La méthode du coran dans l’affirmation du tawhid et la négation de ce qui s’y oppose

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La méthode du coran dans l’affirmation du tawhid et la négation de ce qui s’y oppose

Le Coran est quasiment entièrement dédié à l’affirmation du Tawhîd et la négation de ce qui s’y oppose. 

 
Dans la plupart des versets, Allah affirme le Tawhîd de l’adoration, et l’exclusivité de l’adoration d’Allah Seul, sans aucun associé, et [nous] informe que tous les Messagers n’ont été envoyés que dans le but d’appeler leurs peuples à adorer Allah et ne rien Lui associer.

[Il nous informe aussi] qu’Il n’a créé les djinns et les humains que pour qu’ils l’adorent, et que les Livres [révélés] et les Messagers, et même la nature humaine et l’esprit sain, s’accordent tous sur ce fondement qui est à l’origine de tous les fondements.

[Allah nous informe également] que les actions de celui qui n’adhère pas à cette religion - qui consiste à dédier son adoration, [ses sentiments] du cœur et ses actes exclusivement à Allah Seul - sont vaines (traduction rapprochée) :

« Si tu associes [à Allah d’autres divinités], tes actions seront certainement nulles » [1]« Et s’ils avaient donné à Allah des associés, tous ce qu’ils auraient fait eût certainement été vain » [2].
 
De plus, Le Coran appelle les serviteurs à ce qui a été ancré dans leur nature et leur esprit, à savoir qu’Allah est Le Seul Créateur, Le Seul à diriger et Le Seul à accorder Ses bienfaits apparents et cachés.

C’est Le Seul qui est digne d’être adoré en exclusivité, et aucune adoration ne doit être destinée à autre que Lui.

Aucune créature n’a le pouvoir de créer, ni d’apporter un bien, ni de repousser un mal pour leur propre personne, encore moins de faire pour autrui quoi que ce soit en se substituant à Allah.
 
Il les appelle également à ce fondement à travers Ses éloges [faites] à Lui-même, et les louanges qu’Il fait à Son Âme généreuse, comme l’unicité de Ses Attributs de Grandeur, de Gloire, de Majesté et de Perfection.

Celui qui a cette perfection absolue qui n’est partagée par aucun associé est Le plus digne [du fait que les serviteurs] Lui vouent leur cœur et leurs actes apparents et cachés.

 

Il affirme ce Tawhîd par le fait qu’il est le seul Juge.

Personne d’autre n’a ce privilège dans la législation, ou dans la rétribution. (traduction rapprochée)

« Le Jugement n’appartient qu’à Allah. Il vous a commandé de n’adorer que Lui » [3].

 

Dans d’autres passages, Il affirme ce fondement par la mention des bienfaits du Tawhîd, et le fait que c’est la seule religion obligatoire - par la Révélation, la raison et la nature saine - pour tous les serviteurs.

[Il l’affirme également] par la mention des méfaits du polythéisme, de son caractère détestable, du déséquilibre des esprits puis des religions des polythéistes, du détournement de leur cœur et du fait qu’ils sont plus égarés dans leurs voies que les bestiaux.

 

Dans d’autres passages encore, il appelle à la même chose en mentionnant la bonne rétribution dans cette vie et dans l’au-delà, et la vie heureuse dans les trois demeures [ici-bas, dans la tombe et dans l’au-delà] qu’Il a destinées pour ceux qui accomplissent le Tawhîd ; ainsi que les châtiments immédiats et retardés qu’il a destinés à ceux qui tombent dans son opposé [le polythéisme], et comment la fin des polythéistes est la plus mauvaise et la pire des fins.


En résumé, tout bien immédiat ou retardé est un des fruits du Tawhîd  ; et tout mal immédiat ou retardé est un des fruits du polythéisme. Et Allah est le Plus Savant.
 
[1] Sourate 39 : As-sumar (Les groupes) ; verset 65
[2] Sourate 6 : Al-anam (Les bestiaux) ; verset 88
[3] Sourate 12 : Yousouf ; verset 40
 

Source : Extrait du livre "Al-Qawâ’id ul-H’icên fî Tafsîr il-Qor`ân"
Auteur : Cheikh ’Abd Ar-Rah’mân As-Sa’diy
Traduction : Adel Abd Allah

copié de sounna.com

 

Cheikh Abu 'Abdellah Abder-Rahman ibn Nasr as-Sa'di - الشيخ عبد الرحمن بن ناصر السعدي

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Juger par autre que les lois d'Allah (vidéo)

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Juger par autre que les lois d'Allah (vidéo)


Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

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Cinq sounnan à pratiquer à l'écoute de l'appel à la prière

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Cinq sounnan à pratiquer à l'écoute de l'appel à la prière
Louanges à Allah, Seigneur des Mondes,
Mes frères et les soeurs,
Cet adhan qui invite aux cinq prières, qui pénètre tes oreilles et entre dans ton coeur,
Que dis-tu lorsque tu l'entends ?
Sais-tu ce que disait le Prophète, sallallahou 'alayhi wa sallem, au moment de l'adhan ?
Veux-tu savoir ce qu'il nous est commandé de dire en entendant le mouadhin ?Ce sont quelques mots qui ont une grande récompense.
Notre mère Aïcha, radhiallahou 'anha, a dit : 
 
"Il fait partie des privations que l'homme entende le mouadhin et qu'ensuite il ne le suive pas."

Ibnou el Qayim, rahimahoullah, a dit : 

Cinq sounnan à pratiquer à l'écoute de l'appel à la prière.

 La première : Répondre au mouadhin
 
La preuve en est la parole du Prophète, sallallahou 'alayhi wa sallem :

"Lorsque le mouadhin dit "Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand" et que l'un d'entre vous repète aprés lui "Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand".
Puis, le mouadhin dit "J'atteste qu'il n'y a point de divinité digne d'adoration en dehord d'Allah", il (l'un d'entre vous) repète "J'atteste qu'il n'y a point de divinité digne d'adoration endehord d'Allah".
Puis le mouadhin dit "J'atteste que Mouhammad est le messager d'Allah", il repète "J'atteste que Mouhammad est le messager d'Allah".
Puis le mouadhin dit "Venez à la prière" et il prononce après lui " Il n'y a deforce ni de puissance que par Allah".
Puis le mouadhin dit "Venez au succés" et il prononce après lui "Il n'y a deforce ni de puissance que par Allah".
Puis le mouadhin dit "Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand" et ilrepète "Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand".
Puis le mouadhin dit "Il n'y a point de divinité digned'adoration en dehors d'Allah" et il repète de tout coeur " Il n'y a point de divinité digne d'adoration en dehorsd'Allah".
Il entrera au Paradis."

Rapporté par Mouslim

 

La deuxième : La prière sur le Prophète, sallallahou 'alayhi wa sallem
 
La preuve est la parole du Prophète, sallallahou 'alayhi wa sallem :

"Lorsque vous entendez le mouadhin, repetez ce qu'il dit, puis priez sur moi, car celui qui prie sur moi Allah priera sur lui dis fois."
Rapporté par Mouslim

 

 La troisième : La demande à Allah le Trés Haut d'el Wassila pour le Prophète, sallallahou 'alayhi wa sallem
 
La preuve est la parole du Prophète, sallallahou 'alayhi wa sallem :

"Lorsque vous entendez le mouadhin, repetez ce qu'il dit, puis priez sur moi, car celui qui prie sur moi Allah prierasur lui dis fois, puis demandez à Allah pour moi el Wassila (la place imminente) car c'est un degrés au Paradis qui ne revient qu'à un seul serviteur parmi les serviteurs d'Allah et j'e souhaite être celui là. Et celui qui demandera 1 / 3 Cinq sounnan à pratiquer à l'écoute de l'appel à la prièrepour moi el Wassila il benefiera de mon intercession."
Rapporté par Mouslim

Et la parole du Prophète, sallallahou 'alayhi wa sallem :

"Lorsqu'il entend l'appel à la prière qu'il dise : "Oh Allah Seigneur de cet appel parfait et de cette prière qu'on accomplie accorde à Mouhammad el Wassila et le merite et accorde lui la place louée que tu as promise." Celui qui dit cela benefiera de mon intercession le Jour du Jugement."
Rapporté par Al Boukhari

 

La quatrième : La parole : "J'agrée Allah comme Seigneur, l'Islam comme religion et Mouhammad, sallallahou'alayhi wa sallem, comme Messager

 

La preuve en est la parole du Prophète, sallallahou 'alayhi wa sallem :

" Celui qui, lorsqu'il entend le mouadhin dit : "J'atteste qu'il n'y a de divinité digne d'être adorée en dehors d'Allah,le Seul sans associé, et j'atteste que Mouhammad est Son serviteur et messager, j'agrée Allah comme Seigneur, l'Islam comme religion et Mouhammad, sallallahou 'alayhi wa sallem, comme messager."
Allah lui pardonne ses péchés.

Rapporté par Mouslim

 

La cinquième : Implorer Allah pour soi même librement

 

La preuve est dans le recueil d'abi Dawoud, d'aprés 'Abdilleh bni 'Amrou qui a dit au Messager d'Allah, sallallahou'alayhi wa sallem :

"Certes ceux qui appellent à la prière sont mieux que nous."

Et le Messager d'Allah, sallallahou 'alayhi wa sallem, a dit :

" Dit ce qu'ils disent, et quand tu as terminé, demande, il te sera accordé."

Et dans le recueil d'At Tirmidhi, d'aprés Anas, le Prophète, sallallahou 'alayhi wa sallem, a dit :

"L'invocation entre l'adhan et l'iquamah n'est pas rejetée."

Allons vers ces sounnan !

Pratiquons les, invitons les gens à les pratiquer et propageons les. Et soyons parmi ceuxqui suivent le Prophète en toute verité !

Notes :
Al iqhamah est le deuxième appel à la prière, plus bref que le premier et qui survient quelques minutes après celui ci.

 

Source : Al Wabil as Sayyib d'Ibn al Qayyim, page 141
copié de assounnah.com
                                                  
Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Quelques clarifications au sujet des minarets

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Quelques clarifications au sujet des minarets

Cheikh al-Albany dit :

 

Il n'y a rien d'authentique qui affirme que le minaret sur la mosquée était connu du temps du Prophète صلى الله عليه وسلم

 

Cependant ce qui est certain, c'est qu'à cette époque l'adhan se faisait sur un endroit élevé sur la mosquée sur lequel on montait comme nous l'avons vu précédemment.

 

On peut comprendre par là que l'ascension se faisait sur la mosquée tout simplement, comme on peut comprendre qu'elle se faisait sur une chose élevée au dessus de la mosquée comme dans le hadith de Oum Zayd.

 

Que ce soit l'une ou l'autre compréhension, ce dont nous sommes sûrs, c'est que le minaret que l'on connaît aujourd'hui n'est pas du tout de la Sounna ; Si ce n'est que le sens de son utilisation qui est de faire parvenir l'adhan est une chose légiférée sans aucun doute.

 

Donc si la transmission ne peut se faire que de cette manière, cela devient légiféré, ceci en sa basant sur la règle connue des bases de la jurisprudence :

 

"si une obligation ne peut être réalisée qu'avec un certain moyen alors ce moyen devient obligé". 

 

Si ce n'est que mon avis est que l'existence des micros aujourd'hui nous permettent de nous passer des minarets comme moyen de transmission.

 

De plus, cela amène à beaucoup de dépenses pour rien.

 

Donc leurs constructions, en sachant que c'est une innovation et que l'on peut s'en passer, n'est pas légiférée pour ce qu'elles provoquent comme gaspillage d'argent. 

 

Ajoutons que parmi les preuves évidentes qu'ils n'ont aucune utilité, c'est que les mouadhinin lorsqu'ils font l'adhan n'y montent pas du tout car ils se suffisent des micros. 

والذي تلخص عندي في هذا الموضوع ؛ أنه لم يثبت أن المنارة في المسجد كانت معروفة في عهده صلى الله عليه و سلم ، ولكن من المقطوع به أن الأذان كان حينذاك في مكان مرتفع على المسجد يرقى إليه كما تقدم ، ومن المحتمل أن الرقي المذكور إنما هو إلى ظهر المسجد فقط ، ومن المحتمل أنه إلى شيء كان فوق ظهره كما في حديث أم زيد ، وسواء كان الواقع هذا أو ذاك ، فالذي نجزم به أن المنارة المعروفة اليوم ليست من السنة في شيء ، غير أن المعنى المقصود منها – وهو التبليغ – أمر مشروع بلا ريب ، فإذا كان التبليغ لا يحصل إلا بـها ، فهي حينئذ مشروعة ؛ لما تقرر في علم الأصول
أن ما لا يقوم الواجب إلا به 
فهو واجب و لكن ترفع بقدر الحاجة . غير أن من رأيي أن وجود الآلات المكبرة للصوت اليوم يغني عن اتخاذ المئذنة كأداة للتبليغ ،ولا سيما أنـها تكلف أموالاً طائلة ، فبناؤها والحالة هذه – مع كونه بدعة ، ووجود ما يغني عنه– غير مشروع ؛ لما فيه من إسراف و تضييع للمال ، ومما يدل دلالة قاطعة على أنـها صارت اليوم عديمة الفائدة ؛ أن المؤذنين لا يصعدون إليها البتة ، مستغنين عنها بمكبرات الصوت
منقول من: الأجوبة النافعة عن أسئلة لجنة مسجد الجامعة تأليف العلامة المحدث محمد ناصر الدين الألباني رحمه الله

Question numéro 3 du Comité permanent de l'Ifta :

 

Il y a une divergence d'avis entre certaines personnes à propos de l'édification des minarets.

 

Un groupe considère que leur construction va à l'encontre de la Sunnah et que c'est un gaspillage d'argent. 

 

L'autre groupe répond que les minarets permettent de distinguer la mosquée parmi les hautes et nombreuses constructions qui l'empêchent d'être visible de loin.
 

Et que leur existence dans les mosquées, montre à beaucoup de gens que les musulmans sont dans une bonne situation, malgré les nombreux défis auxquels ils sont confrontés. 

 

Réponse : 

 

Il n'y a pas d'empêchement pour la construction des minarets dans les mosquées. 

 

Il est même souhaitable de les édifier. 

 

Puisque le minaret permet de propager l'appel à la prière du Muézine aux fidèles. 

 

Pour preuve, du temps du Messager Bilal faisait l'appel à la prière depuis les terrasses de quelques maisons voisines à la mosquée.

 

Et le consensus des savants musulmans est de cet avis. 

 

Et c'est Allâh qui accorde la réussite. 

 

Que la paix et la bénédiction d'Allâh, soient sur notre Prophète Mohamed, ainsi que sur sa famille et ses compagnons. 

 

Fatwa numéro : 2909

Publié par 3ilmchar3i.net
 
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Les épreuves (vidéo)

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Les épreuves (vidéo)

 

أَمۡ حَسِبۡتُمۡ أَن تَدۡخُلُواْ ٱلۡجَنَّةَ وَلَمَّا يَأۡتِكُم مَّثَلُ ٱلَّذِينَ خَلَوۡاْ مِن قَبۡلِكُم‌ۖ مَّسَّتۡہُمُ ٱلۡبَأۡسَآءُ وَٱلضَّرَّآءُ وَزُلۡزِلُواْ حَتَّىٰ يَقُولَ ٱلرَّسُولُ وَٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ مَعَهُ ۥ مَتَىٰ نَصۡرُ ٱللَّهِ‌ۗ أَلَآ إِنَّ نَصۡرَ ٱللَّهِ قَرِيبٌ۬ - ٢١٤

 

"Pensez-vous entrer au Paradis alors que vous n’avez pas encore subi des épreuves semblables à celles que subirent ceux qui vécurent avant vous? Misère et maladie les avaient touchés; et ils furent secoués jusqu’à ce que le Messager, et avec lui, ceux qui avaient cru, se fussent écriés: «Quand viendra le secours d’Allah?» - Quoi! le secours d’Allah est sûrement proche." (sourate al-baqara verset 214)

Publié dans Rappels - تذكر

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Ceux qui ont encouru la colère d’Allah et les égarés

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Ceux qui ont encouru la colère d’Allah et les égarés

Il est important de comprendre dans quel sens Allâh – Ta’âla – nous demande d’invoquer la droiture et surtout, de ne pas nous mettre parmi ceux qui ont encouru Sa colère et des égarés.


Ceci nous amène à nous rappeler quelques paroles savantissimes sur l’explication claire et précise du verset concerné.

Allâh – Ta’âla - dit (traduction rapprochée) :
 
« Guide-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés » [1]
 
SHeikh Muhammad ibn ‘Abdel-Wahhab (rahimahullâh) dit dans le commentaire de cette parole que :

« ceux qui ont encouru la colère (d’Allâh), ce sont les savants qui n’ont pas mis en application leur connaissance.

Et les égarés, ce sont ceux qui ont pratiqué sans science.

La première description est celle des Juifs, et la deuxième est celle des Chrétiens. »
 

SHeikh dit encore que beaucoup de gens ignorants voient dans le commentaire de ce verset :

« que cela ne concerne spécifiquement que les Juifs et les Chrétiens. »,

alors qu’ils lisent l’obligation d’invoquer par cette invocation, et de rechercher protection contre la voie des gens décrits.

« Subhâna-Allâh ! Comment ? Allâh leur enseigne cela sans que cela ne les concerne ? Il leur a rendu obligatoire d’invoquer toujours par celle-ci sans qu’ils aient à s’en préserver ? Et sans qu’ils pensent qu’ils puissent le faire ? Cela en revient à avoir une mauvaise pensée à l’égard d’Allâh. »
 [2]
 
Sahal Ibn Abdullâh dit dans le commentaire de cela : 

« Non pas de ceux qui ont encouru Ta colère par les innovations, ni des égarés de la Sounnah. » [3]
 
Ibn Taymiyyah a expliqué que le Prophète (sallallahu ‘alayhi Wa sallam) a dit : 

« Les Juifs ont encouru la colère (d’Allâh) et les Chrétiens se sont égarés. » [4]

Soufyân Ibn ‘Oueïna a dit :

« Il fût dit que la perversité parmi nos savants est une ressemblance aux Juifs, et la perversité de nos ascètes est une ressemblance aux Chrétiens. »
 

Plus d’un des anciens pieux disaient :

« Prends garde à la discorde du savant pervers et de l’ascète ignorant, car ces deux discordes sont la discorde de tout causeur de trouble. »

Ibn Taymiyyah ajoute que : 


« celui qui connait la vérité mais ne la met pas en application, ressemble aux Juifs. Et celui qui adore Allâh sans science, bien plus, avec exagération et polythéisme, ressemble aux Chrétiens » [5]
 
Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh) a expliqué que les causes qui provoquent la sortie (de la personne) du droit chemin « sont soit dues à l’ignorance, soit dues à l’obstination. »

Ceux dont la cause est due à l’obstination sont ceux qui font l’objet de la colère d’Allâh, et à leur tête on trouve les Juifs.

Et ceux dont la cause est due à l’ignorance sont ceux qui ignorent la vérité, et à leur tête on trouve les Chrétiens.

Leur situation (aux Chrétiens) est liée au fait de ce qu’il en était avant la révélation (du Prophète Muhammad).

Mais après la révélation (pour ce qui est des Juifs), la vérité leur est parvenue, ils l’ont apprise mais contredite, ce qui fait qu’ils ont subi la colère d’Allâh  [6]


[1] Coran, 1/6-7
[2] Ad-Dourar as-Saniyyah fîl-Adjwabat in-Nadjiyyah, 13/71
[3] Tafsîr al-Baghawî Ma’âlam al-Tanzîl, p.11
[4] Rapporté par at-Tirmidhî, Ahmad d’après ‘Adî Ibn Hâtim – Hadîth authentique
[5] Qâ’idah Djalîlah fî at-Tawassoul wal-Wassîlah de Ibn Taymiyyah, p. 81-82
[6] At-Tafsîr uth-Thamîn lil-‘Allâmat il-‘Uthaymîn, 1/76

 

copié de manhajulhaqq.com

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La carte bancaire visa

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La carte bancaire visa
Question : 
 
Votre éminence le cheikh, de nos jours, il existe ce qu’on appelle la carte VISA dorée ou argentée, délivrée par certaines banques.
 
La valeur de ces cartes varie entre 350 et 450 riyals annuels, que l’on utilise les facilités de crédits ou pas. Le découvert autorisé ne dépasse pas 20000 riyals et l’on peut rester à découvert sans intérêt durant 21 jours. Au-delà, les intérêts commencent.
 
Nous sommes perplexes quant à cette carte et nous souhaitons de votre éminence, un éclaircissement juridique. Qu’Allah vous protège. Que la paix, la miséricorde et la bénédiction d’Allah soient sur vous.
 
Réponse : 
 
Le contrat effectué de cette manière n’est pas permis, car il contient un intérêt qui est la valeur de la carte VISA, ajouté à l’engagement pris de payer les intérêts comptés lors d’un retard de règlement du découvert.
 

le 26/08/1414H.
copié de fatawaislam.com

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Le respect pour les savants

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Le respect pour les savants

Question :


Fait-il partie de l'unité d’avoir du dédain pour le Comité des Savants et de les accuser d'hypocrisie et d’être des salariés (du gouvernant)? [1]
 
Réponse :

Il est obligatoire de respecter les savants des musulmans, parce qu'ils sont les héritiers des prophètes.

Ainsi avoir du dédain pour eux revient à avoir du dédain pour leur position, leur héritage du prophète (sallallahu ' alayhi wa sallam) et du dédain pour la connaissance qu'ils portent.

Du dédain pour les savants vient le dédain pour d'autres qu'eux.

Donc il est obligatoire de respecter les savants pour leur connaissance et leur statut dans la umma et pour la responsabilité qu'ils portent pour l'avantage de l'islam et des musulmans.

Si on ne compte pas sur les savants, alors sur qui comptera-t-on ?

Si la confiance aux savants est négligée, donc à qui les musulmans se référeront-ils à dans la difficulté et pour expliquer les règles de Shari'a ?

Au point, que la umma ne soit abandonnée et ne tombe dans le chaos.

Ainsi si le savant fait un ijtihad et voit juste, il obtient deux récompenses.
Et s'il fait un ijtihad et se trompe, alors il a une récompense et est pardonné pour son erreur.

Il n'y a personne qui n’ait du dédain pour les savants, sans qu'il n’attire par cela une punition dure sur lui.

L'histoire - dans le passé et de nos jours - est un bon témoin de cela, qu’importe si ces savants sont parmi ceux qui sont responsables des affaires des musulmans, comme les juges; ou le Comité de Savants. [2]
 
Notes de bas de page :

[1] Ceci est tiré du livre Al-Ajwibatul-Mufida (p. 140-142); Shaykh Salih Ibn Fawzan a dit de ce livre, " la louange est à Allah et Prières et Paix sur notre prophète, Muhammad et sur sa famille et ses compagnons : J'approuve la publication d'Al-Ajwibatul-Mufida 'an As'ilatil-Manahijil-Jadida qui contient mes réponses et des notes du frère, Jamal Ibn Farihan Al-Harithi. Et j'espère que cela sera un bienfait dans l'explication des aspects de la vérité ignorée de certaines personnes aujourd'hui. Et que les prières et la paix d'Allah soient sur notre prophète, Muhammad, sa famille et ses compagnons. Signé : Salih Ibn Fawzan Ibn ' Abdullah Al-Fawzan 18/4/1417."

[2] En effet, les musulmans ont aujourd'hui été éprouvé par un groupe de ceux qui se réclament de da'wa.

Ce groupe a dit du mal des savants en cachant leurs identités.

Cependant, ils ne sont pas restés cachés de ceux qui possèdent la connaissance.

Ainsi pour clarifier l'affaire et balayer la poussière, nous mentionnerons certaines des déclarations de ces gens.

L'orateur (Salman Al-'Awda) dans la cassette audio Haqiqatut-Tatarruf dit : « Il est obligatoire de dire aux savants et prêcheurs : Établissez vos obligations et avertissez les masses de la umma et donnez vos cours sans attendre que quelqu'un vous le permette ou commande que vous le fassiez. » Il dit ces mots tels quels.

Et il parle de l'Arabie Saoudite dans ce cours!! Refléchissez donc – qu’Allah vous accorde le succès - sur le discours et le sens visé.

Puis il a dit ce qui a clarifié le sens visé : « Il est juste de dire que les affaires de la religion ont été monopolisées par un groupe connu qui est habile dans l'hypocrisie et la duperie.

Ces gens ont été délégués comme une organisation pour parler des affaires au nom de l'islam et des musulmans, alors qu'ils n'accomplissent rien pour eux si ce n’est deux choses :

[1] Annoncer le début et la fin de Ramadan;
[2] Attaquer ceux qu'ils appellent des radicaux. »

Et il (Salman Al-'Awdah) dit dans la cassette audio, ash-Sharitul-Islami Ma Lahu wa Ma ' Alayhi : « que vaut un savant  qui n'explique pas la politique aux gens, la chose la plus importante dont ils ont besoin ? »

Par ces mots il souhaite que les savants captivent les gens par la politique et les affaires politiques et il veut impliquer les gens qui ne rectifie pas, ni ne profite à la umma.

En vérité la chose  la plus importante vers laquelle on doit appeler les gens est le Tawhid et leur apprendre les actes d'adoration et c'est ce dont les gens ont besoin.

Et la politique n'est pas la futilité qui appelle au chaos et à l'ignorance de la religion. Ainsi quel est l'avantage de connaître la politique et l’avantage des musulmans s’ils ne connaissent du tawhid, et des actes d'adoration, que leurs noms.

L'orateur (Salman Al-'Awdah) sur la cassette a dit : « voulez-vous un savant qui soit limité seulement aux règles de sacrifices, des produits alimentaires, des menstrues et de l'accouchement, l'ablution, le ghusl (bain rituel) et l'essuyage sur les chaussettes ? »

Cela montre sa désapprobation pour ces actes d'adoration et leur parfaite connaissance et la désapprobation de l'adoration qui ne devient correcte que lorsque l'on connaît les règles de Shari'a sur le sujet.

L'orateur (Safar Al-Hawali) sur la cassette Fafirrou ilallah dit : « je dirai notre déclaration sur les savants ... nous ne devons pas toujours placer le blâme d’un côté spécifique.

Particulièrement pour ceux qui vivent dans des circonstances particulières qui les poussent à être courtois dans leur conduite !!

Et des conditions difficiles! Comme nous sommes ceux qui vivent dans le confort, nous devons dire la vérité dans nos maisons et nos mosquées...

Nos savants, ô frères ! Assez (excuses pour eux) ! Assez (excuses pour eux) ! (Kaffahum!Kaffahum!)

Nous ne pouvons pas justifier tout pour eux, nous ne pouvons pas dire qu'ils sont infaillibles!!... Nous disons : Oui !

Ils ont quelques défauts dans leur connaissance de l'état actuel des affaires, ils ont quelques choses et nous les complétons !

Non pas que nous leur soyons supérieur, mais parce que nous avons vécu les événements et ils ne les ont pas vécu eux parce qu'ils ont vécu dans un autre temps ! Ou conditions différentes !!...

Néanmoins, je dis la chose suivante : la responsabilité essentielle est d’abord sur nous, les étudiants en science !

Et certains de ces savants ont en effet commencé à remettre (l'autorité) de l'affaire; parce que - je veux dire - ils sont devenus vieux, ou à un certain point... Pensez, qui peut leur succéder, pensez qui... »

Réfléchissez donc ô lecteurs , puisqu'ils parlent tous d'une même façon avec une signification et que celui-ci est à l'ouest et que l’autre est à l'est de la terre d’Arabie Saoudite. Et ceux qui leur ressemblent sont nombreux et il n'y a de force et de puissance qu’en Allah.

Et ceux comme lui – ses semblables - parmi les politiciens méprisables et ceux qui incitent à la fitna (épreuve, discorde) veulent succéder aux savants dans notre pays; comme Al-'Allama Ibn Baz, Al-'Uthaymin, Al-Fawzan, Al-Luhaydan, Al-Ghudayan et leurs frères! Qu’Allah nous protège.

Article tiré du site troid.org
Préparé par Jamal ibn Farihan al Harithi
Traduit par Maz Qureshi
copié de salafs.com
 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Au sujet de l'antéchrist - الدجال

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Au sujet de l'antéchrist - الدجال

Par la grâce d'Allah nous avons pu questionner Shaykh Mouhammed ibn Rabee' Al Madkhali Hafizhahoullah ce mercredi 13 Mouharram 1431 (le 30 décembre 2009) au sujet du faux Messie l'antéchrist (al massîh ad-dajjâl).


Shaykh Mouhammed ibn Rabee' n'est autre que le fils de Shaykh Rabee' Al Madkhali hafizhahoumâ Allah c'est un docteur en 'aqîdah wal hamdoulillah connu et reconnu par les savants.

Nous l'avons l'interrogé au sujet de l'antéchrist (ci-dessous l'essai de traduction)


Question :

Est-il vrai que l'antéchrist est bel et bien vivant à notre époque et qu'il a une armée prête à agir et qu'ils n'attendent seulement que leur heure soit venue pour surgir ?

Réponse :

Les gens de sciences ont divergé sur cette question, à l'époque même du prophète salallahou 'alayhi wa sallam cette question n'a pas été tranchée les gens ne savaient pas de manière absolue si il était déjà présent ou non, néanmoins ils existent quelques indices (tirés des textes) nous indiquant qu'il était déjà présent et vivant à cette époque tel que le hadith de l'espionne (hadithoul jassâs).

Et le prophète salallahou 'alayhi wa sallam eut des doutes au sujet d'un Juif de Médine qui s'appelait ibn Sayyâd, et c'est une question qui est sujette à plusieurs interprétations cependant il est considéré d'une manière générale qu'ibn Sayyâd n'était pas l'antéchrist car après sa conversion à l'islâm ibn Sayyâd s'est rendu au pèlerinage à La Mecque et il s'est entretenu avec Abou Sa'eed, et il s'est plaint en disant :

"les gens disent que je suis l'antéchrist, alors que l'antéchrist n'entrera pas à Médine alors que je viens de quitter Médine ! de plus il est borgne et je ne le suis pas etc..."
au point que Abou Sa'eed fut dans la confusion mais ibn Sayyâd conclut son propos en disant : "néanmoins ça ne m'aurait pas déplu d'être l'antéchrist..." ainsi ses "lamentations" furent annulées par sa dernière parole ! et Abou Sa'eed lui dit alors : " malheur à toi ! "

Ainsi mon noble frère, l'avis le plus fort est de considérer que l'antéchrist est bel et bien vivant à notre époque et il serait détenu dans un endroit secret attendant qu'Allah autorise sa sortie au grand jour, et quand il se manifestera il causera de grands troubles et aucune épreuve aussi terrible que la sienne n'a existé et ce depuis la création de Adam, aucun mal pire que le sien n'a existé ! au point que même les premiers Messagers d'Allah mettaient en garde contre lui, et notre prophète salallahou 'alayhi wa sallam nous a ordonné de rechercher la protection contre lui dans chacune de nos prières (lors du tachahhoud final).

Et sa fitna sera si grande que certaines personnes qui pensaient être capables de lui résister et de discerner le vrai du faux se verront rejoindre les rangs de l'antéchrist totalements séduits par ses ambiguités, c'est pourquoi il faut s'éloigner de lui le plus possible.

Ainsi en résumé mon frère il n'y a pas de certitudes tranchées tirées des textes qu'il soit caché sur une terre quelconque tout comme il n'existe pas de preuves affirmant le contraire ! ainsi l'avis le plus fort est de considérer qu'il est bel et bien vivant et qu'il est retenu dans un endroit secret attendant qu'Allah permette sa sortie et on déduit cela du hadith de l'espionne rapporté par l'imâm Muslim ainsi que d'autres (Fin des paroles du Shaykh).

source : question posée à Shaykh via paltalk traduit par S.Abou-Ahmad
copié de ahloul-hadith.fr
 
Cheikh Mohammad Ibn Rabi' Al Madkhali - الشيخ محمد بن ربيع المدخلي

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"Les 3 fondements" - الاصول الثلاثة de Cheikh Mohamed Ibn Abdelwahhab Expliqué par Cheikh Ben baz (audio-dossier)

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"Les 3 fondements" - الاصول الثلاثة de Cheikh Mohamed Ibn Abdelwahhab Expliqué par Cheikh Ben baz (audio-dossier)
222
Le développement des trois fondements
Cours Audio dispensé par Abou Hammad Soulayman Al-Hayiti


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222
Retranscription des cours audio à télécharger

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Récapitulatifs des prières surérogatoires et des moments interdits de prières

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Récapitulatifs des prières surérogatoires et des moments interdits de prières

Sans titre 1

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
 

«Quiconque perpétue l'accomplissement de 12 rak'at surérogatoires, Allâh lui construira une maison au paradis :
 
Deux rak'at avant le Fajr,
quatre rak'at avant et deux rak'at après le dhor,
deux rak'at après le Maghreb,
deux rak'at après Isha»
Rapporté par At -Tirmidhi 379 et d'autres
Cité dans Sahih Al-Jami, n° 6183
Sans titre 1
Les prières surérogatoires se divisent en deux parties


les nawafil moutlaqah

 

Prières faites à des moments non précis, comme le précise Cheikh Al-Fawzan : 1/162

 

les nawafil mouqayyadah

 

Prières qui sont faites à des moments définis (1/161), et ces prières se divisent en deux parties :

celles qui sont mou-'akkadah (fortement recommandées)

celles qui sont autres que mou-akkadah


Ces prières ne sont précédées ni de l'adhan (spécifique à elles) ni de l'iqama.
On procède au taslim pour chacunes d'entre elle après les 2 rak'at.

Sans titre 1  

TABLEAU RECAPITULATIF DES PRIERES SUREROGATOIRES
(
As-Salawaat An-Nawaafil)

PRIERES SUREROGATOIRES EFFECTUES ENTRE L'ADHAN 
(l'appel à la prière)
ET L'IQAMA

(Et ceux pour chaque prière)

 

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

"Entre les deux appels à la prière il y a une prière; entre les deux appels il y a une prière pour celui qui veut"
Rapporté à l'unanimité

 

cela signifie qu'entre l'adhan et l'iqamat celui qui le souhaite peut effectuer 2 rak'at qui sont une sunna..

 

 

 

 

 

 

 

2 RAK'AT ENTRE L'ADHAN ET L'IQAMA 
(pour chaque prière)

PRIERES DE SALUTATION
DE LA MOSQUEE

AT TAHIYYAATOU L MASJIID

 

Cette prière se fait en tout temps, à chaque foi que tu rentre dans la mosquée .

Fatawa Arkan al islam wa-l iman 
(version albanaise, édition « NUN » page 341) 
Chapitre de La Prière
Cheikh Muhammad Ibn Salih Al ‘Outhaymin
Traduit de l’albanais et réajusté par commodité par Ibn Djelaz

 

 

Ne t’assoie pas sans prier 2 unités de prière (Raka’tayn), même si c’est pendant les temps interdits

PRIERES SUREROGATOIRES RATTACHEES AU SOBH


D'après Ibn `Umar,

"Hafsa, la mère des Croyants رضي الله عنها, lui a dit que lorsque le muezzin achevait le premier appel à la prière de fajr (l'aurore) et, aussitôt que le matin paraissait, le Prophète صلى الله عليه وسلم faisait deux courtes rak`a avant le second appel."
Rapporté par muslim 1184

 

 

 

 

2 COURTES RAK'AT 
AVANT LA PRIERE DU SOBH
( ne pas s'y atarder )

PRIERES SUREROGATOIRES RATTACHEES AU DOHA

(Le temps de cette prière commence au lever du soleil et ce termine avant l'heure du Dhor au moment ou le soleil est au Zenith)

 

On effectue cette prière entre ces deux limites, cependant il est préférable et plus méritoire d'éxecuter cette prière au moment de l’intensité de la chaleur, c'est-à-dire lorsque la chaleur s'accentue.

 

Il existe également un hadith déclaré Hassan par Cheikh Al Albani notamment dans Sounan At-tirmidhi, dont le sens est :
 
"Celui qui accomplit la prière du Sobh en groupe à la mosquée puis s'assoit et accomplit du Dhikr (Lecture du coran, etc..) jusqu'au lever du soleil puis accomplit deux raka'at de la prière du Doha obtiendra la récompense d'un Haj et d'une Omra."
 
A ce propos Aïcha رضي الله عنها a dit :
 
"Le messager d'Allâh faisait au Doha quatre unités de prière et il leur ajoutait encore ce qu'Allâh lui permettait de faire".
Rapporté par Mouslim

"..Et quiconque accomplit 12 raka’at pour la prière d’Ad-Doha, Allâh lui construit une maison au paradis"

Rapporté notamment par At-tabarani et d’autres, Cheikh Al Albani L’a jugé Hassan Sahih Targhib Wa Tarhib

 


LE NOMBRE DE RAK'ATAYN

EST SUJET A DIVERGENCE

 

Le Nombre minimum de Raka'at que comporte cette prière est de 2

en effet certains savants dont Cheikh Salih Al Fawzan [Mullakhas Al-Fiqhiy Vol 1 p144] voient que le nombre maximum de raka’at que l’individu peut accomplir pour cette prière est de 8 .

 

Cela signifie que la personne peut prier le nombre de raka’at qu’elle souhaite, car le messager d’Allâh n’a point limité cette prière à un nombre bien précis. 
 
De ce fait la personne peut accomplir 2, 4, 6, 8, 10, 12 raka’at ou bien plus il n’y a pas de mal à cela.

Pour terminer, un autre groupe de savant Comme Cheikh Ibn Otheimine (Zad Al Mustaqna’ Vol 2 P 56 et dans Charh Ryad As-salihine Vol 3 P 305) ou encore Cheikh Ibn Baz (Majmou fatawa Cheikh Ibn Baz Vol 11 p 394) affirme que cette prière n’est pas limité par un nombre.

PRIERES SUREROGATOIRES RATTACHEES AU DHOOR


Ibn `Umar رضي الله عنهما a dit :

 

"J'ai fait avec l'Envoyé d'Allâh صلى الله عليه وسلم deux rak`at avant la prière de dohr (de midi) et deux autres à son issue, (...)".
Rapporté par Al Boukhari 895 muslim 729 et 1200

 

 

 

4 RAK'AT AVANT LA PRIERE DU DHOR

 

2 RAK'AT APRES LA PRIERE DU DHOR

 

PRIERES SUREROGATOIRES
RATTACHEES AU MAGHREB


Dans le même hadith que cité pour le dohr il est dit à la fin :

 

"(...) Quant aux deux rak`a (supplémentaires) de la prière de maghrib, de `ichâ' et de vendredi, je les ai faites en compagnie du Prophète صلى الله عليه وسلم dans sa maison".

Rapporté par Al Boukhari 895 muslim 729 et 1200


Ici il faut procéder à cette prière après la prière obligatoire, sous forme de 2 rak'at.

 

 

 

 

 

 

 

2 RAK'AT APRES LA PRIERE DU MAGHREB

PRIERES SUREROGATOIRES
RATTACHEES A L'ICHA

 

Dans le même hadith que cité pour le dohr il est dit à la fin :
 
" (...) Quant aux deux rak`a (supplémentaires) de la prière de maghrib, de `ichâ' et de vendredi, je les ai faites en compagnie du Prophète صلى الله عليه وسلم dans sa maison". 

Ici il faut procéder à cette prière après la prière obligatoire, sous forme de 2 rak'at

 

 

 

 

 

 

2 RAK'AT APRES LA PRIERE DE AL 'ICHA

PRIERES SUREROGATOIRES
AFIN DE CLOTURER TOUTES LES PRIERES

( AL WITR )

 

Ainsi, le witr est le fait de compléter la prière de la nuit par une rak'a ou trois rak’at d'affilées

(NDT : il s'agit de faire 3 rak’at ou plus ) en ne procédant qu’à un seul tachahoud à la fin .

fatawas arkan al islam (n°664), shaykh Al 'Utheymine

Le witr est une sounna recommandée (mou'akada) que cela soit durant le ramadhan ou une autre période.

L'imam Ahmad et d'autres ont dit :

"Celui qui délaisse al witr est quelqu'un de mauvais, son témoignage ne doit pas être pris en compte." 

C'est une sounna recommandée, le musulman ne doit pas l'abandonnée que cela soit en période de ramadan ou en dehors de celle-ci .

PRIERES SUREROGATOIRES RATTACHEES A LA PRIERE DU VENDREDI


Selon Abou Hourayra , le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit

"Quand l'un de vous a fait la prière du Vendredi, qu'il la fasse suivre de quatre unités de prière" 
Rapporté par Muslim

 

 

 

4 RAK'AT APRES LA PRIERE DU VENDREDI (Joumou'a)

 

Dans une autre version on trouve 2 rak'at, dans une autre on trouve 6 et dans une autre 8

PRIERES SUREROGATOIRES EFFECTUES APRES AVOIR FAIT
SES ABLUTIONS
 ( Al Woudhou )


D'après 'Abû Hurayra, au moment de la prière du matin, l'Envoyé d'Allâh صلى الله عليه وسلم dit à Bilâl :

"Ô Bilâl, raconte-moi quelle est l'oeuvre que tu as faite dans l'islam et dont tu espères le plus de récompense ? J'ai entendu (cette nuit) le bruit de tes sandales devant moi au Paradis".
Je n'ai, répondit Bilâl, fait dans l'islam aucune oeuvre dont j'espère le plus de récompense que celle-ci :

Je n'ai jamais fait une ablution de nuit ou de jour sans avoir prié avec cette purification ce qui m'avait été prescrit (c'est à dire prédestiné, voulu par Allâh) de prier".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 RAK'AT APRES AVOIR FAIT EFFECTUER AL WOUDHOU AUSSI BIEN DE NUIT QUE DE JOUR

Sans titre 1

TABLEAU RECAPITULATIF DES MOMENTS INTERDIT
POUR EFFECTUER DES PRIERES SUREROGATOIRES

La fin de la prière de l'aube jusqu'à ce que le soleil se trouve à une hauteur égale à la longueur d'une lance.

Quand le soleil est au zénith jusqu'au moment où il entame son inclinaison, cela se passe au milieu de la journée, près de cinq minutes avant que le soleil ne s'incline .

A la fin de la prière du 'asr jusqu'au coucher du soleil.

On tient compte ici de l'accomplissement individuel de la prière.

Quand on a achevé la prière du 'asr, l'on doit s'abstenir de prier jusqu'au coucher du soleil, sauf dans un cas particulier dans lesquels la prière n'est plus interdite.

Majmu' Fatawa
Publié par as-salat.over-blog.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié dans Prière - الصلاة

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Le salut hommes - femmes

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Le salut hommes - femmes

-Ce qui est voulu par cela est d’éviter les tentations, car nul n’ignore que le salut est permis si l’on ne craint aucune tentation, mais aussi que le salut n’est pas la poignée de mains, car serrer la main d’une étrangère n’est pas permis.

 
-Asmâ bint Zayd rapporte que le Messager d’Allah (salallahu’ alayhi wasalam) passa un jour dans la mosquée alors qu’un groupe de femmes était assis, il leva la main vers elles en guise de salut.
(At-Tirmidhî)

 

-L’imam An-Nawawî a dit :

« Si les femmes sont en groupe on peut les saluer, par contre si la femme est seule, il n’y a que les femmes, son mari, son maître, ses Mahârims qui la saluent, qu’elle soit belle ou non. 

Quant à l’étranger, s’il s’agit d’une vieille femme qui ne suscite plus de désirs, il est préférable de la saluer et qu’elle salue elle aussi, et si l’un salue l’autre doit répondre. 

Mais si c’est une jeune fille ou une femme âgée suscitant encore du désir, l’étranger ne doit pas la saluer et elle ne doit pas le saluer.  Et si l’un salue, la réponse n’est pas obligatoire au contraire cela est détestable.

C’est l’avis que nous suivons et c’est l’avis de la majorité des savants. »

 

-Ar-Rabîcah a dit :

« Les hommes ne doivent pas saluer les femmes et les femmes ne doivent pas saluer les hommes, c’est une erreur de le faire. » 

 

-Les savants de Kûfâ disent :

« Les hommes ne doivent pas saluer les femmes s’il n’y a pas de  Mahârims parmi elles. »
Et Allah est plus savant.

 

-Abû Hâzim rapporte de Sahl :

« Tous les vendredis, nous étions heureux. »
Je dis : « Et pourquoi ? »

Il me dit : « Il y avait une vieille femme qui se mettait à Bidhâcah — un palmeraie de Médine — Elle prenait des blettes qu’elle mettait dans une marmite et qu’elle faisait bouillir avec des grains d’orge.
Lorsque nous terminions la prière, nous allions la voir, nous la saluions et elle nous en servait, c’est pour cela que nous étions heureux car nous ne dormions et ne mangions qu’après la prière du vendredi. »
(Al-Bukhârî et Muslim)

 

-'Â’ishah rapporte que le Messager d’Allah (salallahu’ alayhi wasalam) a dit :
« Ô cÂish [diminutif affectueux] ! Jibrîl te passe le salâm. »

Je dis : « Et que salut et la miséricorde d’Allah soient sur lui. »
Il voit ce que nous ne voyons pas. »
(Al-Bukhârî et Muslim)

 
- L’imam Al-Bukhârî a utilisé ce hadith comme preuve de la permission de saluer les femmes comme il est montré dans Fath Al-Bârî(11/23).

 

- L’imam An-Nawawî a dit :

« Ce hadith montre la permission de saluer une femme pieuse si on ne craint aucun méfait, et que celui à qui on passe le salâm y répond. »
 

Sharh Muslim  (5/302)

Source Al-Intisâr li huqûq Al-Mu’minât
copié de salafs.com
 
Umm Salamah - أم سلمة السلفية

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Le mérite du jeûne du jour d'achûrâ’ - 10 du mois de muharam (dossier)

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Pour plus d'infos au sujet du jeûne téléchargez le petit fichier écrit :

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La critique détaillée prévaut sur l'éloge - جرح و تعديل (vidéo)

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Les jeux de mots

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Les jeux de mots

Question :


Quel est le regard de la religion sur les jeux de mots ?

Et est-ce qu’il y a des cas particuliers ?


Réponse :

Le jeu de mots consiste à dire quelque chose qui signifie autre chose que ce qui est dit en apparence.

Ceci est permis sous deux conditions :

 

Le sens voulu est compris dans le mot utilisé
Que ce ne soit utilisé pour une injustice

 

Par exemple, un homme dit : « Je ne dors que sur un Watâd. »

Watâd a deux sens en arabe : le portemanteaux et la corde.

Mais la personne dit : « J’ai voulu dire sur une corde », et ce sens est un des sens de Watâd, et il n’a commis d’injustice envers personne.

C’est donc autorisé.

Un autre exemple est celui de la personne qui dit : « Par Allah, je ne dors que sous un toit », et il va dormir sur la terrasse, car il voulait en fait désigner par le toit, le ciel.

C’est correct puisque le ciel est appelé « toit » dans la parole d’Allah (traduction rapprochée):

« Et Nous avons fait du ciel un toit protégé. » [1]

D’autre part, le jeu de mots ne doit pas être utilisé pour commettre une injustice.

Par exemple, il n’est pas permis dans le cas suivant : deux personnes se présentent devant le juge, l’une accusant l’autre de l’avoir spoliée, mais sans avoir de preuves.

Le juge demande à l’accusé de jurer qu’il ne possède rien des biens du plaignant.

L’accusé jure : « Par Allah, je n’ai rien de lui », mais il veut dire en réalité : « Par Allah, tout ce qui est à lui, je l’ai. »

Sur ce, le juge l’acquitte, puis les gens, informés de l’affaire, lui disent qu’il a fait un serment mensonger qui plonge son auteur en Enfer et dont le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

« Celui qui fait un serment injuste pour prendre la part d’une personne musulmane, trouvera Allah en colère contre lui. » [2]

L’accusé dit alors que la particule « Mâ » (en arabe) utilisée a deux sens : la négation (rien) et l’affirmation (ce que) et c’est ce 2ème sens qu’il voulait dire dans son affirmation.

Même si le sens du mot est compris dans ce qu’il a dit, ce jeu de mots est une injustice et par conséquent, ce n’est pas permis.

C’est pourquoi dans le hadith, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

« Ton serment vaut sur ce que le témoin en a compris. » [3]

Par conséquent, il est inutile de donner une autre interprétation auprès d’Allah quand on profère un serment injuste.

De même, si une femme est accusée de crimes dont elle est innocente, et que son mari jure en disant : « Par Allah, elle est ma sœur. » [4] 

Il dit : « Je voulais dire ma sœur en islam. »

Ceci est un jeu de mot puisqu’il est vrai que c’est sa sœur en islam, mais en réalité, il commet une injustice [par son serment].

 

[1] Les Prophètes, v. 32.
[2] Al-Bukhârî dans le chapitre des témoignages (2669), Muslim dans le chapitre de la foi (138) .
[3] Muslim dans le chapitre de la foi (1653).
[4] Ceci équivaut à une forme de répudiation, car la formule voudrait dire : « Elle m’est illicite comme ma sœur m’est illicite. »

 
Majmu Durûs Fatâwa al-Haram al-Makkî, tome 3, pages 367 et 368

copié de fatawaislam.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Etranger «غربة» (vidéo-audio)

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Etranger «غربة» (vidéo-audio)

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Ghourabaa - غرباء - étrangers

 

ليس الغريب هو الذى فارغ الديار ودع الآن

L’étranger n’est pas celui qui a quitté sa maison et sa famille,
 

و لكن الغريب هو الذى يجد و الناس من حوله يلعبون 

mais c’est celui qui s'efforce pendant que les gens autour de lui jouent,
 

و يصحو و الباس من حوله ينامون 

celui qui se réveil alors que les gens autour de lui dorment, 
 

و يسلك درب الخير و الناس في ضلالهم يتخططون

celui qui prend la route du bien alors que les gens restent dans l’ombres.
 

و صدق الشاعر اذ يقول 

Le poète a dit vrai lorsqu’il a dit :
 

قال لى صاحب اراك غريبا

Un ami m’a dit : Je te trouve étrange 
 

بين هذا الأنام دون خليل

parmi tous ces gens, sans véritable ami
 

قلت كلا! بل الأنام غريب

Je lui ai répondu : Non, ce sont les gens qui sons étranges, 
 

انا في عالم و هذه سبيلى

Je suis dans mon monde et ceci est mon chemin.
 

هذا هو الغريب 

Celui-ci est l'étranger,
 

غريب عند العابثين من البشر

étranger chez ceux qui perdent le plus leur temps ,
 

و لكنه عند ربه في مقام كريم 

mais chez Allah il a un noble rang. 
 

غرباء غرباء غرباء غرباء 

Etrangers, étrangers, étrangers, étrangers …
 

غرباء غرباء غرباء غرباء 

Etrangers, étrangers, étrangers, étrangers …
 

غرباء ولغيرالله لا نحني الجباه 

Etrangers et nous n'inclinons nos front pour nulle autre qu'Allah
 

غرباء وارتضيناها شعاراً للحياة 

Etrangers et nous l'avons accepté devise dans nos vie
 

إن تسل عيا فإنا لا نبالي بالطغاة 

Si tu te renseigne sur nous, alors (sache que ) nous ne nous inquiétons pas des tyrans. 
 

نحن جند الله دوماً دربنا درب الأباة 

Nous sommes les soldats d'Allah pour toujours, notre chemin est un chemin réservé.
 

لن نبالي بالقيود بل سنمضي للخلود 

Nous ne nous inquiétons des chaînes (la prison) , mais nous continuerons éternellement. 
 

فلنجاهد و نناضل و نقاتل من جديد 

Nous Allons donc faire le Jihad, lutter, et combattre à nouveau. 
 

غرباء هكذا الأحرار في دنيا العبيد 

Étrangers, ainsi sont les (personnes) libres dans ce monde asservi. 
 

كم تذاكرنا زماناً يوم كنا سعداء 

Combien de fois nous nous sommes souvenu du passé, le jour où nous étions heureux
 

بكتاب الله نتلوه صباحاً و مساءً

avec le livre d'Allah, nous le récitions matin et soir. 
 

قال رسول الله صلى الله عليه و سلم "بداً الذين غريباً و سيعود غريباً كما بداً فطوبى للغرباء 

Le prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soit sur lui) :

« l’Islam a commencé en étant (une affaire) étrange, et il redeviendra étrangé comme il a commencé, annoncez donc la bonne nouvelle sont les étrangers »

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L’interdiction absolue de se rendre chez les sorciers... même sous prétexte de se défaire d’un sort !

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L’interdiction absolue de se rendre chez les sorciers... même sous prétexte de se défaire d’un sort !
Nous répondons donc : Allah a interdit d’apprendre la sorcellerie, de l’enseigner et de la pratiquer, d’après la convergence des preuves dans le Coran et la Sounna de l’interdiction de la sorcellerie et de l’incroyance du sorcier.
 
Allah le Très Haut dit à propos des Juifs (traduction rapprochée) :
 
{Et ils suivirent ce que les démons racontent contre le règne de Suleyman. Alors que Suleyman n’a jamais été mécréant, mais ce sont plutôt les démons qui l’ont été : ils enseignaient aux gens la sorcellerie, ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Hârût et Mârût, à Babylone. Ils n’enseignaient rien à personne, sans leur dire au préalable : « Nous ne sommes qu’une tentation, ne soit donc pas mécréant. » Ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse. Or, ils ne sont capables de nuire à personne sans la permission d’Allah. Ils apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable. Et ils savent très bien que celui qui cherche à acquérir ce pouvoir n’aura aucune part de bien dans l’au-delà. Quelle détestable marchandise pour laquelle ils ont vendu leurs âmes ! Si seulement ils savaient ![Sourate « La Vache », verset 102]

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Ainsi, Allah – qu’Il soit glorifié – a informé du mensonge des démons dans ce qu’ils racontèrent contre le règne de Suleyman – Prière sur lui – et Il l’a innocenté de la sorcellerie dont ils l’accusaient, en niant son incroyance ; ce qui prouve que la sorcellerie est une incroyance. 
 
Allah a confirmé l’incroyance des démons et Il a cité une de ses formes : l’enseignement de la sorcellerie. 
 
Parmi les preuves qui confirment l’incroyance de celui qui apprend la sorcellerie : la parole d’Allah au sujet des deux anges qui enseignaient la sorcellerie, afin de tenter ceux qui venaient l’apprendre (traduction rapprochée) : « Nous ne sommes qu’une tentation, ne sois donc pas mécréant. » c’est-à-dire : ne sois pas mécréant en apprenant la sorcellerie.

Ensuite, Allah a informé qu’apprendre la sorcellerie est une nuisance et non un profit, Il a dit (traduction rapprochée) : 

{Ils apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable.} 

Or, il est illicite d’apprendre ce qui ne profite en rien et est nuisible, dans tous les cas.

Ensuite, Allah dit (traduction rapprochée) : 
{Et ils savent très bien que celui qui cherche à acquérir ce pouvoir n’aura aucune part de bien dans l’au-delà.} 

c.-à-d. : les Juifs savent très bien, d’après le pacte qui leur a été ordonné de respecter, que le sorcier n’aura aucune part dans l’au-delà.

Ibn Abbas a interprété ce verset ainsi : « Il n’aura aucune part de bien. »
El Hassan l’a interprété ainsi : « Il n’a aucune religion. »

Le verset prouve donc que la sorcellerie est illicite, que le sorcier est un mécréant et que les sorciers nuisent aux gens.

Allah dit (traduction rapprochée) : 
{Le sorcier ne réussira pas, où qu’il soit} [Sourate « TâHâ », verset 69]

Dans ce verset, il y a la négation absolue de toute réussite pour le sorcier, quelque soit le lieu où il se trouve, ce qui est une preuve de son incroyance.

Quant aux preuves tirées de la Sounna : le hadith rapporté par Boukhari et Mouslim, d’après Abû Hurayra – qu’Allah l’agrée – dans lequel le Prophète (Prière et salut sur lui) dit : 

« Écartez-vous des sept grands péchés qui mènent à la perdition ! » 
Ils demandèrent : « Ô Messager d’Allah ! Quels sont-ils ? » 
« L’association à Allah, la sorcellerie, tuer illégitimement une vie qu’Allah a rendue sacrée, consommer l’intérêt, consommer les biens de l’orphelin, fuir la bataille lorsque les deux armées se font face, accuser de fornication les croyantes chastes et insouciantes. »

Ceci prouve que la sorcellerie est un énorme crime, car elle a été citée conjointement au polythéisme et considérée comme l’un des sept grands péchés qui mènent à la perdition ici-bas, de par ce qu’ils entraînent comme conséquences néfastes physiques et spirituelles, et à la perdition dans l’au-delà, du fait qu’ils sont la cause d’un châtiment douloureux pour celui qui les commet.

Également dans la Sounna : le hadith d’Abû Hurayra – qu'Allah l'agrée – qui rapporte que le Prophète (Paix et salut sur lui) a dit : 

« Celui qui se rend chez un devin ou un voyant et croit en sa prédiction, a mécru en ce qui a été révélé à Mohammed (Paix et salut sur lui). » 
[Rapporté par Ahmed, Abû Daoud, At-Tirmidhi, Nassaï, Ibn Majah et El Hakim, qui a dit : Hadith authentique selon les conditions de Boukhari et Mouslim.]

El Bazzâr et Abû Ya’lâ rapportent avec une bonne chaîne de transmission, d’après Ibn Mas’oûd – qu'Allah l'agrée – que le Prophète (Paix et salut sur lui) a dit :

« Celui qui se rend chez un devin, un sorcier ou un voyant, puis l’interroge et croit en sa prédiction, a mécru en ce qui a été révélé à Mohammed (Paix et salut sur lui). »
 
Parmi les autres preuves, le hadith Al’Imrân ibn Huçayn – qu'Allah l'agrée – qui rapporte que le Prophète (Paix et salut sur lui) a dit : 

« N’est pas des nôtres, celui qui répand des superstitions et celui qui y croit, celui qui pratique la voyance et celui pour qui elle est pratiquée, celui qui pratique la sorcellerie et celui pour qui elle est pratiquée ; celui qui se rend chez un voyant, puis l’interroge et croit en sa prédiction, a mécru en ce qui a été révélé à Mohammed (Paix et salut sur lui). » 
[Rapporté par El Bazzâr avec une bonne chaîne de transmission.]

Il y a d’autres hadiths sur l’interdiction de se rendre chez les devins et les voyants, le statut juridique de ceux qui se rendent chez eux et croient en leurs prédictions, ainsi que le fait que la sorcellerie en fait partie.

Tous ces textes explicites tirés du Coran et de la Sounna prouvent l’incroyance du sorcier, ce qui implique que l’on doit l’obliger à se repentir, mais s’il refuse, on le tue.

Certains savants sont d’avis qu’il faut le tuer, sans même l’obliger à se repentir.

At-Tirmidhi rapporte d’après Jundoub – qu'Allah l'agrée – que le Prophète (Paix et salut sur lui) a dit :  « Le châtiment du sorcier est d’être décapité d’un coup de sabre. »
 
Il a également été rapporté d’un groupe de compagnons du Prophète (Paix et salut sur lui) qu’ils ont tué des sorciers ou ordonné de le faire. Il n’y avait aucune divergence entre eux à ce sujet ; en effet, il est rapporté sous le califat de ’Omar ibn el Khattâb – qu'Allah l'agrée – l’exécution capitale de trois sorcières, lorsqu’il écrivit une lettre à Jaz’ ibn Mu’âwiya, l’oncle d’Al Ahnaf ibn Qays, dont le contenu était : « Exécutez tout sorcier et toute sorcière. »

L’Imam Malik rapporte que Hafsa – qu'Allah l'agrée – l’épouse du Prophète (Paix et salut sur lui) a fait exécuter l’une de ses esclaves qui l’avait ensorcelée ; celle-ci s’étant enfuie, Hafsa ordonna qu’on la rattrape et elle fut tuée.

De même, Boukhari rapporte dans son livre  « Al Târîkh al Kabîr » avec une chaîne de transmission authentique, d’après Abû ’Outhmân : « Il y avait auprès d’Al Walîd [le calife de l’époque] un homme qui s’amusait à faire des tours de magie, il trancha la tête d’une personne, puis la détacha complètement du corps ! Nous fûmes étonnés. Puis il lui remit sa tête. Survint alors Jundoub ibn al Azadi qui l’exécuta. »

Il a été rapporté que d’autres compagnons ont exécuté les sorciers : ’Outhmân ibn ’Affân, Ibn ’Omar, Abû Mussa, Qays ibn Sa’d – qu'Allah les agrée – ainsi que sept successeurs des compagnons  (tâbi’în), parmi lesquels ’Omar ibn Abdelazzîz.

Cet acte des compagnons, puis de leurs successeurs, est considéré comme un consensus de leur part sur cette question.

Sheikh Chinqiti a dit :

« Ces traditions, dont nous n’avons nulle connaissance qu’un des compagnons les ait contestées, appuyées de plus par le hadith du Prophète (Paix et salut sur lui) cité précédemment, constituent l’argument de ceux qui affirment qu’il doit être tué dans tous les cas. En effet, ces traditions et ce hadith sont une preuve qu’il doit être exécuté, même si sa sorcellerie ne le conduit pas jusqu’au degré d’incroyance, car le sorcier que Jundoub – qu’Allah l'agrée – a tué pratiquait la prestidigitation et l’illusionnisme, à tel point que les gens eurent l’illusion qu’il avait décapité cet homme. De même, la parole de ’Omar : «  Exécutez tout sorcier » est générale et confirme cet avis. »
[Voir « Adwâ’ al Bayân »tome 4, page 461]

D’autre part, la sorcellerie étant un mal qui affecte le corps, jusqu’à ce qu’il tombe malade ou meurt, et qui crée la désunion entre les époux, il est donc légiféré de tout faire pour y remédier et utiliser les moyens licites de guérison. En effet, Allah le Très Haut a donné un remède à chaque maladie, comme il est rapporté dans  « Sahih Al Boukhari » d’après Abû Hurayra – qu'Allah l'agrée – le Prophète (Paix et salut sur lui) a dit : « Allah n’a pas fait descendre de maladie sans faire descendre son remède. »
 
Mouslim a rapporté d’après Jabir – qu'Allah l'agrée – que le Prophète (Paix et salut sur lui) a dit : 

« Toute maladie a son remède ; si le remède correspondant à la maladie est trouvé, le malade guérira grâce à Allah le Tout-Puissant. » 

Il y a beaucoup de hadiths à ce sujet.
 
La sorcellerie se guérit par le Coran, les invocations légiférées et les remèdes licites, par contre utiliser la sorcellerie comme remède est illicite, d’après le caractère général des textes interdisant la sorcellerie, car c’est une œuvre du diable.

De même, il est illicite de guérir la sorcellerie en sollicitant les devins, les voyants et les charlatans, et mettre en pratique ce qu’ils exigent, car ils ne sont pas croyants, ce sont des menteurs et des pervers, ils prétendent connaître l’inconnaissable et trompent les gens.
 
Le Prophète (Paix et salut sur lui) a mis en garde contre le fait de se rendre chez eux, de les questionner et de les croire.

Dans un hadith authentique, le Prophète (Paix et salut sur lui) a été questionné au sujet de la conjuration des sorts  « nuchra », il répondit : 

« C’est une œuvre du diable. »
[Rapporté par Ahmed et Abû Daoud avec une chaîne de transmission authentique.]
 
Le sens de la  « nuchra » est : libérer la personne ensorcelée de ce sortilège.

Dans le hadith, il s’agit de la « nuchra » que pratiquaient les païens antéislamiques et qui consistait à questionner le sorcier, afin qu’il délivre la personne du sortilège par un autre sortilège équivalent.

Par contre, il n’y a aucun mal à défaire le sortilège par l’exorcisme légiféré, les invocations protectrices et les remèdes licites.
 
Tout ce qui est rapporté des pieux prédécesseurs sur l’autorisation de la  « nuchra » ne concerne que la « nuchra » légiférée, c.-à-d. celle qui est constituée de versets du Coran, d’invocations légiférées et de remèdes licites.
 
Il n’est pas non plus exact d’autoriser la conjuration du sortilège par un autre sortilège en se basant sur la règle : « L’extrême nécessité autorise l’illicite », car parmi les conditions d’application de cette règle : il faut que cet acte illicite soit moindre que l’état d’extrême nécessité, comme l’ont établi les savants spécialistes des fondements de la jurisprudence.
 
Or, la sorcellerie constitue de l’incroyance et du polythéisme, elle est donc plus néfaste, comme le prouve la parole du Prophète (Paix et salut sur lui) : 

« Il n’y a pas de mal à pratiquer l’exorcisme, tant qu’il ne contient pas de polythéisme. » 
[Rapporté par Mouslim.]
 
De plus, la sorcellerie peut être guérie par des moyens légiférés, il n’y a donc aucune nécessité extrême pour utiliser ce qui est de l’incroyance et du polythéisme.
 
Au vu de ce qui précède, il est donc strictement illicite de se rendre chez les sorciers, dans tous les cas, même sous prétexte de se défaire d’un sortilège.
 
La Commission, en diffusant cela, souhaite mettre en évidence la vérité sur cette question, dégageant ainsi toute responsabilité et par conseil pour la communauté.
 
Prière et Salut d’Allah sur notre Prophète Mohammed, ses proches et ses compagnons.
 
Importante déclaration de la Commission Permanente pour les Recherches Académiques et l’Ifta (consultation religieuse) d'Arabie Saoudite. 
Magazine « Al Da'wa » n°2054 daté du 9 rajab 1427 / 3 août 2006 
Traduit par Abu Ahmed

copié de alghourabaa.free.fr

 

التدواي بالمحرم والذهاب إلى السحرة والكهان
س: أولاً: يوجد في بعض المناطق من بلادنا أن بعض الأفراد يعالجون مرضاهم بلحوم السباع والطير والدواب سواء منها حلال اللحم أو حرامه فما حكم هذا الصنيع سواء كان ذلك مجربًا عدة مرات أو غير ذلك؟ أفتونا مأجورين
ثانيًا: ما حكم الذهاب إلى السحرة والكهان والمنجمين

ج: أولاً: كل ما كان مفترسًا بنابه كالأسد والذئب والنمر من السباع، وكل ذي مخلب يفترس به كالحدأة والصقر من الطيور، وكالحمر الأهلية والبغال من الدواب - أكله حرام، لما
ثبت عن أبي ثعلبة الخشني رضي الله عنه أنه قال:   نهى رسول الله صلى الله عليه وسلم عن أكل كل ذي ناب من السباع  رواه البخاري ومسلم، وعن ابن عباس رضي الله عنه أن النبي صلى الله عليه وسلم:   نهى عن أكل كل ذي ناب من السباع، وكل ذي مخلب من الطير  ، وهذه الأحاديث مخصصة لعموم الآية:  قُلْ لاَ أَجِدُ فِي مَا أُوحِيَ إِلَيَّ مُحَرَّمًا عَلَى طَاعِمٍ يَطْعَمُهُ إِلا أَنْ يَكُونَ مَيْتَةً أَوْ دَمًا مَسْفُوحًا أَوْ لَحْمَ خِنْـزِيرٍ فَإِنَّهُ رِجْسٌ أَوْ فِسْقًا أُهِلَّ لِغَيْرِ اللَّهِ بِهِ  أو يقال: إن الأحاديث جاءت لتحريم ما ذكر فيها زيادة على ما كان قد حرمه الله من قبل في
الآيات المكية، ولما كانت هذه محرمة لم يجز التداوي بها ولا بغيرها من المحرمات
أما ما كان حلالاً أكله فيجوز التداوي به
ثانيًا: لا يجوز الذهاب إلى السحرة ولا إلى الكهان والمنجمين ولا تصديقهم؛ لقول النبي صلى الله عليه وسلم:   من أتى عرافًا فسأله عن شيء لم تقبل له صلاة أربعين ليلة  خرجه مسلم في صحيحه، والعراف يعم الكاهن والمنجم والساحر، وقوله صلى الله عليه وسلم:   من أتى كاهنًا فصدّقه بما يقول فقد كفر بما أنزل على محمد  أخرجه أهل السنن
وبالله التوفيق. وصلى الله على نبينا محمد، وآله وصحبه وسلم

( الجزء رقم : 1، الصفحة رقم: 563-562)
فتوى رقم - 6291

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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