« Quant au bâillement, il est provoqué par satan »

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« Quant au bâillement, il est provoqué par satan »

D'après Abû Hurayrah (radhiallâhu 'anhu), le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit :

 
«Certes Allâh aime l'éternuement et Il blâme le bâillement.
Lorsqu'une personne éternue, il est du devoir de chaque musulman qu'il l'entend de lui dire : Qu'Allâh t'accorde Sa Miséricorde.
Quant au bâillement, il est provoqué par Satan.
Quand l'un d'entre vous bâille, qu'il le repousse autant qu'il le peut. Si l'un d'entre vous bâille [ouvertement] Satan rit de lui»
Rapporté par al-Bukhârî, n° 6226
 
Al-Hâfidh Ibn Hajar Al-'Asqalânî رحمه الله dit [dans son commentaire]  :
 
Ibn Battâl a dit que le fait d'attribuer le bâillement à Satan signifie que cela lui plaît et qu'il le veut.
Ce qui veut dire, que cela lui fait plaisir de voir l'homme bâiller puisque ce geste déforme son visage et cela le fait rire.
 
Mais cela ne veut pas dire que c'est Satan qui provoque le bâillement.
 
Ibn al-Arabî dit :
 
"Certes, ce qui nous est expliqué, c'est que tout acte blâmable dans la loi religieuse attribué à Satan, est accompli sous son inspiration.
Et tout bon acte dans la loi religieuse attribué à l'ange est accompli avec son appui." 
 
Il dit [Ibn 'Arabî] :
 
"le bâillement résulte du fait de se remplir et cela entraîne la paresse, ce qui se fait avec une assistance de Satan.
L'éternuement résulte de la digestion et cela entraîne plus de vivacité.
Ce qui arrive grâce à l'assistance de l'ange."
 
An-Nawawî dit :
 
"le bâillement est attribué à Satan parce qu'il excite le plaisir et résulte de la lourdeur du corps, de sa relaxe et de son remplissage. Il s'agit ici de mettre en garde contre la cause qui le provoque, à savoir manger excessivement."
 
La parole : « Quand l'un d'entre vous bâille, qu'il le repousse autant qu'il le peut »
 
Cela veut dire :
qu'il emploie les moyens lui permettant de repousser [le bâillement], et non pas qu'il le rejette véritablement, puisque l'acte peut être déjà entamé.
 
Il est dit aussi du sens : « Quand l'un d'entre vous bâille » que cela peut aussi signifier : « Quand il a envie de bâiller » ; Et cela est permis d'après al-Karamânî que le passé prenne le même sens que le présent.
 
La parole : « Si l'un d'entre vous bâille [ouvertement], Satan rit de lui »
 
Dans la version de Ibn 'Adjlân il dit : « S'il dit : < Hâ ! > Satan rit de lui » 
 
Et dans la hadîth de Ibn Sa'îd : « Certes Satan entre [dans sa bouche] » 
 
Et dans sa version, il est dit : « Si l'un d'entre vous bâille dans sa prière, qu'il se retienne autant qu'il le peut »
Hadîth rapporté de at-Tirmidhî et an-Nassâ-î d'après Muhammad Ibn 'Adjlân et Sa'îd Ibn Maqbourî selon Abî Hurayrah.
 
Et cela a aussi été rapporté par Ibn Mâdjah selon Sa'îd Ibn Maqbourî qui tient cette version de son père et qui dit : 
« Quand l'un d'entre vous bâille qu'il mette sa main dessus et qu'il ne sorte pas de bruit [de sa bouche], car [sinon] Satan rit de lui » 
 
Notre SHeikh a dit dans « Charh at-Tirmidhî » : « la plupart des versions du hadith cité dans les Deux Sahih [al-Bukhârî et Muslim] parle du bâillement de manière absolue.
 
Une autre version précise qu'il s'agit du bâillement survenu pendant la prière.
 
Ce qui fait porter [à interprétation] l'absolu sur le relatif.
 
Certes Satan a de forts motifs de vouloir perturber le prieur dans sa prière.
 
Il est certes vraisemblable que le bâillement est plus réprouvé au cours de la prière, mais cela ne veut pas dire qu'il ne l'est pas en dehors de la prière.
 
Certains [savants] parmi eux ont dit : assurément, l'absolu l'emporte sur le relatif dans l'ordre et non pas dans l'interdiction.
 
Sa réprobation absolue est fondée sur le fait qu'il est favorisé par Satan.
 
Et c'est ce qu'a affirmé an-Nawawî sur cela.
 
Ibn al-Arabî dit [de son côté] : Il convient d'étouffer le bâillement en toute situation.
 
Et plus particulièrement dans la prière, car c'est la situation où il faut déployer le plus grand effort afin de repousser [le bâillement], car lui laisser libre cours est une source de déséquilibre marqué par la défiguration [de celui qui prie].
 
Et pour ce qui est de la parole dans la version de Abî Sa'îd chez Ibn Mâdjah : « qu'il ne sorte pas de bruit [de sa bouche] » 
 
Cela précise la négligence de la personne [dans le fait de bâiller].
 
Et lorsque ce bâillement est prolongé, cela le fait ressembler au chien lorsque celui-ci aboie.
 
Certainement, le chien lève sa tête et aboie ainsi de la sorte.
 
Et lorsque le bâilleur [agit ainsi], il ressemble dans le bâillement, au chien.
 
Ce qui fait qu'il devient ainsi une chose sur laquelle [Satan] rit, de par le fait [que le bâillement] marque en lui une certaine défiguration dans cette situation.
 
Et dans la version de Muslim :« Car Satan entre ... » peut être une chose prise véritablement [au sens propre du mot], même si Satan circule dans l'humain comme son sang puisqu'il ne l'en domine pas pour autant, aussi longtemps qu'il perpétuera la mention du nom d'Allâh - Ta'âla.
 
Or celui qui bâille ne mentionne pas [Allâh], ce qui permet à Satan d'entrer en lui réellement.
 
Il est probable que par « entrer », on entend « posséder » puisque celui qui entre dans une affaire peut la maîtriser.
 
Quant à l'ordre de mettre la main sur la bouche, il s'applique aussi bien dans le cas où la bouche est déjà ouverte que dans le cas où elle ne l'est pas encore.
 
A la place de la main, on peut utiliser un pan de son vêtement ou ce qui y ressemble.
 
L'usage de la main ne s'impose que quand le bâillement ne peut être empêché par un autre moyen.
 
A cet égard, aucune différence n'existe entre le prieur et un autre.
 
Mais le geste est plus exigé de la personne en prière, comme cela a déjà été dit.
 
Ce cas est une exception à l'interdiction faite au prieur de mettre sa main à sa bouche.
 
Il est encore recommandé au bâilleur d'arrêter sa récitation du Coran jusqu'à la fin du bâillement - Wa Allâhu A'lâm.
 
« Fath ul-Bârî bi-Charh Sahîh al-Bukhârî » de l'Imâm Ibn Hadjar al-'Asqalânî, 14/124-127
 Publié par manhajulhaqq.com
 
Imam Ibn Hadjar al-’Asqalânî -  الإمام ابن حجر العسقلاني

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الْحَبَّةِ السَّوْدَاءِ - la graine de nigelle

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الْحَبَّةِ السَّوْدَاءِ - la graine de nigelle

Khâlid Ibn Sa'd رضي الله عنه dit :

 

«Au cours d'un déplacement que nous avons entrepris, Ghâlib Ibn Ahbar tomba malade...

A notre retour à Médine, il était encore malade.

Ibn Abû 'Atîq vint alors lui rendre visite...
«Vous devez employer la graine noire (al-hubaybatU-s-sawdâ-) », nous conseilla-t-il.
«Prenez-en cinq ou sept graines, pilez-lez et introduisez-les ensuite dans les deux [narines] du malade avec quelques gouttes d'huile.


'Â icha m'a rapporté avoir entendu le Prophète صلى الله عليه وسلم dire :

«Cette graine noire est un remède pour tous les maux, sauf du sâm.»»
«Qu'est-ce que le sâm ?» demanda 'Âichah.-
«C'est la mort.», répondit le Prophète 
 صلى الله عليه وسلم. » »

 (Al-Bukhârî n°5687)

Abû Hurayrah رضي الله عنه rapporte avoir entendu le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم dire :

 

في الحَبَّةِ السوْدَاءِ شِفَاءٌ من كل دَاءٍ إلاَّ السَّام

قال ابن شهاب: والسام الموت
 

« Il y a dans la graine noire un remède contre tout mal, sauf contre le sâm. »
(Al-Bukhârî n°5688).


Ibn Chihâb : « Le sâm est la mort. Quant à la graine noire, c'est le chunîz. »

 

Publié par mukhlisun.over-blog.com

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Les croyants ne sont que des frères (vidéo)

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Les croyants ne sont que des frères (vidéo)

 Publié par 3ilmchar3i.net

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Entretien avec Oum 'Abdullah, l'épouse de Cheikh Outheymine (dossier)

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Entretien avec Oum 'Abdullah, l'épouse de Cheikh Outheymine (dossier)

Que la paix et la bénédiction d’Allâh soient sur notre Prophète Mohammed, ses proches et tous ses compagnons et ceux qui les suivent jusqu’au Jour de la Résurrection.

Ceci dit :

 

Ce qui suit est un entretien avec Oumm 'Abdullah, la femme de notre Cheikh Muhammad ibn Saleh Al-'Uthaymine رحمه الله.

 

Cette interview a été réalisée par la sœur Maha bint Hussein Ash-Shammari et publiée dans le "Magazine Al-Mutamayyizah" - Riyad, Royaume de l’Arabie Saoudite.

Edition No. 45, Ramadhan, 1427.

Question 1 :

 

Y a t-il eu un changement notable dans la motivation du Cheikh رحمه الله, entre sa jeunesse et sa vieillesse, concernant la science, le prêche, et l’adoration ?

 

Réponse :

 

Je n’ai noté aucune diminution ni affaiblissement dans la motivation du Cheikh رحمه الله concernant la connaissance, la da’wa, et l’adoration malgré son âge avancé. Bien au contraire, son programme n’arrêtait pas d’accroître avec le temps, de même que son adoration et son prêche, au tel point qu’il négligeait pas un moment de son temps dans le rappel d’Allah, dans Son adoration, dans l’enseignement ou l’orientation, durant les moments les plus critiques de sa maladie.

Question 2 :

 

Qu’avez vous pu voir de plus étonnant dans la vie du Cheikh رحمه الله ?

 

Réponse : 

 

Sa vie رحمه الله , fut un modèle à suivre ! Ce qui fascinait chez lui c’était sa patience et sa motivation رحمه الله dans la quête de la science ainsi que son engagement dans l’enseignement et la diffusion de la science. Aussi, on pouvait déceler chez lui un ascétisme [Az-Zouhd] et une abstinence (wara’) qui pouvait étonner sans doute toute personne ne connaissant pas de près le Sheikh رحمه الله .

Question 3 :

 

Comment le Sheikh رحمه الله , se comportait-il avec ses enfants dans leurs vies privées ?

 

Réponse : 

 

Les rapports qu’il entretenait avec ses fils et filles ont été marqués par deux phases :
La première étant pendant la période de leur enfance : il prenait soin d’eux et veillait à être toujours proche d’eux. Ensuite, il suivait leur scolarité en veillant à l’évolution de leurs niveaux scolaires une fois qu’ils étaient en âge d’aller à l’école. Durant cette phase, il veillait tout particulièrement à les guider, les orienter et leur inculquer certains principes islamiques.
Par exemple, il emmenait parfois les enfants avec lui à la mosquée pour accomplir les prières obligatoires. Il les encourageait à jeûner certains jours de Ramadan sans pour autant que cela leur soit pénible . De plus, il les incitait à mémoriser certaines petites sourates du Coran et il les récompensait pour cela.
La seconde phase, celle de l’adolescence et de la maturité : il était extrêmement ferme quant à l’accomplissement des obligations religieuses, veillant ainsi à bien les éduquer sans hésiter à les réprimander en cas de négligence. Il arrivait à combiner les deux avec indulgence. Dans certains cas, il n’hésitait pas à faire ce qui était nécessaire pour changer ou corriger leurs erreurs afin d’améliorer leurs comportements. En plus de cela, il accordait une confiance totale à ses enfants et leur confiait la gestion de certaines de leurs affaires dans le but de leur apprendre à se débrouiller seul ; de même, il les encourageait continuellement à la droiture et à la préservation des liens de parenté et il les surveillait pour cela.

Question 4 : 

 

Pourquoi le Cheikh n’utilisait pas de henné pour sa barbe ?

 

Réponse : 

 

Peut être qu’il n’avait pas le temps de le faire. Je pense l’avoir entendu dire quelque chose comme cela…

Question 5 : 

 

Quand est ce que Cheikh رحمه الله s’enflait-il de colère, et comment gérait-il la votre ?

 

Réponse : 

 

Il s’enflait de colère quand on violait les interdits d’Allah. S’il m’arrivait de me mettre en colère contre l’un des enfants par exemple, il essayait au contraire de me calmer et il sermonnait ensuite celui qui avait commis l’erreur. En général, il était calme et ne s’énervait pas promptement et quand c’était le cas, alors sa colère se dissipait aussitôt. D’ailleurs je l’enviais pour ce bienfait d’Allah soubhanahou oua ta’ala.

Question 6 : 

 

Comment le Cheikh se réveillait-il de son sommeil ? Dépendait-il du réveil, ou demandait-il à quelqu’un de le réveiller ?

 

Réponse : 

 

Il s’en remettait à Allah, ensuite au réveille-matin et ensuite à nous. Il se levait habituellement avant la sonnerie du réveil et avant que je ne le réveille.

Question 7 : 

 

Est ce que le Cheikh رحمه الله sortait avec sa famille pour se promener ?

 

Réponse : 

 

Oui, la famille effectuait une sortie hebdomadaire tous les vendredis, après la prière (Al Joumou’a). On se rendait à un emplacement aux étendues sauvages où nous prenions notre repas. Il profitait de ce moment pour partager certaines activités avec les enfants comme la course à pied, la résolution de devinettes et il apportait également un petit fusil pour s’exercer au tir et rivaliser avec ses enfants et ainsi de suite...

Question 8 :

 

Comment se déroulait le jeûne du Cheikh رحمه الله pendant l’année ?

 

Réponse : 

 

Le Cheikh a jeûné de façon régulière trois jours de chaque mois, les six jours de Shawal, les dix jours de Dhul-Hijjah, et le jour de 'Achoura et cela durant toute sa vie.

Question 9 :

 

Pour quelle raison le Cheikh ne répondait jamais au téléphone de façon directe lorsque les questions lui étaient posées par des femmes ?

 

Réponse : 

 

Je ne sais pas vraiment, mais je suppose qu’il pensait qu’il n’était pas dans l’intérêt de la femme qui le questionnait de faire entendre sa voix. Toutefois, celles qui désiraient obtenir par téléphone une fatwa en privée, il répondait pour régler leurs problèmes.

Question 10 : 

 

Comment le Cheikh رحمه الله a t-il choisit les noms de ses enfants ?

 

Réponse : 

 

Il choisissait des noms tels que 'Abdullah et 'Abd Ar-Rahman et ensuite il nous laissait le libre choix pour le reste de manière à ce que nous choisissions un nom pour le lui exposer. Au final, soit il optait pour, soit il nous demandait d’en choisir un autre.

Question 11 : 

 

Quelles étaient les choses qui provoquaient la joie du Cheikh رحمه الله ?

 

Réponse : 

 

Il n’y a aucun doute que la joie du Cheikh augmentait quand il voyait que l‘Islam et les Musulmans jouissaient d’une grande valeur.
Concernant sa joie à la maison, elle était manifeste lors des rencontres avec sa famille et ses enfants, grands et petits.
On pouvait aussi observer chez lui des signes manifestes de joie et de plaisir quand il recevait ses petits enfants. Il ouvrait sa cape pour leur permettre d’entrer en dessous et après il les recherchait un peu avant de la rouvrir, il faisait cela plusieurs fois. Plus tard, il les emmenait dans sa librairie où il conservait une sorte de bonbon un peu spécial que les enfants appelaient "halawat abouya" (les bonbons de mon père). On s’assurait qu’ils ne puissent les trouver qu’en sa présence. En dépit de son agenda chargé, il n’hésitait pas à se déplacer pour rendre visite à ses petits enfants si l’un d’entre eux tombait malade même s’il fallait se rendre à l’hôpital si ils étaient là bas. Ce geste là provoquait chez les enfants et leurs parents un fort sentiment.

Question 12 : 

 

Combien le Cheikh رحمه الله a t’il eu de garçons et de filles ?

 

Réponse : 

 

Le Cheikh a eu cinq garçons et trois filles.

Question 13 : 

 

Qui parmi ces enfants était le plus proche de son coeur ?

 

Réponse : 

 

Le Cheikh رحمه الله avait pour règle d’agir en toute équité en ce qui concerne l’éducation de ses enfants et cela en toutes choses, que cela fut d’une grande importance ou d’une importance moindre. Si il trouvait une quelconque distinction entre eux, il ne le disait jamais en public car cela ne relève pas de la justice. Si il aimait être juste dans des questions moins importantes que celle ci, alors à quoi devons nous nous attendre dans ce cas ci ?

Question 14 : 

 

Qui d’entres ses enfants a été le plus affecté par sa mort ?

 

Réponse : 

 

Ils l’ont tous été, mais en réalité j’ai ressenti que nous n’étions pas les seuls à l’avoir perdu. Il رحمه الله été comme un père pour nous tous et sa disparition fut un véritable choc pour les musulmans du monde entier.

Question 15 : 

 

Qui est son plus jeune enfant ?

 

Réponse : 

 

Le plus jeune d’entres eux est une fille qui a 21 ans.

Question 16 : 

 

Quelles sont les différentes étapes que le Cheikh a suivi dans ses débuts pour rechercher la science, et quel a était votre rôle dans son assistance ?

 

Réponse : 

 

Le Cheikh رحمه الله a commencé l’enseignement dans la Grande Mosquée de Unayzah suite à la mort de son Cheikh, 'Abd Ar-Rahman ibn Nasir As-Sa'idi رحمه الله cela avant même que je sois sa compagne. A cette époque, il se considérait toujours comme un étudiant en science. Concernant mon assistance, cela se manifestait dans le fait de ne pas le distraire de la recherche de la science et de sa propagation. Je le servais et je mettais à sa disposition ce qui le pouvait l’aider dans on effort. Je suivais également les enfants et je m’occupais d’eux, sauf dans les sujets qui nécessitaient sa notification de manière à ce qu’il puisse diriger et chercher une solution.

Question 17 :

 

Comment a-t-il pu concilier la da’wa, qui pris la plupart de son temps, et ses responsabilités sociales et familiales ?

 

Réponse : 

 

Il رحمه الله organisait son temps et il y faisait très attention. Par exemple, il consacrait du temps pour l’enseignement, les fatwas, la da’wa, l’adoration, la famille, les enfants, les responsabilités sociales et le maintien des liens de parenté. Si à certains moments il était incapable de partager directement entre certaines de ses responsabilités, il s’efforçait de le faire même par téléphone.

Question 18 : 

 

Quelle était sa politique concernant l’éducation et la direction des enfants ?

 

Réponse : 

 

Concernant l’enseignement, il ne forçait pas ses enfants à choisir une spécialité ; plutôt, il avait l’habitude de les consulter pour cette décision. La preuve évidente est que ses enfants ont été diplômés de différents types de facultés, parmi elles : les facultés scientifiques, les facultés religieuses, les facultés militaires.

Question 19 : 

 

Prenant en considération le travail et l’engagement du Cheikh, ceci l’a mené inévitablement à s’absenter de la maison et de la famille. Quelle était votre rôle concernant ce problème et comment couvriez vous son absence ?

 

Réponse : 

 

Même si il était absent de la maison, que ce soit pour l’enseignement et la propagation dans Unayzah ou pendant ses voyages, il avait l’habitude de suivre ses enfants par le téléphone et en vérifiant leurs affaires à son retour. Cela ne servirait a rien de mentionner mon rôle car nous sentions toujours sa présence avec nous. En général, je faisais ressentir aux enfants que les responsabilités de leur père étaient grandes et qu’il avait beaucoup de travail. Ainsi, je les incitai à la patience sur cela, et il avait l’habitude de compenser cette absence à son retour.

Question 20 : 

 

Pouvez vous nous informez au sujet de son adoration à la maison ?

 

Réponse : 

 

Il رحمه الله aimait faire les prières surérogatoires (Ar-Rawatib), sauf dans des circonstances limitées. Il avait l’habitude de se lever dans la dernière partie de la nuit autant que possible et il faisait alors le witr avant le fajr, en plus des formules de rappels et d’istighfâr qu’il ne délaissait jamais.

Question 21 : 

 

Quelle était son programme quotidien? Par exemple, quand se couchait- il, quand se levait- il et quand prenait- il son petit déjeuner, déjeuner et dîner ?

 

Réponse :

 

Le Cheikh رحمه الله avait l’habitude de se lever pendant le dernier tiers de la nuit, priant autant qu’Allah voulait et après il faisait le witr avant l’appel à la prière d’Al Fajr. Après l’appel à la prière, il priait la prière surérogatoire avant celle de l’aube. Après, il réveillait sa famille avant de sortir pour aller accomplir salat Al Fajr à la mosquée. Ensuite, il retournait alors à la maison et s’installait dans la cour pour lire les rappels quotidien et les quelques passages du Coran jusqu’au lever du soleil. Après, il retournait dormir alors jusque vers 8h00., cela lorsqu’il n’enseignait pas à l’université.

Après son second réveil, il prenait son petit déjeuner et il finissait son travail et ses lectures dans son bureau à la maison. Il priait aussi salaat ad-duhaa avant d’aller à la mosquée pour salaat adh-dhuhr.

A son retour, il déjeunait avec les enfants vers 1:30. Ensuite, il prenait les appels téléphoniques et répondait aux questions jusqu’à 20 minutes avant l’Asr. Il se reposait alors 15 minutes ou moins avant d’aller à la mosquée pour prier ‘asr et pour traiter les besoins des gens qui sont venus à la mosquée sachant qu’il sera là. Il retournait ensuite à son bureau après avoir traité les besoins des gens pour lire avant de retourner à la mosquée pour maghrib et ses cours quotidiens qui durait jusqu’à isha. Habituellement, il retournait à la maison après cela pour manger un léger dîner avant d’aller à son bureau. Occasionnellement il devait donner des conférences en dehors du Royaume par téléphone. Ceci était à peu près son agenda régulier durant la majeure partie de l’année, bien que cela changeait durant certaines saisons comme Ramadan, Hajj, et les vacances d’été.

Il avait aussi des engagements hebdomadaires qui avaient lieu à la maison ou en dehors. Certains de ces engagements hebdomadaires incluaient : Mercredi soir : rencontre avec les juges, rencontre avec les imams qui étaient programmés pour donnés les khutbah du jumu’ah dans les mosquées, rencontres avec les professeurs de l’Université, et rencontres avec les gens de hisbah (ceux qui commande le bien et interdise le mal) jusque 23h ou 00h après il allait se coucher.

Question 22 :

 

Quelle était son agenda pendant Ramadan, particulièrement après iftaar ?

 

Réponse : 

 

Durant Ramadan, le Shaykh avait un agenda différent. Il passait la plupart de son temps à la mosquée pour réciter le Qur’aan et satisfaire les besoins des gens. Aussi, pendant toute la durée du mois honorable il invitait les gens pauvres et certains étudiants à rompre le jeûne à la maison. Après salaat al-maghrib, ils retournaient à la maison pour le dîner. Il profitait de ce moment pour donner des fatawa par téléphone. De plus, beaucoup de gens visitaient notre maison soit pour dire salaam au Shaykh soit pour demander une fatwa.

Question 23 : 

 

Ou le Cheikh رحمه الله aimait t-il passer ses moment de repos ?

 

Réponse : 

 

En réalité, le Sheikh ne connaissait pas de moment de repos, tout sont temps était chargé. Même quand il était assis avec nous, le téléphone sonnait dès fois et il رحمه الله restait longtemps à répondre au téléphone. Son temps de repos était dans la propagation de la connaissance, la satisfaction des besoins des gens, et les fatwas.

Question 24 : 

 

Combien d’heure par jour le Cheikh رحمه الله dormait il ?

 

Réponse : 

 

Son temps de sommeil continu n’excédait pas 3 ou 4 heures. Au total, le Cheikh رحمه الله ne dépassait pas 6 heures par jour en sommeil.

Question 25 : 

 

Qui parmi les étudiants le Cheikh louait-il et mentionnait souvent et dont la visite le rendait heureux ?

 

Réponse : 

 

Ses étudiants étaient tous égaux à ses yeux. Ils étaient tous comme ses fils, et il ne louait aucun d’entre eux en particulier, mais ils étaient tous égaux à ses yeux quand il les rencontrait ou les invitait à la maison. De plus, il partageait avec eux leurs occasions spéciales, leurs rencontres, leurs voyages, ou il les supportait si ils avaient besoin de quelque chose.

Question 26 : 

 

Comment la famille du Cheikh رحمه الله se comportait-elle face à son ascétisme et sa piété ?

 

Réponse : 

 

Nous le voyions comme un exemple dans toutes choses. Nous avions de la révérence pour son ascétisme et sa piété ce qui nous confortait puisqu'il n'aimait aucunes manières artificielles ni il ne voulait de cela autour de lui. Il était une personne simple qui aimait la facilité en toutes choses.

Question 27 : 

 

A t-il pleuré à la mort de Cheikh ‘Abd Al ‘Aziz Ibn Baz رحمه الله ?

 

Réponse :

 

Il a été vraiment affecté par la mort de son Cheikh ‘Abd Al ‘Aziz Ibn Baz رحمه الله, de qui il prit la science. Tout le monde autour de lui sentirent l’ampleur de l’impact profond qu’elle a eu. Qu’Allah fasse qu’on les rencontre tous dans les béatitudes du Paradis.

Question 28 :

 

A t-il voyagé dans un but autre que la recherche de la science ?

 

Réponse : 

 

Non, il n’a pas voyagé sauf pour la recherche de la science. Il voyageait à la Mecque pour la ‘Umrah, où il consacrait du temps pour des conférences. De plus, il est allé à Riyad et Taïf pour participer aux rencontres du Comité des Grands Savants, où il avait aussi programmé des conférences.

Question 29 : 

 

Pouvez vous nous informer au sujet de la générosité apparente du Cheikh رحمه الله envers les gens dans le besoin ?

 

Réponse : 

 

Nous sentions son attention pour les gens dans le besoin, qu’ils soient éloignés ou proches. Par exemple, il gardait un œil sur ceux qui étaient dans le besoin parmi les membres de sa famille et ses parents, ils les aidait et satisfaisait leurs besoins. Aussi, il faisait de même avec ses voisins, les aidant dans tout ce dont ils avaient besoin, les réconfortant dans leurs soucis, et partageant leurs moments de joies.

Question 30 :

 

Qu’avez vous appris du Cheikh رحمه الله ? Des questions de fatwas ? Avez-vous déjà donné des fatwas ?

 

Réponse : 

 

J’ai appris du Cheikh رحمه الله tout ce qui est lié aux affaires de cette vie, que ce soit du point de vue social ou du point de vue légal. Concernant le fait de donner des fatwas, je ne me permettais pas de faire cela. Je lui présentais juste les questions que je recevais ensuite je rapportais ses réponses et ses fatwas à ceux qui avaient demandé.

Question 31 : 

 

Avant la mort du Cheikh رحمه الله, qu’a t-il conseillé à sa famille et à ses bien-aimés ?

 

Réponse : 

 

Le Cheikh رحمه الله n’a pas donné d’instruction spécifique avant sa mort mais tout au long de sa vie, il conseillait tout le monde et les invitait à suivre ce qui leur était bénéfique pour leur religion et leur vie ici-bas.

Question 32 :

 

Nous voudrions un conseil de votre part pour les femmes des prêcheurs et des étudiants.

 

Réponse : 

 

Elles doivent préserver leurs maris, en public et en privé. De plus, elles doivent les mettre dans les meilleurs conditions afin qu’ils puissent continuer à s’acquitter de leurs devoirs de da’wa et de connaissance. De plus, je les encourage à ne pas perdre patience face l’agenda chargé de leurs maris et le temps passé en voyage, dans la recherche de la science, la lecture et la da’wa car par la volonté d’Allah, elles ont une part de la récompense.

Question 33 : 

 

Y a t-il une rare et agréable rencontre qu'il a eue avec ses enfants ou ses voisins ?

 

Réponse : 

 

Le Cheikh رحمه الله agissait avec simplicité envers ses enfants et ses voisins et tous ceux qui l’entourait. Et une de ces rare et agréable occasions est que le Cheikh رحمه الله avait l’habitude d’enregistrer certaines petites récitations et des chansonnettes pour ses enfants et parfois en présence des enfants des voisins. Ils écoutaient ensuite les cassettes avec eux durant certaines rencontres avec eux quand ils étaient un peu plus âgés. Nous avons encore certains de ces enregistrements à ce jour.

Question 34 :

 

Pouvez vous nous informer sur la manière dont le Cheikh رحمه اللهrecevait ses invités ?

 

Réponse :

 

Il recevait ses invités avec simplicité et un réel sens de l’accueil. Il s’assurait qu’ils ne se sentent pas comme des invités. Il était rare qu’un jour passe sans qu’il n’amène un invité pour le déjeuner, le dîner ou entre les deux. Nous étions satisfaits de ses invités et nous les honorions.

Question 35 : 

 

Quelle est votre conseil à ceux qui propagent des troubles dans notre Royaume ?

 

Réponse : 

 

Nous demandons à Allah de préserver notre terre et de continuer à nous accorder la faveur de la sécurité et de la sûreté. Le Cheikh répétait et mentionnait souvent qu’il ne connaît pas une nation sur la terre qui applique la shari’ah et qui se tienne sur la croyance correcte comme celle ci. De même, il avait l’habitude de nous encourager à gérer les affaires en utilisant la sagesse, la bonne exhortation et l’indulgence au lieu d’avoir recours à la violence.

Question 36 :

 

 Y a t-il une chose que le Cheikh رحمه الله vous a demandé de faire qui vous sembla étrange et qui vous a fait hésité ?

 

Réponse :

 

 Cela doit être ignoré de tous que je ne maîtrisais pas la lecture et la lecture au sens que je n’ai eu aucun type d’enseignement. Au début, quand je me suis mariée avec le Cheikh رحمه الله, j’étais complètement occupée par son service et à lui fournir un correct et confortable environnement pour la recherche de la science et l’enseignement. Après que nous ayons eu nos enfants, je fus occupée avec eux, et leur éducation me prit tout mon temps en plus du temps que je passai à aider et supporter le Cheikh رحمه الله dans la recherche de la science et le travail.

 

Après que les enfants aient grandi et que mes responsabilités ont commencé à se réduire un peu, je fus surprise que le Cheikh رحمه الله commença à m’encourager à aller à l’école pour les personnes âgées. Bien qu’hésitant au début, j’ai décidé d’y aller. Durant cette période il suivit mon évolution et il n’acceptait pas qu’un seul de mes fils signe mes carnets de note. Il disait : Je suis celui qui signe pour tout ce qui est lié à ta scolarité. Ce moment d’apprentissage est une période qui ne peut être oubliée due aux grands et innombrables bénéfices.

Question 37 :

 

Quelle genre de cadeaux le Cheikh رحمه الله vous donnait-il, à vous-même, à ses enfants et aux gens en général ?

 

Réponse : 

 

A aucun moment de sa vie, il ne se montra avare envers ceux qui étaient proches ou lointain de lui en donnant tout ce qu’il pouvait. Le plus précieux cadeau qu’il avait l’habitude de nous donner était ses invocations pour moi et mes enfants; je demande à Allah de les accepter, qu’Il les écrive pour lui dans son compte de bonnes actions, et qu’Il nous donne la capacité d’être pieux après sa mort.

Question 38 : 

 

Est ce que le Cheikh رحمه الله vous racontait des choses qui se sont passées à la mosquée ?

 

Réponse : 

 

Il nous disait toujours les choses qu’il jugeait utile d’être mentionnées.

Question 39 : 

 

Quel comportement adoptiez-vous avec le cheikh lorsqu’ il voyageait pour prêcher ?

 

Réponse : 

 

J’avais l’habitude de l’inciter et de l’encourager et aussi de lui faciliter les choses en lui fournissant ce dont il avait besoin. En général, il voyageait peu et j’avais l’habitude de l’accompagner dans la plupart d’entre eux. Concernant les voyages en dehors du Royaume, il n’a quitté le pays qu’une fois, cela lorsqu’il partit se soigner en Amérique, voyage qui n’a duré que 10 jours environ et durant lequel je l’ai accompagné.

Question 40 : 

 

Quel a été le degré d’utilisation d’Internet du Cheikh رحمه الله quand cela fut introduit dans le Royaume au tout début ?

 

Réponse : 

 

Il fut parmi ceux qui se dépêchèrent de tirer profit de ce service et de l’utiliser pour propager et servir la science religieuse. Il n’y a rien de plus évident de cela que la mise en place de son site Internet qui contient tout ses travaux. Ce site est actuellement géré par l’organisation caritative qui a été créée après sa mort.

Question 41 : 

 

Quand le Cheikh رحمه الله acheta t-il le répondeur téléphonique automatique ?

 

Réponse : 

 

Parmi les choses qui sont inconnues de beaucoup est que le Cheikh رحمه الله aimait et avait de l’intérêt pour les instruments électronique modernes. Il y avait ceux qui avaient l’habitude de lui fournir les technologies les plus récentes de telle manière que vous trouviez souvent avec lui de l’électronique qui n’avait pas encore été mis sur le marché public, par exemple : les montres électroniques, des instruments qui pouvait déterminer la direction de la qibla, des appareils d’enregistrement audio, des téléphones fixes et portables, et des répondeurs téléphoniques automatiques parmi beaucoup d’autres appareils. Il acheta ce répondeur téléphonique automatique dès qu’il fut disponible dans le Royaume. Il l’a beaucoup utilisé, le programmant souvent et enregistrant les messages de lui-même, au point où quand il voyageait, il changeait les messages de l’endroit où il se trouvait. Il était en cela une référence pour nous tous.

Question 42 : 

 

Est ce que le Cheikh رحمه الله achetait les journaux, et comment apprenait-il les informations locales et nationales ?

 

Réponse : 

 

Nous recevions un des journaux à la maison en cadeau, et il le regardait si il avait du temps. Dès fois, il nous demandait de couper des articles ou des informations importants afin de les garder. Aussi, il entendait les informations à la radio, surtout pendant le petit déjeuner vers 7 ou 8 du matin quand il écoutait soit la Station Radio de Qur’aan de Riyad ou la BBC. De plus, il écoutait parfois longuement l’analyse des informations lors d’événements importants.

Question 43 : 

 

Combien d’offres de déménagement pour Riyad le Cheikh رحمه اللهs’est-il vu proposées ?

 

Réponse :

 

Plusieurs fois on lui a demandé de déménager à Riyad, Médine et la Mecque. Il a même été assigné comme étant un juge à Al-Ihsaa, mais il voyait que le fait qu’il reste à Unayzah avait beaucoup plus de bénéfices, donc il refusa toutes ces offres.

Question 44 :

 

Durant les visites du Roi Faysal, le Roi Khaled, le Roi Fahd, et les autres princes, qu’est ce que le Cheikh رحمه الله leur offrait ?

 

Réponse :

 

Quand il fut dans sa maison qui était faite de boue à Unayzah, il reçu la visite du Roi Saud, le Roi Khaled, et le Roi Fahd, il furent étonnés par la simplicité de son habitation ainsi que par sa piété et son ascétisme dans la vie d’ici bas.

Question 45 :

 

Y a t-il eu une offre de quelqu’un pour installer les instruments d’écho pour le microphone dans la mosquée du Cheikh رحمه الله ?

 

Réponse :

 

Le Cheikh رحمه الله n’était pas pour cela.

Question 46 :

 

Est ce que le Cheikh رحمه الله fut marié à quelqu’un d’autre que vous, et combien de femmes avait t-il ?

 

Réponse :

 

Non, le Cheikh رحمه الله n’était pas marié à une autre que moi. Il était marié à deux femmes avant moi, la première mourut, et Allah n’a pas voulu que le second mariage persiste.

Question 47 :

 

Nous avons besoin d’un conseil de votre part pour les hommes qui ont plus qu’une femme.

 

Réponse :

 

La justice... la justice... la justice.

Question 48 :

 

Si une personne demandait au père (c’est à dire le Cheikh رحمه الله) de me conseiller en tant que fille, à quoi vous attendriez-vous ?

 

Réponse :

 

Il vous aurait conseillé comme il aurait conseillé une de ses filles et toutes les filles des Musulmans de craindre Allah en public et en privé, d’être bon avec les parents, maintenir les liens de parenté, préserver le mari, et craindre Allah concernant l’éducation des enfants basé sur l’Islam avec indulgence et gentillesse.

Question 49 :

 

Comment le Cheikh رحمه الله a t-il reçu la nouvelle de sa maladie, et comment vous informa t-il à ce sujet ?

 

Réponse : 

 

Il reçu la nouvelle avec patience, espérant la récompense. Un de mes fils m’a rapporté qu’après qu’il ait reçu les nouvelles qu’il leur ordonna de ne rien dire à leurs frères et sœurs ou à moi-même et que ce problème revenait à lui. Il nous transmit la nouvelle progressivement. Nous demandons à Allah de lui pardonner de lui donner une résidence spacieuse au Paradis.

Question 50 : 

 

Est ce que le Cheikh رحمه الله vous parlait des Moudjahiddins en Tchétchénie et d’autres endroits surtout qu’il nous a été transmit qu’il avait portait un vif intérêt à s’enquérir de leurs nouvelles et à leur donner des Fatwa ?

 

Réponse : 

 

Il رحمه الله s’empressait de suivre l’état des Musulmans partout dans le monde : en Palestine, Algérie, Afghanistan, et Tchétchénie.

Question 51 :

 

Si vous pouviez nous relater les différentes étapes par lesquelles est passé le Cheikh رحمه الله tout au long de sa vie de prêche ?

 

Réponse : 

 

Les étapes ont été nombreuses et ceci a été rapporté dans des écrits après la mort du Cheikh رحمه الله.

Question 52 :

 

Nous avons appris que le Cheikh رحمه الله durant sa maladie refusa d’appeler son cancer “vilain”, choisissant au lieu de cela de simplement de l’appeler « dangereux ». Pouvez vous nous informer à ce sujet et au sujet de sa patience ?

 

Réponse : 

 

Ceci n’était pas seulement après sa maladie, mais plutôt il avait cette opinion avant car il n’aimait pas utiliser le terme “vilain” pour cette maladie.

 

En ce qui concerne sa patience, elle était manifeste durant sa maladie, et je savais qu’il a considérablement souffert d’elle. La douleur le réveillait plusieurs fois durant la nuit. A chaque fois qu’il était questionné à ce sujet, il confirmait qu’elle était présente et il ajoutait qu’il leur disait cela à titre d’information et non comme une plainte, puisqu’il connaissait la récompense de ceux qui sont patients.

Toutes les louanges sont à Allâh, que la paix et la bénédiction d’Allâh soient sur notre Prophète Mohammed, ses proches et tous ses compagnons et ceux qui les suivent jusqu’au Jour de la Résurrection.

 

Amin

 

هذا لقاء بين الأخت مَها بنت حسين و الغالية أم عبد الله حفظها الله زوجة سماحة الشيخ محمد بن صالح العثيمين رحمه الله تم نشره في مجلة " المتميّزة" عدد رقم 45 , رمضان 1427

والآن إلى إجابات ما تيسر من الأسئلة

س 1 : هل يوجد تغير في همة الشيخ في العلم والدعوة والعبادة بين شبابه وشيخوخته رحمه الله ؟

ج : لم أجد أي نقص أو ضعف في همة الشيخ رحمه الله في العلم والدعوة والعبادة مع تقدمه في العمر ولكن على العكس فقد كانت مشاغله رحمه الله تزداد مع مرور الوقت كما هو الحال في عبادته ودعوته حتى أنه رحمه الله في شدة مرضه لم يفرط بلحظة واحدة دون ذكر أو عبادة أو تدريس أو توجيه

س 2 : أغرب ما رأيتي من الشيخ رحمه الله في حياته ؟

ج: لقد كانت حياته رحمه الله مثالاً يحتذى ومما يعجب له الإنسان صبره وهمته رحمه الله في طلب العلم ثم صبره وهمته في التعليم ونشر العلم الشرعي وكذلك فيه رحمه الله زهداً وورعاً ربما يستغربه من لا يعرف الشيخ رحمه الله عن قرب

س 3 : كيف يتعامل الشيخ رحمه الله مع أولاده في حياتهم الخاصة ؟

ج: كان تعامله رحمه الله مع أبناءه وبناته ينقسم إلى مرحلتين الأولى مرحلة الطفولة والصبا وفيها يحرص رحمه الله على رعايتهم والقرب منهم ثم متابعة تحصيلهم العلمي بعد التحاقهم بالمدارس كما يحرص رحمه الله في هذه المرحلة على توجيههم وإرشادهم وغرس بعضاً من مبادئ الدين الإسلامي في نفوسهم فكان مثلاً يصطحب الأولاد معه إلى المسجد لأداء بعض الفروض وكان رحمه الله يشجعهم على صيام بعضاً من أيام رمضان دون أن يرى في ذلك مشقة عليهم بالإضافة إلى تشجيعهم على حفظ قصار السور ويكافئهم على ذلك

أما المرحلة الثانية فهي مرحلة الشباب والنضج فكان رحمه الله في هذه المرحلة شديداً فيما يتعلق بتأدية الواجبات الدينية حريصاً على تأديبهم ومحاسبتهم في حالة التقصير وكان يتبع في ذلك التوجيه باللين وإذا تطلب الأمر أكثر من ذلك فإنه لا يتردد في اتخاذ ما يرى بأنه كافياً لتعديل الخطأ وتقويم الأبناء ، إضافة إلى ذلك كان رحمه الله يضع كامل ثقته في أبناءه ويترك لهم بعض الأمور ليتعودوا على الاعتماد على أنفسهم كما كان رحمه الله يحثهم دائماً على البر والصلة وكان يتفقدهم في ذلك

س 4: لماذا لم يكن الشيخ رحمه الله يحني لحيته ؟

ج: ربما لم يكن لديه الوقت لتعهد لحيته بالحناء وأظن أنني سمعته رحمه الله يقول مثل ذلك

س 5 : متى يشتد غضب الشيخ رحمه الله وكيف كان يتعامل مع غضبك ؟

ج: يشتد غضبه رحمه الله إذا انتهكت حرمات الله ، وكان يتعامل مع غضبي على أحد الأبناء مثلاً بتهدئتي وتقديم النصيحة للمخطئ وفي العموم كان الشيخ رحمه الله هادئاً لا يغضب بسرعة كما أنه رحمه الله إذا غضب فإنه سرعان ما يزول غضبه وهذه نعمة من الله سبحانه وتعالى كنت أغبطه عليها

س 6 : كيف كان يقوم الشيخ رحمه الله من نومه ؟ هل يضع منبهاً أم يطلب من أحد إيقاظه ؟

ج: كان رحمه الله يعتمد على الله ثمّ على المنبه وعلينا في إيقاظه وفي الغالب كان رحمه الله ينهض من نومه قبل المنبه وقبل أن أقوم بإيقاظه

س 7 : هل كان الشيخ رحمه الله يخرج مع العائلة للتنزه في الخارج ؟

ج: نعم كان للعائلة رحلة أسبوعية وهي يوم الجمعة بعد الصلاة حيث نخرج إلى منطقة برية قريبة ونتناول طعام الغداء وكان يستغل ذلك الوقت في مشاركة أبناءه في بعض المسابقات كالجري وحل الألغاز وكان يصطحب معه بندقية صغيرة حيث يتبارى مع أبناءه على الرماية وغير ذلك

س 8 : كيف كان صيام الشيخ رحمه الله طوال العام ؟

ج: كان الشيخ رحمه الله طوال عمره يداوم على صيام ثلاثة أيام من كل شهر وست من شوال وعشر ذي الحجة ويوم عاشوراء

س 9 : لماذا كان الشيخ رحمه الله لا يكلم النساء مباشرة في سؤال على الهاتف ؟

ج: لا أدري ولكن ربما رحمه الله أنه رأى من غير المصلحة أن يظهر صوت المرأة السائلة ، أما النساء التي تطلب الفتوى بالهاتف الخاص فكان رحمه الله يرد عليهن ويقضي حاجاتهن

س 10 : كيف كان الشيخ رحمه الله يختار أسماء أولاده ؟

ج: كان يختار بعض الأسماء مثل عبد الله وعبد الرحمن وكان يترك البقية شورى بيننا وكنا نختار الاسم ثم نعرضه عليه فيوافق أو يطلب اختيار اسم آخر

س 11 : ما هي الأشياء التي كانت تفرح الشيخ رحمه الله ؟

ج: مما لا شك فيه أن الشيخ رحمه الله كان يزداد سعادة عندما يرى عزاً للإسلام والمسلمين أما سعادته في منزله فكانت تتجلى في جلساته مع أبناءه كباراً وصغاراً وبعد ذلك كنت تلحظ علامة السعادة والفرح عند استقباله لأحفاده فكان رحمه الله يفتح بشته ثم يدخلهم ويبدأ بالسؤال عنهم ثم يفتح بشته ويكرر ذلك عدة مرات بعدها يأخذهم إلى مكتبته وكان يحتفظ بها بنوع معين من الحلوى كنا نحرص على ألا يجدوه إلا عنده رحمه الله فيعطيهم منها وكانوا يسمونها حلاوة أبوي كما كان رحمه الله برغم مشاغله يعودهم في منازلهم إذا سمع بمرض أحدهم وكذلك يذهب لزيارتهم في المستشفى إن كانوا هناك وكان لذلك أكبر الأثر في نفوس الأحفاد وآبائهم وأمهاتهم

س 12 : كم عدد أبناء الشيخ رحمه الله الذكور والإناث ؟

ج: عدد الذكور من أبناء الشيخ رحمه الله خمسة

عدد الإناث من أبناء الشيخ رحمه الله ثلاث

س 13 : مَن أقرب أبناء الشيخ رحمه الله إلى قلبه من الأبناء والبنات

ج: كان رحمه الله يقوم بتربية أبناءه على العدل في كل شيء كبير الأمور وصغيرها وإذا كان يرى تميزاً في أحد أبناءه عن البقية فإنه لا يمكن أن يصرح بذلك لأن من غير العدل الذي يحرص رحمه الله على توخيه في أمور أبسط من ذلك فما بالكم في ذلك

س 14 : مَن أشد أبناءه تأثراً بفقده ؟

ج: كلهم كانوا متأثرين والحقيقة أنني كنت أشعر بأننا لسنا الوحيدين الذين فقدناه ولكن كان رحمه الله والداً للجميع فكان فقده صدمة للمسلمين في كل أنحاء الأرض

س 15 : مَن أصغر أبناءه وكم عمره ؟

ج: أصغرهم بنت عمرها 21 سنة

س 16 : سؤال عن خطوات الشيخ في بداية مشواره في طلب العلم ودور أمنا الغالية في مساعدته ؟

ج: كان الشيخ رحمه الله تعالى قد تولى التدريس في الجامع الكبير بعنيزة خلفاً لشيخه عبد الرحمن بن ناصر السعدي رحمهما الله تعالى قبل اقتراني به ولكن ما زال رغم ذلك يعتبر نفسه في مرحلة طلب العلم أما مساعدتي له فكانت في عدم إشغاله عن التفرغ لطلب العلم ونشره حيث أقوم على خدمته وتوفير كل ما يحتاجه ويعينه على طلب العلم وكذلك متابعة الأبناء والقيام عليهم إلا فيما يتعلق بالأشياء التي تتطلب إخباره عنها ليتدخل في التوجيه والحل

س 17 : كيف كان رحمه الله يوفق بين الدعوة التي أخذت جل وقته وبين مسؤلياته والتزاماته الأسرية والاجتماعي ة ؟

ج: كان رحمه الله ينظم وقته ويهتم بذلك كثيراً فلتدريس والفتوى والدعوة وقت وللعبادة أوقات وللأسرة والأبناء وقت وكذلك للالتزامات العائلية وصلة الرحم أيضاً وقت وكان رحمه الله عندما لا يستطيع الوفاء بالالتزاما ت الأسرية حضورياً كان يحرص على المشاركة حتى ولو هاتفياً

س 18 : ما كانت سياسة الشيخ رحمه الله التربوية في تعليم وتوجيه أبناءه ؟

ج: نظرته وسياسته في تربية أبناءه سبق التطرق لها أما ما يتعلق بالتعليم فكان رحمه الله لا يجبر أبناؤه على تخصصات بعينها بل كان يستشيرهم بذلك وما أدل على ذلك من كون أبناءه قد تخرجوا من كليات مختلفة منها الكليات العلمية والكليات الشرعية والكليات العسكرية

س 19 : بحكم عمل الشيخ وارتباطاته فإنه لا بد أن يتغيب عن بيته وأسرته فما دوركم حفظكم الله في هذا الأمر وكيف كنت تغطين فراغ الشيخ رحمه الله في حياة أبناءه ؟

ج: حتى لو تغيب رحمه الله عن المنزل سواءً في ارتباطاته العلمية والتدريسية داخل عنيزة أو إذا كان مسافراً كان رحمه الله متابعاً لأبنائه حتى ولو لم يكن موجوداً بالمنزل وذلك بالسؤال عنهم هاتفياً وكذلك بتفقدهم عند عودته ودوري لا يذكر فقد كان حسه معنا دائماً وفي العموم كنت أشعر الأبناء بأن والدهم مسؤولياته كبيره وأعمال كثيرة وأصبرهم بذلك وكان رحمه الله يعوضهم عن ذلك حال عودته

س 20 : كيف كان الشيخ رحمه الله يتعبد في بيته ؟

ج: كان يحرص رحمه الله على تأدية السنن الرواتب في المنزل إلا في حدود ضيقة وكان رحمه الله تعالى يقوم آخر الليل ليصلي ما تيسر ثم يوتر قبل الفجر إضافة إلى الذكر والاستغفار الذي لا ينقطع

س 21 : كيف كان برنامج الشيخ اليومي ومتى كان وقت نومه رحمه الله واستيقاظه ، وقت الغداء ، وقت العشاء ، وقت الفطور ؟

ج: ينهض الشيخ رحمه الله من نومه آخر الليل فيصلي ما شاء الله ثم يوتر قبل أذان الفجر وبعد الأذان يصلي راتبة الفجر ويوقظ أهل بيته لأداء الصلاة ثم يذهب لأداء صلاة الفجر وبعدها يعود ثم يبقى في فناء المنزل لقراءة أوراده وما تيسر من القرآن الكريم حتى قرب طلوع الشمس بعدها يخلد للنوم حتى حوالي الثامنة صباحاً وذلك في الأيام التي لا يكون مرتبطاً بها في التدريس بالجامعة بعدها يتناول طعام الإفطار ويبدأ بإنهاء أعماله وقراءاته ومطالعاته في مكتبته بالمنزل يتخلل ذلك أداءه رحمه الله لسنة الضحى حتى أذان الظهر وبعد أداء صلاة الظهر يعود للمنزل لتناول طعام الغداء مع الأبناء في الواحدة والنصف ويتلقى مكالمات الهاتف ويرد على أسئلة المتصلين حتى قبل العصر بحوالي عشرين دقيقة بعدها يخلد للراحة لمدة ربع ساعة أو ربما أقل من ذلك حتى أذان صلاة العصر فيذهب للصلاة ويبقى بالجامع لقضاء حاجات الناس الذين يتوافدون للجامع لمعرفتهم أن الشيخ رحمه الله يبقى بعد صلاة العصر للنظر في حاجاتهم وفتاواهم ثم يعود قبل المغرب إلى مكتبته للمطالعة حتى المغرب ليخرج بعدها للصلاة ثم يجلس للدرس اليومي بجامعه رحمه الله حتى بعد العشاء يعود بعدها غالباً للمنزل فيتناول عشاءً خفيفاً ثم يعود للمكتبة وفي بعض الأحيان يكون مرتبطاً بإلقاء محاضرات عبر الهاتف إلى مناطق خارج المملكة وهذا البرنامج هو السائد طوال العام إلا أنه يختلف في المواسم مثل رمضان أو الحج وكذلك في الأجازات الصيفية كما أن للشيخ رحمه الله ارتباطات ليست يومية وإنما لقاءات أسبوعية وهي إما أن تكون في المنزل أو خارجه مثل لقاءاته رحمه الله كل ليلة أربعاء في المنزل مع القضاة وكذلك له لقاءات مع الخطباء وأساتذة الجامعة ورجال الحسبة وغير ذلك حتى الحادية عشر أو الثانية عشر ثم يخلد بعدها للنوم

س 22 : ما هو برنامج الشيخ رحمه الله في رمضان خاصة بعد الفطور ؟

ج: الشيخ رحمه الله في رمضان له برنامج مختلف حيث يقضي معظم الوقت في الجامع لقراءة القرآن الكريم وقضاء حوائج الناس وكان رحمه الله يستقبل الفقراء وبعض طلبة العلم طوال الشهر الكريم في المنزل يتناول معهم طعام الإفطار وبعد صلاة المغرب يعودون لتناول طعام العشاء وكان يستغل ذلك الوقت للرد على الفتاوى عبر الهاتف وكذلك يحضر إلى المنزل الكثير من الناس إما للسلام على الشيخ رحمه الله أو لطلب الفتوى

س 23 : أين يحب أن يقضي الشيخ رحمه الله وقت الراحة ؟

ج: ليس للشيخ رحمه الله وقت للراحة بالمعنى المعروف فالشيخ رحمه الله طوال وقته مشغول حتى أنه إذا أراد الجلوس معنا في بعض الأوقات فإن الهاتف يأخذه ويقتطع من وقته جزءاً طويلاً فكان رحمه الله راحته في نشر العلم وقضاء حوائج الناس والفتوى

س 24 : كم ساعة كان ينام الشيخ رحمه الله ؟

ج: كان نومه المتصل لا يتعدى ثلاث إلى أربع ساعات ومجموع ساعات نومه رحمه الله لا تتعدى ست ساعات يومياً

س 25 : مَن مِن طلاب الشيخ رحمه الله كان يثني عليه ويديم ذكره ويسعد بزيارته ؟

ج: كان ينظر رحمه الله إلى طلابه وكأنهم أبناؤه وكان لا يخص أحدهم بالثناء وإنما يرى أنهم سواسية كما كان رحمه الله يستقبلهم في منزله ويشاركهم في مناسباتهم ويعينهم ويدعمهم عند الحاجة كما كان رحمه الله يشاركهم في رحلات واجتماعات دورية

س 26 : كيف كانت أسرة الشيخ رحمه الله تتعامل مع زهد الشيخ وورعه ؟

ج: كنا نرى أنه رحمه الله قدوة في كل شيء وكنا نكبر زهده وورعه بل كان ذلك مما يبعث فينا الراحة والطمأنينة حيث أنه رحمه الله لا يحب التكلف ولا يريد من حوله أن يكونوا متكلفين بل كان بسيطاً يحب اليسر في كل أموره

س 27 : هل بكى الشيخ رحمه الله عند وفاة الشيخ عبد العزيز بن باز رحمه الله ؟

ج: كان تأثره كبيراً عند وفاة شيخه عبد العزيز بن باز رحمه الله تعالى وقد لمس جميع من حوله من الناس مدى تأثره رحمهما الله وجمعنا بهم في جنات النعيم

س 28 : هل سافر الشيخ يوماً لغير العلم وإلى أين ؟

ج: لا لم يسافر أي سفر لغير العلم فكان مثلاً يسافر إلى مكة المكرمة للعمرة ثم تجده يحدد مواعيد للدروس بالحرم ويسافر مثلاً للرياض أو الطائف لحضور اجتماع هيئة كبار العلماء ثم تجده يحدد مواعيد للدروس في أحد المساجد ومواعيد للمحاضرات وهكذا

س 29 : ما هي مظاهر كرم الشيخ رحمه الله مع المحتاجين ؟

ج: كنا نلمس اهتمامه رحمه الله بالمحتاجين سواءً البعيدين أو القريبين فكان مثلاً يتفقد المحتاجين من أسرته وأقاربه ويساعدهم ويقضي حاجاتهم كما كان رحمه الله يهتم كثيرا بجيرانه من ذو الحاجات فكان يساعدهم بكل ما يحتاجونه بل يزورهم ويواسيهم في همومهم ويشاركهم في مناسباتهم وأفراحهم

س 30 : ما تعلمت من الشيخ رحمه الله ؟ وهل تعلمت أمور الفتوى ؟ هل أفتيتي في يوماً ما ؟

ج: تعلمت من الشيخ رحمه الله كل شيء يتعلق بأمور الحياة سواءً من الناحية الاجتماعية أو الشرعية، أما أمور الفتوى فلم أكن أتجرأ على ذلك ولكن كنت أعرض ما أتلقاه من أسئلة عليه رحمه الله ثم انقل فتاواه وإجاباته إلى السائلين

س 31 : قبل وفاته رحمه الله بماذا أوصى أحبته وأهل بيته ؟

ج: الشيخ رحمه الله لم يوص قبل وفاته مباشرة ولكن كان رحمه الله طوال حياتنا معه وطوال حياته رحمه الله مع الناس كان يوصيهم ويوجههم إلى ما ينفعهم في دينهم ودنياهم

س 32 : نريد منك نصيحة لزوجات الدعاة وطلاب العلم ؟

ج: أن يحفظن أزواجهن في السر والعلن وأن يعملن على تهيئة الظروف المناسبة لمواصلة أزواجهن أداء واجباتهم الدعوية والعلمية ، كما أحثهن بأن لا يجزعن من كثرة انشغال أزواجهن بالرحلات والمطالعة والقراءة وغير ذلك من أمور الدعوة لأنهن بإذن الله تعالى مشتركات في الأجر ومن جهز غازياً فقد غزا

س 33 : موقف طريف للشيخ رحمه الله مع أبناءه أو جيرانه ؟

ج: كان الشيخ رحمه الله بسيطاً مع أبناءه وجيرانه وجميع المحيطين به ومن الأشياء الجميلة والطريفة أن الشيخ كان رحمه الله يقوم بتسجيل أناشيد وتلاوات قصيرة لأبنائه وربما يكون معهم أحد أبناء الجيران على شريط كاسيت وكان رحمه الله يعيدها عليهم في جلساته معهم بعد أن يكبروا حتى أننا نحتفظ بهذه التسجيلات حتى الآن

س 34 : ما هو دأب الشيخ رحمه الله في استقبال ضيوفه ؟

ج: كان رحمه الله يستقبل ضيوفه بكل ترحيب وبساطة فكان لا يتكلف لهم ولا يشعرهم بأنهم ضيوف وقل ما يمر يوماً دون أن يصطحب معه رحمه الله ضيوفاً إما للغداء أو للعشاء أو بين ذلك وكنا نفرح بضيوفه ونكرمهم

س 35 : ما هي نصيحتك لمن يعيثون في الأرض فساداً في مملكتنا الغالية ؟

ج: نسأل الله تعالى أن يحمي بلادنا وأن يديم علينا نعمة الأمن والأمان وقد كان الشيخ رحمه الله يردد بأنه لا يعلم على وجه الأرض بلداً تطبق الشريعة وتلتزم بالعقيدة الصحيحة مثل هذه البلاد كما كان رحمه الله يحث على معالجة الأمور بالحكمة والموعظة الحسنة واللين دون العنف وما كان اللين في شيء إلا زانه ولا نزع من شيء إلا شانه

س 36 : طلب من الشيخ رحمه الله تعجبت منه وترددت في تنفيذه ؟

ج: قد يخفى على الجميع أنني كنت لا أحسن القراءة والكتابة بمعنى أنني لم أتلق تعليماً من أي نوع وبعد اقتراني بالشيخ رحمه الله كنت مهمومة ومنشغلة بخدمته وتوفير البيئة المناسبة والمريحة له لينطلق رحمه الله في طلب العلم والتعليم وبعد إنجاب أبنائنا انشغلت وتفرغت لتربيتهم إضافة إلى معاونتي ومعاضدتي للشيخ رحمه الله في حياته العلمية والعملية وبعد أن كبر الأولاد وبدأت أشغالي ومسئولياتي تقل نوعاً ما تفاجأت بأن الشيخ رحمه الله بدأ يشجعني ويحثني على الالتحاق بمدارس الكبيرات وقد ترددت في البداية ولكن ما لبثت أن قررت الالتحاق بالمدرسة وقد كان رحمه الله طوال فترة دراستي يتابع مستوى تحصيلي بل كان لا يرضى أن يوقع على كشف النتائج الخاص بي أحد من أبنائي بل يقول أنا من يوقع كل ما يخصك من الشؤون المدرسية وقد كانت فترة الدراسة فترة لا تنسى فيها من المواقف الرائعة والفوائد الجمة ما لا يمكن حصره

س 37 : ما نوع الهدايا التي يقدمها رحمه الله لك ولأبنائه والناس ؟

ج: طوال عمره رحمه الله لم يبخل على قريب ولا بعيد بكل ما يستطيع ولكن أعز الهدايا التي يقدمها لنا هي دعواته رحمه الله لي ولأبنائي التي أسأل الله تعالى أن يتقبلها ويكتبها في ميزان حسناته وأن يرزقني وأبناءه رحمه الله بره بعد وفاته إنه سميع مجيب

س 38 : سؤال من د. يوسف السعيد : هل كان الشيخ رحمه الله ينقل لك ما يحدث في المسجد من أحداث ظريفة ؟

ج: كان يذكر رحمه الله تعالى دائماً بعض المواقف التي يرى أنه من الملائم ذكرها لنا أما قصة الابن د.يوسف فربما أنه ذكرها لكن طول المدة وتقادم الوقت أدى إلى نسيانها

س 39 : الشيخ رحمه الله حينما كان يسافر للدعوة كيف تتعاملين معه ؟

ج: كنت أحثه وأشجعه وأسهل عليه وأوفر له ما يحتاجه وفي العموم كانت سفراته رحمه الله قليلة وكنت أرافقه في معظم رحلاته وسفراته ، أما السفر إلى خارج المملكة فلم يسافر رحمه الله إلا مرة واحدة وهي رحلته العلاجية إلى أمريكا والتي لم تستغرق إلا حوالي عشرة أيام وكنت أرافقه فيها

س 40 : ما هو تعامل الشيخ رحمه الله مع الانترنت في أول دخول لها بالمملكة ؟

ج: كان من المبادرين إلى الاستفادة من هذه الخدمة وتسخيرها لخدمة العلم الشرعي ونشره وما أدل على ذلك من عمله رحمه الله على إنشاء موقع له على الإنترنت يحوي جميع نتاجه العلمي والذي قامت ولله الحمد مؤسسته الخيرية بعد وفاته رحمه الله بتطويره والإشراف عليه

س 41 : متى اشترى الشيخ رحمه الله جهاز الرد الآلي ؟

ج: من الأشياء التي تخفى عن الكثيرين أن الشيخ رحمه الله كان مهتماً بكل ما يتعلق بالأجهزة والألكترون يات الحديثة بل أن هناك من يزوده بكل ما يستجد حتى أنك تجد عند الشيخ رحمه الله بعض الأجهزة التي ربما لم تنتشر في الأسواق ومن أمثلة هذه الأشياء ما يتعلق بالساعات الألكتروني ة وأجهزة تحديد القبلة وأجهزة التسجيل والهواتف المثبتة والنقالة وأجهزة تخزين المعلومات الصوتية وأجهزة الرد الآلي على الهاتف وغيرها وبناءً على ذلك فقد كان الشيخ رحمه الله من المبادرين لاقتناء جهاز الرد الآلي أول ما نزل إلى أسواق المملكة وكان رحمه الله يحتاجه كثيراً وكان يبرمجه ويسجل عليه الرسائل بنفسه خاصة في حالة سفره حيث يقوم بتغيير الرسائل المسجلة من أماكن إقامته وكان مرجعاً لنا في مثل هذه الأمور

س 42 : هل يشتري الشيخ رحمه الله الجرائد ؟ وكيف يعرف الشيخ الأخبار المحلية والعالمية ؟

ج: كانت تأتي إلى المنزل إحدى الجرائد المحلية بصورة إهداء وهي جريدة الجزيرة وكان رحمه الله يطلع عليها ويتصفحها إذا سمح وقته بذلك وربما طلب منا قص بعض المقالات أو الأخبار المهمة لأنه رحمه الله يحتفظ ببعض منها، كما كان يتزود بالأخبار عن طريق المذياع وخاصة في وقت الإفطار في الثامنة أو السابعة صباحاً حيث يستمع على إذاعة القرآن الكريم وإذاعة لندن كما كان يطيل الاستماع إلى التقارير الإذاعية في حالة وجود أخبار أو أحداث هامة

س 43 : كم عرض على الشيخ رحمه الله الانتقال للرياض ؟

ج: عرض عليه رحمه الله الانتقال من عنيزة عدة مرات فقد عرض عليه الانتقال إلى المدينة المنورة وإلى مكة المكرمة وإلى الرياض كما عين رحمه الله قاضياً في الإحساء ولكن رحمه الله كان يرى بأن بقاءه في عنيزة فيه مصلحة أكبر ولذلك رفض جميع هذه العروض

س 44 : حين زيارة الملك فيصل والملك خالد والملك فهد رحمهم الله وغيرهم من الأمراء ماذا كان الشيخ رحمه الله يقدم لهم ؟

ج: زار الشيخ رحمه الله في منزله الطيني بعنيزة كل من الملك سعود والملك خالد والملك فهد رحمهم الله جميعاً وكانوا غفر الله لهم يعجبون من بساطة مسكنه وورعه وزهده في هذه الدنيا

س 45 : هل اقترح أحد على الشيخ رحمه الله تركيب جهاز للصدى في مسجده وهل ركب الجهاز في المسجد ؟

ج: كان الشيخ رحمه الله لا يرى ذلك

س 46 : هل كان الشيخ رحمه الله متزوج من غيرك ؟ وكم زوجة كان متزوجاً ؟

ج: لا لم يكن الشيخ رحمه الله متزوجاً من غيري فقد تزوج الشيخ رحمه الله تعالى زوجتين توفيت عنه الأولى ثم تزوج من الثانية ولكن لم يرد الله سبحانه وتعالى أن يدوم ذلك الزواج

س 47 : نريد منك نصيحة للرجال من لديهم أكثر من زوجة ؟

ج: العدل .. العدل .. العدل

س 48 : لو طلبت من الوالد رحمه الله أن ينصحني فبماذا تتوقعين أن يوجه نصحه لي كفتاة ؟

 ج: ينصحك كما ينصح بناته وجميع بنات المسلمين بتقوى الله عز وجل في السر والعلن وطاعة وبر الوالدين وصلة الرحم وحفظ الزوج واتقاء الله سبحانه وتعالى في تربية الأبناء تربية إسلامية صحيحة مبنية على اللين والرفق

س 49 : كيف تلقى الشيخ رحمه الله خبر إصابته بالمرض وكيف أخبركم بذلك ؟

ج: تلقى رحمه الله خبر إصابته بالمرض بالصبر والاحتساب حتى أنه رحمه الله حمل هم تلقينا نحن للخبر وقد ذكر لي أحد أبنائي بعد ذلك بأن الوالد رحمه الله طلب منهم عدم ذكر شيء لوالدتكم وأخواتكم واتركوا ذلك لي ، وقد قام رحمه الله بنقل الخبر لنا بالتدريج نسأل الله تعالى أن يغفر له ويسكنه فسيح جناته

س 50 : هل كان الشيخ رحمه الله يحدثكم عن المجاهدين في الشيشان وغيرها خصوصاً أنه بلغنا أنه كان حريصاً على أخبارهم بل وإفتائهم ؟

ج: كان يحرص رحمه الله على متابعة أحوال المسلمين في كل مكان في فلسطين وفي الجزائر وأفغانستان والشيشان

س 51 : يا ليت تعطينا كم موقف مر فيها الشيخ رحمه الله أثناء الدعوة ؟

 ج: المواقف كثيرة وقد أوردها الكثير من الذين كتبوا عن الشيخ رحمه الله بعد وفاته

س 52 : علمنا أن الشيخ رحمه الله في مرضه كان يرفض أن يطلق على المرض بالخبيث وكان يسميه الخطير.. هلا حدثتنا عن هذه النقطة وعن صور صبره رحمه الله ؟

ج: لم يكن ذلك بعد مرضه فقط بل كان هذا رأيه رحمه الله من قبل ذلك وكأنه رحمه الله يكره كلمة خبيث، أما صور صبره رحمه الله فقد تجلت أثناء مرضه فقد كنت أعلم أنه يعاني من ألم شديد وقد كان الألم يوقظه من نومه عدة مرات في الليل ولكنه عندما يسأل عن الألم كان يرد بوجود ألم ولكنه يضيف بأنني أقول ذلك من باب الإخبار وليس من باب الشكوى لأنه رحمه الله يعرف جزاء الصابرين

انتهى بحمد الله

و رحم الله فقيه الزّمان محّمد بن صالح العثيمين رحمة واسعة و أسكنه فسيح الجنان

Traduit par l'équipe Alminhadj
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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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S’accrocher à quelqu’un malgré les erreurs

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S’accrocher à quelqu’un malgré les erreurs
Question :

Certaines personnes, qu'Allah les guide, sanctifie certains individus et s'accrochent fanatiquement à leurs avis.

Quel est votre conseil pour eux ?
 
Réponse : 
 
Il est obligatoire de suivre la vérité d'où qu'elle vienne et ne pas suivre les individus qui s'opposent à la vérité.

L'imam Ahmad ( rahimahullah) a dit :

« Je suis stupéfié par les gens qui connaissent la chaîne de narration (d'un hadith) et son authenticité, mais suivent l'avis de Sufyan (dans ce qui est en contradiction avec la preuve). »

Et Allah, le Très-Haut, dit (traduction rapprochée) :

« Que ceux, donc, qui s'opposent à son commandement prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux » [Sourate An-Nur : 63]

Ibn Abbas ( radiallahu 'anhu) a dit :

« Je crains que des pierres ne tombent sur vous du ciel - je dis Allah a dit et vous dites Abû Bakr et Umar ont dit. »

Ainsi, si cet avertissement et cette menace concerne le suivi des gens les plus pieux après les prophètes, alors qu'en est-il du suivi de « celui qui n'est ni ici ni là » (c'est-à-dire personne), comme ceux qui ne sont pas connu pour avoir de la science ou de la piété, mais sont experts dans les discours divers 
 
Shaikh Salih ibn Fawzan Al-Fawzan [ Al-Ajwiba Al-Mufida : p. 108]
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Question :
 
Quel est le jugement sur quelqu' un qui aime un savant ou un prêcheur et dit :

« je l'aime beaucoup », « je ne veux entendre personne le réfuter » et « je prendrai ses paroles même si elles sont en opposition avec la preuve parce que ce shaikh est plus conscient de la preuve que nous ne le sommes. »
 
Réponse :
 
Ceci est du ta'asub (fanatisme), qui est détesté et condamné et ceci n'est pas permis.

Nous aimons les savants, la louange est à Allah et nous aimons les prêcheurs à la voie d'Allah.

Cependant, si l'un d'entre eux se trompe dans une question, nous clarifions la vérité en ce qui concerne cette question, avec la preuve.

Et cela n'amoindrit pas l'amour ou le statut de celui qui a été réfuté.

L'imam Malik ( rahimahullah) a dit :

« Il n'y a aucun de nous, qui ne puisse réfuter ou être réfuté, à part celui enterré dans cette tombe »
- c'est à dire le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam).

Ainsi, quand nous réfutons un des savants ou une des personnalités nobles, cela ne signifie pas que nous avons une haine pour lui ou que nous le diminuons.

Plutôt nous clarifions ce qui est correct.

C'est pourquoi quand un savant a vu qu'un de ses semblables s'est trompé, il a dit :
 
« ainsi est notre ami aimé, cependant la vérité est bien plus aimée de nous que lui. »

Ceci est la voie correcte.

Et ne comprenez pas de la réfutation d'un savant dans une question sur laquelle il s'est trompé, que cela signifie une diminution ou une haine pour lui.

Au contraire, les savants n'ont pas cessé de se réfuter (à travers l'histoire), mais malgré cela, ils sont frères tenant de l'amour l'un pour l'autre.

Il ne nous est pas permis d'accepter entièrement tout ce qu'un individu dit - qu'il soit dans le vrai ou le faux - parce que ceci est du  ta'asub (fanatisme aveugle).

(Le seul) dont nous pouvons prendre toutes ses paroles et n'en laisser aucune est le messager d'Allah, parce qu'il est le messager de son Seigneur et il ne parle pas de son propre désir.

Quant à d'autres que lui, ils peuvent se tromper de temps en temps et voir juste de temps en temps.

Même s'ils sont parmi les plus vertueux des gens et qu'ils sont  Mujtahid (c'est-à-dire des savants), ils peuvent se tromper de temps en temps et voir juste de temps en temps.

Il n'y a personne qui est protégé de l'erreur sauf le messager d'Allah.

Nous devons savoir cela.

En outre, nous ne cachons pas l'erreur par amour pour tel et tel individu.

Plutôt, nous devons exposer et clarifier l'erreur.

Le prophète ( sallallahu alayhi wa sallam) a dit :

« La Religion c'est la sincérité (le bon conseil). »
Nous avons dit : "à qui ?"
Il (
sallallahu alayhi wa sallam) a dit : « à Allah, Son Livre, Son Messager, les gouverneurs musulmans et les gens communs. » 

La clarification de l'erreur tombe sous la Sincérité envers chacun.

Mais quant à la dissimulation de l'erreur, alors elle est en opposition avec la Sincérité.

[Al-Ajwibah Al-Mufida : pg. 120-122]
Article tiré du site al-manhaj.com
copié de salafs.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Les bienfaits de la sourate « La Royauté » - سورة الملك (vidéo)

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Les bienfaits de la sourate « La Royauté » - سورة الملك (vidéo)

Il a été rapporté par Abû Hurayrah (radhiallâhu 'anhu) que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit :


« Une certaine Sourate du Qor'ân, qui contient trente versets, a intercédé en faveur d'un homme jusqu'à ce qu'il en fût pardonné [pour ses péchés].
 
C'est la Sourate -Tabârak al-ladhî bi-yadihi al-Mulk - [c'est-à-dire la Sourate al-Mulk - La Royauté]. » [1]

Il a été rapporté que Abdallâh Ibn Mass'oûd (radhiallâhu 'anhu) a dit :

« Quiconque récite la Sourate « al-Mulk » [La Royauté] chaque nuit, Allâh le préservera du supplice de la tombe.
 
Du temps du Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) nous l'appelions « al-Mâni'ah » [La protectrice].
 
Elle est, en fait, une Sourate du Qor'ân dont la récitation chaque nuit est source d'une bonne et grande rétribution. » [2]

Les savants de Lajnah ad-Dâ-ima ont dit qu'il y a dans cela, l'espoir que pour quiconque croit en cette Sourate et préserve sa lecture régulièrement, en ne cherchant que la satisfaction d'Allâh, s'initie des leçons contenu dans cette Sourate et agit conformément aux préceptes contenus en celle-ci, et bien elle [la Sourate] intercédera pour lui [dans l'Au-delà]. [3]
 
[1] Rapporté par at-Tirmidhî, Abû Dâwoud et Ibn Mâdjah - At-Tirmidhî a dit que c'est un hadîth « hasan » [bon]. Il a été classifié comme « Sahîh » par SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah dans son Majmû ' al-Fatâwa et par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh Ibn Mâdjah »
[2] Rapporté par an-Nassâ'î et al-Hâkim qui a dit que sa chaîne de transmission est authentique [Sahîh] - Et SHeikh al-Albânî (rahimahullâh) l'a classé comme : « hasan » [bon] dans « Sahîh at-Targhîb wal-Tarhîb »
[3] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-'Ilmiyyah wal-Iftâ, 4/334-335

 

copié de manhajulhaqq.com
 
 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Hadith Nawawi 1 : Les actes ne valent que par leurs intentions (audio)

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Hadith Nawawi 1 : Les actes ne valent que par leurs intentions (audio)

إِنَّمَا الأعْمَالُ بِالنِّيَّاتِ
عَنْ أَمِيرِ المُؤْمِنِينَ أَبِي حَفْصٍ عُمَرَ بْنِ الخَطَّابِ رَضِيَ اللهُ عَنْهُ قَالَ
سَمِعْتُ رَسُولَ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ يَقُولُ : إِنَّمَا الأعْمَالُ بِالنِّيَّاتِ وَ إِنَّمَا لِكُلِّ امْرِئٍ مَا نَوَى , فَمَنْ كَانَتْ هِجْرَتُهُ إِلَى اللهِ وَ رَسُولِهِ فَهِجْرَتُهُ إِلَى اللهِ وَ رَسُولِهِ , وَ مَنْ كَانَتْ هِجْرَتُهُ لِدُنْيَا يُصِيبُهَا أوْ امْرَأَةٍ يَنْكَحُهَا فَهِجْرَتُهُ إِلَى مَا هَاجَرَ إِلَيْهِ
رَوَاهُ البُخَارِيُّ وَ مُسْلِم

 Publié par 3ilmchar3i.net

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Des nobles scribes malgré qu’Allah sait tout

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Des nobles scribes malgré qu’Allah sait tout
Question :
 
Pour quelle sage raison les nobles scribes (1) (les anges) ont-ils été créés alors qu'Allah sait tout ?

Réponse :
 
A propos de ce genre de questions, nous disons que la sage raison peut nous être connue comme elle peut ne pas l'être, car il y a de nombreux sujets dont nous ne connaissons pas la raison.
 
Allah dit (traduction rapprochée):

 

« Et ils t'interrogent au sujet de l'âme. Dis : 'L'âme relève de l'Ordre de mon Seigneur' Et on ne vous a donné que peu de connaissance. » (2)

 
Si, en effet, on nous demandait au sujet de ces créatures :

« Pour quelle sage raison, Allah a-t-il créé les chameaux de telle façon, les chevaux, les ânes, les humains, pourquoi les a-t-il créés ainsi ? etc. »

Nous ne saurions pas répondre.

De même, si on nous demandait pour quelle sage raison Allah a prescrit quatre unités de prières ( Rak'a) pour les prières de Dhuhr et 'Asr, trois pour la prière du Maghrib, quatre pour celle de 'Isha' et ainsi de suite, nous n'aurions pas de réponse.

Nous en déduisons donc que la sage raison de maintes choses relatives aux domaines matériel et religieux nous échappe.

A partir de cela, nous affirmons que si Allah nous permet d'accéder au sage raison que nous cherchons à connaître en ce qui concerne certaines créatures ou la religion, cela est un mérite, un bienfait et un savoir supplémentaire.

Si toutefois, nous ne parvenons pas à la connaître, cela n'est pas un manque.
 
Revenons maintenant à la Question :

Pour quelle sage raison Allah a-t-il délégué des nobles scribes, qui savent [et inscrivent] ce que nous faisons ?
 
La sagesse de cela est de montrer qu'Allah a organisé les choses, Il les a créées avec justesse et a parfaitement mis chacune à sa place, à tel point qu'il a délégué des nobles scribes chargés [de consigner par écrit] les actes et les paroles des êtres humains : ils écrivent ce qu'ils font alors qu'Allah sait ce qu'ils vont faire avant même qu'ils ne le fassent.

Cela montre le soin qu'Allah apporte à l'être humain et la protection dont Il l'entoure et cela signifie aussi que cet univers est organisé de la façon la plus parfaite.

Allah est Extrêmement Savant et Extrêmement Sage.
 
(1) Ce sont les deux anges qui inscrivent nos actes et paroles. [N. du T.].
(2) L'Ascension Nocturne, v. 85.

 

Fatâwâ-l-'Aqîda, pages 564 à 568.
copié de fatawaislam.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La raison de l’interdiction de l’or pour les hommes (audio)

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La raison de l’interdiction de l’or pour les hommes (audio)

Question :

 
(...)
 
Quelle sagesse y a-t-il derrière l'interdiction de l'or pour les hommes ?
 
Nous savons que l'islam n'interdit au musulman que ce qui peut lui être nuisible, quels sont donc les préjudices causés aux hommes lorsqu'ils portent de l'or ?
 
Réponse :
 
Sache mon frère, et que tous ceux qui écoutent cette émission sachent que, pour le croyant, la seule raison valable d'appliquer les règles comprises dans la Sharî'a est qu'elles émanent d'un ordre de la part d'Allâh et de Son Messager.

En effet, Allâh, qu'Il soit élevé, dit (traduction rapprochée) :  

 

« Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu'Allâh et Son Messager ont décidé d'une chose d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. » (1) 

 

Ainsi, à chaque fois qu'on m'interroge sur la raison de l'interdiction ou de l'obligation d'une chose prescrite dans le Coran et la Sunna, je réponds que la raison à cela est qu'Allâh l'Exalté ou Son Prophète, prière et salut d'Allâh sur lui, l'ont ordonnée. 
 
Cet ordre devrait être suffisant pour chaque croyant. 
 
D'ailleurs, lorsque Â'îsha a été interrogée sur la raison pour laquelle la femme qui a eu ses menstrues rattrape le jeûne et ne rattrape pas la prière, elle a répondu : 
 
« Quand nous avions nos menstrues (du vivant du Prophète, prière et salut d'Allâh sur lui), on nous ordonnait de rattraper le jeûne, mais pas la prière. » (2)
 
Par conséquent, un texte provenant du Livre d'Allâh ou de la Sunna de Son Prophète est une raison suffisante pour tout croyant.  
 
Toutefois, il n'y a pas de mal à ce que la personne recherche la sagesse qu'il y a dans les lois divines. 
 
La recherche de la sagesse a principalement trois intérêts. 
 
D'une part, elle renforce la foi du croyant. 
 
D'autre part, elle montre la grandeur de la Loi islamique, car pour chaque loi, il y a une sagesse. 
 
Enfin, elle permet d'établir des règles par analogie entre deux choses ayant la même sagesse, lorsque pour l'une, on dispose d'un texte clair, et pas pour l'autre.  
 
Maintenant, nous allons répondre à la question du frère.
 
On rapporte de manière authentique que le Prophète, prière et salut d'Allâh sur lui, a interdit l'or aux hommes et pas aux femmes. 
 
La raison à cela est que l'or est la chose la plus précieuse que l'on puisse utiliser pour se parer et s'embellir.
 
Il est un bijou et une parure. 
 
Or, l'homme n'est pas concerné à ce sujet, c'est-à-dire qu'il n'est pas une personne qui se complète par d'autres choses. 
 
L'homme est complet en lui-même de par sa virilité, et il n'a pas besoin de se parer pour séduire une autre personne, contrairement à la femme. 
 
Celle-ci a besoin de parfaire sa beauté.
 
C'est pour cette raison que l'or est licite pour la femme, et illicite pour l'homme, car elle a besoin de se parer avec le meilleur des bijoux, afin d'améliorer la vie conjugale avec son mari. 
 
D'ailleurs, Allâh, qu'Il soit élevé, a dit à propos de la femme (traduction rapprochée) :  

 

« Quoi ! Cet être (la fille) élevé au milieu des parures et qui, dans la dispute, est incapable de se défendre par une argumentation claire et convaincante ? » (3) 

 

Ainsi, tout ce que nous avons cité précédemment permet de déceler la sagesse de la Loi dans l'interdiction de l'or pour les hommes.  
 
Je profite d'ailleurs de cette occasion pour adresser un conseil aux hommes qui ont été éprouvés par le port de l'or. 

Ils ont, par là, désobéi à Allâh et à Son Messager, se sont pris pour des femmes, et se sont mis dans les mains une braise de l'Enfer pour se parer, comme l'a dit le Prophète, prière et salut d'Allâh sur lui, dans l'un de ses hadiths.

Ils doivent donc se repentir à Allâh, qu'Il soit glorifié et élevé, et ils peuvent très bien porter des bijoux en argent tout en restant dans les limites religieuses.

Ils peuvent également porter des bagues façonnées dans d'autres métaux, sans que ceci atteigne le degré de gaspillage ou soit un objet de séduction.  

Louanges à Allâh Seigneur de l'univers et prière et salut d'Allah sur notre Prophète Muhammad ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons. 

As'ila Fî Bayci wa Chirâ'i adh-Dhahab (Questions sur l'achat et la vente de l'or) 
Publié par fatawaislam.com

السؤال : أحسن الله إليكم. السؤال التالي للمستمع حسين علي عبد الله الهيبي من العراق يقول:  ما هي العلة في تحريم لبس الذهب على الرجال؛ لأننا نعلم أن دين الإسلام لا يحرم على المسلم إلا كل شيء فيه مضرة عليه؟ فما هي المضرة المترتبة على التحلي بالذهب للرجال؟

الجواب : الشيخ: اعلم أيها السائل وكل من يستمع هذا البرنامج أن العلة في الأحكام الشرعية لكل مؤمن هي قول الله ورسوله؛ لقوله تعالى

وَمَا كَانَ لِمُؤْمِنٍ وَلا مُؤْمِنَةٍ إِذَا قَضَى اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَمْرًا أَنْ يَكُونَ لَهُمُ الْخِيَرَةُ مِنْ أَمْرِهِمْ

فأي واحد يسألنا عن إيجاب شيء أو تحريم شيء دل على حكمه الكتاب والسنة فإننا نقول: العلة في ذلك قول الله تعالى أو قول رسوله صلى الله عليه وسلم، وهذه العلة كافية لكل مؤمن، ولهذا لما سئلت عائشة

ما بال الحائض تقضي الصوم ولا تقضي الصلاة؟ قالت: كان يصيبنا ذلك فنؤمر بقضاء الصوم ولا نؤمر بقضاء الصلاة

لأن النص من كتاب الله وسنة رسوله عليه الصلاة والسلام علة موجبة لكل مؤمن، ولكن لا بأس أن يتطلب ويلتمس الإنسان الحكمة من أحكام الله تعالى؛ لأن ذلك يزيده طمأنينة، ولأنه يتبين به سمو الشريعة الإسلامية حيث تقرن الأحكام بعللها؛ ولأنه يتمكن به من القياس إذا كانت علة هذا الحكم المنصوص عليه ثابتة في أمر آخر لم ينص عليه، فالعلم بالحكمة الشرعية له هذه الفوائد الثلاث.
ونقول بعد ذلك في الجواب على سؤال الأخ: إنه ثبت عن النبي عليه الصلاة والسلام تحريم لباس الذهب على الذكور دون الإناث، ووجه ذلك أن الذهب من أعلى ما يتجمل به الإنسان ويتزين به، فهو زينة وحلية، والرجل ليس مقصوداً لهذا الأمر، أي: ليس إنساناً يتكمل بغيره أو يكمل بغيره، بل الرجل كامل بنفسه لما فيه من الرجولة؛ ولأنه ليس بحاجة إلى أن يتزين لشخص آخر لتتعلق به رغبته، بخلاف المرأة فإنها ناقصة تحتاج إلى تكميل لجمالها؛ ولأنها محتاجة إلى التجمل بأعلى أنواع الحلي حتى يكون ذلك مدعاة للعشرة بينها وبين زوجها، فلهذا أبيح للمرأة أن تتحلى بالذهب دون الرجل، قال الله تعالى في وصف المرأة

 أَوَمَنْ يُنَشَّأُ فِي الْحِلْيَةِ وَهُوَ فِي الْخِصَامِ غَيْرُ مُبِينٍ

وبهذا يتبين حكمة الشرع في تحريم لباس الذهب على الرجال، وبهذه المناسبة أوجه نصيحة إلى هؤلاء الذين ابتلوا من الرجال بالتحلي بالذهب فإنهم بذلك قد عصوا الله ورسوله وألحقوا أنفسهم لحاق الإناث، وصاروا يضعون في أيديهم جمرة من النار يتحلون بها، كما ثبت ذلك عن النبي صلى الله عليه وسلم، فعليهم أن يتوبوا إلى الله سبحانه وتعالى، وإذا شاءوا أن يتحلوا بالفضة في الحدود الشرعية فلا حرج في ذلك، وكذلك بغير الذهب من المعادن لا حرج عليهم أن يلبسوا خواتم منه إذا لم يصل ذلك إلى حد السرف

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La récitation du Coran est-elle obligatoire ou bien recommandée ?

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La récitation du Coran est-elle obligatoire ou bien recommandée ?

Question :

 
Est-ce que la récitation du Coran est obligatoire ou bien recommandée ?

Nous avons déjà posé cette même question et nous avons reçu cette réponse:

Elle n'est pas obligatoire.

Si on la récite, il n'y aura pas de peine et si on ne la récite pas, il n'y aura pas également de peine.
Ainsi plusieurs peuvent-ils la délaisser.

Quel est le jugement porté sur sa récitation et sur son délaissement ? 
 
Réponse :


Que la louange soit exclusivement à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur l'Envoyé d'Allah, sur sa famille et sur ses compagnons..., et ensuite :

 

Le musulman doit tenir à la récitation du Coran et la faire fréquemment, autant qu'il peut, conformément à ce verset (traductions rapprochées) : 

 
"Récite ce qui t'est révélé du Livre.. " [Al-'Inkabût: 45]

"Et récite ce qui t'a été révélé du Livre de ton Seigneur" [Al-Kahf: 27]  

 

et à ce qu'Allah dit à propos de Son Envoyé صلى الله عليه وسلم (traduction rapprochée) :


"Il m'a été seulement commandé d'adorer le Seigneur de cette Ville (la Mecque) qu'Il a sanctifiée, - et à Lui toute chose - et il m'a été commandé d'être du nombre des Musulmans, et de réciter le Coran" [An-Naml: 91-92]

 

et en vertu de ce qu'a dit l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه وسلم :

"Récitez le Coran! Car au Jour de la Résurrection, il intercédera en faveur de ceux qui le récitaient (et appliquaient ses prescriptions)" 
Mentionné par Muslim dans son Sahîh (804) 

Le musulman doit, en outre, éviter de délaisser le Coran par n'importe laquelle des façons déjà mentionnées par les ulémas.

 

D'après l'imam Ibn Kathir (qu'Allah lui accorde Sa miséricorde) dans son exégèse : Tafsir Ibn Kathir 6 / 117 Allah, l'Exalté, relate que Son envoyé et Son prophète Muhammad صلى الله عليه وسلم a dit (traduction rapprochée) : 


"Seigneur, mon peuple a vraiment pris ce Coran pour une chose délaissée ! " [Al-Furqân: 30]

parce que les polythéistes ne prêtaient pas l'oreille à la récitation du Coran et refusaient de l'écouter, comme le dit Allah, le Très-Haut : 

"Et ceux qui avaient mécru dirent: "Ne prêtez pas l'oreille à ce Coran, et faites du chahut (pendant sa récitation), ... " [Fusilat: 26]  

Quand on leur récitait le Coran, ils se mettaient à chahuter pour ne pas l'entendre.

Telle est l'une des façons de son délaissement.

Car, les faits de ne pas croire en le Coran, de négliger la méditation sur ses versets et sa compréhension, de ne pas appliquer ses commandements et de ne pas éviter ses interdictions, de le laisser pour s'intéresser à autre chose comme la poésie, les chansons, le divertissement, etc. sont tous des façons de son délaissement.

Et c'est Allah qui accorde la réussite.

Que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 
Question numéro : 3, Fatwa numéro : 6561, quatrième volume, page 66
 Publié par nur.al.quran.online.fr

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Mes parents n'aiment pas la sounnah (audio-vidéo)

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Mes parents n'aiment pas la sounnah (audio-vidéo)

 

 
Question :

 

Certains jeunes rencontrent des problèmes avec leurs parents et leurs proches à cause de leur attachement à la sunna.

 

Quels conseils pouvez-vous leur donner ?

Réponse :

Cette question est parmi les sujets de notre époque et elle est importante, car par le lien (fort) que j'ai avec les jeunes, je sais qu'ils sont en contradiction avec l'islam dans leurs relations avec leurs parents en donnant comme argument leur attachement à la sunna.

C'est pourquoi il faut regarder (étudier cette question), pour ces jeunes frères, attachés à la sunna dans tous les pays musulmans.

Je dis : premièrement, il faut voir que ce sujet concerne les relations entre l'enfant et ses parents, et ceux-ci ont des droits qu'aucun autre proche ne possède.

La position de l'enfant obéissant qui veut s'accrocher à la sunna, mais n'y est pas aidé par ses parents, est très délicate.

C'est pourquoi je dis que la sunna se divise ainsi :

 

la sunna dans le sens du fiqh est tout ce qui n'atteint pas le degré de l'obligatoire et que personne d'entre vous ne mange de sa main gauche, ne serait-ce qu'une bouchée, la sunna dans le fiqh est donc tout ce qui n'est pas obligatoire (fard ou wajib selon les madha'ib).

 

 Alors que le sens de sunna dans la législation (le sens général) est la législation avec laquelle est venue Muhammad et la voie qu'il a suivie, et c'est la voie droite (sirat al-mustaqim) sur laquelle Allah dit (traduction rapprochée) :

 

« Et voici ma voie droite, suivez-la et ne suivez pas les chemins qui vous écarteront de ma voie »

La sunna dans le sens général est cette voie droite, c'est la législation du Seigneur de l'univers.

Cette législation comprend des choses obligatoires et d'autre qui ne le sont pas, et l'enfant pieux et obéissant doit être conscient de cela.

Ainsi, il apparaît avec ce découpage (de la sunna), la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم : 

« Pas d'obéissance à la créature dans la désobéissance au Créateur ».

 
Donc, si un de ces jeunes est éprouvé par un de ses parents, ou les deux, et qu'ils l'empêchent d'accomplir ce qui lui est obligatoire, dans ce cas, il n'y a pas d'obéissance à la créature dans la désobéissance au Créateur.
 
Mais s'ils l'empêchent d'accomplir ce qui n'est pas obligatoire, ou selon la terminologie du fiqh : ce qui est sunna, c'est-à-dire que celui qui le fait est récompensé et celui qui le délaisse n'est pas châtié.
 
Dans ce cas, cet enfant obéissant doit obéir à ses parents et laisser la sunna qu'ils n'acceptent pas de lui ; mais pour ce qui est obligatoire, il n'y a pas d'obéissance à la créature dans la désobéissance au Créateur.

Cette question sera plus claire en donnant un exemple d'une obligation sur laquelle il ne lui est pas permis d'obéir à se parents, et un autre exemple d'une sunna que les parents n'acceptent pas de leur enfant et sur laquelle il doit obéir à ses parents et laisser la sunna.
 
Exemple du premier cas : sur lequel il ne lui est pas permis d'obéir, si cet enfant, comme il est dit dans la question, s'accroche à la sunna et veut être parmi les sept qui ont été cités dans le hadith unanimement reconnu authentique, d'après Abu Hurayra, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 
 
« Sept (personnes) seront sous l'ombre d'Allah, le jour où il n'y aura d'ombre que la Sienne : un imam équitable et un jeune qui a grandi dans l'obéissance à Allah, un homme dont le cœur est attaché aux mosquées... ».
 
Et ce jeune veut grandir dans l'obéissance à Allah et que son cœur soit attaché à la mosquée, et dès qu'il entend le muezzin dire « venez au succès », il quitte son foyer, son magasin, son travail avec son père, pour venir à la mosquée.

Et son père à ce moment lui dit : « non, pour l'instant, nous sommes occupés ».

Là, nous disons : il n'y a pas d'obéissance à la créature dans la désobéissance au Créateur.

Il n'est pas permis à cet enfant de laisser l'accomplissement de la prière à la mosquée.

C'est un exemple, et les exemples sont très nombreux.

 
Autre exemple : ce jeune a grandi dans la sunna, et il veut, par exemple, que son vêtement arrive au milieu de la jambe (et pas en dessous).
 
Son père lui dit : change cela, allonge, ce n'est pas beau, je ne veux pas que tu portes ce vêtement, mais si vraiment, il le faut, alors qu'il soit plus long que le milieu de la jambe.
 
Ici, nous disons (à ce jeune) obéit à ton père, car si tu obéis à ton père sur cette question, tu ne désobéis pas à ton Seigneur, et nous avons rappelé que la règle est : pas d'obéissance à la créature dans la désobéissance au Créateur.
 
Mais s'il lui dit : allonge ce vêtement jusqu'au dos du pied, en dessous des chevilles, il ne faut pas lui obéir, car le Prophète صلى الله عليه وسلم dit : 
 
« et ce qui dépasse (des chevilles) est au feu ».
 
C'est pourquoi il convient aux enfants obéissants d'obéir et de désobéir à leurs parents : obéissance dans ce sur quoi il n'y a pas de désobéissance à Allah et désobéissance dans ce sur quoi il y a obéissance à Allah dans les choses obligatoires.
 
Il y a un cas que j'ai souvent entendu : certains de ces jeunes vivent sous la protection de leurs parents, et ceux-ci veulent qu'ils leur obéissent dans la désobéissance à Allah, ou qu'ils sortent de chez eux.
 
Beaucoup d'enfants, surtout s'ils sont jeunes, 15 ans, 17 ans, ne possèdent rien et ne peuvent s'émanciper (de leurs parents).
 
Dans ce cas, nous disons : il ne veut pas que tu pries à la mosquée avec les musulmans, ni prière du vendredi, ni prière en commun, cela n'est pas permis en islam.
 
S'il m'interroge, je dis : si tu peux partir et être indépendant, cela t'est obligatoire, et si tu ne peux pas (alors la règle est) :
 
« La nécessité rend permises les choses interdites »

Voilà la réponse à cette question.
 
 Publié par salafs.com

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Les djinns et les anges meurent-ils ?

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Les djinns et les anges meurent-ils ?

Question :

 

Les élèves me posent des questions embarrassantes auxquelles je ne trouve pas de réponses satisfaisantes. 

 

Parmi ces questions : les djinns meurent-ils comme les humains et sont-ils ensevelis ?

 

Et est-ce qu'ils sont compris dans la parole du prophète - qu'Allâh prie sur lui et le salue - :

 

«la durée moyenne de vie de ma communauté est comprise entre soixante et soixante-dix ans...» [1] 

 

Réponse :

 

Les djinns meurent comme les humains, la parole suivante d'Allâh étant générale (traduction rapprochée) :

 

«Toute âme goûtera la mort» (sourate 3 verset 185)

 

Quant à l'estimation de leur durée de vie, ce qui apparaît est que le hadith cité les englobe.

 

Car ils font partie de l'ensemble de la communauté dans la globalité du message de Muhammad - qu'Allâh prie sur lui et le salue -.

 

Allâh dit (traduction rapprochée) :

 

«Rappelle-toi) lorsque Nous dirigeâmes vers toi une troupe de djinns pour qu'ils écoutent le Coran. Quand ils assistèrent [à sa lecture] ils dirent: ‹Écoutez attentivement›... Puis, quand ce fut terminé, ils retournèrent à leur peuple en avertisseurs. Ils dirent: ‹Ô notre peuple! Nous venons d'entendre un Livre qui a été révélé après Moïse, confirmant ce qui l'a précédé. Il guide vers la vérité et vers un chemin droit. Ô notre peuple! Répondez au prédicateur d'Allâh et croyez en lui. Il [Allâh] vous pardonnera une partie de vos péchés et vous protégera contre un châtiment douloureux. Et quiconque ne répond pas au prédicateur d'Allâh ne saura échapper au pouvoir [d'Allâh] sur terre. Et il n'aura pas de protecteurs en dehors de Lui. Ceux- là sont dans un égarement évident.» (sourate 46 versets 29-32)

 

Et la parole d'Allâh (traduction rapprochée) : 

 

«Dis: ‹Il m'a été révélé qu'un groupe de djinns prêtèrent l'oreille, puis dirent: ‹Nous avons certes entendu une Lecture [le Coran] merveilleuse, qui guide vers la droiture. Nous y avons cru, et nous n'associerons jamais personne à notre Seigneur.» (sourate 72 versets 1-2)

 

Et la réussite vient d'Allâh.

 

Que la prière et le salut d'Allâh soient sur notre prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons. 

 

[1] At-Tirmidhi (2335, 3550), Ibn Mâjah (4236), Al Qadâ'i dans son Musnad (252), Al Hâkim (2/427), Al Khatîb (6/397) et (12/42). 

 

Fatawa Al-Lajnat id-Da'imah - vol 2 - n°3534 p184

Question :

 

Donnez-nous une fatwa sur les anges chargés d'inscrire les oeuvres des gens pendant leur vie, qui sont Raqîb et 'Atîd : quand la personne meurt, est-ce que les deux anges chargés d'elle meurent aussi.

 

Quelle est leur destination après sa mort ?  

 

Réponse :

 

L'état des anges et leur sort font partie des choses de l'invisible que nous ne pouvons connaître que par ce qui nous a été rapporté.

 

Il n'est pas parvenu de textes indiquant la mort de ceux qui inscrivent les bonnes et mauvaises actions, ni sur le fait qu'ils restent en vie, ni sur leur destination.

 

Cela revient à Allâh et ne fait pas partie des choses auxquelles nous avons été chargé de croire.

 

Et il n'y a pas d'oeuvres qui s'y rattachent.

 

Celui qui questionne sur cela entre dans ce qui ne le concerne pas.

 

C'est pour cela que nous conseillons la personne qui questionne de ne pas entrer dans ce qui ne le préoccupe pas.

 

Qu'il dépense ses efforts dans des questions le concernant lui et les musulmans dans ce qui est profitable pour leur religion et leur vie.

 

Et la réussite vient d'Allâh.

 

Que la prière et le salut d'Allâh soient sur notre prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons. 

 

Fatawa Al-Lajnat id-Da'imah - vol 2 - n°41 p125

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Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Que faire d'un exemplaire du coran dont les pages sont déchirées

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Que faire d'un exemplaire du coran dont les pages sont déchirées
Question :
 
J'ai un saint exemplaire du Coran dont les pages sont déchirées, qu'est-ce que je peux en faire ?

Est-ce que je peux l'enterrer ou non ?
 
Réponse :
 
Que la louange soit exclusivement à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur l'Envoyé d'Allah, sur sa famille et sur ses compagnons...,

et ensuite:
 
Il vous est permis de l'enfouir dans le sol d'une des mosquées, ou de le détruire par le feu, comme l'a fait 'Uthmân (qu'Allah soit satisfait de lui).
 
Et c'est Allah qui accorde la réussite. Que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.
 
Fatawa du Comité Permanente des recherches scientifiques, de l'Ifta en la Royaume de l'Arabie Saoudite [Question numéro: 6, Fatwa numéro: 968, quatrième volume, page 98] 
copié de nur.al.quran.online.fr

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Le détestable (مكروه - makrouh)

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Le détestable (مكروه - makrouh)

Question :

 

Quel est le jugement pour le détestable (makrouh) ?

 

Réponse : 

 

Louange à Allah que la prière et le salut soient sur son messager, sa famille et ses compagnons... ensuite : 

 

Celui qui le délaisse pour Allah est récompensé, et celui qui le fait ne mérite pas de châtiment.  

Et c'est d'Allah que vient le succès. 

 

Page 28, tome 5, fatwa numéro : 8133 

copié de fatawaislam.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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محمد بن صالح العثيمين, sa dernière apparition (vidéo arabe)

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محمد بن صالح العثيمين, sa dernière apparition (vidéo arabe)
Dernière conférence du Cheikh Mohammed Ibn Saleh Al Utheimin 
أخر محاضرة لفضيلة الشيخ العثيمين

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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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