Certes Allah défend parfois cette religion par le biais d'un homme pervers (vidéo)

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Certes Allah défend parfois cette religion par le biais d'un homme pervers (vidéo)

صلى الله عليه وسلم

" .....Certes Allâh défend (parfois) cette religion par (le biais) d'un homme pervers...."

Rapporté Boukhari

Voulant illustrer la véracité de cette parole du Prophète صلى الله عليه وسلم, le Cheikh Muhammad Aman Al-Jami (termina un de ses cours) en racontant à ses élèves l'anecdote (dont voici le résumé) :

 

Un frère ayant étudié à l'université Islamique de Médine (et qui suivait la voie des pieux prédécesseurs) partit en Afrique.

 

Lorsque les jeunes (de là où ce frère vivait) surent que ce frère était un étudiant (de Médine) et qu'ils virent chez lui sa maitrise du dogme (des pieux prédécesseurs) et de la Sunnah, ils commencèrent à se rassembler autour de lui (en assistant à ses discours et ses prêches) et furent de plus en plus nombreux.

 

Le grand nombre de personnes qui commençait à suivre cet étudiant (et délaissant les égarements des Soufis) provoqua la colère des Shouyoukh (des confréries) Soufis qui par jalousie décidèrent de poser des problèmes à cet étudiant (afin qu'il cesse sa Darwa) et de l'embêter de plusieurs manières notamment en déversant des ordures devant sa porte.

 

Excédés par les agissements des Soufis, les élèves du frère lui suggérèrent de porter plainte et d'en informer les autorités, mais jugeant la patience préférable au fait d'aller se plaindre aux autorités qui étaient chrétiennes, il refusa et continua donc sa darwa.

 

Quelques temps après, les Shouyoukh Soufis allèrent se plaindre aux autorités en leur disant plusieurs choses, tels qu'en affirmant qu'une personne venue du Hijaz avait altéré leur dogme, qu'il était en train d'égarer les jeunes et qu'il fallait donc empêcher cela.

 

Le gouverneur (qui était chrétien) fit donc amener l'étudiant et après lui avoir demandé de se présenter, il demanda au jeune : "D’où es-tu ?"

L'étudiant répondit : "d'Arabie"

Le gouverneur dit : "Tu es diplômé ?"

Le jeune répondit : "Oui"

Le gouverneur demanda : "d’où proviennent tes diplômes ?"

L'étudiant répondit : "de l'université Islamique de Médine, ville de [notre] prophète."

Le Gouverneur regarda alors les Shouyoukh Soufis et leur demanda : "Et vous, où avez-vous étudié ?"

Les Shouyoukh soufis répondirent : "nous avons étudié ici."

S'adressant au Shouyoukh soufis, le Gouverneur leur dit Alors : "Écoutez-moi ! Vous êtes musulmans ? Votre prophète est originaire d'Arabie (comme ce jeune) ?"

 

Étant donné que Votre prophète est originaire d'Arabie, que ce jeune est lui aussi d'Arabie, que l’endroit d’où vient ce jeune est le berceau de l'Islam et qu'en plus, il est diplômé de l'université de Médine, la ville de votre prophète !

 

J'ai plutôt tendance à croire que c'est lui qui est sur la vérité et que votre pratique est la conséquence de l'altération que votre religion a subi ici.

 

Donc à partir d'aujourd'hui, soit vous apprenez votre religion auprès de cet étudiant, soit vous vous taisez, et enfin je ne veux plus jamais voir l'un d'entre vous venir se plaindre à moi (concernant cette affaire).

 

Le Cheikh Muhammad Aman après avoir raconté cette anecdote dit :

 

"C'est de sa manière que (ce jour-là) Allah fit triompher la vérité.

Lorsqu'on m'a raconté cette anecdote, j'ai pensé à la parole du prophète صلى الله عليه وسلم :

إن الله ليؤيد هذا الدين بالرجل الفاجر

"Certes Allah défend (parfois) cette religion par un homme pervers"

 

Et le messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit Vrai !

 

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Cheikh Mohammad Âman bnou 'Alî Al-Jâmî - الشيخ محمد أمان بن علي الجامي

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Une trentaine d'égarements des chias rafida, dans les fondements, la aqida et le fiqh

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Une trentaine d'égarements des chias rafida, dans les fondements, la aqida et le fiqh

-Al-bada: Allah peut changer d'avis ou Allah était caché et il est apparu.

 

-Ils ont la même croyance que les mou'tazilas concernant les noms et les attributs. 

 

-La falsification du Coran, pour eux il manque 2/3 tiers du coran, selon eux il y a eu des rajouts ou des diminutions.

 

-Al-wilawa: al-Imama: pour eux les imams sont infaillibles et contribuent à l'élaboration de l'univers, ils ont exagérer a un point où ils ont pris leurs imams pour divinités. 

 

-Le fait de rendre apostat les souhabas, de les rendre mécréants, de les insulter et de les accusés de traitrise. 

 

-Insulter les sahabas et les maudire est une adoration qui rapproche d'Allah selon eux, ils ont même des invocations Spécifiques comme: "dou'a sanamay qoraich" (l'invocation des deux idoles de quoraich qui sont Abu Bakr et Omar).

 

-Aquidatou Raj'a: le retour de certains mort a la vie, dont les sahabas pour être punis. 

 

-Leurs pratiques de la "Taqiya": cacher leurs vraies croyances au gens d'Ahl Sunna et leurs hypocrisies envers eux. Pour eux la Taqia (qui est en réalité le mensonge) représente 9/10ieme de la religion et ils ont inventés une multitude de texte pour légitimer cet acte.

 

-Leurs insultes et leurs haines envers les Imams d'Ahl Sunna. Leurs calomnies et leurs mensonges a leurs égards, "plus l'imam défend la sunna plus ils le détestent".

 

-Ils ont contredit Ahl Sunna aussi bien dans les fondements que dans les branches ainsi que dans le fiqh et les oussouls. 

 

-Ils ont leurs propres références en matière de tafsir et de hadith et rejettent toutes références Sunnite, ils ne prennent pas en considération le tafsir des sahabas ni leurs compréhension, ni leurs narrations SAUF pour propager des ambigüités afin d’attirer les gens vers eux. 

 

-Ils ont toujours trahis les musulmans et se sont toujours allies a leurs ennemis (ex : avec les tatars & les mongols, en Iraq…). Ils soutiennent toutes sectes qui contredisent Ahl Sunna même s’ils les considèrent apostats (ex : les Ikhwans, les soufis, les Alaouites…).

 

-Ils permettent la "Mout'a": le mariage temporaire (sans tuteur sauf pour les vierges), pour eux la mout'a n'est pas limité en nombre et elle peut durer même 1h !

 

-Ils permettent le mariage d'une femme avec sa tante en même temps (même en mout'a !).

 

-Ils permettent la sodomie, certains permettent la pédophilie et la zoophilie (voir les fatawas d’alkhomeini).

 

-Ils pratiquent toutes formes de chirk akbar (dans les 3 formes de tawhid) et de tawasoul interdit, ils sont les promoteurs des mausolées et des grands adorateurs de tombe, ils ont même construit une fausse Ka’ba à Karbala : Voir ici

 

-Ils ont de nombreuses similitudes avec la croyance des juifs, ils affirment que leur Mehdi reviendra pour appliquer la loi de Daoud alayhi salam alors que la dernière Loi est la charia révélée à Mohammad ‘alayhi salatou wa salam.

 

-Ils considèrent les Sunnites comme étant des "nawasibs" leurs sangs et leurs biens sont licites, ils ne permettent pas le mariage avec les sunnites car ils sont mécréants apostats. 

 

-Ils prennent les endroits ou leurs imams sont morts pour lieu de pèlerinage et lieu saint (ex: Karbala).

 

-La prière de celui qui place ses mains sur sa poitrine comme confirmer dans la sunna n'est pas valable selon leurs dires.

 

-Selon eux, Aicha a empoisonné et tué le prophète sala Allahou alayhi wa salam!

 

-Selon eux, la sourate Tahrim prouve la mécréance d'Aicha et Hafsa! (leurs tafsir rabaisse constamment les femmes du prophète qui ne considèrent pas comme faisant partie d’Ahl Bayt)

 

-Ils surnomment les gens de la Sunna: Bakriste et Omariste. Les gens du tawhid de "wahhabites".

 

-Ils prétendent que la plupart des Savants de la Sunna sont des Majus! (Alors que c'était la religion des perses! L’Iran rafidite actuel)

 

-Ils ont abandonnés complètement le joumoua.

 

-Ils ont abandonné le Jihad tant que le Mehdi ne revient pas et les premiers qu'ils combattront sont les gens de la Sunna, d’ailleurs leurs mains ne frappent que les gens de la Sunna. 

 

-Ils regroupent et effectuent les salats comme le voyageur en tout temps.

 

-Ils permettent les photos même dans les cimetières !

 

-Ils permettent l'auto-flagellation même sur les enfants et les bébés.

 

-Ils exercent le culte de la personnalité et du martyr (dernièrement Ahmedi Najah a affirmé qu’Hugo Chavez « Chrétien procommuniste » est un martyr et qu’il sera ressuscité avec le Mehdi afin d’appliquer la justice sur terre!). 

 

-Ils ont une croyance complètement fausse du destin.

 

-Ils se préparent en attendant leur Mehdi pour La prise de la Mecque et Médine et de tuer tous ceux qui s'opposent à eux.

 

-Ils font l'essuyage directement sur les pieds! Alors qu'Ils renient complètement le mash 'ala khoufain (l'essuyage sur les chaussons) alors que c'est une sunna confirmer et "moutawatira".

 

 

Le chiisme est une des pires sectes égarées que l’Islam n’ait jamais connue.

 

Ce résumé n’a pas pour but d’être exhaustif.

 

Ce n’est que l’exposé de quelques éléments de leurs croyances hérétiques, pour en savoir sur leurs égarements, preuves à l’appui :

 

-« Fatâwâ » cheikhul-Islâm ibn Taymiyyah 

-« Minhâj as-sunnah » cheikhul-Islâm ibn Taymiyyah 

-« Al-millal wal nihal », Achahrastâny 

-« Al-farq bayn al-firaq » Albaghdadi

-« Maqâlât al-islâmiyyin », Al-Ach’ari Parmi les livres contemporains 

-« Jami’ muallafat » cheikh Ihsân Ilâhi Dhahîr ainsi que tous ses ouvrages

-« Masalatu at-taqrîb », cheikh Nâsir AlQafâry

-« Usul madhab ac-chi’a al ithnâ ‘achariyyah », cheikh Nâsir Al-Qafâry 

-« Jami’ muallafât » ach-cheikh Mohammed Mâl Allah 

-« Badl al-majhud fî muchâbahat ar-râfidhah lil yahud », Abdullah Al-jamîly

-« Hatta lâ nakhda’ », ‘Abdullah Al-mûsily

-« Ach-chi’a al-ithnâ ‘achariyyah wa takfîrihum li’umum al-muslimin » ‘Abdullah As-salafy

-« Man qatala Al Hussein? »

-« Al-burhân fi tabriati Abi hurayrata min albuhtân » ‘Abdullah Nâsir 

-« Al-antisâr lis-suhbi wal Âl » Ibrahim Alhalaby

-« Bal dhalalt fi rad abâtil At-tijâny » cheikh khâlid Al-Asqalâny

-« Ma’a al-ithnâ ‘achariyyah fil usûl wal furu’ » ‘Ali As-Sâlûs

-« Tabdîd ad-dhalâm wa tanbîh an-niyâm ‘ala khatar at-tachayyu’ ‘ala al-muslimin walIslâm » cheikh Suleiman Al-jabhân

-« Un exposé de la croyance fallacieuse des Chiites à travers leurs sources » par le Savant Khalid Mahmoud 

-« Al-Khoutout Al ’Arida » par le Savant Mouhibouddine AlKhatib.

 

Et cette liste de livres, bien entendu, n’est pas exhaustive...

 

 Publié par ca.groups.yahoo.com/group/C_A_I_M

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Dire ou taire la divergence des savants ? (audio)

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Dire ou taire la divergence des savants ? (audio)

Question :

 

Qu’Allâh vous préserve.

 

Si les savants divergent sur une question, doit-on mentionner tous les avis ou bien se contente-t-on de mentionner l’avis prépondérant ?

 

Réponse :

 

Si tu connais l’avis prépondérant, il te suffit de le mentionner et de répondre en fonction de celui-ci.

 

Mais si la personne souhaite mentionner les différents avis, elle les mentionne avec leurs preuves, puis elle mentionne l’avis prépondérant avec ses preuves, cela si elle écrit, par exemple et qu’elle s’est imposée de mentionner tous les avis avec leurs preuves. 

 

Mais si cela est pour répondre à une question, tu dois seulement mentionner la vérité et répondre en mentionnant l’avis prépondérant.

 

Et Allâh est plus Savant.

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh 'Outhman Ibn Abdallah As-Sâlimy - الشيخ عثمان بن عبدالله السالمي

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Approche scientifique de la hijama

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Approche scientifique de la hijama

Approche concise de l'histoire de la hijama

 

La hijama est une technique thérapeutique très ancienne, elle a été décrite sur des papyrus datant de plus de 1500 ans avant le début du calendrier grégorien, dont le fameux papyrus d'Ebers.

 

Elle a ensuite été pratiquée et recommandée par des grands noms de la médecine dans l'antiquité, tels qu'Hippocrate et Galien.

 

Plus tard, au dixième siècle, la hijama connaît un nouvel essor sous l'impulsion d'Ibn Sinâ, connu sous le nom d'Avicenne, à travers son fameux Al-Qanûn Fî At-Tibb (Le canon de la médecine), ouvrage médical de référence en cinq tomes.

 

On peut aussi citer Az-Zahrâwî, connu sous le nom d'Albucasis, qui était un chirurgien de renom du onzième siècle. Az-Zahrâwî est l'auteur de la fameuse encyclopédie médico-chirurgicale, en trente volumes At-Tasrîf Liman cAjaza cAn At-Ta'lîf (La méthode en médecine). Ouvrage dans lequel il décrit les bienfaits de la hijama.

 

Au treizième siècle, un autre chirurgien arabe, Ibn Al-Quff contribua à la promotion de la hijama à travers son traité sur la chirurgie Al-cUmdah Fî Al-Jirâhah.

 

Au dix-septième siècle, une autre grande figure de la chirurgie vante les mérites de la hijama, il s'agit du barbier-chirurgien français Ambroise Paré. La légitimité du recours à la hijama croit, et elle tend à se démocratiser en Europe.

 

Au début du vingt-et-unième siècle, la hijama connaît alors un essor remarquable en Europe et aux USA et bénéficie d'une légitimité unanime dans son recours. On peut citer la parole suivante de Gillespie WA dans la revue Boston Medical and Surgi cal Journal en 1834 : « Nul membre de la profession, à cette époque, ne peut ignorer son recours ni son importance. » (10/27-30).

 

Un autre illustre médecin a, par ailleurs, contribué à promouvoir la hijama, en la personne du Pr. Osler William, co-fondateur de l'université de médecine Johns Hopkins à Baltimore (USA) au début des années 1890. Il fût aussi l'auteur du fameux «The Principles and Practice of Medicine» (principes et pratique de la médecine).

 

Il était un grand admirateur de Ibn Sinâ et considérait son ouvrage « Le canon de la médecine » comme une véritable bible médicale. Osler recommandait la hijama comme traitement, entre autre, des infections broncho-pulmonaires et des myélites aiguës.

 

Cependant, à partir de la deuxième moitié du vingt-et-unième siècle, -la hijama connaît un déclin en occident en raison, notamment, des débuts de l'industrie du médicament qui promettait alors aux malades des traitements réputés moins « invasifs » : apparition des antibiotiques et autres antipyrétiques.

 

En Asie, la hijama a, quant à elle, continué à jouer un rôle prépondérant jusqu'à ce jour, dans ce que l'on appelle la « médecine traditionnelle chinoise ».

 

Il a fallu attendre le début des années 1990 pour voir la hijama susciter, de nouveau, de l'intérêt auprès des professionnels de santé.

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La hijama « sèche » ou Al-Hijâmah Al-Jaffah

 

Elle consiste en la stimulation du flux sanguin, on parle d'effet circulatoire. La hijama sèche permet, en effet, l'extraction des substances excédantes, toxiques depuis l'organe atteint vers la surface de la peau. Le réseau circulatoire des capillaires superficiels de la peau est si étendu qu'il permet alors une redistribution sur l'ensemble de cette surface de ces substances. Ce principe a été cité par Jayasuriya Anton dans son ouvrage Traditional Chinese Acupuncture, the Acupuncture Foundation of Sri Lanka, 1982.

 

Cette forme sèche est préférée, notamment, chez l'enfant de moins de 10 ans.

 

Il existe plusieurs variétés, les plus connues sont :

 

-dry cupping, il s'agit de la hijama sèche standard.

 

On applique la ventouse sur la peau et on la laisse en place pendant 10min..

 

Je rappelle que ce qui importe c'est la qualité de la succion et non sa durée. Une étude a évalué l'impact de la pression exercée par la ventouse et sa durée d'application. La conclusion est que l'effet maximal est obtenu à 10min, et qu'au-delà de 10min, il n'y a plus de gain en efficacité. Par contre plus la pression est grande et plus l'effet est grand.

 

Le contrôle de la succion est donc important afin d'optimiser l'efficacité de la hijama, suivant la tolérance du patient bien sûr. (1)

 

-moving cupping, elle consiste à effectuer une faible succion sur la peau.

 

Elle est donc réalisée préférentiellement avec un système de ventouse à valve.

 

Quant au système de ventouse par combustion, ceci n'est réalisable que si la combustion est lente (=éviter le coton!).

 

Une fois la ventouse en place, on la déplace sur la peau en effectuant des mouvements en S ou de haut en bas. Afin de faciliter ces mouvements, il est nécessaire d'appliquer une bonne couche d'huile sur la zone à traiter.

 

Cette forme de hijama est utilisée comme massage idéalement sur le dos (au niveau du muscle trapèze et des muscles para-vertébraux) et procure une détente appréciée.

 

-flash cupping, le but, cette fois, est de réaliser des mouvements de va-et-vient du sang, depuis la profondeur vers la surface, afin de stimuler la circulation sanguine.

 

Pour ce faire, les ventouses sont placées/retirées rapidement, environ toutes les 30 secondes. Cette technique est intéressante sur des zones de mauvaise fixation de la ventouse.

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La hijama « humide » ou Al-Hijâmah Ar-Ratbah

 

Cette forme est celle que notre Prophète صلى الله عليه وسلم nous a recommandée.

 

Elle bénéficie à l'heure actuelle de l'engouement d'un certain nombre de médecins de par le monde, et particulièrement en Europe et aux USA. On peut par exemple voir des cupping center où la hijama humide est pratiquée, en Angleterre, à Londres.

 

Plusieurs études ont, par ailleurs, été réalisées en Allemagne vantant les mérites de la hijama.

 

J'en mentionne ici un extrait : « La cupping therapy présente un avantage intéressant sur l'acupuncture dans le sens où elle s'applique sur les mêmes points que celle-ci tout en limitant les risques d'accidents d'exposition au sang » (2)

 

La hijama humide consiste en l'extraction des substances nocives, toxiques accumulées. Ceci explique que pendant longtemps, c'est sa fonction épurative qui était reconnue (diminution du mauvais cholestérol, de l'acide urique, de la créatinine, de l'excès de sucre...).

 

Mais on sait maintenant que son champ d'action est beaucoup plus vaste : stimulation hormonale, stimulation du système immunitaire, co-analgésie (diminue la douleur seule ou en association avec d'autres antalgiques)...nous reviendrons sur ces notions plus tard.

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Hijama sèche/ hijama humide ?

 

De manière générale, il faudra privilégier la hijama humide aussi souvent que possible, hormis quelques cas où la forme sèche trouve son indication :

 

-Chez l'enfant de moins de dix ans. Un certain nombre de pathologies de l'enfant peuvent ainsi être traitées par ce biais : incontinence urinaire ou fécale, constipation, douleur, stress. Dans son ouvrage Traditional Chinese Medicine :Cupping Therapy, Chirali propose même un nouveau concept de ventouse en caoutchouc adaptée chez l'enfant. Le seul inconvénient est que ce type de ventouse n'est pas facilement stérilisable et serait donc destiné à un usage personnel.

 

Quant à la force de succion, elle sera faible entre deux ans et sept ans puis moyenne au-delà de sept ans. À partir de dix ans, une hijama humide pourra être proposée si besoin.

 

-En cas d'articulations tuméfiées et douloureuses, mais il est possible de traiter également les zones avoisinantes par une hijama humide. En effet, on n'incise jamais en regard d'une zone cedématiée car le risque de surinfection est grand.

 

-En cas d'atteinte musculaire : douleurs, crampes, myosite (=inflammation)...

 

Attention : en cas de prise d'anticoagulants à dose efficace, une hijama sèche peut provoquer des hématomes musculaires profonds sources d'hémorragie et d'infection.

 

-Afin d'aider à l'évacuation d'une collection liquidienne purulente ou sanguine lorsqu'elle est fistulisée à la peau (folliculite, abcès) ou faciliter la dissémination du contenu de ces poches au moyen du réseau vasculaire superficiel (lipome, hématome superficiel) le cas échéant.

 

Attention : ne jamais poser une ventouse sèche sur une tumeur maligne car le risque de disséminer les cellules tumorales dans la circulation générale est réel. Quant aux tumeurs bénignes comme les grains de beauté ou nævus, il reste prudent de s'abstenir.

 

-En cas d'écoulements vaginaux physiologiques ou pathologiques, une hijama sèche sous les seins semblent contribuer au tarissement de ces anomalies.

 

Habituellement, la hijama sèche standard ou dry cupping sera ainsi utilisée pour le traitement de la douleur ou des écoulements gynécologiques tandis que le flash cupping ou le moving cupping seront préférés pour le traitement des collections.

 

(1) Voir l'étude Effect of time and pressure factors on the cupping mark color de Zhao et Al, publiée dans The chinese acupuncture and moxibustion, mai 2009.

(2) Cupping: From a biomechanical perspective de L.M.Thama et al, publiée dans la revue Biomechanics, en juin 2005

 

Extrait du livre : « La Hijama, fondements-techniques-conseils » aux éditions Tawbah
Avec l'aimable autorisation exclusive pour 3ilm.char3i de notre frère, qu'Allah le préserve, le Docteur en médecine générale, Ait m’hammed Moloud


Dr Ait m’hammed Moloud

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Le délice du savoir et la nuit de noces

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Le délice du savoir et la nuit de noces

Le sheykh Sâleh Âl Ash-Sheykh dit dans sa conférence «La détermination des prédécesseurs dans l'étude du savoir» :

 

...La motivation d'Ibn Rajab relative au savoir était grande, au point que ses études auprès de ses professeurs dans sa jeunesse ont fait que son mariage s'attarde.

 

Quand il se maria, il fut rejoint par sa femme embaumée et parfumée qui se mit devant lui alors qu'il était plongé dans ses feuilles et ses livres.

 

Il leva sa tête vers elle et il dit : «Je l'ai regardée et elle était comme ceci et comme cela», il l'a décrit par rapport à sa préparation pour lui, sa parure, son parfum et son embellissement.

 

Il dit : «puis j'ai rabaissé ma tête vers mes feuilles pour finir. Ma femme s'énerva et s'en alla».

 

Car il ne lui accorda pas beaucoup d'importance.

 

Ce qui est obligatoire c'est que le droit de chacun lui soit donné, et ta femme possède un droit sur toi.

 

Mais parfois l'ardeur et le désir augmentent, l'individu patiente alors sur un savoir bien qu'il ait plus besoin d'autre chose.

 

Il choisit donc ce qui fortifie ce à quoi l'âme est attachée : le savoir, l'écriture, la recherche et la rédaction...

Mohammad ibn 'Abd Allah ibn Hamîd, l'auteur du livre (Les nuages d'averses sur les tombes des Hanbalites - السحب الوابلة على ضرائح الحنابلة) dit dans la biographie de 'Abd Al Wahhâb ibn Mohammad Ibn Feyrouz (1172-1205 h.) volume 1, page 682 :

 

...Et il s'est plongé dans l'acquisition du savoir, en étant assidu à la lecture, la vérification, la révision et la recherche nuit et jour, rien d'autre ne le préoccupait.

 

Au point que quand il se maria par ordre de son père, la nuit de noces il prit avec lui son cartable.

 

Quand les gens s'en allèrent, il déposa la lampe et s'assit pour lire les cours qu'il voulait étudier le lendemain, en prévoyant qu'il irait cohabiter avec sa femme une fois la lecture finie.

 

Mais il fut absorbé par la lecture jusqu'à l'appel de la prière de l'aube.

 

Il fit les ablutions et sortit pour la prière.

 

Puis il assista aux cours de son père depuis leur début, alors que son père n'était pas au courant de cela car il était non-voyant.

 

A la fin des cours, son fils alla le voir et le salua.

 

Il le félicita donc ainsi que les personnes présentes le félicitèrent.

 

La deuxième nuit il fit la même chose que la veille, il n'approcha pas sa femme.

 

Sans avoir l'intention du délaissement, mais de par son occupation par la lecture, en se disant :

 

«je lis le cours ensuite je vais voir ma femme», mais le voilà occupé jusqu'à l'aube.

 

La femme informa alors son tuteur de cela, qui alla en informer son père.

 

Celui-ci l'appela, le réprimanda, lui prit son cartable et insista pour qu'il se rende auprès d'elle...

Rassemblement et traduction par Abou-L-Waqt Al Maghriby

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli Ash-Cheikh - الشيخ صالح بن عبد العزيز آل الشيخ

Cheikh Mohammad ibn 'Abd Allah ibn Hamîd - الشيخ عبد الله بن محمد بن حميد

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Les différentes manières de faire le tasbih après la prière (vidéo)

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Les différentes manières de faire le tasbih après la prière (vidéo)

-La première

 

سبحان الله - SubhanAllah (33 fois),

الحمد لله - al hamduliLlah (33 fois),

الله أكبر - Allahu Akbar (33 fois)

puis dire :

لاإله إلا الله وحده لا شريك له له الملك وله الحمد وهو على كل شئ قدير

la ilaha illa Llahu wahdahu la sharika lah, lahu l mulku wa lahu l hamdu wa huwa ‘ala kulli chay in Qadir

 

D’après Abu Hourayra, qu’Allah l’agrée, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : 

 

« Celui qui, après chaque prière, dit subhanAllah 33 fois, al hamdouliLlah 33 fois, Allahu Akbar 33 fois puis complète la centaine en disant :

« Il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, Seul sans associé, à Lui appartiennent la royauté et les louanges et Il est capable de toute chose »,

ses péchés seront pardonnés, même s’ils sont comme l’écume de la mer. »

Muslim, authentifié par cheikh al albani (As-Sahiha 100)

 

-La deuxième

 

سبحان الله - SubhanAllah (33 fois),

الحمد لله - al hamduliLlah (33 fois),

الله أكبر - Allahu Akbar (34 fois)

 

Authentifié par cheikh al albani (As-Sahiha 102)

 

-La troisième

 

سبحان الله - SubhanAllah (10 fois),

الحمد لله - al hamduliLlah (10 fois),

الله أكبر - Allahu Akbar (10 fois)

 

Sahih Al-Kalim At-Tayyib (93)

 

-La quatrième

 

سبحان الله - SubhanAllah (25 fois),

الحمد لله - al hamduliLlah (25 fois),

الله أكبر - Allahu Akbar (25 fois),

لا إله إلا الله - la ilaha illa Llahu (25 fois)

 

Sahih An-Nassâ'î (1351)

Cheikh Abdullah Ibn AbdirRahman Al Bassam :

 

A partir du moment où les hadiths rapportés avec ces nombres sont authentiques, il convient de varier entre les différentes manières de faire.

 

Et peut être que la manière courte pourra être accomplie dans les moments où le fidèle est pressé, cela lui permet ainsi de ne pas délaisser cette sunna et de ne pas perdre ce mérite.

 

Allah est certes bienveillant envers ses créatures.

 

Quant à réunir entre les différentes manières de faire le tasbih, ou de le faire de deux manières différentes après une prière, ceci n’est pas recommandé. 

 

[Explication de Boulough al Maram, volume 2, page 307, éditions : maktaba al assadi]

Cheikh Muhammad Ibn Sâlih Al Othaymin :

 

Il y a plusieurs bénéfices à diversifier la manière de faire le dhikr :

 

-La mise en pratique de la Sunna selon les différentes manières qu’elle a été rapportée. 

 

-La mémorisation de la Sunna, car si tu délaisses une de ces manières, tu l’oublieras et ne la mémoriseras pas. 

 

-Cela te permettra de ne pas l’accomplir mécaniquement.

En effet, beaucoup de gens, lorsqu’ils n’accomplissent la Sunna que d’une seule manière, le font mécaniquement sans se rappeler ses sens.

Tandis que celui qui varie entre les différentes manières prêtera attention à cette Sunna (et à ce qu’il dit). 

 

[sahab.net]

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh ‘Abdullâh Ibn ‘Abder-Rahmân al-Bassâm - الشيخ عبد الله البسام

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les cinq conditions pour imposer le convenable et interdire le blâmable

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Les cinq conditions pour imposer le convenable et interdire le blâmable

-La première condition est qu'il devrait savoir le jugement Islamique concernant ce qu'il impose ou interdit

 

Puis il devrait seulement imposer ce qu'il sait que la shari'ah impose et il devrait seulement interdire ce qu'il sait que la shari'ah interdit et il ne devrait pas compter sur ses goût ou coutumes en ce qui concerne cela. 

 

-La deuxième condition est qu'il devrait connaître la situation de la personne à laquelle il s'adresse

 

Est-elle celle qui devrait être imposé ou interdit, ou non ?

 

Si il voit une personne dont il n'est pas sûr qu'elle soit responsable (moukalif) ou non, il ne devrait rien imposer sur elle jusqu'à ce qu'il le découvre. 

 

-La troisième condition est qu'il devrait savoir de la personne qui semble être responsable : a-t-il fait l'action qu'il veut imposer, ou non ? 

 

S'il voit quelqu'un entrer dans la mosquée et s'assoir et qu'il n'est pas sûr qu'il ai fait deux rak'ahs ou non, il ne devrait pas l'accuser ou lui dire de les faire, jusqu'à ce qu'il en sache plus. 

 

-La quatrième condition est qu'il devrait pouvoir imposer ce qui est convenable et interdire ce qui est blâmable, sans entraîner le mal (ou tort) sur lui.

 

Si cela entraîne le mal sur lui, alors il ne doit pas le faire, mais si il est patient et le fait, ceci est meilleur, parce que tous les devoirs sont soumis à la condition que l'on puisse les faire, parce qu'Allah dit (l'interprétation de la signification) : 

 

"Craignez Allah, donc autant que vous pouvez," [ Al-Taghabun 64:16] 

 

"Allah n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité" [ Al-Baqarah 2:286] 

 

-La cinquième condition est que d'imposer ce qui est convenable et interdire ce qui est blâmable ne devrait pas aboutir à un mal plus grand que de se taire.

 

Si cela en résultera alors il ne doit pas le faire, plutôt il ne lui est pas permis d'imposer ce qui est convenable et interdire ce qui est blâmable. 

 

Traduction approximative de Majmou ' Fatawa (8/652-654)

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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les raisons de la dureté du coeur (audio-vidéo)

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Les raisons de la dureté du coeur (audio-vidéo)

Question :

 

Est-ce que la rupture des liens de parenté est une des causes de la dureté du coeur ?

 

Réponse :

 

Oui, tous les péchés sont des raisons de la dureté des cœurs.

 

La négligence envers le rappel d'Allâh et la lecture du Qur'an sont aussi des causes de la dureté des cœurs.

 

La rupture des liens de parenté est parmi les désobéissances qui causent la dureté des cœurs aussi.

 

Également, l'ingratitude envers les deux parents, ou l'un d'entre eux, est aussi une des causes de la dureté des cœurs.

 

Donc l'ensemble des désobéissances fait partie des raisons de la dureté des cœurs.

 

Il incombe au croyant d'y faire attention, de s'en éloigner et de se repentir à Allâh de ce qu'il en a déjà commis.

 

C'est ainsi, le croyant et la croyante, le repentir à Allâh de tous les péchés, leur est obligatoire, car ils sont un mal immense dans le bas-monde et dans l'au-delà.

 

Ils sont aussi une des raisons de la dureté des cœurs et de la colère d'Allâh dans le bas-monde et dans l'au-delà.

 

Cela fait aussi partie des causes de la mauvaise fin et du châtiment le jour de la résurrection et dans le barzakh.

 

Il est donc impératif de s'en méfier tous autant qu'ils sont, dont : La médisance, la calomnie, l'ingratitude envers les deux parents ou l'un d'entre eux, la rupture des liens de parenté, pratiquer l'usure, consommer ce qui est interdit, le salaire illicite à travers la fourberie, le vol, le pillage, le banditisme, l'extorsion et autre que cela parmi toutes les autres désobéissances.

 

Et parmi cela : la fornication, la consommation de vin, et le refuge est auprès d'Allâh.

 

Tout cela fait partie des plus répugnants péchés.

 

Il est donc obligatoire au croyant et à la croyante de prendre garde à cela, de se repentir à Allâh de ce qui a précédé, avec sincérité et convoitise de ce qui se trouve auprès d'Allâh, regretter totalement ce qui est passé comme mauvaises actions et les abandonner, et une résolution sincère de ne pas y retourner, exclusivement pour Allâh, par vénération pour Lui سبحانه, espérant Sa récompense et craignant Son châtiment.

 

Et ainsi, ceci est obligatoire pour chaque musulman et musulmane.

 

Nous demandons à Allâh le succès et la guidance pour tout le monde.

 

Publié par minhaj sunna

 قطع الرحم من أسباب قسوة القلب

هل من أسباب قسوة القلوب قطع صلة الرحم؟

نعم، جميع المعاصي كلها من أسباب قسوة القلوب، والغفلة عن ذكر الله وعن قراءة القرآن من أسباب قسوة القلوب، وقطيعة الرحم من المعاصي التي تسبب قسوة القلوب أيضاً، وهكذا عقوق الوالدين أو أحدهما هو أيضاً من أسباب قسوة القلوب، فجميع المعاصي من أسباب قسوة القلوب، فينبغي للمؤمن أن يحذرها ويبتعد منها وأن يتوب إلى الله مما فعل منها، هكذا المؤمن والمؤمنة يجب عليهما التوبة إلى الله من سائر المعاصي لأنها شرٌ عظيم في الدنيا والآخرة ومن أسباب قسوة القلوب ومن أسباب غضب الله في الدنيا والآخرة، ومن أسباب سوء الخاتمة، ومن أسباب العذاب يوم القيامة والبرزخ، فالواجب الحذر منها جميعها، ومن ذلك الغيبة والنميمة والعقوق للوالدين أو أحدهما، وقطيعة الرحم وأكل الربا، وأكل الحرام وكسب الحرام من طريق الخيانة من طريق السرقة من طريق النهب والغصب، إلى غير هذا من سائر المعاصي، ومن ذلك الزنا، وشرب الخمر والعياذ بالله كل هذا من أقبح المعاصي، فيجب على المؤمن والمؤمنة الحذر من ذلك، والتوبة إلى الله مما سلف عن صدق ورغبة فيما عند الله وندمٍ كامل عما مضى من السيئات وإقلاع منها، وعزم صادق أن لا يعود فيها مخلصاً لله معظماً له سبحانه يرجو ثوابه ويخشى عقابه، وهكذا يجب على كل مسلم ومسلم نسأل الله للجميع التوفيق والهداية

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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La formule du tachahhud que l'on doit dire maintenant que le prophète صلى الله عليه وسلم est mort

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La formule du tachahhud que l'on doit dire maintenant que le prophète صلى الله عليه وسلم est mort

'Ibn Mascûd رضي الله عنه a dit :

 

« Le Prophète صلى الله عليه وسلم m'a appris le Tachahhud - et mes mains étaient entre les siennes - comme il m'apprenait la sourate du Coran :

 

التحيات لله والصلوات الطيبات

السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته

السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين

اشهد أن لا اله الا الله وان محمد رسول الله

 

« Les salutations, les prières et les meilleures (formules de louange) sont pour Allah.

Ô Prophète, que la paix soit sur toi ainsi que la miséricorde et la bénédiction d'Allah.

Que la paix soit sur nous et les serviteurs vertueux d'Allah

[Lorsqu'il dit ceci cette invocation atteint tout serviteur pieux dans le ciel et sur la terre].

J'atteste qu'il n'y a pas de divinité autre qu'Allah et j'atteste que Muhammad est Son Serviteur et Messager. »

 

[Nous disions cela de son vivant, mais une fois décédé, nous dîmes] :

 

 السلام على النبي

as-salam 3ala n-naby

 

« Que la paix soit sur le Prophète. »

Al-Buhhârî, Muslim, Ibn Abî Chaybah (1/90/2), As-Sarrâj, Abû Yaclâ dans son Musnad (258/2) et il est référencé dans Al-Irwâ' (321).

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Explications

 

-La parole d'Ibn Masc-ûd : « ... Nous dîmes : « Que la paix soit sur le Prophète » » veut dire que les Compagnons, qu'Allah soit satisfait d'eux, disaient « Que la paix soit sur toi, ô Prophète - السلام عليك » dans le Tachahhud du vivant du Prophète.

 

Mais, lorsqu'il mourut, ils abandonnèrent cette formule et dirent : « Que la paix soit sur le Prophète السلام على النبي».

 

Ceci ne peut provenir que d'une instruction du Prophète صلى الله عليه وسلم" .

 

-Ceci est confirmé aussi par le fait que cÂ'ishah leur apprenait le Tachahhud dans la prière de cette façon :

 

« Que la paix soit sur le Prophète ».

Il est rapporté par As-Sarrâj dans son Musnad (tome 9/1/2) et AlMulchallis dans Al-Fawâ'id (tome 11/54/1) avec deux chaînes de rapporteurs authentiques qui leur sont attribuées.

 

-Al-Hâfizh, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit :

 

« Ce rajout, en apparence veut dire qu'ils disaient « que la paix soit sur toi, ô Prophète » en utilisant le pronom personnel à la seconde personne du singulier du vivant du Prophète.

Puis lorsqu'il mourut, ils délaissèrent la 2ème personne du singulier, et, au lieu de s'adresser au Prophète directement, ils l'ont évoqué par la troisième personne du singulier. Ils dirent alors : « Paix et salut sur le Prophète. »»

 

-Il a dit par ailleurs :

 

« As-Subld a dit dans Charh ul-Minhâj, après avoir évoqué cette version d'après Abû cUwânah seul :

« Si les Compagnons ont vraiment fait ceci alors l'usage de la 2ème personne du singulier après la salutation n'est pas obligatoire, et à la place, on dit : « Paix et bénédiction sur le Prophète » ».

 

-Certes, ceci est authentique sans aucun doute (car c'est dans Sahih AlBukhârî).

 

En plus, j'ai trouvé un autre hadith fort qui va dans le même sens que celui-là.

 

'AbdurrRazzaq a dit :

 

« Ibn Jurayj m'a informé que les Compagnons du Prophète رضي الله عنهم disaient de son vivant :

« Paix et bénédiction sur toi, ô Prophète ».

Puis, quand il mourut, ils dirent : « Paix et bénédiction sur le Prophète ».

Ceci est une chaîne de rapporteurs authentique. »

 

Quant à ce qu'a rapporté Sadd Ibn Mansûr d'après Abû 'Ubaydah Ibn cAbdillah Ibn Mascild d'après son père (Abdullah Ibn Mascûd), il a mentionné que le Prophète صلى الله عليه وسلم leur a appris le Tachahhud, puis, il a évoqué (ce que cAbolillah Ibn Mascûd a dit).

 

Il dit :

 

« Ibn cAbbas a dit :

 

« On disait : « Paix et bénédiction sur toi, ô Prophète » du vivant (du Prophète). »

 

Ibn Mascûd dit alors : « C'est ainsi qu'il nous a appris et c'est ce que nous enseignons. »

 

Il semble qu'Ibn cAbbas l'ait dit en cherchant à connaître la vérité, mais qu'Ibn Mascûd n'est pas revenu sur son avis.

 

Mais, la version d'Abû Macammar est plus authentique (c'est-à-dire la version d'Al-Bukharî) parce qu'Abû (Ubaydah n'a rien rapporté de son père et donc, la chaîne de rapporteurs qui remonte à lui est faible )

 

Un nombre de savants renommés dans la science du hadith tels 'que AlQastalânî, Az-Zarqânî, Al-Laknâwî et d'autres ont rapporté les propos d'AlHâfizh qu'ils ont accepté sans les mettre en doute.

 

extrait du livre "La description de la prière du prophète"

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Est-ce la lecture ou la mémorisation du coran qui permet de monter les degrés du paradis ? (audio)

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Est-ce la lecture ou la mémorisation du coran qui permet de monter les degrés du paradis ? (audio)

Le questionneur :

 

As Salam aleykoum wa rahmatou Allâh wa barakatouh.

 

Le Cheikh :

 

Wa aleykoum as Salam wa rahmatou Allâh wa barakatouh.

 

L'étudiant :

 

Dans un hadith du Prophète صلَّى الله عليهِ وسلَّم il est dit:

 

"On dira à celui qui avait l'habitude de réciter le coran, lis et monte (les degrés du paradis), et récite".

 

Est-ce que l'homme qui lit le coran et le récite à l'aide du moushaf sans l'avoir mémorisé obtiendra cette récompense?

 

Réponse du Cheikh :

 

Inchâ a lLâh il rentre dans ce cas car le hadith est général.

 

Et la base de la généralité est qu'elle englobe tout, jusqu'à ce qu'un cas soit spécifié.

 

Traduit par Abou Haroun AbdelMalik

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يقول السائل: السلام عليكم ورحمة الله وبركاته

الشيخ: عليك السلام ورحمة الله وبركاته

الطالب: في حديث النبي - صلَّى الله عليهِ وسلَّم -: ((يُقَالُ لِصَاحِبِ الْقُرْآنِ اقْرَأْ وَارْتَقِ وَرَتِّلْ))، هل الرجل الذي يقرأ القرآن ويرتله من المصحف بدون حفظ هل هو داخل في هذا الثواب؟

الجواب:  إن شاء الله داخل في هذا الثواب، لأن الحديث عام، والأصل في العام بقاءهُ على عمومه حتى يأتي المخصِّص

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

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L'outrance conduit à la lassitude

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L'outrance conduit à la lassitude

Que ceux qui se montrent excessifs en religion sachent qu'ils s'exposent ainsi à la lassitude et à l'ennui.

 

Quiconque tombe dans l'excès en religion, et ne suit pas la voie de la modération, risque de tomber dans le sectarisme (Hizbiyyah) auquel appelle Satan.

 

Or, ce dernier n'appelle jamais à un bien: 

 

"Il ne fait qu'inciter ses partisans à devenir les hôtes de la Fournaise ardente" (Sourate Fâtir, verset 6)

 

Or, il arrive que celui-là même qui se montre excessif s'agissant de certaines questions religieuses, se montre complaisant pour beaucoup d'autres.

 

Et il finit même, parfois, par courir après les plaisirs et les jouissances de ce bas monde.

 

En effet, l'outrance conduit immanquablement à la lassitude et aux manquements.

 

Al-Bukhâri (39) rapporte, d'après Abou Hourayrah (radiy Allahu 'anhou), que le Prophète (salallah'alayhi wa salam) a dit :

 

"La religion n'impose rien de difficile.

Et nul n'engage un bras de fer avec la religion sans être finalement vaincu par elle.

Aussi, suivez la voie de la modération, approchez-vous du bien du mieux possible, et réjouissez-vous par avance.

Et aidez-vous, pour cela, en multipliant les actes d'adoration matin et soir, ainsi qu'une partie de la nuit."

 

Autrement dit : nul ne pousse à l'excès l'adoration de son Seigneur et ne s'éloigne de la modération, sans se retrouver bientôt impuissant et sans finir par baisser les bras, vaincu.

 

Ibn Al-Mounîr a dit :

 

"Ce hadith est l'un des signes de l'authenticité de la mission du Prophète.

En effet, nous avons constaté, comme les gens avant nous, que quiconque exagère dans ses oeuvres finit par les abandonner.

Mais, que l'on ne s'y méprenne pas, notre propos n'est pas d'empêcher les gens de chercher à parfaire leurs actes d'adoration, car ceci est très louable.

Non, il s'agit seulement de les dissuader de commettre les excès qui mènent inévitablement à la lassitude ou, de tomber dans l'exagération dans les actes volontaires qui conduit immanquablement à renoncer aux actes plus méritoires ou à accomplir les actes obligatoires après l'heure prescrite.

Ainsi, il arrive à certains de veiller toute la nuit en prière, puis, finalement, gagnés par le sommeil, ils finissent par s'endormir à la fin de la nuit, manquant ainsi la prière de l'aube prescrite, c'est-à-dire, après le lever du soleil."

 

Ne dit-on pas : celui qui a poussé à bout sa monture n'a ni atteint le but de son voyage, ni préservé les forces de cette dernière.

 

Dans Charh As-Sounnah (4/51), Al-Baghawi, qu'Allah lui fasse miséricorde, commente ces paroles ainsi :

 

"Celui qui multiplie les actes d'adoration est à l'image de celui qui progresse sans relâche dans son voyage au point d'éreinter sa monture.

Il se retrouve donc immobilisé dans son voyage pour avoir épuisé sa monture."

 

Par ailleurs, l'imam Ahmad rapporte, d'après Bourdaydah Al-Aslami (rahimahoullah), que le Messager d'Allah (salallah 'alayhi wa salam) a dit :

 

"Faites preuve de modération, car quiconque engage un bras de fer avec la religion finit toujours par être vaincu par elle. "

 

Par conséquent, les oeuvres limitées qui perdurent sont meilleures que les oeuvres abondantes qui s'interrompent.

 

Et les oeuvres les plus aimées d'Allah sont celles qui perdurent, quand bien même elles seraient limitées.

 

L'exagération en religion est donc l'oeuvre de Satan qui embellit aux yeux des hommes le mal dont ils se rendent coupables.

 

Mais, les conséquences en sont toujours funestes, comme Allah le Très Haut le dit (traduction rapprochée) : 

 

"Et le résultat final de leurs actions fut (leur) perdition" (Sourate At-Talâq, verset 9)

 

Par conséquent, nos actes d'adorations doivent toujours être conformes aux prescriptions divines et non suivre nos passions.

 

Suivez donc le droit chemin comme cela vous a été commandé et que chacun garde à l'esprit ces paroles du Prophète (salallah'alayhi wa salam) :

 

"La meilleure des voies est celle de Mouhammad."

 

La meilleure et la plus parfaite des voie est donc celle de ce noble prophète, mais nombre de gens sont insouciants. 

 

Les ruses de Satan - Page: 134 à 135 

Retranscription: oumomeya

copié de rappel01.fr

 

Cheikha Umm ‘Abdillah Al-Wadi’iya - الشيخة أم عبد الله الوادعية

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Autour de la question concernant la prière derrière les innovateurs et dans leurs mosquées

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Autour de la question concernant la prière derrière les innovateurs et dans leurs mosquées

Le noble Cheikh et Imaam °Abdal°Azîz ibn °Abdillaah ibn Baaz -qu'Allaah lui fasse miséricorde- fut interrogé en ces termes:

 

"Quel est le jugement au sujet de celui qui réside dans un pays dont les habitants sont de fervents adeptes de l'innovation [religieuse. ar.:al bid°ah], est-il correct qu'il prie avec eux la prière du Vendredi [ar.: al jumu°ah]et les [autres] prières en groupes ou bien doit-il prier tout seul, ou se voit-il dispensé de l'obligation d'effectuer la prière du Vendredi?

 

Et si le nombre des partisans de la Sunnah [ar.: ahl us sunnah] dans un pays est inférieur à 12 personnes, l'accomplissement de la prière du Vendredi leur est-il obligatoire ou non?"

 

La réponse du Cheikh -qu'Allaah lui fasse miséricorde-:

 

"Certes l'accomplissement de la prière du Vendredi est une obligation, et ce, derrière tout imaam, pieux soit-il ou pervers.

 

Si l'imaam qui guide la prière du Vendredi se rend coupable d'une innovation [ar.: bid°ah] qui ne l'exclut pas de l'Islaam, alors la prière s'effectue derrière lui.

 

L'Imaam Abû Ja°far At Tahaawî  -qu'Allaah lui fasse miséricorde- dit dans sa célèbre épître sur la croyance (1) [ar.: al °aqîdah]:

 

(et nous sommes d'avis que la prière s'effectue derrière tout individu, pieux ou pervers, tant que celui-ci est musulman [ar.:min ahl al qiblah], de même que la prière mortuaire s'effectue sur quiconque meurt parmi eux) fin de sa parole.

 

Le commentateur de cette épître, qui est un des savants vérificateurs (2) [ar.: min al °ulamaa' al muhaqqiqîn], dit en commentant cette phrase:

 

"Le Prophète -qu'Allaah fasse ses éloges et lui accorde le salut- dit:

 

(priez derrière quiconque, qu'il soit pieux ou pervers)

 

ceci est relaté par Makhûl qui le rapporte d'Abû Hurayrah -qu'Allaah soit satisfait de lui- et est recensé par Ad Daaraqutnî qui dit: Makhûl n'a jamais rencontré Abû Hurayrah, de même, il se trouve dans sa chaîne de transmission quelqu'un du nom de Mu°aawiyyah ibn Saalih qui fait l'objet de critiques, bien que Muslim l'ait accepté en tant que rapporteur dans son recueil authentique [ar.: As Sahîh].

 

Ad Daaraqutnî a également recensé, ainsi qu'Abû Daawûd, un autre récit, toujours relaté par Makhûl qui le rapporte d'Abû Hurayrah -qu'Allaah soit satisfait de lui- qui dit: le Messager d'Allaah -qu'Allaah le couvre de Ses éloges et lui accorde le salut- a dit :

 

(La prière vous est obligatoire avec tout musulman, qu'il soit pieux ou pervers, même s'il commet de grands péchés. Et le Jihaad vous est obligatoire avec tout dirigeant, qu'il soit pieux ou pervers, même s'il commet de grands péchés).

 

Et Al Bukhaarî a cité dans son recueil authentique [ar.: As Sahîh] que °Abdullaah ibn °Umar -qu'Allaah soit satisfait de lui et de son père- priait derrière Al Hajjaaj ibn Yûssuf Ath Thaqafî, de même que priait derrière celui-ci Anas ibn Maalik, malgrès le fait qu'Al Hajjaaj était pervers et auteur d'injustices.

 

Et, toujours dans son recueil authentique, Al Bukhaarî relate que le Prophète -que les éloges et le salut d'Allaah soient sur lui- a dit:

 

(ils [les imaams] guident votre prière, s'ils agissent de manière correcte, alors vous parvient la récompense de votre prière [ainsi qu'à eux], et s'ils sont fautifs, alors à vous la récompense de la prière et sur eux revient leur méfait.).

 

Et d'après °Abdullaah ibn °Umar -qu'Allaah soit satisfait de lui- le Messager d'Allaah -qu'Allaah le couvre de Ses éloges et lui accorde Son salut- a dit:

 

(priez derrière celui qui dit la ilaaha illaAllaah [nul ne mérite d'être adoré à part Allaah] et priez sur celui qui meurt parmi les partisans de laa ilaaha illaAllaah)

 

ce dernier récit est recensé par Ad Daaraqutnî selon diverses voies de transmissions qu'il a toutes jugées faibles.

 

Sache -qu'Allaah te fasse miséricorde ainsi qu'à nous-mêmes- qu'il est permis à l'homme de prier derrière celui dont il ignore s'il commet des innovations ou des péchés et ceci à l'unanimité des savants, et il n'incombe pas à celui qui est guidé dans sa prière de connaître la croyance de son imaam, ni ne lui incombe de le mettre à l'épreuve en lui demandant: quelle est ta croyance? Au contraire, il effectue sa prière derrière celui dont la situation est ignorée [rien n'apparaît ouvertement concernant son cas.].

 

Et s'il est amené à prier derrière un innovateur qui appelle à son innovation et en fait la promotion, ou derrière un pervers qui commet ouvertement ses péchés, et que celui-ci est l'imaam nommé et désigné, sans qu'il ne lui soit possible de prier si ce n'est derrière lui, comme l'imaam de la prière du Vendredi, ou des deux fêtes [ar.: al °îdayn], ou encore l'imaam durant le pélerinage à °Arafah...ou dans d'autres cas semblables, alors, dans ce cas-là, la personne effectue sa prière derrière lui, tel est l'avis de la grande majorité des anciens [ar.: as salaf] et des contemporains [ar.: al khalaf].

 

De même que celui qui délaisse la prière en groupe, ou la prière du Vendredi, derrière cet imaam pervers est considéré comme innovateur [ar.: mubtadi°] par la plupart des savants, tout comme l'avis correct stipule qu'il effectue la prière sans avoir à la refaire par la suite.

 

Ceci, car les compagnons [ar.: as sahaabah] accomplissaient la prière du Vendredi et la prière en groupe derrière les imaams pervers sans la refaire ultérieurement, à l'instar de °Abdullaah ibn °Umar -qu'Allaah soit satisfait de lui- qui priait derrière Al Hajjaaj ibn Yûssuf, de même que Anas ibn Maalik -qu'Allaah soit satisfait de lui-, comme nous l'avons déjà cité précédemment.

 

C'est aussi le cas de °Abdullaah ibn Mas°ûd -qu'Allaah soit satisfait de lui-, et d'autres, qui priaient derrière Al Walîd ibn °Uqbah ibn Abî Mu°ayt, alors que celui-ci était connu pour sa consommation d'alcool.

 

Il en arriva par ailleurs, un jour, à effectuer avec eux la prière du matin [ar.: subh] en quatre unités [ar.: rak°aat],  pour ensuite leur dire: "je vous en rajoute?",  alors Ibn Mas°ûd lui répliqua: "nous ne cessons d'être dans le rajout avec toi aujourd'hui!".

 

En outre, il est rapporté dans le récit authentique: lorsque °Uthmaan -qu'Allaah soit satisfait de lui- s'est retrouvé assiégé, un homme prit la guidance de la prière.

 

Quelqu'un interrogea alors °Uthmaan en lui disant:

 

"tu es certes l'imaam du groupe [à la tête du peuple et reconnu comme tel] alors que celui qui nous a guidé en prière est un imaam perturbateur [fauteur de trouble]."

 

Uthmaan lui dit: "Ô mon neveu! Sans aucun doute, la prière est parmi les meilleures oeuvres que les gens puissent accomplir.

S'ils se montrent ainsi bienfaisants, joins-toi donc à eux dans cette bienfaisance, et lorsqu'ils se montrent malfaisants, alors évitent leur malfaisance et éloigne-t'en!"

 

La prière du pervers, ainsi que celle de l'innovateur, est en soi valide, si donc quelqu'un vient à prier derrière lui, sa prière à lui ne peut à son tour s'en trouver annulée.

 

Cependant, la raison qui a poussé certains à détester le fait de prier derrière ceux-ci [le pervers et l'innovateur] n'est autre que le caractère obligatoire que revêt l'injonction du convenable et la réprobation du blâmable.

 

Et parmi les manières de s'acquitter de cette obligation, sans aucun doute, se trouve le fait de ne pas permettre que celui qui manifeste une innovation ou une perversité soit désigné en tant qu'imaam pour les musulmans.

 

En effet, un tel individu mérite plutôt d'être réprimandé afin qu'il se repente, et s'il est possible de le mettre en quarantaine [s'isoler de lui. Ar.: hajruhu], alors ceci est une bonne chose.

 

De même, si le fait que certaines personnes délaissent la prière derrière lui, pour prier derrière quelqu'un d'autre, a un impact contribuant à la réprobation du blâmable, de sorte que cela l'incite à se repentir, ou que cela entraîne le fait qu'il soit démis de sa fonction d'imaam ou encore, que cela dissuade les gens de commettre son péché; si de telles personnes délaissent la prière derrière lui, tout cela constitue certes un bénéfice encouragé et préconisé par la législation.

 

D'autant plus que, dans un tel cas, la personne n'est pas amenée à laisser la prière en groupe lui échapper, ni celle du Vendredi.

 

Par contre, si délaisser la prière derrière lui [l'innovateur ou le pervers] implique de laisser s'échapper la prière du Vendredi ou la prière en groupe, alors celui qui délaisse la prière derrière lui, dans ce cas, n'est autre qu'un innovateur [ar.: mubtadi° ], allant à l'encontre de la voie des compagnons -qu'Allaah soit satisfait d'eux-. Aussi, s'il se trouve qu'un tel imaam ait été désigné par des responsables, et qu'il n'y a dans le fait de délaisser la prière derrière lui aucun profit ni bénéfice encouragé par la législation, alors la prière derrière celui-ci ne doit pas être délaissée, nous dirons même qu'à ce moment-là, la prière derrière lui est préférable.

 

S'il est, en outre, dans la capacité de la personne d'empêcher quiconque manifeste ouvertement le blâmable de prendre la position d'imaam, alors ceci lui est certes obligatoire.

 

Par contre, si ce dernier fut désigné par quelqu'un d'autre, sans que rien ne lui permette de l'écarter de la position d'imaam, ou bien sans que cela ne lui soit possible si ce n'est qu'en engendrant un dégât plus important que le dégât déjà effectif et présent dans la manifestation ouverte de celui-ci du blâmable, ici, il n'est certes pas permis de repousser le moindre mal au moyen de ce qui représente un mal plus important, ni de repousser la moins importante, parmi deux nuisances, en provoquant la plus importante d'entre-elles.

 

Tout ceci, car les règles de la législation ont certes été établies avec pour but de réaliser les profits et les compléter, et de faire disparaître les torts et les amoindrir, autant que faire se peut. Ainsi, le fait de laisser s'échapper la prière du Vendredi, et les prières en groupe, représente certes un tort plus important que le fait de les effectuer sous la guidance d'un pervers, et ceci, à fortiori lorsque le fait de s'y absenter ne repousse aucun mal, car alors, cela représente la stricte annulation du profit visé par la législation sans même que cela ne repousse le tort présent [engendré par la guidance du pervers ou de l'innovateur].

 

Quant au cas dans lequel il est possible d'accomplir les prières du Vendredi et le restant des prières en groupe derrière un [imaam] pieux, ceci prévaut au fait de les accomplir derrière un [imaam] pervers et est à privilégier.

 

Prier, dans un tel cas, derrière le pervers sans excuse, est le point sur lequel les savants, dans leur effort respectif de compréhension, divergent: parmi eux, certains soutiennent l'avis que la personne se doit de réitérer [sa prière], d'autres, quant à eux, disent qu'il n'a pas à [la] recommencer.

 

Les détails à propos de cette question se trouvent dans les livres traitant des règles de la législation islamique."

 

ici s'achève la parole du commentateur (3).

 

[Après cette longue citation, la parole est maintenant celle du Cheikh Ibn Baaz] Et par rapport à ce dernière question, l'avis le plus correct est qu'il ne lui incombe pas de réitérer [sa prière], ceci compte tenu des preuves citées précédemment, et également car la règle veut qu'en principe [la prière] n'a pas à être réitérée, et il n'est donc pas permis d'imposer à quiconque sa réitération sans preuve claire stipulant explicitement cela et le rendant obligatoire. Et il n'existe, à notre connaissance, aucune preuve à ce sujet.

 

Et Allaah est Celui qui accorde la réussite.

 

Enfin, concernant votre seconde question, nous y répondrons comme suit: ce sujet est certes l'objet de divergences connues entre les gens de science, et l'avis correct stipule qu'il est permis d'établir la prière du Vendredi à partir de trois personnes et plus, si ceux-ci sont résidants dans une contrée où nul n'établit cette prière.

 

Quant à émettre comme condition le fait qu'ils doivent être quarante ou douze, soit moins soit plus, afin de pouvoir établir la prière du Vendredi, nous ne connaissons aucune preuve valable pour appuyer ceci.

 

La seule obligation est de veiller à ce que cette prière soit effectuée en groupe, et l'effectif minimum constituant un groupe est trois personnes. Il s'agit de l'avis d'un ensemble de gens de science, c'est aussi pour celui-ci qu'a opté Cheikh al Islaam Ibn Taymiyyah, et il représente l'avis correct, comme nous l'avons déjà mentionné."

 

(1) Cette célèbre épître est généralement connue sous le nom de "Al °Aqîdah At Tahaawiyyah" ou simplement "At Tahaawiyyah"

(2) Il s'agit de l'Imaam °Alî ibn °Alî ibn Muhammad ibn Abî Al °Izz Al Hanafî Ad Dimashqî (731-792 h.)

(3) Cette citation de l'Imaam ibn Abî Al °Izz Al Hanafî est telle un résumé d'une parole de Cheikh Al Islaam Ibn Taymiyyah, reprenant parfois les formulations exactes de celui-ci telles que l'on peut les trouver dans "Majmû° Fataawaa Cheikh al Islaam" v.23/p.342-345.

 

voir également sur le même sujet dans le même ouvrage: v.3/p.280-281, 286-288.

 

Publié dans le journal de l'Université Islamique de Médine, n°4 de la quatrième année et au sein du recueil des fataawaa vol.4.

Publié par 3ilmchar3i.net

حكم الصلاة مع المتمسكين بالبدعة

ما حكم المقيم في بلد أهله متمسكون بالبدعة هل يصح له أن يصلي معهم صلاة الجمعة والجماعة أو يصلي وحده أو تسقط عنه الجمعة ، وإذا كان أهل السنة ببلد أقل من اثني عشر فهل تصح لهم الجمعة أم لا ؟

إن إقامة صلاة الجمعة واجبة خلف كل إمام بر أو فاجر ، فإذا كان الإمام في الجمعة لا تخرجه بدعته عن الإسلام فإنه يصلى خلفه ، قال الإمام أبو جعفر الطحاوي رحمه الله في عقيدته المشهورة

( ونرى الصلاة خلف كل بر وفاجر من أهل القبلة وعلى من مات منهم )

انتهى ، قال الشارح لهذه العقيدة وهو من العلماء المحققين في شرح هذه الجملة : قال صلى الله عليه وسلم

((صلوا خلف كل بر وفاجر))

رواه مكحول عن أبي هريرة رضي الله عنه وأخرجه الدارقطني وقال : مكحول لم يلق أبا هريرة ، وفي إسناده معاوية بن صالح متكلم فيه وقد احتج به مسلم في صحيحه ، وخرجه الدارقطني أيضا وأبو داود عن مكحول عن أبي هريرة رضي الله عنه قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

((الصلاة واجبة عليكم مع كل مسلم برا كان أو فاجرا وإن عمل بالكبائر والجهاد واجب عليكم مع كل أمير برا كان أو فاجرا وإن عمل الكبائر))

وفي صحيح البخاري أن عبد الله بن عمر رضي الله عنهما كان يصلي خلف الحجاج بن يوسف الثقفي وكذا أنس بن مالك ، وكان الحجاج فاسقا ظالما ، وفي صحيحه أيضا أن النبي صلى الله عليه وسلم قال

((يصلون لكم فإن أصابوا فلكم وإن أخطئوا فلكم وعليهم))

وعن عبد الله بن عمر رضي الله عنه أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال

((صلوا خلف من قال لا إله إلا الله ، وصلوا على من مات من أهل لا إله إلا الله))

أخرجه الدارقطني من طرق وضعفها

اعلم رحمك الله وإيانا أنه يجوز للرجل أن يصلي خلف من لم يعلم منه بدعة ولا فسقا باتفاق الأئمة وليس من شرط الائتمام أن يعلم المأموم اعتقاد إمامه ولا أن يمتحنه فيقول : ماذا تعتقد ؟ بل يصلي خلف المستور الحال ، ولو صلى خلف مبتدع يدعو إلى بدعته أو فاسق ظاهر الفسق وهو الإمام الراتب الذي لا يمكنه الصلاة إلا خلفه كإمام الجمعة والعيدين والإمام في صلاة الحج بعرفة ونحو ذلك - فإن المأموم يصلي خلفه عند عامة السلف والخلف ، ومن ترك الجمعة والجماعة خلف الإمام الفاجر فهو مبتدع عند أكثر العلماء ، والصحيح أنه يصليها ولا يعيدها ، فإن الصحابة رضي الله عنهم كانوا يصلون الجمعة والجماعة خلف الأئمة الفجار ولا يعيدون ، كما كان عبد الله بن عمر رضي الله عنه يصلي خلف الحجاج بن يوسف وكذلك أنس بن مالك رضي الله عنه كما تقدم ، وكذلك عبد الله بن مسعود رضي الله عنه وغيره يصلون خلف الوليد بن عقبة بن أبي معيط وكان يشرب الخمر ، حتى إنه صلى بهم الصبح مرة أربعا ثم قال : أزيدكم . فقال له ابن مسعود : ( ما زلنا معك منذ اليوم في زيادة ) وفي الصحيح أن عثمان رضي الله عنه لما حصر صلى بالناس شخص ، فسأل سائل عثمان إنك إمام عامة وهذا الذي صلى بالناس إمام فتنة فقال

( يا ابن أخي إن الصلاة من أحسن ما يعمل الناس ، فإذا أحسنوا فأحسن معهم وإذا أساءوا فاجتنب إساءتهم ) 

والفاسق والمبتدع صلاته في نفسها صحيحة ، فإذا صلى المأموم خلفه لم تبطل صلاته ، لكن إنما كره من كره الصلاة خلفه . لأن الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر واجب

ومن ذلك : أن من أظهر بدعة وفجورا لا يرتب إماما للمسلمين فإنه يستحق التعزير حتى يتوب ، فإن أمكن هجره حتى يتوب كان حسنا وإذا كان بعض الناس إذا ترك الصلاة خلفه وصلى خلف غيره أثر ذلك في إنكار المنكر حتى يتوب أو يعزل أو ينتهي الناس عن مثل ذنبه ، فمثل هذا إذا ترك الصلاة خلفه كان في ذلك مصلحة شرعية ولم تفت المأموم جمعة ولا جماعة

وأما إذا كان ترك الصلاة خلفه يفوت المأموم الجمعة والجماعة فهنا لا يترك الصلاة خلفه إلا مبتدع مخالف للصحابة رضي الله عنهم ، وكذلك إذا كان الإمام قد رتبه ولاة الأمور وليس في ترك الصلاة خلفه مصلحة شرعية فهنا لا يترك الصلاة خلفه بل الصلاة خلفه أفضل . 

فإذا أمكن للإنسان أن لا يقدم مظهرا للمنكر في الإمامة وجب عليه ذلك ، لكن إذا ولاه غيره ولم يمكنه صرفه عن الإمامة ، أو كان لا يتمكن من صرفه عن الإمامة إلا بشر أعظم ضررا من ضرر ما أظهر من المنكر فلا يجوز دفع الفساد القليل بالفساد الكثير ولا دفع أخف الضررين بحصول أعظمهما ، فإن الشرائع جاءت بتحصيل المصالح وتكميلها وتعطيل المفاسد وتقليلها بحسب الإمكان ، فتفويت الجمع والجماعات أعظم فسادا من الاقتداء فيهما بالإمام الفاجر ، لا سيما إذا كان التخلف عنها لا يدفع فجورا فيبقى تعطيل المصلحة الشرعية بدون دفع تلك المفسدة

وأما إذا أمكن فعل الجمعة والجماعة خلف البر فهذا أولى من فعلها خلف الفاجر ، وحينئذ فإذا صلى خلف الفاجر من غير عذر فهو موضع اجتهاد العلماء ، منهم من قال يعيد ، ومنهم من قال لا يعيد ، وموضع بسط ذلك في كتب الفروع . انتهى كلام الشارح . والأقرب في هذه المسألة الأخيرة عدم الإعادة للأدلة السابقة . ولأن الأصل عدم وجوب الإعادة فلا يجوز الإلزام بها إلا بدليل خاص يقتضي ذلك ، ولا نعلم وجوده والله الموفق

وأما السؤال الثاني : فجوابه أن يقال : هذه المسألة فيها خلاف مشهور بين أهل العلم ، والصواب في ذلك : جواز إقامة الجمعة بثلاثة فأكثر إذا كانوا مستوطنين في قرية لا تقام فيها الجمعة ، أما اشتراط أربعين أو اثني عشر أو أقل أو أكثر لإقامة الجمعة فليس عليه دليل يعتمد عليه فيما نعلم ، وإنما الواجب أن تقام في جماعة وأقلها ثلاثة وهو قول جماعة من أهل العلم واختاره شيخ الإسلام ابن تيمية رحمه الله وهو الصواب كما تقدم

نشرت بمجلة الجامعة الإسلامية بالمدينة العدد الرابع السنة الرابعة- مجموع فتاوى ومقالات متنوعة الجزء الرابع

Le noble Cheikh et érudit Rabî° ibn Haadî ibn °Umayr Al Madkhalî -qu'Allaah le préserve- fut aussi interrogé en ces termes:

 

"Quel est le jugement concernant le fait de prier dans une mosquée des partisans de l'innovation [ar.: ahl al bida°], et comment effectuer la prière dans le cas où nous ne trouvons pas de mosquée tenue par des partisans de la Sunnah [ar.: ahl as Sunnah] dans ce village, et ma prière est-elle valide si je prie chez moi, en compagnie de mon épouse ?"

 

Voici la réponse du Cheikh -qu'Allaah le préserve-:

 

"Non, s'il y a une mosquée alors prie dans celle-ci (1), même avec des partisans de l'innovation [ar.: ahl al bida°].

 

Ibn °Umar -qu'Allaah soit satisfait de lui- a prié derrière Najdah le Khaarijî [adepte d'une secte innovée appelée firqat al khawaarij], et [l'Imaam] Al Bukhaarî s'est servi de ce fait et l'a fait valoir dans son argumentation.

 

En outre, la prière en groupe est une affaire d'une extrême importance, elle ne doit en aucun cas être délaissée pour ce genre de raison.

 

Ensuite, [il faut savoir que] parmi les partisans de l'innovation se trouvent des gens dont la situation n'apparaît pas [ils ne manifestent pas ouvertement leur innovation].

 

Si tel est le cas, alors prie derrière lui, et s'il t'apparaît qu'il est innovateur, expose-lui la vérité.

 

-Et dans le cas où son innovation représente une mécréance [ar.: bid°ah kufriyyah] et qu'il persiste et refuse de l'abandonner, alors ne prie pas derrière lui, car après que la preuve lui ait clairement été exposée il devient mécréant.

 

Autrement dit, il commet une innovation qui rend son auteur mécréant, [par exemple:] il invoque autre qu'Allaah, il sacrifie pour autre qu'Allaah, il implore le secours d'autre qu'Allaah, il nie les attributs [d'Allaah]... il commet une quelconque innovation [parmi celles] qui engendre la mécréance de son auteur, et toi tu as débattu avec lui sur le sujet, et tu lui as éclairci la vérité en te basant sur les paroles d'Allaah, les paroles de Son Messager -que les éloges d'Allaah soient sur lui ainsi que Son salut- et les paroles des anciens [ar.: as salaf], puis lui ne fait que persister et s'entêter, à ce moment-là, ne prie pas derrière lui.

 

-Quant au cas dans lequel il ne manisfeste pas son innovation et qu'il ne se rend pas coupable de ce genre d'innovations, [celles] qui excluent leur auteur de l'Islaam et l'entraînent dans l'égarement, alors prie derrière lui." 

 

(1) Ici, il me paraît pertinent de citer d'autres éléments sur lesquels le Cheikh lui-même a attiré l'attention et insisté dans une autre fatwaa.

Ceci lorsqu'il fut interrogé sur le jugement concernant le fait de prier dans une mosquée tenue par des soufis [qui comptent incontestablement parmi les partisans de l'innovation!], le Cheikh a alors débuté sa réponse par une question en disant: "Y a-t-il une tombe dans la mosquée? S'il y a une tombe dans la mosquée, qu'il n'y prie pas! Dans le cas où il n'y a pas de tombe et qu'il ne trouve pas de mosquée tenue par des partisans de la Sunnah, alors il se doit d'y prier tout en mettant en garde les gens du commun contre leurs innovations, car ceux-ci peuvent être trompés en le voyant prier avec eux [c.-à-d: avec les soufis]. Dis-leur par exemple: prie et sors aussitôt, et ne prête pas l'oreille à leurs innovations!..."

 

Traduction et notes de bas de page réalisées par Abû Ismaa°îl Daawûd Al Andalussî

(03/1434 h. - 02/2013 g.)

Publié par sounnah-publication.com

السؤال: ما حكم الصلاة في مسجد أهل البدع وكيف أصلي إذا ما وجدنا مسجدا لأهل السنة في هذه القرية، وهل تصح الصلاة إذا صليت مع زوجتي في بيتي ؟

الـجــواب: لا؛ إذا كان يوجد مسجد صلّ فيه ولو مع أهل البدع،كان ابن عمر رضي الله عنه يصلي وراء نجدة الخارجي واستشهد بذلك البخاري

والجماعة أمر عظيم لا تُتْرك لمثل هذا، ثم أهل البدع منهم المستور، فإذا كان مستورا فأنت صلّ وراءه وإذا تبين لك أنه مبتدع بيِّن له الحق وإذا كانت بدعته كفرية وأصرّ عليها فلا تصلّ وراءه لأنه بعد قيام الحجة يكفر؛ يعني عنده بدعة مكفِّرة، يدعو غير الله ويذبح لغير الله ويستغيث بغير الله، يعطِّل الصفات، عنده شيء من البدع المكفرة وناظرته وبينت له الحق من كلام الله وكلام رسوله وكلام السلف فأصر وعاند فحينئذ لا تصلّ وراءه، أما وهو مستور وليس عنده هذه البدع المكفِّرة والضالة فصل وراءه

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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Placer sa confiance en Allâh

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Placer sa confiance en Allâh

Quiconque se préoccupe d’Allâh تعالى avant de se préoccuper de son être...

 

Allâh تعالى subvient pour lui à ses besoins.

 

Et quiconque se préoccupe d’Allâh تعالى avant de se préoccuper des gens...

 

Allâh se charge à sa place de subvenir à leurs besoins.

 

Quiconque se préoccupe de son être avant de se préoccuper d’Allâh تعالى...

 

Allâh تعالى le voue à son sort.

 

Et quiconque se préoccupe des gens avant de se préoccuper d’Allâh تعالى...

 

Allâh تعالى l’abandonne à eux.

 

Kitâb Al-Fawâ’id 

 Publié par assalafiyat.blogspot.com

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Publié dans Rappels - تذكر

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Malheur à celui qui tient des propos mensongers pour amuser les gens !

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Malheur à celui qui tient des propos mensongers pour amuser les gens !

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

ويل للذي يحدث فيكذب ليضحك به القوم ، ويل له ، ويل له

 

«Malheur à celui qui tient des propos mensongers pour amuser les gens !

Malheur à lui !

Encore malheur à lui !»

Les mots utilisés dans le hadîth  :

 

"Malheur - ويل" : le malheur est la perdition.

Il est aussi dit que cela est une vallée en Enfer.

 

Ce qu’il y a à prendre du hadîth :

 

Dans ce hadîth, il y a la menace de la perte de la personne qui tient des propos mensongers aux gens afin de les faire rire et les distraire par ses mensonges et paroles faussées.

 

Il est rapporté dans le Qor’ân et la Sounnah beaucoup de textes soutenant l’interdiction du mensonge.

 

Dans le Livre d’Allâh, il est dit (traduction rapprochée) :

 

«Et ne poursuis pas ce dont tu n’as aucune connaissance.» [Coran, 17/36]

 

et aussi (traduction rapprochée) :

 

«Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l’inscrire.» [Coran, 50/18].

 

Et dans la Sounnah, il est rapporté par al-Bukhari et Muslim que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Celui qui possède quatre caractéristiques est un pur hypocrite, parmi elles : lorsqu’il parle il ment.»

 

Egalement :

 

«Le mensonge mène à la perversité, et la perversité mène en Enfer.

L’homme ne cesse de mentir jusqu’à ce qu’il soit inscrit auprès d’Allâh comme étant un menteur.»

 

An-Nawawî dit :

 

«Sache que même si le mensonge est à la base interdit, il est permis dans certaines situations.

 

Pour tout objectif louable atteint par le mensonge, le fait de mentir en cela est interdit.

 

Mais si on ne peut y parvenir que par le mensonge, cela devient alors permis.

 

S’il est permis de parvenir à cette chose par ce moyen, le mensonge en est aussi permis ; et si cela est obligatoire, le mensonge devient également obligatoire.

 

Si un musulman se cache d’un oppresseur qui veut le tuer ou prendre ses biens, et qu’une personne est interrogée à ce sujet, elle doit mentir pour le cacher, à la manière du dépôt caché d’un oppresseur.

 

Il est plus sûr de procéder à une dissimulation de la vérité, en visant une chose véridique par ses propos, qui ne soit pas un mensonge, même si d’une manière apparente et du point de vue de l’interlocuteur cela peut sembler être un mensonge.

 

La preuve en est par ce qui est rapporté dans al-Bukhârî et Muslim, que rapporte Oum Kalthoûm du Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

«Je n’ai entendu permettre le mensonge que dans trois cas :

la guerre,

la réconciliation entre les gens,

et les propos qu’adresse l’homme à son épouse, et la femme à son mari.»

Rapporté par Muslim.

 

(Al-Qâdhî) ‘Iyâdh dit :

 

«Il n’existe pas de divergence dans la permission du mensonge en ces trois situations.»

 

Extrait de توضيح الأحكام من بلوغ المرامTawdhîh ul-Ahkâm min Bouloûgh al-Marâm - 1323

 Publié par manhajulhaqq.com

Original complet

 

 

 

Cheikh ‘Abdullâh Ibn ‘Abder-Rahmân al-Bassâm - الشيخ عبد الله البسام

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Le mariage avec une non-musulmane

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le mariage avec une non-musulmane

Question :

 

Quel est le jugement sur le fait de se marier avec des non-musulmanes ?

 

Réponse :

 

Épouser des non-musulmanes est une question détaillée, il n'est pas permis d'épouser des païennes et des communistes, de même que des bouddhistes, ce n'est pas permis.

 

Quant aux femmes parmi les gens du Livre, les chastes, connues pour la chasteté et la pudeur, et pour l'éloignement de toutes voies de la fornication, et qu'elles sont chastes, alors il est permis au musulman d'épouser la chaste.

 

Néanmoins, délaisser cela est meilleur, préférable et plus éloigné du mal.

 

Parce que l'épouser, peut le conduire au christianisme, et peut conduire ses enfants à devenir chrétiens.

 

C'est pour cette raison que 'Umar, ainsi que d'autres, ont réprouvé cela, craignant le mal qui peut arriver à une personne en raison de cela.

 

Mais la base est que cela est permis, comme Allah, le Puissant et le Majestueux, a dit dans Son Noble Livre dans la sourate al Maidah, verset 5 (traduction rapprochée) :

 

"Vous sont permises, aujourd’hui, les bonnes nourritures. Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise. (Vous sont permises) les femmes vertueuses d’entre les croyantes, et les femmes vertueuses d’entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous, si vous leur donnez leur mahr avec contrat de mariage, non en débauchés ni en preneurs d’amantes."

 

Alors Il a permis d'épouser les Muhsanaat parmi les gens du Livre, et une Muhsanah est une femme libre, chaste, connue pour la chasteté.

 

Mais comment cela peut-il être connu aujourd'hui ?

 

Comment peut-on savoir qu'une femme est chaste en Amérique ou en Grande-Bretagne ou ailleurs ?

 

C'est un danger immense.

 

Mon conseil est que le musulman ne doit pas se marier avec elles.

 

Mais si vous trouvez une femme qui soit chaste, et elle est connue comme chaste, alors c'est permis.

 

Mais délaisser cela est meilleur, car c'est une voie menant à la conversion au christianisme par amour pour elle, ou ses enfants peuvent devenir des chrétiens, que ce soit de son vivant ou après sa mort, ولا حول ولا قوة إلا بالله.

 

Et que la prière et la paix soient sur le dernier Messager et ses compagnons.

 

Publié par twitter.com/Minhajsunna

 

      حكم الزواج من غير المسلمات

السؤال : ما حكم الزواج من غير المسلمات؟

الجواب : الزواج بغير المسلمات فيه تفصيل الوثنيات والشيوعيات لا يجوز، وهكذا البوذيات لا يجوز، أما بالكتابيات المحصنات المعروفات بالإحصان والعفة والبعد عن وسائل الزنا، وهن محصنات، فيجوز للمسلم نكاح المحصنة، لكن ترك ذلك أفضل وأولى وأبعد عن الشر؛ لأن زواجها قد يفضي به إلى التنصر، وقد يفضي بأولادها إلى التنصُر، ولهذا كره ذلك عمر وجماعة خوفاً على الإنسان من شر ذلك، وإلا فالأصل أنه حلال، كما قال جل وعلا في كتابه الكريم في سورة المائدة

 الْيَوْمَ أُحِلَّ لَكُمْ الطَّيِّبَاتُ وَطَعَامُ الَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ حِلٌّ لَكُمْ وَطَعَامُكُمْ حِلٌّ لَهُمْ وَالْمُحْصَنَاتُ مِنْ الْمُؤْمِنَاتِ وَالْمُحْصَنَاتُ مِنْ الَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ مِنْ قَبْلِكُمْ إِذَا آتَيْتُمُوهُنَّ أُجُورَهُنَّ مُحْصِنِينَ غَيْرَ مُسَافِحِينَ وَلا مُتَّخِذِي أَخْدَانٍ -المائدة:5

، فأباح المحصنات من أهل الكتاب، والمحصنة هي الحرة العفيفة المعروفة بالعفة، فمتى يعرف هذا منها ؟! متى يعرف أنها عفيفة في أمريكا أو في إنجلترا أو في أي مكان ؟! هذا خطر عظيم

النصيحة ألا يتزوجها، لكن لو وجدت امرأة عفيفة مشهود لها بالعفة جاز، لكن ترك ذلك أفضل؛ لأنه وسيلة إلى أن يتنصر بحبه لها، أو يتنصر أولاده بعده في حياته أو بعد وفاته، ولا حول ولا قوة إلا بالله! وصلى الله وسلم على نبينا محمد وعلى آله وأصحابه

(6/42)

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Le jugement de se laisser pousser les cheveux pour l'homme (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le jugement de se laisser pousser les cheveux pour l'homme (vidéo)

Question :

 

De plus en plus de gens commencent à se laisser pousser les cheveux (à l’arrière), au point de ne plus reconnaître l’homme de la femme, la fillette du garçon.

 

Et la femme (elle aussi) a commencé à couper ses cheveux et quand on dit qu’avoir des cheveux longs pour l’homme, c'est interdit, ils répondent (à cela) en disant que le Messager صلى الله عليه وسلم ne coupait pas ses cheveux jusqu’à en faire des tresses, est-ce que cela est vrai ?

 

Et est-ce que laisser les cheveux pousser est interdit ?

 

Et est-il interdit à la femme de se couper les cheveux ?

 

Éclairez-nous (à ce sujet), puisse Allâh vous accorder le succès !

 

Réponse :

 

Cette question comporte deux aspects :

 

Le premier concerne le fait d’avoir des cheveux longs pour les hommes et le second concerne le fait que la femme se raccourcisse les cheveux.

 

Quant au premier, c’est qu’à la base, il n’y a pas de mal à se laisser pousser les cheveux, car le Prophète صلى الله عليه وسلم avait les cheveux, qui atteignaient parfois ses épaules.

 

Donc, à la base, il n’y a aucun mal à cela, mais malgré tout, ceci est soumis aux coutumes et aux habitudes.

 

Si l’habitude a pris le dessus et que la coutume est de ne pas faire cette chose, sauf chez une minorité de gens bien précise qui fuit les coutumes des gens et leurs habitudes, il ne serait pas concevable, par conséquent, que ceux qui ont en outre toute leur virilité, laissent leurs cheveux longs.

 

Alors que cela est considéré par les gens et leurs coutumes et leurs habitudes, comme une particularité désignant ceux appartenant à une catégorie de gens méprisables.

 

Donc la question relative au fait d’avoir des cheveux longs pour l’homme, demeure une pratique qui fait partie des choses tolérées tout en étant soumises aux habitudes des gens et à leurs coutumes.

 

Il va de soi que si cela est devenu une habitude et qu’elle s’est répandue auprès de tous, tant chez les plus honorables que chez les moins respectables d’entre eux, alors il n’y a pas de mal à cela.

 

Mais si c’est une pratique qui se voit que chez les gens de l’ignominie, alors il ne conviendrait pas aux gens respectables et au rang prestigieux de l’adopter.

 

Et il ne convient pas de répondre à cela par (l’exemple du) Prophète صلى الله عليه و سلم qui est le plus noble des gens et qui occupe le plus haut rang, parce qu’il se laissait pousser les cheveux.

 

Car, notre avis à ce sujet est que le fait de se laisser pousser les cheveux, ne correspond pas à un acte accomplit par conformité à la sounna et par pure adoration, mais c’est plutôt un suivi résultant d’une habitude et d’une coutume, voilà ce qui est du premier aspect de la question.

 

Quant au second aspect de la question, relatif au fait que la femme se raccourcisse les cheveux, ceci n’est pas permis si cela est ressemblant aux têtes des hommes, ou si cela est ressemblant aux têtes des mécréantes ou celles des prostituées ou celles qui s’en rapprochent parmi toutes celles qu’il n’est pas permis d’imiter.

 

Et si c’est l’inverse de cela, alors les savants avancent trois avis sur cette question :

 

Il y a ceux qui voient l’interdiction absolue pour la femme de se couper les cheveux en dehors du hajj et de la ‘omra.

 

Il y a aussi ceux qui voient cela détestable et c’est l’avis majoritaire du madhab (école juridique) de l’imam Ahmad Ibn Hanbal.

 

Et il y a enfin ceux qui voient la totale permission, à condition que cela ne conduise pas à la ressemblance d’avec ceux que nous avons désignés (plus haut).

 

Publié par 3ilmchar3i.net

السائل : هذه الرسالة وردت من المستمع يحيى محمد عطية من الجمهورية العراقية ناحية القيارة أكثر الناس بدءوا يطولون شعورهم حتى لا يعرف الرجل من المرأة والبنت من الولد وبدأت المرأة تقص رأسها وإذا قيل الشعر الطويل حرام للرجال يقولون أن الرسول صلى الله عليه وسلم كان لا يقص شعره حتى يعمل منه جديلة فهل هذا صحيح وهل تطويل الشعر حرام وهل قص الشعر للمرأة حرام أفيدونا وفقكم الله؟ 

    : الجواب الشيخ: هذا السؤال يتضمن مسألتين الأولى: بالنسبة لتطويل الرجال لشعورهم والثانية: بالنسبة لتقصير المرأة من رأسها أما الأول أن الأفضل إطالة شعر الرأس لا بأس به فقد كان النبي صلى الله عليه وسلم له شعر يقرب أحيانًا إلى منكبيه فهو على الأصل لا بأس به ولكن مع ذلك هو خاضع للعادات والعرف فإذا جرى العرف واستقرت العادة بأنه لا يستعمل هذا الشيء إلا طائفة معينة نازلة في عادات الناس وأعرافهم فلا ينبغي لذوي المروءة أن يستعملوا إطالة الشعر حيث أنه لدى الناس وعاداتهم وأعرافهم لا يكون إلا من ذوي المنزلة السافلة فالمسألة إذن بالنسبة لتطويل الرجل لرأسه من باب الأشياء المباحة التي تخضع لأعراف الناس وعاداتهم فإذا جرى بها العرف وصارت للناس كلهم شريفهم ووضيعهم فلا بأس به أما إذا كانت لا تستعمل إلا عند أهل الضعة فلا ينبغي لذوي الشرف والجاه أن يستعملوها ولا يَرد على هذا أن النبي صلى الله عليه وسلم وهو أشرف الناس وأعظمهم جاها كان يتخذ الشعر لأننا نرى في هذه المسألة أن اتخاذ الشعر ليس من باب السنة والتعبد وإنما هو من باب اتباع العرف والعادة هذا بالنسبة للمسألة الأولى من السؤال أما بالنسبة للمسألة الثانية وهو تقصير المرأة لشعر رأسها فإن ذلك لا يجوز إذا كان على وجه يشبه رؤوس الرجال أو على وجه يشبه رؤوس الكافرات أو البغايا أو ما أشبه ذلك ممن لا يجوز التشبه بهم وأما على خلاف ذلك فإن للعلماء في ذلك ثلاثة أقوال: فمنهم من يرى تحريم قص المرأة من شعر رأسها مطلقاً في غير حج أو عمرة ومنهم من يرى الكراهة وهو المشهور من مذهب الإمام أحمد بن حنبل ومنهم من يرى الإباحة بشرط ألا يؤدي ذلك بالتشبه فيمن سبق الإشارة إليه

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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