Vendre ce que l'on ne possède pas

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Vendre ce que l'on ne possède pas

Par exemple, un acheteur se présente chez un commerçant et lui demande un produit en particulier qu'il n'a pas en stock.

 

Il conclut (néanmoins) le contrat, le prix, [les conditions de paiement] comptant ou à crédit, tandis que ni le vendeur, ni l'acheteur ne possède encore le produit.

 

Ensuite, le commerçant va acheter le produit et le livre à l'acheteur après qu'ils se soient mis d' accord sur le prix, ont conclu le contrat, décidé si la somme se paie au comptant ou à crédit.

 

Ce genre de vente est interdit et pourquoi ?

 

Parce qu'il [le commerçant] a vendu ce qu'il ne possède pas et il l'a vendu avant qu'il ne l'acquière.

Ceci est le cas où la marchandise est une chose clairement stipulée.

 

Si, par contre, la marchandise n'est pas une chose clairement stipulée, et qu'elle est payable à crédit, ceci revient à vendre à crédit une marchandise vendue à crédit.

 

Le Prophète (sallallahu alaihi wa sallam)  a interdit ce type de vente :

 

Hakîm ibn Hizâm, qu'Allah 1'agrée, est venu vers lui, et lui a dit:

 

« Ô envoyé d'Allah, les gens viennent me voir et me demandent de leur vendre une marchandise que je n'ai pas; je me rends alors au marché et je leur achète. »

Le Prophète (sallallahu alaihi wa sallam) dit alors: « Ne vends pas ce que tu ne possèdes pas. »

[Rapporté par les auteurs des Sounan : Abû Daoud, At-Tirmidhi, An-Nassâ'î et Ibn Majah.]

 

Ceci est une interdiction catégorique et il n'est pas permis à une personne de vendre une chose en particulier si elle ne la possède pas avant de conclure le contrat, que la vente prévoit un paiement comptant ou à crédit.

 

Il n'est pas permis de négliger cela.

 

Celui qui veut vendre une chose, doit se la procurer et la ramener dans son magasin, son dépôt, son entrepôt, sa salle d'exposition de voitures ou sa librairie...

 

La marchandise doit être disponible chez lui.

 

Ensuite, si des acheteurs intéressés se présentent, il leur vend au comptant ou à crédit.

 

Si quelqu'un objecte en disant :

 

« N'est-ce pas la vente [d'une marchandise] décrite clairement à crédit et ainsi, c'est comme si on avait vendu selon les termes de vente Salm (cela signifie dette et la vente par Salm est, par exemple, qu’une personne paie au comptant une marchandise qui sera livrée à un terme échu.

Cette pratique était connue des habitants de Médine – notamment dans le commerce des dattes – du temps du prophète  (sallallahu alaihi wa sallam)  et celui-ci l’a approuvée.) ? »

 

On répondra :

 

«Pour que ce soit une vente selon les conditions de Salm, il faut obligatoirement avoir reçu le paiement sur-le-champ, tandis que, dans la vente en question, le prix est payé plus tard, donc c'est une vente à crédit pour une marchandise achetée à crédit (littéralement une dette en échange d'une dette) et les savants sont tous d'accord pour dire que ce type de vente est interdit.»

 

Extrait du livre  - commerce et ses interdits en islam

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Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Les banques islamiques (audio-vidéo)

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Les banques islamiques (audio-vidéo)

Nombreux sont ceux qui ont entendu parler d’une « banque islamique », d’une banque qui respecterait les interdits d’Allah, plus précisément la pratique de l’usure…

 

La vérité est toute autre, et ces gens utilisent l’ignorance des musulmans, la faiblesse de leur foi et leur amour des biens de ce monde pour les pousser à tomber dans le haram.

 

Ces « banques islamiques » sont connues depuis longtemps dans les pays musulmans, et les savants de la sunna ont montré que leurs pratiques étaient basées sur riba (l’usure) et qu’il n’était par permis de faire appel à leurs services.

 

Les fatawas sont très nombreuses, nous en citerons deux qui sont suffisantes pour toute personne recherchant sincèrement l’agréement d’Allah.

Voilà ce que nous dit le grand savant, le faqih

 Muhammad ibn Salih Al-‘Uthaymin

 

Question :

 

Un homme veut acheter une ferme qui est à côté de chez lui, c’est pourquoi il est allé voir une banque et leur a demandé qu’ils l’achètent pour lui.

 

Ils lui ont dit : nous allons envoyé avec toi un expert qui va l’estimer, puis nous te la vendrons, cela est-il permis ?

 

Réponse :

 

Cela est interdit, c'est-à-dire qu’une personne voit une marchandise puis qu’il aille voir un commerçant (ou une banque) et lui demande de l’acheter pour lui, le commerçant l’achète et lui revend à crédit (il paie tous les mois) plus cher que son prix initial.

 

C’est de l’usure (riba), mais c’est une forme de riba dans laquelle il y a une tromperie envers Allah, et une ruse vis-à-vis des versets d’Allah. Ce commerçant n’a pas dit (clairement) : son prix actuel est de 100 000 (euros), reviens dans un an et donne-moi 120 000 (ce qui est clairement riba).

 

Au contraire, il l’a acheté sans l’avoir voulu, ce commerçant ne voulait pas cette marchandise.

 

Il ne l’a acheté que pour gagner sur cet acheteur et pas pour lui rendre service, seulement dans le but de gagner cette part d’intérêt qu’il lui prend.

 

C’est riba (de l’usure), mais avec une tromperie et cela le rend encore plus détestable et ne fait qu’ajouter au péché.

 

Cette forme de riba caché est pire que riba déclaré, car elle implique deux (autres) maux :

 

Le méfait de riba en lui-même ;

 

Et la tromperie, envers qui ? Envers Allah, le Seigneur de l’univers, qui sait ce que contiennent les cœurs, et le messager d’Allah (salallahu’ alayhi wasalam) a montré la vérité lorsqu’il dit : 

 

« Les actions ne valent que par leurs intentions, et chaque homme n’a de récompense que ce qu’il a voulu ».

 

Si vraiment ce commerçant (la banque) te voulait du bien, il t’aurait dit : prends cet argent comme un prêt sans intérêts.

 

Si cette marchandise appartient dès le départ à ce commerçant que sa valeur soit de 1000 (euros) et que toi tu lui achètes 1100 ou 1200, cela est permis.

 

Mais sous la forme qui a été présentée dans la question, par Allah cela est haram et n’est pas permis !

 

Je vous pose une question : quelle ruse est plus proche du haram, celle-ci ou celle des juifs auxquels Allah a interdit de pêcher le samedi, puis Allah les a éprouvés en ne faisant venir le poisson que le samedi (et aucun autre jour de la semaine).

 

Le temps leur a semblé long et il sont cherché une ruse : ils plaçaient les filets le vendredi, le poisson venait le samedi et se trouvait pris dans les filets, et dimanche ils venaient récupérer le poisson en disant : nous n’avons pas pêché samedi.

 

Comment est-ce qu’Allah les a châtiés ? Il leur dit : « Soyez des singes abjects », et ils ont été transformés en singes, et le secours est auprès d’Allah.

 

Deuxièmement : Allah leur a interdit les graisses (des bêtes), ils dirent : nous ne les mangeons pas, ils les ont fait fondre et transformés en graisse qu’ils ont vendu et dont ils ont mangé de l’usufruit (du profit).

 

Le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) dit : 

 

« qu’Allah fasse périr les juifs, lorsque Allah leur a interdit la graisse de la bête morte, ils l’ont fait fondre puis ils l’ont vendu et ont mangé de son profit » 

(Al-Bukhari et Muslim).

 

Si tu compares cette ruse des juifs avec celle citée dans la question, tu verras que cette dernière et plus proche du haram que la ruse des juifs.

 

Mais le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit vrai lorsqu’il dit : 

 

« vous suivrez les traces de ceux qui sont venus avant vous » 

(Al-Bukhari et Muslim),

 

cela ne veut pas dire nécessairement que nous renieront la foi comme ils l’ont renié, car en prenant une partie de leur comportement nous suivons une part de leur voie : comme la jalousie, le fait de cacher la vérité, car ils ont caché ce qu’Allah a révélé, en changeant le sens des mots en interprétant le Qur’an ou la sunna d’une manière qu’Allah et Son prophète n’ont pas voulue, cela fait partie du comportement des juifs.

 

Et Sa parole : 

 

« vous suivrez les traces de ceux qui sont venus avant vous »

 

ne signifie pas que nous renieront comme ils ont renié, mais seulement que nous prendrons une part de leur comportement.

 

Ainsi on trouve dans cette communauté la jalousie, la ruse, la tricherie, le changement du sens des mots, le fait de cacher la vérité.

 

C’est pourquoi mon frère, tu dois t’écarter du comportement des mécréants afin d’être sauvé et d’être véritablement soumis à Allah.

 

En résumé, cette pratique est haram, pour celui qui donne et celui qui reçoit, car pour riba celui qui mange (la banque) et celui qui le nourrit (l’emprunteur) sont égaux, d’après la parole de jabir ibn ‘Abdillah qui dit : 

 

« Le messager d’Allah a maudit celui qui mange de riba, celui qui lui donne à manger, celui qui écrit (le contrat) et celui qui y assiste »,

il dit : « Ils sont égaux » 

(Rapporté par Muslim).

 

Liqa’at al-bab al-maftuh (n°51, 1/375)

 

Voilà ce que nous dit le grand savant, le muhaddith

 Muhammad Nasir Din Al-Albani

 

 

Question :

 

Un homme veut faire un prêt auprès d’une banque islamique pour construire (acheter) une maison.

 

La banque l’achète pour lui à condition qu’il paie un peu plus cher, et il nomme cela « le gain » (ribh).

 

Réponse :

 

Cette pratique n’est pas propre aux banques dites islamiques, et même d’autres banques  peuvent pratiquer cela, et cette pratique n’est rien d’autre qu’une pratique usuraire.

 

Cela n’est pas permis, premièrement car il la nomme par un nom autre que le sien, ils appellent cela un prêt sans intérêts, mais ce n’est pas un prêt sans intérêts.

 

Le prêt sans intérêts consisterait à ce qu’ils l’achètent 10 000 dinars et te prennent 10 000 dinars.

 

Il y a une vérité islamique que je voudrais vous rappeler, c’est une réalité très importante et très belle, mais la plupart des gens ne savent pas.

 

Celui qui prête vraiment sans intérêts 10 000 dinars au musulman et qui renonce à récupérer son bien à la fin de la période convenue, celui-là a en vérité renoncé à 10 000 auxquels s’ajoutent 5000.

 

Et ces 5000 sont garantis auprès du Seigneur de l’univers, pas à la banque, car il est rapporté dans le hadith authentique que le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit :

 

« le prêt (sans intérêts) de 2 dirham est comme l’aumône d’un dirham ».

 

Si tu prêtes à un musulman 200 dinars, c’est comme si tu avais donné en aumône de ta poche pour la Face d’Allah, 100 dinars.

 

Donc celui qui te prête 10 000 dinars pour Allah et que tu lui rends, on lui écrit auprès d’Allah 5000, en récompense de ce prêt sans intérêts.

 

Et de nos jours, les gens ne sont pas conscients de cela, et le vrai gain est celui-ci.

 

Peut être connaissez-vous l’histoire de ce compagnon qui a offert un de ses champs et pour qui le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : 

 

« Il a gagné la vente, il a gagné la vente »,

 

pourquoi a-t-il dit cela ?

 

Car il l’a donné pour Allah sans (attendre) d’argent, c’est cela le vrai profit.

 

Il est vrai que de nos jours, le commerçant musulman gagne beaucoup d’argent, mais en premier lieu il perd en commettant des choses haram, et deuxièmement il perd la récompense qu’on lui aurait multipliée s’il avait fit un prêt sans intérêts aux musulmans.

 

Si quelqu’un veut acheter une voiture et que son prix soit de 10 000 (euros) comptant et 10 500 (euros) à crédit (taqsit, c’est-à-dire le paiement échelonné).

 

Si le vendeur vend (au même prix) en paiement échelonné, il aura gagné auprès d’Allah 5000…

 

donc il n’est pas permis de traiter avec la banque islamique de cette façon ».

 

 Publié par salafs.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Le jugement religieux de l’ouverture des restaurants, pizzerias, snacks et grecs pendant les journées du mois de ramadan (audio)

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Le jugement religieux de l’ouverture des restaurants, pizzerias, snacks et grecs pendant les journées du mois de ramadan (audio)

L'Imam Ibn Chihâb adDîne achChafiy dans son livre « nihâyat elmouhtâj » volume 5 page 274 :


"Les Savants ont interdit de vendre de la nourriture aux mécréants pendant la journée du Ramadan."

Question :

 

Est il permis au musulman de se mettre au service du non musulman ?

Et si ceci est permis, est-il donc autorisé de lui avancer de la nourriture pendant la journée du Ramadan ?

 

Réponse du Comité permanent [des savants] de l'Ifta :

 

…Mais par contre de leur servir de la nourriture pendant la journée du Ramadan, ceci n'est absolument pas autorisé car c’est les aider à faire ce qu'Allah a interdit, et ce qui est connu de la loi (religieuse), c’est que les mécréants sont concernés par les éléments fondamentaux de la religion et aussi par ses éléments secondaires.

 

Et il n'y a pas de doute que le jeûne est un des piliers de l'Islam.

 

Et que ce qui est obligatoire pour eux c'est d'appliquer cela avec l'établissement de sa condition (celle du jeûne), qui est : d'entrer dans l'Islam.

 

Il n'est pas autorisé au musulman de les aider à délaisser ce qu’Allah leur a obligé d'appliquer comme il ne lui est pas autorisé (au musulman) aussi qu'il se mette à leur service avec un aspect qui rabaisse le musulman et l’humilie, comme par exemple le fait de leur servir de la nourriture et ce qui ressemble à ceci.

 

Et le succès provient d'Allah, et que la Prière et Paix d'Allah soit sur notre Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons. 

 

Livre Fatâwâ al_Ladjna a_Dâïma, vol.14, p.474, fatwâ n°1850

هل يباح للمسلم خدمة غير المسلم؟ وإذا أبيح هذا فهل يجوز تقديم الطعام لهم في نهار رمضان؟

الإسلام دين السماحة واليسر والسهولة، وهو مع ذلك دين العدل. وحكم خدمة المسلم للكافر يختلف باختلاف قصد الذي يخدمه، فإذا كان المقصود شرعيًا فيريد إيجاد انسجام بينه وبين الكافر حتى يدعوه إلى الإسلام، وينقذه من الكفر والضلال فهذا قصد نبيل، ومن القواعد المقررة في الشريعة: (أن الوسائل لها حكم الغايات) فإذا كانت الغاية واجبة وجبت الوسيلة، وإذا كانت الغاية محرمة حرمت الوسيلة، وهكذا

وإذا لم يكن له مقصود شرعي في الخدمة، فلا يخدمهم، هذا بالنظر لخدمتهم في الأمور المباحة، أما خدمتهم في تقديم الأطعمة والأشربة المحرمة، كلحم الخنزير والخمر، فهذا لا يجوز مطلقًا، فإن إكرامهم بذلك معصية لله وطاعة لهم في المعاصي، وتقديم لحقهم على حق الله، والواجب على المسلم التمسك بدينه، وأما تقديم الطعام لهم في نهار رمضان فلا يجوز مطلقًا؛ لأنه

إعانة لهم على ما حرم الله، ومعلوم من الشرع المطهر أن الكفار مخاطبون بأصول الشريعة وفروعها، ولا ريب أن صيام رمضان من أركان الإسلام، وأن الواجب عليهم فعل ذلك مع تحقيق شرطه، وهو: الدخول في الإسلام، فلا يجوز للمسلم أن يعينهم على ترك ما أوجب الله عليهم، كما لا يجوز له خدمتهم على وجه فيه إذلال للمسلم وإهانة، كتقديم الطعام لهم ونحوه

وبالله التوفيق، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

 

Question :

 

Un homme qui réside en France et a un restaurant, est-ce qu'il lui est autorisé de l’ouvrir pendant les journées du Ramadan ?

 

Réponse de Cheikh Abdel Azîz Âl Cheikh :

 

Non !

Il ne lui est pas autorisé !

Il ne lui est pas autorisé !

Question :

 

Un musulman qui vit en France et a un restaurant demande s'il lui est autorisé de vendre de la nourriture aux musulmans ou aux mécréants durant une journée de ramadan, sachant que…

 

Cheikh Abdel Mouhssin el Abbâd  interrompt et dit :

 

Non ! Cela n'est pas permis.

 

Il n'est pas permis au musulman de vendre de la nourriture aux mécréants ou aux musulmans durant une journée de Ramadan.

 

Réf :K7 audio Charh Sunan Abi Dawoùd, k7 n°254 , face/a

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Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

 Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn Abdellah Âl Ach-Cheikh - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله آل الشيخ

 Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبدالمحسن بن حمد العبَّاد البدر

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تبصرة القاصد الى علم مقاصد (dossier-audio)

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تبصرة القاصد الى علم مقاصد (dossier-audio)

 

عُبَيدَهُ حتَّى غَدا مُفَقِّها

الحَمْدُ لِلرَّحمنِ حَيثُ فَقَّها

1

مُسْتفتِحًا بِحَمدِه لِمَا كَمَنْ

أَحمدُهُ سبحانَهُ عَلَى المِنَنْ

2

معَ السَّلامِ فِعْلَةَ التُّقَاةِ

مُقَفِّيًا للحمدِ بالصَّلاةِ

3

وآلهِ وصحبهِ بِلا رِيَا

عَلَى محمَّدٍ خِتامِ الأَنبيا

4

من أنفعِ العُلومِ للأَنامِ

وبعدُ إنَّ العلمَ بالأَحكامِ

5

لِغَايةِ التَّشْريعِ في السِّعَايةِ

وإنَّما يَدْريه ذُو رِعَايةِ

6

وَمُدْرِكًا للحكمةِ المَنِيعةِ

مُسْتَظهِرًا مقاصدَ الشَّريعةِ

7

لطيفةً في فَنِّها وَجيزهْ 

فَهَاكَ خُذْ منظومةً  عَزيز

8

كاشِفةً مَعالِمَ المَقَاصِدِ

سَمَّيتُها تَبصِرةً للقَاصِدِ

9

مُوْصِلةً للرُّتَبِ الرَّفِيعةِ

تُفِيدُنا كَمالَ ذِي الشَّرِيعَةِ

10

فِي الدَّرْكِ للأحْكَامِ والتَّفِقيهِ

بِها تَمامُ آلةِ الفَقِيهِ

11

منازلُ الحُكمِ بها مَرْعيَّهْ

وَحَدُّهَا قواعدٌ كُلِّيَّهْ

12

والدَّرءِ للشُّرورِ والقَبائحِ

بِالجَلْبِ للخيراتِ والمَصَالحِ

13

تَخَلُّفٌ إن جَاءَ فِي الجُزْئيَّهْ

ويَمْتَنِعْ أنْ يَرفعَ الكُلِّيَّهْ

14

وَسُنَّةٍ مَعْ مسلَلكِ التَّعليلِ

وكونُها يُدرى منَ التَّنزِيلِ

15

في رَوضةِ الأَحكامِ للإسلامِ

ولَحْظُها يدورُ بانتظامِ

16

ضَرورةٌ وحَاجةٌ تَحسِينُ

أقسامُها ثلاثةٌ تَبينُ

17

شَريعةٍ جَليلةِ الأَنْحاءِ

دَلِيلُها يُنَالُ بِاسْتِقراءِ

18

أن تَصْلُحَ الدُّنيا كَذاكَ العَاقِبهْ

فَمَا يَكُن في رَعْيِه مُرَاقَبَهْ

19

وَغيرُها يَجِيءُ بَعْدُ وَصْلا

فَقُلْ ضَرُورةٌ تُقَامُ أصْلا

20

والنَّفْسِ وَالأعْرَاضِ ثُمَّ النَّسْلِ

بحِفْظِ دينٍ مالِنا وَالعَقْلِ

21

كالعِلمِ والزَّواجِ والسُّجُودِ

مِنْ جِهَةِ الثَّبَاتِ وَالوُجُودِ

22

لِمُفْسِدٍ كالحَدِّ قُلْ والمَنْعِ

وَتَارةً تَحْقِيقُها بِالدَّفْعِ

23

مُفْتَقِرٌ إليهِ في العبادِِ

وَبعدَه الحَاجِيُّ ذُو اعتِدادِ

24

ومَنْعِ تَضْييقٍ مَعَ التَّعْسيرِ

مِن جِهةِ التَّوسيعِ وَالتَّيسيرِ

25

والدَّرءِ للحُدودِ في الشُّبْهَاتِ

كَالجَمعِ في الأَسْفارِ للصَّلاةِ

26

مَا جَاءَ في مَباهجِ العَادَاتِ

وَبَعْدَه نَوعُ المُحَسِّناتِ

27

كَالتَّركِ للتَّدليسِ وَالنِّفَاقِ

أو عُدَّ في مَكَارِمِ الأَخْلاقِ

28

وَالأكلِ باليمينِ والسَّلامِ

والنَّدبِ للصَّلاةِ والصِّيامِ

29

فَطالِعِ الأُصُولَ يَا خَلِيلي

وليسَ واحدٌ بِلا تَكميلِ

30

مَا قَدْ أَتى تَتَمَّةَ الأَصْلِيِّ

فَفي ضَرورةٍ مَعَ الحَاجِيِّ

31

والفِطرِ في الأَسفارِ للمُسارِعِ

كَالحُكْمِ بالإظْهَارِ للشَّرائِعِ

32

كَأَدبِ الأَحدَاثِ عِ تَبيني

وذلِكم رَأَوه في التَّحسِينيْ

33

كَمَّلْتُها في رِحْلَةِ الأَحْسَاءِ

فَهَذه خَاتِمةُ الحَسْنَاءِ

34

مُسْتَغفِرًا مِن زَلَّتِي وَذَنْبِي

مُحَمْدِلًا وشَاكِرًا للرَّبِ

35

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Salih Ibn Abdillah Ibn Hamadin Al Oussaymy - للشيخ  صالح بن عبدالله بن حمد العصيمي

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Logiciel de recherche dans le Coran (dossier)

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Logiciel de recherche dans le Coran (dossier)

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Les meilleures méthodes pour apprendre à lire et à prononcer les lettres arabes correctement

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Les meilleures méthodes pour apprendre à lire et à prononcer les lettres arabes correctement

Livres des méthodes à télécharger

L'étude des points de sorties des lettres arabes

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Lorsque les ignorants parlent des fitnas... elles augmentent (audio)

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Lorsque les ignorants parlent des fitnas... elles augmentent (audio)

Question :

 

Comment pouvons-nous distinguer entre le silence blâmable face aux troubles et le fait louable de ne pas s'immiscer dedans ?  

 

Réponse :

 

Seuls les gens de science et pourvus de clairvoyance donnent leurs avis à propos des troubles, il n'est pas donné à tous de se prononcer dessus.

 

Quand les ignorants le font, les troubles s'intensifient.

 

En revanche, lorsque les gens de science en parlent et les mettent en évidence alors ils s'atténuent avec la permission d'Allâh.

 

Ce n'est pas à tout le monde d'émettre son point de vue concernant les troubles.

 

Plutôt, cette affaire revient aux savants pourvus de discernement, ce sont eux qui ont la capacité de distinguer entre la vérité et la fausseté, ils savent comment s'exprimer.

 

Ce n'est pas à tout individu de s'introduire dans ces troubles, d'exposer son opinion ou promulguer des avis juridiques les concernant.

 

Révisé, relu et publié par 3ilmchar3i.net

كيف نفرق بين السكوت عن الفتن المذموم وبين عدم الخوض فيها المحمود

الفتن لا يتكلم فيها الا أهل العلم والبصيرة ما الكل يتكلم فيها إذا تكلم الجهال في الفتن زادت الفتن أما إذا تكلم العلماء فيها وبينوها فإنها تطفأ بإذن الله فالفتن ما يتكلم فيها كل أحد وإنما يتكلم فيها أهل العلم وأهل البصيرة الذين يعرفون الحق من الباطل ويعرفون كيف يتكلمون ما يخوض كل واحد في الفتن ويتكلم ويفتي ويقول .. نعم

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Satan passe la nuit sur le nez

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Satan passe la nuit sur le nez

D'après 'Abû Hurayra radhiallahuanhu, le Prophète  صلى الله عليه وسلم a dit:

 

« Quand l'un de vous se réveille, qu'il aspire l'eau par ses narines trois fois;

 

Puis qu'il la rejette à chaque reprise;

 

Car le diable passe la nuit sur son nez »

(Unanimement rapporté)

 

 وعن أبي هريرة رضي الله عنه قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

إذا استيقظ أحدكم من نومه فليستنثر ثلالثاً ، فإن الشيطان يبيت على خيشومه

.متفق عليه

Explication de ce hadith

 

« Quand l’un de vous se réveille » : cela signifie se lever après avoir dormi, que ce soit dans la journée ou la nuit, mais l’expression en arabe «يبيت» (passe la nuit) indique que cela concerne seulement le sommeil de nuit.

 

« ليستنثر ثلاثًا » / "qu'il aspire l'eau par ses narines trois fois, puis qu'il la rejette à chaque reprise" : الإستنثار c’est le fait de rejeter l’eau du nez après l’avoir aspiré, c’est-à-dire que tu aspires l’eau d’abord (c’est al-istinchâq), et ensuite tu la rejettes (c’est al-istinthâr), et ceci trois fois de suite.

Mais le hadith ne dit pas si pour chaque istinthâr il y a une aspiration d’eau ou s’il fait l’istinthâr avec une seule aspiration d’eau.

La réponse est que cela fait partie de ce qui excusé, s’il le veut, une seule poignée d’eau et s’il le veut trois.

 

« الشيطان يبيت على خيشومه » / "car le diable passe la nuit sur son nez" : le alif lam devant شيطان (Shaytân) exprime une généralité, cela n’exprime pas de désignation particulière .

Donc cela ne concerne pas un shaytân précis, mais l’ensemble du genre des shayâtîn (démons).

Parmi les bénéfices de ce hadith

 

Celui qui se réveille doit faire l’istinchâr, mais doit-on comprendre que c’est une obligation ?

 

La base est al-wujûb (l’obligation) surtout si le Prophète a donné comme justification une chose contre laquelle nous devons nous prémunir : l’effet de Shaytân qui passe la nuit sur le nez…

 

La confirmation du fait de se purifier trois fois, d’après sa parole « فليستنثر ثلاثًا» : est-ce que cela signifie que la purification doit nécessairement se faire trois fois et que se laver une fois ne suffit pas même si l’impureté a disparu ?

Les deux sont possibles.

On peut dire que cela concerne les autres impuretés selon l’avis de plusieurs juristes [fuqahâ] qui disent que la condition de la purification est qu’elle soit faite de trois lavements.

Et pour le madhhab (école) hanbali, comme vous le savez, sept lavements.

 

Le fait que tout soit fait par trois fois dans beaucoup de règles de la shari’ah.


L’excellent enseignement du Prophète dans le sens où il lie le hukm à sa raison.

Et cela comporte plusieurs fawâ-id

 

- La généralité si cette raison est mentionnée dans d’autres textes

 

- La motivation de la personne à effectuer un acte ou s’en écarter, s’il contient du bien, cela le stimule, sinon il s’en éloigne

Et cela fait partie des exhortations [targhîb] avec sa parole : « car le diable passe la nuit sur son nez »

 

L’affirmation de la prophétie du Prophète car le fait qu’il sache que Shaytân passe la nuit sur le nez n’est pas perceptible [par les hommes].

Si l’humanité se rassemblait pour essayer de le voir, elle n’y arriverait pas, mais le Prophète a la capacité de le percevoir par le biais de la révélation, car il ne connaît pas le monde invisible.

 

La généralité de ce hadith dans le sens où l’ordre de l’istinthâr concerne chaque sommeil, selon sa parole «من نومه » (de son sommeil).

Mais lorsqu’une cause est évoquée, cela indique l’exception [العلة تقتضي التخصيص] , et il a dit : « car le diable passe la nuit sur son nez ».

 Certains savants considèrent cette parole comme une généralité et disent que la justification n’implique pas l’exception.

 Et d’autres disent que la cause amène une spécificité à la généralité.

 De toutes les façons, nous disons que l’homme fait l’istinthâr trois fois même s’il dort le jour car les paroles du hadith englobent [aussi bien le jour que la nuit].

 Et la mention de la cause n’implique pas l’exception (de la généralité), comme la mention du hukm n’indique pas une exception*

 

[Fin des paroles concernant ce hadith]

 

* NDT : Pour plus d’explications concernant cette règle de fiqh, voir « Al-Ousoul min ‘Ilm al-Ousoul » de Shaikh al-‘Utheymin rahimahullah

 

Sharh du livre « Bulûgh al-marâm », chapitre sur la purification.

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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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معجم تصريف الأفعال العربية - Dictionnaire arabe de conjugaison (dossier)

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معجم تصريف الأفعال العربية - Dictionnaire arabe de conjugaison (dossier)

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L’insouciance est une sécheresse

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L’insouciance est une sécheresse

L’insouciance est une sécheresse 

 

L’insouciance qui s’installe dans le cœur est en fait la sècheresse et la stérilité.

 

Tant qu’il s’adonne au rappel d’Allah et se tourne vers Lui, l’abondance de Sa miséricorde tombe sur lui comme la pluie salvatrice.

 

S’il devient insouciant, il sera touché par la sècheresse, selon le degré de cette insouciance.

 

Si celle-ci s’empare du cœur et se raffermit, le sol du cœur mourra, son année sera dépouillée de toute végétation et sèche, tandis que le cœur sera entouré de toutes parts, par le feu des passions, comme le simoun.

Le résultat de l’insouciance

 

S’il est atteint par la pluie de la miséricorde, son sol s’agitera, gonflera et produira de belles plantes.

 

En revanche, s’il est touché par la sècheresse et la disette, il sera semblable à un arbre dont l’humidité, la souplesse et les fruits viennent de l’eau.

 

S’il est privé d’eau, ses racines s’assècheront et ses branches perdront leur fraîcheur.

 

Il retiendra ses fruits.

 

Il se peut même que les branches de l’arbre deviennent si sèches, que si on en tire une vers soi, elle ne s’allongera pas, ni ne se soumettra et se brisera.

 

Alors la sagesse du jardinier exigera qu’il abatte cet arbre pour en faire un combustible…

La cécité du cœur

 

Il en est de même pour le cœur.

 

Il ne s’assèche que s’il est vide de l’Unicité d’Allah (Tawhid), de Son amour, de Sa connaissance, de Son rappel ainsi que Son invocation.

 

Il est, dès lors, atteint par la chaleur de l’âme et le feu des passions.

 

Les branches des membres du corps refusent de s’allonger et de soumettre si on les conduit.

 

Comme l’arbre, elles ne sont plus bonnes que pour le feu.

 

(Traduction rapprochée)

 

[Malheur donc à ceux don les cœurs sont endurcis contre le rappel d’Allah. Ceux-là sont dans un égarement évident] (Sourate Al Zummar – V.22)

La pluie du cœur

 

Si le cœur est arrosé par la pluie de la miséricorde, ses branches deviennent souples, dociles et humides.

 

Si tu les tires vers le commandement d’Allah, elles te suivent docilement, avancent rapidement avec souplesse et douceur.

 

Tu pourras alors récolter les fruits de l’adoration que chacune des branches portent et dont la matière est faite de l’humidité et de l’arrosage du cœur.

 

La matière y fait son travail ainsi que dans les membres du corps.

 

« La Saveur de la prière Selon l’Imam Ibn Al Qayyim Al Jawziya », Adil Ibn ‘Abdallah Al Shakûr Al Zuraqî, pp 14-15

Retranscription : Asmâa

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Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Parole bénéfique sur la patience dans la da'wa

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Parole bénéfique sur la patience dans la da'wa

Il est obligatoire pour celui qui invite à cette Da'wah [As-Salafiyyah] qu'il soit confronté à de nombreux préjudices en fonction de sa foi et de sa da'wah.


Cependant, il lui incombe de patienter !


Tant qu'il est sur la vérité, il doit faire preuve de patience et d'endurance car il est dans le Sentier d'Allah et tout ce qu'il rencontrera comme préjudices sera compté dans sa balance de bonnes actions...

 

Traduction sounnah-publication.com

Source : Sharh Al Oussoul At-Thalathah de Sheykh Sâlih Al Fawzân, page 22

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Retiens ta langue (audio)

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Retiens ta langue (audio)

Méditons sur ces hadiths...

 

D'après 'Abdillah ibn 'Amrin le messager d’Allâh a dit : 

 

"Celui qui se tait sera sauvé." 

Rapporté par Tirmidhy est authentifié par Al Albâni.

 

'Oqba Ibn 'Amer rapporte : 

 

«J'ai dit : «Ô Messager d'Allâh ! Où se trouvera alors le salut ? (quand le monde se corrompra à la fin des temps)»

II dit : «Retiens ta langue, que l'espace de ta maison te suffise et pleure tes fautes». 

Rapporté par At-tirmidhi et authentifié par Al-Albani.

 

Sans titre 1

Au nom d'Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 

 

La plupart des musulmans aujourd’hui ont la langue bien pendue quand ils parlent de l’honneur des autres.

 

L’imam Al-Hakim et d’autres ont rapporté d’après Ibn Mass ‘oud ainsi que d’autres compagnons du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) que ce dernier a dit :

 

«L’usure (Ar-riba) est de 73 degrés.  

Le moins grave est semblable au fait que l’homme commette l’acte sexuel avec sa mère, et le plus grave est le fait que l’homme porte atteinte à l’honneur de son frère.»

 

Observons et méditons cette parole…

 

Dénigrer l’honneur des musulmans est une chose dangereuse, périlleuse même; c’est à juste titre que le Messager d’Allâh (bénédiction et salut soient sur lui) a dit à Mou‘ad, alors qu’il lui indiquait un moyen d’entrer au Paradis et d’être préservé de l’enfer :

 

«Veux-tu que je t’indique l’élément essentiel dans tout cela ?»

Mou‘ad répondit alors : «Bien sur que oui Ô Messager d’Allâh (bénédiction et salut soient sur lui)».

Le prophète (bénédiction et salut soient sur lui) saisit alors sa langue et lui dit : « mets un frein à celle-ci, mets un frein à celle-ci.»

 

Mou’ad dit alors au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) :

 

«Serons nous châtiés pour ce que nous disons ?»

Et le prophète (bénédiction et salut soient sur lui) de répondre : «Que ta mère te perde. Qu’est ce qui fait culbuter les gens sur leur visage dans le feu si ce n’est ce que leur langue en récolte. Qu’est ce qui fait culbuter les gens sur leur visage ou sur leur narine dans le feu si ce n’est ce que leur langue en récoltait.» 

 

La langue est la chose par laquelle la plupart des gens sombreront en enfer et la plupart des musulmans ne retiennent pas leur langue…

 

«Quiconque accuse un croyant d’une chose qui n’est pas vraie, alors Allâh - Le Très Haut - le fera demeurer dans la coulée de pus des habitants de l’enfer et il ne quittera pas cet état jusqu’à ce qu’il revienne sur ce qu’il a dit.»

[Hadith rapporté par Ibn ‘Omar, authentifié par Al-Albany.]

 

Ainsi, quiconque dira sur un musulman une chose mauvaise dont il en est innocent, alors Allâh - Le Très Haut le fera entrer dans la coulée de pu des gens de l’enfer.

 

Les musulmans d’aujourd’hui, pour la plupart d’entres-eux, dès qu’ils entendent le moindre bruit, la moindre rumeur qui porte atteinte à l'honneur d’une personne, ceci est crié sur la place publique, divulgué sans honte.

 

Qu’Allâh - Le Très Haut - nous préserve et nous en protège. (Amine). 

 

Ainsi, musulmans et musulmanes, muslim wa muslima, nos langues ne peuvent s’empêcher de médire et de calomnier sauf ceux à qui Allâh - Le Très Haut - a fait miséricorde en les préservant de cela ; le châtiment pour cela, au jour de la résurrection, est terrible.

 

Les conséquences des ravages de la langue sont néfastes à tel point que les hommes et les femmes doivent prendre garde à ce qu’ils disent et à s’éloigner des péchés liés à leur langue.

 

Oqba Ibn Hamir (qu’Allâh soit satisfait de lui) rapporte :

 

«J’ai demandé au Messager d’Allâh (bénédiction et salut soient sur lui) où se trouvera alors le salut quand le monde se corrompra à la fin des Temps, où se trouvera alors le salut, c'est-à-dire, quelle sera la meilleure façon de se préserver quand le monde se corrompra à la Fin des Temps.»

Et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) me répondit : «Retiens ta langue. Que l’espace de ta maison te suffise et pleure tes fautes.»

[Rapporté par At Tirmidhi et authentifié par Sheikh Al-Albany.]

 

On voit que la première des choses que le prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a cité, est bien de retenir sa langue !

 

On peut citer également, à titre d’exemple, Abou Bakr As-Siddiq (qu’Allâh soit satisfait de lui) à qui il fut annoncé la bonne nouvelle du Paradis à plusieurs reprises.

 

Un jour, Omar Ibn Al-Khattab (qu’Allâh soit satisfait de lui) passa devant lui alors qu’il tenait le bout de sa langue et disait :

 

«Voici celle qui m’a causé des problèmes !»

 

On voit, donc, qu’il craignait de tomber dans les péchés liés à la langue et au fait de porter atteinte à l’honneur des gens, à celui des musulmans, sachant ô combien est sacré, l’honneur des croyants. 

 

Nous n’aurons de cesse de rappeler à quel point les croyants doivent être vigilants à ce sujet, car nul n’y échappera au Jour de la résurrection.

 

Et la récompense ou la punition de chacun lui sera garantie au jour du Jugement, selon la volonté d’Allâh - Le Très Haut.

 

Ainsi, si tu as parlé sur une personne ou que tu as volé ses biens ou encore que tu as porté atteinte à l’un de ses droits, sache qu’il ne te sera pas possible d’effacer cet acte sans la permission de la victime.

 

Si tu n’en n’obtiens pas le pardon, ceci se réglera au jour de la Résurrection, par la Loi du Talion... subhanahou wa ta’ala.

 

Traduction du frère Sulayman Abou-Ahmad 

Retranscription du frère Younes Abousawsaine Ibn Ali Ibn Ahmed 

Récitation coranique d'Ibrahim Al-Akhdar (sourate 104)

Publié par ahloulhadith.typepad.com

Cheikh 'Abdoullah Ibn 'Uthmân al-Dhamâri - الشيخ عبدالله بن عثمان الذماري

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