Compléter le contrat religieux de mariage par le contrat civil

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Compléter le contrat religieux de mariage par le contrat civil

Question :

 

Suffit-il d’effectuer le contrat religieux de mariage pour sortir avec la mariée et s’isoler avec elle, sans avoir besoin de faire un contrat de mariage civil ?

 

Permettez-nous de profiter du savoir qu’Allâh vous a accordé.

 

Réponse :

 

Louange à Allâh, Maître des Mondes ; et paix et salut sur celui qu’Allâh عزّ وجلّ a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

Cela dit :

 

Le devoir nous enjoint de dire qu’il est insuffisant de faire le contrat religieux ou conventionnel de mariage sauf s’il est complété par le contrat civil, ou se limiter (directement) à ce dernier afin que les conséquences du contrat de mariage puissent se produire vu que le contrat religieux de mariage n’est considéré, du point de vue du tribunal algérien, que comme des fiançailles.

 

En effet, un tel contrat n’assurera pas à la femme une protection judiciaire suffisante lui permettant de revendiquer ses droits dans le cas où son conjoint décéderait ou qu’une dispute se produirait entre eux et aboutirait à une séparation après qu’ils aient été ensemble seul à seule.

 

Pour cela, on doit compléter le contrat religieux de mariage par le contrat civil.

 

Cependant, je désapprouve qu’il sorte avec elle étant donné que (les mœurs de) l’époque dans laquelle nous vivons se sont altérées et corrompues.

 

De plus, le fait qu’il s’isole avec elle dans des endroits douteux qui ont un impact négatif sur l’ensemble des gens pratiquants (sur la bonne voie) d’un côté, et le fait de lui laisser la liberté pour satisfaire ses désirs, d’un autre, pourraient engendrer chez lui une haine et une aversion à l’égard de la femme, car :

 

مَنِ اسْتَعْجَلَ الأَمْرَ قَبْلَ أَوَانِهِ عُوقِبَ بِحِرْمَانِهِ

 

«Celui qui se hâte d’obtenir une chose avant son terme il en sera privé en guise de punition».

 

Cela entraînera, du reste, une dissolution hâtive du contrat de mariage établi entre eux.

 

Tout cela doit être tenu en compte en vue de fermer la voie (à toute conséquence fâcheuse) et afin de préserver l’honneur de la personne musulmane.

 

Certains ulémas appartenant à l’école hanafite ont délivré une fatwa en se basant sur l’avis qui dit qu’il est possible que le jugement change lorsque le temps change annonçant que la femme ne doit pas sortir pour prier dans la mosquée de crainte qu’elle ne provoque la tentation.

 

En outre, cette question se confirme par le fait que le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم s’était marié avec ‘Â’icha رضي الله عنها alors qu’elle avait terminé ses six ans et avait commencé à avoir sept ans, puis il avait consommé son mariage à l’âge de neuf ans (1), au mois de Chawwâl dans la première année de l’hégire (2).

 

Néanmoins, il n’a jamais été rapporté qu’il soit sorti avec elle ou qu’ils se soient retirés seul à seule.

 

Certes, la meilleure voie à suivre est celle de Mouhammad صلَّى الله عليه وسلَّم.

 

Cela le (fiancé) concerne s’il n’est pas resté seul à seule avec elle et s’ils ne sont pas sortis ensemble avant de poser la question.

 

Cependant, s’il l’a déjà fait, on doit, donc, le conseiller de ne pas le refaire et il n’encourra aucun péché à cause de ce qu’il a fait en raison du contrat religieux de mariage qui les unit.

 

Au demeurant, le contrat religieux de mariage confère à l’homme des droits dont ne dispose pas un non-contractant.

 

Toutefois, il sera défendu de ce qui lui est permis en principe en vue de suivre la voie du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم et de peur que la femme ne subisse un préjudice en restant sans protection, et afin de prévenir des conséquences négatives qui en résulteront, surtout avec la dégradation et l’altération des (mœurs) dont souffre la société actuelle.

 

Le savoir parfait appartient à Allâh سبحانه وتعالى, et notre dernière invocation est qu’Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

 

(1) Rapporté par Al-Boukhârî (5133) et par Mouslim (1422), par l’intermédiaire de ‘Â’icha رضي الله عنها.

(2) Rapporté par : Mouslim (1423), At-Tirmidhî (1093), An-Naşâ’î (3377), Ibn Mâdjah (1990) et Ahmad (24272), par l’intermédiaire de ‘Â’icha رضي الله عنها.

 

Alger, le 20 de Radjab 1427 H, correspondant au 14 août 2006 G.

Fatwa n° 246

Catégorie : Fatwas relatives à la Famille - L'acte de mariage - L'établissement d'un acte de mariage

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في اكتمال العقد الشرعيِّ بالعقد المدنيِّ

السؤال : هل يكفي العقدُ الشرعيُّ للخروج مع الزوجة أو الخلوةِ بها بدون عقدٍ مدنيٍّ؟ أفيدونا. وجزاكم الله خيرًا

الجواب : الحمدُ لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على مَن أرسله اللهُ رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدِّين، أمَّا بعد
فالذي يقتضيه الواجبُ أن يقالَ بعدمِ كفاية العقد الشرعيِّ أو العُرْفيِّ إلَّا إذا اكتملَ بالعقد المدنيِّ أو الاكتفاءُ بالعقد المدنيِّ ليكون مُنْتِجًا لآثار العقد؛ ذلك لأنَّ العقدَ الشرعيَّ مجرَّدُ خِطْبةٍ في نظرِ القضاء الجزائريِّ؛ فلا يكون به للمرأة الحصانةُ القضائية الكافيةُ للمطالَبة بحقوقها فيما إذا تُوفِّي زوجُها أو حَدَثَ نزاعٌ بينهما أَدَّى إلى الفراق بعد أنِ اختلى بها واختلط؛ لذلك يجب إتمامُ العقدِ الشرعيِّ بالعقد المدنيِّ، ومع ذلك أكرهُ له الخروجَ معها ـ بالنظر إلى تغيُّر الأزمان وفسادِها ـ وخُلوتَه بها في أماكنِ التُّهم التي تنعكس سَلْبًا على عموم المستقيمين مِن جهةٍ، ومِن جهةٍ أخرى ففَسْحُ المَجالِ له لقضاءِ مَآربه قد يورِّثه بُغْضًا وكراهةً لها، و

مَنِ اسْتَعْجَلَ الأَمْرَ قَبْلَ أَوَانِهِ عُوقِبَ بِحِرْمَانِهِ

الأمر الذي يُعجِّل في انحلالِ عَقْدِ الزواج القائمِ بينهما؛ كُلُّ ذلك سدًّا للذريعة وصيانةً لعِرْض المسلم. وقد أفتى بعضُ علماءِ الأحنافِ ـ بناءً على جوازِ تغيير الحُكم بتغيُّر الزمان ـ بأنه لا تخرج المرأةُ إلى الصلاة في المساجد خشيةَ الافتتان، وممَّا يؤكِّد ذلك أنَّ النبيَّ صلَّى الله عليه وسلَّم تزوَّجَ عائشةَ رضي الله عنها وهي بنتُ ستٍّ مكتمِلةٍ وداخلةٌ في السابعة، ودَخَلَ بها وهي بنتُ تسعِ سنين (١) في شوَّالٍ في السنة الأولى مِن الهجرة (٢)، ولم يُعْلَمْ عنه صلَّى الله عليه وسلَّم أنه خَرَجَ معها أو اختلى بها، وخيرُ الهديِ هديُ محمَّدٍ صلَّى الله عليه وسلَّم
هذا إذا كان لم يَخْلُ بها ولم يخرج معها قبل السؤال، أمَّا إذا كان قد فَعَلَ ذلك فيُنصح ألَّا يعود، ولا يترتَّب على فعلِه إثمٌ لوجود العقد الرابط بينهما شرعًا
والحاصلُ: أنَّ العقدَ يُجيزُ له ما لا يُجيز لغيرِ العاقد، لكن يُمْنَع ممَّا يباح له أصالةً تأسِّيًا برسول الله صلَّى الله عليه وسلَّم، وخشيةَ تضرُّرِ المرأةِ بعدم الحصانةِ، وما يترتَّب عليه في ظِلِّ فسادِ الزمان والمجتمع
والعلمُ عند الله تعالى، وآخِرُ دعوانا أنِ الحمدُ لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدِّين، وسلَّم تسليمًا

(١)

انظر الحديثَ الذي أخرجه البخاريُّ في «النكاح» باب إنكاحِ الرجلِ ولدَه الصغارَ (٥١٣٣)، ومسلمٌ في «النكاح» (١/ ٦٤٢) رقم: (١٤٢٢)، والنسائيُّ في «النكاح» باب إنكاحِ الرجلِ ابنتَه الصغيرة (٣٢٥٥)، وابن حبَّان (١٧١٨)، والطبرانيُّ في «المعجم الكبير» (٤٢) وفي «المعجم الصغير» (٢٠٤٢)، مِن حديث عائشة رضي الله عنها

(٢)

أخرجه مسلمٌ في «النكاح» (١/ ٦٤٢) رقم: (١٤٢٣)، والترمذيُّ في «النكاح» بابُ ما جاء في الأوقات التي يُستحبُّ فيها النكاحُ (١٠٩٣)، والنسائيُّ في «النكاح» باب البناء في شوَّالٍ (٣٣٧٧)، وابن ماجه في «النكاح» بابُ متى يُستحبُّ البناءُ بالنساء (١٩٩٠)، وأحمد (٢٤٢٧٢)، مِن حديث عائشة رضي الله عنها

الجزائر في: ٢٠ رجب ١٤٢٧ﻫ
الموافق ﻟ: ١٤ أغسطس ٢٠٠٦م

الفتوى رقم: ٢٤٦
الصنف: فتاوى الأسرة - عقد الزواج - إنشاء عقد الزواج

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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L’oeuvre du coeur est plus importante que l’oeuvre des membres

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L’oeuvre du coeur est plus importante que l’oeuvre des membres

Allâh dit :

 

يَوۡمَ تُبۡلَى ٱلسَّرَآٮِٕرُ

 

(traduction rapprochée des sens) 

 

«Le jour où les cœurs dévoileront leurs secrets»

 

 C’est à dire : Les secrets contenus dans les cœurs seront testés.

 

Et c’est pour cela qu’il est obligatoire pour nous d’accorder plus d’importance aux œuvres du cœurs qu’aux œuvres des membres.

 

L’œuvre des membres est une marque apparente alors qu’en réalité, l’œuvre du cœur est l’élément important.

 

C’est pour cela que le prophète صلى الله عليه وسلم a informé de l’état des khawarijs, il صلى الله عليه وسلم oriente son discours en direction des compagnons en leur disant : 

 

«L’un d’entre vous méprisera sa prière face à la leur, et son jeune face au leur» 

 

C’est-à-dire qu’ils (les khawarijs) fournissent d’énormes efforts dans les œuvres apparentes mais leurs coeurs sont vides, qu’Allâh nous en préserve. 

 

«Le Quran ne dépasse pas leurs gosiers, Ils quittent l’Islam comme la flèche quitte son arc» 

 

Al-Hassan Al-Basri -qu’Allâh lui fasse miséricorde- dit : 

 

«Par Allâh, Abou Bakr ne les a pas devancé par la prière ou le jeûne, il les a devancé par l’ancrage de la foi dans son coeur».

 

La foi, lorsqu’elle est ancrée dans le cœur, incitera la personne à l’œuvre.

 

Par contre, l’œuvre apparente, n’incite pas forcément la personne à reformer son cœur.

 

Il nous est donc obligatoire de porter attention à nos cœurs, leurs œuvres, leurs croyances, leurs orientations, leur réforme et leur purification des impuretés provenant du shirk, des innovations, de la jalousie, de l’animosité, du dégoût de ce qu’Allâh a descendu sur son prophète صلى الله عليه وسلم, de la haine envers les compagnons -qu’Allâh les agrée- et tout autre chose dont nous avons l’obligation d’en purifier le cœur.

 

تفسير جزء عم ص153-154 باختصار

Traduit par Anas Abou Malik Al-Maimouni - @AnasAbouMalik

Publié par anasaboumalik.fr

يجب العناية بعمل القلب أكثر من العناية بعمل الجوارح

قال الشيخ محمد بن صالح العثيمين رحمه الله

وقوله تعالى

{يومَ تُبلى السرائر}

أي: تُختَبَر السرائر، وهي القلوب

ولهذا يجب علينا العناية بعمل القلب أكثر من العناية بعمل الجوارح؛ عمل الجوارح علَامة ظاهرة، لكن عمل القلب هو الذي عليه المدار، ولهذا أَخْبَر النبي عليه الصلاة والسلام عن الخوارج، يُخاطِب الصحابة يقول

يَحْقِر أحدكم صلاته مع صلاتهم، وصيامه مع صيامهم

يعني أنهم يجتهدون في الأعمال الظاهرة لكن قلوبهم خالية والعياذُ بالله

لا يتجاوز القرآن حناجرهم، يَمْرُقون من الإسلام كما يمرق السهم من الرَّمِيّة

 قال الحسن البصري رحمه الله

(والله ما سبقهم أبو بكر بصلاةٍ ولا صوم، وإنما سبقهم بما وَقَر في قلبه من الإيمان)

 والإيمانُ إذا وقَر في القلب حَمَل الإنسان على العمل، لكن العمل الظاهر قد لا يَحْمِل الإنسان على إصلاح قلبه

فعلينا أن نعتني بقلوبنا وأعمالها، وعقائدها، واتّجاهاتها، وإصلاحها وتخليصها من شوائب الشرك والبِدَع، والحقد والبغضاء، وكراهة ما أَنزل اللهُ على رسوله، وكراهة الصحابة رضي الله عنهم، وغير ذلك ممّا يجب تنزيه القلب عنه

اهـ

تفسير جزء عم ص153-154 باختصار

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Paroles de Cheikh 'Ali Redâ Al-Madany au sujet du site 3ilmchar3i.net

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Paroles de Cheikh 'Ali Redâ Al-Madany au sujet du site 3ilmchar3i.net

Question :

 

Beaucoup de gens exagèrent quant au sujet de "untel est connu ou inconnu" dans l'appel à Allâh, au point de l'appliquer sur le site "3ilm char3i", qui est un site salafi qui s'efforce de propager les paroles de savants de la sunna en langue française.

 

Alors ils en détournent les gens prétextant que son superviseur et les traducteurs sont inconnus, qu'il contient énormément d'erreurs, qu'il propage des avis juridiques sans la moindre rigueur religieuse et que cela est considéré comme appeler à Allâh sans science, ainsi que d'autres ambiguïtés.

 

Sachant que ce site affiche un minhaj salafi clair, en paroles et en actes, depuis de nombreuses années et nous ne recommandons personne à Allâh.

 

Doit-on prêter attention à ceux-là, qui incitent les gens à ne pas prendre de ce site ?

 

Qu'Allâh vous récompense.

 

Réponse de Cheikh 'Ali Redâ Al-Madany:

 

Non, pas tant qu'ils prennent vraiment parmi les paroles des gens de science.

 

Question/réponse sur le Whatsapp de Cheikh les 28 février et 1er mars 2017

Traduit et publié avec l'autorisation de Cheikh

 

السلام عليكم ورحمة الله وبركاته

أحسن الله إليكم شيخنا لذي سؤال لو تفضلتم بالإجابة عليه
يبالغ كثير من الناس في مسألة فلان معروف أو غير معروف في الدعوة إلى الله حتى طبقوها على الموقع الإلكتروني "العلم الشرعي" وهو موقع سلفي يعتني بنشر أقوال علماء السنة باللغة الفرنسية. فهم يصدون الناس عنه بحجة أن مشرفه والمترجمين غير معروفين وأنه فيه من الأخطاء كثيرة وأنه ينشر من الفتاوى دون أي دقة دينية وأن هذا يعتبر دعوة إلى الله بغير علم إلى غير ذلك من الشبهات مع أن هذا الموقع يعلن منهجا سلفيا واضحا في القول والعمل منذ سنوات طويلة ولا نزكي على الله أحدا. فهل يُلتفت إلى هؤلاء الذين يحثون الناس بعدم أخذ من هذا الموقع؟
جزاكم الله خيرا

لا ما داموا فعلاً يأخذون من كلام أهل العلم

 

Recommandation (تزكية) écrite de Cheikh 'Ali Redâ Al-Madany حفظه الله pour le site 3ilmchar3i.net

 

"Le site français "3ilm char3i" agit avec bel effort au service de la sunna et de la victoire du minhaj salafi, loin du sectarisme et de la haddadiya et de l'ensemble des groupes égarés.

Qu'Allâh les bénisse."

 

Twitter de Cheikh le 17 septembre 2014

Traduit et publié à la demande de Cheikh

 

TAZQIYA.PNG

Cheikh 'Ali Redâ Al-Madany حفظه الله atteste que le site 3ilmchar3i.net est salafi et le recommande (تزكية)

 

Question :

 

Salam 3aleykoum wa rahmatuLlâhi wa barâkatouh honorable Cheikh Ali Reda, qu'Allâh ta3âlâ vous préserve. 

 

Cheikh, connaissez-vous le site "3ilm char3i", www.3ilmchar3i.net, en langue française ?

 

Et conseillez-vous de prendre de ce site ? 

 

Qu'Allâh vous récompense.

 

Cheikh :

 

Oui, très bien. 

 

Questionneur :

 

Certains hizby disent que "3ilm char3i" ne sont pas des salafis, que leur conseillez-vous ? 

 

Cheikh :

 

D'après ce que je sais, il est salafi, ne tiens pas compte des ignorants.

 

Question/réponse sur le Whatsapp de Cheikh les 15 et 16 septembre 2014

Traduit et publié avec l'autorisation de Cheikh

 

Cheikh 'Ali Redâ Al-Madany حفظه الله invoque pour les administrateurs du site 3ilmchar3i.net

 

"Qu'il vous soit accordé bénédictions et qu'Allâh Le Très-Haut rende votre site bénéfique pour tous les musulmans parlant la langue française".

 

Twitter de Cheikh le 31 mars 2014

Traduit et publié à la demande de Cheikh

 

ALI REDA

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

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Du jugement de verser de l’argent pour réaliser des affaires en cas de nécessité

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Du jugement de verser de l’argent  pour réaliser des affaires en cas de nécessité

Question :

 

Malgré les taxes que nous versons à l’État, nos conteneurs et nos bagages font souvent l’objet de blocage dans le port ; nos intérêts et notre commerce se voient ainsi pénalisé si nous ne donnons pas des pots-de-vin aux douaniers.

 

Est-il permis, pour réparer ce préjudice et préserver nos biens, de verser ces pots-de-vin ?

 

Réponse :

 

La Louange est à Allâh, Seigneur des mondes. Prière et salut sur celui qu’Allâh a envoyé en miséricorde pour l’univers, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu’au Jour de la Rétribution.

Cela dit :

 

À la base, les pots de vin sont illicites.

 

Les donner constitue un péché capital.

 

Il est attesté que le Messager d’Allâh صلَّى الله عليه وسلَّم a dit :

 

«Allâh maudit celui qui donne et qui reçoit les pots de vin.» (1)

 

Les savants disent que celui qui se voit obligé de donner ce pot-de-vin échappe exceptionnellement à cette illicéité.

 

Le péché incombe ainsi à celui qui reçoit et non à celui qui donne, car les pots-de-vin se définissent comme toute chose donnée pour annuler un droit ou commettre une injustice (2).

 

Cette définition ne touche pas les personnes qui donnent un pot-de-vin pour reconquérir un droit menacé, pour réparer ou rectifier une injustice avant sa perpétration.

 

Cela est attesté par le hadith rapporté par Ahmad, Aboû Ya‘lâ et autre selon une chaîne de narration jugée authentique et que rapporte aussi Al-Haythamî (3) selon ‘Oumar رضي الله عنه a dit :

 

«Deux hommes sont venus voir le Prophète pour lui demander quelque chose.

Il leur donne deux dinars.

Ces deux hommes le remercièrent et lui font des éloges.

Le Messager d’Allâh صلَّى الله عليه وسلَّم dit alors : «Untel n’a jamais tenu de tels propos. Et je lui ai donné dix ou cents dinars et il ne tient jamais de tels propos. L’un d’entre vous sort de chez-moi en portant sous son aisselle une aumône, alors qu’elle est pour lui un feu.»

Je dis : Ô Messager d’Allâh ! Comment lui donnes-tu alors que tu sais que cette aumône est un feu pour lui ?

Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم répondit : «comment ferai-je ? Ils ne cessent de quémander auprès de moi, et Allâh m’interdit que je sois avare.» (4)

 

Si le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّمdonne de l’argent aux personnes qui le demandent incessamment tout en sachant qu’elles ne méritent pas l’aumône qui serait un châtiment pour elles, et que ce don est le résultat d’une demande incessante, il serait à fortiori permis de faire un don pour un besoin et récupérer un droit perdu ou réparer une injustice.

 

Les savants du hadith rapportent que Abd Allâh Ibn Mas‘oûd رضي الله عنه a donné un pot-de-vin de deux dinars quand il était en Abyssinie et il a dit :

 

«Le péché incombe à celui qui reçoit et non à celui qui donne.» (5)

 

En effet, Ibn Al-‘Arabî - qu’Allâh lui fasse miséricorde - a rapporté des propos dans son livre Al-‘Âridha (6) qui sont conformes avec le sens ci-dessus.

 

On rapporte dans At-Touhfa et dans Al-Moughnî ces propos d’un groupe de savants parmi les Successeurs (At-Tâbi‘în) :

 

«Si un homme craint subir une injustice, il lui est permis de verser un pot-de-vin.» (7).

 

Djâbir Ibn Zayd a dit :

 

«Pendant l’époque de Ziyâd, les pots-de-vin nous semblaient plus bénéfiques pour nous qu’autre chose.» (8)

 

Al-Qourtoubî - qu’Allâh lui fasse miséricorde - a dit :

 

«On rapporte qu’on demanda à WahbIbn Mounabbih : est-ce que les pots-de-vin sont illicites en toute situation ?

Il répondit : non !

Les pots-de-vin qui sont illicites sont ceux qui te permettent de posséder ce qui ne t’appartient pas, ou de méconnaître un devoir que tu dois accomplir. Mais si tu donnes un pot-de-vin pour protéger ta foi, ta personne ou ton bien, cela n’est point illicite.»

 

Aboû Layth As-Samarqandî, le jurisconsulte, affirme qu’il adopte cet avis ; il dit :

 

«Il n’y a aucun mal qu’un homme donne un pot-de-vin pour protéger sa personne et ses biens.» (9)

 

car celui qui donne un pot-de-vin est astreint de le faire pour protéger ses biens, tel un homme qui sauve son prisonnier.

 

Conformément à cette vision, Ibn Taymiyya - qu’Allâh lui fasse miséricorde - après un exposé détaillé dans son Madjmoû‘ confirme l’avis établi ci-dessus à propos d’un homme qui se voit obligé de verser un pot-de-vin.

 

En guise d’argumentation, Ibn Taymiyya explique une règle jurisprudentielle majeure consistant à dire :

 

«En regard des êtres humains, l’interdiction qui touche l’une des deux parties, ne concerne pas l’autre.» (10)

 

Pour en attester la validité, il cite une série d’exemples :

 

- L’homme qui achète son bien usurpé auprès de l’usurpateur. L’argent de cette transaction est illicite pour le vendeur, et il n’est point interdit à l’acheteur de reprendre son bien en versant de l’argent requis.

 

- De même pour le prisonnier ou l’esclave affranchi à qui le maître refuse sa libération.

 

- La femme répudiée et dont le mari nie l’avoir répudiée.

 

Chacun des deux peut défendre sa personne en versant de l’argent pour acquérir son droit (en l’occurrence la libération et le divorce).

 

Il est évident que cela est un droit divin, sinon l’épouse restera sans tuteur (11).

 

En guise de conclusion pour cette réponse, nous rapportons cet extrait tiré du livre d’Az-Zawadjir ;

 

«Quiconque donne un pot-de-vin ou un cadeau à un juge ou à un gouvernant : Si c’est pour prononcer un verdict injuste en sa faveur, ou pour acquérir un droit qu’il ne mérite pas, ou porter atteinte à un musulman, la personne qui donne le pot-de-vin, celle qui le reçoit et le médiateur seront considérés comme pervertis, même si aucun jugement ne sera prononcé après.

Or, si ce pot de vin est versé pour repousser une injustice ou réaliser un droit, c’est uniquement celui qui reçoit ce pot de vin qui serait considéré comme perverti, sans toucher le donneur qui se voit obligé de procéder de cette manière afin de reconquérir son droit par tous les moyens possibles.

Quant à la personne qui sert d’intermédiaire, elle suit le donneur dans son intention : s’il vise un objectif noble, il sera à l’abri de la malédiction, sinon il en sera touché.» (12)

 

Force est de rappeler et de faire mention que celui qui donne un pot de vin doit nourrir une aversion pour cet agissement et blâmer celui qui reçoit son pot de vin, ne serait-ce que par son cœur. Il ne doit surtout pas en être satisfait.

 

Celui qui tient à préserver sa foi - s’il n’est pas obligé d’entreprendre ce genre de transactions commerciales - Il lui incombe de les délaisser pour d’autres activités afin d’éviter de succomber dans les actes de désobéissance et le contact avec les adeptes des péchés, des injustices et des transgressions.

 

C’est ainsi qu’il pourra s’éloigner des péchés qui ne seront point d’un moindre effet pour ne pas les commettre ou invite les gens à les perpétrer.

 

On rapporte dans le hadith :

 

«L’émigré est celui qui délaisse les choses qu’Allâh a interdit.» (13)

 

Ce qu’Allâh a interdit est une abomination, et le musulman est tenu d’éviter toutes les abominations.

 

Allâh a dit :

 

وَٱلرُّجۡزَ فَٱهۡجُرۡ - المدَّثِّر٥

 

(traduction rapprochée)

 

"Et de tout péché, écarte-toi" (sourate Al-Mouddaththir : verset 5)

 

Et le savoir est auprès d’Allâh et nous disons pour finir : la louange est à Allâh, le souverain des mondes, qu’Allâh honore et salue notre prophète Muhammad, ainsi que sa famille, ses Compagnons et ses frères, jusqu’au jour de la résurrection.

 

(1) Rapporté par Ahmad (9023) et par Ibn Hibbân (5076), d’après Aboû Hourayra رضي الله عنه. Ce hadith est jugé sahîh par Al-Albânî dans son livre Sahîh Al-Djâmi‘ (5093).

(2) Cf. : At-Ta‘rîfât d’Al-Djourdjânî(111).

(3) Cf. : Az-Zawâdjir d’Al-Haythamî (248).

(4) Rapporté par Ahmad (11123), Ibn Hibbân (3414), Al-Hâkim (144) Aboû Ya‘lâ dans son Mousnad(1327) par l’intermédiaire de ‘Oumar . Ce hadith est jugé Sahîh (authentique) par Al-Albânî dans Sahîh At-Targhîb Wa At-Tarhîb (844) et dans Ghâyat Al-Marâm (463).

(5) Rapporté par Al-Bayhaqî dans As-Sounane Al-Koubrâ (20482) ; Cf. : Charh As-Sounna d’Al-Baghawî (10/88) et Tafsîr Al-Qourtoubî (6/184).

(6) ‘Âridat Al-Ahwadî d’Ibn Al-‘Arabî (6/80).

(7) Touhfat Al-Ahwadî d’Al-Moubarakfoûrî (4/565).

(8) Al-Moughnî d’Ibn Qoudâma (3/219. 9/77-278).

(9) Tafsîr Al-Qourtoubî (6/183).

(10) Madjmoû‘ Al-Fatâwâ d’Ibn Taymiyya (29/258).

(11) Idem.

(12) Az-Zawâdjir d’Al-Haythamî (630).

(13) Rapporté par Al-Boukhârî (10), d’après ‘Abd Allâh ibn ‘Amr ibn Al-‘Âs رضي الله عنهما.

 

Alger, le 30 de Doû-L-Qa‘da 1418 H, correspondant au 19 mars 1998 G.

Fatwa n° 207

Catégorie : Fatwas relatives aux transactions financières

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في حكمِ مَنْ صانَعَ بماله عند الاضطرار

السؤال : بالرغم ممَّا ندفعه مِنْ ضرائبَ ورسومٍ للدولة فإنه كثيرًا ما تُجمَّدُ حاوياتُنا في الميناء، فتُمْنَعُ أمتعتُنا وبالتالي تَتعطَّلُ مَصالِحُنا وتَتكسَّدُ تجارتُنا إذا لم ندفع أموالًا للجمارك، فهل يجوز أَنْ ندفع المَفاسِدَ عن أموالنا بالرِّشوة؟ أفيدونا جزاكم الله خيرًا

الجواب : الحمد لله ربِّ العالمين، والصلاةُ والسلام على مَنْ أرسله الله رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، أمَّا بعد

فالرِّشْوةُ ـ في الأصل ـ حرامٌ وهي مِنَ الكبائر؛ فقَدْ ثَبَتَ أنَّ رسول الله صلَّى الله عليه وسلَّم قال

لَعَنَ اللهُ الرَّاشِيَ وَالمُرْتَشِيَ

(١)

، غير أنَّ العلماء يَسْتثنون مِنْ حكم التحريم مَنْ صانَعَ بمالِه عند اضطراره، ويُؤثِّمون الآخذَ المرتشيَ دون الراشي؛ ذلك لأنَّ الرِّشْوة إنَّما هي: ما يُعْطى لإبطالِ حقٍّ أو لإحقاقِ باطلٍ 

(٢)

، ويخرج مِنْ مفهوم هذا الضابطِ مَنْ سَلَكَ طريقَها للوصول إلى حقٍّ مُهدَّدٍ أو رفعِ عدوانِ ظالمٍ أو دفعِه قبل حصوله، ويدلُّ عليه ما أخرجه أحمد وأبو يعلى وغيرُهما بسندٍ صحيحٍ وأورده الهيتميُّ 

(٣)

عن عمر رضي الله عنه قال

دَخَلَ رَجُلَانِ عَلَى رَسُولِ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَسَأَلَاهُ فِي شَيْءٍ فَدَعَا لَهُمَا بِدِينَارَيْنِ فَإِذَا هُمَا يُثْنِيَانِ خَيْرًا؛ فَقَالَ رَسُولُ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَكِنْ فُلَانٌ مَا يَقُولُ ذَلِكَ، وَلَقَدْ أَعْطَيْتُهُ مَا بَيْنَ عَشَرَةٍ إِلَى مِائَةٍ فَمَا يَقُولُ ذَلِكَ، فَإِنَّ أَحَدَكُمْ لَيَخْرُجُ بِصَدَقَةٍ مِنْ عِنْدِي مُتَأَبِّطَهَا (أي: يحملها تحت إبطه) وَإِنَّمَا هِيَ لَهُ نَارٌ»، فَقُلْتُ: «يَا رَسُولَ اللهِ، كَيْفَ تُعْطِيهِ وَقَدْ عَلِمْتَ أَنَّهُ لَهُ نَارٌ؟» قَالَ: «فَمَا أَصْنَعُ؟ يَأْبَوْنَ إِلَّا أَنْ يَسْأَلُونِي وَيَأْبَى اللهُ لِيَ البُخْلَ»

(٤)

، وإذا كان النبيُّ صلَّى الله عليه وسلَّم يعطي السائلَ المُلِحَّ في طلبه مالًا وهو يعلم عَدَمَ استحقاقِه له، وهو له نارٌ، وكان عطاؤُهُ نتيجةَ الإلحاح في المسألة؛ فمِنْ بابٍ أَوْلى ما تكون الحاجةُ داعيةً إليه مِنِ استرجاعِ حقٍّ مُضيَّعٍ، أو دفعِ جَوْرِ ظالمٍ أو رفعِه. وقد روى أهلُ الحديث أنَّ عبد الله بنَ مسعودٍ رضي الله عنه لمَّا كان بالحبشة رَشَا بدينارين وقال

إِنَّمَا الإِثْمُ عَلَى القَابِضِ دُونَ الدَّافِعِ

(٥)

هذا، وقد نَقَلَ ابنُ العربيِّ ـ رحمه الله ـ في «العارضة»

(٦)

ما يَتَّفِقُ مع هذا المعنى، وجاء في «التحفة» وفي «المغني» عن جماعةٍ مِنْ أئمَّة التابعين قولُهم

لَا بَأْسَ أَنْ يُصَانِعَ الرَّجُلُ عَنْ نَفْسِهِ وَمَالِهِ إِذَا خَافَ الظُّلْمَ

(٧)

، وقال جابر بنُ زيدٍ

مَا رَأَيْنَا فِي زَمَنِ زِيَادٍ أَنْفَعَ لَنَا مِنَ الرِّشَا

(٨)

 وقد قال القرطبيُّ ـ رحمه الله ـ

ورُوِيَ عن وهب بنِ مُنبِّهٍ أنه قِيلَ له: «الرِّشْوَةُ حَرَامٌ فِي كُلِّ شيءٍ»؛ فقال: «لا، إنَّما يُكْرَهُ مِنَ الرِّشْوَةِ أَنْ تَرْشِيَ لِتُعْطَى مَا لَيْسَ لَكَ أَوْ تَدْفَعَ حَقًّا قَدْ لَزِمَكَ، فَأَمَّا أَنْ تَرْشِيَ لِتَدْفَعَ عَنْ دِينِكَ وَدَمِكَ وَمَالِكَ فَلَيْسَ بِحَرَامٍ»، قال أبو الليث السمرقنديُّ الفقيه: وبهذا نأخذ: لا بأسَ بأَنْ يدفع الرجلُ عن نَفْسِه ومالِه بالرِّشْوة

(٩)

، ولأنَّ المُعْطيَ كالمُكْرَهِ على إعطائه يَسْتنقِذُ مالَه كما يَسْتنقِذُ الرجلُ أسيرَه. وضِمْنَ هذا المنظورِ أيَّد شيخُ الإسلام ابنُ تيمية رحمه الله ـ بعد تفصيلٍ طويلٍ في «المجموع» ـ ما سَبَقَ تقريرُه في المضطرِّ إلى المُصانَعةِ بماله، وقد بيَّن ـ في سياق الاستدلال ـ قاعدةً فقهيةً مُهِمَّةً مقتضاها

أَنَّ التَّحْرِيمَ ـ فِي حَقِّ الآدَمِيِّينَ ـ إِذَا كَانَ مِنْ أَحَدِ الجَانِبَيْنِ لَمْ يَثْبُتْ فِي الجَانِبِ الآخَرِ

(١٠)

، وقد أَوْرَدَ لهذه المسألةِ جملةً مِنَ الأمثلة منها

ـ شراءُ الرجلِ مِلْكَه المغصوبَ مِنَ الغاصب؛ فإنَّ البائع يَحْرُمُ عليه الثمنُ، والمشتري لا يَحْرُمُ عليه أَخْذُ مِلْكِه ولا بَذْلُ ما بَذَلَه مِنَ الثمن

 وكذلك الأسيرُ والعبدُ المُعْتَقُ إذا أَنْكَرَ سيِّدُه عِتْقَه

ـ والزوجة يُطلِّقُها زوجُها ثمَّ يُنْكِرُ طلاقَها؛ فكُلٌّ منهما يَفْدِي نَفْسَه بالمال ليُحِقَّ حقًّا وهو العتقُ والطلاق، ومعلومٌ أنَّهما حقٌّ لله تعالى، وإلَّا بَقِيَتِ الزوجةُ على غير عصمةٍ

(١١)

هذا، ونختم الجوابَ بما جاء في «الزواجر» قوله

فمَنْ أعطى قاضيًا أو حاكمًا رِشْوةً أو أهدى إليه هديَّةً: فإِنْ كان لِيَحْكُمَ له بباطلٍ أو ليتوصَّلَ بها إلى نيلِ ما لا يَسْتحِقُّ أو إلى أذيَّةِ مسلمٍ فُسِّقَ الراشي والمهدي بالإعطاء، والمرتشي والمُهْدى إليه بالأخذ، والرائشُ (أي: الساعي بين الراشي والمرتشي) بالسعي، وإِنْ لم يَقَعْ حُكْمٌ منه بعد ذلك؛ أو ليَحْكُمَ له بحقٍّ أو لدَفْعِ ظلمٍ عنه أو لينالَ ما يَسْتحِقُّه فُسِّقَ الآخذُ فقط ولم يأثم المعطي لاضطراره إلى التوصُّلِ إلى حقِّه بأيِّ طريقٍ كان، وأمَّا الرائش.. فتابعٌ للراشي في قصدِه: إِنْ قَصَدَ خيرًا لم تلحقه اللعنةُ وإلَّا لَحِقَتْه

(١٢)

هذا، وجديرٌ بالتنبيه والملاحظة أنَّ الذي يُصانِعُ بماله ينبغي عليه أَنْ يكره الفعلَ ويُنْكِرَ على الفاعل ـ ولو بقلبه ـ مِنْ غيرِ أَنْ يكون راضيًا أو باغيًا له

هذا، والحريص على دِينه ـ إِنْ لم يكن مضطرًّا لمِثْلِ هذه الأعمال التجارية ـ فإنَّ عليه أَنْ يهجرها إلى أعمالٍ أخرى تجنُّبًا للمعصية ومُخالَطةِ أهل المعاصي والظلم والعدوان، وابتعادًا عن الآثام؛ لئلَّا تهون عنده المعصيةُ فيتعاملَ بها ويرضى ويحثَّ الناسَ عليها؛ فقَدْ جاء في الحديث

المُهَاجِرُ مَنْ هَجَرَ مَا نَهَى اللهُ عَنْهُ

(١٣)

، وما نَهَى عنه رجسٌ، والمسلمُ مأمورٌ باجتناب الرجس، قال تعالى

وَٱلرُّجۡزَ فَٱهۡجُرۡ - المدَّثِّر٥

والعلم عند الله تعالى، وآخِرُ دعوانا أنِ الحمدُ لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، وسلَّم تسليمًا

الجزائر في: ٢٠ ذي القعدة ١٤١٨ﻫالموافق ﻟ: ١٩ مارس ١٩٩٨م

(١)

أخرجه أحمد (٩٠٢٣)، وابنُ حبَّان (٥٠٧٦)، مِنْ حديثِ أبي هريرة رضي الله عنه. وصحَّحه الألبانيُّ في «صحيح الجامع» (٥٠٩٣)

(٢)

انظر: «التعريفات» للجرجاني (١١١)

(٣)

انظر: «الزواجر» للهيتمي (٢٤٨)

(٤)

أخرجه أحمد (١١١٢٣)، وابنُ حبَّان (٣٤١٤)، والحاكم (١٤٤)، وأبو يعلى في «مسنده» (١٣٢٧)، مِنْ حديثِ عمر رضي الله عنه. وصحَّحه الألبانيُّ في «صحيح الترغيب والترهيب» (٨٤٤) وفي «غاية المرام» (٤٦٣)

(٥) أخرجه البيهقيُّ في «السنن الكبرى» (٢٠٤٨٢)، وانظر: «شرح السنَّة» للبغوي (١٠/ ٨٨) و«تفسير القرطبي» (٦/ ١٨٤)

(٦)

«عارضة الأحوذي» لابن العربي (٦/ ٨٠)

(٧)

«تحفة الأحوذي» للمباركفوري (٤/ ٥٦٥)

(٨)

«المغني» لابن قدامة (٣/ ٢١٩، ٩/ ٧٧ ـ ٢٧٨)

(٩)

«تفسير القرطبي» (٦/ ١٨٣)

(١٠)

«مجموع الفتاوى» لابن تيمية (٢٩/ ٢٥٨)

(١١)

انظر: المصدر السابق، الجزء والصفحة نفسهما

(١٢)

«الزواجر» للهيتمي (٦٣٠)

(١٣)

أخرجه البخاريُّ في «الإيمان» باب: المُسْلِمُ مَنْ سَلِمَ المُسْلِمُونَ مِنْ لِسَانِهِ وَيَدِهِ (١٠) مِنْ حديثِ عبد الله بنِ عمرو بنِ العاص رضي الله عنهما

الفتوى رقم: ٢٠٧

الصنف: فتاوى المعاملات المالية

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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Peut-on voir ou entendre l'invisible ?

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Peut-on voir ou entendre l'invisible ?

Question :

 

As-salãmu `alaykum wa Rahmatu Llãhi notre Shaykh

 

Une sœur de France demande :

 

Mon enfant de six ans prétend avoir vu dans les escaliers de notre maison une sorte d'enfant, qui a disparu aussitôt qu'elle l'a vu.

 

Elle nous dit que c'est difficile à décrire car cela n'était pas net.

 

Il est arrivé aussi le cas d'une sœur venant à notre domicile, qui certifiait voir une tête d'homme barbu, floue, toujours dans les escaliers de notre maison...

 

Il m'est arrivé également une fois au cours d'un repas, entendre un grognement juste derrière moi.

 

Je n'ai pas prêté attention mais mes 3 enfants l'ont entendu et m'ont interrogée sur ce bruit.

 

Tout cela est-il possible ?

 

Pouvons-nous voir ou entendre l'invisible ?

 

Que nous conseillez-vous ?

 

Bãraka Llãhu fikum Shaykh.

 

Réponse :

 

C'est possible, mais lisez le verset du Koursy (Chaise, Siège) (آية الكرسي) dans un récipient d'eau puis versez sur tous les coins des pièces (de la maison).

 

Question :

 

Bãraka Llãhu fikum.

 

Puis-je propager votre parole ?

 

Réponse :

 

Oui.

 

Sur le Whatsapp de Cheikh le Lundi 13 mars

Traduit et publié par apprends-moi-ummi.com

Cheikh 'Ali Redâ Ibn 'Abd Allah Al-Madany - الشيخ علي رضا بن عبدالله المدني

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Le silence sur les gens de l'innovation est de la duperie envers les musulmans (audio)

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Le silence sur les gens de l'innovation est de la duperie envers les musulmans (audio)

Le questionneur dit :

 

L'absence de réfutation des gens des innovations, la dissimulation de leur faux et leur défense est il considéré comme de la duperie envers les musulmans ? 

 

Réponse :

 

Ceci fait partie de la plus grande duperie envers les musulmans ; se taire à propos des gens des innovations et ne pas exposer leurs innovations.

 

Ceci fait partie de la duperie envers les musulmans et si s'ajoute à cela le fait de les complimenter et de faire leurs éloges alors ceci est pire, et le refuge est auprès d'Allâh.

 

Il est donc obligatoire à celui qui a de la science d'exposer les innovations et les nouveautés (en religion), qu'il les interdise et mette en garde contre celles ci et qu'il ne se taise pas, car ce silence fait partie de la dissimulation.

 

(traduction rapprochée)

 

{Certes ceux qui dissimulent ce que nous avons fait descendre comme preuves et guidée après que nous l'ayons exposé au gens dans le livre. Voila ceux qu'Allâh maudit et que les maudisseurs maudissent.} (sourate 2 verset 159)

 

Il n'est pas autorisé au musulman qui a de la science de se taire à propos des innovations et des contradictions (à la Sounnah) et de ne pas les exposer, car si il se tait les gens vont argumenter avec cela et diront : "Si ceci était défendu ou interdit ce savant ne se serait pas tu alors qu'il le voit.".

 

Traduit par خضر أبو عبد الله / Khadir Abou AbdiLlah

Publié par la chaîne Telegram - على نهج السلف

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Est-il autorisé à la femme de prier avec un homme étranger ? 

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Est-il autorisé à la femme de prier avec un homme étranger ? 

Question :

 

As salâm alaykoum wa rahmatuh Allâhi wa barakatuh 

Hassan Allâh ilaykoum Yâ Cheikh

 

Est-il autorisé à la femme de prier avec un homme étranger ? 

 

Jazâkoum Allâhou khairèn

 

Réponse :

 

Wa aleykoum assalâm wa rahmatullâh wa barakatuh 

 

La femme musulmane :

 

Soit elle prie dans la mosquée avec les femmes derrière l'imam,

soit elle prie dans sa maison seule - et cela est meilleur (pour elle) que de prier à la mosquée.

 

Quant à ce qu'elle prie derrière un homme étranger, alors cela n'a pas été pratiqué par les sahâbiyât, qu'Allâh les agréée.

 

Qu'Allâh vous donne le succès

 

Sur le compte Whatsapp de Cheikh

 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Fawaz Al-'Awadi - الشيخ فواز العوضي

Publié dans Prière - الصلاة

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Le jugement de parler pendant la prière par oubli

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Le jugement de parler pendant la prière par oubli

Il n'y a rien contre lui selon l'avis le plus prépondérant entre les deux avis des savants (sur ce sujet), qu'Allâh leur fasse miséricorde.

 

S'il parle par oubli, il n'y a rien contre lui selon la généralité de Sa Parole تعالى (traduction rapprochée) :

 

"Seigneur, ne nous châtie pas s'il nous arrive d'oublier ou de commettre une erreur."

 

Et la généralité de sa parole عليه الصَّلاة والسَّلام :

 

"Il a été pardonné à ma communauté, l'erreur, l'oubli et ce à quoi ils ont été contraints."

 

Traduit par KounSalafiyan - @KounSalafiyan

Publié par Twitter فوائد ش/مصطفى مبرم - @FawaidMbrm

حكم من تكلَّم في الصَّلاة ناسيًا

لا شيء عليه على الرَّاجح من قولي العُلماء -رحمهم الله تعالى

إذا تكلَّم ناسيًا فإنَّه لا شيء عليه لعموم قوله تعالى

رَبَّنَا لَا تُؤَاخِذْنَا إِن نَّسِينَا أَوْ أَخْطَأْنَا

ولعموم قوله عليه الصَّلاة والسَّلام

عُفِيَ لأُمَّتِي الخَطَأ والنِّسْيانُ وَمَا اسْتُكْرِهُوا عَلَيْهِ

 الدَّرس 24 / شرح منهج السَّالكين

Cheikh Mostafa Mabram - الشيخ أبي يوسف مصطفى مبرم

Publié dans Prière - الصلاة

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Deux bienfaits d’Allâh dont j’ignore lequel est le plus précieux

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Deux bienfaits d’Allâh dont j’ignore lequel est le plus précieux

D’après Abi Al ‘Aliyah Ar-Riahi رحمه الله :

 

«Je suis redevable de deux bienfaits dont j’ignore lequel est le plus précieux :

 

Qu’Allâh m’ait guidé vers l’Islam,

ou le fait qu’il m’ait préservé d’être un Harouri (1)».

Il est du devoir de tous ceux qu’Allâh a préservé de l’idéologie des Khawarij de louer Allâh pour ce grand bienfait.

 

En particulier quand il s’aperçoit, depuis les temps anciens et jusqu’à aujourd’hui (2), de l’impudence exceptionnelle dont ils font preuve à jeter l’anathème sur les musulmans et à faire couler leur sang.

 

(1)Al harouriyah est un groupe Khariji apparu du temps des compagnons.

(2)Et qu’ils sont nombreux aujourd’hui ! Parmi les plus tristement célèbres : Al Qa’ida, Da’ich, Boko Haram…

 

Traduit par l’association Sunna

Publié par salafidenainetdailleurs.com

نعمة السلامة من فكر الخوارج

عن أبي العالية الرياحي رحمه الله قال

«إِنَّ عَلَيَّ لَنِعْمَتَيْنِ مَا أَدْرِي أَيُّتُهُمَا أَعْظَمُ أَنْ هَدَانِيَ اللَّهُ لِلْإِسْلَامِ ، وَلَمْ يَجْعَلَنِي حَرُورِيًّا»

مصنف عبدالرزاق18667

حق على كلّ من عافاه الله من فكر الخوارج أن يحمد الله على هذه النعمة العظيمة؛ لا سيما عندما يرى في قديم الزمان وحديثه جرأتهم العظيمة على تكفير المسلمين وسفك دمائهم

 

Cheikh 'Abder Razzâq Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر

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Recommandation à l’étudiant en science

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Recommandation à l’étudiant en science

Premièrement : Vouer l’intention exclusivement à Allâh, en ayant l’intention à travers la recherche de la science de dissiper l’ignorance qui se trouve chez lui ainsi que chez les autres.

 

Car à l’origine, l’homme est un ignorant.

 

Allâh تعالى a dit (traduction rapprochée) : 

 

«et Allâh vous a fait sortir des ventres de vos mères alors que vous ne saviez rien».

 

La science et sa quête représente un acte d’adoration car Allâh l’a ordonné dans sa parole (traduction rapprochée) :  

 

«Sache donc qu’il n’y a pas de divinité digne d’être adorée si ce n’est Allâh».

 

Et il a dit également (traduction rapprochée) :  

 

«sachez qu’Allâh est dur en châtiment et qu’Allâh est pardonneur et miséricordieux».

 

Tout ce qu’Allâh a ordonné est de ce fait une adoration.

 

Et ceci est une règle ainsi qu’un point bénéfique a connaître : Tout ce qu’Allâh a ordonné et imposé est de fait une adoration.

 

L’étudiant donc qui se trouve dans les cercles d’étude ou à l’université réalise un acte d’adoration à partir du moment où son intention est vouée à Allâh seul.

 

Autre point bénéfique important : La quête de science fait partie du jihad dans le sentier d’Allâh.

 

La preuve de cela réside dans la parole d’Allâh تعالى (traduction rapprochée) : 

 

«Les croyants n’ont pas tous à quitter leurs foyers. Pourquoi de chaque clan quelques hommes ne viendraient-ils pas s’instruire dans la religion, pour pouvoir à leur retour avertir leur peuple afin qu’ils soient sur leur garde».

 

De chaque clan, un groupe, c’est à dire un groupe resté pour s’instruire dans la religion.

 

Traduit et publié par SalafIslam.fr

فوائد عامة 4

وصايا لطالب العلم

 الأولى: إخلاص النية لله، بأن ينوي بطلبه العلم أن يرفع الجهل عن نفسه ثم عن غيره،؛ لأن الأصل في الإنسان الجهل، قال الله -تعالى

وَاللَّهُ أَخْرَجَكُمْ مِنْ بُطُونِ أُمَّهَاتِكُمْ لَا تَعْلَمُونَ شَيْئًا

 العلم عبادة لأن الله أمر به في قوله -تعالى

 فَاعْلَمْ أَنَّهُ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ

  وقال

اعْلَمُوا أَنَّ اللَّهَ شَدِيدُ الْعِقَابِ وَأَنَّ اللَّهَ غَفُورٌ رَحِيمٌ

 وكل ما أمر الله به عبادة

وهذه قاعدة وفائدة: "وهى أن كل ما أمر الله به فهو عبادة "، فطالب العلم في حلقة الدرس أو على كرسي الطلب في الجامعة هو في عبادة إذا أخلص النية لله. فائدة مهمة: طلب العلم من الجهاد في سبيل الله؛ والدليل قوله -تعالى

وَمَا كَانَ الْمُؤْمِنُونَ لِيَنْفِرُوا كَافَّةً فَلَوْلَا نَفَرَ مِنْ كُلِّ فِرْقَةٍ مِنْهُمْ طَائِفَةٌ لِيَتَفَقَّهُوا فِي الدِّينِ وَلِيُنْذِرُوا قَوْمَهُمْ إِذَا رَجَعُوا إِلَيْهِمْ لَعَلَّهُمْ يَحْذَرُونَ  كل فرقة طائفة؛

أي وقعد طائفة ليتفقهوا  في الدين

Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

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Parmi les moyens favorisant l'équilibre familial et la tranquillité du foyer : Répondre favorablement au mari concernant ce qu’Allâh lui a rendu licite

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Parmi les moyens favorisant l'équilibre familial et la tranquillité du foyer : Répondre favorablement au mari concernant ce qu’Allâh lui a rendu licite

Répondre favorablement au mari concernant ce qu'Allâh lui a rendu licite :

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Si l'homme invite sa femme à la couche conjugale, qu'elle refuse, et qu'il passe la nuit en colère, alors les anges la maudiront jusqu'au matin."

(Al Bukhari) livre : début de la création ; chapitre : Quand l'un d'entre vous dit "amin" ;

et (Muslim) livre du mariage ; chapitre : l'interdiction de s'abstenir du lit de son époux

 

Il est même mieux pour elle de se rapprocher de lui sans demande (préalable) de sa part, et qu'elle s'apprête et s'embellisse à cet effet.

 

Il est désolant de constater que certaines femmes s'embellissent pour sortir -alors que cela leur a été interdit- plus qu'elles ne s'embellissent pour leur mari, alors que cela leur a été ordonné.

 

Ceci dénote d'une certaine ignorance de leur part quant à leur responsabilité, ou bien d'une absence de suivi de la législation d'Allâh.

 

Il y a dans le fait que la femme s'acquitte de cet ordre, et qu'elle y soit bienveillante, a un grand impact sur l'équilibre de la maison puisque la chasteté de l'époux et sa satisfaction résident en ce qu'il détient auprès de lui et en l'absence de sentiment de frustration et de privation, et c'est de là que provient son équilibre psychologique.

 

Combien d'hommes vivent une vie déséquilibrée en raison de leur sentiment de privation, ceci car la femme n'accorde pas d'importance à cet aspect ou qu'elle ignore comment s'en acquitter convenablement.

 

Que la femme ait donc conscience de son rôle dans cela et qu'elle réfléchisse et recherche à comment l'accomplir.

 

Tiré d'une conférence intitulée : دور المرأة في تربية الأسرة

Traduit par Oum Suhayl 

 Publié par 3ilmchar3i.net

3 ـ

 استجابتها لزوجها فيما أحل الله له

قال صلى الله عليه وسلم

إذا دعا الرجل امرأته إلى فراشه فأبت فبات غضبان عليها لعنتها الملائكة حتى تصبح

البخاري، كتاب بدء الخلق، باب إذا قال أحدكم “آمين”. ومسلم، كتاب النكاح، باب تحريم امتناعها من فراش زوجها

 بل الأولى في حقها أن تتقرب إليه دون الطلب، وأن تتهيأ لذلك وتتجمل. وإنه لمن المؤسف أن بعض النساء تتجمل

لخروجها – وقد نُهيت عن ذلك – أكثر مما تتجمل لزوجها – وقد أُمرت به – وكل ذلك يدل على جهل بالمسؤولية، أو عدم اتباع لشرع الله

إن لقيام المرأة بهذا الأمر، وحسن الأخذ به أثرًا كبيرًا على استقرار البيت، حيث عفة الزوج ورضاه بما عنده وعدم شعوره بالإحباط والحرمان، ومن ثم الاستقرار النفسي

ما أكثر الرجال الذين يعيشون حياة غير مستقرة بسبب شعورهم بالحرمان، لأن المرأة لم تعر هذا الجانب اهتمامًا، أو لم تعرف كيف تقوم به حق القيام، فلتدرك المرأة دورها في ذلك، ثم لتفكر وتبحث كيف تؤديه

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Personne n'a le droit d'ériger pour la communauté une personne autre que le Prophète صلى الله عليه وسلم

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Personne n'a le droit d'ériger pour la communauté une personne autre que le Prophète صلى الله عليه وسلم

Personne n'a le droit d'ériger pour la communauté une personne autre que le Prophète صلى الله عليه وسلم, appelant à son chemin et qui s'alliant et prenant pour ennemi en fonction de cette personne.

 

Et qu'elle ne leur érige pas une parole, autre que la parole d'Allâh et de Son Messager et ce sur quoi la communauté s'est rassemblée, sur laquelle elle s'allie et prend pour ennemi.

 

Ceci fait plutôt partie de l'action des gens de l'innovation, ceux qui leur ont érigés une personne ou une parole, par lesquelles ils divisent la communauté, ils s'allient et prennent pour ennemi selon cette parole ou par un tel lien.

 

Recueil de Fatawa de Cheikh El Islam (164/20)

 

وليس لأحد أن ينصب للأمة شخصا يدعو إلى طريقته ويوالي ويعادي عليها غير النبي ولا ينصب لهم كلاما يوالي عليه يعادي غير كلام الله ورسوله وما اجتمعت عليه الأمة بل هذا من فعل أهل البدع الذين ينصبون لهم شخصا أو كلاما يفرقون به بين الأمة يوالون به على ذلك الكلام أو تلك النسبة ويعادون

Celui qui place une personne qu'il aime et avec qui il concorde, autre que le Messager d'Allâh, comme étant parmi les gens de la sunna et du consensus ;

Et place celui qui le contredit parmi les gens de l'innovation et de la division, tel que l'on trouve cela chez les factions parmi les suiveurs d'imams dans la parole, dans la religion et autre que cela, celui-là fait partie des gens des innovations, de l'égarement et de la division.

 

Recueil de Fatawa de Cheikh El Islam (347/3)

 

فمن جعل شخصا من الأشخاص - غير رسول الله - من أحبه ووافقه كان من أهل السنة والجماعة، ومن خالفه كان من أهل البدعة والفرقة كما يوجد ذلك في الطوائف من أتباع أئمة في الكلام في الدين وغير ذلك كان من أهل البدع والضلال والتفرق

Et celui qui érige une personne, quelle qu'elle soit, s’alliant et prenant en ennemi selon sa concordance dans la parole et les actes alors celui-là fait partie de (traduction rapprochée) :

 

"ceux qui émiettent leur religion et qui se divisent en sectes" 

 

Et si l'homme s'instruit et s'éduque à la façon d'un peuple parmi les croyants tels que les suiveurs des imams et des savants ; Alors il ne lui appartient pas de faire de son modèle et de ses compagnons une norme, et ainsi il s'allie avec celui qui est d'accord avec eux et prend pour ennemi celui qui les contredit.

 

Il incombe à l'Homme d'habituer son âme à l'instruction secrète dans son cœur et d'œuvrer avec, cela est consciencieux.

 

Et c'est comme si les cœurs apparaissaient durant les épreuves.

 

Recueil de Fatawa de Cheikh El Islam (8/20)

 

ومن نصب شخصاً كائناً من كان فوالى وعادى على موافقته في القول والفعل فهو

{مِنَ الَّذِينَ فَرقُوا دِينَهُمْ وَكَانُوا شِيَعاً}

الآية، وإذا تفقه الرجل وتأدب بطريقة قوم من المؤمنين مثل: اتباع الأئمة والمشايخ؛ فليس له أن يجعل قدوته وأصحابه هم العيار، فيوالي من وافقهم ويعادي من خالفهم، فينبغي للإنسان أن يعود نفسه التفقه الباطن في قلبه والعمل به، فهذا زاجر. وكمائن القلوب تظهر عند المحن

Traduit par Oum Omayr

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Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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Des ambiguïtés concernant la révolte contre le gouverneur injuste suivi de leurs réponses (dossier)

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Des ambiguïtés concernant la révolte contre le gouverneur injuste suivi de leurs réponses (dossier)

Louange à Allâh seul, et que la prière et le salut soit sur celui dont il n'y a pas de prophète après lui, notre prophète Mohamed صلى الله عليه وسلم.

 

Ceci est un début dans le groupe «Ahl al Hadith wa al-Athar» dans lequel nous citerons certaines ambiguïtés sur le fait de sortir contre le gouverneur injuste, ainsi que les réponses à celles-ci.

Ce premier écrit concernera 4 ambiguïtés avec leurs réponses,

qui sont les suivantes 

 

1ère ambiguïté :

 

Leur argumentation avec la parole d'Allâh (traduction rapprochée) : «et ceux qui, atteints par l'injustice, ripostent.» (42 /39) et Sa parole (traduction rapprochée) : «Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale» (2/194), ainsi que Sa parole (traduction rapprochée) : «La sanction d'une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique» (42/40), et tous versets allant dans le même sens.

 

2ème ambiguïté :

 

Leur argumentation avec le hadith rapporté par Mouslim, d'après Abou Sa'ïd Al-Khudri le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : «Quiconque parmi vous voit un mal, alors qu'il le change de sa main, s'il ne peut pas, alors de sa langue, s'il ne peut pas, alors de son cœur et cela est le plus bas degrés de la foi».

Ils ont dit : Ceci prouve la permission de changer le mal de sa main, et ce même lorsque cela concerne le Sultan, si l'on en a la capacité.

 

3ème ambiguïté :

 

Leur argumentation avec le hadith : «Il y aura des émirs après moi qui diront ce qu'ils ne feront pas, et feront ce qu'il ne leur a pas été commandé, quiconque donc, les combattra de sa main sera croyant, et quiconque les combattra de sa langue sera croyant.»

 

4ème ambiguïté :

 

Ils ont dit : «La révolte contre les gouverneurs injustes est la voie de certains prédécesseurs».

La réponse à ces ambiguïtés

 

La 1ère ambiguïté :

 

Ces versets ont été détaillés par les textes concernant les gouverneurs injustes qui prouvent l'interdiction de sortir contre eux.

Le savantissime Ach-Chawkânî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

«Sa parole : «et même si ton dos est frappé et que tes biens sont pris, écoute et obéis» prouve l'obligation d'obéir aux émirs, et ce même s'ils ont atteint un seuil de tyrannie et d'injustice au point de frapper ceux sous leur tutelle et de prendre leurs biens.

Cela vient donc donner des spécificités à la généralité des paroles d'Allâh (traduction rapprochée) : «Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale» et (traduction rapprochée) «La sanction d'une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique»

[Nayr Al Awtâr (7/207), édition : Dar Al Hadith - Égypte]

2ème ambiguïté :

 

Le très savant Ach-Chawkânî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

«Sa parole : «celui qui a un dirigeant qu'il voit faire quelque chose de la désobéissance d'Allâh, alors qu'il déteste ce qu'il fait de désobéissance d'Allâh, mais qu'il ne retire jamais sa main de son obéissance», il y a en cela une preuve que celui qui déteste avec son cœur ce que fait le Sultan comme désobéissances, cela lui suffit et il ne lui est pas obligatoire d'en faire plus.»

[Nayr Al Awtâr (7/206)]

 

Il a aussi dit (qu'Allâh lui fasse miséricorde) :

«Ceux qui disent qu'il est obligatoire de sortir contre les gouverneurs injustes, de lutter et combattre contre eux à l'épée, ceux-là ont argumenté avec des généralités du livre et de la sounnah concernant l'obligation d'ordonner le convenable et d'interdire le blâmable.

Et il n'y a aucun doute que les hadiths que l'auteur, ainsi que moi-même, avons cité dans ce chapitre, sont plus précis que ces généralités, et ils contiennent de nombreux sens comme le sait toute personne proche de la science de la sounnah.»

3ème ambiguïté :

 

Leur argumentation avec ce qu'a rapporté ibn Hibbân dans son ''Sahîh'' ''chapitre : ''Attribuer le nom de la foi à celui qui possède une caractéristique de celle-ci'' (numéro: 177) et authentifié par Al Albani dans ''At-Ta3liqât al hassân 3alâ sahîh ibn Hibbân'' (numéro : 177).

3atâ' ibn yasâr (qui était le juge de Médine) a dit :

«J'ai entendu ibn Mas3ûd dire : Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

«Il y aura des émirs après moi qui diront ce qu'ils ne feront pas, et feront ce qu'il ne leur a pas été commandé, quiconque donc, les combattra de sa main sera croyant, quiconque les combattra de sa langue sera croyant, et quiconque les combattra de son cœur sera croyant, point de foi après cela».

3Atâ' a dit : Lorsque j'ai entendu de lui le hadith, je suis allé voir Abdullah ibn Omar et l'en ait informé.

Il a alors dit : Ramène ibn Mas3ûd (il a dit cela comme si le hadith était falsifié).

3Atâ répondit : Il est malade, qu'est-ce qui t’empêche d'aller le voir ?

Ibn Omar dit : Alors viens le voir avec nous. 3Atâ dit : Je suis donc parti avec lui. Puis il le questionna sur ce dont il se plaint (concernant sa maladie), et ensuite sur le hadith.

Après cela, Abdullah ibn Omar sortit plein de regret en disant : Ibn Umm 3abd (ibn Mas3ûd) ne ment pas sur le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم.»

 

Ils ont dit : Ibn Rajab (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

«Et cela est une preuve concernant le combat contre les émirs par la main».

[Jâmi3 al 3ulûm wa l-hikam (2/248)]

 

Et notre Cheikh Abdulaziz Ar-Râjihî (Qu'Allâh le préserve) a dit :

«Il y a dans cela, que fait partie de la foi, le combat contre les émirs par la langue et la main, et que réprouver le blâmable fait partie de la foi».

[Charh sahîh ibn Hibbân]

 

La réponse à cela se fait en plusieurs points :

 

1er point :

 

Le hadith est rapporté par Muslim d'après Abi Râfi3, selon Abdullah ibn Mas3ûd, le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

«Allâh n'a envoyé aucun prophète à une communauté, avant moi, sans qu'il n'ait de sa communauté des apôtres et des compagnons qui se conforment à sa sounnah et suivent son ordre. Ils seront ensuite succédés par des gens qui disent ce qu'ils ne font pas, et qui font ce qui ne leur a pas été ordonné.

Quiconque donc, les combattra de sa main sera croyant, quiconque les combattra de sa langue sera croyant, et quiconque les combattra de son cœur sera croyant, et il n'y a pas après ça ne serait-ce qu'une graine de moutarde de foi»

Abou Râfi3 a dit : Je l'ai cité à Abdullah ibn Omar et il l'a réprouvé.

Ensuite ibn Mas3ûd est arrivé et s'est installé à Qanât.

Abdullah ibn Omar m'a alors demandé de l'accompagner pour le visiter, je l'ai donc suivi.

Et lorsque nous nous sommes assis, j'ai questionné ibn Mas3ûd concernant ce hadith, il me l'a donc cité comme je l'ai cité à ibn Omar.

 

Et Sâlih a dit : «Il a certes été cité de la même manière d'après Abi Râfi3. Et Abu Bakr ibn ishâq ibn mohamed me l'a cité (comme suit) : Ibn Abi Mariam nous a informé que Abdulaziz ibn Mohamed a dit que Al Hârith ibn Al Fudayl Al KhaTmî l'a informé d'après Ja3far ibn Abdillah ibn Al Hakam, d'après Abdurrahmân ibn Al Miswar ibn Makhramah, d'après Abu Râfi3 l'affranchi du prophète صلى الله عليه وسلم, d'après Abdullah ibn Mas3ûd, le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : «Il n'y a pas eu de prophète sans qu'il n'y est eu avec lui des apôtres qui suivent sa guidée et se conforment à sa sounnah...» (le hadith)».

Excepté qu'il n'a pas cité la venue d'ibn Mas3ûd et sa rencontre avec ibn Omar.

 

Et il n'y a pas, dans la version de l'imam Muslim, l'évocation des émirs, mais cela est venu seulement dans la version de l'imam Ahmed, dans son Musnad.

Et il n'y a pas été cité : «Quiconque donc, les combattra de sa main sera croyant, quiconque les combattra de sa langue sera croyant, et quiconque les combattra de son cœur sera croyant, et il n'y a pas après ça ne serait-ce qu'une graine de moutarde de foi».

Mais au contraire, l'imam Ahmed a réprouvé cette version, comme nous le trouvons dans ''Masâ'il Al imam Ahmed riwâyatu Abi Dâwud As-Sajistânî''.

L'imam Abu Dâwud (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit : «J'ai entendu l'imam Ahmed citer un hadith de Sâlih ibn Kaysân d'après Al Hârith ibn Al Fudayl Al KhaTmî, d'après Ja3far ibn Abdillah ibn Al Hakam, d'après Abdurrahmân ibn Al Miswar ibn Makhramah, d'après Abu Râfi3, d'après Abdullah ibn Mas3ûd, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : «Il y aura des émirs qui disent ce qu'ils ne font pas, quiconque donc, les combat de par sa main».

L'imam Ahmed a dit : «Ce Ja3far est en fait Abu Abdelhamîd ibn Ja3far, et Al Hârith ibn Al Fudayl n'est pas loué pour son hadith».

Et cette parole ne correspond pas à celle d'ibn Mas3ûd qui a dit : «Le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : «Patientez jusqu'à ce que vous me rencontriez... (jusqu'à la fin du hadith)».

Et ceci est ce qu'a cité Ahmed dans son Musnad : «D’après Abi Râfi3 qui a dit : ibn Mas3ûd m'a informé que le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

«Il n'y a certes jamais eu de prophète sans qu'il n'ait eu des apôtres parmi ses compagnons, ainsi que des compagnons qui suivent ses traces et se conforment à sa guidée.

Viendra ensuite après cela, des émirs qui divergeront, ils diront ce qu'ils n’appliqueront pas et feront ce qui ne leur a pas été ordonné».

 

2ème point :

 

Les hadiths sont venus avec l'ordre de patienter sur les dirigeants, et ce même s'ils sont dans un plus mauvais état que celui-ci.

 

1er hadith :

 

Rapporté par Muslim, d’après Umm Salamah l'épouse du prophète صلى الله عليه وسلم, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

«Viendront après moi des émirs dont vous agréerez certaines choses et en réprouverez d’autres. Celui donc qui déteste cela s’est innocenté, et celui qui les réprouve est préservé, mais [le péché] ne touche que celui qui les agrée et les suis.»

Les Compagnons dirent : «Ô Messager d’Allâh, Ne devons-nous pas les combattre ?»

Il répondit : «Non, tant qu’ils accomplissent la prière.» C-a-d celui qui déteste et réprouve par son coeur.

 

2ème hadith :

 

Rapporté par Muslim, Muslim ibn QaraDhah le cousin de 3awf ibn Mâlik Al Achja3iy a dit: j’ai entendu 3awf ibn Mâlik Al Achja3iy dire : J’ai entendu le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم dire :

«Les meilleurs de vos gouverneurs sont ceux que vous aimez et qui vous aiment, ceux pour qui vous invoquez et qui invoquent pour vous.

Et les plus mauvais de vos gouverneurs sont ceux que vous détestez et qui vous détestent , ceux que vous maudissez et qui vous maudissent».

Nous avons dit : Ô Messager d'Allâh ! Ne devrions nous pas les combattre lorsque cela arrivera ?

Le prophète صلى الله عليه وسلم répondit : «Non ! Tant qu'ils accomplissent la prière, Non ! Tant qu'ils accomplissent la prière. N’est-ce pas que celui qui voit son dirigeant commettre une désobéissance à Allâh doit détester cette désobéissance et ne pas enlever une main de l'obéissance (à son gouverneur)».

 

Ibn Jâbir a dit : «J’ai dit à Ruzayq lorsqu’il m’a cité ce hadith : Par Allâh, Ô Aba Al Miqdâm t’a-t-on rapporté cela ou bien l’as-tu entendu de Muslim bn Qaradhah qui a dit : J’ai entendu 3awf dire : J’ai entendu le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم dire. Il s’est alors agenouillé en direction de la Qibla et a dit: Oui, par Allâh dont nulle divinité n’est digne d'être adorée si ce n’est Lui, je l’ai certes entendu de Muslim bn Qaradhah qui a dit : J’ai entendu 3awf bn Mâlik dire : J’ai entendu le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم.»

 

3ème hadith :

 

Rapporté par At-tirmidhi et authentifié par Al Albâni, d’après Ziyâd ibn Kusayb Al 3adawi qui a dit :

«J’étais avec Abu Bakrah devant le minbar de Ibn 3Âmir alors que celui-ci faisait son sermon ; il portait un vêtement léger.

Abou Bilal s’écria alors : Regardez notre gouvernant ! Il porte des vêtements de pervers !

Abou Bakrah lui répondit : Tais-toi ! J’ai entendu le Messager de d’Allâh صلى الله عليه وسلم dire : «Celui qui rabaisse le gouvernant qu’Allâh a placé sur terre, Allâh le rabaissera.»»

 

4ème hadith :

 

Rapporté par ibn Abi 3âsim dans “As-Sunnah” et authentifié par Al Albâni, d’après Churayh bn 3ubayd qui a dit : 3iyâd bn Ghanm a dit à Hichâm bn Hakîm : N’as-tu pas entendu la parole du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم :

«Celui qui veut conseiller le dirigeant, qu'il ne le fasse pas en public mais qu'il le prenne plutôt par la main et qu'il s'isole avec lui. S'il accepte son conseil ceci est l'objectif et s'il refuse alors il aura accompli ce qui lui incombe.»

 

5ème hadith :

 

Rapporté par Muslim, Abu Dharr a dit :

«Mon grand ami - le prophète صلى الله عليه وسلم - m'a recommandé d'écouter et d'obéir même si le dirigeant est un esclave aux membres amputés.»

 

6ème hadith :

 

Rapporté par et Muslim, d’après Abu Hurayrah, le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

«Tu dois écouter et obéir dans ta gêne comme dans ton aisance, dans ce que tu aimes et dans ce que tu détestes, quand même tu es lésé dans le partage.»

 

7ème hadith :

 

Rapporté par Al Bukhâri et Muslim, d’après Abu Hurayrah, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

«Celui qui m'obéit obéit à Allâh et celui qui me désobéit a désobéi à Allâh. Celui qui obéit à son dirigeant m'a obéi et celui qui désobéit à son dirigeant m'a désobéi.»

 

8ème hadith :

 

Rapporté par Al Bukhâri et Muslim, d’après ibn 3omar, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

«Le musulman doit écouter et obéir dans ce qu'Il aime et ce qu'Il n'aime pas. Sauf si on lui commande de faire un péché, car si on lui commande de faire un péché, il n'y a ni écoute ni obéissance.»

 

9ème hadith :

 

Rapporté par Muslim, d’après Nâfi3 qui a dit: Abdullah ibn Omar est allé voir Abdullah ibn Mutî3 lorsque l’affaire d’Al Harrah était ce qu’elle était, à l’époque de Yazîd ibn Mu3âwiyah. Ibn Mutî3 a dit : Posez un coussin pour Abi Abderrahmân. Ibn 3omar répondit : Je ne suis pas venu à toi pour m'asseoir, mais pour te citer un hadith que j’ai entendu du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم. J’ai entendu le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم dire :

«Celui qui cesse d’obéir (au gouverneur) rencontrera Allâh au Jour de la Résurrection sans aucun argument pour lui ; et celui qui meurt sans être soumis à un serment d’allégeance meurt d’une mort antéislamique.»

 

10ème hadith :

 

Rapporté par Al Bukhari et ibn Mâjah, d’après ibn 3abbâs, le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

«Ecoutez et obéissez même si on vous a mis pour gouverneur un esclave éthiopien dont la tête est telle un raisin sec.»

 

11ème hadith :

 

Rapporté par Al Bukhari et Muslim, d’après ibn 3abbâs, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

«Celui qui déteste une chose de son émir, qu’il patiente, car quiconque sort de l'obéissance du Sultan ne serait-ce d’un empan mourra d’une mort anté-islamique.»

 

12ème hadith :

 

Rapporté par Al Bukhari et Muslim, d’après ibn Mas3ûd, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

«Viendra des émirs qui prendront de vous leur droit et vous refuseront votre droit.»

Il dirent : «Que nous ordonnes-tu alors, Ô Messager d’Allâh ?»

Il dit : «Accordez-leur leur droit, et demandez à Allâh le vôtre.»

 

13ème hadith :

 

Muslim rapporte d’après 3alqamah bn wâ’il al Hadramiy d’après son père qui a dit : Salamah bn yazîd al Ju3fiy a questionné le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم et lui a dit :

«Ô Prophète d’Allâh, si nous sommes gouvernés par des émirs qui nous demandent ce qui leur revient de droit et nous privent du nôtre, que nous recommandes-tu de faire ?

Le prophète صلى الله عليه وسلم se détourna de lui, Salamah le requestionna, et celui-ci se détourna encore de lui.

Puis Salamah le questionna encore une 2ème ou 3ème fois, alors Al Ach3ath bn Qays le tira.

Après quoi le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : «Ecoutez et obéissez, car ils répondront de leurs péchés et vous des vôtres.»»

 

14ème hadith :  

 

Rapporté par Al Bukhari et Muslim, d’après Hudhayfah bn al Yamân qui a dit :

«Les gens interrogeaient le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم sur le bien, et moi je l’interrogeais sur le mal, de peur qu’il ne m’atteigne.

J’ai dit : Ô Messager d’Allâh ! Nous étions dans l’ignorance et le mal, et Allâh nous a apporté ce bien, donc y aura-t-il un mal après ce bien ?

Il a dit : Oui.

J’ai dit : Et après ce mal, y aura-t-il un bien ?

Il a dit : Oui, mais il sera troublé.

J’ai dit : Quel est ce trouble ?

Il a dit : Des gens qui adoptent autre que ma Sunna et suivent une voie autre que la mienne, tu approuveras d’eux certaines choses et en réprouveras d’autres.

J’ai dit : Et après ce bien, y aura-t-il un mal ?

Il a dit : Oui, des prêcheurs aux portes de l’Enfer, celui qui leur répond, ils l’y précipitent.

J’ai dit : Ô Messager d’Allâh, décris-les nous.

Il a dit : Ils sont des nôtres et parlent notre langue.

J’ai dit : Que m’ordonnes-tu si je vis cela ?

Il a dit : Attache-toi au groupe uni des musulmans et leur imam.

J’ai dit : Et s’ils n’ont ni groupe uni ni imam ?

Il a dit : Éloigne-toi alors de tous ces groupes, même si tu dois pour cela mordre à la racine d’un arbre jusqu’à ce que la mort te saisisse dans cet état.».

 

Et dans la version de Muslim :

«Il y aura après moi des imams qui ne suivent pas ma guidée et ne se conforment pas à ma sounnah. Il y aura parmi eux des hommes aux coeurs de diable dans un corps d'être humain.

Hudhayfah a dit : Et que devrais-je faire si je vis cela, Ô Messager d’Allâh ?

Il dit : Tu écoutes et obéis à l’émir, même si ton dos est frappé et que tes biens sont pris, écoute et obéis.»

 

Quant à la parole d’ibn Rajab :

«Et cela est une preuve concernant le combat contre les émirs par la main».

[Jâmi3 al 3ulûm wa l-hikam (2/248)]

 

Pour répondre à cela nous disons que celui qui a transmis cette parole n’a pas été digne de confiance dans ce qu’il a transmis, car il a coupé la suite (soulignée ci-dessous) qui vient fausser cette parole.

 

Voila sa parole complète :

 

Ibn Rajab (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

«Et cela est une preuve concernant le combat contre les émirs par la main. Mais l’imam Ahmed a réprouvé ce hadith dans la chaîne de transmission d’Abou Daoud, et il a dit : Il contredit les hadiths dans lesquels le Messager d’Allâh ordonne de patienter face à l’injustice des dirigeants…»

 

N’y a-t-il pas une grande différence entre cette parole et la parole amputée du transmetteur ?!

 

Quant à la parole de notre Chaykh Abdulaziz Ar-Râjihi, alors il se peut qu’elle fasse partie des paroles ambiguës sur lesquelles s’attachent les gens de l’innovation.

Nous l’avons certes entendu maintes et maintes fois interdire les révoltes et les combats contre les dirigeants injustes.

Alors comment pouvons-nous délaisser toutes ces paroles pour cette seule parole ?!

Et malgré cela, nous contacterons notre chaykh concernant ce point (si Allâh le veut).

La 4ème ambiguïté :

 

Ils ont dit : «La révolte contre les gouverneurs injustes est la voie de certains prédécesseurs».

 

La réponse à cela se fait en plusieurs points :

 

1er point :

 

«Et si vous divergez sur quoi que ce soit, renvoyez cette chose à Allâh et au Messager, si vous croyez en Allâh et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation.»

 

Il n’est donc pas permis d’argumenter avec la parole de qui que ce soit, si celui-ci contredit un texte de la législation.

 

2ème point :

 

Il n’y a aucun doute que certains parmi les meilleurs prédécesseurs ont été éprouvés par cela. Mais ils sont des êtres humains qui ont juste et se trompent, et beaucoup d’entre eux ont regretté ce qu’ils ont fait.

Les meilleurs de cette communauté après le prophète صلى الله عليه وسلم sont les compagnons.

Et ils étaient les personnes les plus éloignées de tous ces troubles, et notamment la révolte contre les gouverneurs.

Ils sont donc nos exemples dans cela.

Ceux qui ont été éprouvés par cela sont très peu, et nous ne pouvons pas dire que cela est la voie qu’ils ont adopté.

Mais ce sont plutôt des troubles dans lesquels se mélangent le vrai et le faux, le savant y fait son effort d'interprétation, et il peut avoir juste comme il peut se tromper.

 

Il est obligatoire à tout musulman de prendre comme preuve les textes de la législation, ce qu’a fait la majorité des compagnons du prophète صلى الله عليه وسلم.

 

En voici quelques exemples :

 

1- Nâfi3 l’esclave d’ibn Omar a dit :

«Lorsque les gens de Médine ont fait sortir Yazîd bn Mu3âwiyah, ibn 3omar a regroupé son esclave et son fils, puis a dit : J’ai certes entendu le prophète صلى الله عليه وسلم dire : «Sera attribué à tout traître un étendard le jour de la résurrection.» et nous avons certes prêté allégeance à cet homme par obéissance à Allâh et son Messager صلى الله عليه وسلم. Et je ne connais pas de trahison plus grande que de prêter allégeance à un homme par obéissance à Allâh et son Messager صلى الله عليه وسلم, puis de le combattre. Et je ne connais certes personne d’entre vous qui l’a combattu, et a persisté sur cette affaire, sans qu’il n’y ait entre moi et lui une séparation».

[Al Boukhari 7111]

 

2- Nâfi3 a dit : Abdullah ibn Omar est allé voir Abdullah ibn Mutî3 lorsque l’affaire d’Al Harrah était ce qu’elle était, à l’époque de Yazîd ibn Mu3âwiyah. Ibn Mutî3 a dit : Posez un coussin pour Abi Abderrahmân. Ibn Omar répondit : Je ne suis pas venu à toi pour m'asseoir, mais pour te citer un hadith que j’ai entendu du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم. J’ai entendu le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم dire :

«Celui qui cesse d’obéir (au gouverneur) rencontrera Allâh au Jour de la Résurrection sans aucun argument pour lui ; et celui qui meurt sans être soumis à un serment d’allégeance meurt d’une mort anté-islamique.»

[Muslim 1851]

 

3- Az-Zubayr bn 3adiy a dit: Nous sommes allés voir Anas bn Mâlik et nous nous sommes plaints d’Al Hajjâj. Il a alors dit :

««Patientez, car il n’y a pas une période sans que celle qui la suit ne soit pire que la précédente, jusqu’à ce que vous rencontriez votre seigneur», j’ai entendu cela de votre prophète صلى الله عليه وسلم.»

[Al Boukhari 7068]

 

Chaykh al islam ibn Taymiya a dit dans “Minhâj As-Sunnah” (236/6) :

 

Quant aux compagnons, la majorité d’entre eux, la majorité des meilleurs d’entre eux ne sont pas entrés dans la fitna.

 

Abdullah le fils de l’imam Ahmed a dit : «D’après mon père, d’après Ismâ3îl (ibn 3ulayah), d’après Ayyûb (As-Sakhtiyâniy), Mohamed bn Sîrîn a dit : Lorsque la fitna s’est agitée, les compagnons du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم étaient 10 000, pas même 100 d’entre eux n’y a assisté, plus encore, ils n’étaient même pas 30.» Cette chaîne de transmission fait partie des plus authentiques sur Terre, Mohamed bn Sîrîn fait partie des gens les plus pieux dans ses paroles, et ses transmetteurs font partie des plus authentiques.

 

Et Abdullah a dit: D’après mon père, d’après Ismâ3îl, d’après Mansûr bn Abdurrahmân qui a dit: Ach-Cha3bi a dit : «Personne parmi les compagnons du Messager d’Allâh n’a assisté à la bataille du chameau si ce n’est Ali, 3ammâr, Talha et Az-Zubayr. Et si l'on rapporte un cinquième alors je suis un menteur.»

 

Il a également dit dans “Minhâj As-Sunnah” (207/6) :

 

Et ses compagnons étaient la meilleure génération de cette communauté.

Ils étaient donc la génération qui connaît le mieux Allâh, qui le craint le plus, et ils étaient les plus repentants durant sa vie et après sa mort.

Quiconque donc cite les défauts qui leur ont été reprochés, sans citer leur repentir par lequel Allâh les a élevé en degrés, aura été injuste envers eux.

 

Chaykh al islam ibn Taymiya a dit dans “Minhâj As-Sunnah” (208/6) :

 

Et de même, Aïcha a regretté son voyage à Bassora, et lorsqu’elle s’en rappelait, elle pleurait jusqu’à en mouiller son voile.

Et de même Talha a regretté (ce qu’il pensait être) de la négligence dans le soutien de Othmân et d’autres choses.

Et Az-Zubayr a regretté son voyage le jour de la bataille du chameau.

Et Ali bn Abi Tâlib regretta certaines choses qu’il avait faites, comme le combat et autre.

Et il disait : "J’ai été incapable et ne m’en excuse pas, je serais après cela plus réfléchi et persisterais, et je rassemblerais les divers avis éparpillés".

Il disait aussi, lors des nuits de la bataille de Siffîn : «Quelle bonne position que celle qu’ont pris Abdullah ibn Omar et Sa3d ibn Mâlik, si c’est un bien sa récompense sera énorme et si c’est un mal alors sa gravité n’en sera que moindre.» et il disait : «Ô Hasan ! Ô Hasan ! Ton père ne pensait pas que l’affaire en arriverait jusque là ! Ton père aurait aimé mourir 20 ans avant cela.»

Et lorsqu’il est revenu de Siffîn son discours avait changé, il disait : «Ne détestez pas la gouvernance de Mu3âwiyah, car si vous le perdiez, vous verriez certes les têtes s’envoler de leurs épaules.»

Et cela a été rapporté de Ali de deux ou trois manières.

Et les récits citants sa détestation de la situation, à la fin des faits, se sont multipliés, de même que sa vision de la divergence et la division des gens, et l’abondance de mal ; qui nous oblige à croire que s’il avait réfléchi à cette affaire et en avait conclu cela, il n’aurait pas fait ce qu’il a fait.

 

Chaykh al islam ibn Taymiya a dit dans “Minhâj As-Sunnah” (391/3) :

 

Et c’est pour cela que ce qui est connu de la voie des gens de la sounnah, est qu’ils ne voient pas la révolte contre les dirigeants, ni le fait de les combattre avec l’épée, et ce même s’ils ont en eux de l’injustice, comme cela est prouvé par les hadiths authentiques et détaillés du prophète صلى الله عليه وسلم.

Car le désordre qui découle du combat et des troubles est plus grand que le désordre causé par leur injustice.

Et on ne repousse pas le plus grand des 2 maux par le moindre.

Et il n’est pas connu qu’un groupe soit sorti contre son Sultan, sans que sa révolte n’ait causé un plus grand mal que celui qu’elle a repoussé.  

 

Et il a dit dans "Majmû3 Al Fatâwâ" (444/4) :

 

Et c’est pour cela que la voie des gens du hadith est le délaissement de la révolte et le combat contre les rois tyrans, ainsi que la patience envers leur injustice.

Et ce afin que se repose le pieux ou que l’on soit épargné du tyran.

 

Et il a dit dans "Minhâj As-Sunnah" (530, 529/4) :

 

Et les meilleurs musulmans interdisaient les révoltes et le combat lors des troubles, tel que Abdullah ibn Omar, Sa3îd ibn Al Musayyab, Ali ibn Al Husayn et d’autres interdisaient la révolte contre Yazîd l’année d’Al Harrah. Et comme Al Hassan Al Basri, Mujâhid et d’autres interdisaient la révolte lors de la fitna d’ibn Al Ach3ath.

C’est pour cela que les gens de la sounnah sont restés sur le délaissement du combat lors des troubles, du fait des hadiths authentiquement attribués au prophète صلى الله عليه وسلم.

Et ils se sont mis à citer cela dans les ouvrages liés à la croyance, tout en ordonnant de patienter face à l’injustice.

 

Je dis (Chaykh Ali Moussa) :

 

La preuve se trouve dans ce sur quoi sont les gens de la sounnah.

Nous ne permettons donc à personne, de nous renvoyer vers des erreurs commises par certains prédécesseurs ayant fait un effort d'interprétation, qui par la suite sont devenues des caractéristiques à part entière des gens de l’innovation, comme les Mu3tazilah et les Khawârij, voir même certains de leurs fondements.

 

Chaykh al islam ibn Taymiya a dit dans "Majmû3 Al Fatâwâ" (179/28) :

 

Fait partie de la science et de la justice ordonnée, la patience face à l’injustice et la tyrannie des dirigeants, ce qui est un des fondements des gens de la sounnah.

Remarque importante

 

Il se peut que certains ignorants ou certains sectaires argumentent avec la parole de Chaykh Al Islam ibn Taymiya précédemment citée qui est :

«Quant aux compagnons, la majorité d’entre eux, la majorité des meilleurs d’entre eux ne sont pas entrés dans la fitna.»

 

Et le pauvre pense qu’il y a divergence concernant la révolte contre les dirigeants injustes, du fait de la parole de Chaykh al Islam "la majorité d’entre eux".

 

Et il ne sait pas que cette parole là concerne le combat lors des troubles et non la révolte contre les gouverneurs injustes.

 

C’est pour cela que lorsqu’il a parlé des révoltes, il a rapporté le consensus des prédécesseurs et des gens de la sounnah sur l’interdiction de se révolter contre eux, lorsqu’il a dit : «Et c’est pour cela que la voie des gens du hadith est le délaissement de la révolte et le combat contre les rois tyrans, ainsi que la patience envers leur injustice».

 

Et il a dit : «Et les meilleurs musulmans interdisaient les révoltes et le combat lors des troubles, tel que Abdullah ibn Omar, sa3îd ibn Al Musayyab, Ali ibn Al Husayn et d’autres interdisaient la révolte contre Yazîd l’année d’Al Harrah… Et ils se sont mis à citer cela dans les ouvrages liés à la croyance, tout en ordonnant de patienter face à l’injustice.»

 

Et il a dit dans son livre "Al Istiqâmah" (32/1) : «Et c’est pour cela que le prophète صلى الله عليه وسلم a interdit le combat lors des troubles, et cela fait partie des fondements de la sounnah, et cela est la voie des gens de la sounnah et du hadith et des imams de Médine parmi leurs jurisconsultes et autres.»

 

Remarque très importante

 

Nous attirons l’attention sur le fait que si quelqu’un contredit le consensus dans un point de la croyance, alors sa parole n’est pas prise en compte.

Le consensus des gens de la croyance signifie, que l’on ne trouve personne parmi les imams du hadith et de la sounnah qui évoque autre que cet avis là, et qui le voit prépondérant.

Et si une personne ou plus vient contredire, alors ceci n’est pas considéré comme une divergence.

Car il a contredit le consensus.

Sa parole n’est donc pas considérée comme un autre avis.

 

Par exemple : Il y a consensus sur le fait qu’Allâh a une image (sourah) car tous rapportent cela. Et quant à ibn Khouzaymah, il a réprouvé le hadith de l’image (certes Allâh a créé Adam à l’image du Tout Miséricordieux) et a interprété d’une autre manière le hadith (Allâh a créé Adam à son image) c’est à dire: pas à l’image du Tout Miséricordieux. Et cela est compté parmi ses erreurs. et on ne considère pas sa parole comme une autre avis.

 

Donc le consensus dans la croyance signifie que les gens de la sounnah et du groupe sont unanimes sur cela et qu’il n’y a pas de divergence entre eux.

Comme le sujet de la révolte contre les dirigeants injustes parmi les musulmans.

Nous disons que les gens de la sounnah et du groupe sont unanimes sur l’obligation d’écouter et d’obéir aux gouverneurs injustes et de ne pas se révolter contre eux.

Et ce même si certains Tâbi3în et Tâbi3 At-Atâbi3în ont contredit cela, car leur contradiction a été commise avant que les imams ne détaillent le sujet.

Et lorsque les imams ont éclairci et expliqué le sujet en se basant sur les preuves, les gens du hadith ont tous été d’accord et n’ont pas divergé.

Donc, dans ce sujet très particulièrement, nous rejetons les actes de ces prédécesseurs car ils contredisent les preuves, et la parole des gens de la sounnah, donc leur divergence n’est pas prise en compte.

 

Pour conclure, le consensus signifie que les savants sont unanimes sur un point.

S’ils sont d’accord, et citent tous ce point, sans diverger, alors nous disons qu’il y a consensus chez les gens de la sounnah et du groupe.    

 

Et Allâh est celui qui donne la réussite

 

Traduit par Fayçal Menassri (@menassri_faycal) et Farid El Khoumani (@farid_elk)

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh 'Ali ben Abdelaziz Moussa - الشيخ علي بن عبدالعزيز موسى

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Les ahmadiyya (qadiyani) (vidéo)

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Les ahmadiyya (qadiyani) (vidéo)

Question 3 :

 

Quel est l'avis religieux au sujet de la nouvelle religion dite Al-Ahmadiyya et ses adeptes qui mettent les gens en garde contre le fait de porter sur soi des versets du Coran ou des Noms d'Allâh (Exalté soit-Il), voire leur interdisent de prononcer la formule de la prière en faveur du Prophète صلى الله عليه وسلم ?

 

Veuillez nous indiquer la source de cette religion ?

 

Quand fut-elle fondée ?

 

Quel est l'avis religieux au sujet de ceux qui s'abstiennent de l'embrasser ?

 

Réponse du Comité permanent de l'Ifta 3 :

 

Le gouvernement du Pakistan rendit un jugement déclarant cette secte non-musulmane.

 

Un autre jugement pareil à celui-ci fut prononcé par la Ligue Islamique Mondiale (LIM) à La Mecque pour la déclarer non-musulmane.

 

Parallèlement, un troisième jugement fut rendu par le Congrès des Organisations Islamiques tenu par la ligue en 1394 de l'Hégire.

 

D'ailleurs, une étude fut publiée expliquant le principe de cette secte, comment et quand elle fut fondée, outre les autres détails dont traita cette étude et qui viennent élucider la vérité de cette secte.En résumé : Cette secte prétend que Mizra Gholâm Ahmad Al-Hindî est un Prophète qui reçoit la Révélation et que la foi musulmane d'une personne n'est déclarée authentique que si celle-ci croit en lui. Il est né pendant le XIII siècle.

 

Or, Allâh (Exalté soit-Il) indique dans Son Noble Livre que notre Prophète Mohammad صلى الله عليه وسلم est le dernier des Prophètes.

 

Ceci fit l'unanimité des savants.

 

Par conséquent, quiconque prétend qu'il existe après le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم un autre Prophète qui reçoit la Révélation d'Allâh (Exalté soit-Il) est jugé mécréant car il dément ainsi le Livre d'Allâh (Le Très Haut), et il désavoue les Hadiths authentiques du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم qui confirment qu'il est le dernier des Prophètes et contredit ce qui a fait l'objet de l'unanimité des savants de la Oumma (Communauté Musulmane).

 

Qu’Allâh vous accorde la réussite, que l'éloge et le salut d'Allâh soient sur notre Prophète Mohammad, sur sa famille et sur ses Compagnons.

 

(Numéro de la partie: 2, Numéro de la page: 312-313)

La question 3 de la Fatwa numéro (1615)

Publié par alifta.net

حكم فرقة الأحمدية وما تدعو إليه

الطريقة القاديانية

س3: ما حكم الدين الجديد وأتباعه؛ يعني دينًا يقال له: الأحمدية، يحذروا دواعيه الناس بالاحتفاظ سواء بشيء من آيات قرآنية أو من أسماء الله ويحرمون الصلاة على النبي صلى الله عليه وسلم، وأين منشأ هذا الدين ومتى، وما الحكم فيمن يرغبون عنه؟

ج3: لقد صدر الحكم من حكومة الباكستان على هذه الفرقة بأنها خارجة عن الإِسلام، وكذلك صدر من رابطة العالم الإِسلامي بمكة المكرمة الحكم عليها بذلك، ومن مؤتمر المنظمات الإِسلامية المنعقد في الرابطة في عام 13944هـ، وقد نشر رسالة توضح مبدأ هده الطائفة وكيف نشأت ومتى إلى غير ذلك مما يوضح حقيقتها.والخلاصة: أنها طائفة تدعي أن مرزا غلام أحمد الهندي نبي يوحى إليه وأنه لا يصح إسلام أحد حتى يؤمن به، وهو من مواليد القرن الثالث عشر، وقد أخبر الله سبحانه في كتابه الكريم أن نبينا محمدًا صلى الله عليه وسلم هو خاتم النبيين ، وأجمع علماء المسلمين على ذلك، فمن ادعى أنه يوجد بعده نبي يوحى إليه من الله عز وجل فهو كافر لكونه مكذبًا لكتاب الله عز وجل، ومكذبًا للأحاديث الصحيحة عن رسول الله صلى الله عليه وسلم الدالة على أنه خاتم النبيين، ومخالفًا لإِجماع الأمة.وبالله التوفيق. وصلى الله على نبينا محمد، وآله وصحبه وسلم

السؤال الثالث من الفتوى رقم - 1615

(الجزء رقم : 2، الصفحة رقم: 313)

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Les voleurs de la religion

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Les voleurs de la religion

Beaucoup de gens réalisent la gravité des voleurs de biens, et par crainte d'eux, ils prennent les précautions nécessaires pour leur fortune.

 

Mais ils ne réalisent pas la gravité des voleurs de la religion, alors ils ne se soucient pas de ce qui est volé de leur religion, et de surcroît, de se prémunir contre ses voleurs.

 

Leur religion ne cesse, jours après jours, d'être un butin pour les voleurs sans qu'ils n'y soient attentifs.

 

Et si ce qui est volé était une infime quantité de leur fortune, ils seraient alors consternés et l'affaire les effrayerait.

 

Les voleurs, comme a dit Ibn Al Qayyim :

 

«sont de diverses catégories que l'on ne peut dénombrer :

il y a parmi eux les voleurs par leurs mains, les voleurs par leurs stylos, les voleurs par leur loyauté, les voleurs par ce qu'ils font paraître de la religion, la pauvreté, la droiture et l’ascétisme alors qu'ils sont le contraire en secret, et parmi eux il y a les voleurs par leur ruse, leur fourberie et leur supercherie»

I3lâm Al Mouwaqqi3în 332/3

 

Mais l’obéissant, le prospère, sa religion lui est sauvegardée par une préservation provenant d'Allâh.

 

Et le désobéissant, sa religion s'en va en guise de butin pour ces voleurs là.

 

Ibn Al Qayyim - qu'Allâh lui fasse miséricorde - a dit :

 

«L'obéissant a certes encerclé le verger de son obéissance d'un mur impénétrable, les ennemis ne lui trouvent aucune voie.

Ainsi, son fruit, sa fleur, sa verdure, et sa splendeur sont dans un perpétuel accroissement et épanouissement.

Alors que le désobéissant y a fait un trou (dans son verger), il lui a causé une brèche, et a permis l'accès aux voleurs et aux ennemis.

Ils sont donc entrés et l'ont ravagé de toutes parts : ils ont dévasté ses branchages, détruit ses murs, coupé ses fruits, brûlé ses étendues, bloqué son eau, et diminué son irrigation.

Alors quand (ce verger) reviendra-t-il à sa première situation ?

S'il le rectifie, le valorise, le remet sur pied, s'il rétablit ce qu'il en a détérioré, ouvre les voies de son eau et restaure ce qu'il en a détruit, alors soit il revient à son état original, ou il sera amoindrit, ou mieux, mais il ne rattrapera pas le verger de son compagnon, qui n'a cessé d'être sur sa beauté et sa splendeur, et même dans l'accroissement et l'épanouissement, et l'augmentation de fruits et l'abondance de plantations»

Madâridj As-sâlikîn d'Ibn Al Qayyim 1/295-296

 

Traduit par la chaîne Telegram غيث القلوب - @ghaithqolob

 Publié par 3ilmchar3i.net

سُرَّاقُ الدين

كثير من الناس يدرك خطورة سراق الأموال ويحترز لماله خشية عليه منهم، ولا يدرك خطورة سراق الدين فلا يبالي بما سُرق من دينه فضلا عن أن يحترز من سراقه، ولا يزال دينه يوما تلو يوم نهبة للسراق دون مبالة منه، ولو كان الذي سرق قدر يسير من ماله لفزع وهاله الأمر
والسراق - كما قال ابن القيم

 أنواع لا تحصى: فمنهم السراق بأيديهم، ومنهم السراق بأقلامهم، ومنهم السراق بأمانتهم، ومنهم السراق بما يظهرونه من الدين والفقر والصلاح والزهد وهم في الباطن بخلافه، ومنهم السراق بمكرهم وخداعهم وغشهم

إعلام الموقعين 3/332

لكنَّ المطيع الموفق يسلم له دينه بحفظ من الله، والعاصي يذهب دينه نهبة لهؤلاء السراق، قال ابن القيم رحمه الله

إن المطيع قد أحاط على بستان طاعته حائطا حصينا لا يجد الأعداء إليه سبيلا فثمرته وزهرته وخضرته وبهجته في زيادة ونمو أبدا، والعاصي قد فتح فيه ثغرا وثلم فيه ثلمة ومكَّن منه السراق والأعداء فدخلوا فعاثوا فيه يمينا وشمالا : أفسدوا أغصانه وخربوا حيطانه وقطعوا ثمراته وأحرقوا فى نواحيه وقطعوا ماءه ونقصوا سقيه فمتى يرجع هذا إلى حاله الأول، فإذا تداركه قيِّمه ولم شعثه وأصلح ما فسد منه وفتح طرق مائه وعمر ما خرب منه فإنه إما أن يعود كما كان أو أنقص أو خيرا، ولكن لا يلحق بستان صاحبه الذى لم يزل على نضارته وحسنه، بل في زيادة ونمو وتضاعف ثمرةٍ وكثرة غرس

 مدارج السالكين لابن القيم 1/295-296

Cheikh 'Abder Razzâq Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر

Publié dans Rappels - تذكر

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Lorsqu'une personne voit en son frère ce qu'elle déteste...

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Lorsqu'une personne voit en son frère ce qu'elle déteste...

AbduLlâh ibn Al-Mubârak رحمه الله a dit :

 

"Autrefois, lorsqu'une personne voyait en son frère ce qu'elle détestait, elle lui ordonnait (le convenable) en privé et lui interdisait (le blamâble) en privé.

 

Ainsi elle avait à la fois la récompense de l'avoir dissimulé et celle de lui avoir interdit (le blamâble).

 

De nos jours, lorsque quelqu'un voit chez un autre ce qu'i déteste, il met en colère son frère et déchire son voile (c'est-à-dire qu'il le divulgue)."

 

روضة العقلاء ونزهة الفضلاء - 1/197

Traduit par Oum Suhayl 

 Publié par 3ilmchar3i.net

قال ابن المبارك رحمه الله

 كان الرجل إذا رأى من أخيه ما يكره؛ أمره في ستر و نهاه في ستر، فيؤجر في ستره، و يؤجر في نهيه فأما اليوم فإذا رأى أحد ما يكره استغضب أخاه و هتك ستره

الكتاب : روضة العقلاء ونزهة الفضلاء - 1/197
المؤلف : محمد بن حبان البستي أبو حاتم

 

Imam Abû Hâtim Ibn Hibbân Al-Bustî - الإمام أبو حاتم محمد بن حبان البستي

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Les bienfaits : Récompense ou istidrâdj ?

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Les bienfaits : Récompense ou istidrâdj ?

ٱللَّهُ يَسۡتَہۡزِئُ بِہِمۡ وَيَمُدُّهُمۡ فِى طُغۡيَـٰنِهِمۡ يَعۡمَهُونَ

 

(traduction rapprochée)

 

"C’est Allâh qui Se moque d’eux et les endurcira dans leur révolte et prolongera sans fin leur égarement". (Sourate Al-Baqara verset 15)

Si une personne dit :

 

Comment connaître la différence entre les bienfaits par lesquels le serviteur est récompensé, et les bienfaits par lesquels le serviteur est saisi progressivement (يستدرج) ?

 

La réponse de Cheikh Al-’Outheymine est que :

 

Si la personne se maintient droite sur la législation d'Allâh, alors les bienfaits sont du domaine de la récompense ;

 

Et si elle demeure sur la désobéissance à Allâh avec la succession des bienfaits, alors il s'agit de l'istidrâdj* (الاستدراج).

 

* Ndlt : Al-istidrâdj (الاستدراج) : Le fait qu'Allâh leurre de façon graduelle le désobéissant, afin de le mener à sa perte, en lui octroyant de Ses bienfaits continuellement.

 

Tafsir sourate Al Baqara - versets 14-15

فإن قال قائل: كيف يعرف الفرق بين النعم التي يجازى بها العبد، والنعم التي يستدرج بها العبد؟

فالجواب: أن الإنسان إذا كان مستقيماً على شرع الله فالنعم من باب الجزاء؛ وإذا كان مقيماً على معصية الله مع توالي النعم فهي استدراج

Cheikh Oussâma Ibn Sa'oud Al-'Oumary :

 

Ahmad Ibn Hanbal a dit :

 

"J'ai entendu Abâ Mouadh An-Nahwi dire (traduction rapprochée) :

 

"Nous allons les conduire graduellement vers leur perte par des voies qu'ils ignorent" (sourate Al-A'raf verset 182)

 

Il dit : "Il leur a montré les bienfaits, et leur a fait oublier le remerciement"."

 

Al-qadhâ' wa al-qadr d'Al-Bayhaqiy p 243

Sur le compte Twitter de Cheikh - @OsamaAlamri99

قال أحمد بن حنبل

سمعت أبا معاذ النحوي يقول

{سنستدرجهم من حيث لا يعلمون}

قال:أظهر لهم النعم ،وأنسيهم الشكر

القضاء والقدر للبيهقي ص٢٤٣

Traduit par Oum Omayr

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh Oussâma Ibn Sa'oud Al-'Oumary  - الشيخ أسامة بن سعود العمري

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