La présence aux obsèques d'un parent non-musulman

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La présence aux obsèques d'un parent non-musulman
Question :
 
Des gens dans ce pays se convertissent à l'islam, mais ils ont des parents qui sont toujours non musulmans.
 
Quand ce mécréant meurt, qu'est-ce que le musulman doit faire ?
 
Réponse :
 
Il doit y aller et assister à l'enterrement avec eux en raison de la preuve dans sunan Abi Dawud lorsqu' 'Ali رضي الله عنه est venu au Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم et lui a dit :
 
"Ton oncle qui n'a pas reçu la guidance est mort."
Ainsi il صلى الله عليه وسلم lui a dit : "Va et enterre-le." 
Il ('Ali) a dit : "Il est mort en tant que mushrik (polythéiste)."
Il a dit : "Va et enterre-le." 
Donc il est allé l'enterrer et il صلى الله عليه وسلم  a dit : "Ne dis rien à moins que tu ne me le dises."
Donc il s'en occupa et ne dit rien."
 
Question :

Si le prêtre commence à faire un discours sur un sujet, par exemple, parce que les chrétiens font (des déclarations) tout comme les gens de l'innovation, doit-il rester avec eux ou prendre congé ?
 
Réponse :

S'il reste donc إن شاء الله il n'y a aucun mal, mais il doit détester cela dans son coeur :
 
"Quiconque parmi vous voit un acte abominable alors qu'il le change de ses mains, s'il est incapable de le faire alors (qu'il le change) avec sa langue, s'il est incapable de faire avec sa langue alors (qu'il le change) avec son coeur..." 
 
S'il part alors c'est encore mieux إن شاء الله
 
Ar-rihlatul akheerah - Le dernier jour p212
Traduit par Oum 'Ikrima
 Publié par 3ilmchar3i.net
بعض الناس يسلمون في هذه البلاد وما زال لهم أقارب كأب أو أم كافر فعند موت هذا الكافر ماذا يصنع هذا المسلم ؟
يذهب يواري الجنازة معهم ، بدليل ما جاء في سنن أبي داود أن عليا رضي الله عنه أتى النبي صلى الله عليه وسلم فقال
 إن عمك الضال قد مات قال : "اذهب فواره
قال : إنه مات مشركا
قال : اذهب فواره
، فذهب فواراه وقال
 لا تحدثن شيئا حتى تخبرني
ويحضر ولا يقول شيئا
. السؤال : إذا جاء القسيس وقال أشياء كالتلقين - مثلا - فإن عند النصارى تلقين مثل التلقين الذي عند المبتدعة ، فهل يبقى معهم أم يذهب ؟
الجواب: إن بقي فإن شاء الله لا بأس بذلك وينكره بقلبه
" من رأى منكم منكرا فليغيره بيده ، فإن لم يستطع فبلسانه ، فإن لم يستطع فبقلبه "
 وإن مشى فهو أفضل إن شاء الله
حضور جنازة الكافر القريب
المرجع: الرحلة الأخيرة - ص212

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

Partager cet article

Discussion entre Cheikh Al Albani et un partisan du jihad

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Discussion entre Cheikh Al Albani et un partisan du jihad

La discussion commence avec le partisan du jihad...


Djihadi (partisan du Djihad) :

Nous n'avons aucun doute que vous êtes un des premiers savants dans ce siècle à appeler au retour à la compréhension des Salafs. Il n'y a aucun doute que la question du djihad est un sujet de désaccord parmi ceux qui suivent le manhadj des Salaf Salih. Sur le sujet du djihad, nous appelons les gens à combattre au djihad sous 2 conditions :

- la première est qu'il doit être accomplit avec une intention pure pour l'amour d'Allah.

- la seconde est qu'il doit être accomplit sous la bannière de l'Islam.

Cependant, nous entendons de la jeunesse musulmane fervente d'autres conditions qu'ils rapportent de vous que nous n'avons jamais entendu dans les ahadith (pluriel de hadith), de telles conditions sont la connaissance islamique (ou éducation et purification : Tasfiyah wa Tarbiya) et avoir un khilafa ou un état islamique.

Ces conditions, nous les entendons beaucoup parmi les frères qui suivent le Manhaj as-Salafi et je suis parmi ceux qui suivent le Manhadj insha Allah.

Ma question est : est-ce que ces conditions ont une référence dans la Sounnah ? Ou bien sont-elles seulement un ijtihad en tenant compte de la situation et/ou les conditions actuelles ? Et avant cela, appelez -vous vraiment à ces conditions ?

Cheikh Al-Albani :

Tout d'abord, nous avons accepté de discuter sur ce sujet avec vous pour découvrir le vrai caractère de votre Da'wa.

Djihadi :

Je vous en ai parlé.

Al-Albani :

Alors explique votre Da'wa. Tes questions sont prématurées, maintenant, je veux comprendre quel est le but de votre Da'wa.

Djihadi :

Ma Da'wa est claire : accomplir le djihad selon les conditions que j'ai cité.

L'intention, car le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

« Celui qui combat pour que la parole d'Allah soit la plus haute est fi Sabil Allah. »

Sous la bannière de l'Islam, car le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

« Celui qui combat pour le compte de 'asabiyah soutenant un groupe ou combattant un autre et meurt, sa mort sera une mort de l'époque du paganisme (Djahiliyah). »

Al-Albani :

D'accord. Avons-nous besoin d'un Amir pour faire le djihad ?

Djihadi :
Non. 

Al-Albani :

Donc, nous faisons le djihad dans une grande pagaille désorganisée ?

Djihadi :

Non...mais

Al-Albani :

Aussi, votre première condition qui est l'intention pure. Cette condition concerne toutes les adorations donc, nous avons fini avec celle là. Votre seconde, sous la bannière islamique, est-ce que tu imagines un djihad sans Amir ? Comment pouvons-nous avoir une bannière islamique sans Amir pour cette bannière ?

Djihadi :

Nous pouvons faire le djihad de cette manière, comme si un musulman va chez un chef ennemi Kafir et le tue.

Al-Albani :

Mais nous parlions du djihad d'un groupe. Le djihad sous une bannière islamique est-il le djihad d'une personne ou la djihad d'un groupe ?

Aussi, un groupe de musulmans qui part pour le djihad, n'ont-ils pas besoin d'un Amir pour les mener ?

Djihadi :

Si, si bien sûr. Un groupe de musulmans qui voyage ou part pour le djihad a besoin d'un Amir. Et si un groupe de musulman de plus de 3 part pour le djihad, ils ont un besoin d'un Amir.
 

Al-Albani :

Alors pourquoi n'avez-vous pas mentionné ceci comme une condition ?

Djihadi :

Bien, bien, faisons-en une troisième condition.

Al-Albani :

D'accord. Pour le djihad Fard 'ayn, avons-nous besoin d'une djamaa ou peut-il être fait individuellement ?

Djihadi :

Soit l'un ou l'autre cas.

Al-Albani :

Ce n'est pas une réponse.

Djihadi :

Pourquoi cela ne l'est pas ?

Al-Albani :

Nous disons que le djihad est de deux types :

- Fard Kifayah, que seul un groupe de musulmans peut accomplir, et si un groupe l'accomplit, le reste des musulmans n'aura pas de compte à rendre dessus. Ce type de djihad individuel peut se faire tout seul.

-Fard'ayn que tous les musulmans doivent faire dans un lieu spécifique. Pour accomplir ce type de djihad, n'avons-nous pas besoin d'un Amir pour mener les musulmans ?

Djihadi :

Oui, nous avons besoin d'un Amir pour ce groupe, qu'il combatte ou qu'il ne combatte pas.

Al-Albani :

Bien, bien. Nous revenons au fait de dire Amir pour vouloir dire un Khalifa des musulmans.

Djihadi :

Non, pas un Khalifa.

Al-Albani :

Pourquoi ? Est-ce dangereux de dire Khalifa ?

Djihadi :

Oui bien sûr, car cela veut dire que nous voulons récolter le fruit avant que nous plantions les arbres.

Al-Albani :

C'est ce que je vous vois faire. Vous dites que vous voulez un Amir pour l'ensemble du groupe de musulmans pour mener le djihad et en même temps, vous ne voulez pas qu'il soit le khalifa ! Est-ce que c'est ce que vous voulez ?

Djihadi :

Bien, oui.

Al-Albani :

D'accord, alors où est cet Amir ? Et qui est cet Amir ? Et peut-on avoir plus d'un Amir ? Nous sommes maintenant sur la condition sur laquelle nous étions d'accord avant, qui est que nous avons besoin d'un Amir, et tu prétends que nous avons besoin d'un Amir pour mener ce djihad de groupe sans qu'il ne soit le Khalifa. Qu'avons nous d'abord, l'Amir ou le djihad ?

C'est comme demander si on prie avant al-Adhan ou après, lequel vient d'abord ?

[Après avoir polémiqué pendant un moment autour du sujet]

Djihadi :

D'accord, nous avons besoin d'un Amir pour le djihad Fard' ayn avant de commencer le djihad.

Cheikh Al-Albani :

Excellent. Alors, appelons-nous d'abord à avoir un Amir, ou appelons-nous au djihad d'abord.

Djihadi :

Hé bien, tous les deux en même temps.

Cheikh Al-Albani :

La hawla wa la qouwaata illa billah. Nous venons juste de convenir que nous avions besoin d'un Amir pour le djihad 'ayn avant que nous commencions le djihad. La question suivante est : appelons-nous d'abord à un Amir ou appelons-nous d'abord ou djihad ? Ce groupe, toute sorte de groupe a besoin d'un Amir. Pour appeler à ce type de djihad, nous avons besoin d'un Amir d'abord, l'Amir appellera les Moudjahidine et enverra certains ici et certains là-bas.

Al-Djihadi :

Bien, qu'en est-il si un groupe de musulmans lit dans le Coran ce qui a attrait au djihad et veut faire le djihad, donc ils se rassemblent pour le djihad et puis nomment un Amir sur eux.

Cheikh Al-Albani :

Ya Akhi, ce que tu es en train de décrire, est un cas de djihad Fard al-Kifayah. Pour le Fard al-Kifayah, c'est bon pour un petit groupe de se rassembler et d'aller faire le djihad. Pour le Fard al-'ayn, nous avons besoin de l'ensemble du groupe des musulmans. Comment pouvons-nous avoir l'ensemble du groupe de musulmans si nous n'avons pas un commandement unifié pour ce type de djihad ? Ce genre d'Amir, je n'ai vu aucun des Moudjahidine qui y appellent. Pourquoi n'appelez-vous pas à cet Amir ?

Djihadi :

D'accord. Alors laissez nous appeler à cet Amir.

Al-Albani :

Bien. Alors quelles sont les caractéristiques de cet Amir à ton avis ?

Djihadi :

[Cite quelques caractéristiques]

Cheikh Al-Albani :

Et vois-tu un Amir avec ces qualités ?

Djihadi :

Oui, beaucoup.

Cheikh Al-Albani :
Où ? 

Djihadi :

Partout.

Cheikh Al-Albani :

Nous avons dit que nous avons besoin d'un Amir pour l'ensemble du groupe, c'est-à-dire pour tous les musulmans. Comment pouvons-nous avoir plus d'un Amir pour tous les musulmans ?

Djihadi :

...[polémiquant autour du sujet]

Cheikh Al-Albani :

Sais-tu ce que dit le hadith de Houdhayfa Ibn Yaman -Qu'Allah l'agrée- "fa in lam yakuun laho djamaa wa la iman" à ce sujet ? Mène-t-il à la conclusion que ce djihad nécessite un Khalifa, ou à autre chose ?

[hadith rapporté dans Al-Boukhari, Kitab al-manaqib, hadith n° 3338. Le hadith dit :

« Les gens questionnaient le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- à propos du bien, alors que moi je le questionnais à propos du mal, par crainte qu'il ne m'atteigne. J'ai demandé : « Ô Messager d'Allah ! Nous étions dans une époque de paganisme (al djâhiliya), puis Allah nous a fait don de ce bien (l'Islam). Y aura-t-il après ce bien un [autre] mal ? » Il me répondit : « Oui. » Je lui demanda : « Est-ce qu'après cet autre mal, le bien reviendra ? » Il dit : « Oui, mais il y aura en ce bien des impuretés... » Je lui demanda : « Qu'est ce que ces impuretés ? » Il dit : « Des gens qui ne guideront pas dans la voie dans laquelle j'ai guidé. Tu y reconnaîtras des choses [conformes à la loi d'Allah] et tu en ignoreras d'autres. » Je lui demanda : « Et après ce bien, y aura-t-il un mal ? » Il dit : « Oui, il y aura des prêcheurs qui appeleront vers les portes de l'enfer. Celui qui leur répondra, ils le précipiteront en enfer. » Je lui demanda : « Ô Messager d'Allah ! Décris-les nous ! » Il dit : « Ils sont de notre souche, ils parlent notre langue ! » Je lui demanda : « Que devrais-je faire si j'assiste à cela ? Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- dit : « Reste avec le groupe des musulmans et leur dirigeant. » Je lui demanda : « Et s'ils n'ont pas de dirigeant (Imam) ? » Il dit : « S'ils n'ont pas de dirigeant, éloigne-toi de tous ces groupes, même s'il te faut mordre à la racine d'un arbre jusqu'à ce que la mort te saisisse. »

Djihadi :

Quel est le rapport entre ce hadith et notre discussion ?

Cheikh Al-Albani :

Houdhayfah -Qu'Allah l'agrée- n'a-t-il pas interrogé le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- sur ce qu'il faut faire quand il y a des prêcheurs aux portes de l'enfer ? Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a répondu qu'il doit rester avec l'imam de la djamaa, s'il n'y a pas d'imam, alors il doit s'écarter de toutes les djamaa. Est-ce que ces conditions s'appliquent aujourd'hui ? N'avons-nous pas des gens prétendant être musulmans alors qu'ils sont des prêcheurs au feu de l'Enfer ? Le Khilafa n'est-il pas absent ?

Djihadi :

Je préfère discuter sur d'autres hadiths comme :

« Un groupe (Ta-ifat) de ma communauté (Oumma) sera toujours assisté par la victoire, sans se soucier de ceux qui lui nuisent jusqu'à la dernière heure  »

Cheikh Al-Albani :

Qu'est-ce cela à avoir avec notre discussion ? Nous ne sommes pas en désaccord au sujet d'appeler au djihad. Nous sommes d'accord sur le fait que le djihad est une obligation aujourd'hui. Ce sur quoi nous sommes en désaccord est de savoir si nous avons besoin d'avoir un Khalifa d'abord ou non. Ce que tu as cité n'ajoute rien à la discussion. Nous sommes tous les deux d'accord sur le fait que le djihad est une obligation. Est-ce que tu comprends ? Ce sur quoi nous sommes en désaccord est de savoir si on a besoin d'un Khalifa pour commencer ce djihad.

Djihadi :

D'accord.

Cheikh Al-Albani :

Note bien que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  a conseillé Houdhayfa -Qu'Allah l'agrée- de s'accrocher à l'imam des musulmans et à leur groupe principal. Tu as que toutes les conditions dans ce hadith sont vraies aujourd'hui.

Djihadi :

C'est vrai.

Cheikh Al-Albani :

Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit que si les musulmans n'ont pas d'imam ou de djamaa, il fallait laisser tous les groupes. Ainsi, que faites-vous maintenant ?

Djihadi :

Bien, nous essayons de rechercher le groupe des musulmans et de lui trouver un imam.

Cheikh Al-Albani :

C'est ce à quoi nous appelons ! Le djihad est obligatoire, mais pour le moment, ce n'est pas le temps pour cela. Nous avons besoin d'abord de l'imam et c'est ce que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- t'a ordonné de suivre, ainsi que de t'y (à l'imam) accrocher avec son groupe.

Djihadi :

Comment savons-nous que nous ne pouvons pas faire le djihad jusqu'à ce que nous ayons ce Khalifa qui est en effet nécessaire ?

Cheikh Al-Albani :

Le hadith dit que si les musulmans n'ont pas de chef unique, alors il faut laisser tous les groupes. Et nous avons déjà dit que le djihad Fard 'ayn doit être accompli avec la djamaa menée par un chef pour tous les musulmans, un Amir. Si les musulmans n'ont pas de leader, ils doivent rester loin de tous les groupes. Comment peuvent-ils accomplir le djihad de groupe s'ils doivent rester en même temps loin de tous les groupes ? Tu contredis ce sur quoi tu es d'accord. Islamiquement, nous avons seulement une bannière, un groupe et un chef. Nous avons besoin de ce groupe unique pour commencer le djihad Fard 'ayn.

Djihadi :
...

Cheikh Al-Albani :

Maintenant, ce que je veux faire, c'est te prouver que cet Amir du djihad Fard 'ayn doit être un Khalifa, pas seulement un Amir. Le dallil est encore le hadith de Houdhayfa -Qu'Allah l'agrée-. Parfois, comme tu le sais, la preuve est claire et d'autre fois pas vraiment (qat'i al-dilalah, ou thahiri al-dilalah).

Prenons l'exemple d'un Cheikh conseillant son étudiant sur les directives du hadith. L'étudiant demande à son Cheikh que faire pour éviter le mal. Le Cheikh lui dit de s'accrocher à l'imam des Musulmans. L'étudiant répond que les musulmans n'ont pas de Khalifa. Le Cheikh lui conseille donc de rester loin de tous les groupes. Cet étudiant est obéissant à son Cheikh et ce Cheikh suit son Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-. Qu'est-ce que cet étudiant ferait ? Il irait vivre sa vie dans une vallée s'occupant de ses moutons ou quelque chose de ce genre, adorant Allah. Où est le djihad ? Si c'était une obligation pour ce musulman de combattre, alors le Cheikh lui aurait dit de se battre, et non pas de rester loin de tous les groupes. Y a-t-il un djihad ici ? Aussi longtemps qu'il n'y a pas d'imam, alors il n'y pas de djihad. Cette preuve est Qat'i al-Dilalah. Djihad doit être sous le commandement d'un imam, ou Khalifa. Mais laisse moi te parler à propos de quelque chose qui pose des problèmes à plusieurs étudiants en science religieuse. C'est qu'il y a plusieurs groupes qui combattent comme les afghans ou ceux en Syrie il y a 10 ans ou plus. Ces gens, s'ils veulent combattre, ils doivent être sous le commandement d'un Amir. Cela ne veut pas dire que les Syriens combattent en Afghanistan et les Afghans en Syrie, non. Cela veut dire que ces deux groupes de combat doivent être sous le commandement d'un imam et un Khalifa. S'il n'y a pas imam unique et une seule djamaa (pas dans le sens de deux groupes combattant, mais dans le sens d'un groupe avec un commandement unifié, mais qui peut être composé de plus d'un groupe de combattant qui combat chacun dans une partie du monde Islamique), les deux groupes opèreraient tout seul.

Pour faire ce djihad Fard 'ayn, l'obligation des musulmans est l'unité, l'unité nécessite un Khalifa. Pour établir cette chose, nous devons commencer par l'éducation et la purification (Tasfiyah wa Tarbiyah). Nous ne pouvons pas commencer le djihad tout de suite.

Tu dis qu'il y a beaucoup de groupes pour le djihad, pourtant tous ces groupes sont en désaccord et comme Allah dit dans le Coran :

وَلاَ تَنَازَعُواْ فَتَفْشَلُواْ وَتَذْهَبَ رِيحُكُمْ

-traduction relative et approchée-

« ...et ne vous disputez pas, sinon vous fléchirez et perdrez vos forces.. »

Nous sommes aujourd'hui beaucoup comme le cours d'une rivière. Ce que tu veux faire, c'est donner une légitimité à ces groupes ghutta' (littéralement, cela signifie l'écume,  mais le sens ici, c'est qu'il y a de nombreux groupes, mais dans lesquels il n'y a aucun bénéfice).

Djihadi :

D'accord. Alors comment cette éducation et purification (Tasbiyah et Tarbiyah) mène au Khalifa ?

Cheikh Al-Albani :

L'histoire se répète elle-même. Tout le monde prétend que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- est leur modèle. Notre Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-, a passé la première moitié de son message à faire Da'wa. Et il a commencé avec cela, pas avec le djihad. Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a d'abord éduqué ses compagnons sur une éducation Islamique comme le fait de dire la parole de vérité et de ne pas en avoir peur. Il leur a également enseigné les enseignements Islamiques. Nous savons que notre Islam aujourd'hui n'est pas comme il était quand Allah a révélé :

الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ

-traduction relative et approchée-

« Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion... »

Beaucoup de choses ont été en effet ajoutées à l'Islam, es-tu d'accord ?

Djihadi :

Oui, je suis entièrement d'accord. Mais il y a beaucoup de preuves dans le Coran qui montrent que le djihad est une obligation importante.

Cheikh Al-Albani :

Je ne nie pas cela. Mais, ya akhi, la question est « Par où commençons-nous ? » Ma da'wa est : pour accomplir ce djihad, nous avons besoin d'un Amir. Pour avoir cet Amir, nous devons travailler sur la Tasfiyah et la Tarbiyah. Réfléchis à cela en toi-même, en considérant le hadith de Houdhayfa, de quoi avons-nous d'abord besoin : du djihad ou de l'Amir ?

Djihadi :

Est-ce que quelqu'un auparavant a appelé à la Tasbiyah et à la Tarbiyah avant le djihad ?

Cheikh Al-Albani :

Qu'Allah te fasse miséricorde. Dis-moi quand est-ce que les musulmans n'ont pas eu un Khilafa unifié ?

Djihadi :

Qu'en est-il de la période de Ali -Qu'Allah l'agrée- et Mou'awiyah -Qu'Allah l'agrée- ?

Cheikh Al-Albani :

Tu veux dire que tu as un doute que Ali -Qu'Allah l'agrée- a raison et que Mou'awiyah -Qu'Allah l'agrée- avait tort ?

Djihadi :

Non... Mais...

Cheikh Al-Albani :

Pas de « Mais ». Combien de Khoulafa y avaient-ils ?

[après un moment de discussion]

Djihadi :

D'accord, d'accord, un.

Un auditeur :

Pour être franc mon Cheikh, cette discussion n'aboutie à rien : si quelqu'un n'a pas une intention et une pensée pure, il ne comprendra jamais.

Cheikh Al-Albani : 

C'est en effet un bon conseil. Nous vivons dans une époque où un des comportements fatals s'est répandu, qui est que chacun aime sa propre opinion. Aujourd'hui, chaque personne qui lit un peu de Coran ou apprend un peu de Ahkam (règles) et Ahadith, pense qu'il est quelque chose dans la science, bien qu'il ne puisse lire les ahadith sans erreurs, et ensuite il veut discuter tout ce qu'il voit...

Djihadi : 

[essaie d'interrompre]

Cheikh Al-Albani :

Le temps de la discussion est fini. Je vais prendre le conseil du frère. Mon conseil aux étudiants en religion est de ne pas commencer à prêcher les gens à quelque chose qui pourrait les mener à un grand égarement (Dalal).

Il devrait vérifier avec les gens de science avant d'arriver à des conclusions. C'est un des désastres de la jeunesse musulmane aujourd'hui : d'adopter rapidement des opinions sans regarder dans les opinions des Salafs et Khalaf concernant ces sujets. Je conseille aux musulmans de rechercher ceci, spécialement dans les sujets concernant le groupe comme le djihad. Le djihad est, sans aucun doute, la fierté de l'Islam et une des bases de l'Islam. Et les versets et les ahadith concernant cela sont connus par tous insha Allah.

Mais ce djihad a ses conditions et introductions. Parmi ses conditions de base, il y a le fait que le groupe qui l'accomplit doit être d'accord pour retourner au Coran et à la Sounnah dans ses règles (Ahkam). Ceci, en vérité, nécessite beaucoup de temps d'éducation, de purification de la part des savants et prêcheurs. Comme le Prophète-Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a éduqué ses compagnons.

Nous notons que les Moudjahidiyn appellent tous les musulmans quelqu'il soit à les rejoindre au combat, et quand ils vont combattre, ils trouvent des désaccords parmi eux dans les sujets de foi et des fondements de l'Islam. Comment ces gens peuvent-ils être prêt à aller au djihad alors qu'ils doivent encore comprendre ce qui leur est obligatoire dans la 'Aquida ?! Ceci, mon frère, nous amène à comprendre que le djihad n'est pas à discuter, mais nous devons discuter de ses introductions. La première introduction est, comme nous l'avons attesté avant, le Khalifa. Car si les Amirs existent aujourd'hui et l'obligation dont j'ai parlé (compréhension commune de l'Islam) n'existe pas entre eux, alors ils se retourneront les uns envers les autres et se combattront. Ils doivent tous être sur un Manhadj et une compréhension. Je conseille donc chaque musulman de travailler avec le hadith de Ibn al-yaman (Houdhayfa) -Qu'Allah l'agrée-, de s'écarter de tous les groupes et de rester tout seul. Et cela ne veut pas dire de vivre isoler, non, cela veut dire ne pas rejoindre l'un ou l'autre groupe. Tu peux faire toi-même, et tous les musulmans, du bien avec ta connaissance. Ceci est un rappel et le rappel profite aux croyants.
 

Article tiré du site salafipublications

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Partager cet article

Le mérite de la science (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le mérite de la science (audio-vidéo)

Allâh Le Très Haut nous dit (dans le qur’ân) :

 

((شهد الله أنه لا إله إلا هو و الملائكة و أؤلوا العلم قائما بالقسط لا إله إلا هو العزيز الحكيم))

 

(Traduction approchée) :

 

«Allâh atteste, de même que les anges et les gens de science que nul n’est digne d’adoration sauf Lui, le Mainteneur de la justice, point de divinité digne d’adoration sauf Lui, Le Puissant, Le Sage !» (sourate 3, verset 18)

 

Ici, Allâh ordonne la recherche de la science, Il nous prescrit la quête de la science, Il exhorte à la quête de la science, Il attise l’envie de rechercher la science, joignant l’attestation des gens de science à la Sienne !

 

Et à celle des anges.

 

Existe-t-il un bienfait plus grand que celui-ci ?

 

Ainsi, la science permet d’obtenir à celui qui la détient ce haut rang auprès d’Allâh, et Allâh - qu’Il soit glorifié - nous a informé que ceux qui recherchent la science (toullâbou l3ilm) et les savants qui mettent en application leur savoir sont ceux qui craignent le plus Allâh (gloire à Lui).

 

Allâh dit :

 

(( إنما يخشى الله من عباده العلماء ))

 

(Traduction approchée) :

 

«Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allâh» (sourate 35- verset 28)

 

Et Le Très Haut dit également, clarifiant qu’il est impossible, quelque soit la situation, de mettre sur le même pied d’égalité l’ignorant et le savant ou qu’on établisse le moindre rapprochement:

 

((هل يستوي الذين يعلمون و الذين لا يعلمون))

 

(Traduction approchée) :

 

«sont-ils égaux ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ?» (sourate 39- verset 9)

 

Et Il dit également, mettant en lumière le haut degré de celui qui recherchent la science :

 

((يرفع الله الذين آمنوا منكم و الذين أوتوا العلم درجات))

 

(Traduction approchée) : 

 

«Allâh élèvera en degrés ceux d’entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu le savoir» (sourate 58 - verset 11)

 

Et les versets sont nombreux sur ce sujet.

 

Très nombreux !

 

Parmi lesquels on peut citer par exemple, qu’Allâh - qu’Il soit glorifié - a chargé les croyants de se diviser (en deux groupes) :

 

  • un groupe qui irait chercher la science (religieuse)
  • et un autre groupe qui resterait sur place et qui remplacerait ceux partis chercher la science, (prenant soin) de leurs familles et de leurs biens jusqu’à leur retour

 

Allâh - Le Très Haut - a dit :

 

((فلولا نفر من كل فرقة منهم طائفة ليتفقهوا في الدين ولينذروا قومهم إذا رجعوا إليهم لعلهم يحذرون))

 

(Traduction approchée)

 

« Pourquoi de chaque clan quelques hommes ne viendraient-ils pas s’instruire dans la religion? Pour pouvoir à leur retour, avertir leur peuple afin qu’ils soient sur leur garde » (sourate 9 - verset 122)

 

Voici donc quelques versets traitant de l’importance du bienfait de la science

 

Et l’Imam Al-Boukhâry - rahimahou Llah - a intitulé l’un des chapitres de son recueil de ahadith authentiques : chapitre

 

« La science (passe) avant la parole et les actes »

 

Et l’Imam Al-Boukhâry - rahimahou Llah - a cité en avant-propos de ce chapitre la parole d’Allâh - Le Très Haut- :

 

((فاعلم أنه لا إله إلا الله و استغفر لذنبك و للمؤمنين و المؤمنات ))

 

(Traduction approchée)

 

«Sache donc qu’il n’existe point de divinité (digne d’adoration) sauf Allâh et demande pardon pour ton péché ainsi que pour les croyants et les croyantes.» (Sourate 47- verset 19)

 

Et ce qui nous intéresse dans le verset c’est : « Sache qu’il n’existe point de divinité (digne d’adoration) sauf Allâh »

 

Ainsi la science est le moyen qui nous permet de connaître les bases et les obligations.

 

Et les ahadith sont nombreux également.

 

Les ahadith qui traitent de ce sujet sont nombreux.

 

On peut citer par exemple de hadith de Mou3awiya - radia Llahou 3anhou -, Mou3awiya bnou abî Soufyan !

 

Un de ceux qui recueillaient par écrit la révélation lorsqu’elle descendait sur le Prophète - صلى الله عليه وسلم - et qui fut également l’un des califes des musulmans ! Commandant des croyants !

 

Il nous rapporte que le Prophète - صلى الله عليه وسلم - a dit :

 

«Celui à qui Allâh veut du bien, Il lui accorde la compréhension de la religion»

 

Et il a dit - صلى الله عليه وسلم - :

 

«Quiconque emprunte un chemin vers la science, Allâh lui facilite un chemin vers le Paradis»

 

Retranscrit par Umm Ibrahim

Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Salih Ibn Sa'ad As-Souhaimy - الشيخ صالح بن سعد السحيمي

Partager cet article

Parmi les hadiths faibles dans Ryâdh As-Sâlihin

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Parmi les hadiths faibles dans Ryâdh As-Sâlihin

Ryâdh As-Sâlihin est probablement le livre de hadith le plus lu en français.


C'est pourquoi, il est important de connaître les hadiths faibles (très peu nombreux) présents dans l'ouvrage.

Pour ce faire, nous avons utilisé la vérification  du 
muhaddith (le grand savant du hadith) Muhammad Nâsir Ad-Dîn Al-Albânî (rahimahullah).

Le travail que le shaikh a accompli est un trésor inestimable pour la communauté, nous demandons à Allah qu'il lui accorde la meilleure récompense pour son effort.

Nous avons résumé les remarques du shaikh sur chaque hadith, sans rappeler les détails concernant la science du hadith, tout en donnant les références pour celui qui voudrait en savoir plus.

La numérotation des hadiths correspond à l'édition de dar al-gharb al-islâmî qui est l'édition française la plus répandue.
 

 

66 : Selon Abu Ya'la ibn 'Aws, le Prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Le sage est celui qui se demande des comptes à lui-même et qui agit en vue de ce qui vient après la mort. Et l'incapable est celui qui se laisse guider par ses passions tout en nourrissant au sujet d'Allah de vains espoirs. » rapporté par At-Tirmidhi
 
Sa chaîne de transmission est faible car elle comporte le rapporteur Abû Bakr ibn abi Mariam qui se trompait (dans la transmission) après que sa maison eut été cambriolée. Voir Dha'îf al-jâmi' as-saghîr, (4305).

 
68 : Selon 'Umar, le Prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « On ne demande pas à l'homme pourquoi il a frappé sa femme. » rapporté par Abû Dâwûd
 
Sa chaîne de transmission est faible. Voir Irwa al-ghalîl (2034).

 
196 : D'après Ibn Mas'ud, le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit: «La faveur religieuse commença à s'atténuer chez les fils d'Israël à partir du moment où à l'homme en rencontrait un autre et lui disait. « Crains Allah et mets fin à tes agissements! Ce sont des choses interdites». Puis il le rencontrait le lendemain sans qu'il ait changé de conduite. Cela ne l'empêchait pourtant pas de manger à sa table, de boire avec lui et de s'asseoir en sa compagnie. Quand tel fut leur comportement, Allah installa la haine entre leurs coeurs». Puis il cita ces versets du chapitre 5 du Coran: «Ont été maudits par la bouche de David et de 'Issa-fils-de-Marie ceux des fils d'Israël qui avaient renié et ce pour leur désobéissance (à Allah) et pour leurs agressions répétées. Quand ils faisaient quelque chose d'unanime- ment réprouvé, ils ne se l'interdisaient pas les uns aux autres. Quelle bien mauvaise chose que ce qu'ils faisaient! Tu vois plusieurs d'entre eux se lier de véritable amitié avec ceux qui avaient renié. Quelle bien mauvaise chose que ce que leur âme leur a fait aimer car Allah les a frappés de Son indignation et c'est dans le supplice qu'ils s'éterniseront. S'ils croyaient en Allah, au Prophète et à ce qui lui a été descendu, ils ne les prendraient point comme véritables amis; mais plusieurs d'entre eux sont des dévergondés ». Puis il dit: «Oh non, par Allah ! Vous commanderez le bien, interdirez le mal, ferez cesser l'injustice de l'injuste, le ramènerez de force au bon droit et l'obligerez à le suivre, sinon Allah installera sûrement la haine entre vos coeurs puis vous maudira comme Il a maudit ces Juifs». Rapporté par Abû Dâwûd et At-At-Tirmidhî
 
Le hadith est munqati', et sa chaîne n'est pas cohérente (mudhtarib). Voir Adh-Dha'îfa (1105).

 
286 : Selon Umm Salama, le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Toute femme qui meurt jouissant de la satisfaction de son mari entre au paradis. » rapporté par At-Tirmidhî
 
Sa chaîne comporte deux rapporteurs inconnus. Voir Adh-Dhaîfa (1426).

 
343 : Malik ibn Rabi'a Assa'idi a dit : « Alors que nous étions assis auprès du Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam), voilà que lui vint un homme de la tribu des Bani Salama qui lui dit : « Ô Messager d'Allah ! Reste-t-il pour moi (la possibilité) de faire du bien à mes parents maintenant qu'ils sont morts ? » Il dit : « Oui. Tu pries Allah de les bénir et de les absoudre et tu tiens après eux leurs promesses, tu respectes les liens de parenté dont ils sont la cause et tu honores leurs anciens amis. » rapporté par Abû Dâwûd
 
Sa chaîne est faible car elle comporte 'Ali ibn 'Ubayd qui est inconnu.

 
359 : Selon Anas, d'après le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Toutes les fois qu'un jeune honore un vieillard à cause de son âge, Allah lui suscitera plus tard quelqu'un pour l'honorer dans sa vieillesse. » rapporté par At-Tirmidhî
 
Sa chaîne est faible et comporte deux défauts. Voir Adh-Dha'îfa (304).

 
373 : 'Umar ibn al Khattab rapporte : « J'ai demandé au Prophète la permission d'aller faire le petit pèlerinage ('Umra). Il me l'accorda et dit : « Ô petit frère ! Ne nous oublie pas dans tes prières ! » 'Umar dit : « Ce fut pour moi un mot que je ne serais pas heureux d'échanger contre tout ce bas monde ». rapporté par Abû Dâwûd et At-Tirmidhî

 

Et dans une autre version : « Ô petit frère ! Associe-moi dans tes prières ! ».

Voir les détails de la faiblesse de ce hadith dans Al-Mishkat (2248) et Dha'îf Abî Dâwûd (264)


482 : Selon le Calife 'Uthman Ibn 'Affan, le Prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Le fils d'Adam n'a droit qu'à trois choses : Une maison où il habite. Des vêtements pour couvrir sa nudité. Une croûte de pain et de l'eau » rapporté par At-Tirmidhî

Sa chaîne comporte deux rapporteurs faibles. Voir Adh-Dha'îfa (1063)


484 : Selon 'Abdullah ibn Mughaffal, un homme dit au Prophète (salallahu 'alayhi wa salam) : « Ô Messager d'Allah ! Par Allah, je t'aime. ». Il lui dit : « Réfléchis bien à ce que tu dis ! ». L'autre répéta encore : « Par Allah, je t'aime » trois fois de suite. Il lui dit : « Si tu m'aimes vraiment prépare-toi une bonne protection contre la pauvreté, car la pauvreté atteint celui qui m'aime plus rapidement que le torrent n'atteint l'extrémité de son lit » rapporté par At-Tirmidhî

Il fait partie des hadiths faibles des Sunan At-Tirmidhi.


519 : Asma Bint Zeyd a dit : « La manche de la tunique du Messager d'Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui- lui arrivait jusqu'au poignet. » rapporté par At-Tirmidhî

Le hadith est faible. Voir Adh-Dha'îfa (2458)


578 : d'après Abû hurayra, le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Hâtez-vous d'accomplir de bonnes actions avant d'en être empêchés par une de ces sept choses : une pauvreté qui vous fera oublier, une richesse qui vous rendra arrogant, une maladie qui vous affaiblira, une vieillesse qui affaiblira votre esprit, une mort mettant fin à vos jours, l'arrivée du faux messie et c'est la pire des choses qui vous attend, et l'arrivée de l'Heure et l'Heure est plus mortelle et plus amère encore. » rapporté par At-Tirmidhî

Ce hadith est faible. Voir Adh-Dha'îfa (1666)


584 : Ibn 'Abbas rapporte : « Le messager d'Allah passa devant des tombes à médine. Il se tourna vers elles et dit : « Paix et salut sur vous habitants de ces tombes ! Vous êtes nos prédécesseurs et nous vous suivrons » rapporté par At-tirmidhî

Ce hadith est faible. Je l'ai montré dans Ahkam Al-jana'iz (p.187)


596 : D'après 'Atiya ibn 'Urwa As-Sa'di, le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « L'homme n'est parmi les pieux que lorsqu'il renonce à ce qui est permis de peur de commettre l'interdit » rapporté par At-Tirmidhî

Ce hadith est faible, comme je l'ai montré dans Takhrij Al-Halâl (p.178)


714 : 'Umar ibn al Khattab rapporte : « J'ai demandé au Prophète la permission d'aller faire le petit pèlerinage ('Umra). Il me l'accorda et dit : « Ô petit frère ! Ne nous oublie pas dans tes prières ! » 'Umar dit : « Ce fut pour moi un mot que je ne serais pas heureux d'échanger contre tout ce bas monde ». rapporté par Abû Dâwûd et At-Tirmidhî

 

 

Et dans une autre version : « Ô petit frère ! Associe-moi dans tes prières ! ».

Voir les détails de la faiblesse de ce hadith dans Al-Mishkat (2248) et Dha'îf Abî Dâwûd (264)


732 : D'après Umaya ibn makhshi, le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) était assis alors qu'un homme mangeait. Cet homme ne prononça pas le nom d'Allah jusqu'à la fin de son repas. Pour la dernière bouchée il dit : « Au nom d'Allah au début et à la fin ». Le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) rit et dit : « le diable n'a cessé de partager son repas jusqu'à ce qu'il prononce le nom d'Allah. Et lorsqu'il a prononça le nom d'Allah il vomit tout ce qu'il avait dans le ventre » rapporté par Abû Dâwûd et An-Nasa'i

Sa chaîne de transmission est faible car elle contient Al-Mathna ibn 'Abd Ar-rahaman Al-Khazâ'î qui est inconnu comme l'a rappelé Ibn Al-Madanî. 


790 : Asma Bint Zayd a dit : « La manche de la tunique du Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) lui arrivait jusqu'au poignet. » rapporté par At-Tirmidhî

Le hadith est faible. Voir Adh-Dha'îfa (2458)


797 : Abû Hurayra rapporte : « Alors que quelqu'un priait en laissant traîner son pagne, le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) lui dit : « Va refaire tes ablutions ! » Il s'en alla, refit ses ablutions et revint. Il lui redit encore la même chose. Quelqu'un lui demanda : « Ô Messager d'Allah ! Pourquoi  lui as-tu ordonné de refaire ses ablutions tout en t'abstenant de lui répondre ? » Il dit : «  Il priait en laissant traîner son pagne et Allah n'agrée pas la prière de celui qui laisse traîner son pagne » rapporté par Abû Dâwûd

Il est parmi les hadiths faible des Sunan Aî Dâwûd (96)


830 : D'après Hudhayfa Ibn Al-Yaman, le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a maudit celui qui s'installe au centre d'un cercle. Rapporté par Abû Dâwûd

Sa chaîne est faible car ibn humayd n'a pas entendu (le hadith) de Hudhayfa.


889 : Safwân Ibn 'Assâl rapporte : « Un juif dit à son compagnon : « Allons donc voir ce prophète ! «  Ils vinrent au messager d'Allah et l'interrogèrent sur neuf signes évidents. Safwân rappela le hadith jusqu'à ces mots : « Ils lui embrassèrent la main et le pied en disant : « nous attestons que tu es prophète » rapporté par At-Tirmidhî

Sa chaîne contient 'Abdallah ibn Salima qu'Al-Hafidh (et d'autres) ont déclaré faible.


890 : Ibn 'Umar rapporte une histoire dans laquelle il dit : « Nous nous sommes approchés du prophète et lui avons embrassé la main » Rapporté par Abû Dâwûd

Sa chaîne comprend Yazîd ibn Abî Zyâd, Al-Hâfidh dit de lui : « Il est faible, il vieillit et changea et il répétait (yatalaqan) ».


891 : 'Aisha rapporté : « Zayd ibn Al-Hâritha vint à Médine, alors que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) était chez lui. Il frappa à la porte ; le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) se leva vers lui en laissant traîner son manteau, il le prit dans ses bras et l'embrassa. » rapporté par At-Tirmidhî

Sa chaîne comporte Muhammad Ibn Ishaq qui est un mudalis (il cache les noms de ceux dont il rapport) connu.


912 : 'Aisha rapporte : « J'ai vu le messager (salallahu 'alayhi wa salam) peu de temps avant sa mort, il avait une écuelle d'eau près de lui, il plongeait sa main dans l'eau puis s'essuyait le visage en disant : « Seigneur ! Aide-moi dans l'agonie et les affres de la mort. » rapporté par At-Tirmidhî.

Sa chaîne est faible. Voir Al-Mishkât (1563) et Dha'îf Sunan At-Tirmidhî (163)

944 : Hussayn Ibn wahwah rapporte que talha Ibn 'Azib tomba malade. Le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) lui rendit visite et dit :« J'ai vu les signes de la mort sur talha. Avertissez-moi de son décès et pressez ses funérailles, car il ne convient pas que la dépouille du musulman reste emprisonnée parmi les siens. » rapporté par Abû Dâwûd

Sa chaîne est faible. Voir Ahkâm Al-Janâ'iz (p.13-14) et Adh-Dha'îfa (3232)


947 : Suite au hadith authentique rapporté par Muslim, l'imam An-Nawawî a ajouté une parole de l'imam Ash-Shâfi'î : « Il est bon de lire auprès du mort une partie du Coran, et si on le lit en entier, c'est une bonne chose »

Je ne sais pas où l'imam As-Shâfi'î a pu dire cela, et j'ai un grand doute sur cela, puisqu'il est rapporté dans son madhab que la récompense (de la lecture) n'atteint pas le mort, comme l'a rapporté de lui Al-Hafidh ibn Kathîr. Et shaikh Al-Islam ibn Taymya a montré que cette parole n'est pas attribuée à l'imam As-Shâfi'î.


1000 : Ibn Abbas rapporte que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Celui qui n' a rien lui en lui du Coran est comme une maison en ruine » rapporté par At-Tirmidhî

Le hadith est faible. Voir Al-Mishkât (2135).


1060 : Abû Sa'îd Al-Khudhrî rapporte que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Si vous voyez un homme venir régulièrement  à la mosquée, attestez qu'il est croyant » Allah dit : « Seuls ceux qui croient en Allah et au jour dernier peuplent les mosquées » rapporté par At-Tirmidhî

Sa chaîne est faible comme je l'ai montré dans Al-Mishkât (723), mais le sens est exacte.


1385 : Selon Anas, le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit :   « Celui qui sort de chez lui à la recherche de la science est considéré dans le sentier d'Allah (au service d'Allah), jusqu'à ce qu'il revienne. » rapporté par At-Tirmidhî

Sa chaîne est faible. Voir Al-Mishkât (220) et Adh-Dha'îfa (2037)


1394 : D'après Abû Hurayra, le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Toute chose importante qui ne commence pas par « bismillah » est coupée » rapporté Abû Dâwûd

C'est-à-dire que l'œuvre est incomplète. La chaîne du hadith est faible et son texte (matn) est incohérent (mudhtarib). Voir Al-irwa (1-2)


1493 : Ibn Mas'ud rapporte que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) invoquait en ces termes : « Seigneur ! Je te demande tout ce qui m'amènera Ta miséricorde et tout ce qui m'assurera ton Pardon, de me préserver de tout péché, de m'accorder le butin (la récompense) de toute bonne action, la réussite du paradis et la préservation de l'enfer. » rapporté par Al-Hâkim

Le hadith est faible. Voir Adh-Dha'îfa (2908)


1539 : Ibn Mas'ud rapporte que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Qu'aucun de mes compagnons ne me rapporte quelque chose sur un autre. J'aime vous rencontrer en n'ayant rien dans le cœur contre personne » rapporté par Abû Dâwûd et At-Tirmidhî

Sa chaîne comporte un transmetteur inconnu comme je l'ai montré dans Al-Mishkât (4852)


1569 : D'après Abû Hurayra, le prophète a dit : « Prenez garde à la jalousie, car la jalousie mange les bonnes actions comme le feu mange le bois » rapporté par Abû Dâwûd

Le hadith est faible. Voir Adh-Dha'îfa (1902)


1577 : Wâthila ibn Al-Asqa' rapporte que les messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Ne montre pas ta joie devant le malheur de ton frère, sinon Allah lui fera miséricorde et t'éprouvera à ton tour. » rapporté par At-Tirmidhî

Le hadith est faible. Voir Al-Mishkât (4856)


1641 : 'Ali rapporte que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a interdit à la femme de se raser les cheveux. Rapporté par An-Nasâ'î.

Sa chaîne comporte des incohérences. Voir Adh-Dha'îfa (678)


1670 : Qabîsa ibn Al-Mukhâriq rapporte que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « L'interprétation des signes, l'augure et le présage sont de la sorcellerie (jibt) » rapporté par Abû Dâwûd

Sa chaîne comporte Hiyan ibn Al-'Alâ qui est inconnu. Voir Ghâyatul-Marâm


1677 : 'Urwa ibn 'Amir rapporte : on parla au prophète (salallahu 'alayhi wa salam) de l'augure. Il dit : « Le meilleur augure est l'optimisme (fa'l). L'augure ne doit pas détourner le musulman (de ce qu'il voulait faire). Si l'un d'entre vous voit quelque chose qu'il déteste, qu'il dise : « Seigneur ! Les bonnes choses ne viennent que de Toi, et il n'y a que Toi qui repousse les mauvaises, et il n'y a de force et de puissance qu'en Toi » rapporté par Abû Dâwûd

Sa chaîne comporte des mudalis (transmetteur qui cache l'identité de celui dont il rapporte le hadith). Voir Al-Kalim At-Tayib (193).


1722 : Jâbir rapporte que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « On ne demande par le Visage d'Allah que le paradis » rapporté par Abû Dâwûd.

Sa chaîne est faible comme je l'ai montré dans Al-Mishkât (1944).


1873 : Ibn 'Abbas rapporte que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Celui qui demande assidûment à Allah de lui pardonner. Allah lui ménage une issue pour chaque difficulté, une joie pour toute tristesse et Il le nourrira d'où il ne s'attendait pas. » rapporté par Abû Dâwûd.

Sa chaîne comporte un rapporteur inconnu comme je l'ai montré dans Adh-Dha'îfa.


copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Partager cet article

La précipitation des gens à émettre la fatwa

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La précipitation des gens à émettre la fatwa

Question :

 
Lorsqu'une question sur un sujet religieux est posée dans une assemblée rassemblant des gens qui ne sont pas instruits, ceux-ci se précipitent afin de donner leur avis ou une réponse à la question, sans aucune science le plus souvent.

Quelles sont vos remarques au sujet de ce phénomène, éminent cheikh ?

Cela peut-il être considéré comme faire passer quelque chose avant [la parole d'] Allah et de Son Messager ?
 
Réponse :
 
On sait qu'il n'est pas permis aux gens de parler au sujet de la religion d'Allah sans science, car Allah, exalté soit-Il, dit (traduction rapprochée) :

 

« Dis : 'Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l'agression sans droit et d'associer à Allah ce dont Il n'a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas›. » (1)


Ce qui incombe aux gens, c'est de s'abstenir et de craindre de dire à propos d'Allah ce qu'ils ne savent pas.

La religion ne fait pas partie des affaires de ce bas monde dans lesquelles on peut employer la raison.

Même au sujet des affaires matérielles de ce bas monde dans lesquelles la raison joue un grand rôle, il convient à la personne de prendre des précautions, et de réfléchir posément, car il se peut que la réponse qu'elle a en tête soit donnée par une autre personne... et elle devient ainsi juge parmi ceux qui répondent, et son avis sera le dernier qui tranchera la question.

Très souvent, les gens émettent leurs avis - au sujet d'affaires non religieuses - et si la personne fait preuve de circonspection et de retenue, il lui apparaîtra des vérités qui ne lui étaient pas apparues auparavant, grâce à la multiplicité des avis.

C'est pourquoi je conseille à toute personne de faire en sorte qu'elle soit la dernière à donner son avis, afin d'être le juge entre les différentes opinions, et qu'il lui apparaisse - en scrutant les différents avis - ce qui peut-être ne lui était pas apparu avant de les avoir entendus.

Voilà pour ce qui est des affaires non religieuses.

Mais en ce qui concerne les affaires religieuses, il est strictement interdit à toute personne d'émettre un avis sauf s'il se base sur une science tirée du livre d'Allah, de la Sunna du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, ou des propos des savants.


(1) Al-A'râf, v. 33.

 

Alfâdh wa Mafâhîm fî Mîzân ish-Sharî'a, page 44-46.

copié de fatawaislam.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Percevoir des aides financières des états mécréants

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Percevoir des aides financières des états mécréants

Question :

 

Quel est votre conseil aux frères et aux sœurs vivant en Angleterre qui ne travaillent pas et perçoivent des aides de l'état.
 
Et qui parfois sans en informer l'Etat.
 
Est-ce correct ?
 
Réponse :
 
Il est obligatoire à tous les musulmans vivants dans les pays mécréants d'émigrer vers les pays musulmans dans lesquels on peut adorer Allâh, si cela leur est possible.

Et si cela ne leur est pas possible, qu'ils émigrent dans le pays le moins pire, comme ont émigré des compagnons du Prophète sous son ordre
رضي الله عنهم, de la Mecque en Abyssinie.
 
Car l'Abyssinie en ce temps là était moins pire, les musulmans n'y subissaient pas ce qu'ils subissaient à la Mecque.

Et s'ils ne le peuvent pas, qu'ils craignent Allâh où qu'ils soient, qu'ils s'éloignent de ce qu'Il leur a interdit et qu'ils s'acquittent de ce qu'Il leur a rendu obligatoire.
 
Il n'y a pas de mal à ce qu'ils bénéficient des aides des états mécréants si cela ne leur fait pas commettre un interdit ou délaisser une obligation.

Et il leur est obligatoire de respecter les règles relatives à cette aide qu'ils bénéficient, ils ne doivent pas mentir pour cela, ils doivent craindre Allâh en toute chose et éviter ce qu'Allâh a interdit.
 
Et qu'ils étudient le Coran et la Sounnah entre eux et exposent leur problèmes aux gens de science même si c'est par écrit ou par téléphone.
 
Qu'Allâh améliore la situation de l'ensemble des musulmans, qu'Il préserve leur religion et leur accorde sa compréhension.
 
Publié par assounnah.com
 
حكم إقامة المسلم في بلاد الكفر
ما هي نصيحتكم للإخوة والأخوات المقيمين في إنجلترا ولا يعملون ويتلقون معونة مالية من الحكومة؟ وأحياناً هم يحصلون على عمل ولكن لا يخبرون الحكومة فهل عملهم هذا يعتبر عملاً صحيحاً؟
الواجب على جميع المسلمين المقيمين في بلاد الكفر، أن يهاجروا إلى البلاد الإسلامية التي تقام فيها شعائر الله إذا استطاعوا ذلك، فإن لم يتيسر ذلك فإلى البلاد التي هي أقل شراً كما هاجر جماعة من الصحابة رضي الله عنهم بأمر النبي صلى الله عليه وسلم من مكة إلى الحبشة؛ لأن بلاد الحبشة ذاك الوقت أقل شراً مما يقع على المسلمين في مكة من الشر قبل فتح مكة، فإن لم يستطيعوا فعليهم أن يتقوا الله في محلهم، وأن يحذروا ما حرم الله عليهم، وأن يؤدوا ما أوجب الله عليهم، ولا حرج عليهم في قبول المعاونة والمساعدة من الدولة الكافرة، إذا لم يترتب على ذلك ترك واجب أو فعل محظور، وليس لهم أخذ المساعدة إلا على الطريقة الرسمية التي قررتها الدولة، وليس لهم أن يكذبوا للحصول عليها، وعليهم جميعاً أن يتقوا الله في كل شيء، وأن يحذروا ما نهى الله عنه، وأن يتفقهوا في القرآن والسنة فيما بينهم وأن يسألوا أهل العلم عما أشكل عليهم، ولو بالمكاتبة أو من طريق الهاتف، أصلح الله أحوال المسلمين جميعاً وحفظ عليهم دينهم ومنحهم الفقه فيه، وكفاهم شر أنفسهم وشر أعدائهم إنه جواد كريم
مجموع فتاوى ومقالات متنوعة المجلد الثامن والعشرون
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Partager cet article

Eclairage autour de la sourate al 'asr (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Eclairage autour de la sourate al 'asr (audio)
Voici une lecture en français d'une traduction de Shaykh ibn Bâz rahimahoullah, autour de sourate al 'Asr, tirée de "jâmi3ou shourouh al ousoul ath-thalâtha p 26/27 "
 

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Partager cet article

Organiser des séminaires pour enseigner le lavage du mort

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Organiser des séminaires pour enseigner le lavage du mort
Question :
 
Comment juger l'organisation de séminaires pour enseigner la manière de laver des morts
 
Réponse : 
 
Louange à Allah.
 
L'enseignement du lavage des morts est bon et institué et ne comporte aucun inconvénient.
 
Certains ne savent pas le faire malgré le besoin très ressenti de connaître la manière de laver les morts. 
 
Extrait de Madjmou' fatawa wa maqalat mutanawwia - Vol. 13, p. 118. 
 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Partager cet article

Al Hijama

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Al Hijama

C'est une médecine prophétique sahih qui consiste à extraire le mauvais sang à l'aide de verres à ventouse.

 
-Dalil : Anas Ibn Malek (radiou Allah 'anou) rapporta qu'Abou Tayba pratiqua une saignee au Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم (hadith Boukhari 1004).
 
Le messager d'Allah صلى الله عليه وسلم dit :
 
"Les meilleurs traitements de maladies que vous pouvez utiliser sont les verres à ventouses et l'encens indien" 
(hadith Boukhari 1967).
 
-Le récit de Jâbir ibn 'Abd-Allah (qu'Allah soit satisfait des deux) : 
 
D'après 'Asim ibn 'Umar ibn Qutâda, Jâbir ibn 'Abd-Allah alla voir Al-Muqanna' qui était malade et lui dit : 

"Je ne te quitte pas, avant que tu te fasses appliquer des saignées, car j'ai entendu l'Envoyé d'Allah dire que cela consiste un remède"
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 4085 
 
-'Anas ibn Mâlik, interrogé au sujet du salaire des ventouses, répondit : 

"L'Envoyé d'Allah se fit mettre des ventouses par 'Abû Tayba et lui donna (pour salaire) deux sâ' de nourriture, ordonna à ses maîtres de diminuer la redevance qu'ils exigeaient de lui et dit : "Le remède le plus approprié, c'est l'application des ventouses, ou c'est votre meilleur remède". 
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 2952 
 
-D'après Ibn 'Abbâs le Prophète  صلى الله عليه وسلم fit une saignée, alors qu'il était en état de sacralisation.
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 2087 
 
-Selon Al Imaaam Assouyouty , il le rapporte dans son livre AlDjaami' Assaghir et il dit (Hassan ) Chaykh Al Albany en veriffiant les hadiths qui se trouve dans ce livre la (Al Djaami') dit que ce hadith est Sahih (authentique) il le dit clairement dans (Sahih Al Djaami) le prophète  صلى الله عليه وسلم a dit :

"à chaque fois que je passais la nuit de mon ascension nocturne par un groupe d'anges , ils me disaient , Fais la hidjaama Oh Mohammad et dans une autre narration : à chaque fois que je passais la nuit de mon ascension nocturne par un groupe d'anges , ils me disaient : Conseil à ta communauté La Hidjaama Oh Mohammad ".
 
Le hadith on le trouve aussi chez Ibn Maadjah selon Anas Ibn Maalik , et aussi chez Attirmidhi dans ses sounane selon Ibn Mass'oud .. 
 

-Elles sont pratiquées 17, 19 et 21 de chaque mois date hijri. 

-Les savants se sont divergé sur ce hadith là, on trouve Al Imaam Athahaby le rendre faible ainsi que Assouyouty et ibn Al Djawzi , et pour les savants qui le rendent authentique on trouve Al Imaam Ahmad on trouve aussi parmis les contemporains Achaykh Al Albani qui dit : Hassan (Bon ou acceptable si je peux traduire comme tel) le hadith se trouve dans Sounan Ibn Madjah et chez d'autres , et le chaykh Rahimahoullah dit dans son travail sur Attarghib et Attarhib d'Elmounthiry qu'il est Hassanoun Lighayrih il dit aussi dans assilsila assahiha que le hadith est Hassan .

-Sauf qu'on devrait comprendre une chose: le hadith n'interdit pas le fait de faire la hidjaama dans ces jours là, mais il dit mieux ne pas la faire ces jours là, le mot en arabe c'est (Attahary) , le hadith est comme suit:

"le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : Evitez la Hijdaama le Mercredi et le Vendredi et le samedi et le dimanche et faites la hidjaama le Lundi et le Mardi car c'est le jour ou Allah a guerrit Ayoub Alayhi salaam "

-C'est la partie du hadith qui nous intéresse .... donc on comprend du hadith que ce n'est pas interdit mais c'est détestable le Mercredi et le Vendredi et le samedi et le dimanche... mais le hadith ne cite pas le Jeudi Wallahou aalam .......C'est pour ça que l'imaam Ahmad (qui le considère authentique) on rapporte qu'il détestait qu'on fasse la hidjaama dans certains jours... 

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

Partager cet article

Avertir contre quelque chose et le faire ensuite moi-même

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Avertir contre quelque chose et le faire ensuite moi-même
Question : 
 
Si j'exhorte et avertis mes frères contre certains péchés, mais que je tombe moi-même dedans, me considère-t-on comme hypocrite ?

Conseillez-moi s'il vous plaît, puisse Allâh vous récompenser par un bien.
 
Réponse :
 
Il vous est obligatoire de vous repentir des péchés que vous avez commis et d'exhorter vos frères contre ces derniers.

Et il n'est pas permis de continuer (à commettre) des péchés et de ne pas conseiller vos frères, parce que (le faire) combine deux péchés.

Vous devez donc vous repentir à Allâh pour cela, en plus du conseil à vos frères.

Cela ne vous fait pas de vous un hypocrite, cependant, cela vous met vraiment dans (l'état) qui est considéré comme blâmable par Allâh dans Sa 
سبحانه وتعالى parole :
 
كَبُرَ مَقْتاً عِندَ اللَّهِ أَن تَقُولُوا مَا لَا تَفْعَلُونَ 
(traduction rapprochée)


61.3. C'est une chose abominable auprès d'Allâh que vous disiez ce que vous ne faites pas.

 
 
أَتَأْمُرُونَ النَّاسَ بِالْبِرِّ وَتَنسَوْنَ أَنفُسَكُمْ وَأَنتُمْ تَتْلُونَ الْكِتَابَ أَفَلاَ تَعْقِلُونَ 
(traduction rapprochée)

 

2.44. Seriez-vous hommes à ordonner de faire le bien, tout en oubliant de le faire vous-mêmes, alors que vous récitez la Lecture ? N'êtes-vous donc pas raisonnables ?
 
Et c'est d'Allâh que vient le succès, que les prières et le salut soient sur notre Prophète صلى الله عليه وسلم, sa famille et ses compagnons
 
Fataawa al-Lajnah ad-Daa.imah lil-Buhooth al-'Ilmiyyah wal-Iftaa., - Volume 12, Page 268, Question 2 of Fatwa No.16920
Traduit par Oum 'Ikrima
 Publié par 3ilmchar3i.net

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Partager cet article

La réfutation, à la lumière de la shari'a et de la raison, au correspondant anonyme (dossier)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La réfutation, à la lumière de la shari'a et de la raison, au correspondant anonyme (dossier)
Ce livre :

"La réfutation, à la lumière de la Shari'a et de la raison, au correspondant anonyme"

est une réponse de l'éminent savant cheikh Ahmad Ibn Yahya An Najmi-qu'Allah lui accorde Sa miséricorde- à un individu qui lui a demandé, de manière cachée et via un proche du cheikh, de cesser de parler sur les groupes.

 
Il était important de traduire des passages de ce livre afin de bien comprendre les différentes ruses des innovateurs et ainsi de ne pas tomber dans leurs pièges. 

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

Partager cet article

Mohamed Al-Maghrawi - محمد بن عبد الرحمن المغراوي

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Mohamed Al-Maghrawi - محمد بن عبد الرحمن المغراوي

Les troubles d’Al Maghrâwi et ses étapes

 

Al Maghrawi était parmi les élèves de cheikh Rabi' dans l’institut secondaire de l’Université Islamique de Médine.

 

Les liens étaient très forts entre cheikh Rabi' et ses élèves de haut niveau, arabes ou étrangers, à part Al Maghrawi.

 

En effet il n’y avait pas entre lui et cheikh Rabi' ce lien fort qu’il existe entre un élève et son professeur.

 

Et ceci n’est la faute que d’Al Maghrawi qui a de l’antipathie pour ses professeurs, à la tête de ceux là, l’imam Taqi Ad Dine Al Hilâli qui a dit à son sujet :

 

« Je crains pour la Da’wa Salafia à cause de cet homme »

 

Al Maghrawi fût diplômé de l’Université Islamique de Médine et il y eut un différend entre lui et un de ses amis, Baqshish Al Maghribi.

 

Il accusa mensongèrement ce dernier de s’être marié illégalement. L’affaire fût portée à un tribunal saoudien, et la sentence de la sanction de al iftira (accuser mensongèrement) fût prononcée contre al Maghrawi qui par la suite s’enfuit au Maroc Il commença à se donner l’image de celui qui a développé la da’wa salafia au Maroc.

 

Baqshish s’était préparé à porter plainte contre al Maghrâwi au Maroc au sujet de l’affaire du mariage. Cheikh Rabi' l’en empêcha car il avait une bonne opinion d’Al Maghrâwi et car il s’était repentit et à cause de ses efforts dans la da’wa aux yeux de cheikh Rabi' à cette époque Cheikh Rabi' fût informé que les élèves d’Al Maghrâwi prenaient parti pour ‘Adnân ‘Arour , ce grand fauteur de troubles en Europe et en Amérique, cet ennemi de la da’wa salafia.

 

Alors une personne très proche d’Al Maghrâwi vint nier cette accusation. Cheikh Rabi' accepta cela de lui et l’honora lui et Al Maghrâwi Des informations vinrent du Maroc comme quoi la da’wa d’Al Maghrâwi était dirigée par des qotbis. Cheikh Rabi' refusa ces informations et réprimanda sévèrement ceux qui amenèrent ces informations et il dit du bien d’Al Maghrâwi.

 

Par la suite, Cheikh Rabi' se rendit compte qu’il existait entre Al Maghrâwi et ‘Adnân ‘Arour une relation solide et que les livres et les k7 de ‘Arour, remplies d’erreurs, se propageaient au Maroc par l’intermédiaire d’Al Maghrâwi. Mais à cette époque, il avait une bonne opinion de lui et pensait qu’il était trompé par ‘Adnân. Alors cheikh Rabi' se mit à lui expliquer les égarements de ‘Adnân à travers ses livres et ses k7 de même qu’il conseilla les élèves d’Al Maghrâwi, mais les relations de ces derniers avec ‘Adnân ne firent que devenir plus fortes.

 

Pendant ce temps, ‘Adnân ne cessait de propager ses troubles en Europe en se concentrant spécialement sur cheikh Rabi'. Les troubles de ‘Adnân se répandirent au maroc.

 

Alors, certains salafis, étonnés de la mauvaise position prise par al Maghrâwi, firent front après que la goutte ait débordé le vase. Alors Al Maghrâwi, ‘Adnân et son armée les combattirent en les insultant d’hypocrites et prêcheurs du trouble.

 

Quand cheikh Rabi' apprit cela, il tenta de calmer la tension en ordonnant le silence. Cheikh Rabi' s’était auparavant mis à répliquer à ‘Adnân et ses k7 se propagèrent dans plusieurs pays. Cependant, il ne permis de les diffuser au Maroc qu’avec l’accord de Al Maghrâwi.

 

Cela montre bien le rang auquel cheikh avait placé Al Maghrâwi. Mais al Maghrâwi donna de fausses excuses en disant par exemple que ‘Adnân était inconnu au Maroc.

 

Malgré cela, cheikh Rabi' ordonna aux salafis de patienter face aux dures nuisances qu’ils rencontraient de la part d’Al Maghrâwi et de ses partisans et insista pour que ses k7 ne soient diffusées au Maroc qu’avec l’accord d’Al Maghrâwi.

 

Après cela cheikh Rabi' apprit que Al Maghrâwi se préparait à partir en Espagne pour participer à une série de conférences avec ‘Adnân. Abdoulqadir Al Jounid tenta, avec l’appui de cheikh Rabi', de convaincre Al Maghrâwi de ne pas y participer à causes des nuisances et des troubles qui risquaient d’en découler, comme il est connu des conférences de ‘Adnân.

 

Mais Al Maghrâwi n’écouta pas ces conseils. A l’occasion de ces conférences, Al Maghrâwi, ‘Adnân et ‘Abdoulqadir Shou’a ( un fauteur de trouble qui fait partie de leur équipe ; il résidait à l’époque en Belgique) se rassemblèrent dans une assise qui fut enregistrée. Cette assise était pleine de mensonges et d’injustice, tout cela dirigé contre cheikh Rabi' et les salafis véridiques.

 

Cet enregistrement k7 fut largement diffusé en Europe et en Afrique du nord. Elle fit de gros dégâts et finalisa les desseins de ‘Adnân et Al Maghrâwi. Cheikh Rabi' et beaucoup de salafis saisirent que cela était une ruse orchestrée par ‘Adnân et Al Maghrâwi Adnân et Al Maghrâwi.

 

Les salafis voulurent répondre à cette ruse, mais cheikh Rabi' leur interdit de le faire afin de contenir la fitna, et cela malgré qu’il était persuadé que Al Maghrâwi était plus responsable des troubles provoquées par cette assise que ‘Adnân. Donc, malgré cela, il s’occupa de répondre seulement à ‘Adnân et laissa Al Maghrâwi afin d’aider ce dernier à revenir.

 

Ensuite, lorsque cheikh Rabi' vit qu’Al Maghrâwi n’adoptait pas la bonne position malgré les conseils qu’il lui donnait et le temps qu’il lui laissait pour le faire, il décida de diffuser ses k7 sans plus attendre son autorisation. Alors ce dernier et ses alliés s’y opposèrent en qualifiant ces k7 de fitna, et ceux qui les propageaient d’hypocrites.

 

Les jeunes salafis du Maroc se rendirent alors compte que cette fitna n’était pas apparue involontairement mais qu’elle était organisée et qu’elle visait le manhaj salafi. Ils se mirent donc à éplucher les livres et les k7 d’Al Maghrâwi. Ils y trouvèrent d’énormes erreurs comme le manhaj qotbi takfiri. Ils étudièrent cela de manière sûre et exposèrent ces fautes aux savants.

 

Ces derniers répondirent par des réponses scientifiques basées sur le manhaj des salafs condamnant Al Maghrâwi. Mais cheikh Rabi' refusa de répondre préférant qu’Al Maghrâwi revienne à la vérité de lui-même. Pendant ce temps Al Maghrâwi continuait sur son chemin. Après un certain moment, Al Maghrâwi demanda à s’asseoir en privé avec cheikh Rabi' qui accepta.

 

Lors de cette assise, cheikh Rabi' sortit deux livres et quelques k7 d’Al Maghrâwi et lui demanda de les étudier et de proclamer clairement la vérité. Mais Al Maghrâwi refusa de les étudier sur place mais seulement à son retour au Maroc. Alors cheikh Rabi' lui donna des conseils profitables et qui permettrait d’éteindre la fitna, de même qu’il le mit en garde contre certains fauteurs de troubles qui invitaient Al Maghrâwi à persister sur ses erreurs.

 

Il lui dit également que s’il revenait sur ses erreurs, il demanderaient aux salafis qui n’étaient pas d’accord avec lui de se réconcilier avec lui et ainsi la fitna cesserait. Mais par la suite cheikh Rabi' apprit qu’Al Maghrâwi se mit à forger des mensonges sur lui et qu’il appela ses alliés à le « descendre » le boycotter et le désavouer , et c’est ce qu’ils firent.

 

Il fut clair à présent pour cheikh Rabi' que la demande d’Al Maghrâwi à le rencontrer seul à seul et son refus d’enregistrer cette rencontre était une ruse planifiée. Il demanda alors à ses frères de ne pas prêter attention à l’équipe d’Al Maghrâwi car ils n’en valaient pas la peine.

 

Par la suite, Al Maghrâwi annonça à cheikh Rabi' qu’il allait revenir de ses erreurs et que les portes de ses écoles d’apprentissage du Coran seraient grandes ouvertes à ceux qui lui avaient montré ses fautes. Mais il ne tint pas parole et enregistra une k7 dans laquelle il se vanta et humilia les autres au grand étonnement de cheikh Rabi' qui ne fit aucun commentaire sur cette k7.

 

Une foule de questions de la part de l’équipe d’ Al Maghrâwi furent posée à cheikh Rabi' au sujet du contenu de cette k7. Mais cheikh Rabi' n’y répondit pas comprenant qu’en fait ils continuaient à propager la fitna. Cette équipe donc continua à répandre la fitna et à magnifier leurs maître pendant environ deux années.

 

Pendant ce temps les salafis patientaient si ce n’est la distribution de l’un d’entre eux de l’exposé des fautes de al Maghrâwi à des savants salafis car l’équipe de ce dernier propageait leurs mensonges et leurs injustices. Il fallait donc que certains savants en soient informés.

 

Ensuite, trois amis d’ Al Maghrâwi vinrent à cheikh Rabi' durant le mois du ramadan de l’an 1421 et lui demandèrent qu’est-ce qu’il attendait d’ Al Maghrâwi. Cheikh leur répondit qu’il ne voulait que son retour de ses fautes et qu’il mette fin à cette fitna.

 

Il leur montra un livre d’ Al Maghrâwi « la croyance des salafs » et expliqua que les fautes que ce livre contenait étaient attribuées aux salafs et qu’il ne nous était pas permis de les approuver car c’était un crime perpétré contre eux. Il leur exposa trois fautes d’al Maghrâwi dans le domaine des bases de la religion.

 

L’un des trois amis dit alors à cheikh qu’il allait demander à Al Maghrâwi de revenir sur ces fautes et qu’il allait s’efforcer d’amener la réconciliation entre Al Maghrâwi et ses frères.

 

Cheikh Rabi' informa sur le champs un frère du Maroc qu’un ami d’ Al Maghrâwi viendrait pour la réconciliation après que ce dernier se soit repenti. Il lui répondit « volontiers !». Cheikh Rabi' en fût réjouit et invita Al Maghrâwi et deux autres personnes à Makka.

 

Il l’honora très largement afin de l’encourager à revenir de ses fautes. Alors que cheikh Rabi' et les salafis attendaient ce retour et cette réconciliation, ils furent surpris par une k7 d’ Al Maghrâwi diffusée par ses partisans dans laquelle il faisait l’étalage de sa gloire et celle de son équipe pendant qu’il abaissait ceux qui suivent la vérité.

 

Il apparut au grand jour la tromperie de cet homme et de son équipe, leurs ignorance et à quel degré Al Maghrâwi ne tenait pas ses promesses. Un frère exposa les déviations d’ Al Maghrâwi à un certain nombre de savants qui jugèrent alors qu’il avait dévié du droit chemin.

 

Alors Al Maghrâwi se mit à les dénigrer et à se moquer d’eux. Il enregistra une k7 dans laquelle il prétendit ne pas avoir fait d’erreurs, jurant que si c’était le cas il serait revenu. Ensuite il écrivit un livre intitulé : « Les menteurs et les diffamateurs qui détournent du Coran et de la Sounna ».

 

C’est en fait un livre qui est lui-même rempli de mensonges et de diffamations. Parmi les choses étonnantes de ce livre est le fait qu’il cite les fautes d’un certain nombre de Prophètes et de savants dont il prétend que les fautes de certains d’entre eux nécessiteraient des volumes de livres pour les recenser. Tout cela pour quoi ? Pour s’innocenter de ses fautes !

 

مراحل فتنة محمد بن عبد الرحمن المغراوي
كان المغراوي من تلامذة الشيخ ربيع في المعهد الثانوي بالجامعة الإسلامية وكانت الصلة قوية جداً بين الشيخ ربيع وتلاميذه الأوفياء من عرب وعجم إلا المغراوي فما كانت بينه وبين الشيخ ربيع تلك الصلة القوية، التي تربط بين أستاذ وتلاميذه، والعيب في ذلك إنما هو في المغراوي الذي يتنكر لشيوخه وعلى رأسهم الإمام تقي الدين الهلالي؛ الذي قال عن المغراوي أخشى على الدعوة السلفية من هذا الإنسان
 تخرج المغراوي من الجامعة الإسلامية وحصل اختلاف بينه وبين أحد أصدقائه، وهو بقشيش المغربي وكعادة المغراوي في فجوره في الخصومة، فقد أدى به فجوره وعدم مراقبته لله تعالى أن افترى على بقشيش أنه تزوج بامرأة زواجاً غير شرعي ! وترافعا إلى إحدى المحاكم السعودية فصدر الحكم على المغراوي بالحد، حد المفتري؛ ففر إلى المغرب
ثم بدأ ينسج حول نفسه الهالات والدعايات من النهوض بالدعوة السلفية بالمغرب، وكان بقشيش قد أعد العدة لمحاكمة المغراوي في المغرب في القضية نفسها فمع ضعف صلة المغراوي بأستاذه الشيخ ربيع إلا أن الشيخ ربيعاً قام بصرف بقشيش عن التعرض للمغراوي بمحاكمة أو غيرها انطلاقا من حسن ظنه بالمغراوي، وأنه قد تاب بل تجاوز ذلك إلى النهوض بأعباء الدعوة إلى الله في بلاد المغرب في نظر الشيخ ربيع آنذاك، وبناء على تلك الدعايات الضخمة رغم أن المغراوي يتردد إلى المملكة العربية السعودية والكويت ولا يزور الشيخ ربيعاً ولا إخوانه السلفيين
ومع أن بقشيشاً ليس من تلاميذ الشيخ ربيع، لكنه استجاب لنصح الشيخ ربيع وأكد هذه الاستجابة في عدد من زياراته للشيخ
 التحق بالجامعة الإسلامية عدد من طلاب العلم المغاربة فكان بعضهم يزور الشيخ ربيعاً ويوده لله، ويستفيد من علمه ومجالسته تلاميذ المغراوي فإنهم لا يزورون الشيخ ربيعاً ولا إخوانه الناهضين بالدعوة السلفية؛ دعوة إليها وذباً عنها
فبلغ الطلاب المغاربة المشار إليهم الشيخ ربيعاً أن تلاميذ المغراوي يتولون عدنان عرعور ويدافعون عنه، وماأدراك ما عدنان إنه الرجل الذي يركض بالفتنة في أوروبا وأمريكا، ويحارب المنهج السلفي وأهله، ويضع الأصول الفاسدة لمحاربة المنهج السلفي وأهله، ويؤلف الكتب ويشحنها بتمجيد سيد قطب ومنهجه وكتبه المشحونة بالضلالات الكبرى
وجاء أحد خواص المغراوي ينفي عنهم هذه التهم، فقبل الشيخ ربيع عذره وسعى لقبوله في الدراسات الإسلامية احتساباً لوجه الله ثم إكراماً له وللمغراوي
    جاءت الأخبار من المغرب عن المغراوي ودعوته وأنها يسيرها بعض القطبيين الممولين للمغراوي ومدارسه فلم يقبل الشيخ ربيع هذه الدعاوى،  بل زجر من جاءوا بهذه الأخبار زجراً شديداً، وأثنى على المغراوي خيراً
 لم يزر المغراوي الشيخ ربيعاً إلا مرة واحدة في المدينة، ولعله لما بلغه أن الشيخ ربيعاً يحترمه؛ ولا يقبل فيه جرح الجارحين، ويغض الطرف عن علاقته بعدنان وغيره من الأفراد والمؤسسات التي تقاوم المنهج السلفي، وتدافع عن أهل البدع تحت شعار محاربة منهج ربيع
 انتقل الشيخ ربيع إلى مكة وفتح دروساً في مسجد الشيخ بن باز فكان يحضر دروسه شباب من مكة ومن جدة، بل ومن الطائف وكان من ضمن الحضور بعض المنتسبين إلى المغراوي، وكانت علاقتهم به طيبة ظاهراً، والله يعلم ما في نفوسهم، وكان الشيخ ربيع يأخذهم بالظاهر ويحسن بهم الظن، ويثني عليهم خيراً
ثم ظهر له من بعضهم تعصبهم لعدنان ودفاعهم عنه بالباطل على طريقة عدنان في المراوغات والمناورات
 اتضح للشيخ ربيع العلاقة الوطيدة بين المغراوي وعدنان، وأن كتب عدنان وأشرطته المشحونة بالباطل تنتشر في المغرب عن طريق المغراوي ومكتبته في مراكش وعن طريق التسجيلات التابعة للمغراوي  وأتباعه، وأن للمغراوي والمغاربة في أوروبا اليد الطولى على عدنان في تلقي أفكاره وكتبه وأشرطته، وعلى رأس المغاربة عبد القادر الشوعة المشهور بالقطبية والتكفير، وكان الشيخ في هذا الوقت يحسن الظن بالمغراوي ويظن أنه مخدوع بعدنان؛ وأنه لوعرف حقيقة عدنان وفساد منهجه وظهور كذبه وظلمه لوقف منه الموقف السلفي الصحيح
فشرع يبين له ضلالات عدنان وانحرافاته من خلال كتبه؛ وأشرطته في عدد من الجلسات، وعن طريق المراسلات، ويناصح تلاميذه، ولكن علاقتهم بعدنان لا تزداد على مر الأيام إلا قوة وإن تظاهروا بخلاف ذلك
 بعد هذه الجهود الطويلة التي بذلها الشيخ ربيع وتلاميذه في المغراوي وأتباعه، وعدنان يصول ويجول في أوروبا، و في أوساط المغاربة بعقد الندوات، ونشر المقالات التي لا هدف لها إلا تشويه المنهج السلفي وأهله تحت شعار محاربة الفتنة ويركز على الشيخ ربيع في هذه الحرب
وتنتقل فتنة عدنان إلى المغرب الأقصى بما فيها من إفك وظلم ويتلقاها أتباع المغراوي بلهف وينشرونها في طول المغرب وعرضه، وأدرك بعض الشباب السلفي الذين تلقوا السلفية من مصادرها الأصيلة لا من المغراوي خطورة الأمر على السلفية الحقة واندهشوا من موقف المغراوي من هذا البلاء الزاحف، ولما بلغ السيل الزبا لم يسعهم إلا الوقوف في وجه هذه الفتنه العارمة، فهب المغراوي وجُنْد عدنان لحربهم ورميهم بدعاة الفتنة؛ ورميهم بالزندقة وبلغ الشيخ ربيع وغيره ماكان يجري في المغرب، عن طريق الاتصال به من أصدقاء المغراوي وخصومه فيأمرهم جميعاً بالسكوت؛ وترك ما يثير الفتنة من القيل والقال
وكان الشيخ ربيع قد قام بالرد على أباطيل عدنان وضلالاته؛ وانتشرت هذه الأشرطة في المملكة العربية السعودية وأوروبا وغيرها ولم يسمح بنشرها في المغرب إلا بعد موافقة المغراوي الذي خصه بهذه المنـزلة من بين حكام الدنيا وعلمائها، فما كان من المغراوي إلا المناورات، ومنها أنه لا وجود لذكر عدنان في المغرب؛ ويبلغ ذلك الشيخ ربيعاً فيأمر السلفيين بالصبر على ما يلاقونه من أذى شديد من المغراوي وأتباعه؛ ويؤكد عليهم ألا ينشروا أشرطته إلا بموافقة المغراوي
 بعد كل هذه المراحل بلغ الشيخ ربيعاً أن المغراوي يستعد للذهاب إلى إسبانيا لمشاركة حبيبه عدنان في إقامة دورة للفتن والشغب فاتصل به عبد القادر الجنيد لإقناعه بعدم الذهاب إلى إسبانيا للأضرار والفتن التي يتوقع حصولها في هذه الدورة كما هو المعلوم من دورات عدنان وأهدافها، وأكد الشيخ ربيع محاولة عبد القادر الجنيد في اقناع المغراوي بعدم الذهاب المذكور، ولكن المغراوي أصر على الذهاب والمشاركة لأسباب يعلمها الله؛ ويظهر لنا منها النـزر اليسير ومنها علاقته الوثيقة بعدنان واتحاد منهجهما وأهدافهما، وكذلك كان قبل ذلك قد استعد لمشاركة عدنان في عقد دورة في فرنسا فحاول الشيخ ربيع وعبد القادر الجنيد صرفه عنها فأصر على هذه المشاركة ولم يمنعه من الذهاب إلى فرنسا إلا أنه لم يحصل على تأشيرة الدخول إلى فرنسا كما أخبر بذلك عن نفسه  وكان من ضمن هذه الفتن أن عقد المغراوي وعدنان عرعور وعبد القادر الشوعة جلسة في دورة إسبانيا سجلت في شريط شحن بالأكاذيب والافتراءات والظلم وقلب الحقائق كل ذلك موجه إلى الشيخ ربيع والسلفيين الصادقين 
ثم نشر هذا الشريط في دول أوروبا والمغرب العربي انتشاراً واسعاً، وترتب عليه من الأضرار الكبيرة ما لا يعلمه إلا الله، وحقق أهدافاً يرمي إليها عدنان والمغراوي
وأدرك الشيخ ربيع وكثير من السلفيين أن هذه الفعلة النكراء كانت مكيدة مدبرة من المغراوي وعدنان، وأراد السلفيون مواجهة المغراوي بما يستحق فمنعهم الشيخ ربيع حسماً للفتنة رغم إيمانه بأن المغراوي يتحمل مسئولية هذه الجلسة أكثر من عدنان؛ وأن الفتنة حصلت به هو لا بعدنان ومع إدراكه لهذه اللعبة والمكيدة فقد قام بمناقشة عدنان وحده فيما حواه الشريط المشترك[1] تاركاً المغراوي من المؤاخذات الشديدة التي واجه بها عدنان اللهم إلا مسألة واحدة عتب فيها على المغراوي عتباً لطيفاً ودياً، كل ذلك يفعله الشيخ تألفاً للمغراوي وابتعاداً عن نشوء فتنة تفرق وتمزق السلفيين في اجتهاده ونظره
 طلب الشيخ ربيع من المغراوي أن يعتذر عن هذه الجلسة وما حملته من أضرار وفتنة، فطلب من الشيخ ربيع أن يكتب له اعتذاراً ليسجله وينشره فسجل بعضه ورفض تسجيل المهم، ووعد مع ذلك بنشر شريطه المسجل وحمله إلى بلده ولم يفعل؛ والفتنة تشتعل في المغرب وغيره؛ ينفخ في كيرها المغراوي وأولياؤه قصداً وما لهم لا يفعلون ذلك وشيخهم منشؤها والراغب في نشرها وتوسيع دائرتها والطامع في استمرارها
  ولما رأى الشيخ ربيع هذا العتو والظلم، وتشجيع الباطل ومقاومة الحق وافق على نشر أشرطته بالمغرب، لتجلية الحق ودفع البغي والظلم
فهب المغراوي وأولياؤه في وجهها يقولون هذه فتنة؛ هذه فتنة والذين يروجون لها زنادقة، وجاءوا في حربهم بما يعجز عنه غلاة الحزبية
 وأدرك الشباب السلفي في المغرب أن الفتنة ما جاءت فلتة وإنما نبعت من منهج ونشأت عن خطة مدبرة تستهدف المنهج السلفي ولكنها تتستر بالسلفية مكراً وكيداً
فتناولوا كتبه وأشرطته فوجدوا فيها البلايا التي تحمل المنايا، ووجدوا فيها المنهج القطبي التكفيري، ووجدوه يترسم خطى سيد قطب بحماس منقطع النظير يردد ذلك المنهج بألفاظه ومعانيه وأصوله وفروعه يهذي به هذيان الوالهين
قاموا بهذه الدراسة الأمينة وعرضوها على العلماء فأجابوا إجابات علمية منطلقة من منهج السلف الصالح تدين المغراوي، لكن الشيخ ربيعاً أبى أن يجيب على هذه الأسئلة مفضلا أن يرجع المغراوي إلى الحق بنفسه ويرى أن هذا هو الأنسب، وتنهال الأسئلة على الشيخ ربيع عبر الهواتف من المغرب وأوروبا فيزجرهم عن هذه التساؤلات آملا في المغراوي أن يطفئ هذه الفتنة بإعلانه كلمة الحق والتراجع إلى الحق بعقل وأدب
 ثم جلس المغراوي مع أبي الحسن المأربي فناقشه فيما بلغه  من انحرافات المغراوي، فكان المغراوي يماري ويراوغ وأبو الحسن يتلطف معه؛ ويدينه في الأسلوب فقط فزاده عتواً وتعالياً وزاد عصابة المغراوي شراً زاعمين أن أبا الحسن معهم ولم يقيموا وزناً للعلماء الذين صدعوا بالحق وهم أكبر علماً ومكانة؛ وأسن من أبي الحسن
بعد فترة طلب المغراوي جلسة خاصة مع الشيخ ربيع فوافقه الشيخ ربيع على ذلك؛ وتمت الجلسة، وأحضر له الشيخ ربيع كتابين من كتبه وبعض أشرطته، وقال له : انظر في كتابيك وأشرطتك وصرح بالحق؛ فرفض المغراوي النظر في كتابيه وأشرطته قائلا له : لا انظر فيها إلا إذا رجعت إلى بلدي؛ فنصحه الشيخ بما ينفعه ويقضي على الفتنة؛ وحذره من بعض أهل الفتن الذين يدعونه إلى التمادي في هذه الفتنة وقال له : إذا نظرت في كتبك وأشرطتك وقلت الحق؛ فسوف أطلب من إخوانك الذين اختلفوا معك أن يأتوا إليك ويقبلوا رأسك ويدك وسوف يضعون أيديهم في يدك وبذلك تجتمع الكلمة وتموت الفتنة ويُسقَط في أيدي المتربصين بكم.
وفرح الشيخ ربيع بما تمخضت عنه هذه الجلسة على علاته، وذهب يخبر الأصدقاء بذلك ومنهم الشيخ عبد المحسن العباد وأبو الحسن المأربي وآخرين.
لكن الشيخ ربيعاً وغيره من السلفيين فوجئوا بحملات مسعورة غريبة الأسلوب من شرذمة شريرة؛ من أولياء المغراوي ضد الشيخ ربيع وإخوانه في  المدينة والمغرب يبثون الدعايات والإشاعات الكاذبة في مكة والمدينة وجدة؛ وفي المغرب والإمارات واليمن، تلك الأساليب التي بزوا فيها الأحزاب السياسية الفاجرة، وإذا بالأخبار من مغاربة وغيرهم حضروا جلسة للمغراوي مع أوليائه أن المغراوي يفتري على الشيخ ربيع فيها وينسب له ما لم يخطر على باله، ويدعو إلى إسقاطه وهجرانه والبراءة منه، ويقول : أنه مادرسني الشيخ ربيع إلى أكاذيب أخر واستجاب أولياؤه لهذا الباطل ونفذوه فعلا؛ وانقطعوا عن دروس الشيخ ربيع مع أن بعضهم لم يدرس على المغراوي شيئا لكن المصالح تجمعهم ونحن نسألهم جميعاً وشيخهم بأي حق تهجرون شيخكم وشيخ شيخكم ؟! وتنقطعون عن دروسه النافعة ؟ الجواب أنكم طلاب دنيا**، لا طلاب علم وحق، وأهل جهل وظلم ! وإلا فلم أطعتم المغراوي الظالم العاق لشيوخه في معصية الله، وتستمرون في هذا الهجران الظالم مع مخالطتكم ومجالستكم ومعاشرتكم لأهل الأهواء وأعداء المنهج السلفي، والأرواح جنود مجندة ما تعارف منها ائتلف؛ وماتناكر منها اختلف،وإن الطيور على أشكالها تقع
 وتبين للشيخ ربيع وغيره أن طلب المغراوي للجلسة الخاصة؛ ورفضه لتسجيل ما جرى فيها كانت خطة ماكرة ومدبرة، فما وسع الشيخ إلا إسكات إخوانه وتلاميذه عن مواجهة هذه الشرذمة لأنهم أقل من أن يعبأ بهم
ثم بعد مدة ما شعر الشيخ ربيع إلا والمغراوي يتصل به من الكويت يخبره بأنه سيعود إلى بلده؛ ويعلن تراجعه، وأن التراجع للحق شرف له؛ وأن دور القرآن مفتوحة لإخوانه ـ يعني الذين بينوا أخطاءه ـ فشكره الشيخ ربيع على هذا الموقف؛ وبشر إخوانه بذلك ففرحوا به لأنهم لا يريدون الفتنة
 ثم عاد المغراوي إلى بلده وسجل شريطاً يمجد فيه نفسه؛ ويهين الآخرين  وليس فيه ما وعد به، فأوصل أولياء المغراوي الشريط إلى الشيخ ربيع فشُدِه وتعجب من تلاعب هذا الرجل ولم يعلق عليه بشيء
وانهالت الأسئلة من أصدقاء المغراوي حول ما حواه هذا الشريط؛ والشيخ ربيع لا يجيبهم ويصرفهم بالتي هي أحسن دفعاً للفتنة التي يشعر بأنهم متحفزون لها، بل هو يدرك أنهم مستمرون في إشاعة الفتنة ولكنه لا يريد أن يزيدوها أواراً
 واستمر المغراوية في نشر الفتنة، ينفخون في بالونها الخاوي من العقل والعلم ويعظمون شأن المغراوي إلى ما يقارب العامين، والسلفيون صابرون إلا ما قام به بعضهم من توزيع نسخة تضمنت أخطاء المغراوي قاموا بتوزيعها على بعض مشايخ السلفيين، لأن تلك الشرذمة تنشر أكاذيبها في كل مكان؛ فلابد أن يعرف بعض مشايخ السلفيين كذبهم وظلمهم من خلال اطلاعهم على أخطاء المغراوي الجسيمة
 ثم جاء الشيخ ربيع ثلاثة من أصدقاء المغراوي في شهر رمضان من عام 1421هـ، في بيته وعلى رأسهم كيمو سعيد وقالوا : ماذا تريد من المغراوي ؟ 
فقال الشيخ ربيع : لا أريد شيئا إلا أن يرجع المغراوي عن أخطائه ويطفئ هذه الفتنة، وأخرج لهم كتاب المغراوي ( عقيدة السلف ) وقال لهم : إن الأخطاء التي تضمنها هذا الكتاب تنسب إلى السلف ولا يجوز لنا إقرارها لما فيها من الجناية على السلف ومنهجهم، وعرض عليهم ثلاث مسائل من أصول الدين أخطأ فيها المغراوي !
فقال كبيرهم : سأطلب من المغراوي التراجع عنها، وسأسعى في الصلح بينه وبين إخوانه، فشكره الشيخ ربيع على ذلك وقال له : استعن على ذلك بكل ذي عقل ودين.
واتصل الشيخ ربيع بأبي بكر مصطفى ماء العينين فوراً؛ وأخبره بأن كيمو سعيد سوف يقوم بينكم وبين المغراوي بالصلح بعد تراجع المغراوي، فلا تتردد في قبول هذا الصلح
فقال أبو بكر : مرحبا بالصلح؛ وعلى الرأس والعين وفرح الشيخ ربيع بذلك فاستضاف المغراوي مع آخرين وكان بمكة، وأكرمه غاية الإكرام تشجيعاً له ورغبة في إنهاء الفتنة
وبينما الشيخ ربيع والسلفيون ينتظرون هذا التراجع والصلح بفارغ الصبر؛ فإذا بهم يفاجئون بشريط للمغراوي ينشره أنصاره يتعالى فيه بنفسه ويذكر أمجاده ومنجزاته ويمدح تلاميذه الذين يصفهم بالأبرار وأنهم ينشرون الدعوة السلفية في العالم[3] ويحط من أهل الحق إلى أمور أخرى
وظهر للناس غرور هذا الرجل وعصابته وجهلهم وخلف المغراوي لوعوده بما فاق فيه عدنان عرعور من المعاندة وخلف المواعيد
قام أحد الشباب بعرض انحرافات المغراوي على عدد من العلماء، فأجابوا بما يدين المغراوي بالانحراف عن منهج أهل السنة والجماعة، ونشر ذلك في شريطين
 فما كان من المغراوي إلا أن يقفو أثر عدنان عرعور في الطعن في هؤلاء العلماء، والسخرية بهم بأسلوب يخجل منه أشد الناس سفاهة وجهلا؛ لماذا ؟ لأنهم قالوا : كلمة فيه كلمة حق؛ وظهرت حقيقة الرجل وما ينطوي عليه من الشر أكثر فأكثر
 وما كفاه ذلك حتى دفع بعض الأغمار من حزبه أن يؤلف كتاباً يحمل فيه على الشيخ فالح حملا شديداً، لماذا ؟ لأنه صدع بالحق تجاه انحرافات المغراوي، وطار به حزبه كل مطار شأن أهل الباطل والهوى ثم تكلم في شريط ادعى فيه أنه ما أخطأ، ويقسم بالله أنه لوعرف من نفسه أنه أخطأ لرجع، ولكنه لم يخطئ فأطلع بعض الشباب أبا الحسن على هذا الهراء الجنوني فوجه له خطاباً يمزج فيه بين الترفق به والصراحة وأدانه بأخطاء كثيرة وطالبه بالرجوع عنها وبعدم التعلق والتعليق على أخطاء فلان وفلان فما رفع بذلك رأساً ومضى هو وشرذمته سادرين في باطلهم
 ثم أصدر كتاباً سماه " أهل الإفك والبهتان الصادون عن السنة والقرآن " ملأه هو بالإفك والبهتان وقامت شرذمته بنشره وتوزيعه ومن مصادره في هذا الكتاب كلام الحداد والشايجي وعدنان عرعور وأمثالهم فيما يظهر فإن لم يكن أخذ منهم فإنه قد شابههم في الكذب والتلبيس تمام المشابهة بل زاد عليهم
ومن عجائبه في هذا الكتاب أنه ذكر أخطاء عدد من الأنبياء والعلماء، وذكر أن أخطاء بعضهم تملأ المجلدات ثم نفذ من هذا كله إلى تبرئة ساحته من الخطأ وتحامل كثيراً على شيخه ربيع الذي ضرب أروع الأمثلة في الصبر والتحمل والتعقل ومدافعة فتنة المغراوي وحزبه كما مر بك؛ ولكن لما كانت الفتنة مدبرة ومبيتة كانت النتيجة هي استمرار نفخ المغراوي وشرذمته الشريرة في كيرها وأن يجدوا في تصعيدها إلى أن وصلت إلى النهاية التي أرادوها وأرادها من يتستر من ورائهم
ولكن يأبى الله إلا أن تكون العاقبة للمتقين، وأن يكون الخزي والفضيحة للملبسين الأفاكين، نسأل الله أن يقطع دابر الفتن وأهلها
هذا ما حضرني من هذه الفتنة وقد يكون فاتني الكثير، ولكن اللبيب تكفيه الإشارة فضلا عن موجز العبارة
[1] - كانت هذه المناقشة قد سجلت في ثلاثة أشرطة سميت ب : ( انقضاض الشهب السلفية على أوكار عدنان الخلفية ) ثم فرغت في كتاب سمي بهذا الاسم

[2] - يدلك على ذلك مجيء أحد أقطاب التصوف  ممن يشار إليه بالبنان في بلاد المغرب - و من ألد وأشد أعداء التوحيد - إلى مكة المكرمة، فيمَّم عدد غير قليل من أتباع المغراوي ذكوراً وإناثاً وجوههم شطره طمعاً في نواله، فألقى إليهم بريالات الذلة و المهانة ! فأين هي السلفية التي يزعمون، وأين هي الأوصاف التي يمدحهم المغراوي بها، كل ذلك لا حقيقة له
المهم هو المال ولا شيء فوق المال.... والواقعة معلومة مشهورة عند طلبة العلم في مكة المكرمة
[3]  - مع العلم أن هذا من أكبر الدعاوى الباطلة لأن مدارسه أعجز من تخرج عالماً أو داعية فضلا عن علماء دعاة ينشرون الدعوة السلفية في العالم؛ وفاقد الشيء لا يعطيه وإذا كان يتخبط في الأصول البدهية فأنى له أن يخرج علماء دعاة ينشرون الدعوة في العالم

L'influence des Qotbi sur Al Maghrawi

 

I ) - Toute la communauté est hypocrite

 

Al Maghrâwi dit dans une k7 vidéo intitulée :  « les caractéristiques des hypocrites » datée du 8/6/1996  :

 

« Les versets qui décrivent l’hypocrisie dans les sourates Al Baqara, An Nissa, Al Anfal, At Tawba, Al Ahzab, Al Mounafiqoun s’appliquent à notre époque à 100% car pas de prière, pas de religion, pas de ‘aqida, rien ! Et qui organise cela ? Les hypocrites ! »

 

Réponse de Cheikh As Souhaymi  :

 

« Il n’y a aucun doute que l’hypocrisie et les hypocrites existaient avant et existent maintenant. Mais cette généralisation de cette manière en disant que 100% des gens sont  des hypocrites et qu’il n’ y a pas de musulmans est  extrêmement dangereuse. Cette parole doit être complètement effacée. Il faut que son auteur  se repente sincèrement à Allâh car il a rendu mécréant tous les musulmans. C’est un jugement khariji inspiré la plupart du temps des généralisations de Seyid Qotb dans son livre «  Sous les ombrages du Qoran »  et dans beaucoup de ses livres dans lesquels il juge que tous les musulmans ont apostasié. »

 

Réponse de Cheikh Yahya An Najmi :

 

« Viser l’ensemble des musulmans par cette parole est une faute. Il y a parmi les musulmans des personnes pieuses et des personnes perverses. Il se peut que l’ignorance, le faux et l’hypocrisie dominent dans un pays, et malgré cela on ne peut pas dire pas qu’il n’y a pas de musulmans, de pieux, de véridiques. De même que l’on peut  trouver des pays ou l’hypocrisie, le faux et les désobéissances sont moins importants que dans d’autres pays et ainsi de suite. Donc lancer ce genre de parole envers tous les musulmans comme cela de manière absolue fait partie des penchants takfiri »

 

Al Maghrâwi dit dans la K7 vidéo « Al Mounafiqounes », datée du 22/6/1996 :

 

«  Où est le Coran dans le cœur des gens ? Où est la Sounna dans leurs cœurs ? Ce verset nous donne la réponse. C’est comme si elle parlait. Si tu réunissais les musulmans sur la terre à un seul endroit, ce verset aurait parlé « Sourds, muets, aveugles » (Sourate Al Baqara).

Il n’est pas possible que le Qoran soit descendu à la communauté, qu’un Prophète lui soit envoyé, que des traditions du Prophète صلى الله عليه وسلم lui soient laissées et que ces traditions soient apprises, et qu’ avec cela tu trouves la communauté à l’opposé de cela : aucune ‘aqida, aucun tawhid, aucune tradition du prophète صلى الله عليه وسلم, aucune législation, aucun jugement, aucune prière… »

 

Sa parole :

 

« Aucune ‘aqida, aucun tawhid, aucune tradition du Prophète, aucune législation, aucun jugement, aucune prière » 

 

Est une qualification takfiri  de la communauté, une manière de parler dont al Maghrâwi peine à se débarrasser…

 

Al Maghrâwi a lu un texte de ce genre alors qu’il défendait sa thèse de doctorat devant Cheikh ‘Atiia Mouhamad Sâlim, qu’Allâh lui soit miséricordieux :

 

«  ça c’était lorsque  l’ensemble des musulmans avait une religion, une ‘aqida ; mais à présent : aucune religion aucune ‘aqida. Leur occupation essentielle est de jouir des plaisirs de la vie d’ici bas. »

 

Alors Cheikh ‘Atiia Mouhamad Sâlim l’interrompu en lui disant : 

 

«  Tu fais partie des musulmans Ô mon frère ! Celui qui dit les gens ont mécru, c’est certes lui qui les a mené à mécroire ou c’est certes lui  le plus mécréant. J’ai certes la conviction que ces généralisations ne conviennent pas qu’il ne convient pas de faire ces généralisations. Il est obligatoire pour l’homme de s’écarter de tout ce qui nécessite de s’excuser. »

 

Al Maghrâwi reprit : 

 

«  je voulais dire… ».

 

Alors Cheikh ‘Atia lui dit :

 

«  ce que tu voulais dire, laisse le dans ta poche ! Tu es en train de défendre une thèse et non pas ce que tu voulais dire ! »

 

Observe bien mon frère. Ce propos d’al Maghrâwi n’a pas été exposé à un savant sans qu’il ne l’ait repoussé. Si donc tu es capable de critiquer, le propos est devant toi. Dans le cas contraire,

 

«  Demandez donc aux gens du Rappel si vous ne savez pas ».

 

II ) - Al Maghrâwi compare les désobéissants aux adorateurs du Veau de l’époque de Moussa Alayhi sallam

 

« La relation qui existe entre les désobéissants et leurs objets de désobéissance est comme celle qu’il existait entre les juifs et le veau qu’ils adoraient. En effet ces derniers passaient leurs temps auprès du veau, ils dansaient auprès de lui, ils l’adoraient. Et maintenant, les pervers, les désobéissants de notre époque prêtent une grande attention à leurs objets de désobéissance, ils les respectent, les honorent. Les désobéissants actuels  fabriquent des choses qui détournent de l’adoration d’Allâh et donc ils les adorent en dehors d’Allâh.

 

Les enfants d’Isrâ-il qui ont adoré le veau sont plus propres que les désobéissants de notre époque. Les premiers n’ont adoré qu’un objet fait d’or et d’argent alors que les derniers ont adoré des veaux de toutes sortes. Tout ce qui va en contraire des principes de l’Islam est considéré comme un veau. ».

 

Voici la réponse de Cheikh Zaid Al Madkhali :

 

«  La musique  est interdite. Cependant on ne juge pas le chanteur ni la personne qui écoute la chanson comme mécréant. Cela ne fait seulement partie que des grands péchés qui en dehors de la mécréance sont sous la volonté d’Allâh .

 

Il n’est pas permis de considérer  les chansons comme étant de la mécréance et de considérer les amateurs de chansons comme les adorateurs du veau, des statues et des idoles. C’est une faute énorme.

 

Son auteur doit revenir à la vérité,  revoir les textes du Qoran et de la Sounna et les comprendre comme il se doit afin de ne pas tomber dans le chemin des takfiris. Ce genre de propos ne peut pas sortir de la bouche d’un savant qui connaît le sens des versets coraniques et des hadiths et la voie des salafs dans le domaine de la foi, du jugement des grands péchés et de leurs auteurs… »

 

De même Cheikh As Souhaymi a considéré  ces paroles comme du takfir envers les musulmans. Voici sa parole :

 

« La chanson est une perversité. Il n’ y a aucun bien chez les chanteurs car ils ouvrent les portes du mal aux gens. Malgré cela, nous ne disons pas qu’ils sont des mécréants s’ils attestent qu’il n’ y a pas de divinité à part Allâh et que Mouhamad Sallahou Alayhi Salam est le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم, et qu’ils accomplissent les œuvres apparentes et cachées  qu’impliquent leurs attestations. Parmi ces œuvres, il y a l’accomplissement de la prière dont l’abandon, même par négligence, est une grande mécréance.

 

Donc si cet homme accomplit la prière et unifie Allâh, il n’y a aucun doute qu’il est un musulman désobéissant ou en d’autres termes un croyant par sa foi et un pervers par son grand péché ou encore un croyant dont la foi est diminuée.

 

Celui qui dit que la chanson est comme un veau et que celui qui l’écoute a certes adoré le veau a fait du takfir envers les musulmans. Ceci est sans aucun doute la position des khawarij, ceux qui rendent mécréants par les  péchés même si l’auteur de ces péchés ne les a pas considéré licites.

 

Les textes législatifs prouvent, et ceci est la position de Ahl As Sounna wal Jamâ’a, que les péchés autres que le polythéisme ne font pas sortir leurs auteurs de l’Islâm tant qu’il ne les rend pas licites.

 

Allah dit (traduction rapprochée) : 

 

« Certes Allâh ne pardonne pas qu'on Lui donne quelqu'associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut »

 

et le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم dit

 

«Sortira du feu celui qui possède dans son cœur  un atome de foi »

 

[et d’autres preuves encore]»

Les paroles des savants sur Al Maghrâwi et ses égarements

 

Cheikh Al ‘Outhaymine :

Ecouter

 

On interroge cheikh Al ‘Outhaymine au sujet d’un homme qui dit que le serment d’allégeance ne doit être donné qu’à l'imam juste.

 

Réponse de cheikh Al ‘Outhaymine :

 

«C’est un révolutionnaire ! C’est un révolutionnaire ! Il ne comprend pas ce qui se passe autour de lui et il ne sait pas que le Prophète صلى الله عليه وسلم nous a ordonné d’écouter et d’obéir malgré l’injustice. Il ne comprend pas ce qui est arrivé aux grands imams comme Ahmad Ibn Hanbal dans leurs relations avec les califes qui étaient pires que ceux de notre époque, ceux qui forçaient les gens à dire que le Coran est créée.  Prends garde à lui et à ses semblables !»

 

Cheikh An Najmi :

 

Ecouter : La parole d’Al Maghrâwi a une tendance takfiri

 

Ecouter Il est confirmé qu’Al Maghrâwi est un takfiri

 

Ecouter Al Maghrâwi rend mécréant les musulmans

 

Ecouter : L’avis d’Al Maghrâwi est l’avis des khawarij

 

Ecouter : Al Maghrâwi est un takfiri et ses partisans sont des sectaires

 

Ecouter : Je ne suis pas revenu sur mon tabdi’ d’Al Maghrâwi (certains le prétendaient)

 

Cheikh Rabi' al Madkhali :

Original en arabe

 

« Des questions à son sujet me venaient du Maroc, de France, d’Angleterre et j’évitais de répondre espérant qu’il revienne à la vérité par lui-même, mais en vain.  Il fit de nombreuses promesses de retour à la vérité qu’il ne tint pas. Quand il enregistrait quelque chose ce n’était que dans le but de se vanter et de magnifier ses élèves et exagérer à leurs sujet. Mais en vérité, il donna une très mauvaise éducation à ses élèves. Ils se sont mis à attaquer avec des mensonges toute personne critiquant Al Maghrâwi »

 

« C’est alors que nous vint la fitna d’Al Maghrâwi, l’ami de ‘Adnân ‘Arour. Par Allâh ! nous avons patienté avec lui et l’avons énormément honoré. Nous lui avons donné tout ce que nous avons écrit au sujet de ‘Adnân, et il lui ressemble.

 

Il nous fut évident  après avoir lu ses fautes que cet homme est confus dans le manhaj salafi, qu’il commet des fautes dans les bases du manhaj salafi. Ceci est établi dans ses livres et ses K7. Il tient les mêmes propos que Seyid Qotb dans le takfir »

 

« A cette fitna s’est mélangé du terrorisme. En effet ses élèves ont frappé des frères qui n’étaient pas d’accord avec eux. »

 

« Ceux qui louent Al Maghrâwi sont ou bien des gens qui suivent la passion ou bien des gens qui ont une bonne opinion de lui et qui ne le connaissent pas lui et ses fautes.

Nous conseillons ces derniers de ne dire du bien de lui qu’après avoir eu une connaissance complète de cet homme. Qu’ils ne disent de cet homme du mal ou du bien qu’après avoir la connaissance de cette personne. L’homme ne doit parler qu’avec science. »

 

Cheikh Zayd Ibn Hâdi Al Madkhali :

Ecouter

 

Je ne conseille pas d’étudier chez Al Maghrâwi

 

Cheikh As Soubeyl :

Original en arabe

 

Cheikh a réprouvé les généralités faites par Al Maghrâwi.

 

Cheikh Souleymân Ar Rouhayli :

Ecouter

 

Mon avis sur Al Maghrâwi est celui de cheikh Rabi'

 

Cheikh Mouhamad Ibn ‘Abdilwahab Al Banna :

 

Ecouter Le propos d’Al Maghrâwi est un propos khariji

 

Cheikh Salih As Souhaymi :

 

Ces généralités que fait Al Maghrâwi sont inspirées des paroles de Seyid Qotb

(Ces généralités : son takfir général)

 

Cheikh Mouhamad ‘Omar Bâzmoul :

Ecouter

 

Ma parole est celle des savants tels cheikh Rabi' et cheikh An Najmi

Réponse à des ambiguïtés

 

Al Maghrâwi plutôt que de se repentir et de reconnaître ses fautes a préféré continuer dans ses erreurs. Lui et son équipe ont donc essayé de se défendre de diverses manières :

 

Tantôt en tentant de jeter le discrédit sur ceux qui avaient noté ses erreurs, tantôt en niant ses fautes évidentes, ou  par d’autres subterfuges.

 

Voici quelques unes de leurs ruses et leurs réfutations :

 

1ere Ambiguïté

Au départ,  ils ont voulu faire croire que ceux qui avaient relevé les erreurs d’Al Maghrâwi parmi les étudiants étaient une poignée de personnes qui avaient délaissé la science et le manhaj salafi.

 

Réponse :

 

Relever ces erreurs ne pouvait se faire qu’avec la science. Sinon comment auraient-ils pu remarquer que les termes employés par Al Maghrawi étaient des termes de Qotbi dans le takfir des sociétés musulmanes, comment auraient-ils pu voir que les propos tenus par cet homme au sujet d’Al Imara (tout ce qui touche au commandement d’une nation) étaient exactement ceux tenus par les khawarij, etc. … ?

 

2ème Ambigüité 

Ensuite,  ils ont accusé ces étudiants de menteurs en affirmant que ce qui avait été dit sur Al Maghrâwi n’était que mensonges et qu’en écoutant toutes les k7 de cet homme ils n’avaient rien trouvé de ce qui lui était attribué.

 

Réponse :

 

ceux qui ont relevé les fautes s’étaient suffit au début de retranscrire par écrit les fautes d’Al Maghrawi. Par la suite pour répondre à cette accusation de mensonge, ils diffusèrent les répliques des savants accompagnées des documents sonores d’Al Maghrawi.

 

Alors les maghrawiyyines se réfugièrent dans l’ambiguïté suivante :

 

« Les paroles d’Al Maghrâwi étaient trafiquées, montées ».

 

Pour répondre à cette ambiguïté, les propos d’Al Maghrâwi furent enregistrées et réunies dans une k7 avec les sources de ses paroles : titre de la k7, la face a ou b, la maison d’édition. C’était alors une catastrophe pour Al Maghrâwi et son équipe.

 

Par ailleurs :

 

En acceptant cette accusation de montage,  sur quelles erreurs Al Maghrâwi a t-il promis à cheikh Mouqbil et à cheikh Rabi' de revenir ?

 

Une personne revient-elle sur une chose qu’elle n’a pas faite ?

 

Pourquoi n’a-t-il pas avancé comme argument l’accusation de montage de ses paroles à chaque fois qu’il fut conseillé ?

 

Pourquoi tentait-il à chaque fois de donner une interprétation à ce qui était rapporté de lui sans dire une seule fois que ses paroles étaient trafiquées ?

 

Soubhan Allâh ! Le Messager صلى الله عليه وسلم a dit vrai :

 

« Si tu n’as pas honte fais ce qu’il te plaît ».

 

De plus, jusqu’à présent les maghrawiyyines n’ont pas ramené une seule preuve de cette accusation.

 

Ajoutons que ces gens veulent que quand tu rapportes une parole, il est obligatoire de  citer tout le livre ou toute la k7 du début à la fin et ceci est une chose que jamais les savants n’ont fait. Ils se suffisent de citer l’endroit où se trouve l’erreur sans couper ce qui vient avant et après.

 

3ème Ambiguïté

Les fautes d’Al Maghrâwi sont  des lapsus et personne n’est épargné de ce genre de fautes.

 

Réponse :

 

Les propos d’Al Maghrâwi sont au cœur de son manhaj et ne sont pas des lapsus.

La différence entre les lapsus et les fautes préméditées est claire.

 

La répétition des exemples donnés par Al Maghrâwi sur  le takfir et le fait qu’il répète les instaurations de ses règles sur l’obligation d’élargir la conception compréhension de l’idolâtrie et de l’adoration du veau (voir…)  au même endroit, dans la même assise enlèvent cette ambiguïté.

 

Les promesses de repentir d’Al Maghrâwi effacent également cette ambiguïté car quand un homme affirme une chose puis promet de s’en repentir on ne dit pas par la suite que ce n’était uniquement qu’ un lapsus de sa part.

 

4ème Ambiguïté

Le grand savant de Médine Cheikh Abdoulmouhssin Al ‘Abad conseille d’étudier auprès d’Al Maghrâwi

 

Réponse :

 

Effectivement cheikh ‘Abdoulmouhssin Al ‘Abad est un grand savant de notre époque, mais la règle qui prévaut ici est : "La critique expliquée (détaillée, démontrée) prévaut sur l’attestation d’honorabilité - al jarhu al moufassal mouqadamoun 3ala ta3dil al mubhem"

 

Traduit par Ayoub Abou Youssouf

Publié par 3ilmchar3i.net

Partager cet article

Obliger sa fille ou son fils à se marier ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Obliger sa fille ou son fils à se marier ?

Il y a certes aujourd'hui des choses qui se passent encore au sein de familles musulmanes par certaines personnes, qui sont des pères de famille et qui n'ont toujours pas compris - faute de science ou de demander aux gens de science - la gravité du péché d'imposer un homme à sa fille ou une fille à son fils, et de refuser tout le reste si ce n'est ce qu'il a lui, décidé pour eux...

 
Nous sommes encore dans ce type de comportement, où l'ignorance et les gens agissent de par leur passion et leur méconnaissance totale des textes religieux, d'une religion pure qu'ils pratiquent avec inconscience.
 
La chose qu'il est important de dire haut et fort au père, et de manière intangible, est qu'il n'est pas permis au père de forcer son fils ou sa fille à épouser quelqu'un.
 
Le père se doit de craindre Allâh - Ta'âla - dans le fait de prendre une telle décision !
 
Car certes, un mariage non fondé sur le consentement mutuel des deux prétendants est d'entrée de jeux voué à l'échec.
 
Les savants nous disent ainsi que si le fils ou la fille refuse de subir la volonté du père, et ne se marie pas avec la personne voulue par le père, il ou elle ne serait pas pour cela ingrat(e).
 
 
SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) a indiqué que les pères et mères n'ont pas le droit de forcer leurs enfants à épouser quelqu'un qui ne leur plait pas.
 
Si l'enfant refuse d'obéir, il n'est pas ingrat, car c'est comme si on voulait lui faire manger ce qu'il ne veut pas.
 
Madjmu' al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 4/576-577
 
 
SHeikh Muhammad Ibn 'Uthaymîn (rahimahullâh) dit encore qu'il n'est pas permis au père de forcer son fils à épouser une femme qui ne lui plait pas ; que cela soit dû à un défaut religieux ou moral ou encore physique.
 
Que de gens ont regretté avoir obligé leurs enfants à épouser des femmes qu'ils n'aiment pas !
 
Ils disent : épouse une telle puisqu'elle est la fille de mon frère ou puisqu'elle appartient à ma tribu et autre.
 
Il n'est pas obligatoire au fils d'accepter ni au père d'insister.
 
De même, si le fils voulait épouser une femme vertueuse sans l'accord du père, le fils ne serait pas tenu d'en tenir compte.
 
S'il se trouve une bonne épouse et que son père lui interdit de l'épouser, il peut se passer de l'opinion paternelle.
 
Car il n'est pas tenu d'obéir à son père dans une affaire qui lui apporte un intérêt et qui ne porte aucun préjudice à son père.
 
Si nous disions que le fils doit obéir en toute affaire, même quand cela pourrait lui porter atteinte et ne réaliser aucun intérêt pour le père, il y aurait des préjudices.
 
Dans le présent cas, le fils doit être habile et ménager son père dans la mesure du possible afin de le convaincre.
 
Kitâb « Fatâwa al-Mar'a al-Mouslima » du SHeikh Ibn 'Uthaymîn, p.640-641.

 

 Publié par 3ilmchar3i.net
 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

L’abandon de la prière et sa négligence aux heures fixes

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L’abandon de la prière et sa négligence aux heures fixes

Question :

 
Qu'en est-il de l'abandon de la prière ?
 
Réponse :
 
Ceci est de la mécréance...
 
Qu'Allâh nous préserve ainsi que nos frères de cela.
 
Certes il y a sur cela des preuves tirées du Qor'ân et de la Sounnah, ainsi que du consensus de la communauté.
 
Allâh - Ta'âla - dit (traduction rapprochée) :
 
« Mais s'ils se repentent, accomplissent la Salât et acquittent la Zakât, ils deviendront vos frères en religion. » [1]
 
Et (traduction rapprochée) :
 
« Qu'est-ce qui vous a acheminé à Saqar ? » Ils diront : « Nous n'étions pas de ceux qui faisaient la Salât. » [2]
Et des versets encore autres que cela.
 
Et de la « Sounnah » :
 
Le hadîth de Djâbir ou le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 
 
« Ce qu'il y a entre l'homme et entre le polythéisme et la mécréance, c'est l'abandon de la prière. »
Rapporté par Muslim dans son « Sahîh ».
 
Et selon les gens des « Sounans », Barîda Ibn Hassîb rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 
 
« L'engagement qui nous lie à eux repose sur la prière. Quiconque l'abandonne devient mécréant ».
Rapporté par Ahmad et d'autres, et c'est un hadîth Sahîh.
 
Et du « consensus de la communauté » :
 
Et il certes rapporté que 'Abdullâh Ibn Chaqîq (radhiallâhu 'anhu) a dit :
 
« Aucun acte n'était perçu par les Compagnons de Muhammad comme une impiété pour celui qu'ill'abandonnait, hormis la prière. » 
Rapporté par at-Tirmidhî et d'autres avec une chaîne de transmission authentique [Sahîh]. [3]
Question :
 
Qu'en est-il de délaisser la prière à son temps ?
 
Réponse :
 
Ceci contredit la parole d'Allâh - Ta'âla (traduction rapprochée) :
 
« Et certes la prière a été prescrite aux croyants à des heures fixes. »
 
Et les heures fixes : est ce qui a été décrété à des moments bien précis.
 
Et le fait de la retarder de son temps obligatoire sans raison valable fait partie des grands péchés - Wa Allâhu Mousta'ân -
 
Et selon Anas qui a dit : J'ai entendu le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم dire :
 
« Voici la prière de l'hypocrite : Il s'assoit à observer le soleil jusqu'à ce qu'il soit entre les deux cornes de Satan, et à ce moment il se lève et exécute les quatre Raka'ah rapidement et ne mentionne pas Allâh si ce n'est que très peu. » 
Rapporté par Muslim.
 
Et si telle est la prière de l'hypocrite, alors comment peut-être [qualifiée] la prière de celui qui la délaisse jusqu'à ce qu'elle soit sortit [la prière] de son temps sans raison valable ?
 
Il y a certes des avis de plus d'un des gens de science, affirmant que celui qui délaisse la prière obligatoire jusqu'à ce qu'elle soit sortit de son temps, sans être résolu à vouloir l'accomplir [à ses heures fixes], est certes mécréant. [4]

[1] Coran, 9/11
[2] Coran, 74/ 42-43
[3] Kitâb « al-Mundhâr fî Bayân Kathîr min al-Akhtâ' ach-Châ-i'ah » p.37
[4] Kitâb « al-Mundhâr fî Bayân Kathîr min al-Akhtâ' ach-Châ-i'ah » p.38

Publié par manhajulhaqq.com
 
Cheikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli Ash-Cheikh - الشيخ صالح بن عبد العزيز بن إبراهيم آل الشيخ

Publié dans Prière - الصلاة

Partager cet article

Oeuvrez sans cesse ! (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Oeuvrez sans cesse ! (vidéo)

وَسَارِعُواْ إِلَى مَغْفِرَةٍ مِّن رَّبِّكُمْ وَجَنَّةٍ عَرْضُهَا السَّمَاوَاتُ وَالأَرْضُ أُعِدَّتْ لِلْمُتَّقِينَ 
 
133. Hâtez-vous de mériter l'absolution de votre Seigneur et un Paradis aussi vaste que les Cieux et la Terre, destiné à ceux qui craignent Allah
 
الَّذِينَ يُنفِقُونَ فِي السَّرَّاء وَالضَّرَّاء وَالْكَاظِمِينَ الْغَيْظَ وَالْعَافِينَ عَنِ النَّاسِ وَاللّهُ يُحِبُّ الْمُحْسِنِينَ
 
134. à ceux qui font l'aumône, qu'ils soient à l'aise ou dans la gêne, qui savent réprimer leur colère et pardonner à leurs semblables, car Allah aime les bienfaiteurs
 
(Al-'Imran.verset 133/134)

 Publié par 3ilmchar3i.net

Publié dans Rappels - تذكر

Partager cet article