Comment traiter sa belle-famille ? (dossier)

Louange à Allâh.
Nous Le louons, nous demandons Son assistance et Son pardon et nous Le sollicitons pour nous protéger des maux de nos âmes et de nos mauvais actes.
Quiconque Allâh guide, nul ne peut l’égarer, et quiconque Il égare, nul ne peut le guider.
Et je témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allâh, et que Mouhammad est Son Serviteur et Messager.
Cela dit :
La meilleure parole est celle d’Allâh et la meilleure voie est celle de Mouhammed صلى الله عليه وسلم.
Les pires choses sont les inventions en religion, toute chose inventée en religion est une hérésie, toute hérésie est un égarement et tout égarement conduit à l’enfer.
Quand les gens parlent de la relation entre l’épouse et sa belle-famille, il semblerait qu’une guerre réelle oppose les deux parties.
C’est ce que pensent beaucoup de gens qui sont près de se marier, et c’est ce à quoi certaines femmes s’attendent.
Cette illusion est due à certains concepts erronés que la jeune fille apprend ou puise dans son environnement avant de se marier.
C’est ce qui la prépare à mener une guerre féroce après le mariage.
La relation de l’épouse avec sa belle-mère – en particulier – compte parmi les relations les plus mal conçues.
Les gens la comprennent de façon inexacte.
On évoque à son propos des proverbes ridicules et des anecdotes.
On invente des histoires dans lesquelles on présente la belle-mère comme une envieuse, une trompeuse pleine de perfidie, voire une magicienne et sorcière !
Au point que beaucoup de gens pensent et croient que toute jeune fille près de se marier est inévitablement sur le point d’engager une bataille contre sa belle-mère – qu’elle s’en rende compte ou pas – une bataille où ni vainqueur ni vaincu ne sont connus.
Pour cela, il nous incombe de chuchoter quelques mots utiles à l’oreille de toute femme mariée ou de toute jeune fille proche de se marier, dans l’espoir qu’elle chasse cette illusion de son esprit.
Ainsi, elle s’efforcera d’améliorer sa relation avec autrui, se conduira avec eux sagement, bienveillamment et sans arrière-pensées.
Aussi saura-t-elle que le mariage n’est pas seulement une union entre deux époux, mais aussi une relation entre deux familles et que le bon comportement de l’épouse envers sa belle-famille est l’une des clefs de la réussite de la vie conjugale.
Nous profitons de cette occasion pour adresser certains conseils et recommandations à la femme musulmane.
Si elle les applique, elle gagnera l’amour de sa belle-famille, conquerra leurs cœurs, assurera à elle et à son mari paix et stabilité et vivra – avec les autres – dans le bonheur et la quiétude.
Nous lui dirons alors :
Ô honorable épouse musulmane !
● Honore ton mari qui n’a ménagé aucun effort pour te réjouir et te rendre heureuse.
Rends-lui ne serait-ce qu’une partie, minime soit-elle, des faveurs qu’il t’a faites.
Il est de ton devoir envers lui que tu traites le mieux les membres de sa famille, notamment ses parents, que tu leur pardonnes s’ils t’offensent, que tu l’aides à faire preuve de piété filiale et que tu lui recommandes d’entretenir ses liens de parenté.
Ne l’informe pas de tout ce qui se passe à la maison pendant son absence.
Fais preuve de patience par rapport à la nuisance que ses proches pourraient te porter.
Grâce à cela, son amour et son attachement pour toi grandiront, et il s’assurera de ton indulgence, de ta sagesse et de ton bon comportement.
C’est ce qui le réjouira, le satisfera et c’est ce qui renforcera l’amour et la clémence entre vous deux.
Et puisque l’enfant est enjoint dans l’islam d’entretenir les relations d’amitié de son père, en guise de consolidation des liens entre les musulmans, conformément au hadith où le Messager صلى الله عليه وسلم dit :
« La meilleure forme de piété filiale est que l’homme entretienne les relations d’amitié de son père. » (1)
la femme est, à plus forte raison, enjointe d’entretenir sa relation avec les proches de son mari, afin de renforcer sa relation conjugale.
● Rapproche-toi des membres de ta belle-famille.
Évite les manières affectées avec eux, afin que tu sois une des leurs.
Ne les laisse pas sentir que tu es une étrangère et une intruse, qui est venue – de l’extérieur – pour s’emparer de leur fils, à elle seule !
● Sois sûre que parmi les facteurs de la réussite de ta vie conjugale est la réussite de ta relation avec ta belle-famille.
En les honorant, tu l’honores.
Fais en sorte que ton mari ressente que tu as apporté un plus à sa vie, un plus qui le réjouit et le met à l’aise.
N’agis pas de telle sorte qu’il ressente que tu es venue mettre fin à sa relation avec sa famille, notamment ses parents.
● Essaye – de temps à autre – d’inviter les parents de ton mari et ses proches qui sont Mahram (comme ta belle-sœur) – notamment quand il est ailleurs – afin que ces derniers ressentent réellement que tu es comme leur fille.
● Adresse-toi aux proches de ton mari avec des paroles douces et des manières raffinées.
Traite-les convenablement, afin que tu gagnes leur amour : Traite les gens bienveillamment, tu gagneras leurs cœurs.
Le traitement bienveillant est, pour les êtres, fascinateur.
Allâh ﺗﻌﺎﻟﻰ ordonne [aux musulmans] de bien traiter les gens en général, en disant :
وَقُولُواْ لِلنَّاسِ حُسۡنً۬ا - اﻟﺒﻘﺮة .٨٣
Traduction du sens du verset : « Dites aux gens de bonnes paroles. » [Al-Baqara (La Vache) : 83].
Allâh ﺗﻌﺎﻟﻰ dit aussi :
وَقُل لِّعِبَادِى يَقُولُواْ ٱلَّتِى هِىَ أَحۡسَنُۚ - اﻹﺳﺮاء .٥٣
Sens du verset : « Dis à mes serviteurs qu’ils profèrent de bonnes paroles. » [Al-Isrâ' (Le Voyage Nocturne) : 53].
Outre les droits que les proches du mari ont, au même titre que les musulmans en général, ils ont un droit en plus qui incombe à l’épouse, celui découlant de l’alliance par le mariage.
Le Messager صلى الله عليه وسلم commande à toute personne de bien traiter les gens qui sont liés à elle par le mariage.
Mouslim rapporte (hadith n0 2543) qu’Abou Dhar dit :
« Le Messager صلى الله عليه وسلم dit : “Certes, vous conquerrez l’Égypte, une terre où Al-Qîrât est la monnaie courante.
Quand vous la conquerrez, traitez ses habitants convenablement, car ils ont [notre] protection et sont liés [à nous] par le sang”.
Dans une autre version, il dit : “Ils ont [notre] protection et sont liés [à nous] par alliance…”. »
Cela prouve que le bon traitement des gens liés par alliance est recommandé et prescrit dans l’islam.
● Informe-toi des nouvelles de ta belle-famille et des membres de la famille qui sont partis ailleurs.
Contacte-les, du moins par téléphone.
Exhorte ton mari à maintenir ses liens avec eux et à les contacter.
Al-Bayhaqi rapporte dans son œuvre Chou`ab Al-`Îmân (hadith n0 7602), par l’intermédiaire de Souayd Ibn `Âmir que le Messager صلى الله عليه وسلم dit :
« Maintenez vos liens du sang ne serait-ce que par le salut [islamique]. » (2)
Rends visite à leur malade s’il est possible.
Demande de leurs nouvelles, afin que tu puisses les féliciter dans le bonheur et les consoler dans le malheur.
De cette façon, ils ressentiront que tu es une partie intégrante d’eux.
● Offre-leur des cadeaux à eux en particulier – même si les cadeaux sont modestes – tels que des gâteaux, de la nourriture…etc., car le cadeau a un effet remarquable sur le cœur.
Il est un moyen de répandre l’amour et l’affection entre les gens.
Al-Boukhâri rapporte dans son œuvre Al-Adab Al-Moufrad (hadith n0 594), par l’intermédiaire d’Abou Hourayra ﻋﻧﮫ ﷲ رﺿﻲ que le Messager صلى الله عليه وسلم dit :
« Offrez-vous des cadeaux les uns les autres, vous vous aimerez. » (3)
● Efforce-toi de ne dire des membres de la famille de ton mari que du bien, que ce soit devant eux ou en leur absence, car cela leur donnera la certitude que ton respect pour eux, ton estime et ton amour sont sincères.
Laisse ton mari sentir que ton appartenance à lui est liée à ton appartenance à sa famille.
Et sache que le fait d’agir avec bienfaisance envers ta belle-famille fait partie de la cohabitation conjugale convenable.
● Enracine dans l’esprit de tes enfants l’amour, le respect et l’estime des proches de ton époux.
Apprends-leur à les servir et à les aider en cas de besoin.
Ordonne-leur de faire preuve de piété filiale envers les grands-parents – en particulier – et préviens-les de ne pas leur porter atteinte par la parole ou par l’acte.
● Aborde la famille de ton mari – toujours – avec un visage gai et un sourire sincère.
En fait, le sourire a un effet extraordinaire dans l’entretien de l’affection entre les gens et de la dissipation de la froideur, de la tension et de la haine qui pourraient exister entre eux, d’autant plus qu’il compte parmi les actes de charité, pour lesquels la personne est récompensée.
At-Timidhi rapporte (hadith n0 1956) qu’Abou Dhar dit :
« Le Messager صلى الله عليه وسلم dit : “Ton sourire à ton frère est une charité que tu as à ton actif”. » (4)
● Laisse à ton mari un espace de temps à passer – seul – avec les membres de sa famille.
Respecte la particularité de sa relation avec eux.
Ne lui impose pas de t’emmener avec lui chaque fois qu’il veut leur rendre visite.
S’il chuchote des mots à l’oreille de sa mère ou de sa sœur, ou vice versa, ne tiens pas à savoir ce qu’il a dit ou ce qu’on lui a dit, car [le Messager صلى الله عليه وسلم dit] :
« Parmi les signes de la bonne foi d’un musulman, le fait qu’il ne se mêle pas de ce qui ne l’intéresse pas. » (5)
● Ne te plains pas outre mesure des proches de ton mari auprès de ce dernier.
Ne critique pas leurs comportements, notamment sa mère.
Méfie-toi de dire du mal d’elle ! Mets-toi à sa place : elle a été éprouvée dans l’éducation de son fils – qui est actuellement ton époux.
Elle l’a porté en subissant peine sur peine.
Sa naissance a été dure.
Elle l’a allaité, nourrit et s’est efforcée de faire de lui un homme.
Et puis, quand elle a espéré qu’il lui rende un peu du bien qu’elle lui avait fait, tu es venue et tu l’as pris, à toi seule.
● Ne raconte pas à ton époux tout ce qui se passe entre toi et ta belle-mère, en pleurnichant pour conquérir son cœur et susciter son émotion, de sorte qu’il perçoive sa mère comme un despote injuste.
Ainsi, la froideur s’infiltre dans son cœur et il pense à se venger d’elle et à lui nuire.
Il tombera, par conséquent, dans la désobéissance aux parents.
● N’oublie pas que l’époux avec lequel tu jouis d’une belle et heureuse vie appartient bien à sa mère.
Cette mère qui l’a bien éduqué et lui a inculqué les bonnes moralités.
Tu lui es redevable de cette dette qui est difficile à payer.
La malheureuse, c’est au prix de sa vie qu’il est devenu un bon époux.
Donc, ne sois pas ingrate envers elle.
Plutôt, traite-la convenablement, sois bienveillante à son égard et fais preuve de patience par rapport aux erreurs qu’elle commet.
● Traite ta belle-mère comme tu aimes que ton mari traite ta propre mère.
Normalement, tu n’acceptes pas qu’il dise du mal de ta mère.
C’est la même chose pour lui. Et si tu veux qu’il dise du bien de ta mère, dis du bien de la sienne.
Ainsi, ce que tu n’agrées pas pour toi, ne le fais pas aux autres.
Garde-toi de lui nuire en méprisant sa mère ou en manquant à ses droits.
Sinon, il te détestera et se détournera de toi.
● Sache bien que l’homme qui fait preuve de piété filiale et aime ses proches est un homme digne de respect.
Car il est un être pieux, honorable et vertueux.
Tandis que celui qui est contraire à celui-là, on ne peut que s’attendre à son mal et on ne saurait espérer du bien de sa part.
Car, s’il se comporte d’une mauvaise manière avec ses parents et les personnes les plus proches de lui, comment sa femme espérera-t-elle ou son enfant attendra-t-il jouir du bien de sa part ?
Pour cela, tu ne dois pas t’opposer à lui s’il veut faire du bien à ses parents ou à ses proches, par exemple en faisant une donation ou en offrant un cadeau à sa mère.
Bien au contraire, aide-le et incite-le à l’abonder de cadeaux et de faveurs, si tu es pieuse et sage.
Et si tu acceptes de voir ton mari maltraiter ses parents ou leur désobéir, et tu te réjouis quand il les malmène – ou malmène l’un d’entre eux – accepterais-tu alors que tes parents soient traités de la même manière ?!
Quelle serait ta réaction si tu voyais tes belles-sœurs (les épouses de tes frères) se comporter mal avec ta mère ?!
Je pense que ta réponse à cette question est évidente et connue.
● Si ta belle-mère est dure de mentalité et de cœur, et a une langue affilée, imagine-la comme ta propre mère avec ces mêmes défauts.
Quelles seraient ta position et ta réaction envers elle ?!
Sans doute, tu vas faire montre de patience par rapport à elle et te dire : « Quel que soit le cas, c’est ma mère, qui m’a mise au monde. Je dois quand même lui pardonner et supporter ses [mauvais] caractères. »
Donc, mets ta belle-mère à la place de ta propre mère, en la traitant comme tu traites ta mère.
● Sois indifférente aux histoires et aux on-dit.
Ignore les paroles blessantes que les proches de ton époux te diraient, notamment lorsque tu sais que ce ne sont que des inventions et des mensonges, et que leur objectif consiste à te provoquer et à te mettre en colère.
Ne te laisse pas prendre au piège.
Ne rends pas le mal pour le mal.
Rends plutôt le bien pour le mal, et ce, afin qu’ils soient tes bien-aimés.
Efforce-toi toujours de mettre en application le verset où Allâh ﺗﻌﺎﻟﻰ dit :
وَلَا تَسۡتَوِى ٱلۡحَسَنَةُ وَلَا ٱلسَّيِّئَةُۚ ٱدۡفَعۡ بِٱلَّتِى هِىَ أَحۡسَنُ فَإِذَا ٱلَّذِى بَيۡنَكَ وَبَيۡنَهُ ۥ عَدَٲوَةٌ۬ كَأَنَّهُ ۥ وَلِىٌّ حَمِيمٌ۬ (٣٤) وَمَا يُلَقَّٮٰهَآ إِلَّا ٱلَّذِينَ صَبَرُواْ وَمَا يُلَقَّٮٰهَآ إِلَّا ذُو حَظٍّ عَظِيمٍ۬ (٣٥) وَإِمَّا يَنزَغَنَّكَ مِنَ ٱلشَّيۡطَـٰنِ نَزۡغٌ۬ فَٱسۡتَعِذۡ بِٱللَّهِۖ إِنَّهُ ۥ هُوَ ٱلسَّمِيعُ ٱلۡعَلِيمُ
ﻓﺼﻠﺖ .٣٦-٣٤
Sens du verset : « La bonne action est la mauvaise ne sont point pareilles. Rends donc la bonne action pour la mauvaise. Et s’il y a inimitié entre toi et un autre, considère-le alors comme un ami intime.
En effet, seule la personne gratifiée de patience et d’un avantage inestimable méritera cette qualité.
Et si Satan t’insinue quoi que ce soit, demande protection auprès d’Allâh. Certes, il est Celui qui écoute et Omniscient. » [Foussilat (Les Versets Détaillés) : 34-35 et 36].
● Sache que ta relation avec les proches de ton mari demande beaucoup de tolérance par rapport à leurs erreurs et à la froideur avec laquelle certains d’entre eux te traitent.
Elle demande aussi à ce que tu fermes les yeux sur les choses banales qui proviennent d’eux.
En effet, la femme pieuse et sage est celle qui ne tient pas aveuglément à son opinion, de peur qu’elle ne provoque un fossé ou une brèche dans sa relation avec les proches de son mari.
Elle veille plutôt à accorder les opinions, et à éviter tout ce qui conduit à la divergence, au désaccord et au conflit.
● Montre à ta belle-mère que sa manière de parler, d’arranger son appartement et de préparer la cuisine, son ménage et autres te plaisent.
Cela consolide votre relation.
● Si tu es accablée de conflits et de critiques et tu ne supportes plus les mensonges portés contre toi, informe ton mari, d’une bonne et sage manière.
Fais-lui assumer la responsabilité de vous remettre à nouveau d’accord et de rendre justice à chacun.
Car, le rôle de ton mari à faire régner la concorde entre toi et ses proches est important.
Méfie-toi d’utiliser les paroles déplacées et blessantes, et garde-toi de dramatiser et d’exagérer les faits et les choses.
● Dans ta relation avec les proches de ton mari, il y a des limites : ne te mêle pas de leurs propres affaires.
● Si un désaccord – même négligeable – se produit entre toi et ton mari, et s’il se trompe en se comportant désagréablement avec toi, veille à ce que cela ne dépasse pas ton foyer et le seuil de ta porte, et ce, de peur que les proches de ton époux ne s’ingèrent dans tes affaires privées.
S’il advient qu’un différend se produit entre toi et ton époux en présence de ses proches, tâche vite de mettre fin au sujet devant eux, afin de ne pas leur accorder l’occasion d’intervenir, ce qui pourrait aggraver la situation.
Car ainsi, tu mettras ton époux dans l’embarras et dans la position du coupable qui doit se défendre.
Il se peut aussi qu’il se mette en colère contre toi et te critique devant eux.
Les deux cas ont des conséquences fâcheuses, pouvant compromettre votre vie conjugale.
● Ne mentionne pas les erreurs de ton mari devant sa mère, car elle n’agrée pas qu’il soit critiqué ou sous-estimé.
Aussi, méfie-toi de te plaindre de ton mari auprès de sa mère, même si cette dernière se montre compatissante envers toi.
Car, quel que soit le cas, il s’agit de son fils, la chair de sa chair.
C’est elle qui a contribué en partie au comportement et aux moralités qu’il détient.
En critiquant son fils, elle penserait que tu critiques implicitement son éducation pour lui et que tu remets en cause indirectement sa famille.
De cette façon, tu perdras la bonne opinion qu’elle a de toi, sa compassion et son amour.
Elle pourrait se dire : « Elle a dit cela devant moi alors que je suis sa mère, que dirait-elle alors de lui devant une autre personne ? »
Cela pourrait avoir de plus graves conséquences.
Ainsi, au lieu de te faire justice et intervenir pour te soutenir, elle pourrait te quereller, être hostile envers toi et tenter de rompre votre relation conjugale.
Par conséquent, tu perdras les deux, et ton malheur doublera.
● Garde-toi de porter atteinte aux proches de ton mari, quelle que soit la gravité des choses et des situations.
En cas de conflit entre ton mari et ses proches, ne prends jamais parti : ne sois ni du côté de ton mari ni du côté de ses proches.
Interviens plutôt en réconciliatrice et en conseillère.
Et si le conflit s’accentue entre eux, et les voix s’élèvent, fais semblant d’être occupée, retire-toi du lieu et dispose calmement – après t’être excusée.
Et si ton mari veut se venger de ses proches ou leur porter atteinte – lorsqu’il est en conflit avec eux ou en colère contre eux – ne le laisse pas faire.
Plutôt, apaise-le, essaye d’absorber sa colère et rappelle-lui les droits de sa famille envers lui.
N’en profite pas pour probablement assouvir ta haine en révélant ce que tu dissimulais à leur encontre, en te mettant à évoquer leurs lacunes et défauts.
Par conséquent, ton mari regrettera ta réaction et sentira alors que tu es étrangère à lui et à eux.
Et sois sûre que le conflit de ton mari avec sa famille est passager, il ne tardera pas à être oublié et à disparaître.
Néanmoins, tes propos déplacés et tes jugements durs – au sujet de sa famille – resteront gravés dans son cœur, enracinés dans son âme et présents dans son esprit.
● Si ta belle-mère te demande ou t’ordonne une chose que tu ne peux pas faire, fais-lui plaisir et satisfais-la aussi longtemps que tu es chez elle.
Fais-lui sentir qu’elle est une maîtresse dont les ordres sont obéis, notamment si elle est une femme âgée qui a fourni beaucoup d’efforts et a peiné pour ses enfants.
Il n’est pas sage de la contredire au moment même où elle te demande quelque chose.
Cependant, tu peux lui parler – même plus tard – de ce qui t’a empêché d’exécuter son ordre ou de satisfaire sa demande.
● Évite de parler avec ta belle-mère à propos des questions qui font habituellement objet de divergence entre vous deux.
Si son point de vue ou son idée ne te plaît pas, essaye de changer le cours de la discussion sans qu’elle ne s’en rende compte.
Et garde-toi du débat infructueux, lequel est inutile et préjudiciable.
● Veille à obéir à ton époux s’il t’ordonne de ne parler à personne au sujet des conflits qui se produisent à la maison, que ce soit entre vous deux ou entre toi et sa famille.
Grâce à cela, sa confiance en toi grandira.
Et sans doute, le fait de ne pas divulguer les informations ayant trait à ces conflits contient un intérêt et un bien majeur, dépassant le fait que l’épouse se soulage et assouvisse sa haine en évoquant les défauts et les erreurs de la famille de son époux.
Car si de telles informations sont répandues et que n’importe qui commence à en parler, la chose devient plus grave, notamment si la famille du mari s’en rend compte.
La solution serait alors plus difficile, la réconciliation impossible et la déchirure trop grande pour être reprisée.
Sache – enfin – que si tu traites convenablement les proches de ton époux et tu veilles à gagner leurs cœurs, ils te considéreront comme une des leurs.
Ainsi, ils veilleront à ton intérêt et à te défendre, même contre leur propre fils.
Également, n’oublie pas – ô honorable épouse – que lorsque tes os seront affaiblis et quand tes cheveux blanchiront, tu seras une belle-mère.
Donc, traite ta belle-mère comme tu voudras que ta belle-fille te traite.
En effet, La rétribution est proportionnée à l’action.
Et Comme tu fais aux autres, on te fera (6).
Cela dit, nous ne manquerons pas de signaler que si l’épouse se met au service des parents de son époux – ou l’un d’entre eux – s’y porte volontaire et espère être récompensée pour cela, Allâh la récompensera.
C’est ce qui consolide d’ailleurs sa relation conjugale et sa relation avec sa belle-famille.
Al-Boukhâri (hadith n0 4052) et Mouslim (hadith n°715) rapportent que Djâbir dit :
« Le Messager صلى الله عليه وسلم me demanda :
- Es-tu marié, ô Djâbir ?
- Oui, je lui répondis.
- Laquelle, une jeune fille ou une femme déjà mariée ? me demanda-t-il.
- Plutôt une femme déjà mariée, lui répondis-je.
- Pourquoi pas une jeune fille, qui te caresse ? me dit-il.
- Ô Messager d’Allâh ! Je lui dis, mon père fut tué dans la bataille de Ouhoud, laissant neuf filles, qui sont toutes mes sœurs. Je ne voulais pas joindre à elles une jeune fille maladroite, comme elles ; mais une femme qui peigne leurs cheveux et les prend en charge.
- Tu as bien fait ! me dit-il. »
Al-`Irâqi ﷲ رﺣﻣﮫ dit :
« Il est indiqué dans ce hadith qu’il est recommandé à la femme de servir son époux, ses enfants, ses sœurs et les membres de sa famille, et qu’il n’y a pas de mal à ce que l’homme choisisse sa femme pour cette raison, quoique ce service n’incombe pas à elle : elle le fait de son propre gré. » (7)

La divergence entre l’épouse et sa belle-famille
Causes et solutions
Les différends qui se passent entre l’épouse et la famille du mari sont multiples et variés.
Pour remédier à un différend quelconque, il faut en examiner les causes et les motifs :
● Le différend pourrait être dû – parfois – à la nature des proches du mari, qui pourraient être mauvais de nature et habitués à faire du mal à autrui - qu’Allâh nous protège de ceux-là - ; qui dramatisent les choses banales, et Font - comme on dit - d’une graine un dôme.
Tu trouves certaines mères - qu’Allâh les guide - traiter leurs belles-filles durement et d’une mauvaise manière, en révélant leurs défauts, en se taisant sur leurs bonnes qualités, en se réjouissant quand elles sont éprouvées d’un malheur, en interprétant mal leurs paroles et en inventant des histoires sur elles.
Ce type - de créature - ne provoque pas seulement des conflits avec l’épouse de son proche, mais aussi avec l’ensemble des gens.
Il porte atteinte à tout le monde, qu’ils soient des proches ou non, des personnalités importantes ou des communs des gens.
Pour remédier à ce problème : Les époux ont vraiment besoin de faire preuve de patience, fournir beaucoup d’efforts et de bons offices, entre autres, en apprenant aux proches du mari ce qui leur profite, en les mettant en garde contre ce qui leur nuit, en les exhortant à faire les bonnes actions et à éviter les mauvaises actions, en les instruisant sur les bonnes et sublimes moralités et en leur faisant détester les mauvaises et basses moralités.
Aussi, déconseille-t-on à l’épouse – en particulier – de se heurter aux proches de l’époux.
Si la vie [ensemble] devient impossible et la conciliation trop difficile, on recommande alors – si possible – de s’installer dans une maison à part.
En outre, nous n’oublions pas le rôle du mari – dans ce cas – qui sait mieux que quiconque la nature de ses proches.
Il ne doit pas écouter tout ce que ses proches disent de sa femme.
Plutôt, il lui incombe de veiller à corriger leurs défauts, à défendre sans faille sa femme – si elle a raison – à la consoler et l’apaiser quand elle se sent sujette à l’injustice.
On recommande également au mari de faire preuve de bienveillance envers ses proches, et de s’efforcer d’obéir à ses parents – notamment après le mariage – afin de ne pas accorder l’occasion aux démons humains et aux démons des djinns de semer la corruption sur terre, en rompant les liens de parenté.
● Parfois, la cause du conflit est la négligence de l’épouse à être au service de son époux, ce que les proches remarquent, le manque de soin qu’elle accorde aux enfants ou le mauvais entretien de la maison.
C’est ce qui les indigne contre elle.
Ils excitent alors l’époux contre elle.
Le conflit se produit, la relation se détériore et des conséquences fâcheuses surviennent.
Par exemple : La belle-mère ou la belle-sœur donne un conseil à l’épouse, un conseil dans son intérêt et pour se corriger.
Cette dernière, au lieu de les remercier, s’indigne et entretient une mauvaise opinion à leur égard, prenant le conseil pour un scandale, la recommandation et l’orientation pour une injure.
Pour remédier à cette cause : D’abord, l’épouse devrait reconnaître sa négligence et le fait qu’elle n’est pas parfaite.
Puis, elle s’excuse pour ses erreurs commises et garde une bonne opinion de sa belle-famille.
Elle s’applique à corriger ses erreurs, ses défauts et ses lacunes.
En effet, ce remède est facile et aisé, pour ceux à qui Allâh ﺗﻌﺎﻟﻰ l’a rendu facile.
● Le conflit peut être dû aussi à la jalousie excessive, dont les effets sur la famille du mari sont très mauvais, notamment s’ils constatent que leur fils s’attache à sa femme et l’aime trop.
Cette jalousie prend diverses formes.
Par exemple :
1- L’époux a une sœur qui jouit d’une place importante dans la famille.
Quand son frère se marie, l’épouse la concurrence, prend sa place et s’attire les regards ; notamment si l’épouse et la belle-sœur ont presque le même âge et que cette dernière n’est pas mariée.
Sa jalousie s’intensifie et sa haine grandit contre l’épouse.
Ainsi, elle se met à comploter contre elle, à la critiquer excessivement et à lui désirer le mal et la perte, pas le bien et le bonheur.
Pour remédier à cette jalousie : Le mari ne devrait pas négliger sa sœur après le mariage, notamment s’il la fréquentait souvent avant de se marier, et ne pas l’abandonner après qu’elle ait été parmi les plus proches personnes de lui.
Quant à l’épouse, elle devrait aider son mari à remédier à cette jalousie, en lui rappelant de prendre soin de sa sœur, de lui accorder plus d’importance et de passer quelque temps avec elle.
Également, l’épouse devrait inviter sa belle-sœur – de temps à autre – et la traiter avec bienfaisance.
De cette façon, elle gagne son amitié et son amour, et l’ardeur de la jalousie de sa belle-sœur s’éteint.
2- Parfois, ce sont certaines mères – qu’Allâh les guide vers la bonne voie – qui éprouvent de la jalousie.
La mère qui pourrait avoir de la peine à trouver une bonne femme qui convient à son fils, son fils qu’elle aime beaucoup et veille à ce qu’il soit heureux.
Après de grands efforts fournis et une longue recherche, elle atteint son objectif.
Mais son malheur ne fait que commencer, dès que son fils consomme le mariage.
Quand elle le voit heureux et réjoui avec sa femme, elle s’enflamme de jalousie, puisqu’elle ressent que son fils est pris de ses mains, qu’il ne l’aime plus et que son cœur appartient dorénavant à son épouse.
Elle tâche alors – à tout prix – de recouvrir l’amour perdu.
Ainsi, elle commence à faire des complots, en remplissant le cœur de son fils de haine contre sa femme et en tentant de la lui faire détester et de le détourner d’elle.
Elle peut même le tenter de la divorcer, tout en lui promettant de trouver une autre femme, meilleure et plus belle.
Mais la malheureuse ne se rend pas compte que – à cause de cette mauvaise manière d’agir et de son insouciance des conséquences – elle est en train de détruire le foyer de son fils et d’apporter nuisance et mal, à lui et à elle-même.
Pour remédier à ce phénomène : Il ne faut pas que l’époux montre son attachement excessif à sa femme, ni révéler ses sentiments pour sa femme devant sa mère (à lui), ni se mettre à évoquer les bonnes qualités de sa femme sans tenir compte des sentiments de ses proches.
De plus, il doit accorder plus d’importance et de soin à ses proches et se rapprocher d’eux en les abondant de cadeaux, sans oublier d’invoquer Allâh beaucoup et avec sincérité afin de faire disparaître la jalousie du cœur de sa mère.
Aussi, il n’est pas permis à l’épouse de profiter de la faiblesse de sa belle-mère et de sa jalousie intense pour lui porter plus de nuisance et de blessure morale, et ce, en se parant devant elle, en se montrant fière des cadeaux que son époux lui accorde et en abusant de rire avec lui [en sa présence], tout cela afin d’éviter que sa jalousie ne soit avivée.
Et dans le but d’atténuer cette vive jalousie qui enflamme le cœur de la belle-mère, il est recommandé – par exemple – de l’inscrire dans l’un des cercles d’apprentissage du Coran tenus dans les mosquées, avec d’autres mères de son âge.
En faisant cela, elle se réjouit et échange des discussions utiles avec elles.
Elle pourrait dissiper les illusions qui lui viendraient à l’esprit, s’occuperait de moins en moins de sa belle-fille – du moins pour un certain temps – et s’intéresserait à ce qui lui serait utile et la rendrait meilleure.
Enfin, nous tenons à souligner que le fait que nous nous adressons – dans ces lignes – à l’épouse musulmane avec ces conseils et recommandations ne veut pas dire que nous lui attribuons la responsabilité de tous les différends et les conflits qui se produisent à la maison.
Nous sommes plutôt motivés par l’espoir et l’ambition de voir cette honorable femme musulmane nous aider à réaliser ce que nous avons écrit ci-dessus, et à bâtir un foyer plein de sociabilité, d’amour et de quiétude.
Cela ne veut pas dire – aussi – que nous admettons les erreurs et les défauts de la belle-mère.
À son intention, également, nous adressons des conseils et des recommandations, cette fois-ci en termes concis, en disant :
Ô honorable mère !
Qui aime beaucoup son fils, et souhaite qu’il jouisse du bonheur, de la paix et de la quiétude, ce n’est pas ainsi qu’on bâtit un foyer ! Méfie-toi de cette vive jalousie qui enflamme ton cœur, qui s’est transformée en un enfer qui brûle l’atmosphère familiale.
Ne te laisse pas aller à tes imaginations, en entretenant des idées infondées, puis tu y crois et tu tâches, sans relâche, de les répandre et de persuader autrui de leur validité, ce qui entraine le conflit et aggrave le désaccord.
Ne considère pas – ô honorable mère – ta belle-fille comme une coépouse.
Considère-la comme ta fille, elle te considérera comme sa mère.
Traite-la comme tu traites l’une de tes filles.
C’est Allâh qui a décrété que cette fille étrangère vit avec ton fils.
Alors, considère-la comme l’un des membres de ta famille.
Et comme tu souhaites que ta propre fille jouisse d’une vie belle, paisible et honorable, que rien ne trouble, il est de ton devoir aussi de désirer pour ta belle-fille ce que tu désires pour ta propre fille.
Al-Boukhâri rapporte (hadith n0 13) et Mouslim (hadith n0 45) par l’intermédiaire d’Anas que le Messager صلى الله عليه وسلم dit :
« Personne d’entre vous ne croira [parfaitement] s’il n’aime pas pour son frère ce qu’il aime pour soi-même. »
Et si tu constates que ta belle-fille s’est trompée, sachant que : « Tout être humain est faillible. » (8), ne manque pas de lui donner des conseils, en toute douceur et bienveillance, car : « La bienveillance n’est jamais associée à une chose sans qu’elle ne l’embellisse, et n’est jamais ôtée d’une chose sans qu’elle ne l’enlaidisse. » (9)
À ce moment-là, tu mèneras une vie sereine, tu te réjouiras de ton fils et tu le réjouiras également.
Et Allâh t’accordera sa protection.
Nous demandons à Allâh de nous rendre meilleurs, de nous faire accepter la vérité, de faciliter nos affaires, de faire à ce que nos dernières actions dans cette vie soient bonnes et durables et de nous aider à accomplir nos devoirs envers nos parents et nos proches, à les honorer et à être bienveillants envers eux.
Il est certes Munificent et Généreux.
Que prière et salut soient sur notre Messager Mouhammed, sur sa Famille et sur tous ses Compagnons.
Notre dernière invocation est louange à Allâh, Seigneur de l’univers.
(1) Rapporté par Mouslim (hadith n0 2552), par l’intermédiaire d’Ibn `Omar
.رﺿﻲ ﷲ ﻋﻧﮭﻣﺎ
(2) Ce hadith est jugé comme Hassan (fiable). Voir Silsilat Al-Ahâdîth As-Sahîha d’Al-Albâni (hadith n0 1777).
(3) Ce hadith est jugé comme Hassan dans l’œuvre Sahîh Al-Adab Al-Moufrad [d’Al-Albâni] (hadith n0 463).
(4) Voir Silsilat Al-Ahâdîth As-Sahîha d’Al-Albâni (hadith n0 572).
(5) Ce hadith est rapporté par At-Tirmidhi (hadith n0 2317), par l’intermédiaire d’Abou Hourayra U. Il figure aussi dans l’œuvre Sahîh Al-Djâmi` [d’Al-Albâni] (hadith n0 5911).
(6) Ce dit est rapporté comme étant un hadith, ce qui n’est pas authentique. Voir Silsilat Al-Ahâdîth Ad-Dha`îfa d’Al-Albâni (hadith n0 1576).
(7) Voir Tarh At-Tathrîb (v.7/p.12).
(8) Extrait d’un hadith rapporté par At-Tirmidhi (hadith n0 2499) et par Ibn Mâdja (hadith n0 4251). Ce hadith est jugé comme Hassan par Al-Albâni dans Sahîh At-Targhîb Wa At-Tarhîb (hadith n0 3139).
(9) Rapporté par Mouslim (hadith n0 2594), par l’intermédiaire de la Mère des Croyants `Â'icha ﻋﻧﮭﺎ ﷲ رﺿﻲ.

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Cheikh Nadjîb Djelouah - الشيخ نجيب جلواح
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