Renoncer aux disputes et à s’asseoir avec les gens de passion

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Renoncer aux disputes et à s’asseoir avec les gens de passion

Et fait partie des principes fondamentaux de la Sounnah [le fait de] : 

 

«Renoncer aux disputes et à s’asseoir avec les gens de passion».

 

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-«Renoncer aux disputes»

 

C’est-à-dire :

 

Ne débats pas beaucoup.

 

Ne dispute pas, sauf dans les domaines dans lesquels tu vois un profit, pour celui qui en recherche un : un [certain] homme veut discuter avec toi pour accéder à la vérité ; tu t’es assuré [de ses intentions], vas-y.

 

(traduction rapprochée)

 

{ Et débats avec eux de belle façon } [AN NAHL, 125].

 

Par contre, un homme qui cherche à induire en erreur ; qui cherche à lutter et à vaincre, celui-là ne débats pas avec lui, [car] c’est de la polémique condamnable, des disputes dans la religion, des disputes blâmables.

 

Ne dispute pas, ne polémique pas – qu’Allâh vous bénisse.

 

Et le sage met les éléments à leur place.

 

Celui qui a besoin que tu extraies de lui un point équivoque, apporte-lui la preuve, en prenant et en rejetant, avec sagesse et [en étant] de bon conseil.

 

Pas [en empruntant] la voie de celui de celui qui lutte pour remporter une victoire, mais par la voie de celui qui expose la vérité, l’explique clairement et met sur la voie, à l’image de celui qui est venu te consulter. 

 

-« Et à s’asseoir »

 

C’est-à-dire renoncer à s’asseoir « avec les gens de passion », parce que prendre part aux assises des gens de passion débouche sur la déviation la plupart du temps.

 

Beaucoup de gens se bercent d’illusions en raison de leur savoir et de leur intelligence.

 

Ils se mélangent aux adeptes de la passion et ont avec eux de bonnes relations.

 

Allâh les laisse à leur sort et ils tombent dans l’égarement.

 

Ceci est quelque chose de perceptible et l’Imâm Ibn Battah – qu’Allâh lui fasse miséricorde – a fait allusion à une situation du même genre : 

 

« Nous avons connu des gens qui insultaient et maudissaient les gens de l’innovation. Puis, ils participèrent à leurs assises et les fréquentèrent. Ils se retrouvèrent alors à faire partie des leurs ».

 

Ceci est perceptible à toute époque et en tout lieu.

 

Parmi les grands hommes, certains se sont bercés d’illusions sur leur propre sort et – nous le regrettons infiniment – ils ont plongé dans le gouffre des innovations.

 

Nous ne voulons pas les nommer, ils sont connus auprès des étudiants en science [de religion].

 

« Et à s’asseoir avec les gens de passion »

 

Vient à l’appui de cela [la Parole d’Allâh] (traduction rapprochée) :

 

{ Et si tu vois ceux qui discutent sur nos versets, détourne-t-en jusqu’à ce qu’ils changent de sujet } [AL-AN‘ÂM, 68] (1)

 

Ne t’assois pas avec eux, parce que ceux-là discutent à propos du Livre d’Allâh et parlent sur Allâh sans science.

 

Les innovations reposent sur la discussion à propos de la religion et du Livre d’Allâh.

 

Et à cause de ces vanités à l’adresse du Livre d’Allâh et de la Sounnah du Messager صلى الله عليه وسلم, il est obligatoire de se séparer d’eux.

 

Le Messager صلى الله عليه وسلم, comme nous l’avons lu, [a dit] :

 

«Si vous voyez ceux qui suivent ce qui en est équivoque, ce sont ceux-là qu’Allâh a nommés, aussi prenez garde à eux» (2) 

 

«Il y aura des gens dans ma communauté qui viendront à vous avec ce dont vous n’avez aucune connaissance, ni vous ni vos pères. Attention, [veillez à ce qu’il y ait bien une différence entre] vous et eux!» (3)

 

Cela aussi fait partie des textes qui nous préviennent de ne pas nous asseoir avec les gens de passion.

 

Là-bas, il y a des gens, des ignorants qui ont été trompés ; et toi, tu as de la science et des arguments : que tu les appelles à la vérité et que tu leur montres ne pose aucun problème.

 

Par contre, que tu t’assoies avec eux dans un esprit de camaraderie, d’amitié, d’amour, d’affection et tout ce qui y ressemble, c’est une erreur qui conduit à l’égarement. La personne raisonnable a l’obligation de fuir cela ; et certains Compagnons, comme Ibn ‘Abbâs, ont mis en garde contre cela ; de même que certains imâms des Tâbi‘în, comme Ayyoûb as Sikhistiyânî et Ibn Sirîn – qu’Allâh leur fasse miséricorde.

 

L’un d’entre eux n’écoutait jamais un innovateur, même si ce dernier proposait de lire devant lui un hadîth ou un verset.

 

Il disait : « Non »

On lui demandait pourquoi et il répondait : « Je n’ai pas la maîtrise de mon cœur. Je crains qu’il y jette un trouble et que je ne parvienne pas à m’en débarrasser ».

 

La sécurité, rien ne peut l’égaler.

 

Que l’homme n’expose pas son âme au trouble, en particulier s’il connaît [à son âme] une faiblesse.

 

(1) Il a dit aussi, Ta‘âlâ (traduction rapprochée) : {Si vous entendez les versets d’Allâh, que l’on y mécroit et qu’on s’en moque, ne vous asseyez pas avec eux, jusqu’à ce qu’ils changent de sujet } [AN-NISÂ’, 140].

(2) « Al Boukhârî » Livre du Tafsîr, Chapitre {Certains versets en [sont] clairs}, had. n° (4547). « Mouslim » Livre de la Science, Chapitre Sur l’interdiction de suivre ce qui est équivoque dans le Qour’ân et sur la mise en garde qui s’y attache, had. n° (2665).

(3) « Mouslim » Introduction, Chapitre sur l’Interdiction d’accepter la narration des faibles (dou‘afâ’) et sur les précautions à prendre lorsqu’on l’accepte, had. n° (56).

 

Extrait du commentaire de « Ousoûl as-Sounnah », établi par Cheykh Rabî‘ du 1er point : « S’attacher à la voie sur laquelle étaient les Compagnons et suivre leur exemple ».

copié de alminhadj.fr

 

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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Comment vaincre le diable ? (audio-vidéo)

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Comment vaincre le diable ? (audio-vidéo)

Le diable nous attaque de tous les côtés, il essaye de nous faire tomber dans le péché ou dans l'erreur par n'importe quel moyen, voilà ce qu'a dit Allah à propos du diable (Iblis) :

 

قَالَ فَبِمَا أَغْوَيْتَنِي لَأَقْعُدَنَّ لَهُمْ صِرَاطَكَ الْمُسْتَقِيمَ ﴿١٦

ثُمَّ لَآتِيَنَّهُم مِّن بَيْنِ أَيْدِيهِمْ وَمِنْ خَلْفِهِمْ وَعَنْ أَيْمَانِهِمْ وَعَن شَمَائِلِهِمْ ۖ وَلَا تَجِدُ أَكْثَرَهُمْ شَاكِرِينَ ﴿١٧

 

"Puisque Tu m'as mis en erreur, dit [Satan], je m'assoirai pour eux sur Ton droit chemin, puis je les assaillirai de devant, de derrière, de leur droite et de leur gauche. Et, pour la plupart, Tu ne les trouveras pas reconnaissants." [Al 'A`râf, V.16-17]

 

Cependant, le diable est faible, comme nous le dit Allah :

 

فَقَاتِلُوا أَوْلِيَاءَ الشَّيْطَانِ ۖ إِنَّ كَيْدَ الشَّيْطَانِ كَانَ ضَعِيفًا

 

"Eh bien, combattez les alliés de diable, car la ruse du diable est certes, faible" [An-Nisâ, V.76]

 

En effet, malgré le fait que le diable assaillisse de tous les côtés, et malgré le fait que les diables parmi les djinns et les hommes appellent à l'égarement, si Allah te permet d'apprendre la science utile, ceux-là ne te causeront pas de tort...

 

إِنَّ كَيْدَ الشَّيْطَانِ كَانَ ضَعِيفًا

 

"la ruse du diable est, certes bien faible" [An-Nisâ, V.76]

 

Mais la ruse du diable ne peut être faible que face à la vérité, mais s'il n'y a pas la vérité, cet être faible devient un mal...

 

فَقَاتِلُوا أَوْلِيَاءَ الشَّيْطَانِ ۖ إِنَّ كَيْدَ الشَّيْطَانِ كَانَ ضَعِيفًا

 

"Eh bien, combattez les alliés du diable, car la ruse du diable est certes, faible" [An-Nisâ, V.76]

 

Ceci, avec la foi, avec la science bénéfique, la ruse du diable devient faible.

 

Mais avec l'ignorance et le détournement, la ruse du diable devient forte avec ceux-là.

 

Il est faible avec les partisans de la foi, avec les gens de science et avec les gens de clairvoyance.

 

Publié par sahihofislam

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Il est interdit de boire sur la partie ébréchée d'un récipient

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Il est interdit de boire sur la partie ébréchée d'un récipient

D’après Abû Sa3îd Al Khoudriyرضي الله عنه

 

"Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم  a interdit de boire sur l'ébréchure du récipient et de souffler dans la boisson"

Authentique  - as-sahiha n°388

  عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه

"نهى رسول الله صلى الله عليه و سلم عن الشرب من ثُلمَة القدح ، و أن ينفخَ في الشراب"

388 السلسلة الصحيحة 

Commentaire de l’auteur du livre Ali Ibn Abi Bakr Al Haythamiy Nur-dine رحمه الله

 

L’endroit même cassé du verre, il l'a interdit car la bouche du buveur n'adhère pas dessus, et il se peut alors que de l’eau se déverse sur ses vêtements ou sur son corps. Et on dit : car le nettoyage n'atteint pas complètement l’endroit ébréché lors du lavage du récipient;

[fin de citation]

Commentaire de Cheikh Al Albâni رحمه الله

 

Je dis (Cheikh Al Albâni رحمه الله): et on peut dire aujourd'hui : cette ébréchure est le lieu de concentration de germes et microbes, alors cela (l’interdiction) fait partie de la médecine prophétique et des miracles scientifiques, qu’Allâh prie sur le Prophète illettré !

 

Sahîh mawârid adz-dzamân ilâ zawâ’id Ibn Habân
(صحيح موارد الظمآن إلى زوائد ابن حَبَان)
Volume 2, p.15

 أي : موضع الكسر منه, و انما نهى عنه لانه لا يتماسك عليها فم الشارب؛ و ربما انصب الماء على ثوبه و بدنه؛ و قيل : لانّ موضعها لا يناله التنظيف التام إذا غسل الإناء
قلت : و يمكن أن يقال اليوم : الأنه مجمع الجراثيم و المكروبات، فهو من الطب النبوي، و الإعجاز العلمي، فصلى االله على النبي الامي

 

Commentaire de Cheikh Adbelmouhssin Al Abbâd حفظه الله

 

Abou Dâwoud a rapporté dans le chapitre de l’interdiction de boire sur l’ébréchure d’un récipient : l’ébréchure d’un récipient est la cassure située sur un de ses rebords sur sa partie la plus haute, là où on pose les lèvres pour boire.

 

S’il se casse, il s'y produit une ébréchure sur une partie des rebords, alors il n'est plus sur son aspect régulier, là où la partie la plus haute doit être régulière et droite.

 

S’il lui arrive alors une ébréchure, qui est un fragment qui en tombe, il devient porteur de cette imperfection et ce défaut.

 

Abou Dâwoud rapporte le hadith d’Abou Saïd

 

"le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a interdit de boire sur l’ébréchure du récipient"

 

Et on dit que l'explication à cela est : si la personne boit sur l’endroit ébréché, il n'est pas à l’abri du fait que l'eau coule et sorte ; parce que les lèvres n’adhèrent pas sur l'ébréchure comme elles adhèrent sur les rebords.

 

Alors une chose peut en sortir sous la lèvre, s'écouler sur le vêtement et sur la barbe de la personne.

 

Il est dit aussi : le nettoyage ne l’atteint pas comme il atteint le reste, alors les impuretés s'y accumulent.

 

On peut aussi dire : il peut y avoir quelque chose de tranchant susceptible de blesser la personne, contrairement à l'ouverture régulière d'un récipient, elle ne contient rien de tranchant.

 

En conclusion :

 

L’interdiction de boire sur l’ébréchure est en raison de ce que cela peut engendrer comme mal.

 

Ce qu'a interdit le Messager صلى الله عليه وسلم, contient plusieurs choses périlleuses.

 

[…]

 

Jugement de boire dans une tasse le café et le thé

 

La tasse de café et de thé, si elle comporte une légère cassure sur ses bords, elle rentre dans cette interdiction.

 

La personne ne doit pas boire sur l'ébréchure, mais elle doit boire sur la seconde face et ne doit pas choisir ce bord cassé.

 

Sharh Sunan Abî Dâwoud n°421

أورد أبو داود باب النهي عن الشرب من ثلمة القدح، وثلمة القدح هي الكسر الذي يكون في أحد جوانبه من أعلاه الذي توضع عليه الشفاه للشرب؛ فإذا انكسر تحصل فيه ثلمة في بعض الجوانب ولم يبق على هيئته المستقيمة بحيث يكون أعلاه متساوياً ومستقيماً، فإذا حصل فيه ثلمة -وهي كسرة سقطت منه- يصير فيه هذا العيب وهذا النقص

وأورد أبو داود حديث أبي سعيد:

(نهى رسول الله صلى الله عليه وسلم عن الشرب من ثلمة القدح)

وقيل في تعليل ذلك: إن الإنسان إذا شرب من الثلمة لا يسلم من كون الماء ينساب ويخرج؛ لأن الشفاه لا تمسك في الثلمة مثلما تمسك في الجوانب، فقد يخرج شيء من تحت الشفة ويتساقط على ثوب الإنسان وعلى لحية الإنسان

وأيضاً قيل: إنه لا يحصل تنظيفها كما يحصل تنظيف الباقي فتجتمع فيها الأوساخ

ويمكن أيضاً أن يقال: إنه قد يكون فيها شيء حاد فيجرح الإنسان، بخلاف فوهة القدح المستوية، فليس فيها شيء حاد، فالحاصل: أن النهي عن الشرب من الثلمة هو لما يترتب عليه من شر، فالذي نهى عنه الرسول صلى الله عليه وسلم يحصل فيه عدة أمور محذورة

[…]

حكم الشرب من فنجان القهوة والشاي

فنجان القهوة والشاي إذا كان فيه كسر خفيف في حوافه يدخل في هذا النهي، والإنسان لا يشرب من الثلمة، بل يشرب من الجهة الثانية ولا يتخير هذا المكان المنثلم.

Traduit par la chaîne Telegram غيث القلوب - @ghaithqolob

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبدالمحسن بن حمد العبَّاد البدر

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Fredonner des chansons après s’être repenti de les écouter

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Fredonner des chansons après s’être repenti de les écouter

Question :

 

Je me suis abstenu, grâce à Allâh, d'entendre les chansons.

 

Cependant, je fredonnais parfois les anciennes chansons.

 

Ce fredonnement est-il interdit?

 

Réponse :

 

Louange à Allâh qui vous a guidés à vous repentir de l'écoute des chansons.

 

Tentez d'oublier ce qui vous aviez autrefois mémorisé.

 

Occupez- vous de l'évocation d'Allâh le Très-Haut qui a dit (traduction rapprochée) :  

 

"Ô vous qui croyez ! Evoquez Allâh d’une façon abondante, et glorifiez-Le à la pointe et au déclin du jour." (Al-Ahzab verset 41-42)

 

Abou Dhar رضي الله عنه a rapporté que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Les paroles les plus aimées par Allâh sont au : "Gloire et Pureté à Allâh, louange à Allâh,...""

rapporté par Mouslim.

 

Abou Hourayra رضي الله عنه a également rapporté que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Le fait pour moi de dire : "Gloire à Allâh, louange à Allâh, nulle divinité est digne d'adoration excepté Allâh, Allâh est Grand" m'est encore plus cher que tout ce sur quoi le soleil se lève."

rapporté par Mouslim.

 

`Abd-Allâh ibn Bousr رضي الله عنه a raconté :

 

"Un homme a dit : "Ô prophète d’Allâh ! Je n’arrive plus à maîtriser tous les rites de l’islam. Indique-moi un rite à entretenir, ou, à observer en permanence."

Il dit : "Que ta langue ne cesse d’invoquer Allâh"."

Rapporté par At-Tirmidhî -en l'a jugeant bon- ainsi que Ahmad ibn Hanbal et Al-Hâkim qui l'a jugé authentique.

 

Il n'y a aucun mal à ce que vous fredonnez la poésie décente.

 

Cependant, le fait de se consacrer à l'évocation d'Allâh est bien meilleur.

 

Qu'Allâh vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La première question de la Fatwa numéro (14744)

(Numéro de la partie: 26, Numéro de la page: 221)

 Publié par aliftaweb.org

 

ترديد الأغاني بعد التوبة من السماع

س 1: أنا ولله الحمد تبت من سماع الأغاني، ولكنني في بعض الأوقات أتغنى بأغان قديمة، فهل ترديد الأغاني على الفم فقط بدون موسيقى حرام؟

ج 1: احمد الله الذي وفقك للتوبة من سماع الأغاني، واحرص على تناسي ما كنت تحفظه منها، واشغل لسانك بذكر الله تعالى؛ لقوله تعالى

 يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اذْكُرُوا اللَّهَ ذِكْرًا كَثِيرًا (41) وَسَبِّحُوهُ بُكْرَةً وَأَصِيلا

وعن أبي ذر رضي الله عنه قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

 ألا أخبرك بأحب الكلام إلى الله؟ إن أحب الكلام إلى الله: سبحان الله وبحمده

 رواه مسلم

، وعن أبي هريرة رضي الله عنه قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

 لأن أقول: سبحان الله والحمد لله ولا إله إلا الله والله أكبر أحب إلي مما طلعت عليه الشمس

 رواه مسلم

 وعن عبد الله بن بسر رضي الله عنه

 أن رجلاً قال: يا رسول الله: إن شرائع الإسلام قد كثرت علي، فأخبرني بشيء أتشبث به، قال: لا يزال لسانك رطبًا من ذكر الله

 رواه الترمذي وحسنه، وأحمد بن حنبل ، والحاكم وصححه

وأما ترديد الشعر الحسن فلا بأس به، والاشتغال عنه بالذكر أفضل

وبالله التوفيق، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

السؤال الأول من الفتوى رقم - 14744

(الجزء رقم : 26، الصفحة رقم: 221)

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Pourquoi des pays musulmans sont touchés par des tremblements de terre et pas les pays mécréants ? (audio)

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Pourquoi des pays musulmans sont touchés par des tremblements de terre et pas les pays mécréants ? (audio)

Question :

 

Nous voyons que certains pays musulmans sont touchés par de nombreuses inondations, des tremblements de terre et autres parmi les sinistres.

 

Alors que nous voyons les pays mécréants, comme certains pays d'occident qui ne sont pas touchés par ce qui est arrivé à certains pays musulmans.

 

Quelle est donc la sagesse dans cela ?

 

Réponse :

 

La sagesse est apparente, le croyant subit des malheurs pour se faire purifier des péchés, pour être mis à l'épreuve, et également pour qu'il s’éveille et se repente.

 

Quant au mécréant, Allâh lui accorde un délai pour que ses péchés et sa mécréance augmentent, de sorte à ce que son châtiment soit plus dur, et le refuge est auprès d'Allâh.

 

Allâh a dit :

 

 وَلَا يَحْسَبَنَّ الَّذِينَ كَفَرُوا أَنَّمَا نُمْلِي لَهُمْ خَيْرٌ لِأَنْفُسِهِمْ إِنَّمَا نُمْلِي لَهُمْ لِيَزْدَادُوا إِثْمًا وَلَهُمْ عَذَابٌ مُهِينٌ

 

(traduction rapprochée)

 

«Que ceux qui n'ont pas cru ne comptent pas que ce délai que Nous leur accordons soit à leur avantage. Si Nous leur accordons un délai, c'est seulement pour qu'ils augmentent leurs péchés. Et pour eux un châtiment avilissant.» (sourate Âl-'Imran verset 178)

 

Donc Allâh a mentionné la sagesse dans cela.

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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La signification du symbole des frères musulmans (vidéo)

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La signification du symbole des frères musulmans (vidéo)

Le symbole des Ikhwâns est celui qu'ils ont diffusé après leur manifestation (anti-coup d'état) dans le square Rabî3a Al 3adawiyya, en Égypte, au Caire.

 

C'est le symbole d'une main ouverte avec le pouce plié.

 

Il est inscrit en dessous, en lettres étrangères (non arabes) : la lettre R, suivi du chiffre 4, four en anglais, puis les lettres B, I, A.

 

Ces initiales ont été inventées par leur frère Rajab Tayeb Erdogan, le président de la Turquie.

 

Les ikhwans prononcent Râbi3a (quatre) ce qui est écrit sous le symbole de cette main, et ce, par pure ignorance.

 

Ils sont dupés, et ils sont loin les pauvres.

 

Ils le prononcent Râbi3a (quatre) et ils visent par ces initiales le terme Râbi3a (quatre).

 

Quant au terme anglais, celui qui médite, se rendra compte que sa signification est très loin de ce qu'ils prononcent (Râbi3a, à savoir, le chiffre 4).

 

La 2ème lettre en partant de la gauche ne représente pas la lettre A, mais le chiffre 4, qui est une abréviation de "for" (qui signifie "pour" en français) et non pas "four", le chiffre 4 en anglais.

 

C'est donc une abréviation qui signifie "pour".

 

Quant à la 1ère lettre, le R, il signifie "ready" (prêt).

Il nous reste plus que les lettres B, I et A qui désignent en réalité la divinité de la force dans la mythologie grecque (Voir la définition de "Bia" sur Wikipedia).

 

Donc les initiales que les ikhwâns diffusent signifient : "ready for BIA", c'est-à-dire, prêt pour la divinité de la force!

 

Et c'est un signe franc-maçon apostat, avec lequel ils invoquent la puissance de shaytân le lapidé, que la malédiction d'Allah soit sur lui.

 

Médite sur leur ignorance et leur bêtise.

 

Que font-ils ?

Que savent-ils ?

Que veulent-ils ?

Où veulent-ils en venir ?

Lorsque le Prophète صلى الله عليه وسلم fut questionné au sujet des anomalies que nous devons éviter sur l'animal à sacrifier pour le 3id, il fit un signe avec sa main et dit صلى الله عليه وسلم :

 

« 4 choses ».

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم l'a dit, visant par cela ce qui n'est pas autorisé concernant l'animal à sacrifier.

 

Celui qui fait signe avec sa main de cette façon fait en réalité allusion à ce à quoi le Messager صلى الله عليه وسلم faisait allusion, mais ils ne savent pas...

 

A savoir :

 

-celle qui boite clairement

-celle qui est manifestement borgne

-celle dont la maladie est apparente

-celle qui est excessivement maigre

 

Rapporté par l'imam Malik dans El Muwatta.

(de Al Baraa Ibn Azib et rapporté dans une autre variante par An-Nasâ'i dans ses Sounan n°4369 à 4371 et authentifié par Cheikh Albani).

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a montré les 4 (défauts) à éviter.

 

Ces 4 défauts empêchent l'animal de faire office de sacrifice.

 

Et il en est de même pour des défauts équivalents voire même plus graves.

 

Le sacrifice (de l'animal) n'est donc pas valable dans les cas suivants:

 

-s'il est aveugle et frappé de cécité,

-s'il souffre d'un excès d'alimentation, jusqu'à ce qu'il soit hors de danger,

-s'il est confronté à un accouchement difficile, jusqu'à ce qu'il soit hors de danger,

-s'il est victime d'un étouffement ou d'une chute, jusqu'à ce qu'il soit hors de danger,

-s'il a du mal à marcher à cause d'un handicap,

-s'il est amputé d'une de ses pattes avants ou arrières

 

Si on additionne ses 6 derniers aux 4 premiers, on en obtient 10.

 

✅ Traduit et publié par lamektaba.over-blog.com

Cheikh Muhammad Sa’îd Raslân - الشيخ محمد سعيد رسلان

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Comment doivent se comporter les minorités musulmanes dans les pays mécréants ? (audio-vidéo)

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Comment doivent se comporter les minorités musulmanes dans les pays mécréants ? (audio-vidéo)

Question :

 

Comment doivent se comporter les musulmans en minorités musulmanes gouvernées par les mécréants ?

 

Réponse :

 

Premièrement, il n'est pas permis au musulman de résider en terre de mécréance alors qu'il est capable d'émigrer vers les pays musulmans. 

 

S'il réside là-bas pour une période déterminée sans s'y installer, mais juste un voyage, pour étudier une chose qui n'est pas présente dans les pays musulmans et dont les musulmans ont besoin, ou alors pour le commerce ou l'appel à Allâh, cette résidence déterminée est permise en cas de besoin, ensuite, il revient. 

 

Et il doit s'accrocher à sa religion, extérioriser la religion de l'islam et ne pas faire de concession dans la religion d'Allâh. 

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Exhortation d'un homme (audio-vidéo)

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Exhortation d'un homme (audio-vidéo)

Un des anciens savants a voulu exhorter un homme, il le ramena donc au cimetière puis lui dit :

 

«Ô untel ! Vois-tu si tu étais à la place de l’un d’entre eux, quel serait ton souhait ?

Et si tu te mettais à méditer sur ceux qui sont en  dans ces tombes tu te rendrais compte qu’il y en a qui ont ton âge, d’autres plus jeune que toi, d’autres étaient tes amis, d’autres qui était plus jeune ou plus grand que toi ,faisaient partie de tes proches ou étaient tes voisins... et comme la mort les a atteint elle t’atteindra tôt ou tard.

Alors quel serait ton souhait si tu étais à place de l’un d’entre eux ?»

 

Il dit :

 

«Je souhaiterais qu’Allâh me fasse revenir à la vie pour pouvoir faire des bonnes actions que je ne fais pas maintenant.»

 

Le savant dit :

 

«Tu te trouves actuellement dans ton souhait !

Tu es encore dans la vie d’ici bas !

Loue Allâh, Repens-toi donc à Allâh et délaisses ces péchés sur lesquels tu persistes !

Fais attention à cela avant que la mort ne te surprenne et que tu rencontres Allâh avec ces péchés !»

 

Ô Allah pardonne nous !

 

Traduit par Equipe Ahlu Sounnah

 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh 'Abder Razzâq Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق العباد البدر

Publié dans Rappels - تذكر

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Est-il permis à la femme de sortir pour mémoriser le coran ? (audio)

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Est-il permis à la femme de sortir pour mémoriser le coran ? (audio)

 

Question :

 

Voyez-vous que la femme puisse sortir pour se rendre dans les centres de science pour mémoriser le Livre d’Allah, car vous avez dit qu’il est obligatoire pour la femme de restreindre ses sorties ?

 

Réponse :

 

La base est que la femme ne sort de sa maison que pour un besoin important, ceci est la base, de façon recommandée.

 

C’est-à-dire qu’elle ne sort pas que pour acheter une chose dont elle a besoin dans sa maison et dont-elle ne peut se passer ou autre.

 

Ceci est la base.

 

Allah a dit :

 وَقَرْنَ فِي بُيُوتِكُنَّ وَلَا تَبَرَّجْنَ تَبَرُّجَ الْجَاهِلِيَّةِ الْأُولَى

 

«Restez dans vos foyers et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’Islam (Jahiliyah)» [Al Ahzab, verset 33]

 

Rester à la maison fait partie des attributs de la femme vertueuse de manière générale.

 

Mais si tu regardes cette époque et ce qui s’y passe, il est possible que beaucoup de femmes n’acceptent pas de rester à la maison.

 

Nombreuses sont celles pour qui rester souvent à la maison engendre chez elle des choses non-louables qui corrompront sa relation avec son mari à la maison.

 

On doit donc faire sortir cette femme de façon à obtenir le bien et repousser le mal.

 

Par exemple, si elle désire assister aux assises de bien, il l’amène dans les assises de bien, si elle souhaite enseigner ou étudier le Coran, il l’amène à l’école et va la chercher, et ainsi de suite.

 

La base concernant la sortie de la femme est donc qu’elle ne sorte que pour un bénéfice religieux.

 

Quant à ses sorties pour des choses permises, les gens de science ont divergé à ce sujet, est-ce permis ou détestable ?

 

Le plus apparent est que cela est détestable, car la base est qu’elle ne sorte pas.

 

Donc si une sortie n’a pas d’objectif bénéfique, c’est-à-dire qu’elle n’a pas pour but d’accomplir une chose recommandée ou obligatoire, alors elle est détestable.

 

Mais si cette sortie permet de repousser d’autres méfaits et d’apporter des bénéfices, dans ce cas, la sortie de la femme est légiférée.

 

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Cheikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli Ash-Cheikh - الشيخ صالح بن عبد العزيز آل الشيخ

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Le sens de l'attestation «لا إله إلا الله» (audio-vidéo)

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Le sens de l'attestation «لا إله إلا الله» (audio-vidéo)

تفسير كلمة التوحيد

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Sache, qu’Allah te fasse miséricorde que cette parole est celle qui sépare l’Islam et la mécréance.

 

C’est la parole de piété, l’anse la plus solide, la parole dont Ibrâhîm fit une parole perpétuelle dans sa descendance.

 

Le but n’est pas de la prononcer de la langue en ignorant le sens, vu que les hypocrites la prononcent bien de la langue ; et pourtant sont au plus bas font de l’enfer, en dessous des autres mécréants ; malgré qu’ils prient et font la charité… 

 

Le but, c’est de la prononcer tout en la comprenant dans le cœur et en l’aimant, et en aimant ses adeptes et en détestant et en s’opposant à ceux qui s’y opposent. 

 

Le Prophète, que la Paix soit sur lui, a dit : 

 

« Quiconque témoigne qu’il n’y a de divinité qu’Allah en toute pureté »

 

Et dans une version : 

 

« D’une pureté émanant de son cœur »

 

Et dans une version : 

 

« Sincèrement de son cœur »

 

Et dans un autre hadîth : 

 

« Quiconque dit qu’il n’y a de divinité qu’Allah et désavoue ce qui est adoré en dehors d’Allah, son sang et ses biens sont sacré et son compte sera réglé par Allah » 

 

Et il y a encore d’autres hadîth, qui nous montrent tous l’ignorance de la plupart des gens sur cette parole… 

 

Sache alors, que cette parole consiste en une contestation et une affirmation : 

 

Elle conteste le droit d’être adoré à tout autre qu’Allah comme créatures et même le prophète Mouhammad, que la Paix soit sur lui, et même l’ange Jabrâ’il, et encore plus tout autre créatures que ces deux là, comme les saints et les pieux. 

 

Si tu peux comprendre cela, médite donc sur cette divinité qu’Allah s’est affirmé à Lui-même : Il a contesté que Mouhammad ou Jibrîl, et quiconque d’autre qu’eux deux, puisse avoir droit même à un seul atome de cette divinité.

 

Sache que le sens de cette divinité est exactement le même que ce qu’appellent la populace de nos jour : « Le pouvoir mystique » car la divinité est ce qui possède un pouvoir mystique, et c’est ceux que les gens appellent aujourd’hui le « fakir », ou le « sidi » ou autre.

 

Ils pensent qu’Allah a accordé à certaines créatures privilégiées un rang telle qu’Il aime que l’homme aille se réfugier chez eux et leur implorent l’aide et le secours, et placent leurs espoirs en eux, et les placent en tant qu’intermédiaires entre eux et Allah. 

 

Ce que les idolâtres de nos jours prétendent comme être leur intercesseur, est ce que les anciens idolâtres nommaient « divinités », car l’intercesseur est « la divinité », et donc lorsqu’un homme dit « Il n’y a de vraie divinité qu’Allah » il doit renier tous les intercesseurs. 

 

Si tu veux connaître plus parfaitement cela, apprend donc ces deux choses :

 

Les mécréants que combattit le Messager d’Allah, que la Paix soit sur lui, avouaient qu’Allah existait et qu’Il est l’Unique Seigneur, que personne d’autre que Lui ne crée, ni ne donne de subsistance, ni ne donne la vie ni la mort, ni ne dirige l’univers si ce n’est Allah seul ; comme le dit Allah (traduction rapprochée)  : 

 

« Dis: "Qui vous attribue de la nourriture du ciel et de la terre? Qui détient l’ouïe et la vue, et qui fait sortir le vivant du mort et fait sortir le mort du vivant, et qui administre tout?", Ils diront: "Allah". Dis alors: "Ne Le craignez-vous donc pas?" » (Sourate 10 verset 31)

 

Ceci est un point très important : c’est de savoir que les mécréants attestaient de tous cela et avouaient cela, mais ils n’étaient pas musulmans pour autant et ni leurs sangs ni leurs biens ne furent sacrés, malgré qu’ils étaient charitables, pèlerins et dévots, et qu’ils s’abstenaient de certains péchés par crainte d’Allah. 

 

La chose qui fit d’eux des mécréants est qu’ils n’attestèrent pas que l’Unicité d’Allah dans la divinité, qui signifie que personne d’autre qu’Allah ne peut être invoqué ni espéré, sans aucun associé ; et que le secours de nul autre que Lui ne peut être imploré, et que nul ne mérite l’offrande et le vœu que Lui seul, pas même un ange ni un prophète envoyé : Quiconque implore le secours d’un autre que Lui devient mécréant, et quiconque fait une offrande à un autre que Lui devient mécréant, et quiconque fait un vœu pour un autre que Lui devient mécréant, etc. 

 

Et le summum de tout cela est que tu saches que les idolâtres que combattit le Messager d’Allah, que la paix soit sur lui, invoquaient des êtres saints comme les anges, Jésus, ‘Ouzayr, et autres saints, et c’est pour ça qu’ils furent mécréants malgré qu’ils avouaient qu’Allah soit le seul Créateur et pourvoyeur, et dirigeant de l’univers. 

 

Une foi que tu connaîtras ça, c’est que tu connais le sens de « Il n’y a de vraie divinité qu’Allah » et tu sauras que quiconque adore un prophète, un ange ou implore son secours : il a quitté l’Islam, et c’est cette mécréance que combattit le prophète, que la Paix soit sur lui. 

 

Donc, si un idolâtre te dis : « Nous savons que c’est Allah le Créateur et Celui qui donne subsistance, mais ces saints sont proches de Lui donc nous les invoquons et leurs faisons des vœux et leur implorons secours afin d’obtenir leur rang et leur intercession, mais nous avons bien compris que c’est Allah le Créateur et le dirigeant de l’univers »  

 

Répond lui : Ton précepte est celui d’Abou Jahl et ses semblables qui invoquent Jésus, ‘Ouzeyr, les anges et les saints pour obtenir cela d’eux (traduction rapprochée) : 

 

« C’est à Allah qu’appartient la religion pure. Tandis que ceux qui prennent des protecteurs en dehors de Lui (disent): "Nous ne les adorons que pour qu’ils nous rapprochent davantage d’Allah". En vérité, Allah jugera parmi eux sur ce en quoi ils divergent. Allah ne guide pas celui qui est menteur et grand ingrat. » (Sourate 39, verset 3)

 

Et Allah dit (traduction rapprochée) :

 

"Ils adorent au lieu d'Allah ce qui ne peut ni leur nuire ni leur profiter et disent : "Ceux-ci sont nos intercesseurs auprès d'Allah..." (sourate Jonas 10 verset 18)

 

Lorsque tu médites bien cela, tu sauras alors que les mécréants attestent l’Unicité d’Allah dans la Seigneurie, ce qui consiste à croire qu’Il est le seul Créateur et dirigeant de l’univers, et qu’ils adorent Jésus, les anges et les saints pour que ceux-ci les rapprochent d’Allah et plaident en leur faveur.

 

Tu sauras alors que les mécréants, et tout particulièrement les chrétiens d’entre eux, adorent Allah jour et nuit et se montre ascète quant aux choses mondaines, généreux, et se retire dans les monastères, mais malgré tout ça : c’est un mécréant ennemi d’Allah et éternelle en enfer ; pour avoir eu des croyances en Jésus ou autres saints, et pour l’avoir invoqué et lui avoir fait des sacrifices et vœux.

 

Tout ceci te montre ce qu’est l’Islam, et à quoi invita ton prophète, que la paix soit sur lui, et cela te montre qu’ils s’en sont écartés.

 

Cela te montre aussi ce que voulait dire le Prophète, que la Paix soit sur lui, lorsqu’il dit : 

 

« L’Islam a commencé étranger, et redeviendra étranger comme il le fut au début. »

 

Ainsi, Allah ! Allah !

 

Ô mes frères !

 

Agrippez-vous à la racine de votre religion !

 

Et son début, sa fin, sa racine et sa base est : l’attestation qu’il n’y a de vraie divinité qu’Allah.

 

Connaissez son sens, aimez-le, et aimez ses adeptes, et faites en vos frères, même s’ils sont loin de vous. 

 

Et désavouez les Tâghoût, opposez vous à eux et haïssez les, et haïssez ceux qui les aimes, ou plaident en leur faveur, ou ne les considèrent pas mécréants, ou qui disent « Je me fiche bien d’eux ! » ou « Allah ne m’a pas chargé d’eux ! »

 

Car celui là a mentit contre Allah et l’a diffamé !

 

Allah l’a incontestablement chargé d’eux, et lui a ordonné de mécroire en eux et de les désavouer, fussent-ils ses frères, ses enfants ou qui que ce soit…

 

Allah ! Allah !

 

Agrippez-vous à cela, afin que vous rencontriez votre Seigneur sans rien Lui associer.

 

Ô Allah !

 

Fais nous mourir musulmans, et fais nous rejoindre les saints. 

 

Nous clôturerons ce discours par un verset qu’Allah mentionna dans Son Livre, qui te montrera que l’impiété des idolâtres de notre époque est bien pire que celle de ceux que combattit le messager d’Allah, que la Paix soit sur lui. 

 

Allah a dit (traduction rapprochée) : 

 

« Et quand le mal vous touche en mer, ceux que vous invoquiez en dehors de Lui se perdent. Puis, quand Il vous sauve et vous ramène à terre, vous vous détournez. L’homme reste très ingrat! » (Sourate 17 verset 67)

 

Vous avez entendu qu’Allah a bien dit des mécréants que lorsqu’un mal les touche alors qu’ils sont en pleine mer, ils abandonnent leurs idoles et leurs dieux, et n’implorent pas leur aide, mais ils ne demandent qu’à Allah uniquement sans aucun associé, et n’implorent que Son aide à Lui.

 

Puis, une fois sauvé, ils se mettent à idolâtrer. 

 

Mais aujourd’hui, tu vois ces idolâtres contemporains, certain d’entre eux est même prétendument un savant ascète, studieux et dévot : lorsqu’un mal l’atteint il se met à implorer l’aide d’autres qu’Allah, comme Ma‘roûf, ou ‘Abdelqader Al Jilâni, et plus noble qu’eux encore : Zayd Ibn Al Khattâb et Zoubeyr, et plus noble qu’eux encore : le messager d’Allah, que la Paix soit sur lui. C’est à Allah que nous implorons l’aide… 

 

Pire encore, c’est qu’ils implorent même le secours des Tâghoût impies et perfides comme Chamsân, Idrîs, ashqar, Yoûssouf et leurs semblables.  

 

Et Allah, Purifié de tout associé, demeure le plus savant. 

 

Dourar As-Saniyya, volume 2 pages 116-120 

Publié par minhaj sunna

Cheikh Muhammad Ibn ‘Abdel-Wahhâb - الشيخ محمد بن عبد الوهاب

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Ceci est dû à son amour pour ce bas-monde...

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Ceci est dû à son amour pour ce bas-monde...

Al-Marwadhî a rapporté qu’un homme se prononça sur une chose et Abû ‘Abdillah [l'imam Ahmad] le désapprouva :

 

«Ceci est dû à son amour pour ce bas-monde :

On l’interroge sur un domaine qu’il ne maîtrise pas et il répond quand même. »

 

Îqâdh uli-Himam de cheikh Abdul-'Azîz As-Salmân

ونقل المروذي: أن رجلاً تكلم بكلام أنكره عليه أبو عبدالله، قال

هذا من حبه الدنيا يُسئلُ عن الشيء الذي لا يحسن فيحمل نفسه على الجواب

 إيقاظ أولي الهمم العالية إلى اغتنام الأوقات الخالية – الشيخ عبدالعزيز السلمان

Publié par citationssalafssalih.com

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Qu'est-ce que la salafiyyah ? - ما هي السلفية ؟ (audio)

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Qu'est-ce que la salafiyyah ? - ما هي السلفية ؟ (audio)

1- بعثــة النبــي عليــه الصــلاة والســلام و دعوتــه

2- بيــان معنــى لفــظ السلــف

3- مــن هــم السلــف إصطلاحــا و مــاهــي السلفيــة

4- بعــض المسميــات الشرعيــة للسلــف و السلفيــة

5- حكــم إتبــاع و الانتســاب إلــى السلــف و السلفيــة

6- فضــل إتبــاع السلــف و السلفيــة

7- سمــات و معالــم المنهــج السلفــي أو السلفيــة

8- الخاتمــة وفيهــا كلمــات مضيئــة تخــص الموضــوع

 

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Cheikh Abdoullah ibn AbderRahim Al-Boukhâry - الشيخ عبدالله بن عبد الرحيم البخاري

 

 

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Le jugement concernant le mariage avec une fornicatrice et le fait de s’attribuer son enfant d’elle

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Le jugement concernant le mariage avec une fornicatrice et le fait de s’attribuer son enfant d’elle

La question :

 

Peut-on appliquer, dans des cas particuliers, la fatwa des deux Imams Abou Hanîfa et Ibn Taïmia رحمهما الله portée sur le fait qu’il est permis à la fornicatrice de se marier avec le fornicateur (avec lequel elle a commis le péché), et a été enceinte de lui seulement et non pas d’un autre homme ; Sachant que cette opinion contredit celle de la majorité des ulémas ?

 

La réponse :

 

Louange à Allâh, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allâh a envoyé comme miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.

Ceci dit :

 

Cette question comprend deux parties :

 

-la première : le jugement concernant le mariage avec une fornicatrice.

-la deuxième : le jugement concernant le fait que le fornicateur s’attribue son enfant qui est issu d’un acte de fornication.

Quant à la première partie :

Ibn Taïmia, de même qu’un groupe d’ulémas des prédécesseurs et des successeurs, exige le repentir en premier lieu

 

Ceci est l’opinion qu’a adoptée l’Imam Ahmed [1].

 

De ce fait lui qui a commis le péché avec elle ou un autre, car Allâh عز وجل dit :

 

الزَّانِي لاَ يَنكِحُ إلاَّ زَانِيَةً أَوْ مُشْرِكَةً وَالزَّانِيَةُ لاَ يَنكِحُهَا إِلاَّ زَانٍ أَوْ مُشْرِكٌ وَحُرِّمَ ذَلِكَ عَلَى الْمُؤْمِنِينَ - النور: 3

 

Le sens du verset :

 

﴾Le fornicateur n'épousera qu'une fornicatrice ou une associatrice. Et la fornicatrice ne sera épousée que par un fornicateur ou un associateur ; et cela a été interdit aux croyants.﴿ [En-Noûr (La Lumière) : 3].

 

Donc, après le repentir, le fait d’être « Fornicatrice » s’annule à l’égard de la femme, car le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Celui qui se repent d’un péché est comme celui qui n’a pas de péché» [2].

 

En plus, le sens précédent est renforcé par le hadith du Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

«Le fornicateur qui est fouetté ne se marie qu’avec son semblable» [3].

 

Ech-Chewkâni a dit :

 

«Ceci prouve qu’il n’est pas permis à la femme de se marier avec celui qu’on sait qu’il a forniqué et ne s’est pas repenti, de même qu’il n’est pas permis à l’homme de se marier avec celle qu’on sait qu’elle a forniqué et ne s’est pas repentie, comme le prouve le verset mentionné précédemment» [4].

 

Quant à l’opinion d’Abou Hanîfa, d’Ech-Châfi`i et de Mâlik ; Ceux-ci n’exigent pas la condition du repentir pour que le mariage soit permis [5] ; Quoiqu’on sous-entend cette condition dans El-Moudawwana [6].

 

De là, il vous est possible de distinguer que l’opinion d’Ibn Taïmia diffère de celle d’Abou Hanîfa concernant cette condition.

 

D’ailleurs, Cheikh El-Islâm Ibn Taïmia ajoute à cette condition le fait d’éprouver la fornicatrice afin de s’assurer de la sincérité de son repentir.

 

Ce jugement s’appuie sur le verset dans lequel Allâh عز وجل dit :

 

إِذَا جَاءكُمُ الْمُؤْمِنَاتُ مُهَاجِرَاتٍ فَامْتَحِنُوهُنَّ - الممتحنة: 10

Le sens du verset :

 

﴾Quand les croyantes viennent à vous en émigrées, éprouvez-les﴿ [El-Moumtahana (L'Eprouvée) : 10].

 

D’ailleurs, le mot «Emigré» désigne [en arabe] aussi le repentant, comme le démontre le hadith du Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

«L’émigré est celui qui abandonne ce qu’Allâh a interdit» [7]

 

ainsi que le hadith :

 

«L’émigré est celui qui abandonne le mal» [8].

 

Donc, tant que les gens prétendent abandonner le mal il est, alors, obligatoire de les mettre à l’épreuve, conformément au verset précédent.

 

La deuxième condition exigée par Ibn Taïmia, est que la femme qui n’est pas enceinte attende jusqu’à ce qu’elle ait ses règles, et celle qui est enceinte attende jusqu’à ce qu’elle accouche.

 

Telle est l’opinion de Mâlik et d’Ahmed [9], contrairement à Abou Hanîfa qui juge qu’il est permis de contracter mariage avec celle qui est enceinte avant qu’elle accouche.

 

Sur ce point, Mohammed Ibn El-Hassane Ech-Cheybâni partage l’opinion d’Abou Hanîfa, contrairement à Abou Yoûssouf [10].

 

Vu cette condition et celle citée avant, nous distinguons la différence entre l’opinion d’Abou Hanîfa et le choix d’Ibn Taïmia.

 

Quant à Ech-Châfi`i, il est absolument permis de contracter mariage et de le consommer parce que le sperme du fornicateur n’est point respecté [11].

 

Cependant, la preuve rationnelle avancée par Ech-Châfi`i et celle d’Abou Hanîfa sont d’une fragilité apparente par rapport aux textes rapportés au sujet de cette condition, qui est le fait de s’assurer de la vacuité de l’utérus.

 

Parmi ces textes, le hadith du Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

«On ne doit avoir des rapports avec une femme enceinte qu’après qu’elle ait accouché, ni avec celle qui n’est pas enceinte qu’après qu’elle ait ses règles» [12]

 

et le hadith :

 

«Il est interdit à celui qui croit en Allâh et au Jour Dernier d’avoir des rapports avec une femme enceinte d’un autre homme ; et il est interdit à celui qui croit en Allâh et au Jour Dernier d’avoir des rapports avec une femme captive qu’après qu’il s’assure de la vacuité de son utérus (en accouchant si elle est enceinte, et en ayant ses règles si elle ne l’est pas)» [13]

 

ainsi que le hadith :

 

«On ne doit pas avoir des rapports avec une femme enceinte qu’après qu’elle ait accouché, ni avec celle qui n’est pas enceinte qu’après s’être assurée de la vacuité de son utérus (c’est-à-dire en ayant ses règles)» [14].

Pour ce qui est de la deuxième partie :

le jugement concernant le fait que le fornicateur s’attribue son enfant qui est issu d’un acte de fornication

 

L’accord entre Abou Hanîfa et Ibn Taïmia se manifeste clairement dans le jugement.

 

Puisque Abou Hanîfa ne voit aucun inconvénient si l’homme épouse une femme, qui est illégitimement enceintée par lui, et dissimule son état ; Et, dans ce cas, l’enfant serait le sien.

 

En effet, le choix d’Ibn Taïmia a pour fin le même jugement ; Car si l’homme s’attribue son enfant qui est issu d’un acte de fornication avec une femme ni mariée ni esclave d’un autre homme, l’enfant serait le sien [15].

 

Cependant, la différence de leurs propos réside dans la deuxième condition citée dans la première partie de la question, soit le fait d’exiger que la femme accouche si elle est enceinte ou qu’elle ait ses règles si elle n’est pas enceinte pour s’assurer de la vacuité de l’utérus ; contrairement à Abou Hanîfa.

 

Aussi, l’avis annonçant que l’homme s’attribue son enfant qui est issu d’un acte de fornication n’est pas seulement celui des deux Imams (Ibn Taïmia et Abou Hanîfa), mais il est également adopté par Ishâq Ibn Râhawayh, Souleymâne Ibn El-Yassâr, Ibn Sîrîne, El-Hassane El-Basri, Ibrâhîm En-Nakha`i et bien d’autres.

 

Toutefois, cet avis est contredit par la majorité des ulémas dont font partie les trois Imams (Mâlik, Ech-Châfi`i et Ahmed) qui disent que si l’homme veut s’attribuer son enfant qui est issu d’un acte de fornication, celui-ci n’est pas attribué à lui ; qu’il soit issu d’un acte de fornication avec une femme mariée ou esclave d’un autre homme ou ni mariée ni esclave d’un autre homme [16].

 

La cause de la divergence des opinions quant à cette question est due à l’interprétation du hadith :

 

«L'enfant appartient au (possesseur du) lit [17] et le fornicateur n’aura que la pierre (la déception)» [18].

 

Ibn Taïmia رحمه الله considère que le jugement contenu dans ce hadith ne concerne que la femme qui est mariée à un autre homme ou qui est son esclave ; Et dans ce cas, l’enfant est attribué au mari ou au maître, sauf si le mari le nie par El-Li`âne [19].

 

Par ailleurs, le fornicateur n’aura que la pierre ; C’est-à-dire qu’il n’obtiendra que la déception [20].

 

Mais, dans le cas où la femme n’est pas l’épouse ou l’esclave d’un autre homme; le jugement contenu dans le hadith ne concernera pas le fornicateur.

 

De même, selon les linguistes et les connaisseurs d’usage, il ne faudrait attribuer le nom de «Lit» à la femme qu’après la consommation de son mariage.

 

Pour ce, Ibn Taïmia juge que la femme ne peut être considérée comme un «Lit» qu’après avoir réellement consommé le mariage et non pas juste par le contrat de mariage ; Et ce, contrairement à Abou Hanîfa رحمه الله.

 

Ainsi, l’enfant n’est pas attribué au fornicateur si celui-ci a forniqué avec une femme mariée qui a consommé son mariage.

 

Par contre, si elle n’est pas mariée, elle n’est pas considérée comme un «Lit» et le jugement contenu dans le hadith ne s’applique pas sur elle ; Et si elle accouche d’un enfant issu d’un acte de fornication ; puis son père (le fornicateur) se l’attribue, l’enfant lui sera attribué.

 

En outre, nous avons déjà mentionné que la majorité des ulémas, basant sur leur interprétation du hadith, n’attribue pas l’enfant à son père (le fornicateur), qu’il soit né d’une mère mariée ou esclave d’un autre homme, ou ni mariée ni esclave d’un autre homme.

 

Visiblement, la raison pour laquelle le hadith est rapporté s’accorde pleinement, dans son contexte, avec la distinction établie par Cheikh El-Islâm Ibn Taïmia.

 

Car, dans l’histoire du fils de la femme esclave de Zam`a Ibn El-Aswad, qui a été enceintée par `Outba Ibn Abi El-Waqqâs ; et où l’enfant a été un sujet de dispute entre Sa`d [Ibn Abi Waqqâs] et `Abd Ibn Zam`a.

 

Sa`d avait dit :

 

«C’est le fils de mon frère. Mon frère m’avait confié que le fils de la femme esclave de Zam`a était son fils».

Puis, `Abd avait dit : «C’est mon frère et c’est la femme esclave de mon père qui l’a engendré».

Le Prophète صلى الله عليه وسلم avait dit alors : «Il est à toi Ô `Abd. L’enfant appartient au (possesseur du) lit et le fornicateur n’aura que la pierre (la déception)».

Puis s’adressant à Sawda bint Zam`a : «Ô Sawda, voile-toi devant cet enfant» [21].

 

Dans cette histoire, le jugement rendu par le Prophète صلى الله عليه وسلم était uniquement en faveur de celui dont la femme esclave était son lit, et pourtant la ressemblance entre l’enfant et `Outba était flagrante.

 

Ceci démontre, d’une part, que le hadith concerne seulement la femme quand elle est mariée ou esclave d’un autre homme ; Et d’une autre part,  que le jugement [contenu dans le hadith] est nul vis-à-vis de la femme qui n’est ni mariée ni esclave d’un autre homme.

 

De plus, Ibn Taïmia رحمه الله a soutenu le fait d’attribuer l’enfant illégitime à son père (le fornicateur) si celui-ci le revendique et sa mère (la fornicatrice) n’étant ni mariée ni esclave d’un autre homme, par ce qu’a rapporté Malîk dans El-Mouwatta' que :

 

«`Omar Ibn El-Khettâb رضي الله عنه attribuait les enfants nés dans l’ère préislamique à ceux qui les revendiquaient en Islam» [22] ; C’est-à-dire qu’il les attribuait à eux, même si ces enfants étaient issus d’un acte de fornication.

 

Aussi, `Îssa a rapporté d’Ibn El-Qâssim (une question) concernant un groupe de gens qui embrassent l’Islam et s’attribuent des enfants illégitimes.

 

[À cette question, on répondit que] si ces enfant étaient libres et que personne (étant le mari d’une femme libre ou le maître d’une femme esclave) ne les revendiquaient ; ces enfants, alors, seraient les leurs.

 

En effet, `Omar Ibn El-Khettâb رضي الله عنه attribuait les enfants nés dans l’ère préislamique à ceux qui les revendiquaient en Islam ; Sauf dans le cas où le maître de la femme esclave ou le mari de la femme libre le revendique aussi ; Car le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«L'enfant appartient au (possesseur du) lit et le fornicateur n’aura que la pierre (la déception)».

 

Donc, le mari et le maître (les possesseurs du lit) sont prioritaires quant à l’attribution de l’enfant [23].

 

Finalement, si la prépondérance des deux opinions est établie en étant soutenue par la preuve ; Il incombe, alors, à El-Moudjtahid [24] d’émettre sa fatwa, en concordance avec l’opinion prépondérante.

 

De même qu’il doit l’émettre d’une façon absolue et dans toutes les situations, et ne doit pas la changer dans des cas particuliers, étant donné que les ulémas sont unanimes à ce qu’El-Moudjtahid ou celui qui a le même statut (tel qu’El-Moudjtahid El-Moutadjazzi' [25]) doit suivre le résultat de son Idjtihâd [26] et sa fatwa doit être conforme à ce résultat.

 

En plus, il ne doit pas renoncer à cette opinion sauf s’il trouve qu’elle est fausse ; Dans ce cas, il doit y renoncer pour adopter l’autre opinion de manière à observer la preuve ; Et ce, si la vérité qui est conforme au Coran et à la Sounna réside clairement dans cette autre opinion. Donc, le mufti doit émettre sa fatwa conformément à la vérité et suivant ce qu’implique la preuve, même si cela contredit l’opinion de son école jurisprudentielle [27].

 

Pour ainsi dire, si la preuve est en faveur de l’opposant, le mufti ne doit point délivrer sa fatwa en se basant sur l’opinion qui est faible.

 

Tandis que dans le cas des questions inhérentes à El-Idjtihâd et dont les preuves sont équivalentes, le mufti peut délivrer la fatwa comme il peut ne pas la délivrer selon la prépondérance des opinions chez lui; et ceci conformément à la classification établie par Ibn El-Qayyim [28]

 

Et dans cette dite classification il n’a pas mentionné que le mufti pourrait émettre sa fatwa dans des cas particuliers et ne pas l’émettre dans d’autres cas.

 

Tel est mon point de vue quant à cette question.

 

Le savoir parfait appartient à Allâh عز وجل, et notre dernière invocation est qu'Allâh, Seigneur des Mondes soit Loué, et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection.

 

[1] Voir : «El-Moughni» d’Ibn Qoudâma (6/601,602) et «Medjmoû` El-Fatâwa» d’Ibn Taïmia (32/109,110).

[2] Rapporté par Ibn Mâdjah, chapitre de «L’ascétisme» (hadith 4391) et par El-Beyhaqi (hadith 21070) par l’intermédiaire d’Ibn Mess`oûd . Ce hadith est jugé Hassane (bon) par El-Albâni dans «Sahîh El-Djâmi`» (hadith 3008) et dans «Sahîh Et-Targhîb Wet-Tarhîb» (hadith 3145).

[3] Rapporté par Abou Dâwoûd, chapitre du «Mariage» (hadith 2052), par El-Hâkim dans «El-Moustadrak» (hadith 2784), par Ahmed (hadith 8101) et par El-Beyhaqi (hadith 14197) par l’intermédiaire d’Abou Hourayra . Ibn Kathîr a dit dans «Irchâd El-Faqîh» (2/149) : «Sa chaîne de transmission est forte et très bonne». El-Albâni l’a jugé authentique dans «Es-Silsila Es-Sahîha» (hadith 2444). Mouqbil Ibn Hâdi El-Wâdi`i l’a jugé Hassane (bon) dans «Es-Sahîh El-Mousnad» (hadith 1451).

[4] Voir : «Neyl El-Awtâr» d’Ech-Chewkâni (7/320).

[5] Voir : «El-Hidâya» d’El-Marghinâni (1/194). Voir : «Takmilat El-Majmoû` Charh El-Mouhadheb» (16/220, 221).

[6] Voir : «El-Moudawwana» d’Ibn El-Qâssim (2/187).

[7] Rapporté par El-Boukhâri, chapitre de «La foi» (hadith 10), par En-Nassâ'i, chapitre de «La foi et ses prescriptions» (hadith 5013), par Ahmed (hadith 6671) et par El-Houmaydi dans son «Mousnad» (hadith 623), par l'intermédiaire de `Abd Allâh Ibn `Amr Ibn El-`Âs .

[8] Rapporté par El-Hâkim (hadith 25), par Ahmed (hadith 12151) et par Abou Ya`lâ dans son «Mousnad» (hadith 4187), par l'intermédiaire de Anas . Rapporté aussi par Ahmed (hadith 6886) par l'intermédiaire de `Abd Allâh Ibn `Amr Ibn El-`Âs . Ahmed Châkir l’a jugé authentique dans sa recension de «Mousnad Ahmed» (11/190). El-Albâni aussi l’a jugé authentique dans «Sahîh Et-Targhîb» (hadith 2555).

[9] Voir : «Medjmoû` El-Fatâwa» d’Ibn Taïmia (32/109,110).

[10] Voir : «El-Hidâya» d’El-Marghinâni (1/194).

[11] Voir : «El-Moughni El-Mouhtâdj» d’Ech-Chirbîni (3/187).

[12] Rapporté par Abou Dâwoûd, chapitre du «Mariage» (hadith 2159), par Ahmed (hadith 11911), par Ed-Dârimi dans ses «Sounane» (hadith 2350), par El-Hâkim dans «El-Moustadrak» (hadith 2790), par El-Beyhaqi (hadith 11105) par l’intermédiaire d’Abou Saïd El-Khoudri. Ce hadith est jugé Hassane (bon) par Ibn `Abd El-Bar dans «Et-Tamhîd» (3/143) ainsi que par Ibn Hadjar dans «Et-Telkhîs El-Habîr» (1/275). El-Albâni l’a jugé authentique dans «Sahîh El-Djâmi`» (hadith 7479).

[13] Rapporté par Abou Dâwoûd, chapitre du «Mariage» (hadith 2160), par Ahmed (hadith 17435), par El-Beyhaqi (hadith 16002) par l’intermédiaire de Rouweyfi`Ibn Thâbite El-Ansâri . Ibn Kathîr l’a jugé authentique dans «Irchâd El-Faqîh» (2/236). El-Albâni l’a jugé Hassane (bon) dans «El-Irwâ'» (5/140).

[14] Rapporté par `Abd Er-Rezzâq dans «El-Moussannaf» (hadith 12903). El-Albâni dans «El-Irwâ'» (1/200) a dit : «Ibn Abi Cheyba a rapporté dans «El-Moussannaf», tel qu’il est mentionné dans «Nasb Er-Râya» (4/252) qu’Ech-Cha`bi a dit : le Prophète صلى الله عليه وسلم a interdit, le jour de la conquête de Awtâs, d’avoir des rapports avec une femme enceinte qu’après qu’elle ait accouché, ou avec celle qui n’est pas enceinte qu’après s’être assurée de la vacuité de son utérus (c’est-à-dire en ayant ses règles). Aussi, `Abd Er-Rezzâq l’a rapporté, alors que la chaîne de transmission du hadith est jugée Moursel (hadith rapporté par Et-Tâbi`î et attribué directement au Prophète صلى الله عليه وسلم sans mentionner le compagnon) et authentique ».

[15] Voir : «Medjmoû` El-Fatâwa» d’Ibn Taïmia (32/112, 113, 139).

[16] Voir : «El-Moughni» d’Ibn Qoudâma (6/266).

[17] Le mot « Lit » est employé ici par métaphore pour signifier la femme. Note du traducteur.

[18] Rapporté par El-Boukhâri, chapitre des «Ventes» (hadith 2053), par Mouslim, chapitre de «L’allaitement» (hadith 3686), par Abou Dâwoûd, chapitre du «Divorce» (hadith 2275), par En-Nassâ'i, chapitre du «Divorce» (hadith 3497), par Ibn Mâdjah, chapitre du «Mariage» (hadith 2082), par Mâlik (hadith 1424), par Ahmed (hadith 25717) et par Ed-Dâraqoutni (hadith 3895) par l’intermédiaire d’Aïcha .

[19] Quand un mari accuse sa femme de fornication ; le gouvernant (le juge), alors, l’ordonne de faire une quadruple attestation en disant : «J’atteste par Allâh que je suis du nombre des véridiques» et à la cinquième [attestation] il dit : «Que la malédiction d'Allâh tombe sur moi si je suis du nombre des menteurs». Puis, le gouvernant (juge) ordonne à la femme de faire une quadruple attestation en disant : «J’atteste par Allâh qu'il [son mari] est certainement du nombre des menteurs» et à la cinquième attestation elle dit : «Que la colère d'Allâh soit sur moi, s'il était du nombre des véridiques». Puis, on les sépare. Note du traducteur.

[20] L’expression «Il n’aura que la pierre» signifie en Arabe : la déception, c’est-à-dire qu’il n’a aucun droit à l’enfant. Les Arabes disent : «Il a la pierre et dans sa bouche il y a la terre» signifiant qu’il n’acquiert que la déception. On a dit aussi que «La pierre» signifie la lapidation en raison de la fornication qu’il a commise. Néanmoins, on ne lapide que celui qui est marié (voir : « Neyl El-Awtâr » d’Ech-Chewkâni (8/88)).

[21] Rapporté par El-Boukhâri, chapitre de « L’affranchissement » (hadith 2533), par Mâlik dans «El-Mouwatta'» (hadith 1424), par Ed-Dârimi dans ses «Sounane» (hadith 2292), par Ed-Dâraqoutni dans ses «Sounane» (hadith 4652) et par El-Beyhaqi (hadith 11795) par l’intermédiaire d’Aïcha .

[22] Rapporté par Mâlik dans «El-Mouwatta'» (hadith 1426), par El-Beyhaqi (hadith 21799) par l’intermédiaire de Souleymâne Ibn Yassâr. El-Albâni dans « El-Irwâ' » (6/25) a dit : «Les hommes de la chaîne de transmission de ce hadith sont dignes de confiance, sauf qu’elle (la chaîne de transmission) est interrompue, vu que Souleymâne Ibn Yassâr n’a pas rencontré Omar. Toutefois, la chaîne de transmission est attachée dans une autre version par l’intermédiaire de Souleymâne Ibn Yassâr…».

[23] Voir : «El-Mountaqâ» d’El-Bâdji (6/11).

[24] El-Moudjtahid est le savant en matière du Coran et de la Sounna, qui est doté d’une vue compréhensive des fins de la Charia et qui comprend correctement le langage arabe. Note du traducteur.

[25] Celui qui fait de l’Idjtihâd sur certaines questions de la religion. Note du traducteur.

[26] L’effort qu’on fait afin de déduire les jugements à partir des preuves de la Charia. Note du traducteur.

[27] Par exemple, l’une des grandes Écoles jurisprudentielles : l’École Hanafite, l’École Malikite, l’École Chaféite et l’École Hanbalite. Note du traducteur.

[28] Voir : «I`lâm El-Mouwaqqi`îne» (4/237).

 

Alger, le 20 Djoumâdâ El-'Oûlâ 1427 H, correspondant au 16 juin 2006 G.

Publié par ferkous.com

 في حكم نكاح الزانية واستلحاق ولده منها

السؤال: هل فتوى الإمامين أبي حنيفة وابن تيمية -رحمهما الله تعالى- بجواز نكاح الزانية ممن زنى بها، وقد حملت منه فقط لا من غيره، وهذا خلاف قول جماهير العلماء، هل هذه الفتوى يؤخذ بها في حالات معينة؟

الجواب: الحمد لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على من أرسله الله رحمة للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، أمَّا بعد

فهذا السؤال يتضمن مسألتين وهما

- الأولى: في حكم نكاح الزانية

- والثانية: في حكم استلحاق الزاني ولده من الزنا

 أما المسألة الأولى:  فقد اشترط ابن تيمية وفاقًا لطائفة من السلف والخلف التوبة أولاً وهو مذهب أحمد(١)، فيحرم نكاح الزانية قبل التوبة سواء كان هو الذي زنى بها أو غيره لقوله تعالى

 الزَّانِي لاَ يَنكِحُ إلاّ زَانِيَةً أَوْ مُشْرِكَةً وَالزَّانِيَةُ لا يَنكِحُهَا إِلاّ زَانٍ أَوْ مُشْرِكٌ وَحُرِّمَ ذَلِكَ عَلَى الْمُؤْمِنِينَ -  النور: 3

ويزول عنها وصف الزنا بعد التوبة لقوله صلى الله عليه وآله وسلم

 التَائِبُ مِنَ الذَّنْبِ كَمَنْ لاَ ذَنْبَ لَهُ

(٢)

، ويؤيد المعنى السابق قوله صلى الله عليه وآله وسلم

 لاَ يَنْكِحُ الزَّانِي المَجْلُودُ إِلاَّ مِثْلَهُ

(٣)

، قال الشوكاني:" وفيه دليل على أنه لا يحل للمرأة أن تتزوج من ظهر منه الزنى، وكذلك لا يحل للرجل أن يتزوج بمن ظهر منها الزنى، وتدل على ذلك الآية السابقة"

(٤)

أمَّا مذهب أبي حنيفة والشافعي ومالك فلا يشترطون للجواز شرط التوبة(٥) وإن كان في المدوّنة ما يشعر بهذا الشرط(٦)، ومن هنا يتبين لك اختلاف ابن تيمية مع مذهب أبي حنيفة في هذا الشرط، بل يزيد شيخ الإسلام ابن تيمية لهذا الشرط امتحانَ الزانية حتى يُتأكد من صدق توبتها، ومستند هذا التقرير قوله تعالى:

﴿ إِذَا جَاءكُمُ الْمُؤْمِنَاتُ مُهَاجِرَاتٍ فَامْتَحِنُوهُنَّ ﴾[الممتحنة: 10]

ويُطلَق المهاجِر على التائب أيضا، ودليل تناوله قوله صلى الله عليه وآله وسلم

 المُهَاجِرُ مَنْ هَجَرَ مَا نَهَى اللهُ عَنْهُ (٧) وَالمُهَاجِرُ مَنْ هَجَرَ السُّوءَ

(٨)

، فما دامت دعوى هجر السوء قائمةً فيشرع فيها الامتحان للآية السابقة

والشرط الثاني: الذي اشترطه ابن تيمية هو الاستبراء بحيضة للحائل، وأمَّا الحامل فحتىّ تضع وهو مذهب مالك وأحمد(٩) خلافًا لأبي حنيفة الذي يرى جواز العقد قبل الاستبراء إذا كانت حاملاً ووافقه عليه محمد بن الحسن الشيباني خلافًا لأبي يوسف(١٠)، ومن منطلق هذا الشرط والذي قبله يتبين اختلاف مذهب أبي حنيفة واختيار ابن تيمية، أمَّا عند الشافعي فيجوز العقد والوطء مطلقًا لأنَّ ماء الزاني غيرُ محترم(١١)، ولا يخفى ضعف هذا الدليل العقلي للشافعي والذي قبله من النصوص الواردة في مضمون هذا الشرط وهو الاستبراء ومنها قوله صلى الله عليه وآله وسلم

 لاَ تُوطَأُ حَامِلٌ حَتَّى تَضَعَ وَلاَ غَيْرُ ذَاتِ حَمْلٍ حَتَّى تَحِيضَ حَيْضَةً

(١٢)

وبقوله صلى الله عليه وآله وسلم

 لاَ يَحِلُّ لاِمْرِئٍ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ أَنْ يَسْقِىَ مَاءَهُ زَرْعَ غَيْرِهِ وَلاَ يَحِلُّ لاِمْرِئٍ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ أَنْ يَقَعَ عَلَى امْرَأَةٍ مِنَ السَّبْي حَتَّى يَسْتَبْرِئَهَا

(١٣)

وبقوله صلى الله عليه وآله وسلم

 لاَ تُوطَأُ حَامِلٌ حَتَّى تَضَعَ وَلاَ حَائِلٌ حَتىَّ تَسْتَبْرِئ

(١٤)

 أمَّا المسألة الثانية: في حكم استلحاق الزاني ولده من الزنا، فإنَّ التوافق بين أبي حنيفة وابن تيمية رحمهم الله ظاهر في النتيجة والحكم، حيث إنَّ أبا حنيفة لا يرى بأسًا إذا زنا الرجل فحملت منه أن يتزوجها مع حملها ويستر عليها، والولد ولد له، واختيار ابن تيمية ينتهي إلى هذا الحكم، فالرجل إذا استلحق ولده من الزنا ولا فراش لحقه(١٥)، غير أنَّ الفرق بين كلاميهما هو ما تقدم في الشرط الثاني من المسألة الأولى وهي اشتراط وضع الحامل أو الاستبراء بحيضة للحائل خلافًا لأبي حنيفة، هذا والقول باستلحاق الرجل ولده من الزنا ليس قاصرًا على الإمامين بل قال به أيضًا إسحاق بن راهويه وسليمان بن يسار وابن سيرين والحسن البصري وإبراهيم النخعي وغيرُهم، وقد عارضَ هذا القولَ جمهورُ أهل العلم ومنهم الأئمة الأربعة الذين يقرون بعدم استلحاق ولده من الزنا إن أراد استلحاقه سواءً ولد على فراش أو ولد على غير فراش

(١٦)

وسبب الخلاف في هذه المسألة يرجع إلى تأويل حديث

الوَلَدُ لِلْفِرَاشِ وَلِلْعَاهِرِ الحَجَرُ

(١٧)

، فإنَّ ابن تيمية - رحمه الله- يرى أنَّ الحديث قاصر حكمه على المرأة إذا كانت فراشًا لرجل آخر، فيبقى الولد ملتحقا بصاحب الفراش إلاَّ أن ينفيه باللعان، ويكون للعاهر الحجر، أي أنَّ الزاني ليس له إلاَّ الخيبة(١٨)أمَّا المرأة إذا لم تكن فراشًا فلا يتناوله الحديث، ويتعين تسمية المرأة فراشًا عند أهل اللغة والعرف بعد البناء عليها، ولهذا ذهب ابن تيمية إلى أنَّ المرأة تعد فراشا بعد معرفة الدخول المحقق لا بمجرد العقد عليها خلافًا لأبي حنيفة - رحمه الله -، وعليه فالعاهر لا يلحقه الولد إذا كان للمرأة زوج دخل بها، فإن لم يكن لها زوج فليست فراشًا ولا يتناول الحديث حكمها، فإذا ولد لها ولد زنية واستلحقه أبوه لحقه، وقد تقدم أنَّ مذهب الجمهور لا يستلحقونه سواء ولد على فراش أو على غير فراش بناء على تأويلهم للحديث، والظاهر أنَّ سبب ورود الحديث يساير في سياقه ومضمونه التفريق الذي ذهب إليه شيخ الإسلام، حيث إنَّ قضاء النبي صلى الله عليه وآله وسلم في قصة ابن وليدة زمعة بن قيس، وكان قد أحبلها عتبة بن أبي الوقاص، فاختصم فيه سعد وعبد بن زمعة فقال سعد: ابن أخي عهد إليَّ أنَّ ابن وليدة زمعة هذا ابني، فقال عبدُ: أخي وابن وليدة أبي على فراش أبي، فقال النبي صلى الله عليه وآله وسلم

 هُوَ لَكَ يَا عَبْد بنَ زمعة، الوَلَدُ لِلفِرَاشِ وَلِلْعَاهِرِ الحَجَرُ، احْتَجِبِي مِنْهُ يَا سَوْدَة

(١٩)

، فكان قضاؤه صلى الله عليه وآله وسلم لمن كانت الأمة فراشًا له دون غيره مع شبهه البيِّن بعتبة، فدلَّ ذلك على خصوص الحديث بما كانت المرأة فراشًا، وانتفى الحكم عمن لم تكن فراشًا، وقد أيَّد ابن تيمية -رحمه الله- لحوق ولده من الزنا إذا استلحقه ولا فراش بما رواه مالك في الموطإ:" أنَّ عمر بن الخطاب رضي الله عنه كان يليط أولاد الجاهلية بمن ادعاهم في الإسلام"(٢٠)أي كان يلحقهم بهم وينسبهم إليهم وإن كانوا زنية، وقد روى عيسى عن ابن القاسم في جماعة يسلمون فيستلحقون أولادًا من زنى، فإن كانوا أحرارًا ولم يدعهم أحد لفراش فهم أولادهم، وقد ألاط عمر من ولد في الجاهلية بمن ادعاهم في الإسلام إلاَّ أن يدعيه معهم مَنْ أمّهاتُهم فراشٌ له؛ لأنَّ النبي صلى الله عليه وآله وسلم قال

 الوَلَدُ لِلْفِرَاشِ وَلِلْعَاهِرِ الحَجَرُ

ففراش الزوج والسيد أحق

(٢١)

فإذا تقرر رجحان أحد القولين بدليله وجب الفتوى بما ترجح عند الناظر أو المجتهد ويفتي بما ترجح بها مطلقا في كلِّ الحالات ولا يعدل عنها إلى حالات معينة للإجماع على أنَّ المجتهد أو من في حكمه (كالمجتهد المُتَجَزِّىء) يجب عليه اتباع ما أدَّاه إليه اجتهاده وأن يفتي به، ولا يجوز له ترك ذلك إلاَّ إذا تبين له خطأ ما ذهب إليه أوَّلا، فيتركه إلى القول الآخر اتباعًا للدليل، وهذا إنما إذا كان فيه الحق ظاهرًا بيٍّنًا موافقًا للكتاب والسنة فيجب على المفتي أن يفتي بالحق وما اقتضاه الدليل ولو خالف مذهبه، فإن كان الدليل مع مخالفه فلا يجوز له أن يفتي بالمرجوح، أمَّا في مسائل الاجتهاد التي الأدلة فيها متجاذبة، فهذا قد يفتي به وقد لا يفتي حسب النظر كما قرر هذه الأقسام ابن القيم رحمه الله(٢٢)ولم يرد في أقسامه أنه يفتي في حالات معينة دون حالات أخرى.

 هذا ما ظهر لي في هذه المسألة، والعلم عند الله تعالى، وآخر دعوانا أن الحمد لله ربِّ العالمين، وصلى الله على نبينا محمد وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين وسلم تسليما

الجزائر في:20 جمادى الأولى 1427ﻫ

المـوافـق ﻟـ:16 جـوان 2006م 

١- انظر المغني لابن قدامة: 6/601، 602. مجموع الفتاوى لابن تيمية: 32/109، 110

٢- أخرجه ابن ماجة في الزهد(4391)، والبيهقي(21070)، من حديث عبد الله بن مسعود رضي الله عنه. وحسنه الألباني في صحيح الجامع(3008)، وفي صحيح الترغيب والترهيب(3145).

٣- أخرجه أبو داود  في النكاح (2052)، والحاكم في المستدرك (2784)، وأحمد (8101)، والبيهقي (14197)، من حديث أبي هريرة رضي الله عنه.قال ابن كثير في "إرشاد الفقيه" (2/149): "إسناده جيد قوي". وصححه الألباني في "السلسلة الصحيحة"(2444)، وحسنه مقبل الوادعي في "الصحيح المسند" (1451)

٤- نيل الأوطار للشوكاني: 7/320

٥- الهداية للمرغناني: 1/194. تكملة المجموع شرح المهذب: 16/220، 221

٦- المدونة لابن القاسم: 2/187

٧- أخرجه البخاري في الإيمان (10)، وأبو داود في الجهاد (2483)، والنسائي في الإيمان وشرائعه (5013)، وأحمد (6671)، والحميدي في مسنده (623)، من حديث عبد الله بن عمرو بن العاص رضي الله عنهما.

٨- أخرجه الحاكم (25)، وأحمد (12151)، وأبو يعلى في مسنده (4187)، من حديث أنس رضي الله عنه،  وأحمد (6886)، من حديث عبد الله بن عمرو رضي الله عنه. وصححه أحمد شاكر في تحقيقه لمسند أحمد(11/190)، والألباني في صحيح الترغيب (2555)

٩- مجموع الفتاوى لابن تيمية: 32/109، 110

١٠- الهداية للمرغناني: 1/194

١١- المغني المحتاج للشربيني: 3/187

١٢- أخرجه أبو داود في النكاح (2159)، وأحمد (11911)، والدارمي في سننه (2350)، والحاكم في المستدرك (2790)، والبيهقي (11105)، من حديث أبي سعيد الخدري رضي الله عنه. وحسنه ابن عبد البر في "التمهيد"(3/143)، وابن حجر في تلخيص الحبير (1/275)، وصححه الألباني في صحيح الجامع (7479).

١٣- أخرجه أبو داود في النكاح (2160)، وأحمد (17435)،  والبيهقي (16002)، من حديث رويفع بن ثابت الأنصاري رضي الله عنه. وصححه ابن كثير في "إرشاد الفقيه" (2/236)، وحسنه الألباني في الإرواء (5/140).

١٤- أخرجه عبد الرزاق في المصنف (12903)، قال الألباني في الإرواء (1/200): "فقد روى ابن شيبة في "المصنف" كما في "نصب الراية"(4/252) عن الشعبي أنّه قال: نهى رسول الله صلى الله عليه وآله وسلم يوم أوطاس أن توطأ حامل حتى تضع، أو حائل حتى تستبرئ. وكذلك رواه عبد الرزاق وإسناده مرسل صحيح"

١٥- مجموع الفتاوى لابن تيمية: 32/112، 113، 139

١٦- المغني لابن قدامة: 6/266

١٧- أخرجه البخاري في البيوع(2053)، ومسلم في الرضاع(3686)، وأبو داود في الطلاق(2275)، والنسائي في الطلاق(3497)، وابن ماجة في النكاح(2082)، ومالك(1424)، وأحمد(25717)، والدارقطني(3895)، من حديث عائشة رضي الله عنها

١٨- ومعنى له الحجر: الخيبة أي لا شيء له في الولد، والعرب تقول: له الحجر وبفيه التراب: يريدون ليس له إلاَّ الخيبة، وقيل المراد بالحجر أنه يرجم بالحجارة إذا زنى ولكنه لا يرجم بالحجارة إلاَّ المحصن فقط ( نيل الأوطار للشوكاني: 8/88)

١٩- أخرجه البخاري في العتق (2533)، ومالك في الموطإ (1424)، والدارمي في سننه (2292)، والدارقطني في سننه (4652)، والبيهقي (11795)، من حديث عائشة رضي الله عنه.

٢٠- أخرجه مالك في الموطإ (1426)، والبيهقي (21799)، من رواية سليمان بن يسار. قال الألباني في الإرواء (6/25): "ورجاله ثقات رجال الشيخين، ولكنه منقطع، لأن سليمان بن يسار لم يدرك عمر، لكن جاء موصولا من طريق أخرى عنه..."

٢١- انظر المنتقى للباجي: 6/11 

٢٢- إعلام الموقعين: 4/237

Cheikh Abou Abdil-Mou'az Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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Adil Al-Jattari - Moustapha Kastit - Ahmad Belqaddid - Abdessalam Al Kharraz (vidéo)

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... des hisbis chez l'innovateur, le takiri Abou Ishaq Al Houwayni lors de son passage à Bruxelles

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