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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 13:20
Ramadan, un rappel d’unité

Abû Hurayra (radiallahu 'anhu) a rapporté que le prophète (sallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 

 
« Jeûnez quand ils jeûnent, rompez le jeûne quand ils rompent le leur et sacrifiez le jour où ils sacrifient. »
 
Sahih : rapporté par At-Tirmidhi (2/37). Shaykh Al-Albani l’authentifié dans As-Sahiha (n°224).
 
Al-Bayhaqi rapporte d'après Abû Hanifa, qui a dit :
 
« ‘Ali ibn Al-Aqmar m’a rapporté, de Masruq, qui a dit : je suis entré chez 'Aisha le jour de 'Arafat, et elle a dit : « Servez à Masruq du gruau et faites-le plus doux. » Masruq a dit : « Rien ne m'a empêché de jeûner ce jour si ce n’est que j'ai craint que cela puisse être le jour du Sacrifice. Ainsi, 'Aisha m'a dit : « Le jour du Sacrifice vient lorsque les gens sacrifient et le jour de la rupture quand les gens finissent leur jeûne. »


Cette chaîne de narration est jayid (bonne) en raison de ce qui a précédé.

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Compréhension du hadith
 
L’imam At-Tirmidhi dit après avoir cité ce hadith :

« Quelqu’un parmi les gens de science a expliqué ce hadith en disant : Son sens est de jeûner et de rompre le jeûne avec la Jama'a et la majorité des gens. »
 
As-San'ani dit dans Subulus-Salam (2/72) :

« Dans ce hadith est une preuve qu’être en accord avec les gens est accepté dans l'établissement du jour du 'Id et que la personne seule qui croit que c'est le jour du 'Id – par la vision de la lune - alors il lui est obligatoire d’être en accord avec les gens et que la décision des gens - concernant la prière, la rupture du jeûne et le sacrifice - est obligatoire sur la personne. »
 
Ibn Al-Qayim - a mentionné cette signification dans Tahdhibus-Sunan (3/214) et a dit :

« Il est dit : Il y a en cela une réfutation de ceux qui disent que quiconque connaît les positions de la lune par les calculs astronomiques, alors il lui est permis de jeûner et de rompre le jeûne, même si d'autres ne le savent pas.
Il est aussi dit : que le témoin seul qui voit la lune, mais dont le 
qadi (le juge) n'a pas accepté le témoignage, alors il n’y a pas de jeûne pour lui, de même qu'il n'y a aucun jeûne pour les gens. »
 
Abul-Hasan As-Sindi dit dans Hashiya 'ala Ibn Majah, après la mention du hadith d'Abû Hurayra qui a été rapporté par At-Tirmidhi :

« Et son sens apparent est : qu'il n'y a pas de place pour l’opinion individuelle dans ces questions, ni pour agir seul en cela.
Plutôt cette affaire revient à l'imam (le gouverneur des musulmans) et la 
Jama'a (le groupe des musulmans sous l’imam).
Il obligatoire aux gens de suivre l'imam et la 
Jama'a.
C’est pourquoi, si un homme seul voit la lune, mais que le 
qadi rejette son témoignage, alors l'individu n'a aucun droit en ces questions, mais il doit suivre la Jama'a en cela. »
 
Et ceci est le sens évident du hadith et qui est souligné par le fait que 'Aisha (radiallahu 'anha) l'a employé avec Masruq quand il s'est retenu de jeûner le jour de 'Arafat, craignant que cela puisse être le jour du Sacrifice.

Donc elle lui a expliqué qu'il n'y a aucun poids pour son avis personnel en cela et qu'il doit suivre la  Jama'a.

Donc elle lui a dit :

« Le jour du Sacrifice vient quand les gens sacrifient et le jour de la rupture quand les gens rompent leur jeûne. »
 
Et c'est ce qui convient à la Shari'a facile et tolérante, dont l’un des buts est d’unir les gens, unifier leurs rangs et tenir loin d'eux tout ce qui fendrait leur unité complète – parmi les avis isolés.

Donc la  Shari'a ne donne pas de poids à l'avis isolé dans des questions concernant les actes collectifs d'adoration ('ibada jama'iya), comme le jeûne, le  'Id et la prière en congrégation - même si l'avis est correct, d’un point de vue.

Ne voyez-vous pas que les compagnons  ( radiallahu 'anhum)  priaient l'un derrière l'autre.

Ainsi, parmi eux, certains ont tenu l’avis que le toucher d'une femme, ou l’écoulement de sang annulait les ablutions, et d’autres n’ont pas tenu cet avis.

Parmi eux, certains complétaient la prière pendant le voyage, alors que d'autres raccourcissaient.

Ceci et d'autres différences, ne les ont pas empêchés de prier ensemble derrière un même imam et de considérer cela acceptable.

Et ceci, parce qu'ils savaient que  tafaruq(division) dans la religion est plus mauvaise que l'ikhtilaf (divergence) sur quelques avis.

En effet, la question avec l’un d'entre eux a atteint le point qu'il ne considérait pas même acceptable la divergence d'avis avec le grand imam dans les grandes réunions; comme la réunion à Mina (pendant le Hajj), au point qu'il abandonnait totalement la pratique de son avis dans cette réunion - fuyant ce qui pourrait résulter de ce mal, s’il agissait selon son propre avis.
 
Ainsi, Abû Dawud rapporte (1/307) que 'Uthman (radiallahu 'anhu) a prié quatre rak'a à Mina, 'Abdullah ibn Mas'ud l’a critiqué en disant :

« J'ai prié deux rak'a avec le prophète (sallahu 'alayhi wa sallam)et deux rak'a avec Abû Bakr et deux rak'a avec 'Umar et deux rak'a avec 'Uthman au début de son commandement, puis il l'a complétée (c'est-à-dire en priant quatre rak'a).
Après cela les voies se sont divisées avec vous tous.
Donc j'espère de ces quatre 
rak'a, que deux d'entre elles seront acceptées. »
Puis, Ibn Mas'ud a prié quatre 
rak'a.
Donc on lui a dit : « Tu critiques 'Uthman, et tu pries quatre ? »
Donc il a dit : « La divergence est mauvaise. »
 
Sa chaîne de narration est sahih (authentique) et quelque chose de semblable a été rapporté dans le Musnad (5/155) de l'imam Ahmad, d'après Abû Dharr (radiallahu 'anhum ajma'in).
 
Donc ceux qui continuent à se diviser en ce qui concerne la prière et refusent de suivre les imams dans les mosquées - particulièrement dans la prière du witr pendant Ramadan – donnant comme preuve que c’est contre leur madhab, doivent réfléchir sur le hadith mentionné ci-dessus et les athar.

De même, ceux qui revendiquent la connaissance de l'astronomie et qui, en raison de leur avis, jeûnent et rompent leur jeûne seuls – en précédant ou retardant de la majorité des musulmans, et ne voient aucun problème en cela – doivent aussi réfléchir sur les preuves précédemment citées.

Tous doivent considérer et réfléchir sur la science qui a été mentionnée.

Peut-être trouveront-ils un remède à leur ignorance et aveuglement, pour qu'ils soient un rang unifié avec leurs frères musulmans - en effet la Main d'Allah est avec la  Jama'a.


Article tiré du site al-manhaj.com
Source : Silsilatul-Ahadith Sahiha (1/442-445)
copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Jeûne - ramadan - رمضان و الصيام
10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 13:20
La descente du coran lors du mois de ramadan

"Il ne fait aucun doute, que parmi les plus éminentes faveurs d’Allah et les plus nobles et les plus grandioses, celle de la révélation du sublime livre à son serviteur et messager, notre prophète Mohamed (sallallahou ‘alaihi wa sallam) !

 

C’est une immense faveur et un bienfait considérable dont Allah a gratifié ses serviteurs.

 

Et il s'en est loué lui-même et s'en est glorifier auprès de ses serviteurs,

Et il a montré son immense importance dans beaucoup de versets du coran (traductions rapprochées) : 

 

{qu'on exalte la bénédiction de celui qui a fait descendre le "furqan" sur son serviteur pour qu'il soit un avertisseur à l'univers}(sourate alfurqanv.1)

 

{la révélation du livre vient d’Allah le puissant le sage. Nous t'avons fait descendre le livre en toute vérité. adore donc Allah en lui vouant un culte exclusif. C’est à Allah qu'appartient la religion pure} (sourate azumar v.1-3)

 

{et ceci le coran c'est le seigneur de l'univers qui l'a fait descendre.et l'esprit digne de confiance (rouh al amine) est descendu avec cela. Sur ton coeur pour que tu sois du nombre des avertisseurs. En une langue arabe très claire.}(sourate asu'ara v.192 195)

 

{le mois de ramadan au cours duquel le coran a été descendu comme guidée pour les gens et preuves claires de la bonne direction et du discernement}(sourate al baqarah v.185)

 

Le mois du noble ramadan, le mois du siyam a des spécificités liées au coran, il est le mois au cours duquel le noble coran a été descendu comme guidée pour les gens.

 

Et Allah a vanté les mérites de ce mois du siyam, dans les nobles versets cités précédemment car il l'a choisi parmi tous les autres mois pour y descendre son immense livre !

 

Et il a même été rapporté que c'était le mois au cours duquel étaient révélés aux prophètes les livres divins, dans le mosnad de l'imam Ahmed  et le "mo'jam al kabir" de at-tabaraniy, du hadith de wathila ibnu al-assqa' que le messager d’Allah a dit:

 

"Les feuillets d’Ibrahim ont été descendus la 1ère nuit de ramadan, la tawrah (torah) a été descendue a 6 passés de ramadan, et l'ingile a été descendu à 13 jours écoules de ramadan et le coran a été descendu à 24 écoules de ramadan"

(al mosnad 107/4, almo'jam al kabir de at-tabaraniy 185/22 et al'allamah al mohadith al-Albani l'a authentifié dans sa silssilah numéro:1575)

 

[...]Nous sautons le passage qui traite de question de mosstalah concernant ce hadith [...]

 

Donc si le hadith est sahih alors il prouverait que le mois de ramadan est le mois au cours duquel étaient descendus sur les messagers les livres divins !

 

Sauf que le livre était descendu d'un seul coup sur le prophète sur lequel il était révélé alors que le noble coran pour son extrême noblesse et son immense mérite a été descendu d'un seul coup (jomlaten wahidah) à "bayt-al'izza" qui est au bas ciel (sama-ad-douniya) et ceci lors de la nuit du destin (laylato alqadr) pendant le mois de ramadan,

 

Allah  dit (traduction rapprochée) : 

 

{nous l'avons fait descendre en une nuit bénie}(sourate adokhan v.3)

 

Et Allah dit (traduction rapprochée) : 

 

{nous l'avons certes fait descendre (le coran) pendant la nuit d'al qadr}(sourate al qadr v.1)

 

et il a dit (traduction rapprochée) : 

 

{le mois du ramadan au cours duquel a été descendu le coran}

 

Ces 3 versets montrent bien que le noble coran a été descendu en une seule nuit, elle est décrite comme étant une nuit bénie (mobarakah) et c'est "la nuit du destin" (laylato al qadr) et elle fait partie des nuits du noble mois de ramadan, puis après cela il a été descendu sur les positions des étoiles (mawaqi' an-noujoum), se suivant l'un après l'autre;

 

C'est ainsi qu'il a été rapporté d'après ibnu 'Abbas,

 

al hakim a rapporté de sa'id ibnu jubayr d'après ibnu 'Abbas qu'il a dit :

 

"le coran a été révélé en une seule fois au bas ciel et c'était sur les positions des étoiles puis Allah le descendait sur son messager l'un à la suite de l'autre"

(al mousstadrak 2/222)

 

Et il a aussi rapporté de 'ikrima d'après ibnu 'Abbas qu'il a dit:

 

"le coran a été descendu en une seule fois au bas ciel (sama-o adouniya) lors de la nuit du destin puis il fit révéler après cela pendant 20 années puis il récita:

 

{ils ne t'apporteront aucune parabole sans que nous ne t'apporterons avec la meilleure interprétation}(sourate al furqan v.33)

 

Et

 

{un coran que nous avons fragmente pour que tu le lises lentement aux gens.et nous l'avons fait descendre graduellement.}(sourate al isra v.106)"

 

Ibnu abi Hâtim a rapporté d'après ibnu 'Abbas qu'il fut questionné par 'atiya ibnu al asswad il dit :

 

"un doute s'est produit dans mon coeur par rapport à la parole d’Allah (traduction rapprochée) : {le mois de ramadan au cours duquel a été descendu le coran} et sa parole(traduction rapprochée) : 

 

{nous l'avons descendu dans une nuit bénie}

 

Et sa parole (traduction rapprochée) : 

 

{nous l'avons certes descendu lors de la nuit du destin}

 

Alors qu'il a été révélé pendant chawal et dhil qi'da et pendant dhil hija et al moharam et safar et pendant le mois de de rabi' ?

 

Alors ibnu 'Abbas dit:

 

"il a été révélé au mois de ramadan lors de la nuit du destin, lors d'une nuit bénie, d’un seul coup(ou en une seule fois), puis il a été descendu sur les positions des étoiles en file dans les mois et les jours""

(taffssir ibnu abi hatim 1/310)

 

La sagesse dans ce "nouzoul" c'est l'apologie du noble coran et la vénération sur lequel il a été descendu et c'est le messager d’Allah ! Et c'est l'honorabilité du mois au cours duquel il a été révélé et c'est le mois du ramadan et de la nuit au cours de laquelle il fut descendu et c'est la nuit du destin qui est mieux que 1000 mois !

 

Allah dit (traduction rapprochée) : 

 

{nous l'avons certes descendu lors de la nuit d'al qadr

.et qui te dira qu'est-ce que la nuit d'al qadr.

La nuit d'al qadr est mieux que 1000 mois.

Durant celle-ci descendent les anges ainsi que l'esprit par permission de leur seigneur pour tout ordre.

Elle est paix et salut jusqu'à l'apparition de l'aube} (sourate al qadr)

 

Tout ce qui a été cité précédemment prouve des plus grandes preuves la grandeur et l'importance du mois du siyam, le mois de ramadan Beni, et qu'il a des spécificités liés à l'honorable coran, puisque c'est dans ce mois-ci que la oummah a obtenu de Allah cette immense faveur, la descente de sa grandiose révélation et sa noble parole qui renferme la guidée (traduction rapprochée) : 

 

{une guidée pour les gens et des preuves claires de la bonne direction et du discernement}

 

La guidée pour le bien de la religion et cette vie, et il y est exposé la vérité de la plus claire des façons et il y est inclus le discernement entre la guidée et l'égarement et entre la vérité et le faux et entre les lumières et les ténèbres.

 

Donc ce mois dont le mérite est tel et dont la bienfaisance d’Allah envers ses serviteurs y est telle, est digne d'être vénéré par les serviteurs et d'être une saison pour eux pour la 'ibada et un approvisionnement pour le jour du retour!

 

Et il y a dans cela aussi une grande indication de la recommandation (isstihbab) d'étudier le noble coran durant le mois béni de ramadan, et de travailler avec assiduité, de faire des efforts pour cela, et aussi de multiplier la lecture pendant ce mois, et de le réciter à qui le connait mieux, et d'augmenter son étude.

 

al Boukhari et Mouslim ont rapporté selon ibnu 'Abbas qui a dit:

 

"le prophète  était le plus généreux des gens et il était encore plus généreux pendant le mois du ramadan lorsqu'il rencontrait Jibril et il lui faisait étudier le coran et Jibril le rencontrait chaque nuit de ramadan et il le lui faisait étudier,

La messager d’Allah lorsqu'il rencontrait Jibril était plus généreux que le vent envoyé"

(Boukhari 1902 et Mouslim 2308)

 

Et le prophète allongeait sa lecture lors du qiyam de ramadan la nuit, plus que les autres moments; et ceci est un acte légiféré pour tous ceux qui voudraient augmenter dans la lecture ou allonger et qu'ils prient seuls, alors qu'ils allongent comme ils le veulent, et il en est de même pour celui qui guide une jama'a et qu'ils approuvent cela, mais en dehors de ces 2 ce qui est légiféré c'est atakhfif (l'allègement), l'imam Ahmed a dit à l'un de ses compagnons et celui-ci présidait des gens dans la prière de ramadan
 

"ce sont des gens faibles, lis 5, 6, 7," il dit :"et c'est ce que j'ai fait et j'ai terminé la 27ème nuit."

(ibnu rajab l'a évoqué dans lata-if alma'arif)

 

Il l'a donc orienté vers le fait de prendre en considération l'état des prieurs pour pas que ce leur soit pénible, et les salaf-assalih, rahimahomallah, lisaient le coran pendant le mois de ramadan dans leurs prières et en dehors,

 

Al asswad  lisait le coran entièrement toutes les 2 nuits de ramadan !

 

Et an-nakha'iy  faisait cela dans les 10 derniers jours particulièrement et dans le reste du mois il le clôturait tous les 3jours!

 

Et qatada  clôturait en tout temps le coran tous les 7 jours et pendant ramadan tous les 3 jours et pendant les 10 derniers chaque nuit!

 

Et az-zuhri  disait lorsque ramadan rentrait "et maintenant c'est la lecture du coran et donner à manger !"

 

Et Malek  lorsque ramadan rentrait fuyait la lecture du hadith et des assemblées des gens de science et il s'adonnait entièrement à la lecture du coran du moshaf !

 

Et qatada étudiait le coran pendant le mois de ramadan !

 

Et sofyan Thawri, lorsque ramadan rentrait délaissait toutes les 'ibada et s'adonnait à la lecture du coran !

 

Et les athars sur eux allant dans ce sens sont très nombreux!

(regarde lata-if alma'arif page 181)

 

Qu’Allah nous accorde et à vous de bien les suivre et de marcher sur leurs pas, et nous lui demandons, béni et exalte soit-il, par ses plus beaux noms et ses hauts attributs de faire du noble coran le printemps de nos coeurs et la lumière de nos poitrines et qu'il évacue nos tristesses et que s'en aille nos soucis et peines,

Il est certes le maitre de cela et celui qui en est capable!"

 

Essai de traduction du chapitre 11 "nouzoul al qoran fi chahri ramadan" du livre "fiqho al ad'iya wal adhkar" (p.67 )du cheikh 'abdurazzaq  fils du cheikh 'abdulmouhssin ibn hamad al'abad al badr 

copié de darwa.com

 

Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبدالمحسن بن حمد العبَّاد البدر

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Jeûne - ramadan - رمضان و الصيام
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 23:09
Le jugement concernant le fait de donner à manger à un mécréant le jour du mois de ramadan

La Question :


Quel est le jugement concernant le fait de donner à manger aux mécréants durant le mois de ramadan ?

La réponse :

 

Louange à Allah, Maître des Mondes, et paix et salut sur celui qu'Allah a envoyé en qualité de miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection. Ceci dit :
 
En principe, les mécréants sont, à l'unanimité, concernés par la foi, ainsi que par les branches de la charia selon l'opinion la plus valable des ulémas.
 
Le jeûne est l'une des branches de la charia, et son accomplissement est une obligation vis-à-vis du mécréant après avoir réalisé la foi qui est une condition.
 
Autant dire, le mécréant est sommé d'accomplir le jeûne qui est l'une des branches de la charia, mais il doit aussi l'accompagner de la foi qui est une condition de la validité de cet acte.
 
Sur ce, comme il est interdit de s'entraider à donner à manger à un musulman qui a transgressé le jeûne sans aucune excuse valable, le cas est alors pareil pour le mécréant, car la foi et le jeûne lui sont obligatoirement imposés, Allah  تعالى dit :
 
وَتَعَاوَنُوا عَلَى الْبِرِّ وَالتَّقْوَى وَلاَ تَعَاوَنُوا عَلَى الْإِثْمِ وَالْعُدْوَانِ

 

« Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression » [El-Mâ'ida (La Table Servie): 2]
 

Le savoir parfait appartient à Allah تعالى, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes soit Loué, et que prière et salut soient sur Mohammed, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ceux qui les ont suivis dans la bonne voie.

Alger, le 8 Mouharram 1428 H, correspondant au 27 janvier 2007 G.

Fatwa n°: 605  
copié de ferkous.com

 

في حكم إطعام الكافر في نهار شهر رمضان
السؤال: ما حكم تقديم الأكل للكفَّار في شهر رمضان؟ وجزاكم الله خيرًا
الجواب: الحمد لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على مَن أرسله الله رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، أمَّا بعد
فالأصلُ أنَّ الكفَّار مخاطَبون بالإيمان إجماعًا وبفروع الشريعة على الأصحِّ مِن أقوال أهل العلم، ومِن فروع الشريعة: الصيام، وحكمُه: وجوبُ الصيام على الكافر بعد تحقيق شرط الإيمان، أي: أنَّ الكافر مُطَالَبٌ بالصيام باعتباره فرعًا مِن فروع الشريعة، لكن مع تحصيل شرطها الذي هو الإيمان، وعليه فكما لا يجوز التعاونُ على إطعام العاصي مِن المسلمين مِن غير عُذْرٍ فكذلك الكافرُ لوجوب الإيمان والصيام عليه، لقوله تعالى
﴿وَتَعَاوَنُوا عَلَى البِرِّ وَالتَّقْوَى وَلَا تَعَاوَنُوا عَلَى الإِثْمِ وَالعُدْوَانِ﴾ [المائدة: ٢]
والعلم عند اللهِ تعالى، وآخر دعوانا أنِ الحمدُ لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على نبيِّنا محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، وسلَّم تسليمًا
الجزائر في: ٨ من المحرَّم ١٤٢٨ﻫ
الموافق ﻟ: ٢٧ يناير ٢٠٠٧م
لفتوى رقم: ٦٠٥
الصنف: فتاوى الصيام - أحكام الصيام
 

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Jeûne - ramadan - رمضان و الصيام
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:00
Le jeûne de la femme enceinte et celle qui allaite

Question :

 

J’ai lu dans le livre « La description du jeûne du prophète durant le mois de Ramadan », de Salim Hilali et ‘Ali Hasssan ‘Abdul-Hamid que la femme enceinte et celle qui allaite, si elles craignent pour leur vie ou celle de leur enfant, rompent leur jeûne et nourrissent (en guise d’expiation) pour chaque jour non-jeûné une personne indigente, sans avoir à accomplir ce jeûne ultérieurement.

Quelle est la véracité de ces propos ?

Nous espérons une explication qu’Allah vous récompense par un bien.
 
Réponse : 
 
Il ne leur est pas demandé de repousser ultérieurement leur jeûne, mais il leur est demandé, en guise d’expiation, de nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné.

Telle est la réponse, la bonne réponse.

Quant à la condition citée, qui est :
« Si la femme enceinte ou la femme qui allaite craint pour sa vie ou celle de son enfant », cette condition a été établie à partir d’efforts personnels de certains savants.

Elle ne peut être imposée à la femme enceinte ou la femme qui allaite car le prophète ( salallahu ‘alayhi wa salam) a dit :

« Allah, l’Exalté, a dispensé de jeûne la femme enceinte et la femme qui allaite ».
 
Ibn ‘Abass a commenté le verset (traduction rapprochée) : 

« Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage, jeûnera (plus tard) un nombre égal de jours. Et à ceux qui ne peuvent jeûner qu’avec difficulté, incombe, en expiation, de nourrir un pauvre ».
 
Il a dit : « La femme enceinte et la femme qui allaite doivent nourrir un pauvre ».
 
La condition précédemment citée est ici inexistante : que la femme enceinte ou celle qui allaite craint pour sa vie ou celle de son enfant.
 
En résumé :

 

Il est donc permis à toute femme enceinte et à toute femme qui allaite de rompre son jeûne mais elles doivent en guise d’expiation nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné et elles ne sont pas tenues d’accomplir leur jeûne ultérieurement. 


Fatwa extraite de la cassette numéro 25/2, face A.
copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Jeûne - ramadan - رمضان و الصيام
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:00
Le lien entre la jurisprudence (fiqh - فقه) et la science du hadith

Question :

 
Quel est le lien entre la jurisprudence (fiqh) et la science du hadith ?

Est-ce qu’il est nécessaire que le spécialiste du 
hadith (muhaddith) soit jurisconsulte (faqih) ou est-ce qu’il lui suffit d’être simplement un spécialiste du hadith ?
 
Réponse : 

Il est nécessaire que le faqih soit muhaddith, par contre il n’est pas nécessaire que le muhaddith soit faqih, car naturellement le muhaddith est faqih.

Est-ce que les compagnons du prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) étudiaient le fiqh ?

Et quel type de fiqh étudiaient-ils ?

Ils prenaient ce que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) leur donnait, en l’occurrence le hadith.

Quant aux jurisconsultes qui étudient les propos des savants et leurs fatawas, et n’étudient pas les hadith de leur prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) qui sont la source du fiqh, à ceux-là nous disons :
 
Il est indispensable que vous étudiez la science du hadith car on ne peut imaginer une jurisprudence authentique sans la connaissance du hadith : en apprenant son texte et en connaissant son degré de validité.

De même, on ne peut imaginer qu’un muhaddith ne soit pas faqih.
 
Le Qur’ân et la Sunna sont les deux sources du fiqh, de tout le fiqh.

Quant au fiqh auquel nous faisons référence aujourd’hui, c’est le fiqh des savants, ce n’est pas le fiqh extrait du Livre et de la Sunna.  

En effet, une partie de ce fiqh se retrouve dans le Livre et la Sunna, quant à l’autre partie, elle n’est qu’avis et efforts personnels, qui pour beaucoup sont en contradiction avec le hadith puisqu’ils n’en ont pas connaissance.   


Fatwa parue dans la revue « Al Assala », n°7, le 15 Rabi’ At-Thany 1414.
copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Hadith - الأربعين النووية - مصطلح الحديث
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:00
Le jeûne
La louange appartient à Allah, nous le louons, implorons de Lui aide, sollicitons de Lui rémission, à Lui nous adressons nos repentances, et en lui nous cherchons refuge contre le mal de nous-mêmes et contre le mal de nos œuvres.

Celui qui est guidé par Allah n’a pas d’égarement et celui qui est égaré par lui n’a pas de guide.

J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah, Seul et Unique, nul associé à Lui, et j’atteste que Mohamed est le serviteur d’Allah et son messager, que la bénédiction et le salut d’Allah soient sur lui ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent fidèlement jusqu’au jour de la rétribution.

Or donc : en l’occasion du mois béni du Ramadan, nous avons le plaisir de présenter les traités suivants à nos frères et sœurs musulmans, nous prions Allah l’Exalté au glorieux visage d’accepter cette action totalement désintéressée et loyale, ne visant que la pleine satisfaction d’Allah et ne cherchant qu’à bien servir nos frères en mettant à leur portée ces traités qui consistent en les chapitres suivants : 
 
Le premier chapitre : La prescription du jeûne
Le deuxième chapitre : Les faveurs et les bénéfices du jeûne
Le troisième chapitre : Les règles du jeûne concernant le voyageur et le malade
Le quatrième chapitre : Les choses et les circonstances qui invalident le jeûne
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Le premier chapitre : La prescription du jeûne

Le jeûne du mois de Ramadan représente une obligation, prescrite par Allah dans le Coran, et dans la sunna tradition du Messager d’Allah (Allah le bénisse et le salue) et par l’accord et le consensus de tous les musulmans.

Cette règle est supportée par les versets coraniques suivants (traduction rapprochée) :

« Ô vous qui avez cru ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à vos prédécesseurs.
Peut être serez vous pieux ! Un nombre compté de jours.
Celui d’entre vous qui est malade ou en voyage, un nombre équivalent d’autres jours.
A ceux qui en éprouvent une trop grande fatigue, pour vieillesse avancée ou maladie grave et incurable, une compensation consistant à nourrir un miséreux.
Celui qui est volontaire pour davantage, c’est encore mieux pour lui. Mais jeûner vous est bien plus préférable si vous saviez.
Le mois de ramadan où a été descendu le Coran comme bonne direction pour les humains et comme preuves évidentes de la bonne direction et du discernement parfait.
Que celui d’entre vous qui témoigne ce moi qu'il jeûne !
Celui qui est malade ou en voyage, un nombre équivalent d’autres jours.
Allah ne vous veut pas la gêne, mais il vous veut l’aisance et la facilité.
Et afin que vous accomplissiez la totalité des jours convenus et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir bien guidé et peut-être remercierez-vous »
  Sourate 'La vache' verset 183 a 185 


Et le prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : 

« la superstructure de l’Islam est fondée sur cinq piliers : l’attestation qu’il n’y a d’autre Dieu qu’Allah et que Mohammed est son messager, la performance de la prière, l’acquittement de la Zakat, le pèlerinage à la maison d’Allah Al Ka’bah, et le jeûne du Ramadan ». 

L’obligation de faire le jeûne de Ramadan a été établie par le consensus de tous les musulmans, alors si un musulman nie ou rejette cette obligation de faire le jeûne du Ramadan, il est considéré mécréant et apostat que l’on doit faire se repentir, sinon doit être tué et considéré mécréant.

Le jeûne du mois de Ramadan est une obligation à chaque personne musulmane adulte douée de raison, il a été prescrit la deuxième année après l’émigration du messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et le salut qui jeûna neuf fois le mois de Ramadan pendant la durée de sa vie.

Le mécréant n’est pas tenu de jeûner, jusqu'à ce qu’il décide d’embrasser l’Islam.

De même les impubères ne sont pas tenu de jeûner, tant que le garçon n’a pas de souillures nocturnes et que la fille n’a pas ses règles, c’est la puberté en complétant la quinzième année d’âge qui entraîne pour eux l’obligation d’accomplir le jeûne.

Mais on doit encourager les impubères à jeûner pour qu’ils puissent s’y habituer.

Les personnes qui ne sont pas saines d’esprit, les handicapés mentaux, et les personnes très âgées dont le comportement est dénué de sens ne sont pas tenus ni du jeûne, ni à compenser ce manque.
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Le deuxième chapitre : Les faveurs et les bénéfices du jeûne

L’un des attributs d’Allah l’exalté est : (Le Sage).

Le Sage ; est celui à qui est attribuée la sagesse, l’expérience, et la qualité de créer des choses parfaitement dans le temps et aux endroits propres.

Puisque cet attribut est l’un des attributs d’Allah l’exalté, alors il doit y avoir une bonne raison derrière chaque création, règle ou loi qu’Allah a prescrit à ses serviteurs.

Soit que nous percevions cette raison ou non.

Alors le jeûne qu’Allah a prescrit à ses serviteurs, marque une grande sagesse et beaucoup de mérites et de bénéfices tels que :

- Le jeûne se présente avant tout comme acte d’adoration et d’obéissance à Allah, comme un engagement basé sur l’amour d’Allah et en faisant tous les efforts pour gagner son plaisir, et comme une reconnaissance que c’est seulement par ses bontés que nous sommes capables de dériver notre existence et subsistance.

Cet engagement est basé sur la capacité de la personne à l’abstinence et à renoncer à ses désirs naturels de manger et de sexe, en honorant et plaçant hautement l’obéissance à Allah et son plaisir sur ses plaisirs, en faisant une démonstration par laquelle il montre sa préférence du bien dans la demeure future au bien en ce monde. 

- Le jeûne présente une expérience pratique d’où le croyant accroît sa piété et sa dévotion à Allah en l'évoquant sans cesse.

Allah l’Exalté dit (traduction rapprochée) :

« Ô vous qui avez cru ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à vos prédécesseurs. Peut-être serez-vous pieux ! ». Sourate 'La vache' verset 183

Le jeûneur musulman, est ordonné à avoir piété et la crainte d’Allah l’exalté, et ceci en observant bien ses ordres et en s’abstenant de violer ses interdictions.

Le jeûne n’est pas destiné seulement à ce que l’on renonce à la nourriture licite, à la boisson licite, et au sexe licite, en vérité il est destiné aux autres vertus.

Il convient que le jeûneur tienne sa langue et surveille ses gestes et voici donc l’évidence, le prophète qu’Allah le bénisse et le salue à dit : 

« Celui qui n’abandonne pas la fausseté et la mauvaise conduite et ne s’abstient pas de mentir et d’agir en pur mensonge, Allah n’a que faire de son renoncement à son manger et à son boire ».

Fausseté en parole signifie : chaque parole ou déclaration qui est fausse comme dire un mensonge, médisance, lancer des insultes et toute autre parole qui est interdite.

Fausseté en action signifie : chaque acte qui est faux comme l’agression contre les gens, malhonnête, déception, tromperie, assaut, vol, écouter des chansons qui sont obscènes et la musique.

La mauvaise conduite signifie : n’importe qu’elle déviation de la bonne conduite et direction.

Si le jeûneur se soumet aux règles du jeûne à la lumière et conformément à l’esprit du verset Coranique et du hadith prophétique précédemment mentionné, alors le Jeûne peut-être considéré utile et avantageux spirituellement, moralement, et psychologiquement.

Et avant la fin du mois de Ramadan, la conduite, comportement, et la psychologie du jeûneur témoigneront une promotion et édification.

- Le jeûne promeut l’esprit de reconnaissance et la gratitude des riches envers Allah, car seul par sa grâce, ont peut avoir la capacité de jouir et de savourer les luxes de la nourriture licite, la boisson licite, et du sexe licite.

Le jeûne promeut l’esprit de sympathie des riches envers les pauvres, et fournit une chance plus favorable pour les aider dans une atmosphère de fraternité. 

- Le jeûne éduque le croyant, forme son esprit, développe ses aptitudes intellectuelles, physiques, son sens moral, sa sincérité et sa fidélité.

Cette éducation est basée entièrement sur la maîtrise de soi, le contrôle et la guidés de soi vers son objectif principal à réaliser la prospérité et le bonheur dans cette vie et dans la vie future.

Le jeûne enseigne la discipline de soi et renforce la capacité du croyant à maîtriser ses besoins et ses désirs, plutôt que d’être réduit à l’esclavage par ceux-ci. 

- Le jeûne pourvoit au croyant des bénéfices relatifs au service de la santé, tel que l’élimination des matières grasses du sang qui nuisent à la santé, l’aide à soigner quelques sortes de maladies intestinales et troubles d’estomac, et pourvoit à l’estomac une période de repos pendant laquelle il se débarrasse de toutes subsistances qui sont nuisibles à la santé et de toutes les matières non désirables. 
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Le troisième chapitre : Les règles du jeûne concernant le voyageur et le malade

Allah l’exalté dit (traduction rapprochée) :

« Celui qui est malade ou en voyage, un nombre équivalent d’autres jours. Allah ne vous veut pas la gêne, mais il vous veut l’aisance et la facilité ». Sourate 'La vache' verset 185 

Les malades sont de deux catégories :

- Le malade dont la maladie est chronique comme le cancer et le vieillard qui est très avancé en âge pour qui le jeûne devient déraisonnablement très difficile.

La personne dans cette catégorie est tenue de la compensation qui en ce cas, consiste à nourrir une personne pauvre pour chaque jour de Ramadan non jeûné ou consiste à nourrir un nombre de personnes pauvres égal au nombre des jours de Ramadan non jeûné, comme Anas Ibn Malek qu’Allah l’agrée avait l’habitude de faire quand il est devenu très vieux ou à distribuer des quantités de nourriture suffisantes à nourrir un nombre de personnes pauvres égal au nombre de jours de Ramadan non jeûnés, à raison de donner à chaque personne 510 grammes de bonne céréale et quelques morceaux de viande.

- Ceux qui souffrent d’une maladie curable, sont de trois catégories :

 

Celui qui peut faire le jeûne sans que ceci ne lui cause du mal doit jeûner, car il n’y a pas de raison valable pour rompre le jeûne.

 

Celui qui peut faire le jeûne mais en souffrant sans qu’il lui cause du mal, il n’est pas désirable de jeûner, sinon, il est considéré qu’il refuse de saisir l’occasion de profiter de la permission donnée par Allah l’exalté, plus la souffrance considérable qu’il se cause à lui-même.

 

Pour celui qui souffre d’une maladie qui peut s’aggraver par le jeûne, il est absolument interdit de jeûner, et ce conformément à l’ordre d’Allah l’exalté qui dit  (traduction rapprochée)  : 


« Ne vous tuez pas vous-même, Allah est certes miséricordieux avec vous » Sourate 'Les femmes' verset 29

et quand il dit (traduction rapprochée) :

« Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction. » Sourate la vache verset 195

Et le hadith du prophète qu’Allah le bénisse et le salue quand il dit : 

« Nul dommage ou mal à sa propre vie ou à sa propre santé n’est permis ».

N’importe quel dommage ou mal à la santé causé par le jeûne doit être déterminé sur la base du sentiment raisonnable ou la prévision de la personne concernée elle-même ou bien sur la base du conseil d’un médecin digne de confiance.

Une personne malade de cette catégorie est tenue à la compensation qui en ce cas, consiste à jeûner un nombre de jours égal au nombre de jours de Ramadan non jeûnes et ceci quand il en devient capable.

Mais si le décès se produit avant la guérison, alors la compensation est renoncée, car jeûner plus tard devient impossible.

Les voyageurs sont de deux catégories : 

- Celui qui fait un voyage intentionnellement pour éviter de jeûner, en ce cas, rompre le jeûne n’est pas permis.

- Ceux qui font le voyage pour une raison valable, il y’a trois catégories :

 

Pour ceux qui font le voyage en souffrant énormément, faire le jeûne est absolument interdit, car le prophète qu’Allah le bénisse et le salue à débuté le jour de la conquête de Makka a jeun, mais quand il a su après la prière du asr l’après midi que ses compagnons étaient aussi a jeun et que quelques-uns d’entre aux souffraient intensément du jeûne, il a ordonné un verre d’eau et a rompu le jeûne. 


Et quand on l’a informé que quelques-uns uns d’entre eux continuaient à observer le jeûne, il a dit « Ils sont désobéissants, ils sont désobéissants »
 

Pour ceux qui font le voyage en souffrant considérablement, faire le jeûne est indésirable, car ils ne doivent pas négliger la permission qu’Allah leur a donné de rompre le jeûne, et ils doivent éviter tout sorte de mal possible à eux-mêmes.

 

Pour ceux qui font le voyage sans souffrance faire le jeûne est préférable, mais ils ont le choix de rompre le jeûne s’ils jugent que ceci est plus facile pour eux, car Allah l’exalté a dit  (traduction rapprochée)  :


« Allah ne vous veut pas la gêne, mais il vous veut l’aisance et la facilité ». Sourate 'La vache' verset 185 

Mais s’ils jugent que faire le jeûne est facile pour eux, alors il est mieux qu’ils le fassent, car le prophète qu’Allah le bénisse et le salue à fait ceci, conformément a ce que Abou Addarda qu’Allah l’agrée à dit :

« Nous étions en voyage avec le prophète qu’Allah le bénisse et le salue par une journée de Ramadan où il faisait tellement chaud que chacun de nous devait se protéger la tête en la couvrant de ses mains.
Aucun d’entre nous ne jeûnait à l’exception du prophète qu’Allah le bénisse et le salut et Abdullah Bin Rawahah ». 
 
Une personne qui quitte sa ville ou son pays de résidence vers une autre destination est considérée un voyageur jusqu'à ce qu’elle revienne indépendamment de la durée pendant laquelle elle reste loin de sa résidence, à condition qu’elle n’ait pas l’intention de rester loin après que l’objectif et le but de son voyage soient accomplis.

Les règles du jeûne qui sont applicables par le voyageur sont les mêmes, même si la durée du séjour en dehors de son pays ou de sa ville est longue, car il n’a jamais été rapporté qu’une limite a été spécifiée ou définie par le prophète qu’Allah le bénisse et le salue pour la durée du voyage, enfin le voyageur doit continuer d’observer les mêmes règles du jeûne qui sont applicables par le voyageur jusqu’à ce que le voyage arrive à son terme.

En ce qui concerne la nature du voyage, il n’y a pas de différence que ce soit, pour accomplir le pèlerinage, umrah, rendre visite à un membre de la famille, voyage d’affaire, il en est de même pour le voyageur continue, il est de son métier de voyager sans cesse tel les chauffeurs de taxi, conducteurs de bus ou de camion.

Donc, il est permis pour le voyageur de rompre le jeûne durant le mois de Ramadan, de raccourcir la prière de quatre « raka’ah » unités à deux raka’ah unités, de faire les prières du  midi « dorh » et de  l’après midi « l’asr » ensemble, et de faire les prières du « icha » soir ensemble chaque fois que c’est nécessaire.

Il est mieux pour ceux qui voyagent de rompre le jeûne et de le reporter à un autre moment pendant l’hiver, si ceci est plus facile pour eux.

En ce qui concerne les conducteurs de camions, puisqu’ils ont un pays de résidence, alors chaque fois qu'il trouvent dans leurs pays de résidence ils sont considérés comme résidents et, ils doivent suivre les mêmes règles que les résidents, mais quand ils voyagent, ils sont considérés comme voyageurs et ils doivent suivre les mêmes règles que les voyageurs. 
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Le quatrième chapitre : Les choses et les circonstances qui invalident le jeûne

Il y a sept choses qui invalident le jeûne :  

- Le rapport sexuel pendant le jour durant le mois de Ramadan rend le jeûne invalide, l’auteur doit compenser sa faute en subissant une lourde peine équivalent à l’affranchissement d’un esclave.

Si cette peine ne peut être purgée de cette manière ou si elle est impossible à réparer, alors il doit observer le jeûne durant soixante jours consécutifs.

S’il n’en est pas capable, il doit donner à manger à soixante pauvres.

Mais si l’auteur du rapport sexuel a une légitimité de rompre le jeûne comme le voyageur, alors il n’est pas tenu de l’expiation et doit seulement la compensation.

- Elle concerne l’éjaculation ou l’émission de liquide spermatique due à un besoin, due à un baiser à l’épouse.

Mais s’il s’agit simplement d’embrasser l’épouse pendant la journée du Ramadan sans éjaculation, alors le simple baiser donné à son épouse n’altère pas le jeûne.

- L’absorption de nourriture, de boisson ou de fumée, le jeûneur ne doit pas inhaler les fumées d’encens ou celles produites en faisant brûler des bois parfumés tel que le « bakour », car ces fumées sont considérées comme une subsistance, mais il est permis de se parfumer.

- L’absorption des substituts de nourriture ou de boisson, comme l’injection de liquide nourrissant ou les comprimés diététiques, mais toutes autres sortes d’injections qui ne fonctionnent pas comme substituts de nourriture ou de boisson n’invalident pas le jeûne, qu’elles soient intraveineuses ou intramusculaires.

- L’extraction d’une large quantité de sang par ventouse, don du sang ou par n’importe quel autre moyen rendent le jeûne invalide.

Mais le saignement spontané ou l’extraction de sang pour faire des tests qui ne cause pas sérieusement du mal au corps n’invalident pas le jeûne.

- Le vomissement forcé et d’une manière délibérée.

- L’écoulement du sang des menstrues et, ou le saignement post-partum. En tout cas, les causes précédentes invalident le jeûne seulement en trois conditions :

 

Quand la personne qui commet n’importe quel acte par mis ceux qui invalident le jeûne, connait les règles et le temps du jeûne.

 

Quand elle commet l’acte qui invalide le jeûne consciemment, et non par oubli ou par négligence.

 

Quand elle commet la violation des règles du jeûne par libre choix sans aucun acte de contrainte. 


Donc, si quelqu’un pratique la ventouse en faisant le jeûne en pensant que faire cette opération n’invalide pas le jeûne, alors son jeûne, reste valable, car il ignore les règles du jeûne, et ce conformément a ce que Allah l’Exalté dit (traduction rapprochée) :

« Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos cœurs font délibérément. » Sourate ‘Les coalisés’ verset 5

Et Allah l’exalté dit (traduction rapprochée) : 

«Notre Seigneur ! Ne nous tiens pas rigueur si nous avons oublié ou fauté ». Souate ‘La vache’ verset 286

En jeûnant, il fut rapporté que Ady Bin Hatim qu’Allah l’agrée avait l’habitude de placer un fil blanc et un autre noir sous son oreiller, et il avait l’habitude aussi de ne commencer le jeûne qu’à partir du moment où il pouvait distinguer ou différencier entre les deux couleurs, en pensant qu’il tombait bien sous le sens de la parole d’Allah l’exalté (traduction rapprochée) :

« Jusqu'à ce que l’aube vous permette de distinguer le fil blanc du fil noir ». Sourate ‘La vache’ verset 187

Quand il informa le prophète qu’Allah le bénisse et le salue de cette affaire, celui ci lui dit en le corrigeant : 

« Il s’agit de la distinction entre la clarté du jour et l’obscurité de la nuit ».

Mais ne lui ordonna pas de refaire le jeûne de nouveau en compensation des jours précédents.

Si quelqu’un mange avant le couché du soleil et qu’il se fonde sur l’hypothèse qu’il est déjà l’heure du couché du soleil, alors son jeûne est considéré intact et valable, car il a rompu le jeûne sans savoir.

Asma la fille d’Abou Bakr qu’Allah les agrées à dit : un jour où le ciel était nuageux nous avons rompu le jeûne par erreur en pensant que le soleil s’était couché, et le prophète qu’Allah le bénisse et le salut a dit : 

« Quand l’un de vous mange ou boit par oubli, qu’il poursuive quand même son jeûne car c’est uniquement Allah qui l’a alimenté et l’a abreuvé ». 

Si quelqu’un mange par contrainte ou avale de l’eau non intentionnellement alors qu’il se rince la bouche, s’il y a impureté nocturne et qu’il se trouve au matin en état de grande impureté, son jeûne est valable et n’est pas rompu.

L’usage du cure-dents « le siwak » est permis pour le jeûneur durant toute la journée, car il est en conformité avec la tradition prophétique.

Il est permis aussi pour le jeûneur de se refroidir avec de l’eau car il a été rapporté que le prophète qu’Allah le bénisse et le salue s’est versé de l’eau sur la tête en faisant le jeûne parce qu’il avait soif ou pour se refroidir.

Il a été rapporté aussi que Ibn Omar qu’Allah l’agrée se revêtit de vêtements humides en faisant le jeûne pour se refroidir.

Ces concessions doivent être considérées comme évidence pour ce qui est de la facilité qu’Allah, à Lui la louange et la grâce voulut pour nous.

copié de true.salaf.over-blog.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Jeûne - ramadan - رمضان و الصيام
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:00
Le ramadan et ce qui touche les péchés pendant et en dehors de ce mois

(traduction rapprochée)

 
« Quiconque viendra avec le bien aura dix fois autant ; et quiconque viendra avec le mal ne sera rétribué que par son équivalent. Et on ne leur fera aucune injustice. »
 
Ce qui est établi concernant le musulman pendant, et en dehors du Ramadhân, est de lutter contre son nafs qui l’incite au mal [ses propres passions, âme charnelle], au contraire, il faut que le musulman exhorte son âme, et l’incite à faire du bien afin qu’elle s’apaise.
 
Cependant, il est obligatoire pour le musulman de lutter contre l’ennemi d’Allâh, « Iblîs », afin de se débarrasser de son mal et de ses mauvaises inspirations. 
 

Le musulman ici-bas, mène une lutte continuelle contre son « nafs », sa passion et Satan.

Et il doit souvent se repentir et demander pardon en toute heure et tout temps.

 

Cependant, un moment peut se différencier d’un autre. 
 
Ainsi, le mois de Ramadhân est le meilleur des mois de l’année ; il est le mois du pardon et de la miséricorde, ainsi que de l’affranchissement de l’enfer. 
 
Si le mérite lié au contexte s’ajoute au mérite du mois, les bonnes actions accomplies dans ces circonstances sont augmentées et les mauvaises aggravées. 
 
Un mauvais acte commis pendant Ramadhân entraîne un péché plus grave que celui commis en dehors de ce mois.
 
De même, un acte d’obéissance accompli pendant Ramadhân entraîne une récompense divine plus importante que celui accompli en dehors de ce mois.
 
Le Ramadhân représente cela, et l’obéissance [dans ce mois] est un mérite immense ainsi que la cause d’une récompense abondamment augmentée ; et les actes de désobéissance commis [en ce mois] constituent des désobéissances plus graves que ceux commis en dehors de ce mois. 
 
Voilà pourquoi le musulman doit profiter de ce mois béni pour accomplir de bonnes œuvres et s’éloigner des mauvaises actions dans l’espoir qu’Allâh -’Azza Wa Djal - agrée son action et le soutienne dans l’attachement à la vérité.
 
Ceci dit, la mauvaise action sera sanctionnée en conséquence.
 
Elle ne sera pas multipliée, ni pendant Ramadhân, ni en dehors de ce mois. 
 
Quant à la bonne action, elle sera multipliée par dix, si ce n’est plus encore, et ceci telle la parole d’Allâh - ’Azza Wa Djal - dans la sourate « al-An’âm » (traduction rapprochée) :
 
« Quiconque viendra avec le bien aura dix fois autant ; et quiconque viendra avec le mal ne sera rétribué que par son équivalent. Et on ne leur fera aucune injustice. » [Coran, 6/160]
 
Beaucoup de verset [dans le qor’ân] vont dans ce sens. 
 
Le lieu louable, tels les Deux nobles sanctuaires, représente le moyen de multiplication, en nombre et en qualité, des bonnes actions. Quant aux mauvaises actions, elles ne font l’objet d’aucune augmentation quantitative, mais leur augmentation reste d’ordre lié à la qualité comme nous l’avons déjà mentionné.
 

Wa Allâhi waliya at-Tawfîq. 
 

Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn BâZ, 15/446 

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Jeûne - ramadan - رمضان و الصيام
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:00
Qu’en est-il de l’utilisation du « khôl » et du « siwak » pendant le ramadan ?

Question :

 
Qu’en est-il de l’utilisation du Kohol pendant le Ramadhân ?
 
Réponse :
 
SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) soutient que le Kohol ne remet pas le jeûne en cause, même si le goût arrive à la gorge [du jeûneur].

Il dit que le Kohol n’est pas nommé : « manger et boire », il ne leur est pas assimilable parce qu’il n’entraîne pas les mêmes conséquences.

De plus, il n’a été rapporté aucun hadîth authentique et clair qui indique que l’usage du Kohol interrompt le jeûne.

Or le fondement de base veut que rien ne soit rompu et que l’acte culturel reste valable jusqu’à ce qu’il soit prouvé qu’il ne l’est plus.

Son avis (rahimahullâh) est juste, même si la personne en sentait le goût à la gorge. […]   
 
Kitâb « ach-Charh ul-Moumti’ ’ala Zâd il-Moustaqni’ » du SHeikh Muhammad Ibn Sâlih Al-’Uthaymîn, 3/49
 
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Qu’en est-il de l’utilisation du « khôl » et du « siwak » pendant le ramadan ?

Question :

 
Le « Siwâk » pendant le Ramadhân, est-ce que cela annule le Jeûne ? Il y a t-il un moment meilleur pour utiliser le « Siwâk » pendant le Ramadhân ?
 
Réponse :
 
Se retenir d’utiliser le « Siwâk » pendant la journée de Ramadhân ou pendant un autre jour de jeûne, n’a pas de raison d’être, parce que le « Siwâk » est une Sounnah.

Et, comme rapporté dans le hadîth authentique : 

« Il purifie la bouche, et satisfait le Seigneur. » 
Rapporté par al-Bukhârî
 
De plus, il est d’une validité certaine lors de l’accomplissement des ablutions, de la prière, lors des réveils faits pendant la nuit ou lorsque l’on rentre chez soi.

Qu’il soit utilisé pendant le mois de Ramadhân ou en dehors de celui-ci, son utilisation n’annule pas le jeûne, sauf s’il s’agissait d’un « Siwâk » ayant un goût qui laisse une saveur dans la salive, tu te dois dans ce cas de ne pas avaler sa saveur.

De même, s’il y avait un saignement de gencive, dû au frottage du « Siwâk », tu dois ne pas l’avaler, et si tu te gardes de cela, ton jeûne ne sera effleuré par aucune atteinte. 

 

Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, 19/352-353
 
copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Jeûne - ramadan - رمضان و الصيام
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:00
Le jeûne du ramadan pour ceux qui voyagent

Question :

 
Quel peut être le conseil concernant le jeûne du Ramadhân pour ceux qui se trouvent à l’étranger ?
 
Réponse :
 
Nous conseillons à ceux qui se trouvent à l’étranger de ne pas manquer le jeûne du Ramadhân. 
 
Il est meilleur pour le voyageur de jeûner. 
 
Mais si cela lui est pénible, qu’il s’en abstienne. 
 
Le fait de préférer que la personne jeûne se base sur ces preuves :
 
Premièrement :
 
Cela est une pratique du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam). 
 
Abû Dardâ (radhiallâhu ‘anhu) a dit :
 
« Nous étions en compagnie du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) au cours d’un jour marqué par une canicule si sévère que nous mettions nos mains sur nos têtes afin de nous protéger. Et seul le Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) et Abdullâh Ibn Rawâhah observait le jeûne ce jour là. » 

Rapporté par al-Bukhârî et Muslim


Deuxièmement :


Si la personne jeûne, cela lui sera facilité.

 
Car si c’est un jeûne de compensation que la personne fait seul, cela lui sera plus difficile que si elle avait jeûné en son temps avec les gens. 
 
Certes, jeûner pendant le Ramadhân avec les autres rend le jeûne plus facile que celui fait individuellement à titre de rattrapage. 
 
Aussi, en prescrivant le jeûne, Allâh -‘Azza wa Djal - a dit (traduction rapprochée) :
 
« Allâh veut pour vous la faciliter, Il ne veut pas pour vous la difficulté » [Coran, 2/185]
 
Troisièmement :
 
Jeûner pendant le voyage permet au voyageur de compenser rapidement une obligation. 
 
Ce qui est plus sûr, étant donné que l’on ne sait pas ce qui pourrait se passer pour la personne après le Ramadhân. 
 
Delà, jeûner permet de compenser rapidement ce qui est dû.
 
Il y a aussi un quatrième avantage :
 
Quand la personne jeûne pendant le Ramadhân, elle jeûne certes en un temps qui est le meilleur, et qui est le Ramadhân. 
 
Ceci dit, si le jeûne implique une quelconque difficulté pour le voyageur, il ne jeûne pas. 
 
En effet, quand le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam), lors d’un voyage, vit un rassemblement autour d’un homme qu’on abritait du soleil, 
 
il dit : « Qu’est ce que c’est ? » 
- « un jeûneur » - Lui dit on.
« Ce n’est pas de la piété que de jeûner en voyage » 
Il s’adressait ainsi au voyageur qui trouve le jeûne pénible.  
Rapporté par al-Bukhârî
 
C’est pourquoi, quand un jour, [le Prophète] campa et se rendit compte que les jeûneurs étaient abattus à cause de la fatigue et que ceux qui ne jeûnaient pas s’occupaient de l’installation des tentes et du ravitaillement en eau des voyageurs, le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) dit : 

« Les non jeûneurs ont remporté toute la récompense aujourd’hui. » 
Rapporté par Muslim. 
 

Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, 19/156-157

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Jeûne - ramadan - رمضان و الصيام
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:00
Qu’entend-on par «bénédiction» dans le repas comme rappelé dans le hadîth ?

Question :

 
Qu’entend-on par «bénédiction» dans le repas comme rappelé dans le hadîth :
 
Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :
 
« Prenez le dernier repas avant que le jeûne ne débute car il y a dans ce repas une bénédiction. » ?
 
Réponse :

La bénédiction dans le repas, est une bénédiction légiférée islamiquement, et une bénédiction corporelle.

Quant à la bénédiction légiférée [dans la Loi Islamique], on n’entend par-là une obéissance à un ordre du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) et le fait de le prendre pour exemple.

Quant à la bénédiction corporelle, on entend par-là l’alimentation du corps, et ses provisions pour le Jeûne.
 


Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, 19/362

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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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