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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Donner sa zakat aux proches

Question :


De la part de Idriss Salih Muhammad et des réfugiés Erythréens au Soudan.

Cette question nous est parvenue et elle concerne l'acquittement de la Zakat.

Elle dit :
 
"Aux frères en Allah responsables du programme Nour 'ala Ad-Darb : Assalamu 'alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh. J'espère que vous me serez utile.
Est-il permis de verser la Zakat aux proches parents, sachant qu'il existe dans la région une association islamique chargée de collecter la Zakat ?
Merci." 
 
Réponse : 

Le versement de la Zakat aux proches parents, si ils font partie de ceux qui ont le droit de percevoir la Zakat, est préférable que de la donner à d'autres personnes.

En effet, le fait de s'en acquitter auprès des proches parents aura pour conséquence d'être à la fois une aumône, mais permettra également d'entretenir les liens de parenté.

Cependant, si ces proches parents sont parmi ceux que la personne – c'est-à-dire celle qui s'acquitte de la Zakat - doit obligatoirement entretenir, et si il a les moyens de leur donner de l'argent, alors il ne lui est pas permis de leur verser la Zakat dans ce cas, car cela représenterait une économie réalisée sur son argent dans la mesure où il aura cette somme en moins [la somme qu'il leur a versée en Zakat] à s'acquitter sur ce qu'il doit normalement leur verser en dépenses d'entretien. 

Mais si ses finances ne lui permettent pas de leur venir en aide, dans ce cas il ne lui est pas obligatoire de les entretenir, et il lui est permis de leur verser sa Zakat pour les aider à subvenir à leurs besoins.

De même, il lui est permis de régler les dettes de sa proche famille par l'intermédiaire de sa Zakat, et ce même si il s'agit de ses parents, de ses enfants, de ses frères et sœurs de sang ou des autres membres de sa famille.

Il a effectivement le droit dans tous les cas de régler leurs dettes à partir de sa Zakat. 

 

Fatawa Nour 'ala Ad-Darb

السؤال: من إدريس صالح محمد من اللاجئين الارتريين في السودان وردتنا هذا الرسالة يسأل عن إعطاء الزكاة أو صرف الزكاة تقول إلى الأخوة في الله المسؤوليين في برنامج نور على الدرب السلام عليكم ورحمة الله وبركاته أرجو الإفادة هل يجوز إعطاء الزكاة للأقارب مع العلم أن في المحل جماعة إسلامية ومخصصة عمّال لجمع الزكاة وشكراً؟

     الجواب الشيخ: دفع الزكاة للأقارب إذا كانوا من أهل الزكاة أفضل من دفعها إلى غيرهم لأنه يحصل له بدفعها إلى أقاربه صدقة وصلة، إلا إذا كان الأقارب ممن تجب نفقتهم عليه - أي على المزكي - وكان عنده مال يتسع للإنفاق عليهم فإنه لايجوز له أن يدفع الزكاة إليهم في هذه الحال لأن دفعها إليهم توفير لماله حيث يسقط عنه من الإنفاق عليهم بمقدار ما أخرج من الزكاة، أما إذا كان ماله لايتسع للإنفاق عليهم فهم في هذه الحال لاتجب عليه نفقتهم ويجوز أن يدفع الزكاة إليهم لدفع حاجتهم وكذلك أيضاً يجوز أن يقضي عن أقاربه الدين من زكاته حتى وإن كانوا والديه أو أولاده أو إخوته الأشقاء أو غيرهم من الأقارب فإنه يجوز أن يقضي عنهم الدين من زكاته بكل حال

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Aumône - الصدقات و الزكاة
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
«Zakât al-Fitr - زكاة الفطــر» à la lumière des gens de science

Question :

 
Est-il permis de sortir en espèce la Zakât al-Fitr ? 

Réponse de Cheikh Ibn 'Uthaymine :
 
Ce qui est authentique, c’est qu’il n’est pas permis de sortir la Zakât al-Fitr autrement qu’en nourriture [at-Ta’âm]. [1] 
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Question :
 
Quel est votre point de vue sur le dire de l’Imâm Mâlik (rahimahullâh) :
 
« La Zakât al-Fitr ne doit-être versée si ce n’est en nourriture, et elle ne doit pas être versée en espèce »

Réponse de Cheikh Ibn 'Uthaymine : 

Le dire de l’Imâm Mâlik (rahimahullâh) :
 
« La Zakât al-Fitr ne doit-être versée si ce n’est en nourriture, et elle ne doit pas être versée en espèce »
 
est un dire authentique [sahîh], et cela est aussi le Madhhâb de l’Imâm Ahmad et de ach-Châfi’î, et certes la Sounnah prouve cela.

’Abdullâh Ibn ’Umar (radhiallâhu ’anhu) a dit :

« Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a ordonné pour la Zakât al-Fitr de donner un Sâ’ de dattes, ou un Sâ’ d’orge. » [2]

Abû Sa’îd al-Khudrî (radhiallâhu ’anhu) a dit :

« Au temps du Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) nous sortions la Zakât al-Fitr à un taux d’un Sâ’ de nourriture, ou un Sâ’ de dattes, ou un Sâ’ d’orge, ou un Sâ’ de fromage, ou un Sâ’ de raisins secs. » 

[...] 

Certes, sortir la Zakât al-Fitr autrement qu’en nourriture [at-Ta’âm] est en contradiction avec l’ordre du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) et le faire [les actions] des Compagnons [as-Sahâbah] (radhiallâhu ’anhu), cette façon [de faire] sera rejetée et ne sera pas acceptée, le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :

« Celui qui fait une chose en désaccord avec notre religion, cela sera rejeté ».

c’est-à-dire, qu’il sera renvoyé à son auteur. [3] 
 
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Question :
    
Il y a beaucoup de questions quant à savoir si la « Zakât al-Fitr » peut-être donnée en argent, ou bien en nourriture ou riz ? 

Réponse de Cheikh Ibn Baz : 

Il a été rapporté de façon sûre que le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) a ordonné pour les Musulmans de verser la Zakât al-fitr à un taux d’un Sâ’ de dattes, ou un Sâ’ d’orge, et il a ordonné qu’elle soit versée avant que les gens sortent pour prier [la prière de al-’Aid].

Dans « as-Sahîhayn » [al-Bukhârî et Muslim] il est rapporté que Abû Sa’îd al-Khudrî (radhiallâhu ’anhu) a dit :

« Au temps du Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) nous sortions la Zakât al-Fitr à un taux d’un Sâ’ de nourriture, ou un Sâ’ de dattes, ou un Sâ’ d’orge, ou un Sâ’ de fromage, ou un Sâ’ de raisins secs. »

Plusieurs des gens de science [ahl al-’ilm] ont expliqué le « ta’âm » [nourriture] dans ce hadîth comme étant en référence au blé, et d’autres l’ont expliqué comme étant en référence à la nourriture principale des gens de la localité, peu importe si cela est du blé, maïs ou quelque chose d’autre.

C’est le point de vue le plus correct, car la Zakât est ce qui est pris du riche pour le donner au pauvre, et il est obligatoire pour le Musulman qu’il ne donne pas une chose différente de la nourriture principale de son pays. 

[...] 

Et l’obligation aussi, et qu’il sorte la Zakât avant la prière de « al-’Aîd », et il n’est pas permis de le retarder jusque après la prière de « al-’Aîd ».

Et il n’est pas interdit de la sortir [la Zakât al-Fitr] un jour ou deux avant la prière [de « al-’Aîd »]. 

[...] 

Il n’est pas permis de sortir la Zakât en espèce selon l’avis majoritaire des gens de science [ahl al-’ilm], bien au contraire, il est obligatoire de la sortir [la Zakât] en nourriture, comme l’ont fait le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) et ses Compagnons [as-Sahâbah] (radhiallâhu ’anhum), et cela [est basé] sur les dires de la majorité de la Communauté [djamhûr al-Ummah]. [4] 

 

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Question :
 
Est-il permis de sortir Zakât al-Fitr en argent ? 

Réponse de Cheikh Ibn Baz : 

Il n’est pas permis de la sortir [la Zakât al-Fitr] en espèce selon la majorité des gens de science [ahl al-’ilm], et il est certes obligatoire de la sortir en nourriture [at-Ta’âm], comme le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) et ses Compagnons [as-Sahâbah] (radhiallâhu ’anhum) l’ont fait, et celle-ci est d’un Sâ’ de la nourriture principale de la localité [de la personne], que ce soit de dattes, ou de riz ou autre que cela, tel le Sâ’ du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam), que la personne soit un homme ou une femme, vieux ou jeune, libre ou esclave parmi les musulmans [...] [5] 
 
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Question :

Est-ce que la Zakât al-fitr est limitée à un Sâ’ pour chaque membre de ma famille sans y ajouter quoique ce soit en plus ?

Ce que j’entends par quoique ce soit en plus, c’est d’y ajouter quelques charités [suppléméntaires] afin de m’assurer que mon Sâ’ est suffisant, sans préciser à la personne pauvre à qui je le donne que c’est une charité.

Par exemple, j’ai dix personnes dans ma famille, donc j’achète un sac de riz qui pèse cinquante kilogrammes, je donne tout comme Zakât al-fitr de la part de ces dix personnes, sans compter le Sâ’ pour eux, sachant que ces vingt kilos ou plus supplémentaires soit donnés comme charité, mais je ne dis pas que ce supplément est une aumône, plutôt je dis : « Prenez notre Zakât » la personne ne sait donc pas que ce sac contient plus de zakât, elle le prend avec lui et en est satisfaite.

Quelle est l’avis sur cela ? 

Réponse des savants de Lajnah ad-Dâ-ima : 

Zakât al-Fitr est d’un Sâ’ de blé ou de dattes ou de riz ou de ce qui ressemble à cela, de la nourriture principale de la localité [de la personne] pour une personne, qui soit un homme ou une femme, vieux ou jeune.

Il n’y a rien de mal à donner plus comme Zakât al-fitr comme ce que vous avez fait, avec l’intention de donner l’aumône, même si vous ne dites pas à la personne pauvre ce qu’il en est réellement. [6] 
 
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Question : 
 
Beaucoup de personnes ont chez eux [dans leur maison] des domestiques mécréants.

Devraient-elles payer la Zakât al-fitr pour eux, ou peuvent-elles leur donner quelque chose de la Zakât ?
 
Réponse des savants de Lajnah ad-Dâ-ima :  

Zakât al-Fitr ne devrait pas être payée pour eux, il n’est pas permis de leur donner quoique ce soit de la Zakât.

Si une personne leur donne de la Zakât, elle n’en est pas pour autant déchargée [c.a.d qu’elle se doit toujours de la donner].

Mais elle peut les considérer avec bonté et leur donner quelque chose qui ne vient pas de la Zakât obligatoire.

Il est important de noter aussi que nous devrions faire sans eux [les mécréants], et employer seulement des Musulmans [...] [7] 

[1] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîne, vol-18 p.280 
[2] Rapporté par al-Bukhârî 
[3] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîne, vol-18 p.279 
[4] Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn BâZ, vol-14 p.200-202 
[5] Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn BâZ, vol-14 p.213 
[6] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 9/370 
[7] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, vol-9 p.375 

 

copié de manhajulhaqq.com 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Aumône - الصدقات و الزكاة
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Zakat el fitr, à qui donner ?

Question :


Je réside dans ce pays pour le travail, est ce qu'il m'est permis de donner ma zakat el fitr ici ou de la donner dans le pays d'où je viens ?
 
Réponse: 
 
AlhamdouliLlah

Il est légiféré de donner sa zakat elfitr à l'endroit dans lequel tu es lorsque se termine le ramadhan. 

Elle suit le lieu, donc où que se trouve le musulman lors de la fin du mois de ramadhan, il donne sa zakat el fitr aux pauvres de cet endroit.

Mais si il a déjà chargé quelqu'un de la donner pour lui dans sa cité d'origine, cela lui suffit.

Mais ceci diverge de ce qui est prioritaire.

Wa Llahou A'lam


Mais si tu es dans un endroit dans lequel il n'y a pas de musulmans, ou s’il y a des musulmans mais qu'ils ne sont pas dans le besoin de la zakat elfitr car ils sont fortunés.

Alors tu la donnes dans le plus proche endroit dans lequel se trouvent des musulmans pauvres. 
 
نص السؤال : أنا مقيم في هذا البلد للعمل، فهل يجوز لي إخراج زكاة الفطر هنا أم في بلدي الذي قدمت منه ؟
نص الفتوى : الحمد لله
يشرع إخراج صدقة الفطر في البلد الذي ينتهي شهر رمضان وأنت فيه؛ لأنها تابعة للبلد فحيث وجد المسلم في بلد وحان انتهاء شهر رمضان فإنه يخرج زكاة الفطر عن نفسه في فقراء ذلك البلد.. وإن وَكَّل من يخرجها عنه في بلده أجزأه ذلك، لكنه خلاف الأولى – والله أعلم – وإذا كنت في بلد ليس فيه مسلمون، أو فيه مسلمون لكنهم لا يستحقون صدقة الفطر لأنهم أغنياء، فإنها تخرج في أقرب بلد فيه فقراء من المسلمين
 

copié de darwa.com

 
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Aumône - الصدقات و الزكاة
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
L’obligation de la zakât

Sachez, qu’Allah vous accorde ainsi qu’à moi le succès, qu’il est nécessaire de connaître en détails les règles de la Zakât, ses conditions, à qui elle est obligatoire et à qui elle revient, et quel en est le montant.

 
La Zakât est un des piliers de l’islam et de ses grands fondements, comme le montrent les preuves du Coran et de la Sunna.

Allah a lié la  Zakât à la prière dans Son Livre en 82 endroits, ce qui montre sa grande importance et son lien fort avec la prière.

Ceci, au point que le Véridique de cette Communauté et le successeur du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam), Abû Bakr As-Siddîq, a dit :

« Je combattrai celui qui dissociera la prière de la Zakât. »

Allah dit (traductions rapprochées) :

« Accomplissez la prière, acquittez la Zakât, et inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent. » (Al-Baqarah : 43)

 

« Accomplissez la prière et acquittez la Zakât. » (Al-Baqarah : 110)

« Si par la suite ils se repentent, accomplissent la prière et acquittent la Zakât, alors ne leur faites aucun mal » (At-Tawbah : 5)

Et le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit :

« L’islam est bâti sur cinq : l’attestation qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, l’accomplissement de la prière, l’acquittement le la Zakât, le pèlerinage à la Maison sacrée et le jeûne du mois de Ramadan. »
(Al-Bukhârî et Muslim)

Les musulmans sont unanimes sur son caractère obligatoire, qu’elle est le troisième pilier de l’islam, la mécréance de celui qui renie son caractère obligatoire et le combat contre celui qui refuse de la donner.

 

Elle a été rendue obligatoire en l’an deux de l’Hégire.

Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) envoya des agents pour la récolter et la recouvrer, afin qu’elle parvienne à ceux qui la méritent, ce qui fut aussi la sunna des califes bien guidés et des musulmans après eux.

La Zakât est un acte de bienfaisance envers les créatures d’Allah, c’est aussi une purification des biens de toute souillure, une protection contre les fautes et une adoration du Seigneur.

Allah dit (traduction rapprochée) :

« Prélève de leurs biens une aumône par laquelle tu les purifies et les élèves, et invoque pour eux. Ton invocation est un apaisement pour eux. Et Allah entend parfaitement et Il sait tout. » (At-Tawbah : 103)

De plus, c’est une purification des âmes contre l’avarice et une épreuve pour le riche qui doit se rapprocher d’Allah en donnant une partie de ce qu’il aime parmi ses biens.

Allah a rendu la Zakât obligatoire sur les biens qui apportent le réconfort et multiplient la prospérité et le profit, comme ce qui provient des troupeaux et des grains, des transactions commerciales comme l’or, l’argent ; et les biens destinés à la vente.

Allah a fixé le montant de la Zakât en fonction du labeur accompli pour obtenir le bien sur lequel on va s’en acquitter.

Il a rendu obligatoire de donner un cinquième de la valeur des trésors (découverts), un dixième de ce qui ne nécessite un effort qu’une des deux parties — ce qui est arrosé uniquement par la pluie — un vingtième de ce qui nécessite un effort des deux parties, et un quarantième de ce qui nécessite beaucoup d’efforts et de changements comme les espèces et les biens destinés à la vente.

Allah a nommé cette aumône Zakât car elle purifie (du verbe zakkâyuzakkî, purifier) l’âme et les biens.

Ce n’est pas une amende ou un impôt qui diminue les biens et nuit à celui qui donne, au contraire elle augmente les biens d’une manière dont l’individu ne s’attend pas.

Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit :

« Jamais des biens n’ont été diminués par une aumône. »
(Muslim)

Dans la Législation, la Zakât est donc un devoir obligatoire sur un bien particulier, qui revient à une catégorie de gens donnés en un temps déterminé — qui est de posséder ces biens une année entière — sur les troupeaux, les espèces et les biens destinés à la vente ; lors de la récolte pour les cultures, le miel (il y a une divergence sur cet avis), donner une part des minerais (en dehors de l’or et de l’argent il y a une divergence) ; et le coucher du soleil de la nuit du ‘Îd pour Zakât Al-Fitr.

La Zakât est obligatoire au musulman s’il remplit cinq conditions :

 

- la liberté 
 
La Zakât n’est pas obligatoire à l’esclave car il n’ a pas de biens propres, et ce qu’il possède appartient à son maître, ainsi sa Zakât doit être acquittée par son maître.

 

- Que le propriétaire des biens soit musulman
 
La Zakât n’est pas obligatoire au mécréant, on ne lui demande pas de s’en acquitter car c’est une adoration et une obéissance à Allah, et le mécréant ne fait pas partie de ceux qui adorent (se rapprochent) et obéissent à Allah.
 
Ceci car la  Zakât demande une intention (niyah, en toute pureté pour Allah) qui n’est pas présente chez le mécréant.
 
Quant au fait de dire qu’elle lui est malgré tout obligatoire, qu’il est concerné par l’ordre d’Allah et qu’il sera châtié dans l’au-delà pour l’avoir délaissée, c’est un sujet de divergence entre les savants.
 
Dans le hadith de Mu’adh ibn Jabal :
 
« Appelle-les à attester qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah — puis il cita la prière — et s’ils t’obéissent en cela, apprends-leur qu’Allah leur a imposé un aumône prise de leurs riches et donnée à leurs pauvres. »
(Al-Bukhârî et Muslim)
 
Il a donc fait de l’islam une condition d’obligation de la Zakât.

 

- Posséder le minimum (Nisâb)
 
Elle n’est donc pas obligatoire en deçà, et c’est une valeur connue dont le détail viendra (la valeur de 85g d’or), que le propriétaire soit jeune ou âgé, fou ou doué de raison, ceci car les preuves sont générales.

 

- Réellement posséder le bien et que celui-ci ne soit pas lié au droit d’un tiers
 
Il n’y a donc pas de Zakât sur les biens que l’on ne possède pas vraiment, comme l’argent acquis par une dette.
 
- Posséder ce bien pour la durée d’une année 
 
D’après le hadith de ‘Â’ishah :

« Pas de Zakât sur les biens pour lesquels une année ne s’est pas écoulée. »
(Ibn Majâh)

Ceci pour tout ce qui ne sort pas de la terre comme les grains ou les fruits.

Par contre pour tout ce qui sort de la terre, il faut verser laZakât lors de la récolte, et il ne faut pas attendre un an.

Cette durée n’est une condition que pour les espèces (l’argent), les troupeaux, les biens destinés à la vente, par facilité pour son propriétaire afin qu’il puisse pleinement faire fructifier ses biens.

Quant aux petits des troupeaux sur lesquels il faut payer Zakât et les bénéfices du commerce, le temps (pendant lequel il faut les posséder) est celui des biens desquels ils sont tirés, il n’est donc pas nécessaire d’attendre une année entière si la valeur des biens dont ils sont tirés a atteint le Nisâb.

Si ce n’est pas le cas, la période commence dès qu’on atteint le Nisâb.

Celui qui a prêté de l’argent à un pauvre, donne la Zakât sur cette somme une seule fois lorsqu’il la récupèrera, d’après ce qui est authentique des paroles des savants.

Mais s’il a prêté à un riche, il doit payer la Zakât sur cette somme chaque année.

Quant aux autres biens acquis et utilisés, il n’y a pas de Zakât dessus, comme les maisons habitées, les vêtements ordinaires, les meubles de la maison, les voitures et les bêtes montées et utilisées.

Quant aux biens destinés à la location, comme les voitures, les magasins et les maisons, il n’y a pas de Zakât sur le bien lui-même mais sur les bénéfices de la location, si cela atteint la valeur du Nisâb, seuls ou ajoutés aux autres biens possédés depuis un an.

Si celui qui doit d’acquitter de la Zakât meurt avant d’avoir pu le faire, ses héritiers doivent le faire pour lui, car c’est un devoir obligatoire qui ne disparaît pas avec la mort.
 
Cela reste une dette pesant sur le mort et dont il faut d’acquitter.

Source : Al-Mulakhas Al-Fiqhi p.229-232.
copié de salafs.com
 
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Aumône - الصدقات و الزكاة
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Les quantités à donner pour chaque personne comme zakat al fitr

Il a été rapporté de façon sûre que le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a ordonné pour les Musulmans de verser la Zakât al-fitr à un taux d’un Sâ’ de dattes, ou un Sâ’ d’orge, et il a ordonné qu’elle soit versée avant que les gens sortent pour prier (la prière de al-’Aid).
 
Dans « as-Sahîhayn » [al-Bukhârî et Muslim] il est rapporté que Abû Sa’îd al-Khudrî (radhiallâhu ’anhu) a dit : 
 
«Au temps du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم nous sortions la Zakât al-Fitr à un taux d’un Sâ’ de nourriture, ou un Sâ’ de dattes, ou un Sâ’ d’orge, ou un Sâ’ de fromage, ou un Sâ’ de raisins secs.» 
 
Plusieurs des gens de science (ahl al-’ilm) ont expliqué le «ta’âm» (nourriture) dans ce hadîth comme étant en référence au blé, et d’autres l’ont expliqué comme étant en référence à la nourriture principale des gens de la localité, peu importe si cela est du blé, maïs ou quelque chose d’autre.
 
 
C’est le point de vue le plus correct, car la Zakât est ce qui est pris du riche pour le donner au pauvre, et il est obligatoire pour le Musulman qu’il ne donne pas une chose différente de la nourriture principale de son pays.
 
Publié par manhajulhaqq.com

Les mesures de Zakat El-Fitr
(en grammes)
Tableau des quantités vérifié en présence de Cheikh Mohammed Ali Ferkous 

 

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Aumône - الصدقات و الزكاة
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
La péridurale (audio)

 

Question : 

 

Est-il permis d'utiliser la péridurale ? 

 

Cela consiste à procéder à une injection dans le dos de la femme pour limiter les douleurs durant l'accouchement ?

 

Est-il licite en cas de non présence de médecin femme, qu' un médecin homme procède à l'injection ?

 

Réponse :

 

Oui, il est licite de recourir à ce procédé en cas de besoin lors de l'accouchement.

 

Il n'y a pas de mal aussi à ce qu'un médecin homme fasse l'injection s'il n' y a pas de médecin femme, à la condition qu'il ne voit que l'endroit où il va faire la piqûre.

 

Cours par Téléphone à la mosquée de Stains

Question liée à la péridurale à la fin du cours n° 16 aux environs de 55 mn30

Publié par bazmoul.page2.free.fr

Cheikh Mouhammad Ibn 'Omar Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر سالم بازمول

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Femme en islam - المرأة في الإسلام
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
La divergence n'est pas une miséricorde (dossier)
"...Si la divergence était une miséricorde, alors l’union serait un châtiment et cela aucun musulman ne peut dire une chose pareille, en effet il n’y a que deux possibilités, l’union ou bien la divergence,  la miséricorde ou bien le châtiment..."
 
Ibn Hazm « al Ihkâm fî ousouli l-ahkâm » (5/64)

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Méthodologie - المنهجية
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Et votre Seigneur a dit : «invoquez moi je vous répondrais» (dossier)

Voici l'explication de versets grandioses dans lesquels Allah enjoint ses serviteurs à l'invoquer, et de se tourner vers lui. 

 
Tirée du tafsîr de l'imâm As Sa'dî rahimahoullah.
 
(traduction rapprochée)
 
Et si Mes serviteurs t’interrogent à mon sujet .. et bien Je suis proche : Je réponds à l’appel de celui qui m'invoque lorsqu'il m'invoque. Qu’ils répondent à Mon appel, et qu’ils croient en Moi, afin qu’ils soient bien guidé (sourate 2 verset 186)

copié de ahloul-hadith.fr

 

Cheikh Abu 'Abdellah Abder-Rahman ibn Nasr as-Sa'di - الشيخ عبد الرحمن بن ناصر السعدي
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Invocation دعاء - Evocation ذكر الله
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Et les massâjid sont dédiées à Allah...
Voici une petite fâ-idah sur le terme Massâjid 
 (qu'on traduit généralement par Mosquées...)
 
Concernant le verset (traduction rapprochée) :
 
"et les massâjid sont dédiés uniquement à Allah n'invoquez donc personne avec Allah." (al Jinn/18)

Il est correct de dire :

-Premièrement 
 
 
Al Massâjid sont les membres sur lesquels on se prosterne.
 
Le premier d'entre eux est le front (avec le nez) et ainsi de suite, les deux mains, les deux genoux et la pointe des deux pieds.

-Et deuxièmement  
 
Al massâjid est le pluriel de masjid (masjid signifie mosquée).
 
Donc dans ce verset on peut dire que ce sont les mosquées qui ont été édifiées pour l'adoration d'Allah.
 
Ces mosquées ont été construites sur la terre, et qui est celui qui a créé cette terre sur laquelle tu te prosternes ?
 
Nul doute qu'Il s'agit d'Allah le Glorifié.
 
Ainsi il ne t'est pas permis de te prosterner sur elle (la terre) pour autre que Lui (Allah), car si tu faisais cela tu aurais alors utilisé un élément du royaume d'Allah dans l'adoration d'un autre qu'Allah.
 
Et il est correct aussi d'expliquer le terme massâjid par les membres qu'Allah a créé (ceux sur lesquels on se prosterne).

Ash Shaykh Ahmad An Najmi dans son livre (ta3liqaat 'alaa al usooli th-thalaathati)

 

وَأَنَّ الْمَسَاجِدَ لِلَّهِ فَلا تَدْعُو مَعَ اللَّهِ أَحَداً : الجـن: 18 
يصح أن نقول 
أن المساجد هي أعضاء السجود السبعة وأولها الجبهة ، وكذلك اليدين والركبتين وأطراف القدمين
ويصح أن نقول 
أن المساجد هي المساجد المبنية التي بنيت لعبادة الله ، هذه المساجد مبنية على الأرض من الذي خلق الأرض التي تسجد عليها ؟
لا شك أنه الله عز وجل فلا يجوز لك أن تسجد عليها لغيره ، لأنك إذا فعلت استعملت ملكه في عبادة غيره ، ويصح أن تفسر بالأعضاء التي خلقها

copié de ahloul-hadith.fr

 

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mosquée - appel à la prière - مسجد و الاذان
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
La mixité dans l'enseignement

Louange à Allah, et prières et salut sur le Messager d'Allah. 

 

J'ai pris connaissance de ce qu'a fait paraitre le journal as-Siyâssa paru au jour du 24/07/1404 de l'année de l'Hégire, revue n°5644, (dans un article) attribué au directeur de l'université de San'a, le docteur 'Abdoul 'Aziz al Mouqaalah, qui y a prétendu que le fait de réclamer que les étudiantes soient séparées des étudiants était contraire à la Législation religieuse.


Et il s'est argumenté, quant à l'autorisation de la mixité que les musulmans à l'époque du Messager  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- faisaient la prière dans une seule mosquée, les femmes avec les hommes.

Et il a dit : c'est pourquoi l'enseignement se doit d'être dans un seul et même endroit (pour les femmes et les hommes).

Je fus étonné que ces paroles puissent venir d'un directeur d'université islamique dans un pays musulman.

Il lui est demandé de diriger les gens (aussi bien) les hommes que les femmes vers ce qui comporte le bonheur et la sauvegarde dans la vie ici-bas et dans l'au-delà. 
 
Nous appartenons à Allah et c'est vers lui que nous retournons, il n'y a de puissance ni de force qu'en Allah !
 
Et, sans aucun doute, cette parole comporte une atteinte immense et un outrage à la Législation Islamique car la Législation Islamique n'a jamais appelé à la mixité.

Alors comment dire que le fait de l'interdire est en contradiction avec elle.

Mais plutôt la législation l'interdit et elle est ferme vis-à-vis de cela. Elle insiste même sur ceci quand Allah dit :

 

Traduction relative et approchée : 

« Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d'avant l'Islam (Jahiliyah)».S33 V33.
 
Et Allah dit :

 

Traduction relative et approchée : 

« Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux »S33 V59.
 
Et Allah a dit : 
 
Traduction relative et approchée : 

« Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de préserver leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu 'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu 'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous réussissiez » .S24 V31.
 
Et Allah a dit :

 

Traduction relative et approchée : 

« Et si vous leur demandez quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau : c'est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs ».S33V53.
 
Et dans ces nobles versets, il y a une preuve claire sur le fait que les femmes doivent rester dans leurs maisons ; de peur d'être objet de tentation et par crainte d'être tenté par elles, sauf pour un besoin qui les amène à sortir.

Allah les a ensuite averti contre l'exhibition comme celle qui existait avant l'Islam ; et c'est le fait de montrer leur beauté et leurs atours devant les hommes.
 
Il a été authentifié d'après le Messager -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- qui a dit :
« Je n'ai pas laissé derrière moi une tentation plus néfaste pour les hommes que les femmes » (1)

 

Mouslim l'a cité dans son Sahih d'après Oussama et Sa'id ibn Zayd ibn 'Amr ibn Noufayl.
 
Et dans Sahih Mouslim, d'après abi Sa'id al Khoudri, d'après le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- qui a dit :
 
« Ce bas-monde est savoureux et verdoyant et Allah vous y a rendu responsables regardant comment vous agissez. Craignez (ce que renferme) ce bas-monde et craignez les femmes car la première tentation des Bani Israïl était dans les femmes ».
 
Effectivement, le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- fut véridique car leur tentation est immense et plus particulièrement à notre époque dans laquelle beaucoup d'entre elles ont retiré le voile et où elles se sont exhibées d'une exhibition (comparable) à celle d'avant l'Islam.

Et pour cette raison, se sont multipliées les turpitudes et les choses blâmables.

Et la plupart des jeunes hommes et des jeunes filles, dans beaucoup de pays, ont délaissé ce qu'Allah a légiféré dans le mariage.

Allah a pourtant montré que le voile est plus pur pour tous les cœurs ; ce qui le  prouve c'est que sa disparition est plus proche de la souillure de l'ensemble des cœurs ainsi que de la déviation du chemin de la vérité.
 
Et il est connu que le côte à côte des étudiantes et des étudiants sur les bancs d'étude est parmi les plus immenses causes de tentation et (aussi) parmi les causes de l'abandon du voile qu'Allah a légiféré aux croyantes. Puis Il leur a interdit de montrer leurs atours à autre que ceux qu'Allah a démontré dans le verset précédemment cité de la Sourate « la Lumière ».
 
Et celui qui prétend que l'ordre du voile est particulier aux Mères des croyants s'est effectivement éloigné du remède, et a contredit de nombreuses preuves qui prouvent la généralité, et a été ainsi à l'encontre de la parole d'Allah :

 

Traduction relative et approchée : 

« C'est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs ».S33V53.
 
Il n'est pas permis de dire que le voile est plus pur uniquement pour le cœur des Mères des croyants et pour les Compagnons en excluant ceux qui viennent après eux.

Et il n'y a pas de doute que ceux qui viennent après eux ont plus besoin du voile que les Mères des croyants et les Compagnons, du fait de la différence immense dans leur force de foi et de leur perception de la vérité.

Car les Compagnons aussi bien les hommes que les femmes, dont les Mères des croyants, sont les meilleures personnes après les prophètes et la meilleure génération selon les paroles du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- dans les deux Sahih.

Car si le voile est plus pur pour leurs cœurs (les hommes et les femmes) alors ceux qui viennent après eux, ont plus besoin de cette purification et en sont plus nécessiteux que ceux qui les ont précédés.

Les textes rapportés dans le Kitab et la Sounnah, n'autorisent pas que l'on dise que tel texte est particulier à une personne précise de la communauté sauf avec une preuve authentique qui justifie cette particularité.

Ces textes sont généraux pour l'ensemble de la Nation du temps du  Prophète et celle après son époque, jusqu'au jour dernier car Allah a envoyé le Messager -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-pour les Hommes et les Djinns à son époque et (celle) après lui et jusqu'au jour dernier.

Comme Allah a dit : 

 

Traduction relative et approchée : 

« Dis : ô hommes ! Je suis pour vous tous le Messager d'Allah ».S7 V158.
 
Et Allah a dit :

 

Traduction relative et approchée : 

«Et Nous ne t'avons envoyé qu'en tant qu'annonciateur et avertisseur pour toute l'humanité. Mais la plupart des gens ne savent pas ».S34 V28.
 
Et ainsi le Noble Coran n'a pas été révélé uniquement aux gens de l'époque du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- mais plutôt il leur fut révélé ainsi à ceux qui vinrent après eux parmi ceux dont le livre d'Allah leur est parvenu (2), comme Allah a dit :

 

Traduction relative et approchée :

« Ceci est un message (le Coran) pour les gens afin qu'ils soient avertis, qu'ils sachent qu'Il n'est qu'une Divinité unique, et pour que les doués d'intelligence s'exhortent ». S14 V52.
 
Et Allah a dit :

 

Traduction relative et approchée : 

« Et ce Coran m'a été révélé pour que je vous avertisse, par sa voie, vous et tous ceux qu'il atteindra ». S6 V19.
 
Et les femmes au temps du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- ne se mélangeaient pas aux hommes, ni dans les mosquées ni dans les marchés, de la façon qui est réprimandée par ceux qui veulent et appellent au bien aujourd'hui.

Le Coran et la Sounnah ainsi que les savants de cette communauté enjoignent et avertissent contre cela, par crainte de la tentation ; d'ailleurs les femmes qui étaient dans la mosquée du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-, priaient derrière les hommes dans des rangs éloignés des hommes.

Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- disait :
 
« Le meilleur des rangs pour les hommes est le premier et le pire des rangs (pour les hommes) est le dernier, et le meilleur des rangs pour les femmes est le dernier et le pire des rangs (pour les femmes) est le premier » (3) 
 
Et ceci en tant qu'avertissement (dû au risque de tentation) du dernier (des) rang(s) des hommes par le premier (des) rang(s) des femmes.

Et, les hommes au temps du Prophète  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-avaient reçu l'ordre de patienter pour se disperser (après la prière) afin que les femmes finissent et sortent de la mosquée pour éviter que les hommes ne se mélangent à elles aux portes des mosquées.

Ceci, sachant ce qu'ils avaient comme foi et crainte aussi bien les hommes que les femmes.

Alors que dire de la situation après eux !!!

Et les femmes avaient reçu l'interdiction de marcher au milieu du chemin et (il leur fut) ordonné de se mettre sur les bords du chemin pour éviter le contact avec les hommes et la tentation de se toucher au moment du passage dans les chemins.

Et Allah a ordonné aux femmes des croyants de rabattre leurs grands voiles sur elles pour qu'elles couvrent avec leurs parures afin d'éviter la tentation.

Et Il leur a interdit de montrer leurs parures à autre que ceux qui sont mentionnés dans Son livre ; pour arrêter les causes de tentation et pour motiver les causes de pudeur et pour éloigner l'apparition de la perversité et de la mixité (des hommes et des femmes).
 
Alors comment, après tout cela le directeur de l'université de San'a, qu'Allah le guide et l'inspire à la droiture, peut-il se permettre d'appeler à la mixité et prétendre que l'Islam appelle à ceci, et prétendre que l'intérieur de l'université est comme celui de la mosquée, et que les lieux de cours sont comme les lieux de prières, alors que l'on sait qu'il y a une énorme distinction et une vaste différence pour celui à qui Allah a donné un beau raisonnement, face à Son ordre et Son interdit et qui connaît sa sagesse dans la législation pour ses serviteurs et ce qu'Il a exposé dans Son grand livre comme lois au sujet des hommes et des femmes.
 
Et comment est-il permis à un croyant de dire que le fait qu'une étudiante soit près d'un étudiant sur le banc de l'école est comparable au fait qu'elle soit avec ses sœurs dans leurs rangs de prière derrière les hommes.

Ceci ne peut être dit d'une personne qui a la moindre parcelle de foi et de clairvoyance qui lui permettrait de raisonner sur ce qu'il dit.

Ceci si nous nous accordons (à dire) du devoir religieux du voile, qu'en sera-t-il du fait qu'elle s'assoit (l'étudiante) avec l'étudiant sur les bancs d'étude alors qu'elle exhibe ses atours, ainsi que les regards tentateurs, et les conversations qui incitent à la tentation.

Et c'est à Allah qu'il faut demander l'aide et il n'y a de puissance ni de force qu'en Allah. Allah a dit :

 

Traduction relative et approchée : 

« Car ce ne sont pas les yeux qui s'aveuglent, mais, ce sont les cœurs dans les poitrines (qui s'aveuglent) ».S22 V46
 
En ce qui concerne sa parole que les musulmans depuis l'époque du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- faisaient la prière dans une seule mosquée, aussi bien les hommes que les femmes, et c'est pour cela que l'enseignement doit être dans un même lieu.

La réponse à ceci est qu'il est vrai (que les femmes et les hommes priaient dans un même endroit), mais les femmes étaient au fond de la mosquée avec le voile et une attention et une vigilance pour tout ce qui cause la tentation et les hommes étaient au devant de la mosquée.

Les femmes écoutaient les sermons et les prêches, elles participaient à la prière, elles apprenaient les règles de leur religion dans ce qu'elles avaient entendu et ce à quoi elles avaient assisté.

Et le Messager  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- au jour de l'Aïd, après avoir exhorté les hommes, allait vers les femmes du fait de leur éloignement et qu'elles n'entendaient pas son exhortation : il les exhortait et les rappelait.
 
Dans tout ceci il n'y a aucun problème, et aucune gêne mais le problème est la parole du directeur de l'université de San'a, qu'Allah le guide et qu'Il améliore son cœur et qu'Il lui fasse comprendre sa religion :

 « et c'est pour cela que l'enseignement doit être dans un même et seul endroit ».
 
Par Allah, comment peut-on se permettre de comparer l'enseignement à notre époque avec la prière des hommes dans une seule mosquée alors qu'il y a une grande différence entre l'enseignement à l'heure actuelle et la prière des femmes derrière les hommes au temps du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-.

C'est pour cela que ceux qui veulent et appellent au bien ont appelé à la séparation des femmes et des hommes dans les lieux d'enseignement et qu'elles soient dans un lieu et les jeunes hommes dans un autre, pour qu'elles parviennent à acquérir la science des enseignantes en toute quiétude sans voile ni difficulté.

Car la durée de l'enseignement est long contrairement au temps de la prière.

Et le fait de recevoir les sciences des institutrices dans un endroit particulier est plus préventif pour tout le monde et cela éloigne des causes de la tentation et c'est plus sain pour les jeunes hommes quant aux tentations.

Le fait de séparer les jeunes hommes des jeunes filles pour l'enseignement, c'est plus pur pour les jeunes hommes au niveau de la tentation et ceci les aide plus à être attentifs pour leurs cours et à s'en préoccuper, et à avoir une meilleure attention à l'égard des professeurs dont ils prennent les sciences, éloignés des jeunes filles et d'en être perturbés et des regards empoisonnés échangés, et des paroles qui appellent à la turpitude.  
 
Quant à sa prétention, qu'Allah l'améliore, que l'appel à la séparation des étudiantes des étudiants est rigoriste et contraire à la Législation ; ceci est une prétention qui n'est pas acceptable mais plutôt (l'appel à la séparation est) en vue de conseiller pour Allah et pour Ses serviteurs, la défense de Sa religion et la mise en pratique des versets et des deux valeureux Hadîths vus précédemment.
 
Mon conseil au directeur de l'université de San'a est qu'il craigne Allah et qu'il se repente à Lui de ce qu'il a dit et qu'il revienne au convenable et à la vérité car le retour vers ceci est la noblesse même, et c'est une preuve que l'étudiant en science (religieuse) cherche la vérité et la justice.
 
Et c'est à Allah qu'on demande de nous guider tous vers le chemin de la droiture.

Qu'Allah nous protège ainsi que l'ensemble des musulmans des paroles à Son sujet sans science, des égarements et des tentations de satan, ainsi que je Lui demande qu'Il accorde l'aide et la droiture aux savants musulmans et ainsi qu'à leurs gouvernants dans chaque endroit dans ce qui comporte le bien du pays et des serviteurs dans leur vie d'ici-bas et de l'au-delà, et qu'il guide l'ensemble vers Son chemin droit car Il est le Donateur et le Généreux.
 
Que la Prière et le Salut d'Allah soient sur notre Messager Mouhammad et ses compagnons et ceux qui les ont suivis dans le bien jusqu'au Jour de la résurrection.


(1) Hadith rapporté par al Boukhari et Mouslim d'après Oussama ibn Zayd.
(2) C'est-à-dire ceux à qui on a transmis le message, le traducteur.
(3) Hadith authentique rapporté par Mouslim.
 

Extrait de Fatawa an-Nissa de Cheikh ibn Baz (qu'Allah lui fasse miséricorde). Traduction de Oummou Mou'adh.

copié de al.baida.online.fr

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة