La préservation de la santé de l'oeil - الكحل

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La préservation de la santé de l'oeil - الكحل
Abou Daoud a relaté dans ses "sounans" d'après Abd El Rahman Al Nou'man Ben Ma'bad Ben Haoudha Al Ansari rapportant d'après son grand-père, " que le Prophète sallallahou 3alaihi wa sallam a recommandé l'utilisation du Kohol parfumé durant le sommeil, en ajoutant : " que le jeûneur s'en méfie ". 
 
Dans les "sounans" de Ibn Maja et bien d'autres, est cité d'après Ibn Abbas  : 
 
" Le Prophète  possédait une boîte qui contenait le Kohol dont il enduisait chaque oeil à trois reprises ". 
 
(Ce hadith est jugé TRES faible (ضعيف جداً) par Ach-Chaykh Al-Albani  comme on peut le voir dans son livre « Moukhtassarou Chama_ili l-Mouhamadiya » , hadith 42. )
 
Al-Tirmizi a rapporté d'après Ibn Abas radiallahou 3anhou : 
 
" Le Prophète sallallahou 3alaihi wa sallam de prime abord et de préférence l'oeil droit de Kohol à trois reprises et l'oeil gauche à deux reprises ". 
 
Abou Daoud a rapporté d'après le Prophète sallallahou 3alaihi wa sallam : 

" celui qui s'enduit ls yeux de Kohol devra adopter un nombre impair de fois ".

Le nombre impair devra t-il être adopté pour les deux yeux : en enduisant l'oeil droit à trois reprises et l'oeil gauche à deux reprises alors qu'on devra commencer cette opération par l'oeil droit, ou bien faudrait t-il enduire de Kohol chacun des yeux à trois reprises ? 
 
Ces deux affirmations figurent dans le madhab de Ahmad et d'autres. 
 
Le Kohol préserve la santé de l'oeil, renforce et purifie la lumière percevante, atténue la matière pourrie et l'extraie, tout en étant un facteur embellissant. 
 
Les avantages du Kohol s'accroient lors du sommeil car l'oeil renferme le Kohol, s'apaise en dormant abandonne toute activité nocive et sera assisté par la nature.

Le Kohol, par ses spécifités, contribue à ces facteurs. 
 
Dans les "sounans" de Ibn Maja est cité d'après Salem rapportant d'après son père ce hadith qu'il attribue au prophète sallallahou 3alaihi wa sallam : " Recourez au Kohol car il purifie la vue et laisse pousser les cils "
 
Dans le livre de Abi Nouim est cité : 
 
" Le Kohol laisse pousser les cils, dissipe les fétus incommodant l'oeil et purifie la vue "
 
Dans les "sounans" de Ibn Maja est rapporté de même d'après Ibn Abas que le Prophète sallallahou 3alaihi wa sallam a dit : 

" Le meilleur produit dont vous vous enduisez l'oeil est le Kohol car il purifie la vue et laisse pousser les cils ". 

D' après Jâbir ibn 'abdillah  le messager d' Allah sallallahou 3alaihi wa sallam a dit : 

"Recourez au khol au moment de dormir car il éclaircie la vue et fait pousser les cils." 
rapporté par l' imam Abu 'issa tirmidhy  dans shama-il et authentifoé par sheykh el albany  . 
 

la médecine prophétique 

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Les règles des fêtes (Aïd) et leurs traditions - أحكام العيد و سننه

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Les règles des fêtes (Aïd) et leurs traditions - أحكام العيد و سننه

Premier point

La prière du ‘aid

 

L’Imam An Nawawî رحمه الله dit dans al majmou’ 5/5 :

 

"Il y a consensus des savants sur le caractère légiféré de la prière du ‘aid." 

 

Et Cheikh Al Islam Ibn Taymiya a dit concernant cette prière, comme cela est mentionné dans le majmou al fatawas 23/161 : 

 

"Elle fait partie des rites les plus important de l’ Islam."

 

Le caractère légiféré de cette prière est confirmé par la sounnah moutawatira, le prophète صلى الله عليه وسلم et ses successeurs ont continué de la célébrer, et il n’a jamais été rapporté qu’elle fut délaissée à aucun moment. 

 

Al Boukhari (962) et Mouslim (884) ont rapporté (l’énoncé étant de Mouslim) d’ après Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما qui a dit :

 

"J’ ai assisté à la prière de la rupture du jeûne avec le prophète صلى الله عليه وسلم ainsi qu’avec Abou Bakr, Omar et Othman." 

 

Et même, les femmes assistaient à cette prière :

 

Al Boukhari (971) (l’ énoncé étant de lui) et Mouslim (890) ont rapporté d’après Oum ‘Atiyâ رضي الله عنها qui a dit :

 

"Il nous été ordonné de sortir le jour de al-‘aïd et de faire sortir les vierges cachées aux regards, ainsi que les femmes indisposées.

Ces dernières restaient en arrière, elles prononçaient le takbir avec le takbir des autres, invoquait avec leurs invocations et espéraient la bénédiction de ce jour-là ainsi que sa pureté." 

Deuxième point

La recommandation d’effectuer le lavage le jour du ‘aid 

 

Il est confirmé d’après al firyabi dans "les règles des deux fêtes" (15) d’après Nafi’ que Ibn ‘Omar "se lavait pour les deux fêtes", de même qu’il fut confirmé (16) d’après Jou’d Ibn ‘AbdelRahman qui dit : j’ai vu As Sa’ib Ibn Yazid رضي الله عنه se laver avant de se rendre au lieu de prière (moussalla).

 

Ibn ‘AbdelBarr et Ibn Rouchd ainsi que d’ autres ont cité le consensus sur son caractère recommandé. (c’est-à-dire concernant le lavage pour l’aïd) 

Troisième point

Le moment du lavage pour le ‘aïd 

 

Le mieux est de l’effectuer après la prière du matin et avant de se rendre au lieu de prière et cela est apparemment prouvé par les narrations d’après les compagnons.

 

Et il fut confirmé dans mousnad d’Al-Harith ibn Abi Oussama d’après Ibn Ishaq qui dit :

 

"Je dis à Nafi’ : "Comment est-ce que Ibn ‘Omar رضي الله عنه célébré la prière du ‘aid ?3 

Il répondit : "Il s’acquittait de la prière du matin avec l’Imam puis il revenait chez lui et se lavait comme on effectue les ablutions majeures, ensuite, il mettait ses meilleurs habits, se parfumait avec le meilleur parfum qu’ il possède et se rendait au lieu de prière."

 

Et si la personne se lave avant la prière du matin à cause du manque de temps pour pouvoir arriver plus tôt au lieu de prière, il n’ y a pas de mal à cela chez la plupart des gens de science. 

Quatrième point

Recommandation de s’embellir par les plus beaux habits pour le ‘aïd 

 

Al-Boukhari (948) et Mouslim (2068) rapportent d’après ‘AbdAllâh Ibn ‘Omar qui dit : 

 

"‘Omar Ibn Al Khattab رضي الله عنه trouva au marché un habit en brocart à la vente, il le prit et le donna au prophète صلى الله عليه وسلم en disant : "Prends cet habit et embellis-toi en le portant pour le ‘aïd et lors de l’ accueil de délégations."

 

Al-Hafidh Ibn Rajab رحمه الله dit dans "Fateh Al Barî" (6/67) après ce hadith :

 

"C’est une preuve sur le fait de s’ embellir pour al-‘aïd et que cela était connu entre eux."

 

Al-Hafidh Ibn Rajab رحمه الله dit aussi (6/72) :

 

"Le fait de s’embellir est valable aussi pour celui qui se rend au lieu de prière que pour ceux qui restent à la maison comme les femmes et les enfants."

 

Pour la femme, elle sort au lieu de prière sans s’embellir, ni se parfumer, ni qu’elle découvre ses charmes et son visage car cela leur est interdit lorsqu’elles sortent. 

 

Recommandation de se parfumer pour al-‘aïd

 

Al Firyabî rapporte dans "Ahkam al ‘aydayn" (17) d’après Nafi’ que Ibn ‘Omar رضي الله عنه se lavait et se parfumer pour le ‘aid. (sa chaîne est authentique) 

 

L’ Imam Malik a dit comme cité précédemment :

 

"J’ai entendu les gens de science recommander le parfum pour chaque aïd."

Cinquième point

Le caractère recommandé de manger quelques dattes avant de sortir pour rejoindre le lieu de prière le jour de la prière de la fête de rupture du jeûne 

 

Al-Boukhari (953) rapporte d’après Anas Ibn Malik رضي الله عنه qui dit : 

 

"L’envoyé d’Allâh صلى الله عليه وسلم ne sortait le matin de la fête de rupture du jeûne qu’ après avoir mangé quelques dattes." 

 

Il est confirmé dans le "Moussanaf" d’AbderRazaq d’après Ibn ‘Abbas رضي الله عنه qui a dit :

 

"Si vous êtes capable de ne sortir le jour de la rupture du jeûne qu’ après avoir mangé alors faites-le !"

 

Et d’après Ibn Abi Cheyba (1/485) d’après Cha’by que cela fait partie de la sounnah. 

Sixième point

Il est préférable quand on se rend à la salle de prière de l’aïd d’y aller à pieds et de prendre un chemin à l’aller et un autre différent au retour

 

Il est rapporté dans le Mousnaf de Ibn Abi Chayba (1/486) d’après Zar qui a dit : 

 

"’Omar Ibn Al Khattab est sorti le jour de l’aïd ou le jour de Douha couvert d’un habit en coton en marchant."

 

Et il est aussi rapporté de lui selon Dja’far Ibn Bourqâne qu’il a dit : 

 

"’Omar Ibn Abdel ‘Aziz nous a écrit (la chose suivante) :

"Celui d’entre vous qui a la possibilité d’aller à (la prière de) l’aïd à pieds, qu’il le fasse.""

 

Et At-Tirmidhi a dit dans son Sounane (2/410) : 

 

"Et sur cela, la majorité des gens de science préfèrent que la personne sorte le jour de l’aïd en marchant." 

 

Et Al-Boukhari a rapporté (986) selon Djabir Ibn Abdillâh qui a dit : 

 

"Le Prophète صلى الله عليه وسلم prenait deux chemins différents le jour de l’aïd." 

Septième point

Dire "Allâhou Akbar" le jour de l’aïd al-fitr 

 

Il y a plusieurs points à ce sujet : 

 

Premièrement : Sa législation

 

Allâh a dit à la fin du verset sur le jeûne de Ramadan dans la Sourate Al-Baqara (traduction rapprochée) : 

 

"afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d'Allâh" 

 

Ibn Kathir a dit dans son tafssir (1/307) sur ce verset : 

 

"Et c’est pour cela que beaucoup de savants ont considéré que le fait de dire "Allâhou Akbar" était légiféré lors de l’aïd al-fitr en se basant sur ce verset." 

 

Et dire "Allâhou Akbar" le jour de l’aïd al-fitr est rapporté d’Ibn ’Omar, et d’un certains nombres de tabi’yne (ceux qui ont suivi les compagnons) et de ceux après eux.

 

Et il est rapporté de Abi ’Abderrahmane As-Salamî qui a dit : 

 

"Ils disaient "Allâhou Akbar" le jour de l’aïd al-fitr surtout lors du douha." 

 

Rapporté par Ad-Daraqoutni (2/44) et la majorité des savants parmi les savants et ceux après eux le considéraient comme préférable (moustahab, celui qui le fait est récompensé, celui qui le délaisse ne commet pas de péché). 

 

Deuxièmement : Le moment où cela commence 

 

Il commence le jour de l’aïd à la sortie vers le lieu de prière de l’aïd.

 

L’Imam An-Nawawi a dit dans son madjmou’ (5/48) : 

 

"Et la majorité des savants ont dit :

"On ne dit pas Allahou Akbar la nuit de l’Aïd, mais on dit Allahou Akbar lorsqu’on se rend à la prière de l’Aïd, Ibn Al-moundhir l’a rapporté de plusieurs savants.

Il a dit : "Et c’est mon avis."" 

 

Troisièmement : Le moment où cela s’achève

 

Il est rapporté de Ibn ’Omar, selon Al-Fariyâbî dans Ahkâm Al-’aiydayine (43) selon Nâfi’, que : 

 

"Ibn ’Omar sortait le jour de l’aïd à la salle de prière et il disait "Allâhou Akbar" et élevait la voix jusqu’à ce que l’imam arrive." 

 

Et dans une autre version (46-48) : 

 

"Il disait "Allâhou Akbar" jusqu’à ce qu’il arrive à la salle de prière, et il disait "Allâhou Akbar" jusqu’à ce que l’imam arrive." 

 

Et Az-Zou’rî a dit : 

 

"Les gens disaient "Allâhou Akbar" à partir du moment où ils sortaient de leurs maisons jusqu’à ce qu’ils arrivent au lieu de prière et que l’imam sorte.

Ainsi, s’il sortait, ils se taisaient, et s’il disait "Allâhou Akbar", ils disaient "Allâhou Akbar"."

Rapporté par Al-Faryâbî (59) avec un isnad authentique. 

 

Et c’est l’avis de la majorité des savants. 

 

Quatrièmement : La législation du fait d’élever la voix (en disant "Allâhou Akbar")

 

Cheikh Al Islam Ibn Taymiya a dit : 

 

"Et il est légiféré à chacun d’élever la voix en disant "Allâhou Akbar" en sortant de la maison.

Et il y a unanimité des 4 savants à ce sujet."

 

Cinquièmement : Dire "Allâhou Akbar" pour les femmes

 

Il a précédé dans le premier point le hadith de Oum ‘Atiya rapporté par Al-Boukhari et Mouslim et il y avait dedans : 

 

"Elles prononçaient le takbir (le fait de dire "Allâhou Akbar") avec le takbir des autres." 

 

Et Al-Hafidh Ibn Radjab a dit dans "al-fath" (6/130) : 

 

"Il n’y a pas de divergence sur le fait que les femmes disent "Allâhou Akbar", mais elles baissent leur voix en disant "Allâhou Akbar"."

 

Sixièmement : Sa description

 

Il est rapporté par Ibn Abi Chayba (1/489) selon Ibn ’Abbas qu’il disait : 

 

"Allâhou Akbar Kabirane, Allâhou Akbar Kabirane, Allâhou Akbar wa Adjal, Allâhou Akbar Wa lillahi-l-Hamd." 

 

Al-Hadfih Ibn Hadjar a dit dans Fath Al-Bari (2/462) : 

 

"Quand à la façon de faire le takbir, ce qui est le plus authentique parmi ce qui a été rapporté c’est ce qu’a rapporté ’Abderrazaq (avec un isnad authentique) selon Salmân qui a dit : 

"Dites Allâhou Akbar : Allâhou Akbar, Allâhou Akbar, Allâhou Akbar Kabîrane"

 

Et Al-Lajna Da-ima est du même avis. 

Huitième point

Lever les mains lors du takbir al-ihram (quand on dit "Allâhou Akbar" au début de la prière) de la prière de l’aïd et dans le reste des takbir 

 

’Abderrazaq a rapporté (3/297) selon Ibn Djarîh qui a dit : 

 

"J’ai dit à ’Ata : "Est-ce que l’imam lève ses mains à chaque fois qu’il dit Allâhou Akbar dans les takbir supplémentaires de la prière de l’Aïd al fitr ?" 

Il répondit : "Oui, et les gens les lèvent aussi.""

(Son isnad est authentique) 

 

Et c’est l’avis de Abou Hanifa, Malik dans une version, Chafi’i, Ahmad, Al-Awouzâ’î et beaucoup d’autres savants.

Et Ibn Al-Moundhir, Ibn Al Qaiym Al Djawziya, Ibn Baz et Ibn ’Outaymine ont considéré cela comme l’avis le plus juste. 

Neuvième point

Les félicitations lors de l’aïd 

 

Al-Hafidh Ibn Hadjar a dit dans Fath Al-Bari (2/446) :

 

"Il nous a été rapporté dans Al-Mouhamaliyâte avec un isnad bon, selon Djabir Ibn Nafîr qui a dit : 

"Quand les compagnons du Messager d’Allâh se rencontraient le jour de l’aïd, ils disaient les uns aux autres :

"Taqabalou llahou minâ mink." "

 

Et Mouhammad Ibn Ziyâd a dit : 

 

"J’étais avec Abi Oumâma et d’autres compagnons du Prophète.

Et quand ils revenaient (de la prière de l'aïd), ils se disaient les uns aux autres :

"Taqabalou llahou mini wa mink.""

 

L’imam Ahmad a dit : "Son isnad est authentique" 

 

Et qu’Allâh prie et salue notre Prophète Mouhammad, ainsi que sa famille et tous ses compagnons.

 

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أحكام العيد و سننه
المسألة الأولى : صلاة العيد
قال الأمام النووي رحمه الله في المجموع (5/5):5
أجمع العلماء على أن صلاة العيد مشروعة أهـ
و قال شيخ الإسلام ابن تيميه رحمه الله كما في مجموع فتاواه 23/161
 أنها من أعظم شعائر الإسلام أهـ و مشر
وعيته ثابتة بالسنة المتواترة , و كان النبي صلى الله عليه و سلم و الخلفاء من بعده يداومون عليها , و لم يأت عنهم تركها البته في عيد من الأعياد
و خرج البخاري (962) و مسلم (884) و اللفظ له عن ابن عباس رضي الله عنهما أنه قال
 شهدت صلاة الفطر مع نبي الله صلى الله
بل حتى النساء يشهدنها فقد خرج البخاري (971) و اللفظ له و مسلم (890) عن أم عطية رضي الله عنها أنها قالت
كنا نأمر أن نخرج يوم العيد ,حتى نخرك البكر من خدرها , حتى نخرج الحيض فيكن خلف الناس فيكبرن بتكبيرهم و يدعون بدعائهم , يرجون بركة ذلك
وثبت عن الفريابي في أحكام العيدين (15) عن نافع ابن عمر رضي الله عنهما " كان يغتسل للعيدين " و ثبت عنه أيضا (16) عن الجعد ابن عبد الرحمن قال : رأيت السائب بن يزيد رضي الله عنه يغتسل قبل أن يخرج إلى المصلى
و نقل ابن عبد البر و ابن رشد و غيرهما الإجماع على استحبابه
المسألة الثالثة : وقت الاغتسال في العيد
الأفضل أن يكون بعد الصبح و قبل الذهاب إلى المصلى , و عليه يدل ظاهر أثار الصحابة فقد ثبت في المسند الحارث بن أبي أسامة عن محمد بن إسحاق أنه قال
قلت لنافع : كيف كان ابن عمر يصلي العيد ؟ قال : كان يشهد صلاة الفجر مع الإمام ثم يرجع إلى بيته فيغتسل غسله من الجنابة و يلبس أحسن ثيابه و يتطيب بأحسن ما عنده ثم يخرج حتى يصلي
و إن اغتسل قبل الصبح لضيق الوقت و حتى يتمكن من التبكير إلى المصلى فلا بأس به عند أكثر أهل العلم
المسألة الرابعة : استحباب التجمل بأجمل الثياب في العيد
خرج البخاري (948) ومسلم (2068) عن عبد الله بن عمر أنه قال
 وجد عمر بن خطاب حلة من إستبرق تباع في السوق فأخذها فأتى بها رسول الله صلى الله عليه و سلم فقال : يا رسول الله ابتع هذا فتجمل بها للعيد و الوفود
قال الحافظ ابن رجب رحمه الله عقبه في "فتح الباري" 6/67
وقد دل هذا الحديث على التجمل للعيد و أنه كان معتاد بينهم أهـ
وقال الحافظ ابن رجب في فتح الباري 6/72
وهذا التزين في العيد يسوي فيه الخارج إلى الصلاة و الجالس فف بيته حتى النساء و الأطفال أهـ
أما المرأة : فتخرج في العيد غير متجملة و لا متطيبة و لا متبرجة و لا سافرة لأنها منهية عن ذلك حال الخروج
استحباب التطيب في العيد
أخرج الفريابي في أحكام العيدين (17) عن نافع أن أبن عمر كان يغتسل و يتطيب يوم الفطر
( إسناده صحيح )
وتقدم قول الإمام مالك
سمعت أهل العلم يستحبون الطيب في كل عيد أهـ
المسألة الخامسة : استحباب أن يطعم تمرات قبل خروجه إلى المصلى في عيد الفطر
أخرج البخاري (953) عن أنس رضي الله عنه أنه قال
 كان رسول الله صلى الله عليه و سلم لا يغدو يوم الفطر حتى يأكل تمرات
وثبت في مصنف عبد الرزاق (5734) عن ابن عباس أنه قال
 إن استطعتم أن لا يغدوا أحدكم يوم الفطر حتى يطعم فليفعل
وعند أبي شيبة (1/485) عن الشعبي أنه من السنة
المسألة السادسة : استحباب المشي عند الذهاب إلى مصلى العيد و يكون الذهاب عن طريق و الرجوع من طريق أخر
ثبت في مصنف أبن أبي شيبة (1/486) عن زر أنه قال
خرج عمر ابن خطاب في يوم الفطر أو في يوم الضحى , خرج في ثوب قطن متلبباً به يمشي
وثبت عنه أنه أيضا أن جعفر بن برقان قال
كتب إلينا عمر ابن عبد العزيز : من استطاع منكم أن يأتي العيد ماشياً فليفعل
قال الترمذي في سننه 2/410
و العمل في هذا عند أكثر أهل العلم يستحبون أن يخرج الرجل يوم العيد ماشياً أهـ
و خرج البخاري (986) عن جابر ابن عبد الله رضي الله عنهما أنه قال
 كان النبي صلى الله عليه و سلم إذا كان يوم عيد خالف الطريق
المسألة السابعة : التكبير عند الفطر
فيه مسائل هي
الأولى / مشروعيته
قال الله تعالى في ختام أية وجوب صيام رمضان في سورة البقرة
 ولتكملوا العدة ولتكبروا الله على ما هداكم
قال ابن كثير في تفسيره (1/307) عن هذه الآية
ولهذا أخذ كثير من العلماء مشروعية التكبير في عيد الفطر في هذه الآية أهـ
و التكبير في الفطر ثابت عن ابن عمر و ثبت عن عدد من التابعين و ن بعدهم و ثبت عن أبي عبد الرحمن السلمي أنه قال
كانوا في التكبير في الفطر أشد منهم في الضحى
خرجه الدار قطني (2/44) و قد ذهب إلى استحبابه أكثر أهل العلم من السلف و الخلف
الثانية / وقت ابتداؤه
يبدأ من يوم العيد حين الخروج إلى مصلى العيد , قال الإمام النووي في المجموع 5/48
: و قال جمهور العلماء : لا يكبر ليلة العيد إنما يكبر عند الغدو إلى صلاة العيد , حكاه ابن المنذر عن أكثر العلماء . قال : و به أقول أهـ
الثالثة / وقت نهايته
ثبن عن أبن عمر عن الفريابي في أحكام العيدين (43) عن نافع أن ابن عمر
كان يخرج يوم العيد إلى المصلى فيكبر و يرفه صوته حتى يأتي الإمام
و في لفظ 46-48
فيكبر حتى يأتي المصلى , و يكبر حتى يأتي الإمام
وقال الزهري
 كان الناس يكبرون من حين يخرجون من بيوتهم حتى يأتوا المصلى حتى يخرج الإمام فإذا خرج سكتوا و إذا كبر كبروا
أخرجه الفريابي (59)  سنده صحيح
و إليه ذهب جمهور أهل العلم
الرابعة / مشروعية الجهر به
قال الشيخ ابن تيميه
و يشرع لكل أحد أن يجهر بالتكبير عند الخروج إلى العيد . و هذا باتفاق الأئمة الأربعة أهـ و ثبت عن أبن عمر أنه يجهر به كما عند الدارقطني
الخامسة / تكبير النساء
تقدم عند المسألة الأولى حديث أم عطية عند البخاري و مسلم و فيه
 فيكبرون بتكبيرهم
قال الحافظ ابن رجب في الفتح 6/130
لا خلاف في أن النساء يكبرن .. ولكن تخفض صوتها بالتكبير أهـ
السادسة / صفته
ثبت عند ابن أبي شيبة (1/489) عن ابن عباس أنه كان يقول
الله أكبر كبيرا , الله أكبر كبيرا , الله أكبر و أجل , الله أكبر و لله الحمد
قال الحافظ ابن حجر في فتح الباري 2/462
: وأما صيغة التكبير فأصح ما ورد فيه ما أخرجه عبد الرزاق ( بسند صحيح ) عن سلمان قال
 كبروا الله : الله أكبر الله أكبر الله أكبر كبيرا أهـ
ووافقته اللجنة الدائمة
المسألة الثامنة :رفع اليدين في تكبيرة الإحرام من صلاة العيد و في سائر التكبيرات
أخرج عبد الرزاق (3/297) عن ابن جريج قال
 قلت لعطاء : يرفع الإمام يديه كلما كبر هذه تكبيرة الزيادة في صلاة الفطر ؟ قال : نعم , و يرفع الناس أيضاً
 ( إسناده صحيح )
و هو مذهب أبي حنيفة و مالك في رواية و الشافعي و أحمد الأوزاعي و أكثر أهل العلم , و رجحه ابن المنذر و ابن القيم الجوزية و ابن باز و ابن عثيمين
المسألة التاسعة : التهنئة في العيد
قال الحافظ ابن حجر في فتح الباري 2/446
:وروينا في : المحامليات : ( بإسناد حسن ) عن جبير بن نفير قال :" كان أصحاب رسول الله صلى الله عليه و سلم إذا التقوا يوم العيد يقول بعضهم لبعض : تقبل الله منا منك
وقال محمد ابن زياد
: كنت مع أبي أمامة و غيره من أصحاب النبي صلى الله عليه و سلم فكانوا إذا رجعوا يقول بعضهم لبعض : تقبل الله من و منك
وقال الإمام أحمد : إسناده جيد
وصلى الله وسلم على نبينا محمد وعلى آله وصحبه أجمعي

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Elle a fait un voeu mais elle est incapable de l'honorer

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Elle a fait un voeu mais elle est incapable de l'honorer

Question : 

 
une femme a juré que si elle donnait naissance à un bébé sain qui vivrait pendant au moins un an, qu'elle jeunerait alors pendant un an.

Ceci est arrivé et le bébé a vécu plus d'une année.

Mais elle n'est pas capable d'accomplir le jeûne.
 

Réponse : 
 

Il n'y a aucun doute que pour faire un voeu d'obéissance est un acte d'adoration. 


Allah a loué ceux qui accomplissent de tels voeux.

Allah dit :

يُوفُونَ بِالنَّذْرِ وَيَخَافُونَ يَوْماً كَانَ شَرُّهُ مُسْتَطِيراً 
 
76.7. Yoofoona bialnnathri wayakhafoona yawman kana sharruhu mustateeran
76.7. car ces bienheureux non seulement tenaient fidèlement leurs promesses et redoutaient un jour d’une violence inouïe
 

Ceci est confirmé parce ce que le Prophète ( sal-Allaahu ` alayhe wa sallam) a dit :

"Quiconque fait voeu d' obéir à Allah doit Lui obéir. Quiconque fait voeu de désobéir à Allah ne doit pas Lui désobéir"
[Al-Bukhari].

 

Un homme a fait voeu de sacrifier un chameau à un certain endroit.
Il est allé voir le Prophète ( sal-Allaahu ` alayhe wa sallam) et le Prophète ( sal-Allaahu ` alayhe wa sallam) qui lui a demandé :
"Était ce une idole du temps de l'Ignorance qui était adorée là ?"
Il a dit : "Non", Il a alors dit :
"Etait ce le lieu d'une célébration parmi leurs célébrations ?"
Il a dit : "Non". Donc le Prophète (sal-Allaahu ` alayhe wa sallam) a dit alors :
"Accomplis ton serment. Il n'y a aucun accomplissement de serment dans la désobéissance à Allah ou concernant quelque chose qu'un homme ne possède pas"
[Abu Dawoud] 
 
Celui qui pose la question a mentionné qu'elle a juré jeuner durant une année entière. Jeûner une année entière est un type de jeûne continu que l'on considère comme un type de jeûne permanent et le jeûne permanent ou continu n'est pas quelque chose d'aimé.

 
Ceci est confirmé dans le Sahih que le Prophète ( sal-Allaahu ` alayhe wa sallam) a dit :
 
"Quiconque execute un jeûne perpétuel n'a ni jeûné, ni rompu son jeûne"
 
Il n'y a aucun doute qu'une forme détestable de culte est un type de désobéissance à Allah.

On n'accomplit donc pas de serment pour exécuter un tel acte. 


Shaykh Al Islam Ibn Taymiyyah a dit : 

"Si une personne jure d'exécuter un acte d'adoration détestable, comme la prière durant la nuit entière ou le jeûne durant le jour entier, il ne lui est pas obligatoire d'accomplir un tel serment."
 
Donc, la personne qui pose la question doit accomplir une expiation pour ce serment en nourrisant dix pauvres avec la moitié d'un saa ' de dates ou autres produits alimentaires de base dans le pays.

Si elle n'en est pas capable, elle devra donc jeûner trois jours consécutifs.
 
Et c'est d'Allah ta'ala que vient le succès et que la prière et le salut soient sur le Prophète (sal-Allaahu `alayhe wa sallam) et sur sa famille et ses compagnons
 

copié de fatwa-online.com 
Traduit par Oum 'Ikrima

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Questions-réponses sur la bid’a

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Questions-réponses sur la bid’a
Question :
 
Qu'est-ce qui est et qu'est-ce qui n’est pas une bid'a (innovation) ?

Réponse :

Selon la Shari'a, la définition est :
 
Adorer Allah d’une manière qu'Allah n'a pas prescrite

Vous pouvez aussi dire :
 
Adorer Allah d’une manière qui n’est pas celle du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) ou de ses successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun).

La première définition est prise du verset (traduction rapprochée) :
 
« Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? » [sourate As-Shura :21]

La deuxième définition est prise du hadith du prophète qui a dit :

« Je vous recommande d'adhérer à ma voie (Sunna) et la voie des successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun) qui viennent après moi. 

Tenez-vous-y fermement et mordez à cela avec vos molaires [c'est-à-dire, accrochez-vous-y fermement] et prenez garde des choses nouvellement inventées. »

Donc quiconque adore Allah d’une façon qu'Allah n'a pas prescrit ou d’une façon qui n'est pas conforme à la voie du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) ou de ses successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun), est un innovateur, que cette adoration innovée ait un rapport avec les noms et attributs d'Allah, ou avec Ses jugements et lois.

En ce qui concerne les choses ordinaires et les coutumes, celles-ci ne sont pas appelées bid'a (innovation) en islam, bien qu'elles puissent être décrits comme tel en termes linguistiques. 

Mais elles ne sont pas des innovations dans le sens religieux et elles ne sont pas des choses contre lesquelles le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) nous avertissait.

Et il n'y a en islam aucune bid'a hassana (bonne innovation).

Majmu’ Fatawa de Shaykh Ibn Uthaymin, vol. 2, p. 291
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Question :

Quels sont les types de bid'a ?

Réponse : 

La bid'a peut être divisé en deux catégories :
  1. La bid'a qui constitue un kufr (mécréance)
  2. La bid'a qui ne constitue pas kufr  
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Question :
 
Quelle est la définition entre la bid'a qui constitue kufr et celle qui ne constitue pas kufr ?

Réponse : 

Shaykh Hafidh Al-Hakami (rahimahullah) a dit :

« Le type de bid'a qui constitue un kufr est celle qui nie une question sur laquelle il y a un consensus des savants, qui est largement connue et sur laquelle aucun musulman n’a d’excuse pour ne pas la connaître, comme nier quelque chose qui est obligatoire, rendre obligatoire ce qui n'est pas obligatoire, ou rendre  quelque chose de haram,  halal. Ou rendre quelque chose de halal, haram; ou croire certaines choses sur Allah, Son messager (salallahu 'alayhi wa sallam) et Son Livre desquels ils sont au-dessus, que ce soit un déni ou une affirmation - parce que cela signifie ne croire au Qur'an et au message avec lequel Allah a envoyé à Son messager (salallahu 'alayhi wa sallam).
 
Les exemples incluent la bid'a des Jahmiya, qui ont nié les attributs d'Allah; ou la notion que le Qur'an a été créé; ou la notion que certains des attributs d'Allah ont été créé; ou la bid'a des Qadariya qui ont nié la connaissance et les actions d'Allah; ou la bid'a des Mujassima qui ont assimilé Allah à Sa création ... etc.

La deuxième catégorie, la  bid'a qui ne constitue pas kufr, est définie comme celle qui n'implique pas de rejet du Qur'an ou de quelque chose avec lequel Allah a envoyé à Ses Messagers.
 
Les exemples incluent les bida’ des Marwani (qui ont été dénoncées par les plus grands compagnons qui ne les ont pas approuvés, bien qu'ils ne les aient pas déclaré kafir ou aient refusé de leur faire allégeance cause de cela), comme le retardement de certaines des prières jusqu'à la fin des temps dus, faire la khutba du ‘Id avant la prière ‘Id, faire la khutba assis le vendredi, etc.

Ma'arij Al-Qubul, 2/503-504
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Question :

Quelle est le jugement sur celui qui commet une bid'a, est-il un kafir (mécréant) ou non ?

Réponse :

La réponse est que cela dépend.

Si la bid'a constitue un  kufr, la personne est un des deux types suivants :

1. Si on sait que son intention est de détruire les bases de l’islam et en faire douter les musulmans. Une telle personne est certainement un kafir; en effet, il est étranger à l’islam et est un des ennemis de la foi.

2. Ou il est trompé et confus; il ne peut pas être accusé d’être un kafir avant que la preuve ne soit établie contre lui, en toute équité.

Si la bid'a ne constitue pas kufr, il ne doit pas être accusé d’être un kafir. Plutôt, il reste musulman, mais il a commis une mauvaise action grave.
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Question :

Comment traitons-nous avec ceux qui commettent une bid'a ?

Réponse :

Dans les deux cas, nous devons appeler ces gens - qui prétendent être musulmans, mais qui commettent des  bida’ qui peuvent constituer un kufr ou moins que cela- à la vérité, en expliquant la vérité sans être hostile ou en condamnant ce qu'ils font.

Mais une fois que nous savons qu'ils sont trop arrogants pour accepter la vérité - Allah dit (traduction rapprochée) :
 
« N’injuriez pas ceux qu’ils invoquent, en dehors d’Allah, car par agressivité, ils injurieraient Allah, dans leur ignorance »[sourate Al-An'am :108]

Si nous découvrons qu'ils sont têtus et arrogants, nous devons dévoiler leur mensonge, parce qu'alors l'indication de leur mensonge devient une obligation sur nous.

En ce qui concerne le fait de s’éloigner d'eux, cela dépend de la  bid'a.

Si c'est une  bid'a qui constitue un kufr, il est obligatoire de s’éloigner de cette personne.

Si elle a d'un degré moindre que cela, il est essentiel d'examiner la situation plus loin.

Si quelque chose peut être fait en s’éloignant de la personne, nous le faisons; si aucun but ne sera servi par cela, ou qu’il sera seulement plus désobéissant et arrogant, nous devons éviter de le faire, parce que tout ce qui ne sert aucun but, il est meilleur de ne pas le faire.

Et aussi, en principe, il est haram de s’éloigner d’un croyant, parce que le prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Il n'est pas permis à un homme d’abandonner [de ne pas parler à] son frère pour plus de trois [jours] »

Article tiré du site theclearpath.com
Source : Adapté de Majmu' Fatawa Ibn 'Uthaymin, vol. 2, p. 293
copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Hajj ou hijra ? (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Hajj ou hijra ? (audio)

 

Question :

 

Est-ce le hajj ou la hijra qui est à faire en premier ?

 

Réponse (traduction approximative) :

 

L'émigration du pays mécréant vers un pays musulman est prioritaire au hadj et c'est dangereux de rester dans un pays mécréant (par rapport à la difficulté de pratiquer la religion). 

 

Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Salih Ibn Ghânim As-Sadlân - الشيخ صالح بن غانم السدلان

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La femme enceinte doit-elle sortir zakât al-fitr pour l’enfant qu’elle porte ?

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La femme enceinte doit-elle sortir zakât al-fitr pour l’enfant qu’elle porte ?

Question :

 
Est-ce qu’il est demandé de sortir Zakât al-Fitr pour l’enfant que la mère porte dans son ventre ou pas ?
 
Réponse des savants du comité de l'Ifta :
 
Il est recommandé de la sortir en raison de ce que ’Outhmân (radhiallâhu ‘anhu) a fait, mais cela n’est pas obligatoire, car il n’y a aucune preuve à cet effet.
 
Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima Lil-Bouhouth Al-‘Ilmiyyah Wal-Iftâ, 9/366
 
Question :
 
Est-ce que Zakât al-Fitr doit être sortie pour l’enfant dans l’utérus ?
 
Réponse de Cheikh al-Outhemine :
 
La Zakât al-Fitr n’est pas une obligation qui incombe pour [l’enfant] que porte la femme enceinte, mais cela entre plutôt dans le domaine de ce qui est recommandé à faire pour elle.
 

Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, 18/263

copié de manhajulhaqq.com

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Définitions des termes utilisés dans la science du hadîth

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Définitions des termes utilisés dans la science du hadîth
Le hadîth


- Au sens propre : synonyme de "jadîd" au sens de nouveau.
Son pluriel est "ahâdîth", contrairement à la construction régulière.

 

- Au sens terminologique : ce qui est rapporté du Prophète (صلى الله عليه و سلم) comme paroles, actions, acquiescements ou caractéristiques.
La sounna - السنة
 
- Sens linguistique: La voie, qu'elle soit bonne ou mauvaise.
 
- Sens chez les savants du [ousoûl] : Toute parole, acte, ou consentement rapportés de manière sûre du Prophète (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) pouvant être une preuve dans la législation.
 
- Sens chez les savants de la jurisprudence [fiqh]: Tout ce qui est rapporté de manière sûre du Prophète (صلى الله عليه و سلم) sans que ce soit une obligation.
 
- Sens chez les savants du hadîth: Tout ce qui est rapporté du Prophète  (صلى الله عليه و سلم) comme parole, acte, consentement, ou description physique et morale; et cela avant ou après le début de la révélation.
La science des normes du hadîth - مصتلاح
 
C'est une science composée de sources référentielles et de règles, par laquelle on connaît l'état de la chaîne des transmetteurs de l'information et de l'énoncé de l'information, de manière à l'accepter ou à la refuser.
 
Son domaine est la chaîne des transmetteurs et l'énoncé de l'information traditionnelle, de manière à l'accepter ou à la refuser.
 
Son intérêt est de discerner l'authentique du défaillant parmi les ahadîth.
L'information traditionnelle - الخبر
 
- Sens propre : l'information, au pluriel : "akhbâr"
 
- Sens terminologique. Il y a trois avis :
 
  • Il a le même sens que le hadîth, c'est-à-dire qu'ils ont le même sens terminologique.
 
  • Il lui est différent. Ainsi, le hadîth est ce qui provient du Prophète (صلى الله عليه و سلم) tandis que l'information [al-khabar] est ce qui provient d'un autre que lui.
 
  • Son sens est plus général que le hadîth. Ainsi, le hadîth est ce qui provient de l'Envoyé (صلى الله عليه و سلم) et l'information traditionnelle ce qui provient de lui ou d'un autre que lui.
 
L'information traditionnelle au sens large - الاثر
 
Sens propre : "athar" signifie ce qui reste de la chose.
 
- Sens terminologique : il y a deux avis :
 
  • même sens terminologique que le hadîth.
 
  • différent de lui : c'est ce qui est rapporté des compagnons [Sahâba] et des Suivants [tâbi'în], comme paroles ou actes.
 
La chaîne des transmetteurs - الإسناد
 
Elle a deux significations :
 
- C'est imputer le hadîth à son locuteur, en relatant la succession des transmetteurs.
 
- C'est la succession des personnes conduisant à l'énoncé du hadîth. En cela, il a le même sens que "sanad".
 
La chaîne de transmission - السند
 
- Sens propre : synonyme de support [mou'tamad]. Appelé donc ainsi, car le hadîth s'appuie et repose sur elle (la chaîne des transmetteurs).
 
- Sens terminologique : la chaîne des hommes conduisant à l'énoncé de l'information traditionnelle.
 
L'énoncé de l'information traditionnelle - المتن

- Sens propre : lieu quelconque de la terre, dur et élevé.
 
- Sens terminologique : l'énoncé des termes de l'information traditionnelle, à la suite de la chaîne des transmetteurs.
 
La référence [al-mousnad] - المسند
 
- Nom passif, au sens d'être rapporté à quelque chose.
 
- Sens terminologique : trois significations.
 
  • Tout livre dans lequel est réuni ce qui est attribué à chaque compagnon, séparément, comme relations d'informations traditionnelles.
 
  • Le hadîth remontant jusqu'au Prophète (صلى الله عليه و سلم) dont la chaîne de transmetteurs est continue.
 
  • A le même sens que "sanad" [chaîne de transmetteurs]
 
Le rapporteur de chaîne de transmetteurs [al-mousnid]
 
Celui qui rapporte le hadîth avec sa chaîne de transmetteurs, qu'il en ait une science ou qu'il se borne simplement à la rapporter.
 
Le connaisseur du hadîth [al-mouhaddith]
 
Celui qui s'occupe de la Science du hadîth en la rapportant, et aussi en la maîtrisant, et qui a connaissance de nombreuses relations d'informations traditionnelles et de l'état de leurs transmetteurs.
 
L'érudit [al-hâfiz]
 
Deux avis :
 
- même sens que le "mouhaddith" [connaisseur du hadîth].
 
- il est à un rang plus élevé que le mouhaddith, de sorte que ce qu'il sait de chaque génération de transmetteurs l'emporte sur ce qu'il ignore.
 
L'autorité [al-hâkim]
 
Celui dont la Science recouvre l'ensemble des hadîth, de sorte que seul un nombre restreint d'entre eux, lui manque. C'est l'opinion de certains savants.
 
Science du hadîth
 
On entend par science du Hadîth, la parfaite connaissance de l'énoncé des hadîths, de leur chaîne de transmission jusqu'au Prophète (صلى الله عليه و سلم), avec la connaissance d'éventuelles imperfections ou brisures dans la chaîne de narration et également le degré d'authenticité de chaque Hadîth.
 
Science traitant des narrateurs du hadîth ['ilm rijâl Al-Hadîth]
 
Science fondamentale pour que le savant analyse les maillons de la chaîne de narration du hadîth, les noms des narrateurs, leurs surnoms, leurs titres, leurs lignées et leurs biographies.
 
Science dite de la Critique du hadîth [Al-Jarh wa At-Ta'dîl]
 
Science minutieuse qui permet d'analyser l'authenticité du hadîth en connaissant avec précision les qualités de chaque narrateur et leur capital en terme de confiance, mémoire, savoir, honnêteté, véridicité.
 
Science des défauts du hadîth ['ilal Al-Hadîth]
 
C'est la science qui traite des défauts du Hadîth.
 
Le hadîth [Chadh]
 
Al-'Iraqi (رحمه الله) a dit :
 
"Ce qui contient une irrégularité (Choudhoudh) est ce qui contredit quelqu'un qui est fiable et ce qui est abondamment préservé, et Ach-Chafi'i a vérifié cela".
(Al-Alfiya)
 
Ibn Hajar (رحمه الله) a dit :
 
"Ainsi, si une narration est opposée à ce qui est plus crédible, alors la narration correcte est ce qui a été préservé et ce qui le contredit est considéré Chadh".
(Nakhba)

Publié par mouslim.over-blog.org

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Comment reconnaître un pays de terre d'islam et un pays de mécréance ?

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Comment reconnaître un pays de terre d'islam et un pays de mécréance ?
Il a déjà précédé que la Hijrah se fait de la terre de mécréance vers la terre d'Islam, ainsi, si ce qui est voulu par cette question est une explication et une clarification de la règle définissant le pays de shirk ou de mécréance, et bien les savants ont beaucoup d'interprétations définissant cette règle.

La règle la plus connue parmi les savants, définissant le pays de shirk et le pays de mécréance est:

“le pays dans lequel le shirk ou la mécréance sont à découvert, et prédominants”

 

Ainsi que cela a été cité dans “Sharh Al Iqna' " de Al Bouhouty, et dans les Fatawa de Ash Sheikh Ibn Ibrahim, et dans les Fatawa de Sheikh Ibn Baz (rahimahoum Allah).

 

L'Imam Ash Shawkany رحمه الله تعالى, a également cité dans son livre "As Saïl Al Jarrar” une règle définissant la terre de mécréance et la terre de shirk, et aussi la terre d'Islam.

Il رحمه الله تعالى, a dit :

 

“ Ce qui est pris en compte c'est: celui dont la parole prédomine.
Si les ordres et interdits dans ce pays appartiennent aux gens de l'Islam, alors c'est une terre d'Islam, et cette règle n'est pas mise à mal par certains traits de mécréance, car ils ne sont pas apparus par le biais de la puissance et de la force des mécréants tels les “Ahl Adh Dhimmah” (les mécréants qui payent une taxe afin de résider en pays Mouslim) Juifs et Chrétiens, et les Mouahadoun (ceux qui ont conclut un pacte avec les Mouslims)qui résident dans les cités Islamiques; et si la situation est à l'inverse de cela, le pays prend donc le jugement inverse”.

 

Il y a également une excellente discussion [à ce propos] par Sheikh Al 'Outheymin رحمه الله تعالى, dans son explication (sharh) du livre “Al Oussoul Ath-Thalathah”. Il رحمه الله تعالى, dit:

 

“ Et la terre de Shirk est celle dans laquelle les rites de mécréance sont pratiqués, et où les rites de l'Islam, tel l'Adhan, et la prière en congrégation, et les 'Eid, et le Joumou'ah ne sont pas pratiqués d'une manière générale universelle”.


Il dit :
 

“Nous avons seulement dit : “ d'une manière générale universelle” , afin d'exclure ces endroits dans lesquels ces rites sont pratiqués d'une façon limitée, tels les pays des mécréants qui comportent des minorités musulmanes, car certes ils [ces pays] ne deviennent pas “terres d'Islam” par le biais des rites islamiques que les minorités musulmanes y pratiquent.
Quant aux pays d'Islam, ce sont ces pays dans lesquels ces rites sont pratiqués d'une manière générale universelle”.


Cette parole de Sheikh Al 'Outheymin رحمه الله تعال , peut être utilisée afin de réfuter ce que Al Mawardy a dit.

C'est un savant Shafi'ite qui a dit: 

 

“S'il est capable de pratiquer ouvertement son Ddin dans un pays parmi les pays de mécréance, et bien ce pays devient pays d'Islam, et ainsi, y résider est meilleur que de le quitter, du fait de l'espoir que d'autres entreront dans l'Islam”.


Ibn Hajar رحمه الله تعالى a rapporté cela de lui [ Al Mawardy].
 

La parole de Sheikh Ibn 'Outheymin رحمه الله peut donc être utilisée comme réfutation contre ce qu' Al Mawardy رحمه الله a dit C'est donc la règle définissant la terre de shirk et la terre de mécréance, dont la Hijrah d'elle est obligatoire, pour quiconque n'est pas capable de pratiquer ouvertement son din, ni d'y pratiquer ses rites. 


copié de darwa.com

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Les règles du salut

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Les règles du salut

Le Salut (السلام)


Nous allons nous intéresser à un autre comportement très important pour celui qui est invité et pour celui qui ne l’est pas, qui est : Le Salut.

Pour comprendre ce point, et bien sûr l’appliquer incha’Allah, nous expliquerons ce verset : Allah Le Très Haut dit :

«Quand donc vous entrez dans des maisons, adressez-vous mutuellement des salutations venant d’Allah, bénies et agréables. C’est ainsi qu’Allah vous expose ses versets, afin que vous compreniez » S24 V61. 

Quand donc vous entrez dans des maisons
 
Les maisons dont il est question sont aussi bien les maisons dans lesquelles on est invité que nos propres maisons.

Adressez-vous mutuellement des salutations.

C’est à dire, saluez-vous les uns les autres.

En fait, les musulmans ne forment qu’un seul individu de par l’affection, la compassion et la sympathie qu’ils éprouvent les uns envers les autres. 
 
Ces des salutations venant d’Allah.

C’est à dire qu’Allah les a légiférées pour nous, et Il en a fait notre salut. Ces salutations sont bénies.


Le fait de dire uniquement «Que la paix soit sur vous» est considéré comme un manque dans le salut.

Il est préférable d’y ajouter la "miséricorde et la bénédiction d’Allah".

Le salut fait partie des bonnes paroles qui sont aimées auprès d’Allah. Ces paroles contiennent en elles-mêmes une bonne chose ainsi qu’une incitation à la fraternité et à l’amitié. 

Faut-il saluer si la maison est inhabitée, ou s’il n’y a personne lorsqu’on y entre?
 
L’Imam an-Nawawi '  cite dans son livre Sahih al Adhkar wa da’ifouhou (vol.1 page 104) :

«Il nous est rapporté dans alMouwatta de l’Imam Malik, qu’il est préférable de dire quand on entre dans une Maison inhabitée: Traduction relative et approchée : « Que la paix soit sur nous et sur les saints serviteurs d’Allah » 

Quelques règles à savoir, relatives au salut
 
Il est interdit de parler avant d’avoir dit le salut.

D’après ibn ‘Omar (Radia Allah ‘anh) qui a dit : Le Messager (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit :

«Le salut est avant la question, donc celui qui commencera par la question avant de saluer, ne lui répondez pas » 
Hadith Hassan. 
 
D’après Jabir ibn ‘Abdillah (Radia Allah ‘anh) le Messager d’Allah (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit :
 
«Ne donnez pas l’autorisation d’entrer à celui qui ne commence pas par le salut »
Hadith Hassan. 
 
Parmi les bienfaits de cette règle

1. Il est donc interdit de poser une question ou de demander l’autorisation d’entrer avant de saluer. 

2. On ne doit pas répondre à celui qui pose une question avant de saluer. 

3. On ne doit pas donner l’autorisation d’entrer à celui qui demande l’autorisation avant de saluer. 

Et il convient d’enseigner à cette personne la manière d’agir.

Un homme de Bani‘Amar demanda l’autorisation d’entrer chez le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) en disant : « Puis-je entrer ? »
Et le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam)) dit : « Sors vers celui-là et apprends-lui la manière de demander l’autorisation d’entrer, et dis-lui de dire : « Que la paix soit sur vous, puis-je entrer ? ».
L’homme l’entendit et il dit : « Que la paix soit sur vous, puis-je entrer ? ». Alors le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) l’autorisa et l’homme entra
»
Hadith Sahih. Voir dans Sahih al-Boukhari. 

La réprobation de saluer d’un mouvement de poignets ou un mouvement de doigts
 
D’après ‘Omar ibn Chou’aib, d’après son père, d’après son grand-père, le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit :

«Ne fait pas partie de nous : Celui qui se donne une ressemblance à autre que nous, et ne ressemblez pas aux juifs ni aux chrétiens.
Le salut des juifs est un signe des doigts et le salut des chrétiens est un signe du poignet »

Hadith authentique. 

 
Parmi les bienfaits de cette règle
 
La réprobation de ressembler aux juifs et aux chrétiens dans le salut par le poignet ou les doigts.

Il faut préciser que le Hadith d’Asma bint Yazid (Radia Allah ‘anhouma) n’est pas en contradiction avec celui précédemment cité, à savoir que :

«Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) passa un jour par la mosquée alors qu’il y avait un groupe de femmes assises et il leur fit un signe de la main en les saluant. »

Ceci porte sur le fait que le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a rassemblé la parole et le geste pour saluer. 

- La réprobation de dire, pour celui qui demande la permission d’entrer : « C’est moi »
 
D’après Jabir ibn ‘Abdillah (Radia Allah ‘anh) qui a dit :

« Je me rendis chez le Prophète (Paix et Salut d'Allah sur lui), dans la religion il était au-dessus de mon père.
Je frappais à la porte, et il dit : « Qui est là ? »
Je dis : « C’est moi. »
Et il dit : « Moi, moi », comme s’il les avait désapprouvés»

Hadith authentique. 

 
Parmi les bienfaits de cette règle
 
1. La réprobation pour celui qui demande la permission d’entrer de dire : «C’est moi» quand on lui demande «Qui est là ?».

Car cette réponse ne contient aucun éclaircissement et appelle plutôt à la confusion.

Et parmi les droits de l’hôte, est qu’il sache le nom de celui qui lui demande d’entrer chez lui. 
 
2. Faisait partie de la voie des Salafs, le fait de dire leur nom lorsqu’ils demandaient la permission d’entrer.

Et d’après ibn ‘Abbas (Radia Allah ‘anh) qui a dit :

«‘Omar demanda la permission d’entrer chez le Prophète (P. S. d'Allah sur lui) et il a dit : « Que la paix soit sur le Messager d’Allah, que la paix soit sur vous, ‘Omar peut-il entrer ?»
Hadith authentique. 
 

Référence: Tafsir as-Sa’di - Tafsir ibn Kathir 

copié de al.baida.online.fr

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Les maladies du coeur sont de 2 sortes

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les maladies du coeur sont de 2 sortes
Les maladies du corps [organiques] sont connues, mais ceux du cœur [spirituel] sont de deux sortes : 

 

-Les maladies des désirs qui proviennent de la passion [Al Hawâ] 

-Les maladies des ambiguïtés qui proviennent de l’ignorance [Al Jahl] 

 

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-Les maladies des désirs (الشهوات) qui proviennent de nos passions, ainsi la personne connait la vérité mais n'en veut pas, car cela ne correspond pas à nos passions (propre penchant) et contraire à la Sounna du prophète 'صلى الله عليه وسلّم' . 
 
-Les maladies des ambiguïtés (الشبهات) qui proviennent de notre ignorance, car l'ignorant lui arrive de commettre des actes qui sont incorrect [Al batil] et pense que cela est vérité [Al Haq] et donc, ce comportement s’avère très dangereux. 

Nous demandons à Allah de nous préserver, de préserver nos corps et nos cœurs des maladies (qui sont la passion et l’ignorance)
 
أمراض الأبدان معروفة لكن أمراض القلوب. تعود إلى شيئين
الأول: أمراض الشهوات التي منشؤها الهوى
الثاني: أمراض الشبهات التي منشؤها الجهل
فالأول: أمراض الشهوات التي منشؤها الهوى، أن يعرف الإنسان الحق، لكن لا يريده؛ لأن له هوًى مخالفًا لما جاء به النبي صلى الله عليه وسلّم
والثاني: أمراض الشبهات التي منشؤها الجهل؛ لأن الجاهل يفعل الباطل يظنه حقًّا وهذا مرض خطير جدًّا. فأنت تسأل الله المعافاة والعافية من أمراض الأبدان، ومن أمراض القلوب، التي هي أمراض الشبهات، وأمراض الشهوات

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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L'invocation de clôture du Coran - دعاء ختم القرآن

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L'invocation de clôture du Coran - دعاء ختم القرآن
Question :
 
Je suis en train de terminer la lecture du Coran.
Louange et grâce à Allah !

Et j’ai envie de réunir les gens de ma famille lorsque j’aurai fini, afin d’invoquer Allah avec ce que l’on connaît comme invocations.

Est-ce un acte permis ?
 
Réponse : 
 
Louange à Allah.

Il est permis de réunir sa famille et des frères lors de l’invocation de clôture du Coran car c’est une occasion propice à l’exaucement.

C’était également une habitude de plusieurs compagnons.

L’invocation de clôture du Coran est donc une chose héritée des pieux prédécesseurs dans la prière et en dehors, et est propice à l’exaucement.
 

Tirée de son site, Fatwa n° 16032

Publié par fatawaislam.com 

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Les livres de critiques durcissent les coeurs ? (audio-vidéo)

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Les livres de critiques durcissent les coeurs ? (audio-vidéo)

 
Question :

 

Quel est votre avis sur ceux qui disent que les livres de critiques (koutoub roudoud) durcissent les coeurs ?


 

Réponse :  

 

 

Non.

 

C'est le fait de laisser les critiques (roudoud) qui durcit les coeurs.

 

C'est-à-dire, les gens vivent dans l'erreur et dans l'égarement et leurs coeurs se durcissent.

 

Mais, quand on honore la vérité et qu'on réponde aux faux

 

Et bien ceci fait partie des choses qui rendent les coeurs tendres.
 
 
Il n'y a pas de doute là-dessus. 
 

السؤال : ما رأيكم في من يقول أن كتُب الردود تُقسي القلوب ؟
لا ترك الردود هو الذي يُقسي القلوب ، يعني الناس يعيشون على الخطأ وغلى الظلال وتقسوا قلوبهم
أما إذا بُجِل الحق ورُدَ الباطل فهذا مما يلين القلوب ، لا شك
 
نعم

 

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Rester ferme après ramadan

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Rester ferme après ramadan

Sufyan Ibn 'Abdillah (radiallahu ‘anhu) a dit :

 
«Ô messager d'Allah, dis-moi quelque chose sur l’islam, sur laquelle je n’interrogerai personne après toi.
Il  dit : « Dis : « Je crois en Allah » et ensuite reste ferme (sur cela). » [1]

 

Ce hadith est la preuve que le serviteur est obligé, après avoir cru en Allah, de persévérer et d’être ferme dans son obéissance à Lui, en accomplissant les actes obligatoires et en évitant les interdits.

 

Ceci est réalisé en suivant le Chemin Droit, qui est la Religion ferme, sans s'en éloigner à droite ou à gauche.

 

Si un musulman a vécu pendant Ramadan et a passé ses jours dans le jeûne et ses nuits dans la prière et que pendant ce mois il s'est habitué à faire des actes de bien, il doit rester sur cette obéissance à Allah à tout moment (après cela).
 
Ceci est le vrai état du serviteur ('abd), en effet, le Seigneur des mois est Unique et Il est Vigilant et Témoin de Ses serviteurs à tout moment.
 
En effet, le fait d'être ferme après Ramadan et de rectifier ses paroles et actes est parmi les plus grands signes que la personne a tiré avantage du mois de Ramadan et qu'elle a lutté dans l'obéissance.
 
Ce sont les signes de l'acceptation et du succès.

En outre, les actes d'un serviteur ne s’arrêtent pas avec la fin d'un mois et le commencement d'un autre. Plutôt ils continuent et s'étendent jusqu’à ce que vienne la mort, car Allah dit (traduction rapprochée) :
 
« et adore ton Seigneur jusqu’à ce que te vienne la certitude (la mort). » [sourate Al-Hijr : 99]
 
Si le jeûne de Ramadan prend fin, le jeûne volontaire est toujours prescrit pendant l'année entière et la louange est à Allah.

Etre debout dans la prière la nuit pendant Ramadan prend fin, mais l'année entière est un temps pour accomplir la prière de nuit.


Et si  Zakatul-Fitr prend fin, il y a toujours la Zakat  obligatoire, de même que l’aumône volontaire qui dure l'année entière.

De même pour la récitation du Qur'an et la réflexion sur sa signification et que tous les autres actes pieux qui sont aimés, ils peuvent être faits à tout moment.

 

Parmi les nombreuses générosités qu'Allah a accordé à Ses serviteurs est qu'Il a placé pour eux de nombreux types différents d’actes d'adoration et Il a fourni beaucoup de moyens pour faire de bonnes actions.

 

Donc, l'enthousiasme et l'ardeur du musulman doivent être constants et il doit rester au service de son Maître.

 

Il est malheureux de trouver certaines personnes accomplissant différents types d'actes pieux pendant Ramadan – préserver strictement leurs cinq prières quotidiennes dans le  masjid, réciter abondamment le Qur'an et donner l’aumône.


Mais quand Ramadan prend fin, ils deviennent paresseux dans leur adoration.

Parfois, ils abandonnent même les obligations, et généralement la prière en congrégation et spécifiquement, la prière du  Fajr !

 

Et ils commettent même des actes interdits comme de dormir aux temps des prières, se rendre aux lieux de sottise et de divertissement et se mélangeant dans les parcs, particulièrement le jour du  'Id !


L'aide contre ces maux vient seulement par la Grâce d'Allah.

Ainsi, ils démolissent ce qu'ils ont construit et ils détruisent ce qu'ils ont établi.

C'est une indication de privation et un signe de perdition.

Nous demandons à Allah Sa protection !

 

En effet, ces gens prennent le repentir et l’arrêt des mauvaises actions comme quelque chose de spécifique et limité (seulement) au mois de Ramadan.


Donc ils arrêtent de faire ces (bons) actes quand le mois s'arrête.

Ainsi, c’est comme s'ils avaient abandonné des péchés pour Ramadan et pas par crainte d'Allah !

Combien est grand le mal de ces gens qui ne connaissent Allah que pendant Ramadan !

Vraiment, le succès qu'Allah accorde à Son serviteur réside dans le jeûne de Ramadan.

Et Allah l’aide à faire ce qui est une grande bénédiction.

Ainsi, cela appelle le serviteur à être reconnaissant envers son Seigneur.

 

Et cette compréhension peut être trouvée dans la Parole d'Allah, après avoir achevé la faveur du mois de jeûne (traduction rapprochée) :
 
« Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants » [sourate Al-Baqara : 185]
 
Donc celui qui est reconnaissant en l'ayant jeûné, restera sur cette condition et continuera à accomplir des actes pieux.
 
En effet, la vrai musulman est celui qui loue et remercie son Seigneur pour lui avoir accordé la capacité de jeûner et d’accomplir le  qiyam (la prière de nuit).
 
Sa condition après Ramadan est meilleure que celle avant Ramadan.

Il est plus prêt à obéir, désirant faire de bonnes actions et s’empresse d’accomplir les actes obligatoires.

Car il a tiré avantage de cette grande école (Ramadan).

Celui qui craint que son jeûne ne soit pas accepté, en effet Allah accepte seulement de ceux qui ont la  taqwa (crainte emprunte de piété et plus encore, obéissance à Allah et éloignement de Ses interdits).
 
Les pieux prédécesseurs luttaient pour compléter et perfectionner leurs actes, espérant ensuite, qu'ils seraient acceptés et craignant qu'ils soient rejetés.
 
Des narrations de 'Ali ( radiallahu ‘anhu) rapportent qu'il a dit : « Soyez plus concerné par l’acceptation de vos actes que par l'acte lui-même. N’avez-vous pas entendu Allah dire :
 
« Allah n’accepte que de ceux qui ont taqwa » [sourate Al-Ma'ida : 27] [2]


'Aisha a dit :


« J'ai interrogé le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) concernant le verset:
« Et ceux qui donnent ce qu'ils donnent (c'est-à-dire, l’aumône et d'autres bonnes actions), tandis que leurs cœurs tremblent par crainte. »
Sont-ils ceux qui boivent de l'alcool et volent ? »
Il (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Non, Ô fille de As-Siddiq. Mais plutôt ils sont ceux qui jeûnent et prient et donnent l’aumône, craignent qu'ils ne soient pas acceptés d'eux. Ils sont ceux qui se précipitent pour faire de bonnes actions et ils sont les premiers pour les faire. »
 
Donc prenez garde, prenez garde... de retourner en arrière après avoir atteint la guidée, de s’égarer après la persévérance !
 
Et demandez à Allah de vous donner l'endurance dans l’accomplissement des actes pieux et la constance dans l’accomplissement des bonnes actions.
 
Et demandez à Allah qu'Il vous accorde une bonne fin, afin qu'Il accepte notre Ramadan.


[1] Sahih Muslim (n°38)
[2] Lata'if-ul-Ma'arif (pg. 246)

 

Article tiré du site al-manhaj.com

Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg. 155-157)

Publié par salafs.com

 

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Visite de la mosquée Al-Aqsa

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Jeûner les 6 jours de chawâl avant d’avoir compenser les jours de ramadan ?

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Jeûner les 6 jours de chawâl avant d’avoir compenser les jours de ramadan ?

Question :

 
Lorsque qu’une femme doit [rattraper] des jours de Ramadhân, est-ce qu’il lui est permis de donner priorité au jeûne des six jours de Chawwâl sur ce qu’elle doit, ou doit-elle accorder priorité aux jours dus sur le jeûne des six jours de Chawwâl ?

 

Réponse :

Quand une femme doit encore [rattraper] des jours de Ramadhân, alors elle ne doit pas jeûner les six jours de Chawwâl si ce n’est après rendu ce qu’elle doit [comme jour de jeûne], car le prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Quiconque jeûne le mois de Ramadhân, puis le fait suivre des six jours du mois de Chawwâl... » [1]

Celui qui a encore des jours à compenser du mois de Ramadhân n’a pas jeûné le Ramadhân [en entier], ainsi la personne n’atteindra pas la récompense du jeûne des six jours de Chawwâl si ce n’est après qu’elle ait fini de compenser les jours qu’elle doit.
 
Et si les jours manqués de jeûne englobent l’ensemble [du mois] de Chawwâl, comme par exemple une femme qui a accouché et a eu ses saignements, et qui n’a donc pas pu jeûner un jour de Ramadhân : ainsi elle entame la compensation de son jeûne pendant le mois de Chawwâl, et elle ne le finit pas avant l’entrée du mois de Dhul al-Qa’dah, elle doit alors jeûner les six jours, et elle aura la récompense de celle qui a jeûné au mois de Chawwâl, parce qu’elle l’a retardé pour une raison valable, ainsi elle aura la récompense. 
 
Madjmu’ Fatâwa Ibn ‘Uthaymîn, 20/19
Question :
 
Est-ce que le jeûne des six jours de Chawwâl après le Ramadhân pour celui qui n’a pas complété son Ramadhân est permis.

Sachant que la personne n’a pas jeûné 10 jours de Ramadhân pour une raison valable, aura t’elle la récompense de celui qui a complété son jeûne de Ramadhân, puis fait suivre les six jours de Chawwâl ?

Sera t’elle comme une personne qui a jeûné tout le temps ?

Puisse Allâh vous récompenser par le bien.

Réponse :

Il appartient Seul à Allâh de déterminer la récompense des œuvres accomplies par Ses adorateurs.
 
Cela est un domaine réservé à Allâh - Djalla Wa ‘Alâ. Allâh ne prive point la récompense de Son serviteur qui s’évertue à faire de bonnes oeuvres. 

Comme Allâh - Ta’âla - dit (traduction rapprochée) :
 
« Nous ne laissons pas perdre la récompense de celui qui fait le bien. » [2]
 
Il est du devoir de celui qui a un jeûne à rattraper de l’effectuer d’abord avant de s’engager dans le jeûne des six jours de Chawwâl, car la personne ne peut faire succéder le jeûne des six jours à celui du Ramadhân que si elle a complété le Ramadhân. 
 
Fatâwa Al-Lajnah ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-‘Ilmiyyah Wal-Iftâ, 10/392-393
      

[1] Rapporté par al-Bukhârî
[2] Coran, 18/30

 

Publié par manhajulhaqq.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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