochée) :

 

« Dis : 'Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l'agression sans droit et d'associer à Allah ce dont Il n'a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas›. » (1)


Ce qui incombe aux gens, c'est de s'abstenir et de craindre de dire à propos d'Allah ce qu'ils ne savent pas.

La religion ne fait pas partie des affaires de ce bas monde dans lesquelles on peut employer la raison.

Même au sujet des affaires matérielles de ce bas monde dans lesquelles la raison joue un grand rôle, il convient à la personne de prendre des précautions, et de réfléchir posément, car il se peut que la réponse qu'elle a en tête soit donnée par une autre personne... et elle devient ainsi juge parmi ceux qui répondent, et son avis sera le dernier qui tranchera la question.

Très souvent, les gens émettent leurs avis - au sujet d'affaires non religieuses - et si la personne fait preuve de circonspection et de retenue, il lui apparaîtra des vérités qui ne lui étaient pas apparues auparavant, grâce à la multiplicité des avis.

C'est pourquoi je conseille à toute personne de faire en sorte qu'elle soit la dernière à donner son avis, afin d'être le juge entre les différentes opinions, et qu'il lui apparaisse - en scrutant les différents avis - ce qui peut-être ne lui était pas apparu avant de les avoir entendus.

Voilà pour ce qui est des affaires non religieuses.

Mais en ce qui concerne les affaires religieuses, il est strictement interdit à toute personne d'émettre un avis sauf s'il se base sur une science tirée du livre d'Allah, de la Sunna du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, ou des propos des savants.


(1) Al-A'râf, v. 33.

 

Alfâdh wa Mafâhîm fî Mîzân ish-Sharî'a, page 44-46.

copié de fatawaislam.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Percevoir des aides financières des états mécréants

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Percevoir des aides financières des états mécréants

Question :

 

Quel est votre conseil aux frères et aux sœurs vivant en Angleterre qui ne travaillent pas et perçoivent des aides de l'état.
 
Et qui parfois sans en informer l'Etat.
 
Est-ce correct ?
 
Réponse :
 
Il est obligatoire à tous les musulmans vivants dans les pays mécréants d'émigrer vers les pays musulmans dans lesquels on peut adorer Allâh, si cela leur est possible.

Et si cela ne leur est pas possible, qu'ils émigrent dans le pays le moins pire, comme ont émigré des compagnons du Prophète sous son ordre
رضي الله عنهم, de la Mecque en Abyssinie.
 
Car l'Abyssinie en ce temps là était moins pire, les musulmans n'y subissaient pas ce qu'ils subissaient à la Mecque.

Et s'ils ne le peuvent pas, qu'ils craignent Allâh où qu'ils soient, qu'ils s'éloignent de ce qu'Il leur a interdit et qu'ils s'acquittent de ce qu'Il leur a rendu obligatoire.
 
Il n'y a pas de mal à ce qu'ils bénéficient des aides des états mécréants si cela ne leur fait pas commettre un interdit ou délaisser une obligation.

Et il leur est obligatoire de respecter les règles relatives à cette aide qu'ils bénéficient, ils ne doivent pas mentir pour cela, ils doivent craindre Allâh en toute chose et éviter ce qu'Allâh a interdit.
 
Et qu'ils étudient le Coran et la Sounnah entre eux et exposent leur problèmes aux gens de science même si c'est par écrit ou par téléphone.
 
Qu'Allâh améliore la situation de l'ensemble des musulmans, qu'Il préserve leur religion et leur accorde sa compréhension.
 
Publié par assounnah.com
 
حكم إقامة المسلم في بلاد الكفر
ما هي نصيحتكم للإخوة والأخوات المقيمين في إنجلترا ولا يعملون ويتلقون معونة مالية من الحكومة؟ وأحياناً هم يحصلون على عمل ولكن لا يخبرون الحكومة فهل عملهم هذا يعتبر عملاً صحيحاً؟
الواجب على جميع المسلمين المقيمين في بلاد الكفر، أن يهاجروا إلى البلاد الإسلامية التي تقام فيها شعائر الله إذا استطاعوا ذلك، فإن لم يتيسر ذلك فإلى البلاد التي هي أقل شراً كما هاجر جماعة من الصحابة رضي الله عنهم بأمر النبي صلى الله عليه وسلم من مكة إلى الحبشة؛ لأن بلاد الحبشة ذاك الوقت أقل شراً مما يقع على المسلمين في مكة من الشر قبل فتح مكة، فإن لم يستطيعوا فعليهم أن يتقوا الله في محلهم، وأن يحذروا ما حرم الله عليهم، وأن يؤدوا ما أوجب الله عليهم، ولا حرج عليهم في قبول المعاونة والمساعدة من الدولة الكافرة، إذا لم يترتب على ذلك ترك واجب أو فعل محظور، وليس لهم أخذ المساعدة إلا على الطريقة الرسمية التي قررتها الدولة، وليس لهم أن يكذبوا للحصول عليها، وعليهم جميعاً أن يتقوا الله في كل شيء، وأن يحذروا ما نهى الله عنه، وأن يتفقهوا في القرآن والسنة فيما بينهم وأن يسألوا أهل العلم عما أشكل عليهم، ولو بالمكاتبة أو من طريق الهاتف، أصلح الله أحوال المسلمين جميعاً وحفظ عليهم دينهم ومنحهم الفقه فيه، وكفاهم شر أنفسهم وشر أعدائهم إنه جواد كريم
مجموع فتاوى ومقالات متنوعة المجلد الثامن والعشرون
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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