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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Retourner dans mon pays en Iraq pour faire la da'wa

Question d'un prêcheur d'Iraq :


Est-ce que vous me conseiller de partir dans mon pays pour appeler les gens à suivre le Coran et la Sounna ( Ad-Da'wah ) ou bien je reste dans ce pays ?


Réponse :


Premièrement : 

 

Si ton voyage est pour la Da'wah, qu'il y a un bien en cela et qu'il y une possibilité et un avantage pour faire la da'wah là bas ou encore qu'Allah fasse profiter de ta présence, alors pars pour faire la Da'wah si tu as de la science  suffisante qui te permet de connaitre le licite de l'illicite et que tu arrives à distinguer ce qui est authentique et ce qui ne l'est pas.

 

Si tu as de la science, ceci est la première chose.

 

Deuxièmement :


Si il y a sur place une éventuelle opportunité pour que tu fasses Da'wah alors pars pour cette occasion.

 

« Quiconque invite les gens à suivre la bonne direction aura une récompense égale à celle de ceux qui l'auront suivi, sans que la récompense accordée à ceux-là en soit diminuée. »

 

copié de nur.al.quran.online.fr

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Appel à la religion - الدعوة الإسلامية
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Est-ce que de demander secours au mort est de la grande mécréance ?

Question : 


Est-ce que le fait de demander secours au mort est de la grande mécréance ?
 
Réponse :
 
Louange à Allah, Seigneur de l'Univers, et que la prière d'Allah soit sur notre prophète Mohammed, sa famille, et tous ses compagnons.
 
J'atteste qu'il n'y a point de divinité digne d'être adorée excepté Allah, seul sans rien lui associer. J'atteste que Mohammed est son serviteur et messager.
 
Demander secours aux morts est de la grande association et ceci est haram .

Et cela fait sortir son auteur de l'Islam, selon la parole d'Allah (qu'Il soit glorifié) : traduction rapprochée
 
« Et quiconque invoque avec Allah une autre divinité, sansavoir la preuve évidente (de son existence), aura à en rendre compte à sonSeigneur. En vérité, les mécréants, ne réussiront pas. »  Sourate Les croyants verset 117  
 
Allah dit aussi : traduction rapprochée
 
« Tel est Allah, votre Seigneur: à Lui appartient la royauté,tandis que ceux que vous invoquez, en dehors de Lui, ne sont même pas maîtres de la pellicule d'un noyau de datte.
 
Si vous les invoquez, ils n'entendent pasvotre invocation; et même s'ils entendaient, ils ne sauraient vous répondre. Et le jour du Jugement ils vont nier votre association. Nul ne peut te donner desnouvelles comme Celui qui est parfaitement informé. »  Sourate Fatir verset 13 et 14
 
Comite Permanent Dar Al Ifta ( Arabie Saoudite )
copié de nur.al.quran.online.fr
                                                          

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Unicité - التوحيد
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
L’excès dans la personne du prophète صلى الله عليه وسلم
Question : 
 
J'ai lu un hadith et je voudrais savoir son degré d'authenticité ?

Le hadith est :
 « Celui qui a pour prénom Muhammad, personne ne doit le frapper ni l'insulter. » 
 
Réponse :
 
Ce hadith est mensonger et il ne peut être attribué au Messager, prière et salut d'Allah sur lui, et il n'a aucun fondement dans la noble Sunna.

Il existe d'autres paroles comme par exemple :

«  Celui qui donne à quelqu'un le prénom de Muhammad, il sera sous la protection de Muhammad qui le fera entrer au Paradis » et aussi : « Celui dont le prénom est Muhammad, sa maison au Paradis contiendra telle et telle chose. »

Toutes ces paroles ne sont pas authentiques.  

Ce que l'on doit prendre en considération, c'est le fait de suivre Muhammad et non de se donner son prénom, car combien sont ceux qui ont pour prénom Muhammad et qui sont mauvais parce qu'ils ne l'ont pas suivi et ne se sont pas pliés à sa Loi.  

Les noms donc n'ont aucun effet de purification sur les individus, par contre, ce qui les purifie, ce sont leurs bonnes œuvres et leur piété envers Allah, gloire et pureté à Lui.  

Celui donc qui a pour prénom Ahmad, Muhammad ou Abûl-Qâsim et qui est mécréant ou pervers, ceci ne lui est d'aucun profit car ce qui est du devoir de l'être humain, c'est de craindre pieusement Allah et d'agir suivant Ses commandements et de se résigner à Sa loi, celle révélée à Son Prophète Muhammad, prière et salut d'Allah sur lui.  

Voilà donc ce qui peut lui être utile, et ceci n'est autre que la voie de la sauvegarde et du salut.

Quant à se donner des noms sans pour autant agir selon la Loi divine, ceci n'a aucun effet sur la sauvegarde ou le châtiment. 

A ce sujet, Al-Bûssayrî a formulé des propos très contestés dans son poème  al-Burda en disant :  

 

Certes, il me doit une faveur de m'avoir nommé Muhammad, et c'est lui qui tient promesse de toute l'humanité !
 
Son erreur est très grave dans ce qui suit : 
 
Ô toi qui est la plus noble des créatures, je n'ai personne à qui demander refuge !  
Si ce n'est à toi, le jour où viendra le grand malheur (Jour Dernier) !
Si tu ne me prends par la main en ce jour-là !Je dirai bien que j'ai tout perdu !
Car de par ta générosité, tu donnes tout ce qu'il y a en cette vie et de l'au-delà !
Et parmi tes sciences, tu connais la science des Tablettes et de la Plume !

Ce malheureux a demandé refuge le Jour du Jugement auprès du Messager, prière et salut d'Allah sur lui, et non auprès d'Allah, gloire et pureté à Lui.

Aussi, il s'est considéré comme perdu si le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, ne le prend pas par la main, et il a oublié Allah, gloire et pureté à Lui, Celui qui détient en Sa Main le bien et le mal, le don et la privation, et c'est Lui qui sauvera Ses élus et les gens qui Lui auront obéi.

Egalement, il a considéré que le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, est le Maître de la vie première et de l'au-delà et que cela fait partie de sa générosité. 

De même, il a attribué au Messager, prière et salut d'Allah sur lui, la connaissance de l'Inconnaissable et de ce qu'il y a sur les Tablettes et la Plume (qui écrit le Destin).

Tout ce qu'a dit ce Bûssayri est de la mécréance claire et nette et une exagération en la personne du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, qu'on ne trouve nulle part ailleurs.

Nous demandons à Allah, gloire et pureté à Lui, de nous préserver et de nous accorder le salut.

Si cet homme est mort en croyant à ces propos et qu'il ne s'était pas repenti, il est mort alors dans la pire mécréance et l'égarement.

Il est du devoir de tout musulman de prendre garde à ce type d'exagération et de ne pas être séduit par cet égaré et son poème.

Et qu'Allah nous vienne en aide et il n'y a de puissance ni de force que par Allah. 

Tirée de son recueil de fatwa
volume 6 page 370, 37  
copié de fatawaislam.com
 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mohamed صلى الله عليه وسلم - Sounnah السنة
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Les égarements des tablighs (dossier)
Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Groupes égarés - الفرق الضالة
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
L'interdiction des missions suicides (vidéo)

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Terrorisme - الإرهاب
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
L'importance du tawhid pour le groupe sauvé (vidéo)

 

Cheikh Hammad Al Atiq - ‫الشيخ حمد العتيق‬‎
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Unicité - التوحيد
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Apprendre à écrire l'alphabet arabe (dossier)
Animation flash à télécharger pour apprendre à écrire l'alphabet arabe.
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Langue et civilisation arabe - اللغة العربية
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Les formes interdites et permises de taqlid - التقليد (le suivi aveugle)
La forme permise de taqlid
 
Shaykh Salih Al-Fawzan (hafidhahullah) a dit :

« Quant à la forme permise de suivi aveugle (at-taqlidul-mubah), elle concerne la personne commune ('ami) qui, s'il ne suit pas les gens de science, déviera du chemin.

Allah, le Puissant et Majestueux, a dit : 

« Demandez aux gens de science si vous ne savez pas. » [Sourate Nahl :43]
 
Et le taqlid n'est pas fait avec n'importe qui.

Plutôt il est fait avec celui qui a de la science et de la piété et est connu des gens pour cela. » [1]
 
Shaykhul-Islam Ibn Taymiya (rahimahullah) a dit :

« Quand un musulman fait face à une situation problématique, il doit chercher un verdict de celui dont il croit qu'il lui donnera un verdict basé sur ce qu'Allah et Son messager ont légiféré; quelle que soit l'école de pensée (madhab) à laquelle il appartient.

Il n'est obligatoire à aucun musulman de suivre aveuglément un individu particulier parmi les savants dans tout ce qu'il dit.

Il n'est non plus obligatoire à aucun musulman de suivre aveuglément un madhab particulier parmi les savants dans tout ce qu'il nécessite et informe.

Plutôt la parole de chaque personne est acceptée ou délaissée, sauf celle du messager d'Allah (sallallahu alayhi wa sallam) (qui est acceptée en toute situation).

Suivre le madhab d'un individu particulier à cause d'un manque de science sur ce qui a été légiféré, est permis mais pas obligatoire à chaque individu - s'il a la capacité de connaître ce qui a été légiféré sans ce chemin du "suivi aveugle" (taqlid).

Donc chaque individu doit craindre Allah autant qu'il le peut et rechercher la science de ce qu'Allah et Son messager ont ordonné; faire ce qui est commandé et s'éloigner de ce qui est interdit. » [2]
 
Shaykhul-Islam Ibn Taymiya a aussi dit :

« Quant à celui qui a la capacité de faire l'ijtihad, lui est-il permis de faire du taqlid ?

A ce sujet, il y a une divergence d'avis, l'avis correct est que cela est permis dans les cas où il est incapable de faire un ijtihad; en raison de la similarité des preuves, ou en raison d'une contrainte de temps pour pouvoir faire un ijtihad, ou parce que la preuve ne lui est pas apparente.

Ainsi dans ces cas où il est incapable, l'obligation de l'ijtihad est levée en raison de cette incapacité. » [3]
Les formes interdites de taqlid

Ibn Al-Qayim (rahimahullah) a dit à propos des formes interdites de taqlid :

« Elles sont de trois types :
  •  
    • Premièrement : se détourner totalement de ce qu'Allah a révélé, mais plutôt être satisfait du taqlid de leurs pères.
  •  
    • Deuxièmement : suivre aveuglément quelqu'un quand vous ne savez pas si cette personne fait partie de ceux dont on accepte la parole.
  •  
    • Troisièmement : faire du taqlid après que les preuves aient été établies et qu'il devienne apparent que la preuve contredit l'avis de celui qui est suivi aveuglément. » [4]

L'imam Ahmad ibn Hanbal (rahimahullah) a dit :

« Comme il est étrange que les gens qui connaissent la chaîne de narration d'un hadith ( isnad) et son authenticité, suivent toujours l'avis de Sufyan [ath-Thawri]; bien qu'Allah, le Glorifié, ait dit (traduciton rapprochée) :
 
« Que ceux, donc, qui s'opposent à son commandement prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux. » [Sourate Nur :63].

Savez-vous ce qu'est la fitna ? La fitna c'est le shirk ! Car le rejet de certaines de ses paroles pourrait faire entrer un égarement dans le cœur et ainsi le détruire. » [5]

Shaykh Abdur-Rahman ibn Hassan (le petit-fils de Muhammad ibn Abdul-Wahab)  (rahimahullah) a dit :

« Dans les paroles de l'imam Ahmad (rahimahullah) il y a une indication que faire du taqlid avant que les preuves n'arrivent à la personne n'est pas blâmable. Plutôt celui qui doit être fustigé est la personne qui a reçu les preuves et s'y oppose en raison [de son adhésion] à la parole de son savant. » [6]
 

(1) Muntaqa min Fatawa (5/363).
(2) Majmu' Fatawa (20/208-209).
(3) Majmu' Fatawa (20/204).
(4) I'lamul-Muwaqqi'in (2/188).
(5) Rapporté par Ibn Batta dans Al-Ibanatul-Kubra (n°97). Attribuez aussi à Al-Masail (3/1355) d'Abdullah ibn imam Ahmad.
(6) Fathul-Majid (2/649).

Article tiré du site salafipublications.com
copié de salafs.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

 Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

 Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

 Imam Ahmed Ibn Hanbal - الإمام أحمد بن محمد بن حنبل

 Cheikh Abdel-Rahman Ibn Hassan Âli Ash Cheikh -  الشيخ عبد الرحمن بن حسن ابن الشيخ

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Méthodologie - المنهجية
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Al-hajr - الهجر

Question :

 

Quelles sont les preuves du Qur'an et de la sunna sur le fait de s'éloigner (hajr) de l'innovateur ?

 

Réponse de Shaikh Muqbil ibn Hâdi Al-Wâdi'î : 

 

En réalité, les contemporains ont été affectés par la pensée des khawarijs, la pensée de jamâ'at takfir, et ils ont étendu la question du hajr.

 
Et si nous lisons l'histoire de la vie du prophète (salallahu' alayhi wasalam), nous voyons que le hajr est très limité.

Le prophète (salallahu' alayhi wasalam) s'est écarté des trois qui n'ont pas pris part à la bataille de Tabûk, ils s'est écarté de ses femmes un mois afin de les éduquer (que cela leur serve de leçon), et il s'est écarté de peu de gens.

Il faut obligatoirement regarder s'il y a un bienfait dans le hajr.

Si cela aura un effet bénéfique et que la personne dont on s'est écarté revient à la vérité, il n'y a pas de mal à le pratiquer, mais si cela ne fait qu'augmenter son refus et son éloignement, alors non.

Tu t'écartes de ton enfant, ton frère, ton compagnon et il est pris par les groupes égarés et devient un des leurs.

Aujourd'hui, ces groupes s'appliquent à rassembler les gens, et ils n'hésitent pas à parcourir des kilomètres pour appeler à leurs groupes (c'est le sens de la parole du shaikh qui a cité des villes du Yémen) (...)

Pour ce qui est du hajr, je veux que tu étudies le Qur'an et la sunna et regarde ceux dont le prophète (salallahu' alayhi wasalam) s'est écarté.

Et je crains (que pour ces gens) le hajr ne soit que le suivi des passions (et pas fondé sur la science et le bienfait du hajr).

Quelqu'un t'a énervé alors tu dis : je m'écarte de lui pour Allah, alors que tu ne t'en écartes que parce qu'il t'a énervé soit sur une question relative aux groupes soit pour une chose de ce monde.

Il nous faut donc avertir contre la pensée de jamâ'at takfir, des khawarijs, et de beaucoup de jeunes qui s'accrochent avec fougue et ignorance à la religion.

 

Ghâratul-Ashritah (2/87-88)
Question :
 
Comment doit se comporter celui qui s'attache à sa religion avec celui qui commet des innovations ?

Peut-il s'écarter de lui ?
 
Réponse de shaikh Al-'Uthaymin :
 
L'innovation se divise en deux : celle qui fait sortir de la religion et celle qui n'en fait pas sortir.

Et nous devons appeler chacun de ces deux groupes de gens qui se réclament de l'islam vers la vérité, que leur innovation fasse sortir de la religion ou non.
 
Montrer la vérité sans s'attaquer directement à leurs erreurs tant que nous voyons qu'ils ne refusent pas la vérité, car Allah dit au prophète sallallahou 'alaihi wa sallam (traduction rapprochée) : 
 
« Et n'insultez pas ceux qu'ils invoquent en dehors d'Allah, de peur qu'ils insultent Allah par opposition et sans aucune science ».
 
Nous les appelons donc en premier lieu à la vérité, en exposant cette vérité avec ses preuves, et la vérité est acceptée par tous ceux qui sont encore sur la saine nature.

Mais si nous voyons le refus de la vérité alors nous montrons leurs faussetés, sans oublier qu'il faut montrer leurs erreurs même en dehors de tout débat avec eux.

Quant au fait de s'écarter d'eux, cela dépend du type d'innovation.

Si c'est une innovation qui fait sortir de la religion, il est obligatoire de s'en écarter, mais si ce n'est pas le cas, il faut étudier la situation : s'il y a un bienfait à s'écarter de lui, nous le faisons, sinon non.

Car la base est qu'il est interdit de s'écarter de son frère musulman d'après la parole du prophète : 

« Il n'est pas permis au musulman de s'écarter de son frère plus de trois jours ».
 
Il n'est donc pas permis de s'écarter d'un musulman, même si c'est un pervers, s'il n'y a pas de bienfait dans le fait de s'en éloigner.
 
Mais s'il y a un bienfait à le faire, nous le faisons, car le hajr est dans ce cas un remède.

Et s'il n'y a aucun bienfait et que cela ne va qu'empirer la désobéissance et le  refus, alors la règle est :
 
Ce en quoi il n'y a pas de bienfait, le bienfait consiste à le délaisser
 
Si quelqu'un demande : on rapporte pourtant que le prophète (salallahu' alayhi wasalam) s'est éloigner de Ka'b ibn Mâlik et des deux autres qui n'ont pas pris par à la bataille de Tabûk ?
 
Nous répondons que c'est l'acte du prophète (salallahu' alayhi wasalam) et qu'il a ordonné aux compagnons de s'écarter de lui car il y a eu un grand bienfait en cela, et ils se sont encore plus accrochés à ce sur quoi ils étaient, au point que Ka'b ibn Mâlik a reçu une lettre de Malik Ghassân qui lui disait  qu'il avait entendu que :

« ton compagnon (le prophète) t'as rejeté et tu ne mérites pas ce mépris et cette humiliation, joins-toi à nous, nous te consolerons ».

Ka'b s'est alors levé malgré sa situation difficile et la gêne qu'il éprouvait, il prit la lettre et la brûla dans le four.

Il y a donc eu un grand bienfait pour eux en cela, et ils ont obtenu quelque chose que rien n'égal et qui est qu'Allah a révéla à leur sujet une partie du Qur'an et cela sera lu jusqu'au Jour de la Résurrection, Allah dit (traduction rapprochée) : 
 
« Allah a accueilli le repentir du Prophète, celui des Emigrés et des Auxiliaires qui l'ont suivi à un moment difficile, après que les cœurs d'un groupe d'entre eux faillirent dévier. Puis Il accueillit leur repentir car Il est Clément et Miséricordieux envers eux. Et [Il accueillit le repentir] des trois qui étaient restés à l'arrière et (le regrettèrent par la suite), si bien que la terre, malgré son étendue, leur parut étroite. Ils furent à l'étroit dans leur corps (le cœur serré) et pensèrent qu'il n'y a pas d'autre refuge contre Allah qu'auprès de Lui. Puis Il agréa leur repentir afin qu'ils se repentent, car Allah est Celui qui accueille le repentir, le Miséricordieux ».
 
نتفرق وأن نكون أمة واحدة. قد يقول قائل: إذا كان المخالف صاحب بدعة فكيف نتعامل معه؟
 فأقول: إن البدع تنقسم إلى قسمين
القسم الأول: بدع مكفرة
القسم الثاني: بدع دون ذلك
وفي كلا القسمين الواجب علينا أن ندعو هؤلاء الذين ينتسبون إلى الإسلام ومعهم البدع المكفرة وما دونها إلى الحق ببيان الحق دون أن نهاجم ما هم عليه إلا بعد أن نعلم منهم الاستكبار عن قبول الحق لأن الله تعالى يقول للنبي، صلى الله عليه وسلم
  (وَلا تَسُبُّوا الَّذِينَ يَدْعُونَ مِنْ دُونِ اللَّهِ فَيَسُبُّوا اللَّهَ عَدْواً بِغَيْرِ عِلْمٍ)(سورة الأنعام، الآية: 108)
، فندعوا أولاً هؤلاء إلى الحق ببيان الحق وإيضاحه بأدلته والحق مقبول لدى ذي كل فطرة سليمة، فإذا وجد منهم العناد والاستكبار فإننا نبين باطلهم على أن بيان باطلهم في غير المجادلة معهم أمر واجب
 أما هجرهم فهذا يترتب على البدعة؛ فإذا كانت البدعة مكفرة وجب هجرهم، وإذا كانت دون ذلك فإننا ننظر فإن كان في هجرهم مصلحة فعلناه، وإن لم يكن فيه مصلحة اجتنبناه، وذلك أن الأصل في المؤمن تحريم هجره لقول النبي، صلى الله عليه وسلم: "لا يحل لرجل مؤمن أن يهجر أخاه فوق ثلاث" فكل مؤمن وإن كان فاسقاً فإنه يحرم هجره ما لم يكن في الهجر مصلحة فإذا كان في الهجر مصلحة هجرناه؛ لأن الهجر دواء، أما إذا لم يكن فيه مصلحة، أو كان فيه زيادة في المعصية والعتو فإن ما لا مصلحة فيه تركه هو المصلحة
وحل هذه المشكلة: أعني مشكلة التفرق – أن نسلك ما سلكه الصحابة رضي الله عنهم، وأن نعلم أن هذا الخلاف الصادر عن اجتهاد في مكان يسوغ فيه الاجتهاد لا يؤثر بل إنه في الحقيقة وفاق لنا لأن كل واحد منا أخذ بما رأى بناءً على أنه هو مقتضى الدليل، إذاً فمقتضى الدليل أمامنا جميعاً، وكل منا لم يأخذ برأيه إلا لأنه مقتضى الدليل فالواجب على كل واحد منا أن لا يكون في نفسه على أخيه شيء، بل الواجب أن يحمده على ما ذهب إليه لأن هذه المخالفة مقتضى الدليل عنده
 ولو أننا ألزمنا أحدنا أن يأخذ بقول الآخر لكن إلزامي إياه أن يأخذ بقولي ليس بأولى من إلزامه إياي أن آخذ بقوله، فالواجب أن نجعل هذا الخلاف المبني على اجتهاد أن نجعله وفاقاً حتى تجتمع الكلمة ويحصل الخير
 وإذا حسنت النية سهل العلاج، أما إذا لم تحسن النية وكان كل واحد معجباً برأيه ولا يهمه غيره فإن النجاح سيكون بعيداً
 وقد أوصى الله عباده بالاتفاق فقال تعالى
(يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ حَقَّ تُقَاتِهِ وَلا تَمُوتُنَّ إِلاَّ وَأَنْتُمْ مُسْلِمُونَ وَاعْتَصِمُوا بِحَبْلِ اللَّهِ جَمِيعاً وَلا تَفَرَّقُوا)
(سورة آل عمران، الآيتان: 102 – 103.)
فإن هذه الآية موعظة للإنسان أي موعظة
 أسأل الله تعالى أن يجعلني وإياكم من الهداة المهتدين والصلحاء المصلحين إنه جواد كريم. والحمد لله رب العالمين وصلى الله وسلم على نبينا محمد وعلى آله وصحبه أجمعين
copié de salafs.com

 

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Méthodologie - المنهجية
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Zakât Al-Fitr - زكاة الفطر

L’aumône de la rupture (zakât al-fitr) du mois béni de Ramadan est appelée ainsi en raison de la rupture du jeûne qui en est la cause, son nom est donc lié à sa cause.

 
La preuve de son caractère obligatoire est rapportée dans le Coran, la Sunna et le consensus des savants.
 
Allah dit (traduction rapprochée) :
 
« A réussi celui qui se purifie » (Al-‘Alâ : 14)
 
Certains salafs ont dit :

« Le sens de se purifier (dans ce verset) est le fait de donner l’aumône de la rupture »,

et cela entre dans la globalité de la Parole d’Allah (traduction rapprochée) :
 
« Accomplissez la prière, donner la zakât et inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent. » (Al-Baqarah / 43)


Al-Bukhârî et Muslim (et d’autres) rapportent la parole du Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) :

« Allah a rendu obligatoire l’aumône de la rupture d’un Sa’ de grains ou d’orge, pour l’esclave et l’homme libre, l’homme et la femme, le jeune et le vieux musulman. »

Et de nombreux savants ont rapporté qu’il y avait un consensus des musulmans sur son caractère obligatoire.

 

La sagesse de sa législation est qu’elle est une purification pour le jeûneur des péchés et abus, c’est aussi un repas pour les pauvres et un remerciement adressé à Allah pour nous avoir permis de terminer l’obligation du jeûne.
 
L’aumône de la rupture est obligatoire pour tout musulman, homme femme, enfant, vieux, esclave homme libre d’après le hadith de 'Abdullah Ibn ' Umar qui a dit :

« Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a légiféré l’aumône de la rupture sur l’homme et la femme, l’homme libre et l'esclave, d’un Sa’… » légiféré, c'est-à-dire rendu obligatoire.

Ce hadith montre aussi la valeur et la nature de ce que chaque personne doit donner. Sa valeur est d’un Sa’ qui équivaut à 4 Mudd (unMudd est ce qui est contenu dans deux mains jointes).

Et la nature de ce qui doit être donné est la nourriture répandu dans le pays, que ce soit du blé, de l’orge, des dattes, des raisins secs… ou d’autres choses encore que les gens ont pris pour habitude de manger dans le pays et qu’ils utilisent couramment, comme le riz ou tout autre chose connue dans chaque pays.

Le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a aussi montré le moment où il fallait la donner, ainsi il a ordonné de le faire avant la prière de la fête.
Le meilleur moment commence avec le coucher du soleil du jour de la fête, mais on peut la donner un ou deux jours avant la fête, car Al-Bukhârî rapporte que les compagnons la donnaient un ou deux jours avant, et ils étaient unanimes sur cela.

Mais il est meilleur de la donner le jour de la fête avant la prière.
Et celui qui la retarde jusqu’après la prière, il doit quand même la donner mais comme une compensation cette fois (de sa faute), d’après le hadith d’Ibn ‘Abbâs :

« Celui qui la donne avant la prière, elle est une aumône (zakât) acceptée, et celui qui la donne après la prière ce n’est qu’une aumône parmi d’autres. »

Il est donc pécheur pour avoir retardé le don de cette aumône au-delà de son temps défini, car il a désobéi à l’ordre du prophète (salallahu ’alayhi wasalam).

Le musulman donne cette aumône pour lui-même et ceux dont il a la charge comme épouses et proches, d’après la globalité de la parole du prophète (salallahu ’alayhi wasalam) :

« Donnez l’aumône de la rupture pour ceux dont vous avez la charge. »
 
Et nous devons rapporter la parole d’Ibn Al-Qayyim sur la nature de ce qui doit être donné, il dit après avoir cité les cinq types de nourriture cités dans le hadith :

« C’était la nourriture la plus répandue à Médine, quant aux pays ou lieux qui ont d’autres aliments, les gens doivent donner un Sa’ de la nourriture répandue chez eux, même si ce n’est pas du grain, comme le lait, la viande ou le poisson.

Ils donnent la nourriture répandue chez eux, quelle qu’elle soit, et c’est l’avis de la majorité des savants, et c’est l’avis authentique.

Car le but de cette aumône est de combler les besoins des pauvres en ce jour et leur donner ce que mangent

les gens de leur pays. Ainsi on peut donner de la farine, même si elle n’est pas citée dans le hadith. Quant au fait de donner du pain ou un plat, même si il est plus utile aux pauvres à court terme puisqu’il demande moins d’effort et d’attention, le grain peut être meilleur pour eux, car il se conserve plus longtemps. »

 
Shaykh ul-Islâm ibn Taymiyyah a dit :

« On donne la nourriture répandue dans le pays comme le riz ou autre, à la mesure rapportée dans le hadith, et c’est un des avis rapporté de l’imam Ahmad et de la plupart des savants, et c’est l’avis le plus authentique, car la base pour les aumônes est qu’elles sont obligatoires sous la forme qui va profiter aux pauvres. »
 
Quant au fait de donner la valeur en argent, cela est contraire à la Sunna et cela n’est pas valable car cela n’est pas rapporté du prophète, ni d’aucun des compagnons.
 
L’imam Ahmad a dit :

« Il ne faut pas donner la valeur en argent. On lui dit : « Des gens disent que ‘Umar ibn ‘Abd Al-‘Azîz acceptait l’argent ? » Il dit : « Ils laissent la parole du Prophète ( salallahu ’alayhi wasalam) et ils disent : untel a dit, alors qu’Ibn ‘Umar a dit : « « Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a rendu obligatoire l’aumône de la rupture d’un Sa’… »
 
Et il faut que l’aumône de la rupture parvienne à celui qui la mérite dans le temps limité pour la donner, ou qu’elle parvienne à celui qui est chargé de la récolter.

Et si on ne trouve personne qui veuille s’en charger, on doit la donner à une autre personne.
Et c’est là que beaucoup de personnes font erreur lorsqu’ils donnent leur aumône à quelqu’un qui n’a pas été chargé de cela par celui qui la mérite.

Elle n’est donc pas donnée de manière correcte, il faut donc y prêter attention.
 
Source : Al-Mulakhas Al-Fiqhi, p.351-354
copié de salafs.com
 
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Aumône - الصدقات و الزكاة